Aujourd’hui, on célébre toutes les mamans et comme chaque deuxième dimanche de mai, on aime se rappeler et surtout remercier ces femmes exceptionnelles de leur amour sans commune mesure. La maman, c’est celle qui se donne à ses enfants, les protège, les console, qu’ils soient petits ou grands.
En parcourant les réseaux sociaux, les vœux se multiplient autant que les témoignages. On célèbre cette grande fête par la remémoration de plein de souvenirs, chacun à sa façon. Si elle est encore de ce monde, c’est un privilège qui se célèbre. Les câlins d’enfants doivent se multiplier peu importe l’âge. Un geste spontané qui fait son effet.
Toute la journée, je vais penser à ma mère qui nous a quitté il y a un peu plus de six ans, pour un monde meilleur où j’espère qu’elle se repose. Elle n’a jamais eu de travail et elle vivait pour sa famille. Elle n’arrêtait jamais et se négligeait pour sa progéniture. Elle était partout et ses enfants étaient sa priorité. Pour rien au monde, elle nous aurait abandonné. Il y en aurait tellement à raconter que mes souvenirs s’entrecroisent.
Petit détail assez révélateur de son côté couveuse, lorsque j’ai quitté définitivement le nid familial à 22 ans, elle me faisait encore mon petit déjeuner chaque matin. Elle insistait! J’avais beau essayer de la déjouer, on aurait dit qu’elle dormait toujours sur une seule oreille, avec les yeux ouverts. J’entends encore ses pas venir.
Elle avait 80 ans lorsqu’elle a fait le grand voyage. La maladie l’avait affreusement transformée et c’est à ça que je pense aujourd’hui. Mais maintenant, sous ce beau soleil, je lui dis combien elle était remarquable pour nous et combien je l’aime. Je lui parle quelquefois, comme maintenant pour lui offrir du fond du cœur, toute ma reconnaissance à l’occasion de cette journée qui lui est réservée. Assuré de son écoute, je lui fais le plus virtuel des câlins.
Une maman, on en a qu’une seule et jusque dans l’immensité, ça demeure une pierre précieuse d’une inestimable valeur. Merci pour tout, maman et continue de veiller sur nous, avec papa, d’ici nos retrouvailles.
Preuve que ce gouvernement est essoufflé et dépassé, la ministre de la Justice Stéphanie Vallée se comporte en Ponce Pilate dans la présentation de ses six grandes lignes directrices sur l’encadrement des accommodements religieux.
Il y a quelque chose qu’elle n’a pas compris… Bouchard-Taylor, c’était de l’argent gaspillé et jeté à la rue? Il me semble que c’était clair et limpide. Non! Dans ses rêves les plus fous, elle revient au cas par cas. Il faut avoir plus qu’un secondaire cinq pour en arriver à cette conclusion.
J’espère que la CAQ, si elle est portée au pouvoir en octobre prochain, fera en sorte de tenir ses promesses de passer à la déchiqueteuse la loi 62 une bonne fois pour toute ET DE TRANCHER!
Au bulletin de nouvelles, il fallait voir l’opinion des gens de la rue, le bon peuple, s’opposer unanimement à cette intervention de la ministre. Si prendre une décision définitive pour enfin régler la patate chaude des accommodements religieux est pourtant si simple, pourquoi niaiser et écœurer le monde avec des révélations de la sorte.
Et les arguments de poids sont nombreux. « Il n’y a rien de clair là-dedans lance la Dre Francoeur, présidente de la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec. Comment va-t-on interpréter ça dans un hôpital à deux heures du matin? » Même son de cloche du côté de Sylvain Mallette de la Fédération Autonome de l’Enseignement, qui prédit le Far West. Il donne l’exemple de témoins de Jéhovah qui voudraient retirer leur enfant d’un cours qui enseigne la théorie de l’évolution. « Est-ce qu’on va devoir juger du bien-fondé de la croyance de l’enfant ou des parents. » Et on pourrait en donner des tonnes d’exemples où le gouvernement veut transférer sa responsabilité aux autres.
Finalement vous, chers électeurs, le premier octobre aurez-vous la volonté profonde de montrer la porte de sortie à cette bande de parasites qui s’accrochent au pouvoir. Des politiciens qui n’acceptent rien d’autre que le pouvoir. L’abandon massif de leurs postes en est un exemple éloquent. Le paquebot coule! Un naufrage qui, malheureusement, s’étendra sur plus de 4 mois.
Un golfeur est en train de faire son 7e trou quand il trébuche contre une bouteille. Au moment où il touche la bouteille, un génie apparaît et lui donne à choisir entre deux possibilités :
Ou bien il choisit d’être le meilleur golfeur au monde, ou bien il choisit d’être le meilleur amant au monde.
Le golfeur opte pour être le meilleur golfeur.
Aussitôt dit, aussitôt fait et voilà notre gars qui parvient à faire des prodiges sur le trou suivant. Le golfeur est super content, forcément.
Alors le génie, qui est encore là, lui demande :
– Ce n’est pas vraiment mes affaires mais… pourquoi avez-vous préféré le golf au sexe?
Le golfeur répond :
– Je me débrouille plutôt bien avec les dames alors que j’ai toujours été nul au golf.
Le génie poursuit :
– Juste pour savoir, vous faites l’amour très souvent?
Le golfeur répond :
– Oh, une ou deux fois par mois je pense…
Alors le génie est étonné et lui dit :
– Je ne trouve pas cela formidable…
Le golfeur répond :
Peut-être pas, mais ce n’est pas si mal pour un curé dans un village de 500 habitants.
En feuilletant le numéro de juin de la revue Coup de pouce de ma conjointe Louise, je suis tombé sur un article de Sophie Desrosiers qui a fait des insectes le sujet de son article. Comme nous serons dans quelques jours en pleine période de jardinage, j’ai pensé le partager avec vous. Il est rempli d’informations pertinentes et concerne principalement 5 insectes; les perce-oreilles, les vers blancs, les fourmis, les limaces et les pucerons. À vous d’en profiter…
ALERTE AUX INSECTES
Le beau temps n’arrive pas seul… avec lui, des bestioles feront leur apparition au jardin. Petit guide pour reconnaître les insectes utiles et se débarrasser des indésirables en respectant l’environnement.
Malgré leur aspect rebutant, les perce-oreilles ont des insectes omnivores fort utiles. Ils se nourrissent de larves d’insectes, d’œufs de limaces et de pucerons qui ravagent nos jardins. Ils vivent la nuit, adorent les milieux frais et humides. Ils ne s’attaquent aux plantes que s’ils maquent de nourriture. On ne les élimine qu’en cas de surnombre.
Comment prévenir leur apparition?
On élimine les endroits où ils aiment se réfugier : entre deux morceaux de bois, sous les feuilles mortes et les débris.
Les traitements pour s’en débarrasser
On enduit une feuille de papier journal de beurre d’arachide, qu’on roule serrée juste assez pour que les perce-oreilles y entrent. Au matin, on secoue le piège au-dessus d’un seau d’eau savonneuse.
Les vers sont des larves de coléoptères, comme le hanneton et le scarabée japonais. Ils se nourrissent entre autres de racines de gazon et autres graminées. Comment repérer leur présence? Malgré un arrosage adéquat, notre gazon se mettra à jaunir, à brunir et même à se détacher de la surface comme le ferait un tapis.
Comment prévenir leur apparition?
Pour empêcher les femelles de pondre leurs œufs dans le sol, on garde le gazon à une hauteur de 3 po (7,5 cm). Après la tonte, on laisse les rognures de gazon sur place pour limiter l’accès des insectes à la terre.
On fertilise avec un bon compost et l’on sème du trèfle dans la pelouse : les racines du trèfle empoisonnent les vers.
En juin et en juillet, on élimine les insectes adultes avant qu’ils ne pondent leurs œufs dans le sol. La meilleure technique est la cueillette à la main. On procède de jour en les dénichant sus les feuilles et les branches. On les noie dans un seau rempli d’eau savonneuse. On répète l’opération tous les jours jusqu’à ce qu’on n’en voie plus.
Les traitements pour s’en débarrasser
En cas d’infestation grave, on se procure des nématodes en jardinerie. Ces vers microscopiques tuent les vers blancs. On s’assure que le produit insecticide est frais, on vérifie sa date de péremption et on le conserve au réfrigérateur. Pour maximiser l’efficacité du traitement, on applique les nématodes à l’automne. Selon la marque, ils sont vendus sur une éponge humide, dans une poudre ou dans un gel. On fait tremper le support de culture dans la quantité d’eau recommandée par le fabricant et l’on asperge le mélange sur une pelouse humide. Puis on arrose pour faire pénétrer le produit.
Utiles pour l’équilibre de l’écosystème, les fourmis se nourrissent de déchets organiques, d’insectes et d’animaux morts. De plus, en creusant des tunnels dans le sol, elles aident son aération. Par contre, certaines espèces, comme la fourmi charpentière et a petite fourmi noire, peuvent envahir nos maisons.
Comment prévenir leur apparition?
Les fourmis sont attirées par tout ce qui est sucré et gras. Elles raffolent également du miellat, cette sève sucrée produite par les pucerons. Pour éviter les infestations :
On entrepose les aliments dans des contenants hermétiques;
On garde les comptoirs et les planchers propres;
On rince les contenants avant de les mettre à la récupération;
On vide régulièrement la poubelle de la cuisine.
Les traitements pour s’en débarrasser
Peu importe le type de fourmi auquel on a affaire, il faut toujours atteindre la reine pour neutraliser le nid. Le meilleur truc? On mélange de façon homogène et à parts égales du sucre glace, du bicarbonate de soude et de la levure alimentaire en poudre. Le sucre sert à camoufler la présence des autres ingrédients. Le bicarbonate s’attaque à leur système digestif. Lorsqu’il entre en contact avec la levure dans l’estomac de la fourmi, les deux produits font gonfler, puis exploser l’insecte. À l’intérieur, on dépose le mélange près des fenêtres, des portes ou sur le comptoir. À l’extérieur, on le place sur leur route, en s’assurant qu’il est bien à l’abri de la pluie, car s’il est mouillé, le mélange est inefficace.
À l’extérieur, si l’on sait où se trouve le nid, on l’inonde régulièrement au moyen du boyau d’arrosage pour faire fuir les fourmis.
Il en existe une centaine d’espèces, mais toutes envahissent les plantes pour s’y reproduire et sucer la sève jusqu’à épuisement. L’insecte s’installe sur toutes les parties des végétaux : racines, écorce, tiges, feuilles…
Comment prévenir leur apparition?
Trop de fertilisant attire les pucerons. On répartit donc l’ajout d’engrais sur toute la saison plutôt qu’en grosses quantités au printemps et à l’automne.
On fait un bon dépistage une fois par semaine : un seul puceron peut produire 50 bébés en quatre jours!
Les traitements pour s’en débarrasser
Si l’on détecte une petite quantité de pucerons, on peut les écraser à la main ou tailler la plante, afin d’éliminer la colonie naissante.
En cas d’infestation, on pulvérise un fort jet d’eau pour faire tomber les pucerons.
On peut également vaporiser le plant d’un mélange composé de 1 L d’eau et de 1 cuillère à table de savon à vaisselle. Le savon empêche les pucerons d’adhérer aux végétaux. On asperge ce mélange tous les jours, idéalement le matin.
On attire les prédateurs naturels. Pour se faire, on cultive des plantes mellifères (lys, trèfle, marguerite). Elles attirent les insectes pollinisateurs, comme les syrphes, qui se nourrissent de pucerons.
Elles sortent la nuit ou lors des journées grises pour se nourrir des feuilles des plantes, parfois même des fleurs.
Comment prévenir leur apparition?
On évite de trop arroser, surtout le soir.
On élimine les débris végétaux en contact direct avec le sol, où elles iront pondre leurs œufs et se cacher.
Les traitements pour s’en débarrasser
Lorsqu’elles ne sont pas trop nombreuses, on peut les enlever à la main.
On installe des pièges un peu partout dans le jardin, en laissant un espace de 10 pi (3 m) entre eux. Pour se faire, on utilise des pots de yogourt et l’on perce des trous dans la partie supérieure des parois. On plante les pots dans la terre, de manière à ce que les trous arrivent à la hauteur du sol, on y verse 1 po (2,5 cm) de bière et l’on remet les couvercles. Au matin, on vide les pièges et l’on renouvelle la bière.
Presque tous les produits sont frappés d’une date de péremption ou, si vous préférez, une date d’expiration. Est-ce qu’il faut s’y fier? Certains produits sensibles peut-être. Pour d’autres, on se demande encore la raison d’être de cette date. La fraîcheur pourrait être une plus juste raison mais encore là, c’est discutable.
Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, les brasseurs apposaient une date, qui dépassait rarement 6 mois, sur leurs cannettes et bouteilles de bière… Loin d’être concluante, l’initiative est vite disparue et a duré le temps des roses.
Quoi qu’il en soit, le tableau qui suit n’est pas exhaustif mais donne une idée de certains produits qu’on pourrait qualifier d’indestructibles… enfin, vous voyez ce que je veux dire. Souvent la texture, l’odeur et le goût sont de meilleurs indicateurs.
PARTIE IMPORTANTE
Quand j’étais jeune, ma mère m’a demandé quelle était la partie la plus importante de notre corps. Je pensais que le son était très important pour nous en tant qu’êtres humains, alors j’ai dit :
– Mes oreilles.
– Non, dit-elle. Beaucoup de gens sont sourds…
Un moment plus tard, ma mère m’a redemandé à nouveau. J’avais beaucoup réfléchi et je pensais avoir la bonne réponse.
– La vision est très importante pour tout le monde, donc ça doit être les yeux.
Elle me regarda et dit :
– Tu n’as pas encore la bonne réponse, car il y a beaucoup de gens qui sont aveugles…
J’ai toujours pensé que c’était juste un jeu entre nous deux. Mais le jour où mon grand-père mourut, et devant ma douleur, elle m’a dit :
– Aujourd’hui c’est un jour où tu dois apprendre une importante leçon. La partie la plus importante de notre corps ce sont nos épaules.
Intrigué, je demandais :
– Parce qu’elles font tenir notre tête?
– Non, répondit-elle, c’est parce qu’elles peuvent soutenir la tête d’un ami ou d’un proche quand ils pleurent. Tout le monde a besoin d’une épaule pour pleurer à un moment donné dans sa vie.
À cette époque, j’ai découvert la partie la plus importante de notre corps. Parce que, à l’époque, celui qui avait besoin d’une épaule, c’était moi.
Je souhaite que vous aussi ayez beaucoup d’amour et d’amis, et que vos épaules soient toujours là, quand quelqu’un en aura besoin. Ne jamais oublier :
– Les gens peuvent oublier ce que vous dites, oublier ce que vous faites, mais ils n’oublient jamais ce que vous leurs faites sentir. Les vrais amis sont comme des étoiles; on ne les voit pas toujours, mais vous savez qu’ils sont toujours là.
Les élections provinciales sont dans moins de 5 mois et la question qu’il faut se poser dès maintenant est celle que posait Joseph Facal dans son article de jeudi dernier dans les pages du Journal de Montréal et que je partage avec vous. Dans quatre autres longues années, il sera trop tard. On se prend en main où on laisse les autres le faire à notre place.
Y A-T-IL ENCORE UN PEUPLE QUÉBÉCOIS?
En politique, des faits sans rapport évident sont souvent liés par une logique d’ensemble qui ne se voit pas d’emblée.
Prenez la crise au Bloc québécois. Il est facile d’ironiser.
CUL-DE-SAC
Imaginez une famille dans une chambre d’hôpital, réunie autour d’un patient plongé dans un coma végétatif. Les médecins n’ont aucun mot d’encouragement à offrir. Les dommages au cerveau sont trop profonds et irréversibles.
Les frères et sœurs du patient veulent qu’on le débranche. Sa femme refuse mordicus. Elle fait une scène de plus. Elle engueule infirmières et préposés. Excédé, le reste de la famille s’en va. La femme reste seule.
C’est ce qui arrive au Bloc. On peut déjà graver la pierre tombale : RIP Bloc québécois (1991-201…) Il reste à savoir si le parti mourra en 2018 ou s’il reviendra aux électeurs de le débrancher lors de l’élection fédérale de l’an prochain. Mais l’affaire ne s’arrête pas là.
Les sept députés démissionnaires veulent fonder un nouveau parti. Ce nouveau parti serait-il souverainiste ou pourrait-il accueillir des fédéralistes? Il y a déjà des divergences parmi les sept. Elles pourront sans doute être aplanies, mais elles sont toutes aussi révélatrice que l’implosion du Bloc.
Ajoutez à cela les difficultés du PQ, qui court le risque de ne pouvoir sauver qu’une poignée de sièges. Ajoutez à cela les difficultés de la CAQ à définir un programme authentiquement nationaliste, tout en se disant fédéraliste.
La CAQ formulera des demandes à Ottawa. Elle se fera dire non, comme par le passé. Que faire alors si vous ne gardez pas la souveraineté comme carte éventuelle dans votre jeu?
Le PLQ de Philippe Couillard, lui, n’a même pas la prétention de vouloir réformer le fédéralisme canadien. Ce n’est pas seulement parce qu’il sait qu’il frapperait un mur. C’est parce que Philippe Couillard pense exactement comme Justin Trudeau.
Le PLQ d’aujourd’hui a complètement tourné le dos à sa philosophie politique traditionnelle. Il raisonne à partir des catégories mentales des adversaires historiques de la nation québécoise.
TRAGÉDIE
Comme je le disais plus haut, reliez tous ces points par des lignes, et un portrait global apparaît. Ce portrait, c’est celui d’un peuple qui, de plus en plus, consent à être minorisé, dépendant, colonisé mentalement et matériellement. En ce sens, c’est un peuple qui renie les combats menés jadis.
C’est un peuple qui se contorsionne pour justifier, rationaliser, relativiser, peut-être même pour apprendre à aimer sa triste condition.
Pire encore, c’est celui d’un groupe de gens qui ne se perçoivent même plus comme un peuple. Notre cul-de-sac politique n’est que la conséquence de la dislocation de la nation. Certains trouvent pathétique le Québec d’aujourd’hui. Je le trouve tragique.
– Mon cœur, c’est papa au téléphone. Tu peux me passer maman ?
– Je ne peux pas, elle est à l’étage dans sa chambre avec oncle David.
Bref silence…
– Mais ma chérie, tu n’as pas d’oncle David.
– Si, si, il est dans la chambre avec maman!
– Bien, OK, bon, alors, voilà ce que je veux que tu fasses : pose le téléphone, cours en haut, frappe à la porte de la chambre, et crie à maman et oncle David que la voiture de Papa vient d’entrer dans le garage…
– D’accord papa
Quelques secondes plus tard, la fillette revient au téléphone.
– Z’ai fait ce que tu m’as dit, papa.
– Et qu’est-ce qui s’est passé?
– Ben, maman s’est mise à crier, à sauter hors du lit, toute nue, elle s’est mise à courir partout, elle a glissé sur le tapis, elle est tombée par la fenêtre, et maintenant elle est toute morte.
– Oh Mon Dieu! Mon Dieu ! Mon Dieu!… Et oncle David?
– Ben, il a sauté hors du lit tout nu, s’est mis à courir partout, puis il a sauté par la fenêtre de derrière dans la piscine… Mais il a oublié que le week-end dernier tu avais vidé la piscine pour la nettoyer, et maintenant il est tout mort lui aussi…
Long silence… Puis papa dit :
– La piscine? Quelle piscine?
Je suis bien au 666-89…. ?
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Le jeune bambin se réveille en pleine nuit et il entend du bruit qui vient de la chambre de ses parents. Il se lève discrètement et va observer la scène intime. Le lendemain matin, au petit déjeuner, il demande à maman :
– Pourquoi tu rebondissais sur papa, hier?
La mère, gênée, improvise :
– Tu sais, comme papa a un gros ventre, je saute dessus pour le faire maigrir!
Le bambin réfléchit deux secondes et dit :
– Ça ne marchera jamais!
Sa maman, amusée, lui demande :
– Et pourquoi, ça ne marcherait pas selon toi?
Le bambin explique :
– Parce que quand tu vas faire les courses, le samedi après-midi, il y a une dame qui vient et qui regonfle papa.
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Un jeune garçon demande à sa mère :
– Est-ce que les dindes ont des seins?
– Non, répond sa mère.
Le garçon :
– Ben, pourtant, papa a dit à la femme de ménage qu’elle avait des plus beaux seins que sa dinde.!
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Un enfant voit dans la rue un chien en train de saillir une chienne et demande à son père ce qu’ils font. Le père embarrassé explique que la chienne qui se trouve dessous ne veut pas rentrer à la niche, et que le chien est en train de la pousser pour la ramener.
L’enfant :
– C’est comme maman hier, heureusement qu’elle se tenait bien au lavabo, sinon le facteur l’emmenait à la poste!
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Toto est assis au premier rang. L’instituteur demande aux élèves de lui citer des exemples d’excitants.
– Le café, répond Natacha.
– Très bien, lui dit l’instituteur.
– L’alcool, répond Pierrot.
– Très bien, lui dit l’instituteur.
– Une femme à poil, répond Thomas.
– L’instituteur, d’une voix sévère :
– Tu diras à ton père de passer me voir demain, j’ai deux mots à lui dire.
Le lendemain l’instituteur remarque que Thomas est assis au dernier rang Il l’interpelle :
– Thomas, as-tu fait la commission à ton père?
– Oui Monsieur.
– Qu’est-ce qu’il t’a dit?
– Il m’a dit : si ton instituteur n’est pas excité par une femme à poil, c’est que c’est un pédé! Tiens-toi loin de lui.
Je m’ennuie du nationalisme de la fin des années soixante. Le mouvement indépendantiste était en pleine effervescence avec mon idole de toujours, René Lévesque, qui nous promettait un pays et de réaliser le rêve de Jean Lesage en quelque sorte; « Maître chez-nous ».
Cinquante années plus tard c’est triste de constater comme les temps ont changé. Le référendum de 1995, perdu par la peau des fesses, a sonné le glas dans la population. Il aura eu l’effet d’un violent coup de massue qui sonnait le réveil des fédéralistes, décidés par tous les moyens, a enterré définitivement le mouvement souverainiste. On connaît la suite. Le mouvement s’effrite et au lieu de s’unir, on continue de se diviser.
Mardi dernier, Josée Legault en a fait le sujet de sa chronique dans le Journal de Montréal, qui me rejoint et que je partage avec vous. Elle fait une énumération très juste des cinquante dernières années de l’action politique au Québec. Et c’est la triste réalité…
UNE NATION EN DÉSARROI
1968 – l’année de tous les possibles. Ici, et partout en occident. Au Québec, un nationalisme nouveau prend un air festif et espérant. Les artistes sont à l’avant-garde d’une société en devenir qui se modernise rapidement. Les intellectuels foisonnent d’idées audacieuses. On découvre le monde et le monde nous découvre.
La justice sociale devient une valeur collective. On lutte pour que le français s’installe enfin comme le socle principal d’un peuple de plus en plus diversifié. À l’automne, la fondation du Parti québécois fait rêver d’un Québec pays. Chez les fédéralistes québécois, le nationalisme est l’objet de fierté et de revendications.
2018 – 50 ans à peine plus tard, on a beau se faire optimiste pour la galerie, il n’en reste pas moins que cette nation en construction prometteuse patauge depuis des années dans un désarroi dont elle refuse de prendre la pleine mesure.
POINT DE BASCULE
Sur presque tous les plans, le descriptif de 1968 est aujourd’hui renversé. Lorsqu’au sein du seul État francophone d’Amérique, la congestion automobile et le débat sur le hijab occupent autant l’espace politique, c’est que l’âme de ce peuple s’est réfugiée dans le vide occupationnel.
Quel fut le point de bascule? Le référendum de 1995 et ses tristes suites. Après la quasi-victoire du Oui, les élites politiques du Québec, tous partis confondus, souverainistes et fédéralistes, se sont mises en mode déni.
La chasse obsessionnelle au déficit zéro a pris des dimensions quasi religieuses. La corruption s’est remise de la partie. On décapite les services sociaux pour mieux gaver les médecins spécialistes. À nos risques et périls, on néglige même l’école publique.
Sans broncher, Philippe Couillard se permet de traîner ses adversaires dans la boue gluante d’une « xénophobie » imaginaire. Du jamais vu pour un premier ministre du Québec. Quant aux rêves d’un pays pour les uns et d’une province autonome pour les autres, ils volent en éclats sans faire de bruits.
SURSAUT?
Sous Martine Ouellet, la pénible agonie du Bloc québécois depuis la vague orange de 2011 se poursuit. Au PQ, depuis le dernier référendum, le vaisseau amiral prend l’eau. Comme le rappelait souvent Jacques Parizeau, sans le ciment de son projet politique, la famille souverainiste est condamnée à se disloquer. La CAQ rêvant du moment où elle pourrait enfin remplacer le PQ comme alternative aux libéraux.
Pendant ce temps, marcher dans le centre-ville de Montréal, c’est se soumettre au son écorchant d’un franglais informe et inculte. « Bonjour! Hi! » n’est qu’un symptôme parmi d’autres d’une langue nationale esseulée.
Cette vision des choses, certains la trouveront déconnectée ou inutilement pessimiste. Elle est pourtant factuelle. Et l’avenir? Heureusement, il recommence chaque matin…
Malgré la déroute ambiante, qui sait en effet ce qui pourrait naître ou renaître après le scrutin du 1er octobre. Y aura-t-il ou non une prise de conscience essentielle pour retrouver notre chemin perdu? Ne reste plus qu’à l’espérer et, surtout, à y travailler très fort.
Un curé qui a besoin d’argent pour sa paroisse s’inscrit à un jeu télévisé. C’est un peu surprenant, mais l’animateur en a vu d’autres et il commence :
– Alors, première question, Monsieur l’Abbé, pour 1 000 $ : à quoi vous fait penser le chiffre 22 ?
– À l’expression « 22 », v’là les flics !
– C’est votre dernier mot ?
– Oui, c’est mon dernier mot, dit le curé.
– Très bonne réponse, Monsieur l’Abbé ! On continue pour 5 000 $ ?
– Oui !
– À quoi vous fait penser le chiffre 33 ?
– À une visite chez le médecin, lorsqu’il demande au patient : Dites 33.
– C’est votre dernier mot ?
– Oui, c’est mon dernier mot, dit le curé.
– Encore une bonne réponse, Monsieur l’Abbé ! Bien ! Alors pour vingt mille 20 000 $, un peu plus compliqué : à quoi vous fait penser le chiffre 69 ?
Les sourires fleurissent dans le public, qui imagine l’embarras du candidat curé. Au bout d’un moment, le prêtre semble abandonner et annonce :
– Là, je donne ma langue au chat ! répond le curé.
Tonnerre d’applaudissements des spectateurs et félicitations de l’animateur :
– Excellent, Monsieur l’Abbé ! Excellent ! Votre expression est pudique, mais tout le monde aura compris ! On continue pour 50 000 $ ?
– Oui, répondit le curé sans savoir pourquoi sa réponse était acceptée.
– Alors là, je dois dire que vous avez de la chance : nous sommes dans votre domaine ! La question est en effet la suivante : qu’a dit Ève en se voyant pour la première fois dans la glace ?
Cette fois-ci encore, notre brave curé se creuse la cervelle, il se récite mentalement toute la Genèse, mais sur ce point précis, rien ! Finalement, il avoue :
– Alors là, j’ai vraiment un trou…
De nouveau, les applaudissements de la foule font trembler le studio d’enregistrement et l’animateur en sautille d’excitation :
– Magnifique, mon Père : c’est la bonne réponse. Que fait-on après cet exploit ? On tente les 100 000 $ ?
Le curé ne comprend pas très bien comment il a pu donner encore la bonne réponse sans la connaître, mais, admettant que les voies du Seigneur sont impénétrables même à la télévision, il décide de continuer :
– C’est pour les œuvres de la paroisse, donc, oui, je continue !
L’animateur exulte. Le public aussi. La tension est à son comble.
– Et qu’a dit Adam en se voyant pour la première fois dans une glace ?
Le pauvre curé qui ne savait même pas qu’il y avait un miroir dans le jardin d’Eden, réalise que les questions du jeu sont bien plus difficiles que ce qu’il avait imaginé. Finalement, il dit :
– Oh ! Franchement, je ne pensais pas que cela deviendrait si dur !
La foule est carrément debout et scande « Le million ! Le million ! »
– Excellentissime ! dit le maître du jeu. Alors, tenterons-nous le million ?
Le curé n’a toujours pas compris pourquoi on lui dit qu’il a bien répondu, mais conclut que c’est Dieu qui l’aide. Du coup, en pensant à tout ce qu’il pourra faire avec un million, il décide de continuer ! L’animateur :
– Alors, qu’a dit Adam quand il a su qu’Ève était enceinte ?
Après un long silence, catastrophé d’avoir tout perdu, le curé a tout de même la force de répondre :
– Mon Dieu, je savais que j’aurais dû me retirer plus tôt !
Bingoooooooooooooo !!!
L’essence ne cesse de grimper, je parle bien sûr à la pompe, et en majorité les routes regorgent de bagnoles énergivores; des VUS à la tonne et des gros gabarits c’est ce qui roule le plus. L’essence à 2$ le litre c’est pour bientôt, on nous le promet, et à ce moment, l’effet sera évident sur l’abandon des véhicules énergivores au profit de l’électricité. C’est incontournable!
Cette technologie avance à pas de géant et les recharges sont de plus en plus rapides. C’est sur quoi se fait le plus gros du travail. Les recharges ultra rapides, c’est pour demain et l’affiche qui suit, montre ce qui se fait présentement en Suède; une route qui recharge les batteries. Une technologie aux portes de l’Amérique.

Les changements dans les habitudes alimentaires des Canadiens ont débuté après la Seconde Guerre mondiale. Ces changements correspondent à une détérioration globale de la qualité de l’alimentation et de l’état de santé des Canadiens, avec des taux d’obésité et de diabète de type 2 alarmants. Les boissons sucrées, les confiseries, les biscuits, les gâteaux apparaissent sur les tablettes des épiceries dès les années 1950. L’industrie alimentaire a transformé et surtout ultra-transformé les aliments. Depuis 1980, les ventes des aliments ultra-transformés augmentent de façon vertigineuse.
Cette augmentation est encore plus massive dans les pays industrialisés à revenus élevés qui n’ont pas une longue tradition culinaire comme les États-Unis, le Canada et l’Australie. Malheureusement, le phénomène se retrouve aussi dans les pays à faibles et moyens revenus. L’impact sur la santé publique se fait sentir : on observe une augmentation croissante des cas d’obésité et de maladies chroniques comme le diabète de type 2.
Les producteurs d’aliments ultra transformés exercent une influence, un contrôle, une pression considérable sur les consommateurs, les professionnels, les chercheurs et les décideurs publics. L’industrie de la transformation alimentaire utilise les mêmes stratégies que celles du tabac : lobbyisme, poursuites devant les tribunaux, recherche financée par les compagnies du secteur qui confond les données et maintient le public dans le doute.
Une situation paradoxale : au même moment, les ventes de livres de cuisine explosent, les émissions de cuisine se multiplient et les chefs cuisiniers deviennent des vedettes, tant mieux. Mais la réalité est tout autre : le temps passé à cuisiner a diminué et continue de chuter.
Les Américains sont les plus grands consommateurs de mets ultra transformés au monde. En 2008-2009, 59 % des calories consommées par les Américains provenaient d’aliments ultra-transformés. Le Canada arrive en seconde position. La moitié des aliments consommés par les Québécois en 2004 provenait des aliments ultra transformés, surtout populaires chez les enfants et les adolescents. En 2013, le Canadien a consommé en moyenne plus de 230 kilogrammes d’aliments transformés comparativement au Français qui lui en consommait seulement 125 kilogrammes par personne. Cette différence française s’explique par une culture alimentaire axée sur les produits frais et sur les bienfaits de prendre le temps de cuisiner soi-même et de manger en bonne compagnie.
Dans son livre Un cœur pour la vie publié en 2017, le cardiologue montréalais Martin Juneau écrit ceci : la majeure partie de nos calories proviennent de produits industriels transformés. Docteur Juneau écrit aussi, qu’à l’heure actuelle, on estime qu’environ 60 % de toutes les calories ingérées proviennent de ce type d’aliments, fabriqués à partir d’ingrédients bas de gamme et peu coûteux, et ces produits sont nocifs pour la santé.
Le consommateur ignore bien des mécanismes de l’industrialisation. Et comme l’a écrit Fabien Deglise dans Le Devoir : la sauce à « spag » de ma tante Lucille, la pizza du resto du coin ou la boisson aux légumes pour se donner bonne conscience risquent de ne plus avoir le même goût après la lecture de L’Empire de l’or rouge. Dans L’Empire de l’or rouge, publié chez Fafard en avril 2017, Jean-Baptiste Malet décrit la tomate industrielle, dont les conditions de production n’ont rien à voir avec la santé, ni avec la tomate fraîche, comme le symbole de la malbouffe. La tomate d’industrie a été artificiellement crée par l’industrie. Elle est dure, ne se gâte pas facilement, elle peut facilement faire le tour de la terre dans des barils, les mêmes que ceux utilisés pour le pétrole. La tomate d’industrie est partout, il est possible de la cultiver en Italie, au Mexique, de la transporter en Chine pour en faire des concentrés, de retourner en ces concentrés en France, Italie, de les reconditionner et de les vendre avec une étiquette rappelant le pays d’adoption, soit le drapeau de l’Italie ou encore une image rappelant la Provence. En Chine, Malet parle de pesticides interdits, d’ajout de colorant.
Les plats cuisinés maison n’ont rien à voir avec les aliments préparés, prêts à consommer fabriqués par l’industrie. Une saine alimentation est liée à la QUALITÉ des aliments. Le Québec et le Canada disposent de peu de données fiables sous l’angle de la transformation alimentaire et de sa relation avec la qualité de l’alimentation. À ce jour, les meilleurs guide et source de recherches et de statistiques dans le domaine sont ceux de NOVA.
La classification des aliments en quatre groupes par NOVA représente un outil efficace afin de mieux comprendre la transformation des aliments par l’industrie et de développer des recommandations pour une saine alimentation en tenant compte de l’offre alimentaire actuelle et du niveau de transformation des aliments.
PREMIER GROUPE — Les aliments frais non transformés ou minimalement transformés
Ce groupe comprend : le lait pasteurisé, le yogourt nature, les fruits, légumes (frais, séchés ou congelés), les légumineuses, les noix, les viandes, les volailles, les poissons, les œufs, les grains (riz et maïs), la farine, les pâtes alimentaires, les fines herbes, le thé, le café et l’eau. Ce sont des aliments qui ont subi une transformation minime afin d’augmenter leur conservation : réfrigération, congélation, pasteurisation du lait et fermentation du lait pour l’obtention du yogourt naturel.
DEUXIÈME GROUPE — Aliments culinaires
Ce sont des ingrédients rarement consommés seuls. Ils comprennent entre autres : le sucre, le sel, la mélasse, le miel, les huiles végétales et le beurre. Ils sont utilisés pour préparer et ajouter du goût aux aliments du groupe 1 et pour préparer des plats variés fait maison ou dans les restaurants : soupes, plats cuisinés maison, desserts ou autres préparations maison.
TROISIÈME GROUPE — Aliments transformés
Ce groupe est composé d’aliments transformés. Ils proviennent du groupe 1 auxquels on a ajouté des ingrédients du groupe 2. Ils sont alors transformés par différentes méthodes afin d’augmenter le goût et la durabilité des aliments. Le groupe comprend : légumineuses, légumes et fruits en conserve, viandes et poissons fumés, fromages et pains fabriqués avec des ingrédients de base.
QUATRIÈME GROUPE — Aliments et boissons ultra-transformés
Ce groupe comprend les aliments, des produits ultra transformés. Des produits qui comptent cinq ingrédients ou plus, des aliments fabriqués par la grande industrie de la transformation alimentaire. Le but est simple : créer des aliments prêts-à-manger et à boire dans le but de remplacer les aliments peu ou pas transformés.
L’industrie y ajoute des ingrédients qui ne sont pas utilisés dans la préparation des aliments maison ou de restauration : protéines hydrolysées, amidons modifiés, colorants, etc. Ces additifs ont pour rôle d’imiter le goût des aliments du groupe 1 ou encore d’enlever ou d’éliminer certains effets désagréables de l’ultra-transformation des aliments. Ces produits ne sont pas « frais ».
L’industrie alimentaire a développé environ 30 000 additifs qui favorisent la conservation des aliments, leur donnent une belle texture, une couleur attrayante et une bonne odeur. Ils contribuent à les rendre pratiques, durables, attrayants et transportables. Leur publicité est sophistiquée et intense.
L’industrie de la transformation alimentaire a réussi à convaincre un grand nombre de gens que ces produits économisent du temps, nous permettant de faire des choses plus importantes que de cuisiner. Pire, l’industrie tente même de faire croire que ces produits sont nutritifs et bons pour la santé.
Ces aliments ultra transformés sont : les boissons gazeuses, les barres d’énergie, les saucisses, les soupes commerciales, certains cannages et les repas congelés ou prêts-à-manger. On y trouve aussi des céréales issues d’une transformation technologique drastique dans un premier temps et, dans une seconde étape, enrichies de sucre (90 % des sucres ajoutés proviennent des aliments ultra-transformés) ou de sel (80 à 90 % du sel consommé par les Québécois provient d’aliments préparés hors de la maison). Idéalement, une portion doit contenir moins de 140 mg de sodium (www.hypertension.qc.ca) et se méfier des aliments contenant plus de 400 mg de sodium par portion.
Les Québécois qui consomment ces aliments ultra transformés ont une alimentation de moins bonne qualité. Les aliments ultra-transformés contiennent moins de vitamines, minéraux, de fibres, d’éléments nutritifs. Les gras utilisés sont de faible qualité nutritive. Ce fait a un impact sur la santé des gens : pour les personnes diabétiques, les accidents cardiaques représentent un des premiers problèmes de santé.
On observe que les Québécois qui consomment le moins d’aliments ultra-transformés ont de loin une alimentation de meilleure qualité nutritive pour l’ensemble des micronutriments, des vitamines et des minéraux. Ils ont beaucoup moins de risque de développer un diabète de type 2 ou autres maladies et ont une meilleure qualité de vie. Heureusement au Québec, il existe des gens, des familles qui cuisinent et ils demeurent l’exemple à suivre.
Nos grands-parents cuisinaient et jamais l’idée de commander une pizza ou d’acheter un repas congelé ne leur serait venue à l’esprit. Ils utilisaient des aliments frais, peu transformés et cuits avec des ingrédients connus et éprouvés.
Notre qualité, notre espérance de vie sont directement affectées, reliées à notre style de vie. Il faut prendre le temps de bouger, de cuisiner, et de dormir.
Nous devons prioriser la qualité, la variété des aliments et surtout favoriser ceux qui sont peu ou pas transformés. Il faut se souvenir que manger fait partie des plaisirs de la vie et que c’est une activité sociale et agréable pour tout le monde.
Bernard Lavallée, nutritionniste, conférencier et blogueur (le nutritionniste urbain) est depuis 2011, chez Extenso, le Centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal, nous guide dans son livre, Sauver la planéte une bouchée à la fois, Les Éditions La Presse, (photo) comment choisir des aliments plus nutritifs :
1. Évitez les aliments qui contiennent plus de 5 ingrédients.
2. Évitez les ingrédients dont vous ne pouvez pas prononcer le nom.
3. Évitez les ingrédients artificiels.
4. Évitez les aliments qui ont des personnages sur les emballages.
5. Évitez les aliments qui ont des allégations santé.
La science, la médecine, l’hygiène et la pharmacologie ont fait des progrès énormes. Mais notre style de vie actuel a augmenté la prévalence des maladies chroniques.
Danielle Lévesque, Diététiste/Nutritionniste, Revue Plein-Soleil, Automne 2017