Le cours d’histoire… aux USA

Au premier jour d’école dans une classe d’histoire, l’institutrice présente un nouvel élève : Sakiro Suzuki. Elle commence ensuite son cours d’histoire en disant :

– Bon, voyons qui maîtrise l’histoire de la culture nord-américaine. Qui a dit : « Donnez-moi la liberté ou la mort ? »

Pas un murmure dans la salle. Suzuki lève la main :

– Patrick Henry, en 1775, à Philadelphie.

– Très bien Suzuki ! réplique l’institutrice. Et qui a dit : « L’État est le peuple, le peuple ne peut pas sombrer ? »

– Abraham Lincoln en 1863 à Washington, répond Suzuki.

L’institutrice regarde les élèves et dit :

– Honte à vous ! Suzuki est Japonais et il connaît l’histoire nord-américaine mieux que vous.

On entend alors une petite voix au fond de la classe :

– Allez tous vous faire foutre, connards de Japonais !

– Qui a dit ça ? s’insurge l’institutrice.

Suzuki lève la main et sans attendre, dit :

– Général Douglas MacArthur en 1942 au Canal de Panama et Lee Iacocca en 1982 lors de l’assemblée générale de General Motors.

Un autre élève lui hurle alors :

– Suzuki, espèce de merde…

Et Suzuki, imperturbable :

– Valentino Rossi, en parlant de sa moto lors du Grand Prix d’Afrique du Sud en 2002.

Dans la classe, plongée dans le silence, on entend alors un discret :

– Y’m’fait vomir…

L’institutrice de hurler :

– Qui a dit ça ?

Et Suzuki de répondre :

– George Bush senior au premier ministre Tanaka pendant un dîner officiel à Tokyo en 1991.

Un des étudiants se lève alors et crie :

– Pompe-moi l’gland !

Et Suzuki, sans sourciller :

– Bill Clinton à Monica Lewinsky dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington en 1997.

La salle tombe littéralement dans l’hystérie, l’institutrice perd connaissance, la porte s’ouvre et le directeur, à la vue d’un tel brouhaha, s’exclame :

– Seigneur Dieu, je n’ai encore jamais vu un bordel pareil !

Et Suzuki, du tac au tac, de lancer :

– Le successeur de Donald Trump quand il prendra le pouvoir ?

Les femmes ont toujours le dernier mot

Ça fait longtemps qu’on le dit… mais en voici les preuves. En tout cas, si elles n’ont pas TOUJOURS le dernier mot, elles l’ont TRÈS SOUVENT. Jugez-en par vous-même avec ces charmantes anecdotes, sans méchanceté mais remplies d’humour…

PREMIÈRE ANECDOTE

Un couple se balade en voiture à la campagne. Suite à une discussion plutôt acerbe, ils ne se parlent pas. Passant devant une ferme où on voit des ânes et des cochons, le mari ose briser le silence et dit :

– Tiens, de la famille à toi ?

Son épouse répond du tac au tac :

– Oui, par alliance !

DEUXIÈME ANECDOTE

Un homme lit le journal et dit à son épouse :

– Savais-tu que les femmes utilisent 30 000 mots par jour et les hommes 15 000 ?

La femme lui répond :

– C’est facile à expliquer, il faut toujours répéter deux fois la même chose aux hommes. L’homme se retourne vers elle et dit :

– Quoi ?

TROISIÈME ANECDOTE

Un homme dit à son épouse :

– Comment le bon Dieu a-t-il pu te faire aussi belle et aussi stupide à la fois ?

Celle-ci répond :

– Laisse-moi t’expliquer : Dieu m’a faite belle pour t’attirer. Et il m’a faite assez stupide pour que je te garde.

QUATRIÈME ANECDOTE

Conséquence d’une dispute, un couple ne se parle plus. Aucun ne veut rompre le silence. Soudain le mari se souvient qu’il doit se lever à 5h00 du matin pour prendre l’avion en vue d’un rendez-vous d’affaires important. Il prend un bout de papier et écrit :

« Réveille-moi à 5 heures, je dois prendre l’avion ».

Il le place bien en vue. Le lendemain, il se réveille à 9h00; furieux, il se lève et aperçoit un papier sur sa table de nuit sur lequel il lit :

« Il est 5h00, lève-toi ».

Ne jamais sous-estimer une femme.

CINQUIÈME ANECDOTE

Il était une fois un homme très pingre qui avait travaillé toute sa vie et épargné son argent. Il aimait l’argent plus que tout et juste avant de mourir il dit à sa femme :

– Lorsque je mourrai, je veux que tu mettes tout mon argent dans le cercueil avec moi, ce sera pour ma vie après la mort.

Bien à contrecœur, sa femme lui fit le serment de mettre tout son argent dans le cercueil avec lui. Peu de temps après, il mourut. Au cimetière, il était étendu dans son cercueil entouré de quelques amis, membres de sa famille et de son épouse toute de noir vêtue. Comme la cérémonie se terminait et juste avant que le cercueil ne soit refermé et porté en terre, l’épouse dit :

– Attendez une minute.

Elle prit alors une boîte qu’elle déposa dans le cercueil avec son époux. Les préposés firent alors descendre le cercueil dans la fosse. Un ami lui dit alors :

– Écoute bien, j’espère que tu as été assez intelligente pour ne pas mettre tout son argent dans le cercueil avec lui comme il te l’avait demandé ?

L’épouse dit alors:

– Bien sûr que si, je suis une bonne chrétienne et je ne puis revenir sur la parole faite à un mourant de mettre son argent avec lui dans le cercueil,

Et elle ajouta :

– Je lui ai fait un chèque !

Encore une fois, ne jamais sous-estimer l’intelligence et le pragmatisme d’une femme !

Faire des câlins, c’est bon pour la santé !

COVERMEDIA | Si vous faites partie des gens qui n’aiment pas prendre les autres dans leurs bras, vous devriez peut-être y réfléchir. D’après des chercheurs américains de l’Université Carnegie Melon de Pennsylvanie, enlacer quelqu’un aurait des effets spectaculaires sur la santé mentale, mais aussi sur la santé physique !

Pour leur étude, les chercheurs ont interrogé 404 hommes et femmes adultes tous les soirs pendant 14 jours, sur leurs conflits, le nombre de fois où ils ont pris quelqu’un dans leur bras, et leur humeur, positive ou négative. Ils se sont aperçus que ceux qui avaient enlacé une autre personne à la suite d’un conflit voyaient diminuer leurs émotions négatives. Et ce sentiment aurait tendance à durer plusieurs jours après ce « câlin », d’après les scientifiques.

« Nos travaux n’en sont qu’à leur début. On a encore des questions à poser sur quand, comment et pour qui le fait de se prendre dans les bras est le plus bénéfique. Mais notre étude suggère que ces câlins consensuels peuvent être utiles pour soutenir quelqu’un qui souffre d’une relation conflictuelle », a expliqué Michael Murphy, chargé de l’étude.

Conclusion : ne soyez pas avares de câlins… ça fait toujours du bien au cœur et même plus…

Le câlin est un excellent signe d’affection. Il fait toujours du bien. Il signifie tant de choses à la fois. Il témoigne l’amour, l’amitié, le réconfort ou une réponse à un besoin.

Dépendants du plastique

C’est fou, quand on y pense, que le plastique occupe une si grande place dans notre quotidien. Vous vous souvenez des « démonstrations Tupperware » comme ma mère disait. C’était dans les années soixante et depuis le plastique est tellement omniprésent qu’on se demande si on peut vivre sans lui. Des gens le font sans problème et ont adopté un mode de vie sans plastique.

Katia Gagnon et Martin Tremblay de La Presse+, se sont penchés sur le dossier et ont publié récemment le fruit de leur labeur. Leurs découvertes en somme. C’est cet article que je vous propose aujourd’hui.

ACCRO AU PLASTIQUE Katia Gagnon et Martin Tremblay

Le plastique est comme Dieu dans le petit catéchisme : il est partout. Depuis son arrivée dans nos vies, dans les années 60, l’humanité a produit 8 milliards de tonnes de plastique, dont 80 % ont fini dans les dépotoirs. À quel point sommes-nous devenus des drogués du plastique ? Pendant un mois, notre journaliste a banni de sa vie tout plastique jetable. Et en parallèle, notre photographe a collecté la totalité des articles de plastique jetable consommés par sa famille. Récits d’une véritable dépendance.

UN MOIS ZÉRO PLASTIQUE

« Vous savez que vous mâchez du plastique, présentement ? »

Mon crayon s’arrête. Je regarde mon interlocuteur, un écologiste bien connu. J’ai sûrement l’air du chevreuil qui vient d’apercevoir les phares d’une voiture. Une fois de plus, et cette fois par totale inadvertance, je viens d’enfreindre la règle que je me suis imposée pour le prochain mois : zéro plastique jetable.

Car la gomme à mâcher est effectivement faite… de plastique. Du polyisobutylène, plus précisément, la même matière qu’on retrouve dans les chambres à air de vélo. Recyclable, même : une entreprise américaine, Gumdrop, recueille les vieilles gommes mâchées et les transforme en peignes, en crayons ou en bottes.

Vivre un mois en n’ayant recours à aucun plastique jetable, est-ce possible ? J’ai essayé. Armée de ma brosse à dents en bambou, de mon shampooing en barre et de mes essuie-tout réutilisables, j’ai banni tous les emballages de plastique. Adieu, le Saran Wrap et les sacs Ziploc. J’ai couru les épiceries zéro déchet avec mes contenants, rempli mes bouteilles de lait en verre et découvert les noix de lavage. Et l’expérience s’est parfois révélée proche de la cure de désintoxication.

AVANT LE JOUR J

L’opération zéro plastique a nécessité une petite préparation. Sur le web, on découvre facilement des sites comme Life without plastic, fondé par un couple de Canadiens qui se spécialisent dans la vente d’articles de remplacement au plastique. En quelques clics, la commande était passée. Dans la section pharmacie : du déodorant, du dentifrice et de la soie dentaire en pot de verre ; une brosse à dents en bambou, avec soies en charbon souple. Un shampooing/revitalisant en barre. Dans la section cuisine : des sacs à sandwichs et à légumes en tissu, une paille en bambou, de la pellicule lavable faite en cire d’abeille et un sac réutilisable pliable, transportable dans un sac à main.

Bref, j’étais prête (du moins, je le croyais).

JOUR 1

Après m’être brossé les dents au charbon et lavé les cheveux avec ma barre (avec des résultats peu concluants dans les deux cas), direction le supermarché du quartier. Il était urgent de faire des achats : le seul article dans mon frigo qui n’avait pas transité dans le plastique était… une aubergine.

Avant aujourd’hui, je n’avais jamais réalisé à quel point nos épiceries sont un océan de plastique. Aucun achat possible dans le comptoir des viandes, évidemment, ni à ceux des charcuteries ou des fromages.

En arrivant au comptoir de la boucherie avec mes contenants réutilisables, on m’informe que cette pratique est interdite chez Métro. Au fil des semaines, je ferai la même demande à quatre supermarchés de chaînes différentes, et aucun d’entre eux n’acceptera de remplir de viande ou de poisson mes contenants de plastique réutilisables.

En fait, dans plusieurs rangées du supermarché, il est impossible d’acheter quoi que ce soit. Les biscuits, les craquelins ? On oublie ça. Tout est dans le plastique. Le surgelé ? Éliminé en totalité. Les pâtes ? Les boîtes – en carton – ont toutes leur petite fenêtre de plastique.

Dans l’allée des produits ménagers, je réalise qu’il faudrait régler deux délicates questions d’ici la fin de la journée : le papier toilette et les sacs à déchets. Et une question surgit : ça existe, des sacs à déchets sans plastique ?

« Quand je vais au supermarché, maintenant, je ne vois plus les aliments, je vois des déchets », résume Marie-Soleil L’Allier, cofondatrice des épiceries zéro déchet LOCO, où je me suis rendue pour compléter mes achats.

Le principe de l’épicerie zéro déchet est simple. Vous apportez vos contenants. Vous les peser sur place. Vous écrivez le poids sur le plat ainsi que le code du produit avec lequel vous le remplissez. À la caisse, le poids du contenant est déduit.

Bon choix de vrac, céréales, fruits secs, noix, farines, nouilles de riz. Il y a aussi du lait en vrac !

Belle section de produits de beauté et d’entretien en vrac, et même du maquillage. La question du papier hygiénique est réglée : chez Loco, on le reçoit par boîtes de 100 rouleaux, emballés dans du papier.

Et maintenant, la question qui tue : est-ce plus cher ? Réponse : oui. Mais vous achetez un produit de meilleure qualité, biologique et issu de producteurs locaux.

Cependant, il n’y a pas de viande. Un peu de poisson, du tempeh, emballés dans du plastique. Bref, je n’ai toujours rien pour souper… Je découvre le Saint Graal au marché Jean-Talon : alléluia, le poissonnier du marché emballe dans du papier. Le boucher et le marchand de saucisses acceptent sans peine de remplir mes contenants réutilisables. Ce sera le cas dans la majorité des petits commerces que je fréquenterai assidûment au cours du prochain mois. Boucheries, fromageries, poissonneries : à peu près partout, on accepte les contenants réutilisables.

Pourquoi pas au supermarché ? Question de salubrité, explique le président de l’Association des détaillants, Pierre-Alexandre Blouin. « On est responsables de fournir au consommateur un produit qui ne mettra pas sa santé en danger. » Concrètement, après avoir rempli chaque contenant apporté de l’extérieur, le boucher (ou le poissonnier) doit désinfecter de nouveau son plan de travail pour s’assurer qu’aucune bactérie ne le contamine. « On ne peut pas se permettre de faire ça avec l’affluence qu’on a dans nos supermarchés. »

JOUR 2

Amazon me livre la bible des opposants au plastique : le livre Plastic Free, de l’Américaine Beth Terry, une comptable d’Oakland qui vit depuis plus de 10 ans sans avoir recours à aucun emballage ou objet fait de plastique, incluant les bons vieux plats Tupperware ou les bouteilles réutilisables. Après avoir vu la photo d’un squelette d’oiseau dont l’estomac était rempli d’articles de plastique, elle est devenue une militante antiplastique. En parcourant son ouvrage, on réalise à quel point le plastique fait intimement partie de nos vies. Il est dans nos frigos et nos placards, dans nos ustensiles de cuisine, de ménage, dans nos pharmacies, nos portefeuilles, nos placards à balais, dans nos vêtements, nos souliers, dans le ruban gommé, le matériel de plein air, les boîtes de mouchoirs… Le plastique est au troisième rang des matériaux les plus fabriqués par l’homme, après le ciment et l’acier.

Ironiquement, mon colis est livré dans une boîte en carton… remplie d’une pléthore de petits sacs de plastique gonflés d’air. Bonjour, le paradoxe.

JOUR 6

C’est l’histoire de ma vie : il n’y a plus rien dans le frigo. La nuée de sauterelles qui vit chez moi a (encore) tout dévoré. Il est 17 h et je n’ai pas beaucoup de temps. Direction : mon supermarché de quartier. Au comptoir des poissons, le préposé m’informe que des sacs de papier sont offerts. Je regarde les sacs d’un œil suspicieux. Extérieur apparence aluminium, intérieur probablement plastifié. Mais bon, pour ce soir, ça ira. Pendant que j’ai le dos tourné, le commis emballe mon gros morceau de poisson… dans une barquette de plastique et deux couches de film alimentaire. « C’était trop gros pour tenir dans nos sacs de papier », me dit-il piteusement en tendant l’emballage.

Je baisse les bras. Je n’ai ni le temps ni l’énergie de courir ailleurs. Ce soir, mon repas sera full plastique.

JOUR 8

J’ai fini par dénicher des sacs à déchets sans plastique, faits d’amidon de maïs, et pas faciles à trouver. Maintenant, il faut régler la partie « lavage ». Et surgit cette question : pourquoi les fabricants insèrent-ils systématiquement une mesure de plastique dans chaque boîte de savon à laver ? Imaginez le nombre de mesures de plastique qui se retrouvent (inutilement) à la poubelle chaque année… Enfin. Que de questions.

Je débarque à l’épicerie zéro déchet pour remplir mon contenant réutilisable de savon à linge. On m’y parle des noix de lavage. Ces noix sont saturées de saponine, une molécule produite naturellement par les plantes qui se dissout dans votre eau de lavage et agit comme un détergent. On place les noix dans un petit sac de tissu et hop, on lave. Ça dure quatre ou cinq lavages. Et ça marche.

JOUR 10

Avec plusieurs membres de ma famille, je participe à un événement sportif. Quelques jours avant, j’ai dû faire des achats dans un magasin de sport. Tout est emballé dans le plastique. Je n’ai pas vraiment d’autres options. Mais la défaite est totale quand je réalise que j’ai oublié mon sac réutilisable. Je ressors du magasin avec l’ennemi numéro un en main : le sac de plastique.

Sur place, au jour J, c’est le festival du plastique. Les poubelles débordent de bouteilles de Gatorade, de couvercles de verres à café, d’emballages de barres énergétiques… Le repas offert aux sportifs est évidemment présenté dans du plastique : assiette, couverts, film alimentaire, contenant de salade de chou…

Échec et mat du zéro plastique aujourd’hui. Au moins, j’avais ma bouteille réutilisable.

JOUR 19

Visite à l’hôpital Sainte-Justine. À la cafétéria, je cherche à éviter les couverts jetables. Or, c’est impossible. Vérification faite, l’hôpital n’offre aucun couvert non jetable. Tout, absolument tout, les assiettes, les ustensiles, les barquettes, les bouteilles, tout est flanqué à la poubelle ou, pour certains articles choisis, au recyclage. La quantité de déchets générés donne le vertige.

Les vrais mordus du zéro déchet cuisinent beaucoup, apportent leur lunch et, surtout, se promènent en permanence avec leurs contenants repliables et refermables qui incluent les ustensiles, qu’ils utilisent dans les restaurants pour éviter les couverts jetables. J’avoue que je ne me suis pas rendue là.

Un soir, la famille réclame un repas commandé au resto. Après une certaine réflexion (il y a du plastique dans les boîtes de poulet, dans les barquettes de sushis, le libanais est livré dans du styromousse), nous avons opté pour une pizza. Livrée dans un carton.

JOUR 30

Que retenir de cette expérience ? Que le virage vers la réduction du plastique est relativement aisé à prendre quand on y va une étape à la fois. Facile, par exemple, d’aller faire l’achat de quelques sacs de tissu ou de pochettes en filet dans un Dollarama, qu’on apporte à l’épicerie pour y placer ses fruits et légumes. Pas vraiment compliqué non plus d’aller faire de temps en temps le plein de produits ménagers ou de soins personnels dans un magasin zéro déchet, en réutilisant systématiquement ses contenants. Traîner un sac réutilisable pliable, une gourde et une paille en bambou dans son sac à main. Apporter son assiette et ses ustensiles au bureau.

Bref, objectif zéro plastique, mais une étape à la fois.

ET LE RECYCLAGE ?

Pourquoi éviter de consommer du plastique, puisqu’on peut le recycler ? D’abord, il faut savoir qu’au Québec, 82 % des plastiques finissent à la poubelle et non dans le bac vert. De plus, le plastique, contrairement au verre, se dégrade dans l’opération recyclage. Le plastique issu d’une bouteille d’eau, par exemple, ne pourra pas être utilisé pour fabriquer une nouvelle bouteille d’eau. Il sera utilisé pour fabriquer un tapis ou une veste de laine polaire. Il faudra donc produire de nouveau du plastique pour fabriquer une autre bouteille d’eau, ce qui consomme du pétrole, l’ingrédient numéro un du plastique. Le terme downcycling résume bien cette lente dégradation de la matière plastique au fil des recyclages. Au vu des dommages que la production et le rejet de matières plastiques causent à l’environnement, l’idéal est donc de réduire à la source la consommation de matière plastique.

UN MOIS 100 % PLASTIQUE

À l’inverse de la reporter Katia Gagnon, qui a banni le plastique pendant un mois, le photojournaliste Martin Tremblay a conservé tout ce que son foyer de quatre personnes a consommé en septembre. Au total, ce sont sept grands sacs à ordures qu’il a ainsi apportés au studio de La Presse pour la séance photo.

LES HÉROS DU ZÉRO

Ils vivent leur vie sur le mode zéro déchet et, parfois, en ont même fait leur gagne-pain. Voici cinq héros du zéro. — Katia Gagnon

Andréanne Gauvin et Marie-Soleil L’Allier

Andréanne Gauvin et Marie-Soleil L’Allier ont fondé, avec deux collègues d’université, la première épicerie zéro déchet au Québec il y a deux ans à peine. À sa première année d’exploitation, l’épicerie LOCO, située dans Villeray, atteint le million de dollars de chiffre d’affaires. Depuis, une deuxième succursale a ouvert ses portes à Verdun et une troisième doit ouvrir bientôt à Brossard. Les quatre fondatrices ont maintenant 23 employés. « La demande est là », constate Marie-Soleil L’Allier. En plus d’être offerts pour la plupart sans emballage, les produits de l’épicerie sont issus de l’agriculture biologique et, souvent, de producteurs locaux. « Notre objectif était de verdir le secteur de l’alimentation au Québec », explique Andréanne Gauvin.

Marion Demers

L’aventure de l’entrepôt Nousrire a commencé en 2015. Trois colocataires ont créé un groupe d’achat de produits biologiques sur Facebook et ont enregistré 50 commandes. Trois ans plus tard, Nousrire, c’est une communauté de près de 10 000 acheteurs qui se retrouvent partout au Québec et une équipe rémunérée de 35 personnes. L’entreprise enregistre votre commande et vous la livre à l’entrepôt, quelques semaines plus tard, lors de jours définis pour la collecte. « La clientèle se présente avec ses propres contenants pour emballer la commande », explique Marion Demers. Les produits sont biologiques, équitables et offerts au prix d’un produit ordinaire au supermarché. « Nousrire, c’est une expérience. Une de nos missions, c’est de rassembler les gens. On a voulu ramener l’humain au centre de l’approvisionnement », dit Mme Demers.

Laure Caillot

Depuis cinq ans, Laure Caillot est à la tête d’une famille zéro déchet. Après avoir lu le livre de Bea Johnson, une Américaine dont la famille produit moins d’un litre de déchets par an, Mme Caillot a décidé de se lancer dans l’aventure. Premier geste : elle s’est rendue dans une boutique, près de chez elle, qui vendait des produits ménagers en vrac. Couches lavables, achats en vrac, produits d’hygiène dans des contenants remplissables, peu à peu, la famille a changé ses habitudes pour diminuer le plus possible les déchets. « Il n’y a pas de recette pour le zéro déchet », estime-t-elle, sinon celle d’y aller à son rythme, par étapes.

Simon Gosselin-Barbeau

Simon Gosselin-Barbeau, 21 ans et charpentier de formation, a lancé Vrac sur roues il y a un an. C’est un service d’achat en vrac où on commande sur l’internet. La livraison se fait, par la suite, à vélo. Bien sûr, vous devez fournir vos propres contenants à l’arrivée. Le service est donc garanti zéro déchet et zéro gaz carbonique. « Quand je parlais de la philosophie zéro déchet autour de moi, la principale objection des gens, c’était qu’ils ne voulaient pas courir à plusieurs endroits pour faire l’épicerie. C’est pour ça que j’ai lancé mon entreprise, pour amener le zéro déchet chez les gens ! » résume-t-il.

Mélissa de La Fontaine

La Montréalaise vit depuis près de cinq ans en produisant très peu de déchets : au cours d’une année complète, elle ne produit généralement que trois petits sacs poubelles. Elle achète en vrac, apporte ses contenants chez les marchands, cuisine beaucoup et fabrique elle-même ses produits d’hygiène personnelle. « Je mange mieux, je cuisine plus, et c’est meilleur pour ma santé. En plus, il n’y a aucun produit chimique chez moi », dit-elle. Au global, vivre sans déchet fait également économiser de l’argent, a-t-elle calculé. « Par exemple, je paie 400 $ de moins par an en produits cosmétiques. Je fais mon propre déodorant et mes produits ménagers », dit-elle.

UN PARADOXE EN VERRE Katia Gagnon

Moins consommer de plastique, d’accord. Mais par quoi le remplacer ? Généralement, par du verre. Or, où finit la grande majorité du verre placé dans votre bac de recyclage ? Au dépotoir.

Les experts s’entendent pour dire que le verre est la matière idéale pour remplacer le plastique. D’abord, parce que les contenants de verre sont facilement lavables et réutilisables. De plus, ils sont recyclables presque à l’infini, car contrairement au plastique, ils ne se dégradent pas dans le processus. Un pot de verre peut facilement redevenir… un pot de verre en passant dans les fourneaux d’une fonderie. Produire une tonne de verre recyclé permet d’ailleurs d’économiser une demi-tonne de gaz carbonique.

Cependant, au Québec, le recyclage du verre pose problème depuis des années. À cause de la collecte qui se fait de façon pêle-mêle, le verre éclate généralement dans le transport. Ce faisant, il contamine d’autres matières, comme le papier, qui peuvent ainsi être plus difficilement revendues.

Le verre est lui-même contaminé par d’autres déchets, ce qui fait que les (très rares) fonderies québécoises ne peuvent utiliser une grande partie du verre issu des centres de tri. La fonderie Owens-Illinois de Montréal, par exemple, n’intègre que 30 % de verre récupéré sur le sol québécois à sa production, contrairement à 80 % dans ses installations situées en Italie.

« Cette situation est un non-sens depuis des années. »

— Karel Ménard, du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets

M. Ménard se bat notamment depuis des lustres pour que la Société des alcools du Québec, qui vend 200 millions de bouteilles de vin par an au Québec, mette sur pied une consigne. La chose est à l’étude à Québec par un groupe de travail.

Bref, qu’arrive-t-il à ces contenants de verre que vous mettez au recyclage ? Le tiers est envoyé à des recycleurs, qui l’ajoutent généralement à du béton pour le rendre plus résistant. Le reste, soit les deux tiers des contenants de verre, est réduit en poudre et envoyé au dépotoir comme « matériel de recouvrement ». Il faut savoir qu’un dépotoir est construit comme un gâteau à plusieurs couches : une strate de déchets, suivie d’une couche de matériel de recouvrement. Plutôt que d’utiliser de la terre, du sable ou du gravier, on emploie donc votre pot de sauce à spaghetti en verre ou votre bouteille de vin.

L’éducation au Québec; un virage drastique s’impose

Lors d’une des récentes diffusion de JE, à TVA, les lacunes importantes sur l’éducation au Québec ont été dévoilées et principalement envers les élèves ayant des besoins particuliers. D’années en années, leur nombre ne cesse d’augmenter et les ressources spécialisées (orthophonistes, orthopédagogues, psychologues, etc.) ne suffisent pas. Les enfants sont laissés à eux-mêmes. Une émission qui aurait facilement faire deux heures.

Il faut un virage drastique en éducation en commençant par une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur la question. Moi j’en ai des questions auxquelles je n’ai pas de réponses;

– Pourquoi le nombre d’enfants avec des besoins particuliers ne cesse d’augmenter ? Ils sont 200 000, au moment où on se parle et on dit que ça va encore augmenter.

– Pourquoi le désintéressement et le manque de ressources pour palier aux besoins ?

– Pourquoi continue-t-on de financer les écoles privées, alors que les ressources financières devraient toutes être dédiées au secteur public ?

– Pourquoi c’est si difficile de former des enseignants ou de les encourager par des mesures concrètes ?

Quand on constate que les enfants de l’ex-ministre Proulx lui-même, fréquentent l’école privée, comment pouvait-il être sensible à ce qui se passe dans le réseau scolaire public ? Son choix laissait planer des doutes.

On injecte 2,6 milliards de dollars annuellement en éducation et on ne règle rien. Ça me fait penser à la santé; encore là, des sommes astronomiques injectées dans ce milieu et on réussi à trancher une demi-heure de temps d’attente… et bourrer les poches des médecins spécialistes. Pourtant, je voyais Jean Charest lors de son premier mandat en 2003, affirmer catégoriquement que les temps d’attente, c’était terminé ! Une farce qui dure depuis 15 ans et qui nous coûte de plus en plus cher. Je répète la phrase massue d’Infoman au parti Libéral du Québec, sur ses promesses après 15 ans de pouvoir; « Pourquoi vous ne l’avez pas fait avant ». Et vlan !

Vous souvenez-vous de notre petite école ? Les professeurs représentaient l’autorité et la compétence indiscutable. Aujourd’hui, c’est l’impuissance. La société progresse, mais dans le mauvais sens. On complique les choses simples comme le bulletin auquel on s’est obstiné pendant des années. Une grosse côte à remonter.

Aujourd’hui, c’est le bordel. Curieusement nos gestionnaires d’aujourd’hui, viennent de la génération des bouleversements et réformes majeurs en éducation. Je me souviens que ces matières avaient tellement évoluées, comparativement à mon époque, que j’avais de la difficulté à aider mon fils dans ses travaux scolaires.

Ça prend un coup de barre important et le nouveau gouvernement Legault, maintenant majoritaire, devra en faire sa priorité et de grâces concentrer le fric au public. Il doit amorcer quelque chose de majeur, de stimulant. L’exemple doit venir d’en haut, où les décisions  se prennent. Il faut agir, et rapidement.

Une fois élu… on revient à la normale

François Legault nuance. Déjà, les journaux nous apprennent des assouplissements possibles de ce gouvernement pour le port de symboles religieux chez les fonctionnaires et personnes en autorité. Une manifestation raciste aura eu raison sur les bonnes volontés clairement exprimées par le chef de la CAQ. Chassez le naturel, il revient au galop ! Déjà la controverse… et ils ne sont pas encore assermentés. Ça promet !

Richard Martineau en a fait le sujet de son article d’hier dans le Journal de Montréal, et c’est ce que je veux partager avec vous.

BIP, BIP, FRANÇOIS LEGAULT RECULE ! Richard Martineau

Donc, François Legault est comme tous les autres politiciens.

Exactement pareil. Il plie dès que le vent souffle un peu.

UNE LOI À DEUX VITESSES

Il aura suffi que l’extrême gauche organise une manif le traitant de raciste pour que notre nouveau premier ministre recule et revienne sur sa décision.

C’est ça, l’autre façon de gouverner ? Ça ressemble diablement à l’ancienne… Après ça, on se demande pourquoi le taux de participation fond comme neige au soleil d’élection en élection… Monsieur Legault envisage maintenant de créer une « clause grand-père ».

S’il va de l’avant avec cette idée, sa loi sur l’interdiction des signes religieux chez les fonctionnaires en position d’autorité ne s’appliquera qu’aux nouveaux employés. L’agent Jo Blow, qui est policier depuis cinq ans, pourra porter son crucifix, sa kippa ou son turban au travail, mais Fatima, qui patrouille avec lui jour après jour, ne pourra porter son voile, car elle a été embauchée après l’adoption de la loi.

Imaginez le bordel, vous… C’est comme si on disait : « Steve a le droit de rouler à 100 km/h sur l’autoroute, mais sa femme ne pourra dépasser 80 km/h parce qu’elle a eu son permis de conduire plus tard que lui… » Une loi à deux vitesses, qui touche certaines personnes, mais pas d’autres…

Ça ne tient pas debout deux secondes. Une autre idée toute croche de la CAQ,

Le pire est que ce « compromis » improvisé à la dernière minute pour calmer le jeu ne calmera personne et rendra tout le monde mécontent.

Les défenseurs de la laïcité seront déçus et les gauchistes radicaux qui manifestaient dimanche avec des enfants embrigadés et des slogans en anglais continueront de trouver cette loi raciste. À vouloir plaire à tout le monde, tu ne plais à personne.

TRANSFORMER LE VIN EN KOOL-AID

Alors, c’est ça, la CAQ ? Bon…

Quand j’ai appris que monsieur Legault voulait interdire le port des signes religieux chez les fonctionnaires en position d’autorité, j’ai écrit, avec enthousiasme : « Ça commence bien ! »

Mais là, je dis, avec ironie et désillusion : « Ça commence bien… »

Sans point d’exclamation. Avec un soupir de découragement à la fin de la phrase.

Une petite manif, et pouf, la baloune caquiste s’est dégonflée… Pas fait fort, fort, notre PM. Faudrait qu’il s’achète des vitamines.

Et attendez, ce n’est que le début. Quand le fédéral, la magistrature et les syndicats de profs vont s’en mêler, il ne restera plus grand-chose de sa fameuse loi. Il va reculer sur les profs. Puis il va adopter sa clause « grand-père ».

Il va tellement mettre d’eau dans son vin que ça va finir par goûter le Kool-Aid.

SAUF NOUS

Pendant ce temps, en Algérie, les policières ne portent pas le voile.

C’est interdit. Pour toutes les policières, pas seulement pour les nouvelles recrues. Tu enlèves ton voile ou tu ne travailles pas dans la police. Les Algériens sont-ils racistes ? Bien non, voyons !

Mais nous, oui.

Chaque fois que le Québec propose la moindre mesure concernant la langue, l’immigration ou la laïcité, on se fait traiter de raciste.

Comme si tout le monde avait le droit de légiférer, sauf nous.

La leçon de français (13)

NE PAS CONFONDRE : peu – peut – peux

Règles

peu : adverbe de quantité : Cet ordinateur exige peu de manipulations, mais il est peu fiable.

Il est possible de remplacer « peu » par un autre adverbe de quantité (« beaucoup », « très »…) : Cet ordinateur exige beaucoup de manipulations, mais il est très fiable.

peux et peut : formes conjuguées aux trois personnes du singulier du verbe pouvoir au présent de l’indicatif : Je peux, Tu peux, Fabien peut utiliser ce logiciel.

Il est possible de remplacer « peux » ou « peut » par d’autres formes conjuguées du verbe pouvoir. Je pouvais / pourrai utiliser ce logiciel. Tu pouvais / pourras utiliser ce logiciel. Fabien pouvait / pourra utiliser ce logiciel.

Attention ! Il faut retenir l’orthographe de quelques expressions.

Peu s’en faut que l’orage n’éclate. Ces vêtements se ressemblent peu ou prou. Ce plat est peut-être trop salé. Il mesure à peu près deux mètres. Il fait froid, ce n’est pas peu dire ! Ce lit est un tant soit peu étroit.

Exercices

1- Par quel mot peut-on remplacer le mot en gras ?

Pouvais-tu écouter de la musique avec ces écouteurs ?

A) Peut – B) Peux – C) Peu

2- Quel mot complète cette phrase ?

… de gens savent que Léonard de Vinci était gaucher.

A) Peut – B) Peux – C) Peu

3- Complétez la phrase suivante ?

Cette région est très humide, et c’est … dire !

A) peu – B) peut – C) peux

4- Quelle suite de mots complète cette phrase ?

Un bon écailleur … ouvrir deux douzaines d’huîtres en … de temps,

A) peu / peut – B) peu / peu – C) peux / peu – D) peut / peu

5- Quelle suite de mots complète cette phrase ?

Depuis …, ce jeune sourd … communiquer grâce à la langue des signes.

A) peux / peu – B) peu / peu – C) peu / peut – D) peut / peu

6- Complétez la locution adverbiale en gras.

… à peu, les citoyens prennent conscience des enjeux mondiaux.

A) Peu – B) Peut – C) Peux

7- Quelle suite de mots complète cette phrase ?

Un … ému, un … tremblant, le candidat ne … pas répondre à toutes les questions du jury.

A) peut / peut / peu – B) peu / peu / peux – C) peu / peu / peut – D) peu / peut / peu

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C – 3) A – 4) D – 5) C – 6) A – 7) C

* Le verbe doit être conjugué à la 2e personne du singulier.

Réflexions d’un vieux retraité

– J’ai remplacé le klaxon de ma voiture par un son de mitrailleuse. Les gens se tassent plus rapidement maintenant.

– Le temps est révolu où les filles cuisinaient comme leur mère… Maintenant, elles boivent comme leur père.

– J’ai décidé d’arrêter de nommer la salle de bain « John » et de la nommer maintenant « Jim ». Je me sens beaucoup mieux depuis que j’annonce que je vais au Jim le matin.

– La vieillesse arrive à un bien mauvais moment… Quand j’étais enfant, et que mes parents m’envoyaient dans ma chambre, c’était une punition. Maintenant, à mon âge, je l’apprécie comme une petite vacance.

– Le plus gros mensonge que je me dis intérieurement : « Je n’ai pas besoin de l’écrire… je vais m’en rappeler ».

– Je n’ai pas les cheveux gris. C’est juste un éclat de sagesse. Preuve que je suis beaucoup plus sage.

– Si Dieu me demande de toucher mes orteils, pourrait-il les mettre sur mes genoux ?

– L’année dernière j’ai joint un groupe pour venir en aide aux procrastinateurs… je n’en n’ai pas rencontré un seul jusqu’à maintenant.

– Bien sûr que je me parle intérieurement… quelques fois j’ai besoin des conseils d’un expert.

Protégez vos enfants des médias sociaux

Le pire dommage que les réseaux sociaux peuvent provoquer chez la jeunesse qui les fréquente, c’est bien sur leur santé psychologique, leur image et leur propre estime. Tellement que certains se sont suicidés. Il faut être vigilant.

La Docteure Christine Grou, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, en a fait le sujet de son article, le 30 septembre dernier dans les pages du Journal de Montréal. C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui.

L’IMPACT DES MÉDIAS SOCIAUX SUR L’IMAGE CHEZ LES JEUNES Dre. Christine Grou

S’ils permettent de garder contact et de communiquer plus facilement que jamais, les médias sociaux peuvent aussi avoir des impacts sur la santé psychologique de nos adolescents, notamment en ce qui a trait à leur image et à leur estime de soi.

1- LES DANGERS DE SE COMPARER À UNE RÉALITÉ EMBELLIE

En étant constamment exposés à des images glamour de stars de cinéma, ou de leurs influenceurs favoris, à des portraits retouchés, à des photos de voyage ou de sorties flamboyantes, les adolescents qui peuvent déjà avoir une faible estime de soi risquent en plus de se comparer à une réalité faussée et d’en subir les contrecoups.

En plus de ressentir le besoin d’embellir à leur tour leur propre image en ligne, ils pourraient éprouver de la tristesse, de l’envie, voire de la rancœur. Dans certains cas, cela pourrait porter atteinte à leur confiance en soi et à l’image qu’ils ont d’eux-mêmes, non seulement sur les médias sociaux, mais aussi, et surtout, au quotidien.

2- UNE ARME À DOUBLE TRANCHANT POUR LES ADOS

Certains jeunes qui publient activement des contenus sur ces plateformes pourraient ressentir un besoin de multiplier les démarches pour produire des publications accrocheuses dans le but d’obtenir toujours plus de mentions « j’aime ». Cette quête incessante d’approbation peut dans certains cas devenir une source de stress et d’anxiété chez les jeunes.

3- QUAND LES MÉDIAS SOCIAUX EMPIÈTENT SUR L’HYGIÈNE DE VIE

Tout en donnant une impression d’être connecté avec une foule de gens, les médias sociaux peuvent aussi contribuer au sentiment d’isolement. Dans certains cas, une utilisation excessive peut même empiéter sur les relations plus significatives. Ils peuvent aussi chez certains jeunes avoir des répercussions sur les habitudes de vie, dont le sommeil, voire engendrer une dépendance.

4- LES RISQUES D’ATTAQUES PERSONNELLES ET D’INTIMIDATION

Les médias sociaux peuvent être une source de valorisation pour les adolescents qui y connaissent un certain succès. Toutefois, ils s’exposent aussi à des risques de commentaires les tournant en dérision, d’attaques personnelles, voire d’intimidation.

QUOI FAIRE EN TANT QUE PARENTS ?

1- Rester à l’écoute, sans juger ou minimiser ce que ressent l’enfant face à l’image qu’il a de lui-même et à sa confiance en soi en lien avec les médias sociaux.

2- Faire comprendre aux jeunes que ce qui est publié sur ces plateformes s’avère très souvent une version embellie de la réalité.

3- Parler avec son enfant des effets négatifs et potentiellement néfastes de la comparaison sociale et de la recherche de l’approbation de l’autre.

4- sensibiliser son enfant au caractère public et permanent des contenus publiés sur les médias sociaux.

5- Communiquer régulièrement avec son enfant afin de s’assurer que ce qui se passe sur les médias sociaux ne mette pas en jeu son bien-être ou sa santé psychologique.

6- Inciter l’enfant à limiter le temps passé sur ces plateformes, à entretenir ses relations interpersonnelles, à cultiver ses intérêts et ainsi maintenir une vie équilibrée.

En somme, le jeune doit sentir qu’il n’est pas laissé à lui-même, qu’il est réellement protégé et soutenu par ses parents, et ce, même si les difficultés auxquelles il fait face découlent de plateformes virtuelles. Si cela s’avère nécessaire, le parent devrait aider l’enfant à se retirer de ces plateformes, ne serait-ce même que temporairement, sans aller complètement à l’encontre de la volonté de son ado qui doit participer à a décision plutôt que de se la voir imposer.

Trois gouttes de lumière…

ALORS LA PAIX VIENDRA

Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme;

Si tu crois à la puissance d’une main offerte;

Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise;

Si tu crois qu’être différent est une richesse et non pas un danger;

Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour;

Si tu préfères l’espérance au soupçon;

Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas, plutôt qu’à l’autre;

Si le regard d’un enfant parvient encore à désarmer ton cœur;

Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin;

Si l’injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis;

Si pour toi, l’étranger est un frère qui t’est proposé;

Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour;

Si tu acceptes qu’un autre te rende service;

Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton cœur;

Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance;

Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse;

Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire;

Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit, sans le renvoyer et te justifier;

Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien;

Si pour toi, l’autre est d’abord un frère;

Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force;

Si tu préfères être lésé que faire tort à quelqu’un;

Si tu refuses qu’après toi ce soit le déluge;

Si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros;

Si tu crois que l’Amour est la seule force de dissuasion;

Si tu crois que la paix est possible;

Alors, la paix viendra !

Pierre Guilbert

La vraie réalité portée à l’écran

La série District 31 n’a plus besoin de présentation et est véritablement le bijou télévisuel en matière d’histoires policières. J’adore cette quotidienne parce qu’elle est le reflet sans conteste de la réalité de l’effervescence d’un poste de police et plus spécifiquement du travail des enquêteurs aux crimes majeurs. Et croyez-moi, je sais de quoi je parle.

Contrairement aux séries étrangères où la fiction est plus évidente et censurée, le jeu des excellents comédiens et comédiennes est à ce point exact et précis, que c’est indéniablement cet aspect qui en a fait un immense succès.

Mais, étant au Québec, il ne faut pas grand-chose pour y voir rapidement des préjugés. Récemment, une famille musulmane a fait son entrée dans la série, avec son crime d’honneur pour refléter la réalité de notre temps et voilà que les critiques racistes se sont levées. Dans une grande ville cosmopolite comme Montréal, ces situations sont monnaie courante et l’auteur, Luc Dionne, a simplement voulu montrer la réalité en face, d’un quotidien toujours imprévisible.

Sophie Durocher, chroniqueuse au Journal de Montréal, en a fait le sujet de son article le 28 septembre dernier. Je partage entièrement son point de vue et c’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

LE VILAIN CRIME DE DISTRICT 31 Sophie Durocher

Luc Dionne écrit Discrict 31, une série qui se passe dans un poste de police. Il décrit donc des crimes commis par des membres de toute la société québécoise, on est tous d’accord ?

Mais attention, le jour où Dionne a le malheur de décrire un crime commis par des musulmans sur une musulmane, il se fait accuser d’être un vilain auteur bourré de préjugés qui écrit des clichés sur une minorité culturelle.

Misère ! Est-ce que Luc Dionne a uniquement le droit d’écrire sur des crimes commis par des Québécois pure laine, de souche, blancs ?

LA RÉALITÉ QUI CHOQUE

Luc Dionne a été obligé d’écrire une longue explication sur la page Facebook de District 31 pour répondre aux critiques après les épisodes de cette semaine. On y suit l’histoire de Hanna, une jeune lesbienne musulmane qui fuit sa famille, qui veut la marier de force. Dans l’épisode de mercredi, on la voyait se faire kidnapper par son frère (qui considère qu’elle a déshonoré sa famille) et violer « pour lui apprendre à aimer les hommes ».

Luc Dionne n’a pas inventé le fait que des crimes d’honneur sont commis au Canada. Rappelez-vous l’horrible histoire des sœurs Shafia, tuées par leur père, leur mère et leur frère.

Mais pour ne pas faire de pépeine aux bien-pensants, pour ne pas faire de vagues, pour ne pas « stigmatiser » une communauté, Luc Dionne aurait dû faire comme si cette réalité-là n’existait pas ?

Eille, les amis ! Ce n’est pas parce que District 31 montre un musulman qui kidnappe sa sœur que l’on va conclure que TOUS les musulmans sont des kidnappeurs. Par contre, ça ne sert à rien de se mettre la tête dans le sable en prétendant qu’il n’y a aucun cas semblable à la DPJ !

Cette histoire me fait penser au commentaire de Jean-Philippe Wauthier aux derniers Gémeaux : « Comment ça que la seule femme autochtone dans notre télé soit en prison dans Unité 9 ? » Heu, c’est parce que c’est une réalité, les femmes autochtones en prison. Si on montre cette réalité, on se fait accuser de véhiculer des préjugés. Si on ne la montre pas, on maquille la réalité. Il n’y a pas moyen de s’en sortir.

Dans Fugueuse, le vilain Damien, le pire salaud de la télé québécoise, était blanc. La ligue des rappeurs blancs a-t-elle porté plainte en affirmant que la série véhiculait des préjugés sur ce groupe en particulier ?

Si Damien avait été noir, comment les lobbys auraient-ils réagi ?

Est-ce qu’on peut juste laisser les auteurs écrire sans arracher sa chemise chaque fois qu’une communauté se sent visée, offensée, stigmatisée ?

Aucune communauté qui fait partie de la société québécoise n’est à l’abri de la critique. Quand des crimes sont commis, il faut les dénoncer, peu importe la religion, la couleur de peau, l’origine de celui qui les commet.

LES VRAIES COURAGEUSES

Si ne serait-ce qu’une jeune femme qui regarde District 31 cette semaine y trouve le courage de tenir tête à une famille répressive, la série de Luc Dionne aura fait œuvre utile. C’est aussi à ça que sert la télé.

Rappelez-vous l’impact que Fugueuse a eu sur les Fanny du Québec…

La maladie de Lyme

Avez-vous regardé l’émission de J.E. du 20 septembre ? Non ? Vous avez raté un excellent reportage émotif sur la maladie de Lyme. Cette maladie qui vous démolie, transmise par les tiques. On en a appris des choses, notamment sur le fait qu’il est impossible de se faire soigner au Québec, que les diagnostics sont déficients et que les Québécois doivent recevoir des soins adéquats à… Plattsburgh, dans l’État de New York et payer des sommes astronomiques pour espérer une guérison.

Ma première réaction, suite à ce reportage, a été mon incompréhension que notre gouvernement laisse pourrir une telle situation. Tout ce qu’on y a appris était connu des autorités médicales et personne n’agit. Je vous recommande vivement de revoir cet épisode via les différentes plateformes de TVA. Vous serez stupéfaits.

Entre temps, voici le cri du cœur de la présidente de l’Association québécoise de la maladie de Lyme, Anny Roussy, envers nos politiciens et principalement le futur gouvernement du Québec.

DES SOINS ADÉQUATS POUR LES PERSONNES ATTEINTES

L’Association québécoise de la maladie de Lyme (AQML) et le Syndicat des agents de protection de la faune interpellent les chefs des différents partis politiques ainsi que toutes personnes qui occuperont des fonctions de députés au lendemain des élections pour les convier à faire ce qui sera en leur pouvoir pour protéger le droit fondamental des personnes atteintes de la maladie de Lyme d’avoir accès à des soins de santé adéquats au Québec.

Rappelons que la maladie de Lyme est une infection communément transmise par les tiques.

La situation actuelle au Québec par rapport à cette problématique a conduit plus de 9 000 citoyens à se mobiliser en signant une pétition qui a été déposée le 7 février 2018 par l’AQML à l’Assemblée nationale par l’entremise du député Sylvain Pagé.

La CSSS a entendu le cri du cœur des malades et s’est saisie de la pétition. S’en sont suivies des audiences publiques.

Le rapport qui a suivi fait état des ravages causés par la maladie de Lyme, de sa complexité, chronicité et des risques qui lui sont associés.

Outre la reconnaissance du problème urgent de santé publique que pose la maladie de Lyme, les demandes effectuées par l’AQML n’ont pas été mises de l’avant. Certes, des recommandations furent formulées, mais non pour remédier à l’entièreté de la problématique soulevée par cette maladie qui affecte un bon nombre de citoyens.

Le Syndicat des agents de la faune du Québec a également une revendication à faire auprès du gouvernement du Québec, soit celle d’effectuer des changements réglementaires sur la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.

UN RÉEL COMBAT

À la suite du rapport, les autorités ont mis en place des mécanismes de prévention. Cependant, c’est un réel combat de se faire diagnostiquer et soigner en ce qui concerne cette maladie, surtout lorsque la morsure de tique est passée inaperçue.

Au Québec, les lignes directrices en matière de diagnostic et de traitement sont celles de l’Infectious Diseases Society of America (IDSA). L’IDSA stipule que la maladie est rare, facile à diagnostiquer et à traiter avec 2 à 4 semaines d’antibiotiques, et affirme que les tests sérologiques en deux temps présentement offerts aux patients du Québec sont fiables.

Pourtant, une méta-analyse américaine sur la précision des tests disponibles a récemment montré de manière définitive que le diagnostic sérologique en deux temps détecte moins de 50% des cas de Lyme.

Depuis 2016, la National Guideline Clearinghouse a retiré de son site les lignes directrices de l’IDSA, car jugées obsolètes pat l’Institute of Medicine.

Leur site affiche dorénavant les lignes directrices de l’International Lyme and Associated Diseases Society qui affirme que la maladie est beaucoup plus répandue qu’on le croit, plus complexe à diagnostiquer et à traiter et qu’en plus, de multiples co-infections sont transmises simultanément par les tiques.

Le 1er décembre 2017, le CDC américain (enter for Disease Control and Prevention) retirait entièrement les recommandations de l’ISDA de son site web.

Pourtant au Québec, le Collège des médecins et autres regroupements médicaux s’appuient encore sur les recommandations émises par l’ISDA datant de 2006, ignorant les mises à jour majeures, comme la reconnaissance de la forme persistante de la maladie ainsi que la transmission mère-enfant, par l’Organisation mondiale de la santé.

De ce fait, les médecins n’envisagent pas la maladie de Lyme en présence de symptômes multi systémiques et débilitants chroniques.

Les patients, souvent référés à plusieurs spécialistes, reçoivent de multiples diagnostics, parfois erronés.

Les traitements alors prescrits aux patients sont sans bénéfice et contribuent même à la détérioration de leur état de santé.

Devant la prise en charge inadéquate de la maladie au Québec, plusieurs Québécois ont sombré dans une grave détresse physique, psychologique et financière.

Selon un sondage mené auprès des membres de l’AQML, près de 60% d’entre eux disent avoir déjà considéré le suicide.

UN CHANGEMENT URGENT

Aussi, nous exprimons notre inquiétude quant à la lenteur des démarches et la volonté réelle de l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) sur leur perfectibilité en la matière.

Nous demeurons persuadés qu’un changement notable doit survenir de façon urgente face à la prise en charge de la maladie de Lyme au Québec.

L’AQML souhaite faire entendre ses revendications :

  • Une période moratoire durant laquelle les médecins seront autorisés à diagnostiquer et traiter la maladie de Lyme hors du protocole actuel.
  • Une mise à jour immédiate et obligatoire pour tous les médecins et professionnels de la santé basée sur les récentes données scientifiques à propos de la maladie de Lyme.
  • La mise en place d’un comité de travail sur la maladie de Lyme, incluant la participation de l’Association québécoise de la maladie de Lyme et de ses experts

C’est le devoir du nouveau gouvernement de faire changer la déplorable situation actuelle et de venir en aide aux patients qui en souffrent. Nous sollicitons aujourd’hui l’appui formel des différents partis.