Les élections provinciales sont dans moins de 5 mois et la question qu’il faut se poser dès maintenant est celle que posait Joseph Facal dans son article de jeudi dernier dans les pages du Journal de Montréal et que je partage avec vous. Dans quatre autres longues années, il sera trop tard. On se prend en main où on laisse les autres le faire à notre place.
Y A-T-IL ENCORE UN PEUPLE QUÉBÉCOIS?
En politique, des faits sans rapport évident sont souvent liés par une logique d’ensemble qui ne se voit pas d’emblée.
Prenez la crise au Bloc québécois. Il est facile d’ironiser.
CUL-DE-SAC
Imaginez une famille dans une chambre d’hôpital, réunie autour d’un patient plongé dans un coma végétatif. Les médecins n’ont aucun mot d’encouragement à offrir. Les dommages au cerveau sont trop profonds et irréversibles.
Les frères et sœurs du patient veulent qu’on le débranche. Sa femme refuse mordicus. Elle fait une scène de plus. Elle engueule infirmières et préposés. Excédé, le reste de la famille s’en va. La femme reste seule.
C’est ce qui arrive au Bloc. On peut déjà graver la pierre tombale : RIP Bloc québécois (1991-201…) Il reste à savoir si le parti mourra en 2018 ou s’il reviendra aux électeurs de le débrancher lors de l’élection fédérale de l’an prochain. Mais l’affaire ne s’arrête pas là.
Les sept députés démissionnaires veulent fonder un nouveau parti. Ce nouveau parti serait-il souverainiste ou pourrait-il accueillir des fédéralistes? Il y a déjà des divergences parmi les sept. Elles pourront sans doute être aplanies, mais elles sont toutes aussi révélatrice que l’implosion du Bloc.
Ajoutez à cela les difficultés du PQ, qui court le risque de ne pouvoir sauver qu’une poignée de sièges. Ajoutez à cela les difficultés de la CAQ à définir un programme authentiquement nationaliste, tout en se disant fédéraliste.
La CAQ formulera des demandes à Ottawa. Elle se fera dire non, comme par le passé. Que faire alors si vous ne gardez pas la souveraineté comme carte éventuelle dans votre jeu?
Le PLQ de Philippe Couillard, lui, n’a même pas la prétention de vouloir réformer le fédéralisme canadien. Ce n’est pas seulement parce qu’il sait qu’il frapperait un mur. C’est parce que Philippe Couillard pense exactement comme Justin Trudeau.
Le PLQ d’aujourd’hui a complètement tourné le dos à sa philosophie politique traditionnelle. Il raisonne à partir des catégories mentales des adversaires historiques de la nation québécoise.
TRAGÉDIE
Comme je le disais plus haut, reliez tous ces points par des lignes, et un portrait global apparaît. Ce portrait, c’est celui d’un peuple qui, de plus en plus, consent à être minorisé, dépendant, colonisé mentalement et matériellement. En ce sens, c’est un peuple qui renie les combats menés jadis.
C’est un peuple qui se contorsionne pour justifier, rationaliser, relativiser, peut-être même pour apprendre à aimer sa triste condition.
Pire encore, c’est celui d’un groupe de gens qui ne se perçoivent même plus comme un peuple. Notre cul-de-sac politique n’est que la conséquence de la dislocation de la nation. Certains trouvent pathétique le Québec d’aujourd’hui. Je le trouve tragique.
– Mon cœur, c’est papa au téléphone. Tu peux me passer maman ?
– Je ne peux pas, elle est à l’étage dans sa chambre avec oncle David.
Bref silence…
– Mais ma chérie, tu n’as pas d’oncle David.
– Si, si, il est dans la chambre avec maman!
– Bien, OK, bon, alors, voilà ce que je veux que tu fasses : pose le téléphone, cours en haut, frappe à la porte de la chambre, et crie à maman et oncle David que la voiture de Papa vient d’entrer dans le garage…
– D’accord papa
Quelques secondes plus tard, la fillette revient au téléphone.
– Z’ai fait ce que tu m’as dit, papa.
– Et qu’est-ce qui s’est passé?
– Ben, maman s’est mise à crier, à sauter hors du lit, toute nue, elle s’est mise à courir partout, elle a glissé sur le tapis, elle est tombée par la fenêtre, et maintenant elle est toute morte.
– Oh Mon Dieu! Mon Dieu ! Mon Dieu!… Et oncle David?
– Ben, il a sauté hors du lit tout nu, s’est mis à courir partout, puis il a sauté par la fenêtre de derrière dans la piscine… Mais il a oublié que le week-end dernier tu avais vidé la piscine pour la nettoyer, et maintenant il est tout mort lui aussi…
Long silence… Puis papa dit :
– La piscine? Quelle piscine?
Je suis bien au 666-89…. ?
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Le jeune bambin se réveille en pleine nuit et il entend du bruit qui vient de la chambre de ses parents. Il se lève discrètement et va observer la scène intime. Le lendemain matin, au petit déjeuner, il demande à maman :
– Pourquoi tu rebondissais sur papa, hier?
La mère, gênée, improvise :
– Tu sais, comme papa a un gros ventre, je saute dessus pour le faire maigrir!
Le bambin réfléchit deux secondes et dit :
– Ça ne marchera jamais!
Sa maman, amusée, lui demande :
– Et pourquoi, ça ne marcherait pas selon toi?
Le bambin explique :
– Parce que quand tu vas faire les courses, le samedi après-midi, il y a une dame qui vient et qui regonfle papa.
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Un jeune garçon demande à sa mère :
– Est-ce que les dindes ont des seins?
– Non, répond sa mère.
Le garçon :
– Ben, pourtant, papa a dit à la femme de ménage qu’elle avait des plus beaux seins que sa dinde.!
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Un enfant voit dans la rue un chien en train de saillir une chienne et demande à son père ce qu’ils font. Le père embarrassé explique que la chienne qui se trouve dessous ne veut pas rentrer à la niche, et que le chien est en train de la pousser pour la ramener.
L’enfant :
– C’est comme maman hier, heureusement qu’elle se tenait bien au lavabo, sinon le facteur l’emmenait à la poste!
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Toto est assis au premier rang. L’instituteur demande aux élèves de lui citer des exemples d’excitants.
– Le café, répond Natacha.
– Très bien, lui dit l’instituteur.
– L’alcool, répond Pierrot.
– Très bien, lui dit l’instituteur.
– Une femme à poil, répond Thomas.
– L’instituteur, d’une voix sévère :
– Tu diras à ton père de passer me voir demain, j’ai deux mots à lui dire.
Le lendemain l’instituteur remarque que Thomas est assis au dernier rang Il l’interpelle :
– Thomas, as-tu fait la commission à ton père?
– Oui Monsieur.
– Qu’est-ce qu’il t’a dit?
– Il m’a dit : si ton instituteur n’est pas excité par une femme à poil, c’est que c’est un pédé! Tiens-toi loin de lui.
Je m’ennuie du nationalisme de la fin des années soixante. Le mouvement indépendantiste était en pleine effervescence avec mon idole de toujours, René Lévesque, qui nous promettait un pays et de réaliser le rêve de Jean Lesage en quelque sorte; « Maître chez-nous ».
Cinquante années plus tard c’est triste de constater comme les temps ont changé. Le référendum de 1995, perdu par la peau des fesses, a sonné le glas dans la population. Il aura eu l’effet d’un violent coup de massue qui sonnait le réveil des fédéralistes, décidés par tous les moyens, a enterré définitivement le mouvement souverainiste. On connaît la suite. Le mouvement s’effrite et au lieu de s’unir, on continue de se diviser.
Mardi dernier, Josée Legault en a fait le sujet de sa chronique dans le Journal de Montréal, qui me rejoint et que je partage avec vous. Elle fait une énumération très juste des cinquante dernières années de l’action politique au Québec. Et c’est la triste réalité…
UNE NATION EN DÉSARROI
1968 – l’année de tous les possibles. Ici, et partout en occident. Au Québec, un nationalisme nouveau prend un air festif et espérant. Les artistes sont à l’avant-garde d’une société en devenir qui se modernise rapidement. Les intellectuels foisonnent d’idées audacieuses. On découvre le monde et le monde nous découvre.
La justice sociale devient une valeur collective. On lutte pour que le français s’installe enfin comme le socle principal d’un peuple de plus en plus diversifié. À l’automne, la fondation du Parti québécois fait rêver d’un Québec pays. Chez les fédéralistes québécois, le nationalisme est l’objet de fierté et de revendications.
2018 – 50 ans à peine plus tard, on a beau se faire optimiste pour la galerie, il n’en reste pas moins que cette nation en construction prometteuse patauge depuis des années dans un désarroi dont elle refuse de prendre la pleine mesure.
POINT DE BASCULE
Sur presque tous les plans, le descriptif de 1968 est aujourd’hui renversé. Lorsqu’au sein du seul État francophone d’Amérique, la congestion automobile et le débat sur le hijab occupent autant l’espace politique, c’est que l’âme de ce peuple s’est réfugiée dans le vide occupationnel.
Quel fut le point de bascule? Le référendum de 1995 et ses tristes suites. Après la quasi-victoire du Oui, les élites politiques du Québec, tous partis confondus, souverainistes et fédéralistes, se sont mises en mode déni.
La chasse obsessionnelle au déficit zéro a pris des dimensions quasi religieuses. La corruption s’est remise de la partie. On décapite les services sociaux pour mieux gaver les médecins spécialistes. À nos risques et périls, on néglige même l’école publique.
Sans broncher, Philippe Couillard se permet de traîner ses adversaires dans la boue gluante d’une « xénophobie » imaginaire. Du jamais vu pour un premier ministre du Québec. Quant aux rêves d’un pays pour les uns et d’une province autonome pour les autres, ils volent en éclats sans faire de bruits.
SURSAUT?
Sous Martine Ouellet, la pénible agonie du Bloc québécois depuis la vague orange de 2011 se poursuit. Au PQ, depuis le dernier référendum, le vaisseau amiral prend l’eau. Comme le rappelait souvent Jacques Parizeau, sans le ciment de son projet politique, la famille souverainiste est condamnée à se disloquer. La CAQ rêvant du moment où elle pourrait enfin remplacer le PQ comme alternative aux libéraux.
Pendant ce temps, marcher dans le centre-ville de Montréal, c’est se soumettre au son écorchant d’un franglais informe et inculte. « Bonjour! Hi! » n’est qu’un symptôme parmi d’autres d’une langue nationale esseulée.
Cette vision des choses, certains la trouveront déconnectée ou inutilement pessimiste. Elle est pourtant factuelle. Et l’avenir? Heureusement, il recommence chaque matin…
Malgré la déroute ambiante, qui sait en effet ce qui pourrait naître ou renaître après le scrutin du 1er octobre. Y aura-t-il ou non une prise de conscience essentielle pour retrouver notre chemin perdu? Ne reste plus qu’à l’espérer et, surtout, à y travailler très fort.
Un curé qui a besoin d’argent pour sa paroisse s’inscrit à un jeu télévisé. C’est un peu surprenant, mais l’animateur en a vu d’autres et il commence :
– Alors, première question, Monsieur l’Abbé, pour 1 000 $ : à quoi vous fait penser le chiffre 22 ?
– À l’expression « 22 », v’là les flics !
– C’est votre dernier mot ?
– Oui, c’est mon dernier mot, dit le curé.
– Très bonne réponse, Monsieur l’Abbé ! On continue pour 5 000 $ ?
– Oui !
– À quoi vous fait penser le chiffre 33 ?
– À une visite chez le médecin, lorsqu’il demande au patient : Dites 33.
– C’est votre dernier mot ?
– Oui, c’est mon dernier mot, dit le curé.
– Encore une bonne réponse, Monsieur l’Abbé ! Bien ! Alors pour vingt mille 20 000 $, un peu plus compliqué : à quoi vous fait penser le chiffre 69 ?
Les sourires fleurissent dans le public, qui imagine l’embarras du candidat curé. Au bout d’un moment, le prêtre semble abandonner et annonce :
– Là, je donne ma langue au chat ! répond le curé.
Tonnerre d’applaudissements des spectateurs et félicitations de l’animateur :
– Excellent, Monsieur l’Abbé ! Excellent ! Votre expression est pudique, mais tout le monde aura compris ! On continue pour 50 000 $ ?
– Oui, répondit le curé sans savoir pourquoi sa réponse était acceptée.
– Alors là, je dois dire que vous avez de la chance : nous sommes dans votre domaine ! La question est en effet la suivante : qu’a dit Ève en se voyant pour la première fois dans la glace ?
Cette fois-ci encore, notre brave curé se creuse la cervelle, il se récite mentalement toute la Genèse, mais sur ce point précis, rien ! Finalement, il avoue :
– Alors là, j’ai vraiment un trou…
De nouveau, les applaudissements de la foule font trembler le studio d’enregistrement et l’animateur en sautille d’excitation :
– Magnifique, mon Père : c’est la bonne réponse. Que fait-on après cet exploit ? On tente les 100 000 $ ?
Le curé ne comprend pas très bien comment il a pu donner encore la bonne réponse sans la connaître, mais, admettant que les voies du Seigneur sont impénétrables même à la télévision, il décide de continuer :
– C’est pour les œuvres de la paroisse, donc, oui, je continue !
L’animateur exulte. Le public aussi. La tension est à son comble.
– Et qu’a dit Adam en se voyant pour la première fois dans une glace ?
Le pauvre curé qui ne savait même pas qu’il y avait un miroir dans le jardin d’Eden, réalise que les questions du jeu sont bien plus difficiles que ce qu’il avait imaginé. Finalement, il dit :
– Oh ! Franchement, je ne pensais pas que cela deviendrait si dur !
La foule est carrément debout et scande « Le million ! Le million ! »
– Excellentissime ! dit le maître du jeu. Alors, tenterons-nous le million ?
Le curé n’a toujours pas compris pourquoi on lui dit qu’il a bien répondu, mais conclut que c’est Dieu qui l’aide. Du coup, en pensant à tout ce qu’il pourra faire avec un million, il décide de continuer ! L’animateur :
– Alors, qu’a dit Adam quand il a su qu’Ève était enceinte ?
Après un long silence, catastrophé d’avoir tout perdu, le curé a tout de même la force de répondre :
– Mon Dieu, je savais que j’aurais dû me retirer plus tôt !
Bingoooooooooooooo !!!
L’essence ne cesse de grimper, je parle bien sûr à la pompe, et en majorité les routes regorgent de bagnoles énergivores; des VUS à la tonne et des gros gabarits c’est ce qui roule le plus. L’essence à 2$ le litre c’est pour bientôt, on nous le promet, et à ce moment, l’effet sera évident sur l’abandon des véhicules énergivores au profit de l’électricité. C’est incontournable!
Cette technologie avance à pas de géant et les recharges sont de plus en plus rapides. C’est sur quoi se fait le plus gros du travail. Les recharges ultra rapides, c’est pour demain et l’affiche qui suit, montre ce qui se fait présentement en Suède; une route qui recharge les batteries. Une technologie aux portes de l’Amérique.

Les changements dans les habitudes alimentaires des Canadiens ont débuté après la Seconde Guerre mondiale. Ces changements correspondent à une détérioration globale de la qualité de l’alimentation et de l’état de santé des Canadiens, avec des taux d’obésité et de diabète de type 2 alarmants. Les boissons sucrées, les confiseries, les biscuits, les gâteaux apparaissent sur les tablettes des épiceries dès les années 1950. L’industrie alimentaire a transformé et surtout ultra-transformé les aliments. Depuis 1980, les ventes des aliments ultra-transformés augmentent de façon vertigineuse.
Cette augmentation est encore plus massive dans les pays industrialisés à revenus élevés qui n’ont pas une longue tradition culinaire comme les États-Unis, le Canada et l’Australie. Malheureusement, le phénomène se retrouve aussi dans les pays à faibles et moyens revenus. L’impact sur la santé publique se fait sentir : on observe une augmentation croissante des cas d’obésité et de maladies chroniques comme le diabète de type 2.
Les producteurs d’aliments ultra transformés exercent une influence, un contrôle, une pression considérable sur les consommateurs, les professionnels, les chercheurs et les décideurs publics. L’industrie de la transformation alimentaire utilise les mêmes stratégies que celles du tabac : lobbyisme, poursuites devant les tribunaux, recherche financée par les compagnies du secteur qui confond les données et maintient le public dans le doute.
Une situation paradoxale : au même moment, les ventes de livres de cuisine explosent, les émissions de cuisine se multiplient et les chefs cuisiniers deviennent des vedettes, tant mieux. Mais la réalité est tout autre : le temps passé à cuisiner a diminué et continue de chuter.
Les Américains sont les plus grands consommateurs de mets ultra transformés au monde. En 2008-2009, 59 % des calories consommées par les Américains provenaient d’aliments ultra-transformés. Le Canada arrive en seconde position. La moitié des aliments consommés par les Québécois en 2004 provenait des aliments ultra transformés, surtout populaires chez les enfants et les adolescents. En 2013, le Canadien a consommé en moyenne plus de 230 kilogrammes d’aliments transformés comparativement au Français qui lui en consommait seulement 125 kilogrammes par personne. Cette différence française s’explique par une culture alimentaire axée sur les produits frais et sur les bienfaits de prendre le temps de cuisiner soi-même et de manger en bonne compagnie.
Dans son livre Un cœur pour la vie publié en 2017, le cardiologue montréalais Martin Juneau écrit ceci : la majeure partie de nos calories proviennent de produits industriels transformés. Docteur Juneau écrit aussi, qu’à l’heure actuelle, on estime qu’environ 60 % de toutes les calories ingérées proviennent de ce type d’aliments, fabriqués à partir d’ingrédients bas de gamme et peu coûteux, et ces produits sont nocifs pour la santé.
Le consommateur ignore bien des mécanismes de l’industrialisation. Et comme l’a écrit Fabien Deglise dans Le Devoir : la sauce à « spag » de ma tante Lucille, la pizza du resto du coin ou la boisson aux légumes pour se donner bonne conscience risquent de ne plus avoir le même goût après la lecture de L’Empire de l’or rouge. Dans L’Empire de l’or rouge, publié chez Fafard en avril 2017, Jean-Baptiste Malet décrit la tomate industrielle, dont les conditions de production n’ont rien à voir avec la santé, ni avec la tomate fraîche, comme le symbole de la malbouffe. La tomate d’industrie a été artificiellement crée par l’industrie. Elle est dure, ne se gâte pas facilement, elle peut facilement faire le tour de la terre dans des barils, les mêmes que ceux utilisés pour le pétrole. La tomate d’industrie est partout, il est possible de la cultiver en Italie, au Mexique, de la transporter en Chine pour en faire des concentrés, de retourner en ces concentrés en France, Italie, de les reconditionner et de les vendre avec une étiquette rappelant le pays d’adoption, soit le drapeau de l’Italie ou encore une image rappelant la Provence. En Chine, Malet parle de pesticides interdits, d’ajout de colorant.
Les plats cuisinés maison n’ont rien à voir avec les aliments préparés, prêts à consommer fabriqués par l’industrie. Une saine alimentation est liée à la QUALITÉ des aliments. Le Québec et le Canada disposent de peu de données fiables sous l’angle de la transformation alimentaire et de sa relation avec la qualité de l’alimentation. À ce jour, les meilleurs guide et source de recherches et de statistiques dans le domaine sont ceux de NOVA.
La classification des aliments en quatre groupes par NOVA représente un outil efficace afin de mieux comprendre la transformation des aliments par l’industrie et de développer des recommandations pour une saine alimentation en tenant compte de l’offre alimentaire actuelle et du niveau de transformation des aliments.
PREMIER GROUPE — Les aliments frais non transformés ou minimalement transformés
Ce groupe comprend : le lait pasteurisé, le yogourt nature, les fruits, légumes (frais, séchés ou congelés), les légumineuses, les noix, les viandes, les volailles, les poissons, les œufs, les grains (riz et maïs), la farine, les pâtes alimentaires, les fines herbes, le thé, le café et l’eau. Ce sont des aliments qui ont subi une transformation minime afin d’augmenter leur conservation : réfrigération, congélation, pasteurisation du lait et fermentation du lait pour l’obtention du yogourt naturel.
DEUXIÈME GROUPE — Aliments culinaires
Ce sont des ingrédients rarement consommés seuls. Ils comprennent entre autres : le sucre, le sel, la mélasse, le miel, les huiles végétales et le beurre. Ils sont utilisés pour préparer et ajouter du goût aux aliments du groupe 1 et pour préparer des plats variés fait maison ou dans les restaurants : soupes, plats cuisinés maison, desserts ou autres préparations maison.
TROISIÈME GROUPE — Aliments transformés
Ce groupe est composé d’aliments transformés. Ils proviennent du groupe 1 auxquels on a ajouté des ingrédients du groupe 2. Ils sont alors transformés par différentes méthodes afin d’augmenter le goût et la durabilité des aliments. Le groupe comprend : légumineuses, légumes et fruits en conserve, viandes et poissons fumés, fromages et pains fabriqués avec des ingrédients de base.
QUATRIÈME GROUPE — Aliments et boissons ultra-transformés
Ce groupe comprend les aliments, des produits ultra transformés. Des produits qui comptent cinq ingrédients ou plus, des aliments fabriqués par la grande industrie de la transformation alimentaire. Le but est simple : créer des aliments prêts-à-manger et à boire dans le but de remplacer les aliments peu ou pas transformés.
L’industrie y ajoute des ingrédients qui ne sont pas utilisés dans la préparation des aliments maison ou de restauration : protéines hydrolysées, amidons modifiés, colorants, etc. Ces additifs ont pour rôle d’imiter le goût des aliments du groupe 1 ou encore d’enlever ou d’éliminer certains effets désagréables de l’ultra-transformation des aliments. Ces produits ne sont pas « frais ».
L’industrie alimentaire a développé environ 30 000 additifs qui favorisent la conservation des aliments, leur donnent une belle texture, une couleur attrayante et une bonne odeur. Ils contribuent à les rendre pratiques, durables, attrayants et transportables. Leur publicité est sophistiquée et intense.
L’industrie de la transformation alimentaire a réussi à convaincre un grand nombre de gens que ces produits économisent du temps, nous permettant de faire des choses plus importantes que de cuisiner. Pire, l’industrie tente même de faire croire que ces produits sont nutritifs et bons pour la santé.
Ces aliments ultra transformés sont : les boissons gazeuses, les barres d’énergie, les saucisses, les soupes commerciales, certains cannages et les repas congelés ou prêts-à-manger. On y trouve aussi des céréales issues d’une transformation technologique drastique dans un premier temps et, dans une seconde étape, enrichies de sucre (90 % des sucres ajoutés proviennent des aliments ultra-transformés) ou de sel (80 à 90 % du sel consommé par les Québécois provient d’aliments préparés hors de la maison). Idéalement, une portion doit contenir moins de 140 mg de sodium (www.hypertension.qc.ca) et se méfier des aliments contenant plus de 400 mg de sodium par portion.
Les Québécois qui consomment ces aliments ultra transformés ont une alimentation de moins bonne qualité. Les aliments ultra-transformés contiennent moins de vitamines, minéraux, de fibres, d’éléments nutritifs. Les gras utilisés sont de faible qualité nutritive. Ce fait a un impact sur la santé des gens : pour les personnes diabétiques, les accidents cardiaques représentent un des premiers problèmes de santé.
On observe que les Québécois qui consomment le moins d’aliments ultra-transformés ont de loin une alimentation de meilleure qualité nutritive pour l’ensemble des micronutriments, des vitamines et des minéraux. Ils ont beaucoup moins de risque de développer un diabète de type 2 ou autres maladies et ont une meilleure qualité de vie. Heureusement au Québec, il existe des gens, des familles qui cuisinent et ils demeurent l’exemple à suivre.
Nos grands-parents cuisinaient et jamais l’idée de commander une pizza ou d’acheter un repas congelé ne leur serait venue à l’esprit. Ils utilisaient des aliments frais, peu transformés et cuits avec des ingrédients connus et éprouvés.
Notre qualité, notre espérance de vie sont directement affectées, reliées à notre style de vie. Il faut prendre le temps de bouger, de cuisiner, et de dormir.
Nous devons prioriser la qualité, la variété des aliments et surtout favoriser ceux qui sont peu ou pas transformés. Il faut se souvenir que manger fait partie des plaisirs de la vie et que c’est une activité sociale et agréable pour tout le monde.
Bernard Lavallée, nutritionniste, conférencier et blogueur (le nutritionniste urbain) est depuis 2011, chez Extenso, le Centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal, nous guide dans son livre, Sauver la planéte une bouchée à la fois, Les Éditions La Presse, (photo) comment choisir des aliments plus nutritifs :
1. Évitez les aliments qui contiennent plus de 5 ingrédients.
2. Évitez les ingrédients dont vous ne pouvez pas prononcer le nom.
3. Évitez les ingrédients artificiels.
4. Évitez les aliments qui ont des personnages sur les emballages.
5. Évitez les aliments qui ont des allégations santé.
La science, la médecine, l’hygiène et la pharmacologie ont fait des progrès énormes. Mais notre style de vie actuel a augmenté la prévalence des maladies chroniques.
Danielle Lévesque, Diététiste/Nutritionniste, Revue Plein-Soleil, Automne 2017
La triste histoire du drame affreux de la petite Rosalie Gagnon, 2 ans, qui fait les manchettes depuis près de deux semaines continue d’alimenter les conversations. C’est un infanticide inqualifiable qui s’est passé et surtout pour déposer son cadavre dans une poubelle, il faut être très profondément perturbé.
Pour un chrétien qui croit à un être suprême bon et juste, il faut être habité d’une foi inébranlable pour accepter sans chercher à comprendre, qu’une mère en vienne à détruire ce qui émerge de son propre corps, de sa vie, de son sang. Quand on y pense sérieusement, et en tenant compte de tout ce qui a été véhiculé sur les circonstances de cette tragédie, cet ange a enfin trouvé la paix dans cette vie annonciatrice de misère et de malheur. C’est la très mince consolation qu’on peut en tirer. Dieu l’a rappelé à Lui.
J’ai bien aimé l’article de Lise Ravary, dans les pages d’opinion du Journal de Montréal de dimanche dernier, et il me fait plaisir de le partager avec vous…
PLEURER UN ANGE
Dans ce métier que j’exerce depuis très longtemps, on a beau examiner de près les travers de l’être humain, tant sa bêtise que son potentiel pour la cruauté, on ne s’endurcit jamais autant qu’on le souhaiterait. Nous sommes des crabes à carapace molle, ceux qui font de si bons sushis.
J’ai été frappée de plein fouet par la mort de la petite Rosalie Gagnon, 2 ans. De tous les crimes dont notre espèce est capable, l’infanticide dépasse l’entendement. Comment une mère, un père, peuvent-ils enlever la vie qu’ils ont donnée, et dans un geste de violence extrême massacrer la chair de leur chair? Quel démon les pousse à traverser la frontière entre la normalité et l’horreur à l’état pur?
Certains souffrent de maladies mentales. D’autres pas, pas d’un point de vue clinique. Mais un parent en pleine possession de ses moyens peut-il faire une telle chose? J’en doute. Mais un meurtre demeure un meurtre.
MAUDITE DROGUE
Audrey Gagnon, dont on sait peu de choses, est toxicomane. Tous les parents toxicomanes ne sont pas des monstres. Cela dépend de la personne et de la substance. Il ne faut pas comparer cannabis et méthamphétamine, opioïde ou cocaïne. Mais parlez-en à n’importe quel intervenant de la DPJ et il vous dira que les drogues dures sont présentes dans une grande proportion de cas de maltraitance d’enfants.
J’ai déjà fait du bénévolat auprès de jeunes qui essayaient d’arrêter de consommer. La plupart étaient parents d’enfants de moins de cinq ans. Le crack et le crystal meth, deux poisons hautement addictifs qui peuvent transformer une personne normale en Incroyable Hulk, étaient leurs substances de choix.
J’ai dû cesser ces accompagnements après un certain temps, je n’avais plus la force psychique pour assister, impuissante, à l’enfer que certains de ces parents faisaient vivre à leurs bambins innocents. Combien de signalements non retenus aussi. Le système craque.
Où était rendue Audrey Gagnon dans sa déchéance quand elle aurait poignardé sa petite Rosalie? Y a-t-il un baril assez profond pour contenir une mère qui jette le corps mutilé de son bébé dans une poubelle?
J’espère que le procès nous en apprendra sur la gestion de ce cas par la DPJ et par la maison d’hébergement qui a expulsé Audrey et sa fille de deux ans. Les bas-fonds de l’âme humaine nous sont inaccessibles, mais les corridors administratifs doivent toujours demeurer éclairés.
UN CŒUR
Il est facile de porter des jugements sur les coutumes d’autrui, comme si nous étions immunisés contre l’inhumanité. Mais même après sa mort, Rosalie Gagnon n’a cessé d’être traitée comme un déchet. Après le bac à ordures, cette enfant a failli être enterrée dans une fosse commune, car personne, ni le père ni les grands-parents n’ont réclamé son petit corps.
Heureusement qu’un oncle s’est manifesté, et grâce à lui et à la générosité de Québécois ordinaires, d’un salon funéraire et d’un fleuriste, Rosalie aura des funérailles samedi prochain à l’église Saint-Rodrigue de Québec, à 11h.
Je suis persuadé que l’église sera remplie de bonnes personnes venues pleurer un ange.
Sur ma route, j’ai semé plusieurs moments de souvenirs;
Certains lointains, presque oubliés, viendront se pointer le bout du nez;
Les uns légers feront sourires, les autres parfois feront pleurer;
Mais tous, ils vous rappelleront qu’un jour nos vies se sont croisées.
Sur ma route, j’ai partagé mes heures de doutes et de tourments;
Vous étiez là pour m’épauler même dans les pires moments;
De vos silences à vos sourires, vous avez su être présent;
Et m’offrir la grâce de poursuivre à vos côtés tout simplement.
Sur ma route, j’ai aperçu plusieurs aspects de votre cœur;
Certains comblés, d’autres blessés où la douleur s’était logée;
J’aurais voulu tout réparer avant de devoir vous quitter…
Les maux, les peines qui vous affligent et qui ne peuvent que m’attrister.
Sur ma route, plus rien je n’ai pour aujourd’hui vous consoler;
Ni mots ni voix à faire entendre, ni bras pour prendre et vous bercer;
Rien qu’un cœur qui n’est que souffrance, de ne pouvoir plus rien donner;
Quand de vos yeux je vois l’amour que sincèrement vous me portez.
Sur ma route j’apporterai;
Le souffle des murmures… qui m’ont apaisé;
La chaleur d’une main… tendrement posée;
Les regards bienveillants… qui ont su m’envelopper;
Et ces mille douceurs que vous m’avez léguées.
Et quand le froid du départ deviendra trop cinglant;
De tous ces trésors je m’habillerai;
Pour, un peu plus loin, faire encore quelques pas;
Où, enfin, les frontières n’existeront pas.
Sur ma route, un beau jour, je vous ai trouvés;
Dans mon cœur pour toujours, vous y resterez.
Maryse Dubé
Deux qualités qu’il faut posséder lorsqu’on décide de magasiner et d’acheter des meubles de nos jours. Ma conjointe et moi, venons de vivre l’expérience en emménageant dans notre nouvel appartement. L’exercice nous a semblé bien différent d’une époque qui me semble déjà lointaine. Nouvelles tendances…
D’abord, la publicité est là, invitante; étalement sur plusieurs versements, des prix imbattables, du choix, et j’en passe. C’est ici qu’intervient le bricoleur… Le magasinage est agréable jusqu’au moment où on jette un coup d’œil sur la facture ; presque tout « doit être assemblé par le client ». Ça veut dire sort tes outils mon ami, parce qu’à la livraison, tu vas devoir assembler tout ça; déchiffrer le plan d’assemblage qui n’est pas toujours ce qu’il y a de plus clair, et t’exécuter! Il me semble que cette procédure est récente, non? Ils ont tous pogné la IKEAmanie ou quoi?
Aucun avantage pour le CONsommateur mais beaucoup pour le manufacturier et les livreurs. Fini la responsabilité de l’assemblage! Ils peuvent stocker beaucoup plus, dans un même espace. Même les tables de cuisines ne sont pas assemblées. Il faut y installer les pattes, bien cordées dans une boîte de carton qui pèse une tonne et auquel on n’a pas la même prise que la table déjà assemblée. Est-ce une pratique généralisée? Je ne sais pas parce que je ne les ai pas tous visités. Mais chez ceux que j’ai fréquenté, c’est le cas, et la pratique est même répandue ailleurs, comme la grippe, et pas seulement dans l’ameublement.
Aller voir les meubles de jardins qui attirent le monde par les temps qui courent. Même phénomène… tu sors tes outils! Est-ce qu’un barbecue Napoléon à 5 000$ et plus, est vendu déjà assemblé? Pourquoi pas? À ce prix, c’est pour les gens riches et célèbres qui bénéficient peut-être de cet extra, cette délicate attention, allez voir…
Ce qui m’amène à vous parler de la patience… Le seul exemplaire d’un meuble disponible dans ces grands magasins est celui sur le plancher. Vous avez fait votre choix? Il faut commander! Vous l’aurez dans trois semaines ou un mois. Ça dépend d’une foule de facteurs indépendant de votre volonté. Dans notre cas, nous avions demandé la livraison 6 mois après la date d’achat. Après leur réception à l’appartement, la date de fabrication imprimé sous le meuble indiquait à peine dix jours avant la date livrée. C’est donc dire que la production s’effectue une fois vendu, et presqu’à la date de livraison. « Rien ne se perd, tout se crée une fois vendu et payé », semble être la phrase à la mode.
Juste pour vous donner une idée de la patience qu’il faut, dans un autre magasin spécialisé, sans être haut de gamme, nous avons arrêté notre choix sur une lampe sur pied et une toile, pour habiller un mur dans l’appartement. Quelle fut notre surprise de se faire dire qu’il faudrait deux mois avant de recevoir nos objets de convoitise… pas deux semaines, deux mois! Il y a des coups de pieds qui se perdent à quelque part. Comme ma conjointe voulait absolument cette toile, on a décidé d’aiguiser notre patience, tout en annulant la lampe sur pied… qu’on a facilement trouvé ailleurs et qu’on recevra tout de même dans… deux semaines.
Il faut se rendre à l’évidence qu’aujourd’hui, si tu veux tes meubles déjà assemblés, déménage au lieu d’emménager. C’est toute la différence. Pour en revenir à nos vendeurs, ils ont tous un point en commun; une fois la commande passée, c’est suivant, next!
Ce n’est pas dégueulasse toutes les dépenses exagérées et cachées des membres du gouvernement, principalement parce qu’ils ne veulent pas en divulguer une seule ligne, le moindre de NOS dollars que nous leur donnons comme CONtribuables?
Mais heureusement que les bureaux d’enquête de l’Agence QMI sont là pour veiller au grain et ne chance qu’ils s’occupent de dénoncer les abus. On a entendu parler des extravagantes et somptueuses dépenses du président de l’Assemblée nationale, monsieur Chagnon, pour qui le vin n’a pas de limite quant aux prix et aux quantités. Pris dans les poches des autres, mine de rien, c’est plus facile.
Mais, revirement de situation, les élus ont voté unanimement la transparence pour l’avenir. Une mouche les a piqués probablement, à moins que ce soit les élections qu’on peut sentir facilement et qui se traduit soudainement par une générosité qu’on ne leur connaissait pas.
Quoi qu’il en soit, Rémi Nadeau, journaliste et Chef du bureau parlementaire a pondu un bijou de texte, hier, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, et qui résume très bien cette volte-face. Je ne peux m’empêcher de le partager avec vous, pour votre bon plaisir…
ILS ONT VU LA LUMIÈRE!
Il s’est passé quelque chose de spectaculaire à l’Assemblée nationale. Après des années de noirceur, les élus ont voté unanimement pour que les dépenses détaillées de leurs missions interparlementaires à travers le monde soient rendues publiques.
Tout un revirement. Sans la série de reportages du Journal sur le manque de transparence, ces derniers jours, les députés en seraient-ils arrivés là? On leur a forcé la main, un peu!
Exaspéré par l’aura de mystère autour des dépenses liées aux voyages, le député de Québec solidaire Amir Khadir a déposé hier la motion à ce sujet. Et, oh surprise! Les autres partis d’opposition et même le gouvernement libéral ont choisi de l’appuyer. Comme ça, sans débat. Après que le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon (photo), eut obstinément refusé les demandes répétées des médias depuis des années, avec la bénédiction des partis.
Il faut dire que les langues ont commencé à se délier.
LES BONNES BOUTEILLES
Dans nos pages lundi, un élu soutenait que « Jacques exagère, ça n’a pas de bon sang », affirmant que deux à trois bouteilles de vin par personne avaient été commandées par le président lors d’une mission l’été dernier au Luxembourg.
Récemment, un autre député me confiait aussi que « Jacques ne se contente pas de bouteilles de vin à 40$ », pour décrire le présumé rythme de vie princier du président, qui a participé à douze missions en 2016-2017 seulement.
Au cours de cette année, plus de 800 000$ ont été dépensés par les élus dans ces voyages, sans que l’on puisse savoir de quelle façon,
Le budget de l’Assemblée n’étant pas assujetti à la loi d’accès à l’information, ce qui est un non-sens, le président refusait systématiquement de détailler les dépenses et de les justifier.
On dit qu’il a paru moins affable qu’à l’habitude et qu’il a rapidement quitté un événement auquel il a pris part à la bibliothèque de l’Assemblée hier, probablement déjà au fait de la motion qui serait déposée plus tard en après-midi.
« Honnêtement, je ne pensais pas que le gouvernement appuierait [la motion] », a confié le solidaire Khadir, qui y voit « l’admission d’un problème ». Reste à savoir jusqu’à quel point on détaillera les dépenses, et quand.
UN PRÉSIDENT PRÈS DE LA SORTIE?
Certains élus de l’opposition ont l’impression que le gouvernement libéral a choisi de larguer le président Chagnon, qui est aussi député de Westmount-Saint-Louis.
Le vétéran de l’Assemblée n’a pas encore annoncé s’il sollicitera un nouveau mandat et le parti aimerait probablement pouvoir offrir son comté sûr à un candidat vedette.
« La caricature dans votre Journal va possiblement confirmer sa décision de se retirer », a évoqué un de ses collègues libéraux selon qui, « s’il n’est pas à l’aise avec la décision pour plus de transparence, c’est son problème ».
Une autre source signale que la décision a été prise assez rapidement au caucus libéral, hier, après une brève discussion. « C’était un no brainer. La population demande plus de transparence », confie-t-on.
C’est étrange comme nous étions à 1000 lieux de ce volontarisme touchant, il y a à peine quelques jours. On dirait saint Paul foudroyé sur le chemin de Damas…