La leçon de français (7)

LE PLURIEL DES NOMS

Règles

Au pluriel, les noms prennent généralement un
« s » : les musiciens, les réponses, des bracelets.

Cependant, les noms terminés par « -eau », « -au » et « -eu » prennent un « x » au pluriel : les gâteaux, des tuyaux, des aveux. Exceptions : des pneus, des bleus, des landaus.

Attention ! Les noms terminés par « s », « x » et « z » au singulier ne prennent évidemment pas la marque du pluriel : des radis, les prix, les gaz.

Les noms propres ne prennent pas la marque du pluriel. Les frères Montgolfier étaient originaires d’Annonay. Cependant, les noms de peuples ou de lieux qui désignent un ensemble prennent la marque du pluriel : les Italiens, les Alpes, les Baléares.

Attention ! Si le nom propre est devenu commun, il s’accorde : Ces camemberts sont très crémeux, (Camembert est une ville de Normandie.)

– Certains noms ne s’emploient qu’au singulier : l’ouest, le guet, la botanique.

– D’autres ne s’emploient qu’au pluriel : les entrailles, les ténèbres, les préparatifs.

Exercices

1- Quel nom complète cette phrase ?

Les … royaux permettaient d’attester la véracité des courriers.

A) sceaux – B) seaux – C) sots – D) sauts

2- Quelle écriture complète le nom en gras ?

Pourquoi as-tu laissé des grum… dans la pâte à crêpes ?

A) aux – B) eaux – C) eau – D) au

3- Quelle suite de noms complète successivement la phrase ?

Dans le Jura, de nombreux … ont des … de … .

A) chalet / toits / bardeau – B) chalets / toits / bardeaux – C) Chalets / toit / bardeaux – D) chalet / toits / bardeaux

4- Quel est le pluriel du mot « pneu » ?

A) pneux – B) pneus – C) il est invariable

5- Quelle suite de noms complète successivement la phrase ?

Les … d’aujourd’hui franchissent les … horaires sans que les … s’en aperçoivent.

A) avions / fuseau / passagers – B) avions / fuseaux / passager – C) avions / fuseaux / passagers – D) avion / fuseaux / passager

6- Quel est l’intrus de cette liste ?

A) entrailles – B) ténèbres – C) séismes

7- Quelle écriture complète le nom en gras ?

Jamais les ess… de ce camion ne supporteront une charge de quinze tonnes.

A) ieus – B) ieux

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A – 2) B – 3) B – 4) B – 5) C – 6) C – 7) B

La défense de notre langue française, en péril

Notre langue française est de plus en plus en péril. Il suffit de prêter l’oreille pour s’en rendre compte. Quand on entend de la bouche de Manon Massé de Québec solidaire, que la langue anglaise est une des deux langues officielles au Québec, on n’est pas sorti du bois. Le français a été déclaré seule langue officielle du Québec en 1977… voilà 41 ans.

Et justement, en marge de cette campagne électorale, Denise Bombardier en a fait le sujet de sa chronique publiée dans le Journal de Montréal du 25 août et que je partage avec vous. Très intéressant !

LE DÉSAMOUR DE LA LANGUE FRANÇAISE Denise Bombardier

La défense du français au Québec n’est plus un objectif pour les partis politiques. Sauf pour le PQ. Son chef, Jean-François Lisée, a fait la promesse électorale de faire voter la loi 202 – une référence pas très heureuse à la loi 101 multipliée par deux – non pas pour limiter le recul actuel de la langue, mais pour mener un nouveau combat pour lui donner sa place prioritaire au Québec.

Or, force est de constater que les autres partis politiques préfèrent mettre de l’avant l’économie, la santé, les infrastructures, l’environnement, comme si la politique de la langue était chose du passé.

Faut-il en conclure qu’à l’exception des souverainistes, les Québécois francophones ont pris leur distance avec le français dont ils estiment qu’il n’est plus un problème, protégé qu’il est par la loi 101 ? Ils ont donc tourné la page devant le combat mené par les générations précédentes.

Or, le mot « désamour » qui coiffe ce texte s’applique entièrement à la situation actuelle. Bien sûr, les Québécois continuent de parler français et les enfants d’immigrants sont scolarisés en français jusqu’à la fin du secondaire. En effet, nombre de jeunes Québécois francophones parlent aussi l’anglais, la langue incontournable de la mondialisation culturelle.

LIEN AFFECTIF

Mais qu’en est-il du lien affectif avec la langue, telle qu’exprimée par nos poètes qui, dans le passé, l’ont chantée magnifiquement ? Or, qui de nos jours donne envie d’être fier de notre langue ? Quelles autorités politiques et scolaires dénoncent le relâchement général de la langue parlée ? Qui sont les responsables de l’indifférence devant l’analphabétisation fonctionnelle de la moitié de la population, c’est-à-dire l’incapacité à lire et à comprendre un texte moyennement difficile ? Que penser de l’échec de l’école à transmettre aux jeunes les compétences requises pour écrire correctement ?

Notre situation de minorité linguistique en Amérique du Nord devrait obliger toute la classe politique à se préoccuper de ce problème aigu de la qualité du français parlé et écrit.

Nous sommes au Québec un des rares endroits au monde où ceux qui s’expriment correctement sont encore taxés de snobs et font rire d’eux.

QUALITÉ LINGUISTIQUE

À quoi sert la loi 101 si la langue enseignée aux enfants est transmise par des enseignants qui, eux-mêmes, la massacrent ? Si les politiciens usent d’un vocabulaire réduit, si dans les médias les journalistes et les vedettes en général déparlent littéralement ? Il vaut mieux alors parler en anglais que de truffer la langue de franglais ou d’alterner entre le français et l’anglais dans la même phrase, comme le font tant de jeunes aujourd’hui.

Et que dire de l’ignorance du sens des mots que manifestent nombre de Québécois, des politiciens au premier chef ? D’où découla la confusion des esprits telle qu’on la constate un peu partout ?

Qui a intérêt à perpétuer et – ce qui est plus grave – à accentuer ce trait qui mène tout droit à la tour de Babel où personne ne comprend personne ?

La loi est impuissante a freiner la dégradation de la qualité de la langue. Elle ne peut que l’encadrer. Seuls nos responsables politiques peuvent en faire un objectif national au nom du respect de notre langue commune. Autrement, il faut en conclure que la langue française n’a pas plus d’avenir au Québec que l’indépendance du Québec, qu’ont rejetée deux fois les citoyens.

Les vertus du vinaigre blanc

On en apprend tous les jours et c’est le meilleur moyen d’améliorer notre culture. Connaissiez-vous les vertus du bon vieux vinaigre blanc ? Alors les voici, révélées au grand jour.

SOULAGE LES PIQÛRES D’INSECTES
Si vous vous êtes fait piquer par un insecte, il faudra mettre du vinaigre blanc sur la piqûre et frotter pour que les démangeaisons disparaissent.

NETTOIE ET DÉSODORISE L’ÉVIER
Versez une tasse de vinaigre blanc dans votre évier et laissez poser pendant 30 minutes et rincez à l’eau froide. Faites-le une fois par semaine et adieu les mauvaises odeurs !

ARRÊTE LES DÉMANGEAISONS
Si vous avez des démangeaisons, vous pouvez utiliser le vinaigre blanc pour les soulager en versant 2 cuillères à soupe dans votre bain. Grâce à ses vertus désinfectantes, le vinaigre blanc vous aidera sans aucun doute.

ADIEU LA GRAISSE
Pour nettoyer des taches de graisse, il vous suffit de mélanger du vinaigre blanc avec de l’eau à parts égales et d’utiliser ce mélange pour nettoyer avec un torchon ou chiffon.

ENLÈVE LES AUTOCOLLANTS
Avec le vinaigre blanc, vous pourrez facilement décoller des étiquettes ou des autocollants de beaucoup de surfaces. Utilisez-le sur le coin et les côtés de l’étiquette et elle se décollera en un rien de temps !

POUR DES TASSES BIEN PROPRES
Lorsque l’on boit souvent du thé ou du café, il reste toujours des tâches dans les tasses, même en les lavant. Il vous faut alors essayer de vous débarrasser de ces tâches en nettoyant les tasses avec du vinaigre blanc mélangé à du sel et vos tasses seront comme neuves. Cela marche aussi pour le nettoyage de votre machine à café.

ENLÈVE LA ROUILLE
Le vinaigre blanc est LE produit magique qui enlève la rouille de vos outils. Il vous suffit simplement de tremper vos outils dans du vinaigre blanc toute une nuit et vos outils ressortiront comme neuf de ce bain de vinaigre !

NETTOIE LE CLAVIER DE L’ORDINATEUR
Pour faire un nettoyage digne de ce nom sur votre clavier d’ordinateur, il est conseillé de le nettoyer avec du vinaigre blanc. C’est un moyen plus efficace que le nettoyage à l’eau.

SUPPRIME LES TACHES DE STYLOS À BILLE
Si vous avez remarqué des traces de stylo à bille, prenez une éponge imbibée de vinaigre blanc et frottez les traces. Elles disparaîtront au fur et à mesure que vous frottez.

DÉBARRASSE DE LA MAUVAISE HALEINE
Si vous avez tendance à avoir une mauvaise haleine, essayez le mélange de vinaigre blanc avec quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée (pour atténuer le goût du vinaigre) et gargarisez-vous. Bonne haleine garantie !

ÉLIMINE LES ODEURS
Les mains s’imprègnent souvent de l’odeur des oignons lorsque l’on vient de les couper et cela même après s’être lavé les mains. Avant de vous laver les mains, frottez vos mains avec du vinaigre blanc puis rincez les ensuite et vous aurez éliminé l’odeur des oignons pour de bon.

NETTOIE LES TOILETTES
Pour nettoyer vos toilettes et enlever les tâches résistantes, laissez agir le vinaigre blanc (2 grandes tasses) dans la cuvette toute la nuit et le lendemain, après avoir tiré la chasse d’eau, les tâches auront disparu.

FAIT BRILLER LES VITRES
C’est une astuce assez connue qui vous permet d’obtenir des vitres étincelantes. N’hésitez pas à frotter vos fenêtres avec du vinaigre blanc et à bien sécher avec des feuilles de journaux. Le résultat est parfait.

ÉLOIGNE LES FOURMIS
Pour vous débarrasser des fourmis dans votre jardin, mélangez de l’eau et du vinaigre blanc dans un pulvérisateur, et passez le spray sur les zones où se trouvent les fourmis. Elles détestent le vinaigre et devraient ne plus revenir dans votre jardin.

REND LES BIJOUX ÉTINCELANTS
Pour rendre vos bijoux comme neuf, il vous suffit de mélanger quelques cuillères à soupe de bicarbonate de soude avec 1/2 tasse de vinaigre blanc et d’y laisser reposer vos bijoux pendant quelques heures. Il faudra ensuite les rincer et les sécher et vos bijoux seront étincelants !

NETTOIE LE RÉFRIGÉRATEUR
Les vertus du vinaigre blanc pour le nettoyage ne sont plus à vanter, et c’est pourquoi il est facile de désinfecter votre réfrigérateur tout simplement en mélangeant de l’eau et du vinaigre blanc, qui s’avère être un mélange très efficace et économique !

FAIT TENIR LE VERNIS À ONGLES PLUS LONGTEMPS
Si vous frottez vos ongles avec du vinaigre blanc sur un coton, vos ongles seront plus beaux et la tenue de votre vernis sera prolongée. Idéal pour une parfaite manucure !

NETTOIE LES VERRES DES LUNETTES
Mélangez du vinaigre blanc avec de l’eau non calcaire et frottez ce mélange sur vos lunettes à l’aide d’un chiffon. Et le tour est joué, vos verres de lunettes sont parfaitement nettoyés et non rayés.

JUSQU’À LA DERNIÈRE GOUTTE
Si vous n’aimez pas jeter les fonds de mayonnaise ou de ketchup, voici une astuce qui peut vous intéresser. Rajoutez un petit peu de vinaigre blanc dans le pot, secouez et vous pourrez récupérer les fonds de pots sans perdre le goût des aliments.

REDONNE VIE À UN VIEUX PINCEAU
Si vous avez des vieux pinceaux dont vous n’osez plus vous servir car ils ont durci et sont plein de peinture, voici la solution. Trempez votre pinceau dans du vinaigre blanc chaud pendant 30 minutes et passez-le ensuite sous l’eau avec du savon puis rincez. Votre pinceau sera comme neuf et les poils seront ramollis et la vieille peinture aura disparue.

DÉGIVRE LE PARE-BRISE DE LA VOITURE
En hiver, pour dégivrer votre pare-brise en quelques minutes, il vous suivre ces conseils : mélangez 3 verres de vinaigre blanc avec un verre d’eau et aspergez votre voiture avec ce mélange, votre voiture sera alors dégivrée rapidement et sans risque de fêler le pare-brise en utilisant de l’eau chaude.

CONSERVE LA FRAÎCHEUR ES FLEURS PLUS LONGTEMPS
Pour conserver la fraîcheur de vos fleurs, mélangez 2 cuillères à soupe de vinaigre avec 2 cuillères à soupe de sucre dans le vase qui contient les fleurs. Vos fleurs resteront belles plus longtemps.

ÉLIMINE LA MAUVAISE ODEUR DES PIEDS
Frottez-vous les pieds avec une serviette en papier, imbibée de vinaigre et vos pieds ne sentiront plus mauvais et le pH de votre peau sera rééquilibré.

Les ravages du cannabis

À moins de deux mois d’être officiellement légalisé au pays, malgré plusieurs réticences, voici une autre histoire à faire réfléchir sur la consommation de cette saloperie. Je vous propose ce dossier d’Isabelle Hachey, sur La Presse +, publié le 19 août dernier. Une triste histoire à faire réfléchir.

LA DÉTRESSE D’UNE MÈRE Isabelle Hachey

C’est l’histoire d’un jeune homme qui accumule les psychoses depuis qu’il a commencé à fumer de la marijuana. Un jeune homme au comportement de plus en plus incontrôlable, qui risque de sombrer dans la schizophrénie. C’est l’histoire d’une mère au cœur brisé qui crie à l’aide.

« CE N’EST PAS BON POUR TOI »

Au début, Rielle Lévesque a cru que son fils traversait une crise d’adolescence. Au pire, c’était parce qu’il fumait un peu trop de marijuana. Ces propos bizarres, ces petits délires, ces rires inappropriés. Il avait 18 ans. Une fille lui avait brisé le cœur. Il fumait de plus en plus et avait décroché de l’école.

Un jour, il s’est mis à « chasser les esprits » dans la maison. « À mon retour du travail, il avait mis tous les meubles devant la porte. Je ne pouvais pas entrer. Ça commençait à être évident que quelque chose ne tournait pas rond. »

Le jeune homme a écrit à son ex. Des messages menaçants : elle devait payer pour avoir rompu avec lui. Quand il s’est introduit chez elle en pleine nuit, les parents de cette dernière ont porté plainte. Rielle Lévesque a obtenu une ordonnance de la cour pour forcer son fils à se faire évaluer par un psychiatre.

Diagnostic : psychose, selon toute vraisemblance liée à sa consommation de cannabis.

« Il a pris des médicaments et s’est mis à aller mieux, mais il ne voulait plus vivre chez moi, parce que je lui avais fait un sale coup. Je l’avais trahi [en le forçant à se faire évaluer]. Il est allé vivre chez sa grand-mère. » Il a recommencé à consommer. Et il est retombé en psychose.

Cette fois, il a sauté du haut d’un toit. En plein délire, il se croyait invulnérable, puisqu’il était… un superhéros. Il s’est cassé les deux pieds. Les médecins ont dû poser des vis dans l’un de ses talons. Rielle Lévesque était convaincue que l’hôpital le transférerait illico dans un établissement psychiatrique pour lui faire subir un programme de réadaptation. On l’a plutôt renvoyé à la maison.

Il a recommencé à fumer.

« Je lui disais : « Le cannabis, ce n’est pas bon pour toi ». Il répondait : « Non, c’est super bon pour moi. De toute façon, ça va être légal. Ils ne le légaliseraient pas si ce n’était pas bon ». »

— Rielle Lévesque

Le cannabis provoque des psychoses – et risque de mener à la schizophrénie – chez les jeunes qui ont une vulnérabilité génétique. Cela frappe environ 3 % des consommateurs. Et cela court dans la famille Lévesque. Il y a quelques années, le fils d’une cousine s’est retrouvé à la rue après avoir perdu la carte.

Rielle Lévesque a tenté de raisonner son fils. En vain. « Dans sa tête, il n’a pas fait de psychoses. Quand je lui parle des choses qu’il a faites, il ne s’en rappelle pas. »

Le jeune homme refuse tout traitement. Étant adulte, c’est son droit le plus strict. Sa mère le voit s’enfoncer dans la maladie mentale sans pouvoir y faire quoi que ce soit.

« Partout où il passe, il se fait mettre dehors. Il a essayé d’aller à l’école, il a essayé de travailler… partout, il trouve quelqu’un qui va lui offrir du pot. » Et il retombe en psychose. Cela fait cinq ans que ça dure.

SOMBRER DANS LA VIOLENCE

En mars, le jeune homme a avalé des médicaments pour mettre fin à ses jours. Sa mère l’a trouvé affalé à la maison. Le lendemain, elle lui a rendu visite à l’hôpital. « Je lui ai tendu un verre d’eau et il m’a sacré un coup de poing dans la face. Il pensait que je l’attaquais. »

Rielle Lévesque a fait des pieds et des mains pour que son fils reçoive un traitement. À l’hôpital Douglas, on l’a inscrit à un programme, avec des séances de sport, des psychothérapies de groupe. « J’étais contente. Je pensais qu’il y serait pendant quelques mois, pour qu’il reprenne goût à la vie. Après deux semaines, le psychiatre lui a donné son congé. » Il est retourné chez sa grand-mère.

En juillet, il a menacé des passants avec un bâton en pleine rue, à Montréal. « Il a dit qu’il faisait des blagues, un peu comme dans Les insolences d’une caméra ou les gags de Juste pour rire. Il trouvait ça bien drôle. »

Une femme d’un certain âge, terrifiée, a voulu se défendre. Elle a frappé le jeune homme. Il a répliqué à coups de bâton. L’affaire lui a valu une accusation au criminel. Cette fois, Rielle Lévesque était absolument certaine que son fils serait pris en charge. Qu’il serait soigné, enfin, de gré ou de force.

Mais, au bout de trois semaines, un psychiatre lui a donné son congé. Sa mère et sa grand-mère avaient pourtant clairement indiqué à l’hôpital qu’elles étaient désormais incapables d’assurer sa sécurité.

« On m’a dit qu’on allait l’envoyer dans un refuge pour sans-abri. Va-t-il subir le même sort que Magloire ? Va-t-il agresser quelqu’un avant qu’on lui tire dessus ? »

— Rielle Lévesque

Alain Magloire est ce père de famille dont la vie a basculé après avoir avalé une pilule d’ecstasy. La maladie mentale l’a jeté à la rue. Des policiers l’ont abattu alors qu’il était en crise, le 6 février 2014. Le coroner a blâmé non pas l’intervention policière, mais la piètre organisation des soins de santé.

LE POINT DE NON-RETOUR

La grand-mère n’a pu se résoudre à voir son petit-fils transformé en sans-abri. Malgré le danger, elle l’a repris sous son toit. « Cela fait cinq ans que cela dure, dit Rielle Lévesque. C’est clair que cela se dégrade. Chaque fois qu’il revient, il n’est pas comme avant. Il rit tout seul, il a de la difficulté à parler. »

Impuissante, elle voit son fils s’enfoncer peu à peu dans la maladie mentale. Et craint le point de non-retour. « Il risque de devenir schizophrène. Sa psychiatre m’a dit : « À un moment donné, on ne peut plus les ramener, même avec les médicaments. » C’est urgent de faire quelque chose. » Avant qu’il ne soit trop tard.

Rielle Lévesque raconte son histoire en espérant faire bouger les choses, pour son fils et pour ceux qui risquent de vivre le même cauchemar avec la légalisation du cannabis.

« Il va y en avoir beaucoup plus. Qu’est-ce qu’on fait avec ces jeunes-là ? Ils sont foutus si on n’agit pas à temps. »

— Rielle Lévesque

Les jeunes adultes ont le droit de refuser des traitements, admet-elle. « Mais les recherches démontrent que le cerveau finit de mûrir à l’âge de 25 ans. […] Quand la drogue provoque des psychoses, cela affecte les capacités des gens à prendre de bonnes décisions. Ils n’ont plus de jugement. »

Si on avait forcé son fils à subir un traitement, croit-elle, il n’en serait pas rendu là, sur cette pente glissante.

« J’ai peur qu’il devienne itinérant, comme le fils de ma cousine. Elle m’a dit un jour qu’elle ne savait jamais quand elle recevrait un appel pour lui annoncer sa mort. Moi, c’est pareil. Il a sauté d’un toit, il a tenté de se suicider, il a menacé des gens avec un bâton. Ça va être quoi, la prochaine étape ? Est-ce qu’il va prendre un couteau ? Un fusil ? »

CANNABIS, PSYCHOSE ET LÉGALISATION

La légalisation du cannabis, dès le 17 octobre, risque-t-elle d’entraîner une explosion de psychoses chez de jeunes consommateurs vulnérables ? Entretien avec la psychiatre Amal Abdel-Baki, chef du service des troubles psychotiques au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

L’ASSOCIATION DES MÉDECINS PSYCHIATRES DU QUÉBEC A DEMANDÉ QUE L’ÂGE LÉGAL POUR CONSOMMER DU CANNABIS SOIT FIXÉ À 21 ANS, EN RAISON DES EFFETS NOCIFS DE CETTE DROGUE SUR LES CERVEAUX IMMATURES. LE GOUVERNEMENT A REJETÉ CETTE DEMANDE. LA LÉGALISATION VOUS INQUIÈTE-T-ELLE ?

Ce qu’on craint, c’est que la légalisation entraîne un message de banalisation de l’impact du cannabis. Beaucoup se disent : « Si c’était dangereux, le gouvernement ne le légaliserait pas. » Mais pour environ 3 % de la population, le cannabis peut déclencher des psychoses. Cela dit, les gens qui veulent consommer du cannabis en trouvent déjà facilement. L’expérience nous dira si la légalisation entraînera une réelle augmentation. Cela dépendra beaucoup de la sensibilisation qui sera faite auprès des jeunes dans les écoles.

FAUT-IL TRAITER LES PSYCHOSES RAPIDEMENT POUR ÉVITER QUE L’ÉTAT DU PATIENT NE SE DÉTÉRIORE ?

Tout à fait. Dans les cas de psychose, plus on intervient tôt, meilleures sont les chances de rétablissement. Les symptômes de la psychose sont une perte de contact avec la réalité. Souvent, la personne entend des voix ou entretient de fausses croyances, ce qu’on appelle des délires. La consommation de cannabis exacerbe ces symptômes. Les études ont démontré que le fait de continuer à consommer du cannabis a un impact important sur le fonctionnement de la personne, sa capacité à poursuivre ses études et à intégrer le marché du travail.

QUE FAIRE AVEC LES PERSONNES PSYCHOTIQUES QUI REFUSENT LES TRAITEMENTS ?

La loi est complexe. En effet, les gens ont le droit de refuser un traitement jusqu’à ce qu’ils deviennent dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui. Ce qui arrive à une bonne proportion des gens souffrant d’une maladie non traitée, c’est que la maladie finit par devenir tellement sévère qu’ils adoptent des comportements dangereux. Par exemple, ils traversent la rue à la lumière rouge en se croyant invulnérables, ou ils agressent des gens qui, pensent-ils, veulent leur faire du mal. Quand les membres de la famille doivent attendre que leur enfant devienne dangereux pour faire appel à la cour ou aux policiers afin de le faire hospitaliser, cela devient extrêmement traumatisant pour tout le monde.

VOUS ÊTES PSYCHIATRE À LA CLINIQUE POUR JEUNES ADULTES PSYCHOTIQUES DU CHUM. CETTE CLINIQUE VISE À DÉTECTER LE PLUS VITE POSSIBLE LES PSYCHOSES POUR EN LIMITER LES IMPACTS. EST-CE LA VOIE À SUIVRE ?

Absolument. En octobre 2017, le ministère de la Santé a d’ailleurs dégagé des budgets pour créer 15 cliniques comme la nôtre partout à travers le Québec, parce qu’il a été démontré que plus on intervient tôt, plus on améliore le pronostic. En psychose, les gens ne se rendent pas compte qu’ils ne vont pas bien. Au début de la maladie, toutefois, il y a une petite période de quelques semaines où ils s’en rendent compte. C’est cette période qu’il faut attraper pour maximiser les chances d’instaurer un traitement avec l’accord de la personne. C’est vraiment la voie à suivre.

REFUS DE TRAITEMENT : LE POUR ET LE CONTRE

Au Québec, bien des familles désespèrent en voyant leurs proches sombrer dans la maladie mentale. Devrait-on obliger les malades récalcitrants à obtenir des soins ?

DES FAMILLES DÉSESPÉRÉES

Des histoires comme celle de Rielle Lévesque et de son fils, « on en entend régulièrement », déplore René Cloutier, directeur général du Réseau Avant de craquer, un regroupement de 39 associations qui soutiennent les proches de personnes atteintes de maladie mentale. « Ce que disent les familles depuis 20 ans, c’est qu’il y a un problème avec la loi P-38, qui vise à protéger les droits et libertés des personnes atteintes de maladie mentale. » Tout adulte a le droit de refuser un traitement, stipule cette loi. Pour l’hospitaliser contre son gré, on doit faire la preuve devant un tribunal qu’il représente un danger grave et immédiat. « Il faudrait changer la loi, qui est désuète et basée seulement sur la dangerosité, pour reconnaître aussi le droit pour la personne de recevoir des soins de santé lorsque son état mental le requiert », estime M. Cloutier.

LE DROIT FONDAMENTAL DES MALADES

Priver un malade de sa liberté ou le forcer à prendre des médicaments est « la meilleure façon de briser le lien entre une mère et son fils, et cela n’aidera ni l’un ni l’autre », prévient Jean-François Plouffe, porte-parole d’Action Autonomie, un collectif pour la défense des droits en santé mentale. « Ce n’est pas la première fois que des parents voient leurs enfants majeurs se diriger vers ce qu’ils perçoivent être le mauvais chemin, mais il reste que ces enfants sont des adultes autonomes. Nous pensons qu’il faut laisser les gens aller au bout de ce qu’ils ont à vivre, les accompagner le plus possible, leur trouver des ressources qui vont les aider à s’en sortir. Il y a plein de choses qui peuvent être faites sans opter pour la privation de liberté et la médication forcée. »

Poitrines de poulet farcies, façon pizza

Louise et moi, on a adoré, accompagné de pâtes cheveux d’ange.

Combiner pizza et poulet ? C’est possible ! Original, simple et rapide à réaliser, vous sauverez beaucoup de temps. Avec votre sauce marinara préférée, le fromage de votre choix, les combinaisons sont presque infinies. Cuit dans la sauce, le poulet est tendre et juteux à souhait.

Servez-le avec des pâtes et une salade en accompagnement. Ce poulet-pizza deviendra vite un de vos repas favori pour les soirs de semaine !

INGRÉDIENTS :

•    3 grosses poitrines de poulet d’environ 1 livre (454 grammes) chacune

•    ½ cuillère à thé (5 ml) de sel;

•    ½ cuillère à thé (5 ml) de poivre;

•    3 cuillères à thé (15 ml) d’ail émincé;

•    1 paquet de tranches de pepperoni;

•    2 ½ tasses (250 grammes) de mozzarella râpée;

•    2 ½ tasses (650 ml) de sauce marinara;

•    Épices italiennes, au goût.

PRÉPARATION :

•    Préchauffer le four à 400°F (200°C).

•    Ouvrir les poitrines de poulet en deux en les coupant sur l’épaisseur et y ajouter une cuillère à thé d’ail émincé, chacune.

•    Ajouter 5 à 6 tranches de pepperoni par-dessus l’ail, puis environ ¼ tasse de mozzarella.

•    Refermer les poitrines de poulet et les placer dans un plat de cuisson beurré.

•    Verser la sauce marinara sur le poulet et dans le plat.

•    Saupoudrer le reste de la mozzarella, les épices italiennes et garnir du reste des tranches de pepperoni.

CUISSON :

Faire cuire pendant 20 à 25 minutes, ou jusqu’à ce que le poulet soit complètement cuit.

Vous pouvez aussi faire gratiner le dessus pendant les 5 dernières minutes de cuisson en mettant le four à « Broil ».

ASTUCES :

•    Utiliser de grosses poitrines de poulet, elles sont plus faciles à ouvrir en papillon.

•    Si vous n’avez pas d’ail frais sous la main, utiliser une cuillère à thé de poudre d’ail par poitrine.

•    Pour une meilleure cuisson du poulet, s’assurer qu’il est à température pièce avant de le faire cuire.

•    Essayez-le avec un mélange de gruyère, romano et provolone.

Source : le Web

La prière du mari qui travaille

– Mon Dieu, je me rends au travail tous les jours pendant 8 heures et je ne compte pas les 3 heures que je passe en plus dans les transports en commun. Tout ça pendant que ma femme reste à la maison ! Je voudrais qu’elle comprenne que gagner l’argent est pénible… Pourriez-vous échanger nos corps afin qu’elle se rende compte de mon calvaire ?

Le Bon Dieu, dans son infinie bonté, exauça son souhait et le lendemain matin l’homme se réveilla changé en femme.

Dès lors, il …

1. Fit cuire le déjeuner pour la famille;

2. Réveilla les enfants;

3. Prépara leurs vêtements pour l’école;

4. Prépara leur lunch du midi;

5. Remplit leurs boîtes à lunch;

6. Les conduisit à l’école;

7. Reprit le linge chez le nettoyeur en revenant à la maison. S’arrêta à la banque;

8. Fit quelques courses au supermarché;

9. Revint à la maison pour déballer et ranger les courses;

10. Prit le courrier dans la boîte aux lettres et paya les factures;

11. Nettoya la litière du chat et lava le chien;

12. Pris son repas seul, en 10 minutes;

13. S’empressa de faire les lits;

14. Fit quelques brassées de lessive;

15. Passa l’aspirateur, épousseta, balaya et lava les planchers

16. Courut reprendre les enfants à l’école et dut subir leurs cris dans la voiture en revenant;

17. Leur donna leur collation;

18. Leur fit faire leurs devoirs;

19. Plie et Repasse tout en regardant la télé;

20. Commença à éplucher les patates et laver la salade;

21. Servit le repas du soir, puis, nettoya la table et la cuisine;

22. Remplit le lave-vaisselle;

23. Ramassa le linge des uns et des autres qui traînait un peu n’importe où et le mit dans le panier à linge;

24. Donna le bain aux enfants et les mit au lit;

25. À 21h00, complètement exténué même si ses corvées de la journée n’étaient pas terminées, alla au lit où on attendait d’elle qu’elle veuille bien faire l’amour… ce qu’elle fit sans se plaindre.

Le lendemain matin il se leva, se mit à genoux près du lit et pria :

– Mon Dieu, je ne sais pas ce à quoi je pensais… J’ai eu tort d’envier ma femme qui restait à la maison. S’il vous plaît, faites que nous puissions chacun reprendre nos corps d’origine.

Le Bon Dieu dans son infinie bonté lui répondit :

– Mon fils, je crois que tu as assimilé la leçon et je serais heureux de ramener les choses telles qu’elles étaient mais, il va falloir que tu attendes 9 mois… Tu es tombé enceinte hier soir !

Bonne Journée !

Lorsque Dieu créa le monde…

C’est aujourd’hui le jour UN de la campagne de promesses absurdes, loufoques et insensées. Trente neuf jours de conneries, d’accusations et de délibérations de toutes sortes qu’on devra endurer à chacun des bulletins de nouvelles et d’émissions spéciales sur le sujet.

Comme c’est un mal nécessaire, commençons sur une touche humoristique… enfin, je pense.

Lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus à chaque peuple.

Il rendit les Suisses ordonnés et respectueux des lois.

Les Anglais, opiniâtres et flegmatiques.

Les Japonais, travailleur et patients.

Les Italiens, joyeux et romantiques.

Quant aux Québécois, il se dit « ils seront intelligents, honnêtes et… libéraux. »

Quand le monde fut achevé, l’ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu :

– Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, et les Québécois en ont eu trois ! Est-ce pour les placer au-dessus du reste ?

– En vérité, en vérité, Je te le dis. Chaque peuple a deux vertus, y compris les Québécois, car chacun d’entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois. Ainsi, si un Québécois est Libéral et honnête, il ne sera pas intelligent. S’il est Libéral et intelligent, il ne sera pas honnête. Enfin, s’il est intelligent et honnête, il ne sera pas Libéral,

La leçon de français (6)

LE GENRE DES NOMS

Règles

La connaissance du genre d’un nom est essentielle pour effectuer correctement les accords des mots qui sont grammaticalement liés à ce nom.

En cas de doute sur le genre d’un nom, il faut recourir au dictionnaire. Un chrysanthème, un tentacule, un météore, une idole, une météorite.

On forme généralement le féminin des noms d’êtres animés en ajoutant un « e » au masculin : un étudiant – une étudiante, un employé – une employée.

Cependant, la terminaison du nom masculin est quelquefois modifiée. Un ouvrier – une ouvrière, un champion – une championne, un campeur – une campeuse, le directeur – la directrice, un duc – une duchesse, un veuf – une veuve.

Parfois, le nom féminin est tout à fait différent du nom masculin. Un coq – Une poule, un cerf – une biche.

Attention ! Le féminin de certains noms masculins peut avoir un sens différent de celui du nom masculin; il ne désigne pas alors un être animé. Un chevalier – un seigneur féodal, une chevalière – bague sur laquelle sont gravées des initiales.

Exercices

1- Quel terminaison complète tous ces noms ?

Une élect…, une monit…, une audit…, une accusat…

A) reuse – B) rice – C) euse – D) resse

2- Quel nom complète cette phrase ?

Une célèbre … s’efforce de démontrer l’innocence de l’accusé.

A) avocate – B) avocat

3- Quel est le seul nom masculin qui n’a pas d’équivalent féminin ?

A) un navigateur – B) un déserteur – C) un traducteur – D) un protecteur

4- Quel est le nom masculin de cette liste ?

A) caténaire – B) idole – C) espèce – D) termite

5- Quel est le nom féminin de cette liste ?

A) pétale – B) tentacule – C) primeur – D) planisphère

6- Quelle suite de noms complète cette phrase ?

La … reproche aux … la méconnaissance de leur texte; elle est furieuse.

A) réalisateur / comédien – B) réalisatrices / comédiennes – C) réalisatrice / comédiennes – D) réalisateur / comédiennes

7- Quelle écriture complète le mot en gras ?

Les Renn… sont les habitantes de la ville de Rennes.

A) ouses – B) euses – C) aises

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) A – 3) B – 4) D – 5) C – 6) C – 7) C

Indigne d’un premier ministre !

Le 23 août marquera le début officiel de la période électorale menant à l’élection d’un nouveau gouvernement. Qu’on le veuille ou non, on en entendra parler partout et sur toutes les plateformes médiatiques; bulletins de nouvelles, réseaux sociaux, sondages… Au Québec, le hockey et la politique sont comparables. C’est un mal nécessaire et c’est aussi le SEUL pouvoir que le citoyen a, d’exprimer son choix.

Je suis contre l’annulation de son vote pour protester… protester de quoi ? Au contraire ça évite d’avantager un adversaire qui profiterait de cette situation. C’est un devoir de voter et cette action te donne le droit de critiquer ceux et celles que la population a choisi. C’est un droit absolu et démocratique que plusieurs peuples n’ont pas.

Quoi qu’il en soit, mon choix est déjà fait ! Mais vous ? Indécis ? D’ici à la grande finale, j’ai l’intention de partager à l’occasion avec vous, des articles intéressants qui pourraient éclairer votre choix. Je débute aujourd’hui avec cet excellent article de Denise Bombardier, publié dans le Journal de Montréal du 18 août, et qui brosse le portrait assez juste du premier ministre Philippe Couillard, dans sa relation avec autrui.

On en a eu un très bel exemple avec la mise au rancart cavalière de son député, François Ouimet, quelques jours plus tôt. La sensibilité d’un bloc de glace !

COUILLARD ET SON TALON D’ACHILLE
Denise Bombardier

Aux yeux de ses intimes, son épouse au premier chef, Philippe Couillard doit avoir des qualités indiscutables. Mais depuis qu’il est entré en politique, peu de personnes ont pu faire l’éloge de son empathie ou de sa sensibilité pour les autres.

Sa froideur et son incapacité apparente à établir un contact chaleureux avec les militants et les électeurs, à leur donner le sentiment qu’il est leur égal et non cet être qui les domine de sa science, sa culture et son intelligence calculée à partir d’un quotient intellectuel hors norme, sont connues depuis belle lurette. Ces caractéristiques n’en font pas un politicien comme les aiment les Québécois.

J’ai déjà écrit à plusieurs reprises que Philippe Couillard est le seul premier ministre dans l’histoire du Québec à exprimer une telle aversion pour le nationalisme canadien-français. Le neurochirurgien, admirateur avoué de la culture de l’Arabie saoudite, pays où il a pratiqué son art durant cinq ans, se méfie du vieux fonds culturel des Québécois. On a pu en prendre la mesure depuis qu’il est premier ministre.

COMMUNAUTARISTE

En effet, il n’a eu de cesse d’envelopper ce nationalisme dans des effluves de racisme, de xénophobie et d’islamophobie. Comme par hasard, son communautarisme vibrant se marie avec le multiculturalisme, toutes voiles dehors, de Justin Trudeau dont il devrait s’inspirer peut-être pour sa capacité à séduire les foules.

Depuis qu’il est le premier ministre, même les « libéraux dans l’âme » se sentent mal aimés, voire heurtés. Il faut dire que son prédécesseur, Jean Charest, possédait des qualités nombreuses que l’on reconnaîtra lorsque les Québécois cesseront de le diaboliser. La première est certainement son affection naturelle, authentique pour le « monde ordinaire ». Sa solidarité également avec ses militants, ses collaborateurs et son caucus.

Jamais Jean Charest n’aurait éjecté de cette manière brutale et inhumaine un député comme François Ouimet, effondré cette semaine lors de son ultime conférence de presse. Ses pleurs quasi incontrôlables étaient avant tout ceux d’un homme trahi.

Pour avoir agi de la sorte et pour avoir délégué le sale boulot d’annoncer la mauvaise nouvelle au vice-président de l’Assemblée nationale à son ministre Pierre Arcand – un homme sensible, qui a dû obéir à son chef non sans malaise –, Philippe Couillard a ajouté l’insulte à l’injure et a démontré qu’il lui manque le minimum de sensibilité qu’on exige d’un dirigeant politique dans nos contrées.

Ce geste risque d’être retenu contre lui durant toute la campagne. Qui, dans son entourage, aura envie de le protéger et de l’épauler alors que les sondages confirmeront une défaite plus ou moins cuisante du PLQ ?

Philippe Couillard a toujours écarté de la main les explications moins rationnelles des comportements humains. Or, les politiciens même autoritaires s’assurent de l’appui amical de leur entourage immédiat et de leurs militants pour gouverner la plupart du temps.

Une dernière question s’impose. Philippe Couillard aurait-il agi de la même manière si le député François Ouimet avait été un Noir, un musulman, ou un membre d’autres minorités qui sont l’avenir du PLQ ?

Trois gouttes de lumière…

Trois choses irrévocables de la vie : le temps, les paroles et les occasions.

Trois choses que tu ne dois pas refuser à ta vie : la sérénité, l’honnêteté et l’espérance.

Trois choses qui détériorent la vie : l’orgueil, l’arrogance et la colère.

Trois choses de ton choix : tes rêves, tes succès et ton destin.

Trois perles que tu as dans ta vie : l’estime de soi, l’amour et de vrais amis !

Changements climatiques – Sommes-nous prêts ?

Est-ce que les changements climatiques vous effraient ? Force est d’admettre que les saisons ne sont plus ce qu’elles étaient. Nos hivers sont moins rigoureux, alors que nos étés sont suffocants. Je ne m’en fais pas trop mais je m’y intéresse quand même. Je prête l’oreille, alors que j’ai 66 ans bien sonnés.

Depuis que la terre existe, partie de glace, elle a évolué, s’est réchauffée et l’homme n’existait même pas. Une transformation normale au fil du temps. Quoi qu’il en soit, la crainte de voir se transformer radicalement notre monde, a de quoi nous faire réfléchir. Isabelle Hachey en a fait son dossier qu’elle a publié dans La Presse + du 11 août dernier et que je partage avec vous.

C’est assez bouleversant comme constat où on prévoit un Québec victime de ce réchauffement planétaire aussi près qu’en 2050. C’est demain ! Serons-nous prêts ? Quelle en sera l’adaptation ?

À QUOI RESSEMBLERA LE QUÉBEC DE 2050 ? Isabelle Hachey

Les canicules qui se succèdent à un rythme alarmant cet été, au Québec comme ailleurs, ne trompent pas : le réchauffement planétaire est déjà commencé. Il va maintenant s’accélérer, et le monde n’aura pas d’autre choix que de s’adapter. Sommes-nous prêts ?

« ÇA VA ÊTRE UN MONDE COMPLÈTEMENT DIFFÉRENT »

Montréal, 11 août 2050. Il n’est pas encore midi et le mercure affiche déjà 38 °C. La canicule sévit depuis la Saint-Jean-Baptiste, sans interruption, hormis trois jours de pluies torrentielles qui ont inondé – encore – la vallée d’asphalte et de béton que forme l’autoroute Décarie.

Malgré les plans d’urgence, la chaleur accablante a tué des dizaines de personnes âgées depuis le début de l’été. Les climatiseurs fonctionnent à plein régime. La facture d’électricité des Montréalais risque d’exploser à la fin du mois. Tout comme la facture d’eau, désormais rationnée.

Les politiciens promettent de faire plus, de faire mieux. En cette période de précampagne électorale, ils participent aux traditionnelles épluchettes de blé d’Inde… désormais cultivé au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le sirop d’érable, quant à lui, provient de Baie-Comeau. Dans le sud du Québec, il y a longtemps qu’on n’a plus visité une cabane à sucre. Ou vu un Noël blanc.

Si on veut de la neige en hiver, mieux vaut se rendre en Gaspésie, qui connaît un boom touristique sans précédent. Dès la mi-janvier, des skieurs de l’Ontario et du nord-est des États-Unis empruntent la route 132 – ramenée à l’intérieur des terres pour échapper aux assauts du fleuve – afin de profiter de la neige naturelle qui n’est pas tombée chez eux depuis des années.

Cet été, ce sont les Montréalais qui se sont rués en masse dans la péninsule gaspésienne. Ils fuyaient la canicule, mais aussi une grave épidémie de fièvre provoquée par un virus découvert il y a une trentaine d’années en Amérique latine et porté par des moustiques ayant rapidement migré vers le nord.

Un Québec méconnaissable.

Science-fiction ? Bien sûr. Mais rien que les scientifiques n’aient pas projeté dans diverses études visant à établir les effets potentiels du réchauffement climatique au Québec.

Le scénario imaginé plus haut s’inspire – très librement – de projections contenues dans la Synthèse des connaissances sur les changements climatiques au Québec. Ce document de référence, publié en 2015 par le consortium Ouranos, a requis deux ans de travail et mobilisé une centaine d’experts.

Le réchauffement a déjà commencé, nous rappellent trop bien les canicules qui se succèdent à un rythme effarant cet été, au Québec comme ailleurs dans le monde. Il va maintenant s’accélérer. Et il faut s’attendre à ce que le Québec de 2050 soit méconnaissable, prévient Dominique Paquin, spécialiste en simulations et analyses climatiques chez Ouranos. « Ça va être un monde complètement différent. »

Un monde auquel il faudra s’adapter pour survivre. « La quantité d’efforts que nos enfants vont devoir déployer autour de cet enjeu, on a encore de la difficulté à se l’imaginer », craint Steven Guilbeault, directeur d’Équiterre.

« Si on continue au rythme actuel, avec des émissions très fortes de gaz à effet de serre (GES), on peut s’attendre à un réchauffement de 3,5 ou 4 °C en 2050. »

— Dominique Paquin, spécialiste en simulations climatiques, Ouranos

Conséquences probables, voire inévitables de ces trois ou quatre degrés supplémentaires : vagues de chaleur accablante, pluies diluviennes, érosion des côtes maritimes, bouleversement des écosystèmes, migration de la faune et de la flore vers le nord et destruction de récoltes avec l’arrivée en masse d’espèces envahissantes. Entre autres.

Adieu à l’hiver québécois

À Montréal, le nombre de journées de canicule va au moins tripler, selon le Dr Pierre Gosselin, coordonnateur du programme de recherche santé au sein du consortium Ouranos. « Il y aura environ 50 jours au-dessus de 30 °C à Montréal. » Autrement dit, des étés presque complets de canicule. Les personnes âgées et vulnérables en paieront le prix.

« Des études récentes montrent que le nombre de décès [liés à la chaleur] va augmenter de 50 à 100 % sur la planète en 2040. »

— Le Dr Pierre Gosselin

L’hiver québécois tel qu’on le connaît n’existera plus. Il ne durera que quelques semaines. « L’hiver se réchauffe davantage que l’été. On peut s’attendre à un réchauffement hivernal de 5 ou 6 °C, dit Mme Paquin. Il y aura de moins en moins de neige. Et peut-être que les patinoires extérieures disparaîtront, puisqu’il y a un coût à maintenir des infrastructures hivernales quand les températures ne sont pas assez froides pour les maintenir naturellement. »

Dans le cas des patinoires, ce n’est pas vraiment un scénario de science-fiction ; c’est déjà une réalité qui commence à poindre. En janvier, la Ville de Montréal a par exemple annoncé la fermeture définitive de la patinoire naturelle du lac aux Castors, sur le mont Royal, parce qu’elle n’avait pu être ouverte que 37 jours l’hiver précédent. Naguère, les Montréalais pouvaient y patiner une centaine de jours chaque hiver.

D’autres signes s’accumulent et ne mentent pas : ce cardinal qui chante dans la cour, à Montréal, et dont la présence était autrefois exceptionnelle ; la fonte du pergélisol, qui met en péril, maisons et routes du Grand Nord ; la promenade de Percé, maintes fois dévastée par les tempêtes ; la maladie de Lyme, qui se propage toujours plus au nord de la province, grâce à la migration de souris porteuses de tiques infectées par la bactérie.

Cette semaine encore, des scientifiques ont annoncé l’arrivée au Québec de la veuve noire du Nord, une araignée heureusement moins dangereuse qu’on pourrait le croire. « Si on m’avait dit quand j’étais au baccalauréat que sa niche écologique allait s’étendre au Québec avant 2020, j’aurais été bien surpris », a confié l’entomologiste Maxim Larrivée jeudi à La Presse. Mais voilà, les changements climatiques sont beaucoup plus rapides que prévu.

« ON N’EST PAS PRÊTS »

Le train est en marche. Impossible de revenir en arrière, même si on parvenait à éliminer du jour au lendemain toutes les émissions de GES de la planète, explique Dominique Paquin. « Il y a tellement de carbone accumulé dans l’atmosphère que le réchauffement va continuer » pendant au moins un siècle.

« Il n’est plus question de savoir si on doit s’adapter, mais plutôt comment le faire », préviennent d’ailleurs les scientifiques du consortium Ouranos dans leur Synthèse.

« On n’est pas prêts », s’inquiète le Dr Gosselin.

« On consacre beaucoup plus d’argent à lutter contre les GES qu’à s’adapter aux changements climatiques, dit-il. Or, les GES continuent à augmenter partout dans le monde. C’est bien triste, mais il faut réaliser que ça ne marche pas très fort, jusqu’ici, la réduction des GES, et qu’il faut donc se préparer en adaptant nos villes, nos systèmes, nos façons de faire. C’est la prochaine grande priorité. »

Le réchauffement du Québec en chiffres

33 milliards

C’est ce que coûtera la chaleur à la société québécoise dans les 50 prochaines années. Ces coûts seront essentiellement attribuables aux pertes de vie prématurées.

1,5 milliard

Coûts de l’érosion côtière sur les bâtiments, les terrains et les infrastructures de transports à l’horizon 2064

20 000

Nombre de morts causées par le réchauffement climatique au Québec au cours des 50 prochaines années

5300

Nombre de bâtiments perdus à cause de l’érosion côtière d’ici 2064. Disparaîtront aussi 1300 terrains, 300 km de routes et 25 km de chemins de fer.

Source : Évaluation des impacts des changements climatiques et de leurs coûts pour le Québec et l’État québécois, Ouranos, 2015

LA PROVINCE AU TEMPS DU RÉCHAUFFEMENT

En 2050, les changements climatiques affecteront la santé, bouleverseront les écosystèmes et forceront les autorités à repenser les villes. Voici à quoi les Québécois doivent s’attendre.

La migration des espèces

Sous l’effet du réchauffement, les aires de répartition de centaines d’espèces se déplaceront vers le nord à grande vitesse : de 45 à 70 km par décennie, estiment les scientifiques. Il y aura donc de nombreuses nouvelles espèces au Québec à la fin du siècle. Mais il ne faut pas s’en réjouir pour autant, puisqu’une partie d’entre elles seront nuisibles, note Robert Siron, coordonnateur du programme écosystème et biodiversité du consortium Ouranos. « C’est ce qu’on appelle le paradoxe de la biodiversité nordique, dit-il. En termes absolus, il y aura de plus en plus d’espèces au Québec. Mais parmi elles, il y aura des espèces envahissantes, ravageuses ou vectrices de maladies. » Ces indésirables s’attaqueront inévitablement aux cultures, aux forêts et aux espèces indigènes.

Des érablières à Baie-Comeau ?

Avec la hausse des températures, l’aire de l’érable à sucre s’étendra jusqu’à Baie-Comeau d’ici à la fin du siècle. En théorie, du moins. En pratique, la vitesse de migration des arbres est plus lente : de 10 à 45 km par siècle. « La plupart des arbres ne suivront probablement pas le rythme accéléré des changements climatiques », explique Robert Siron. Il y a aussi d’autres obstacles. « L’érable à sucre a besoin d’un sol particulier, qui n’est pas celui de la Côte-Nord. Il pourrait aussi être en concurrence avec les espèces établies. » S’il est peu probable que l’on retrouve des érablières dans le nord de la province, le Québec pourrait néanmoins profiter des changements climatiques pour renforcer son monopole sur le sirop d’érable, prédit M. Siron, puisque le petit marché qui existe actuellement dans le nord-est des États-Unis risque fort de disparaître.

Des villes à repenser

Les orages deviendront plus intenses avec le réchauffement climatique. Les villes devront être prêtes à absorber toute cette pluie – ce qu’elles font mal en ce moment avec leurs kilomètres de rues asphaltées où l’eau ruisselle et s’accumule, risquant de provoquer des inondations. « Il faut repenser les villes », dit Dominique Paquin, spécialiste en simulations et analyses climatiques au sein du consortium Ouranos. « Lorsque vient le temps de reconstruire les infrastructures, il faut s’assurer de réduire les îlots de chaleur et de mieux gérer les eaux de pluie. » Cela peut se faire, par exemple, avec l’installation de toitures végétales et d’asphalte perméable permettant à l’eau d’être absorbée par la terre.

Mortelle canicule

En 2061, les Québécois seront plus nombreux et plus vieux que jamais. Les aînés formeront plus du quart de la population. Et ils seront plus vulnérables aux îlots de chaleur urbains. Les scientifiques d’Ouranos estiment que 20 000 Québécois mourront avant l’heure à cause du réchauffement climatique au cours des 50 prochaines années. « Les villes, où vivent 85 % des Québécois, ne sont pas prévues pour la chaleur. On manque de parcs, d’arbres, de pistes cyclables et de voies piétonnes, dit le Dr Pierre Gosselin, coordonnateur du programme santé au consortium Ouranos. Il faut agir sur de 40 à 50 % des villes pour réduire la température de 1,5 à 2 degrés [Celsius]. Cela permettrait d’éviter la surmortalité lors de canicules. »

L’érosion des côtes

Quand Percé a inauguré sa nouvelle promenade, en juin, les scientifiques ont applaudi : cette fois, elle ne serait plus livrée aux tempêtes. Les autorités municipales avaient cessé de lutter contre les éléments, jugeant plus judicieux de déplacer des bâtiments et de recharger la plage de galets. « On ne peut plus bâtir les infrastructures comme on le faisait avant, en se basant sur les données du passé, dit Dominique Paquin. Il faut inclure les changements climatiques dans la planification. » C’est ce qu’a fait la Ville de Percé. Les régions côtières, autrefois protégées par les glaces du Saint-Laurent, sont de plus en plus exposées aux fortes tempêtes hivernales. « D’ici la fin du siècle, on s’attend à ce que l’érosion atteigne un mètre, souligne Mme Paquin. Toutes les infrastructures côtières sont à repenser. »

Reconstruire le Nord-du-Québec

Nulle part au Québec le réchauffement ne se fait aussi douloureusement ressentir que dans le Grand Nord. « Les Inuits, qui essaient de maintenir un mode de vie traditionnel en lien étroit avec la nature, peuvent nous parler pendant des heures de ce qu’ils observent », raconte Robert Siron, également coordonnateur des régions nordiques chez Ouranos. Des ponts de glace disparaissent. Le dégel du pergélisol fragilise les bâtiments, endommage les routes et bousille les pistes d’atterrissage. Le gouvernement a déjà entrepris la reconstruction de maisons et d’infrastructures routières. « Ce sont des enjeux vécus au quotidien par les populations du nord, dit M. Siron. Là-bas, on parle des changements climatiques au présent, pas au futur. »

Tirer profit du réchauffement

Oui, chaque ménage aura son climatiseur. Mais avec la diminution des besoins en chauffage l’hiver et la hausse du débit des rivières, Hydro-Québec… bénéficiera des changements climatiques. On prévoit en effet que la demande en énergie aura diminué de 2,7 % en 2050. Mais tout n’est pas gagné pour la société d’État, qui devra composer avec plus de déluges, d’incendies de forêt, de tempêtes de verglas et d’autres événements climatiques extrêmes. Les agriculteurs tireront aussi profit du réchauffement, grâce aux saisons de croissance plus chaudes et prolongées. Les industries touristiques et forestières seront aussi avantagées. « Il y a clairement certaines occasions d’affaires, dit Dominique Paquin, mais il ne faut pas oublier qu’un coût y sera associé et qu’on n’a pas le choix de s’adapter. »

Source : Vers l’adaptation – Synthèse des connaissances sur les changements climatiques au Québec (Ouranos, 2015)

Problèmes financiers graves pour la NRA

© EPA/LARRY W. SMITH/La Presse canadienne

Vous connaissez la National Rifle Association (NRA) aux États -Unis ? Cet influent lobby qui prône la libre circulation des armes sur le territoire américain et qui, après chaque fusillade de masse ramène le débat sur la place publique.

Récemment, la jeunesse américaine est montée aux barricades pour menacer la NRA de changements majeurs des lois, le jour où ils seront en position d’autorité et de décision. Un petit petit pas a été franchi.

J’ai pensé que cette nouvelle, trouvé sur MSN, pourrait vous intéresser :

UNE POURSUITE MENACE LE FONCTIONNEMENT DE LA NATIONAL RIFLE ASSOCIATION avec Associated Press et Rolling Stone, 3 aoùt 2018

La National Rifle Association (NRA), le lobby américain des armes à feu, dit être aux prises avec de graves problèmes financiers qui menacent la capacité du groupe à défendre les intérêts de ses membres à la suite de gestes posés par le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, et les agences de réglementation de l’État.

Dans une version amendée d’une poursuite fédérale intentée en mai, la NRA affirme avoir perdu ses services d’assurance en raison des démarches effectuées par l’État de New York auprès des entreprises soutenant un programme d’assurance propre à la NRA intitulé Carry Guard.

Cette police d’assurance vise à rembourser les coûts juridiques que doivent payer les membres de la NRA après avoir employé une arme possédée légalement.

En mai, l’État de New York a jugé que Carry Guard « offrait illégalement une protection juridique aux propriétaires d’armes à feu pour des méfaits commis intentionnellement ». Les assureurs travaillant en partenariat avec la NRA ont par la suite accepté de cesser d’offrir cette police et ont dû payer une amende de 7 millions de dollars américains.

Selon les arguments de la NRA, l’organisation a été placée sur une « liste noire » par les autorités étatiques, un état de fait qui aurait déjà entraîné des coûts « se chiffrant en dizaines de millions de dollars ».

« Des assurances sont nécessaires pour que la NRA continue d’exister », lit-on dans la poursuite. Sans assurance, « la NRA ne peut conserver ses bâtiments, organiser des rencontres et des rassemblements, faire fonctionner ses programmes éducatifs, ou encore tenir des congrès, des conventions et des assemblées ».

Le lobby évoque aussi des « abus » de la part de l’équipe du gouverneur Andrew Cuomo qui « priveront immédiatement la NRA d’un accès à des services bancaires de base… et autres services financiers essentiels à l’existence corporative de la NRA ».

Dans la foulée de la fusillade de Parkland, plusieurs gouverneurs et autres décideurs auraient fait augmenter la pression sur la NRA et réclamé un meilleur encadrement des armes à feu aux États-Unis.

Le gouverneur n’a pas répondu à une demande de commentaires, mais a précédemment rejeté les allégations de la NRA, en parlant d’une « tentative futile et désespérée de faire la promotion de son ordre du jour dangereux consistant à vendre davantage d’armes à feu ».