Des traces dans la neige

Vite ! Robin enfile son anorak et son bonnet.

Il a neigé cette nuit, et il veut aller jouer dans le jardin.

Une fois dehors, il remarque de drôles de traces par terre.

Quand sa maman le rejoint, elle le trouve à quatre pattes, le nez à quelques centimètres de la neige. Elle s’accroupit près de lui et lui explique :

– Regarde là, c’est un oiseau qui a sautillé vers la haie. On dirait qu’il s’est envolé un peu plus loin… Peut-être à cause du chat de la voisine : tu vois, ce sont sûrement les empreintes de Félix, ici… Et elles vont dans la même direction !

Robin et sa maman font le tour du jardin. Ils essayent de deviner tout ce qui est arrivé pendant la nuit. Ils découvrent que deux écureuils sont aussi passés par-là. Peut-être cherchaient-ils des noisettes ?

C’est rigolo, et Robin propose de continuer leur enquête sur le trottoir.

On y voit les empreintes de tout un tas de chaussures : des petites, des moyennes, des grandes…

Soudain, maman montre deux lignes qui se croisent dans la neige, Elle se tourne vers Robin.

– Et ça ? Qu’est-ce que c’est, à ton avis ?

Robin réfléchit. On dirait que deux gros serpents ont fait la course sur le trottoir !

Il observe autour de lui et remarque, un peu plus loin, une petite fille bien emmitouflée qui fait de la trottinette.

– C’est elle qui a fait ces traces ! s’exclame-t-il.

Maman l’embrasse sur le bout du nez.

– Bravo, mon chéri, tu es un vrai détective !

Textes de Sylvie Mathuisieulx
I
llustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

Les Noëls d’antan

Beaucoup axés sur les cadeaux de nos jours, les Noëls d’antan n’ont pas toujours été ainsi. Autrefois c’étaient les rassemblements familiaux qui étaient à la mode. Quelques objets ou friandises déposés dans des bas suspendus à la cheminée, faisaient l’affaire et rendait les enfants heureux.

Personnellement, étant né après la seconde Guerre Mondiale, l’époque du bas sur la cheminée m’était inconnue mais, en contrepartie, les retrouvailles en famille je les ai vécues chez mes grands-parents dont on faisait la tournée au Jour de l’An au travers des arômes des repas traditionnels qui ouvraient l’appétit, et le gros nuage de boucane (tout le monde fumait).

Cousins, cousines, oncles, tantes et tout ce qui s’appelait la parenté remplissaient la maison. Ça chantait, jouait aux cartes et les mousses s’amusaient avec les cadeaux reçus à Noël. C’était « LE party ».

Alors que je parcourais le numéro de décembre de la revue Coup de pouce, auquel ma conjointe est abonnée, je suis tombé sur la description des Noëls d’antan de trois sages de 88, 90 et 100 ans. C’est ce que je vous propose à l’approche des Fêtes pour se mettre dans l’ambiance du temps où ces réjouissances ne revêtaient pas leur caractère commercial et mercantile d’aujourd’hui. Autre temps, autre mœurs, n’empêche que c’était le bon temps, comme diraient certains… pour se rappeler le bon vieux temps.

3 SAGES SE RAPPELLENT Amélie Cournoyer

ARMAND PARADIS, 88 ANS

Armand se rappelle que la veille de Noël était tranquille quand il était enfant. Il passait la soirée en famille, avec son père, sa mère et sa sœur. Après le souper, sa sœur et lui allaient se coucher, ne dormant que d’un œil jusqu’à ce que leurs parents les réveillent pour la messe de minuit. « Je me souviens du sleigh que l’on prenait pour aller à l’église et du son des clochettes attachées aux chevaux, dit-il. L’église était tellement belle, toute décorée et illuminée pour l’occasion. »

Après la messe, la famille Paradis revenait à la maison et les enfants recevaient de petits cadeaux. « Je n’oublierai jamais le révolver-jouet avec les cartouches en bois qu’on m’a donnés, un Noël. Ils étaient accrochés à une ceinture que je pouvais mettre à ma taille. J’ai joué avec ça toute l’année ! », raconte Armand. Quant à ma sœur, elle recevait des « affaires de filles », comme des poupées.

Le 25 décembre sonnait le début des festivités chez les Paradis. « Chaque soir. À tour de rôle, une famille invitait le reste de la parenté. Entre mes tantes, il y avait même un petit concours à savoir qui ferait le meilleur dessert ou la meilleure tourtière », poursuit celui qui ne cache pas s’être régalé.

Reste que le plus gros rassemblement familial, c’était au Jour de l’An. « On partait en sleigh, emmitouflés dans d’épaisses couvertures, se souvient-il. Mon père mettait des briques chauffées sous nos pieds pour nous garder au chaud. Ça prenait seulement une demi-heure pour nous rendre chez mon grand-père, qui habitait dans le même village, mais je trouvais ça tellement long ! J’avais hâte d’arriver. » La maison du grand-père maternel était alors remplie d’invités, la table débordait de nourriture, tout le monde était heureux et s’amusait… Bref, Armand savait que la soirée finirait tard !

Son conseil de sage : « Aujourd’hui, la vie est différente qu’elle était à l’époque, mais c’est important de poursuivre les traditions, comme aller à l’église, à Noël, et de recevoir la famille, la parenté. Les rituels, ça fait du bien aux gens ! »

YOLANDE LAROCHE, 90 ANS

Celle qui a grandi au sein d’une famille de 14 enfants se rappelle que Noël demandait beaucoup de préparation… « À l’époque, le temps des Fêtes commençait au début du mois de décembre et se poursuivait jusqu’à l’Épiphanie. Noël et le Jour de l’An étaient les deux grandes fêtes au cœur de cette période de réjouissances », raconte Yolande.

Tout commençait début décembre avec l’abattage de quelques animaux de la ferme familiale par les hommes. On faisait ainsi des provisions de viande pour l’hiver et pour les repas du temps des Fêtes, bien sûr ! Ensuite, les femmes pouvaient entreprendre le grand ménage de la maison et cuisiner les rôtis, tourtières, cretons, tartes, gâteaux et tout ce qu’il fallait pour bien recevoir la visite. « Durant leurs moments de répit, le soir, les femmes tricotaient des vêtements ou faisaient de la broderie tandis que les hommes fabriquaient des jouets en bois. C’étaient leurs cadeaux aux enfants. Ils n’achetaient pratiquement rien dans les magasins », poursuit-elle.

Tout le mois de décembre, à l’école, l’enseignante préparait les enfants à la naissance du petit Jésus. Les sacrifices que faisaient Yolande et ses camarades de classe (travailler fort à l’école, aider les parents à la maison, rendre service, éviter la chicane) étaient écrits sur des bouts de papier. Ceux-ci devenaient les brins de paille dans la crèche : alors il en fallait beaucoup pour la rendre confortable et que le nouveau-né soit bien au chaud ! « Noël était une fête religieuse entièrement consacrée à l’arrivée de Jésus, souligne Yolande. Il n’était pas question de cadeaux. L’enfant qui avait fait des sacrifices pour faire plaisir à Jésus et qui assistait à la messe de minuit était comblé. »

Quant au Jour de l’An, ça swinguait fort dans la famille de Yolande ! « Il y avait plus de 100 personnes chez-nous, se souvient-elle. C’est à ce moment-là qu’on se donnait des cadeaux. On se gâtait, on mangeait, puis on chantait et on dansait durant une bonne partie de la nuit. »

Son conseil de sage : « Pendant le temps des Fêtes, oubliez les questions d’argent et prenez le temps de vous arrêter, afin de vous concentrer sur ce qui compte vraiment, soit les valeurs humaines, comme l’amour, l’amitié et l’entraide. »

MARIE-CLAIRE DANEAU, 100 ans

Dans la famille de Marie-Claire, le temps des Fêtes commençait par la messe de minuit. « C’était très solennel. Les gens étaient bien habillés. Il y avait une chorale spéciale qui interprétait les chants de Noël », dit-elle.

Après la messe, le domicile familial de Marie-Claire devenait le point de rassemblement de toute la parenté. Oncles, tantes, cousins, cousines… ils étaient une quarantaine en tout à s’échanger des vœux de Noël tout en dégustant des tourtières, des sandwichs de toutes sortes et une très grande quantité de beignes préparés par sa mère, ses sœurs et elle. Pour mettre de l’ambiance, un disque de chansons de Noël jouait en boucle, « mais pas trop fort pour ne pas déranger ».

Vers 2 heures du matin, les enfants recevaient leurs cadeaux. « La plupart du temps, on se donnait des gants, des tuques et des foulards que mes sœurs avaient tricotés », raconte Marie-Claire. Dans leur bas de Noël, c’est-à-dire un bas de laine accroché à leur lit, les enfants trouvaient des bonbons aux patates, un morceau de chocolat ou de sucre à la crème, puis un fruit, comme une pomme, une orange ou une banane.

Par la suite, tout le monde allait se coucher pour dormir une heure ou deux avant de se rendre à la messe de l’aurore du 25 décembre. « Mes sœurs et mon beau-frère faisaient partie de la chorale. Quand on les entendait chanter, on se sentait au ciel », se rappelle-t-elle.

Tout le temps des Fêtes, la parenté en profitait pour se visiter tous les jours, ce qui donnait lieu à des soirées dansantes. « Ma mère jouait du piano et mon père chantait. Le reste du monde dansait des valses et des sets carrés », poursuit Marie-Claire. Dans sa famille, les festivités se terminaient à la fête des Rois, le 6 janvier, par une soirée paroissiale où l’on jouait aux cartes entre voisins.

Son conseil de sage : « Concentrez-vous moins sur les cadeaux et plus sur les fêtes de famille. C’est important de vous réunir, de vous voir, d’échanger et de passer du bon temps ensemble tant que vous le pouvez, parce que personne n’est éternel. »

Et vous… ? Vous avez un souvenir à nous raconter ? Allez-y, on vous écoute…

Le vrai-faux père Noël

Tra la la la lère ! Aujourd’hui, maman emmène les jumeaux en ville pour admirer les vitrines de jouets.

Elles sont remplies d’ours en peluche, de poupées qui bougent la tête, de petites voitures, de jeux de société… La bouche pleine de marrons chauds, les enfants ouvrent de grands yeux.

– C’est le vélo rouge dont je rêve ! murmure Luce.

– Moi, je voudrais bien toute la vitrine, souffle Robin.

Au bout d’un moment, maman s’exclame :

– Regardez ! Là-bas ! Le père Noël !

En effet, un peu plus loin, sur le trottoir, se trouve un monsieur avec une grande barbe blanche et un manteau rouge.

On se dépêche d’aller le voir de plus près.

Tout à coup, le monsieur se penche vers maman pour lui demander si elle avait été bien sage. Elle éclate de rire et répond que oui, avant de lui présenter Luce et Robin qui lui serrent poliment la main. Maman explique que ses enfants sont les plus gentils des enfants et qu’ils ont bien mérité d’être gâtés. Le monsieur leur tapote la tête et leur offre un bonbon.

Sur le chemin du retour, Robin chuchote à sa sœur :

– C’était pas vraiment lui. Il portait des vieilles baskets moches aux pieds. Le vrai père Noël, il a des bottes bien cirées.

– Tu as raison, répond Luce. J’ai bien remarqué qu’il y en avait au moins trois, des pères Noël, devant les grands magasins… Mais tu sais quoi ? Maman a l’air tellement contente qu’on ne va rien lui dire !

Et quand le soir venu, maman raconte à papa qu’ils ont eu la chance de rencontrer le père Noël, les jumeaux prennent tous les deux un air angélique pour dire « Oui, oui ! » avec un sourire remontant jusque derrière les oreilles.

Textes de Sylvie Mathuisieulx
I
llustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

La leçon de français (23)

LE SON [ ã ] (an, en)

Règles

Le son [ ã ] (an, en) peut s’écrire :

« an » : tranquille, l’angoisse, une branche, un turban

On rencontre cette écriture dans la terminaison des participes présents et de nombreux adjectifs verbaux : en marchant, des volets roulants.

« en » : la cendre, la dépense, s’ennuyer, le calendrier.

On rencontre cette écriture dans le suffixe « -ment » qui permet de former de nombreux adverbes : rapidement, utilement, attentivement.

Devant les lettres « b », « m » et « p », le « n » se transforme en « m » : embarrasser, une ambulance, emménager, tamponner.

Exceptions : anmoins et quelques noms propres : Gutenberg; Istanbul.

Attention ! Il existe quelques écritures plus rares, qu’il faut connaître.

« aon » : un faon, un taon, un paon.

« ean » : Jean.

« aen » : la ville de Caen.

« am » : Adam.

Exercices

1- Quelle écriture du son [ ã ] complète tous ces noms ?

Une v…detta – un révér…d – un excéd…t – un couv…t

A) an – B) am – C) en – D) em

2- Complétez les mots suivants avec le son [ ã ] qui convient.

Une m…dibule – le p…théon – un scaph…der – épouv…table

A) an – B) am – C) en – D) em

3- Complétez le nom en gras avec le son [ ã ] qui convient.

Avec sa marionnette, ce v…triloque imite la voix des hommes politiques.

A) an – B) am – C) en – D) em

4- Complétez le mot en gras avec le son [ ã ] qui convient.

Tu nous ennuies vraiment avec tes s…piternelles histoires !

A) an – B) am – C) en – D) em

5- Quelles écritures du son [ ã ] complètent successivement les mots en gras?

La p… est une des quatre parties de l’estomac des rumin… .

A) ense / ents – B) ence / ants – C) anse / ants – D) ance / ents

6- Quelles ecritures du son [ ã ] complètent successivement les mots en gras?

Dans l’armée de terre, quel est le grade immédiatem…t supérieur à celui d’adjud…t ?

A) en / en – B) en / an – C) an / an – D) an / en

7- Quelles écritures du son [ ã ] complètent successivement les mots en gras?

L’…bassadeur de T…zanie prés…te ses lettres de cré…ces au présid…t fr…çais.

A) em / en / en / en / en / an

B) am / en / en / em / en / an

C) am / an / en / an / en / an

D) em / an / en / am / en / an

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C – 2) A – 3) C – 4) D* – 5) C – 6) B – 7) C
* Cet adjectif signifie : « continuellement, de manière lassante »

Les treize desserts de Noël

Robin et Luce passent l’après-midi avec leur grand-mère. Soudain, la petite fille demande :

– Dis, comment c’était Noël quand tu avais notre âge ?

Mamie sourit et commence à raconter.

– J’étais en Provence. Chaque année, à Noël, figure-toi qu’on avait… treize desserts !

Luce ouvre des yeux ronds. Sa grand-mère poursuit :

– Ces treize desserts représentaient Jésus et ses douze meilleurs amis.

– Mais vous arriviez à tout manger ?

– Chacun grignotait ce qu’il voulait : on avait le choix. Il y avait du nougat, des fruits secs, des fruits frais, des tartes… Ce que j’aimais le plus, c’était la pompe à huile !

– Drôle de nom pour un dessert !

Mamie éclate de rire :

– Attends, je vais t’expliquer : il s’agissait d’une brioche absolument délicieuse.

– Est-ce que le père Noël t’apportait aussi des cadeaux ? demande Robin.

– Pas tellement. Mais on passait la veillée de Noël à manger, à rire, à chanter et à se raconter de vieilles histoires… Et puis mon père faisait brûler une bûche dans la cheminée. On rassemblait ensuite ses cendres qu’on gardait toute l’année !

– Drôle d’idée, commente Luce.

– On disait qu’elles protégeaient la maison ! Bien sûr, personne n’y croyait vraiment. Mais c’était une jolie tradition.

Textes de Sylvie Mathuisieulx
I
llustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

Seul(e) à Noël

Ce titre peut s’adresser autant à un homme qu’à une femme, mais dans la courte histoire vraie qui suit, il s’agit de Véronique qui a vécu ce que beaucoup de couples séparés ou divorcés vivent ou vivront durant cette période de réjouissances. Mais elle a réussi à passer au travers de la bonne manière, du moins c’est ce qu’on constate en lisant son récit et sa réflexion.

Si vous êtes dans cette situation, le récit de cette maman de cinq enfants vous permettra peut-être d’affronter le temps des Fêtes avec une certaine sérénité. C’est ce que je vous souhaite.

NOËL SANS MES ENFANTS Maude Goyer

Illustration: Anne Villeneuve

Le matin du 25 décembre 2013, j’ai mis mon pyjama de Noël. Je me suis ensuite fait un mimosa que j’ai versé dans une belle coupe. Pas dans une coupe ordinaire : j’ai choisi ma plus belle flûte, celle en cristal. J’ai finalement pris le temps d’admirer mon sapin décoré avant d’attaquer ma journée de popote des Fêtes. Toute seule.

Je n’avais rien du tout au programme, Ni ce jour-là, ni la veille, ni le lendemain, car je n’avais pas mes enfants avec moi. Je venais de me séparer. Mère de cinq enfants, j’avais dû quitter la maison familiale juste avant le temps des Fêtes. Je me souviens que, cette année-là, Noël est arrivé comme un tsunami. Tous mes repères avaient disparu. Je devais juste me reconstruire une vie.

Le matin de Noël, mon moral aurait pu être à plat. Et à vrai dire, j’avais la larme assez proche des cils, toujours prête à rouler et à se transformer en marée. Mais j’ai décidé de voir la vie en doré, en rubans et en flocons : c’était mon premier Noël sans les enfants et j’allais y survivre.

« Le plus difficile, dans ces moments-là, c’est effectivement la perte de repères, parce que les rituels et les traditions qu’on avait, disparaissent d’un coup, reconnaît Sylvie Lévesque, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec. Et c’est sans compter les sentiments de tristesse, de solitude et de culpabilité avec lesquels on doit composer. » Au Québec, il y aurait 16% de familles recomposées et de 25 à 28% de familles monoparentales (Statistique Canada).

Moi qui avais l’habitude des Noëls festifs et grouillants (mes enfants avaient alors de 3 à 10 ans), je me suis retrouvée isolée… avec pas grand-chose à faire. Comme je n’avais ni l’énergie ni l’argent pour partir dans le Sud, je me suis demandé ce qui me ferait du bien. Et j’ai eu une idée : j’allais préparer Noël… le jour de Noël. Puisque je devais récupérer ma marmaille quelques jours plus tard, j’ai choisi de décorer, d’emballer et de cuisiner. Les 24 et 25 décembre. J’avais reçu des invitations, mais ce n’était pas de ça dont j’avais envie.

Avec le recul, je me rends compte que de renouer avec mes plaisirs d’enfance liés à Noël a été une source de joie et de réconfort. Que ce soit d’aller voir les vitrines de grands magasins, de choisir un sapin, d’aller dehors lorsqu’il neige, peu importe. Je conseille aux mamans séparées de se créer de petits moments de bonheur en solo. Parce que, comme le dit l’adage, « le bonheur, c’est comme du sucre à la crème : quand on en veut, on s’en fait. » Idem pour la magie de Noël.

Véronique Cyr, 43 ans, est en paix avec Noël.

Source : Revue Coup de pouce, décembre 2018, P-75

La surprise

Papa voudrait bien montrer quelque chose à Robin, mais le petit garçon est occupé. Il lui répond sans même lever le nez :

– Après, si tu veux ! Là, je joue.

Alors papa hausse les épaules et s’en va, un peu vexé.

Mais cinq minutes plus tard, Robin pose son gros dinosaure en plastique sur le tapis. Il demande tout à coup ce que voulait son papa.

Seulement voilà, il n’est ni dans sa chambre, ni au salon, ni à la cuisine, ni dans la salle de bain, Robin s’époumone :

– Papaaaaa ! Tu joues à cache-cache ou quoi ?

Il braille si fort que soudain, la porte qui mène à la cave s’ouvre sur son père, tout ébouriffé.

– Mais Robin, qu’est-ce qui t’arrive ?

– Je croyais que tu avais disparu !

Papa éclate de rire :

– Quelle idée ! Alors, tu veux la voir, maintenant, ma surprise ? J’adorais jouer avec à ton âge !

Tous deux prennent l’escalier qui mène au sous-sol.

Un grand circuit occupe toute la place. Trois locomotives sont accrochées à des wagons de toutes les couleurs. Des vaches en plastique, dans une petite prairie, regardent passer les trains. Comme c’est beau.

– Attends-moi une minute ! Je vais chercher mon dinosaure pour tenir compagnie à tes vaches ! Mais ne t’inquiète pas, je lui dirai d’être très gentil avec elles et de ne pas les manger !

Textes de Sylvie Mathuisieulx
I
llustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

Organiser un party de Noël n’est pas chose simple de nos jours…

Je sais… le texte humoristique qui suit, vous l’avez probablement déjà lu, sur les réseaux sociaux ou ailleurs. Mais, étant de circonstance je me fais un plaisir de vous l’offrir. Ce sera la fête de Noël très bientôt et, devant la diversité de la composition de notre société, le moment est propice pour en rire un peu, sans méchanceté bien sûr…

DE: Manon Brodeur, – Directrice – Ressources humaines

À: Tout le personnel

DATE: 1er décembre

RE: Party de Noël

Je suis heureuse de vous annoncer que le Party de Noël de la compagnie aura lieu le 23 décembre, à midi, à la salle Richelieu de l’Auberge des Gouverneurs. Le bar sera à vos frais et bien pourvu! Il y aura un petit orchestre qui jouera les cantiques traditionnels de Noël… sentez-vous libres de chanter avec eux. Ne soyez pas surpris (es) si notre PDG est déguisé en Père-Noël ! L’arbre de Noël sera allumé à 13h00.

Un échange de cadeaux entre les employés (es) aura lieu à ce moment-là. Cependant, les cadeaux ne doivent pas excéder 10.00 $ pour rendre cet échange accessible à chacun(e). Cette activité est offerte à nos employé(e)s seulement. Notre PDG s’adressera à l’assemblée à ce moment.

Joyeux Noël à vous et à votre famille.

Manon

——————————————————————

DE: Manon Brodeur, Directrice – Ressources humaine

À: Tout le personnel

DATE: 2 décembre

RE: Party des Fêtes

Le mémo d’hier ne voulait en aucune façon exclure nos employés juifs. Nous reconnaissons que Chanuka est une fête importante qui bien souvent coïncide avec Noël, même si malheureusement cette année, ce n’est pas le cas. Toutefois, à compter de maintenant, nous l’appellerons notre « Party des Fêtes. » Cette même politique s’applique à tous nos autres employés non chrétiens ou à ceux qui célèbrent encore le Jour de la Réconciliation.

Il n’y aura pas d’arbre de Noël, ni cantiques de Noël. Nous aurons d’autres types de musique pour votre agrément. Content(e)s maintenant ?

Bon congé des Fêtes à vous et à votre famille.

Manon

—————————————————————–

DE: Manon Brodeur, – Directrice Ressources humaines

À: Tout le personnel

DATE: 3 décembre

RE: Party des Fêtes

Au sujet de la note que j’ai reçue hier de la part d’un membre des Alcooliques Anonymes demandant une table pour les gens ne consommant pas d’alcool (vous n’avez pas signé votre nom), il me fait plaisir d’acquiescer à cette requête, mais si je place une pancarte sur la table indiquant « AA seulement », vous ne serez donc plus anonymes… Comment suis-je sensée gérer cette situation? Quelqu’un a une idée ?

Oubliez l’échange de cadeaux, il n’y en aura pas puisque le syndicat pense que 10.00 $ est un montant trop élevé et que les membres de la direction trouvent que 10.00 $ n’est pas suffisant. AUCUN ÉCHANGE DE CADEAUX NE SERA DONC AUTORISÉ.

Manon

——————————————————————

DE: Manon Brodeur, Directrice – Ressources humaines

À: Tout le personnel

DATE: 7 décembre

RE: Party des Fêtes

Quel groupe diversifié nous avons ! Je n’avais aucune idée que le 20 décembre débute le Ramadan pour les Musulmans, ce qui leur interdit de manger et boire pendant que le soleil est levé. Et voilà le Party !

Sérieusement, nous apprécions que le repas ne convienne pas aux croyances de nos employés Musulmans. Peut-être que l’Auberge des Gouverneurs accepterait de conserver votre repas jusqu’à la fin du Party ou encore d’emballer votre part pour que vous puissiez l’emporter à la maison dans de petits contenants… Est-ce que ça vous conviendrait ?

Entre temps, je me suis arrangée pour que les membres de Weight Watchers puissent s’asseoir loin de la table des desserts, et que les femmes enceintes puissent s’asseoir à la table le plus près des toilettes. Les homosexuels peuvent s’asseoir ensemble. Les lesbiennes ne sont pas obligées de s’asseoir avec les homosexuels, ils auront chacun leur table. Oui, il y aura des fleurs sur la table des homosexuels. À ceux désirant se travestir, ce ne sera pas autorisé. Il y aura des sièges d’appoint pour les petites personnes.

Des aliments à faible teneur en gras seront servis aux personnes à la diète. Nous ne pouvons contrôler l’usage du sel dans les aliments, nous suggérons donc aux personnes souffrant de haute pression de goûter avant de manger. Il y aura des fruits frais pour les diabétiques, le restaurant ne peut pas fournir de desserts « sans sucre ». Désolée!

Est-ce que j’ai oublié quelque chose ?!?!?

Manon

———————————————————————–

DE: Manon Brodeur, – Directrice Ressources humaines

À: Tous les #%&$ employé(e)s

DATE: 10 décembre

RE: Le #$%*!@% de Party des Fêtes

Végétariens ?!?!?!? J’en ai assez de vous !!! Nous allons avoir ce Party à l’Auberge des Gouverneurs que vous approuviez ou pas, ainsi vous pourrez vous asseoir tranquillement à la table la plus éloignée de la « grille de la mort » comme vous l’avez précisé. Et vous aurez votre #$%^&*! bar à salade, incluant des tomates organiques. Mais vous savez que les tomates aussi ont des sentiments. Elles crient quand vous les tranchez. Je les entends crier actuellement! J’espère que vous aurez tous et toutes un congé pourri !

Conduisez en état d’ivresse et crevez, vous m’entendez !?!?!?!?!?!?!!!!!

Manon….

La Salope dans son ENFER !!!!!!!!

——————————————————————–

DE: Marie-Linda Bernatchez, Directrice par intérim – Ressources humaines

DATE: 14 décembre

RE: Manon Brodeur et le Party des Fêtes.

Je suis certaine que je parle au nom de tous et toutes en souhaitant un prompt rétablissement à Manon Brodeur et je vais continuer à lui faire suivre vos cartes de souhaits.

Entre temps, la direction a décidé d’annuler le Party des Fêtes et d’offrir à tous ses employés (es) l’après-midi du 23 décembre en congé payé.

Marie-Linda Bernatchez

La couronne de Luce

Non, non, non, rien à faire ! Maman ne veut pas que Luce porte cette couronne aujourd’hui. La petite fille insiste.

– Mais maman, la maîtresse nous a expliqué qu’aujourd’hui, c’est la Sainte-Lucie, la fête de la lumière. Dans les pays du Nord, la plus jeune fille de la maison porte une couronne comme celle-ci, avec des bougies allumées dessus !

– Luce, ma puce, c’est hors de question. Tu sais bien qu’on ne joue pas avec le feu !

C’est à cet instant que papa entre dans la pièce.

– Qu’est qui se passe ici ? demande-t-il.

La petite fille a maintenant les yeux pleins de larmes.

– Je veux faire comme Sainte-Luciiiie, je me suis même fabriqué ma couroooone avec du carton et des bougies d’anniversaire ! gémit-elle.

Papa qui a toujours plein d’idées, réfléchit à toute allure.

Au bout de cinq minutes, il fait un clin d’œil à sa femme et, sans rien dire, va chercher un grand carton repli de décorations de Noël.

Il farfouille dedans un moment avant d’en sortir une guirlande électrique ornée de fausses bougies. Il l’enroule sur elle-même pour former un cercle.

– Euh, dit maman, tu comptes brancher notre fille sur une prise électrique ?

– Mais non ! s’exclame Robin. Il est trop fort, papa !

Il a pris la guirlande qui marche avec des piles !

Cette fois, maman ne trouve plus rien à redire, et pendant toute la journée, Luce peut se promener avec sa jolie couronne de lumière sur la tête.

Textes de Sylvie Mathuisieulx
I
llustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

La leçon de français (22)

LE PASSÉ COMPOSÉ ET LE PLUS-QUE-PARFAIT DE L’INDICATIF

Règles

Le passé composé de l’indicatif est formé du présent de l’auxiliaire (avoir ou être) et du participe passé du verbe conjugué.

Le plus-que-parfait de l’indicatif est formé de l’imparfait de l’auxiliaire (avoir ou être) et du participe passé du verbe conjugué.

Je suis revenu au gymnase, car j’avais oublié mes chaussures.

Tu es revenue au gymnase, car tu avais oublié tes chaussures.

Elle est revenue au gymnase, car elle avait oublié ses chaussures.

Nous sommes revenus au gymnase, car nous avions oublié nos chaussures.

Vous êtes revenues au gymnase, car vous aviez oublié vos chaussures.

Ils sont revenus au gymnase, car ils avaient oublié leurs chaussures.

Attention ! Au passé composé et au plus-que-parfait, les verbes avoir et être se conjuguent tous deux avec l’auxiliaire avoir.

Lorsque Cécile a été dans le noir, elle a eu peur.

Quand j’avais été en difficulté, tu avais eu la gentillesse de m’aider.

Exercices

1- Quelle forme verbale complète la phrase ?

La tornade … le toit du hangar agricole.

A) avais emporté – B) est emportée – C) a emporté

2- Quel auxiliaire complète la phrase ?

Pourquoi …-vous modifié votre première réponse ?

A) avons – B) êtes – C) aviez – D) étiez

3- Quel pronom personnel complète la phrase ?

Pourquoi as-… refusé cette proposition intéressante ?

A) je – B) elle – C) tu – D) il

4- À quels temps de l’indicatif les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Le chanteur avait conquis le public qui l’applaudissait debout.

A) plus-que-parfait / imparfait – B) imparfait / imparfait

C) passé composé / présent – D) passé composé / imparfait

5- Quelles formes verbales complètent la phrase ?

J’… entendre un sifflement, mais il n’en … rien.

A) avait cru / étais – B) avaient cru / est

C) avais cru / était – D) ai cru / sera

6- Quel est le seul verbe en gras conjugué au plus-que-parfait de l’indicatif ?

Tu avais dit que tu viendrais ; tu as tenu parole et nous sommes entrés au cinéma avant le début du film.

A) avais dit – B) viendrais – C) as tenu – D) sommes entrés

7- Complétez la phrase comme il convient.

Comme aucun poisson n’…, les pêcheurs … bredouilles.

A) avaient mordu / étaient rentrés

B) était mordu / était rentrés

C) avait mordu / étaient rentrés

D) avais mordu / étaient rentré

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) C – 3) C – 4) A – 5) C – 6) A** – 7) C
* Le sens permet d’écarter la deuxième proposition et l’examen de la terminaison de l’auxiliaire « avais » indique la 2e personne di singulier.
** « Viendrais » est au présent du conditionnel. « As tenu » et « sommes entrés » sont au passé composé de l’indicatif.

Le livre de la maîtresse

 

Luce et Robin sont assis avec tous leurs copains dans le coin lecture. La récré est terminée, et maintenant c’est l’heure du conte.

La maîtresse tient sur ses genoux un vieux livre à la couverture abîmée et commence à raconter…

– Autrefois, dans les villages, on décorait les sapins avec de jolies petites pommes. Hélas, une année, la récolte fut si mauvaise qu’un maître verrier, très triste de ne pas pouvoir préparer un beau sapin avec ses enfants, eut une idée. Il souffla des boules en verre pour orner son arbre de Noël. Le résultat fut si beau que les autres villageois firent comme lui. C’est depuis ce jour que l’on décore les sapins avec des boules.

– D’accord, dit Robin. Mais ça n’explique pas les guirlandes !

La maîtresse sourit. Elle feuillette le livre, trouve la page qu’elle cherche et commence une autre histoire.

– Une nuit, dans une maison, une petite araignée voulut, elle aussi, participer à la décoration de l’arbre de Noël. Avec application, elle tissa alors un nombre infini de fils entre les branches. Quand le père Noël arriva, il jeta de la poudre d’or dessus pour que ce soit encore plus joli. Et c’est ainsi qu’on inventa les guirlandes.

– Le coup de la poudre d’or, c’est quand même bien joué, commente Luce. Si un matin maman trouvait des toiles d’araignée sur son sapin, elle irait chercher son plumeau pour vite les enlever !

– Dites, d’où il vient, ce livre ? demande Robin. Je ne l’ai jamais vu à la bibliothèque !

– Mes parents me l’on offert quand j’avais ton âge, répond la maîtresse. Je l’ai retrouvé il y a quelques jours en rangeant de vieilles affaires.

Luce et Robin se regardent, l’air étonné. Ils n’avaient jamais pensé que leur maîtresse, un jour, avait été une petite fille.

Textes de Sylvie Mathuisieulx Illustrations de Mayana Itoïz Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

Une mascarade à la Justin

Photo: Journal de Montréal

Vous vous rappelez notre premier ministre Justin Trudeau qui se déguisait il n’y a pas si longtemps, en visite officielle en pays étranger. Il se croyait un soir d’Halloween. Il était la honte de tous les Canadiens et son dernier voyage en Inde s’est soldé par une critique sévère et négative, de la planète entière. C’était vraiment de très mauvais goût et ce cher Justin est rentré dans le rang et mis de côté ces frasques stupides. Les députés de Québec solidaire, Catherine Dorion et Sol Zanetti, empruntent la même avenue et je leur souhaite le même résultat qu’a connu Justin. L’Assemblée nationale commande un certain respect et le décorum qui vient avec. À cet égard, les propos de François Paradis m’étonnent et j’ai bien hâte de connaitre le dénouement de cette autre mascarade.

De toutes les analyses et commentaires que j’ai lu récemment sur le sujet, c’est celle que Denise Bombardier publiait dans les pages d’opinions du Journal de Montréal du 7 décembre dernier, et qui rejoint mon opinion et que je veux partager avec vous.

LA POLITIQUE DES APPARENCES Denise Bombardier

Québec solidaire n’a pas besoin d’adversaires. Ses quelques députés déguisés en « monde ordinaire » dans les lieux hautement symboliques de l’Assemblée nationale ont réussi en quelques semaines à caricaturer définitivement leur parti.

Ces ados trentenaires mènent une « révolution » en s’accoutrant de vêtements et de chaussures dont ils croient qu’ils sont des armes idéologiquement efficaces.

Ils confondent leurs enfantillages avec leur combat politique, en l’espèce, le lutte des classes dont ils sont les hérauts, c’est-à-dire ceux qui transmettaient autrefois les déclarations de guerre, à défaut d’être des héros, des personnes reconnues pour leur courage.

Ce sont des sous-produits de leur modèle absolu en la matière, Justin Trudeau en Inde, qui a provoqué un tsunami de rires qui ont fait des vagues à travers la planète entière.

Ces innocents au sens propre du terme, qui ont une estime d’eux-mêmes proportionnelle à leur allure provocatrice, se croient futés. Ils rêvent d’une Assemblée nationale décomplexée sur le modèle de ce qu’ils croient être le désir du peuple, qu’ils veulent incarner physiquement et esthétiquement.

MISSIONNAIRE

Québec solidaire se perçoit comme un missionnaire, comme la véritable incarnation du peuple. Manon Massé, par exemple, aime parler cru et dru, de façon directe, sans flafla, employant des sacres, des onomatopées ou des métaphores, genre « tarte aux pommes » pour désigner l’intervention du premier ministre à l’ouverture de la session.

C’est par de tels coups d’éclat que les députés de Québec solidaire attirent les médias comme des mouches attirées par le miel et qu’ils font la manchette au quotidien. Cette politique des apparences leur est politiquement rentable, croient-ils.

Or, cette manière d’être des élus de QS est à la fois ridicule, choquante et ignorante. Les institutions et au premier chef le cœur de l’expression démocratique qu’est le Parlement devraient fonctionner dans le plus grand respect du décorum. Personne ne peut se comporter dans la Maison du peuple comme s’il était chez lui.

TRADITIONS PARLEMENTAIRES

L’Assemblée nationale revêt un caractère quasi sacré. C’est un lieu où la politique ne s’exerce pas comme elle peut se dérouler dans la rue. C’est la raison pour laquelle les citoyens ne peuvent accepter le fait que leurs représentants aient un comportement qui témoigne d’un manque de dignité et de respect des règles, sans égard pour les traditions parlementaires. À l’Assemblée nationale, l’habit fait le moine.

Si les règles de conduite à l’Assemblée nationale sont floues, c’est que personne ne pouvait prévoir que des élus se présenteraient un jour en baskets, en jeans et en camisoles ou chaussés d’une paire de bottines Dr Martens, les chaussures dont raffolent les voyous casseurs.

En société, la loi n’est pas le seul critère de référence. Les normes sont essentielles dans les lieux de travail. La vie en société ne peut tolérer des comportements de gens qui se croient le nombril du monde et refusent de respecter les institutions qui les contiennent. Que ces élus changent de rôles. Qu’ils deviennent des amuseurs publics plutôt que des représentants du peuple.