Les changements dans les habitudes alimentaires des Canadiens ont débuté après la Seconde Guerre mondiale. Ces changements correspondent à une détérioration globale de la qualité de l’alimentation et de l’état de santé des Canadiens, avec des taux d’obésité et de diabète de type 2 alarmants. Les boissons sucrées, les confiseries, les biscuits, les gâteaux apparaissent sur les tablettes des épiceries dès les années 1950. L’industrie alimentaire a transformé et surtout ultra-transformé les aliments. Depuis 1980, les ventes des aliments ultra-transformés augmentent de façon vertigineuse.
Cette augmentation est encore plus massive dans les pays industrialisés à revenus élevés qui n’ont pas une longue tradition culinaire comme les États-Unis, le Canada et l’Australie. Malheureusement, le phénomène se retrouve aussi dans les pays à faibles et moyens revenus. L’impact sur la santé publique se fait sentir : on observe une augmentation croissante des cas d’obésité et de maladies chroniques comme le diabète de type 2.
Les producteurs d’aliments ultra transformés exercent une influence, un contrôle, une pression considérable sur les consommateurs, les professionnels, les chercheurs et les décideurs publics. L’industrie de la transformation alimentaire utilise les mêmes stratégies que celles du tabac : lobbyisme, poursuites devant les tribunaux, recherche financée par les compagnies du secteur qui confond les données et maintient le public dans le doute.
Une situation paradoxale : au même moment, les ventes de livres de cuisine explosent, les émissions de cuisine se multiplient et les chefs cuisiniers deviennent des vedettes, tant mieux. Mais la réalité est tout autre : le temps passé à cuisiner a diminué et continue de chuter.
Les Américains sont les plus grands consommateurs de mets ultra transformés au monde. En 2008-2009, 59 % des calories consommées par les Américains provenaient d’aliments ultra-transformés. Le Canada arrive en seconde position. La moitié des aliments consommés par les Québécois en 2004 provenait des aliments ultra transformés, surtout populaires chez les enfants et les adolescents. En 2013, le Canadien a consommé en moyenne plus de 230 kilogrammes d’aliments transformés comparativement au Français qui lui en consommait seulement 125 kilogrammes par personne. Cette différence française s’explique par une culture alimentaire axée sur les produits frais et sur les bienfaits de prendre le temps de cuisiner soi-même et de manger en bonne compagnie.
Dans son livre Un cœur pour la vie publié en 2017, le cardiologue montréalais Martin Juneau écrit ceci : la majeure partie de nos calories proviennent de produits industriels transformés. Docteur Juneau écrit aussi, qu’à l’heure actuelle, on estime qu’environ 60 % de toutes les calories ingérées proviennent de ce type d’aliments, fabriqués à partir d’ingrédients bas de gamme et peu coûteux, et ces produits sont nocifs pour la santé.
Le consommateur ignore bien des mécanismes de l’industrialisation. Et comme l’a écrit Fabien Deglise dans Le Devoir : la sauce à « spag » de ma tante Lucille, la pizza du resto du coin ou la boisson aux légumes pour se donner bonne conscience risquent de ne plus avoir le même goût après la lecture de L’Empire de l’or rouge. Dans L’Empire de l’or rouge, publié chez Fafard en avril 2017, Jean-Baptiste Malet décrit la tomate industrielle, dont les conditions de production n’ont rien à voir avec la santé, ni avec la tomate fraîche, comme le symbole de la malbouffe. La tomate d’industrie a été artificiellement crée par l’industrie. Elle est dure, ne se gâte pas facilement, elle peut facilement faire le tour de la terre dans des barils, les mêmes que ceux utilisés pour le pétrole. La tomate d’industrie est partout, il est possible de la cultiver en Italie, au Mexique, de la transporter en Chine pour en faire des concentrés, de retourner en ces concentrés en France, Italie, de les reconditionner et de les vendre avec une étiquette rappelant le pays d’adoption, soit le drapeau de l’Italie ou encore une image rappelant la Provence. En Chine, Malet parle de pesticides interdits, d’ajout de colorant.
Les plats cuisinés maison n’ont rien à voir avec les aliments préparés, prêts à consommer fabriqués par l’industrie. Une saine alimentation est liée à la QUALITÉ des aliments. Le Québec et le Canada disposent de peu de données fiables sous l’angle de la transformation alimentaire et de sa relation avec la qualité de l’alimentation. À ce jour, les meilleurs guide et source de recherches et de statistiques dans le domaine sont ceux de NOVA.
La classification des aliments en quatre groupes par NOVA représente un outil efficace afin de mieux comprendre la transformation des aliments par l’industrie et de développer des recommandations pour une saine alimentation en tenant compte de l’offre alimentaire actuelle et du niveau de transformation des aliments.
PREMIER GROUPE — Les aliments frais non transformés ou minimalement transformés
Ce groupe comprend : le lait pasteurisé, le yogourt nature, les fruits, légumes (frais, séchés ou congelés), les légumineuses, les noix, les viandes, les volailles, les poissons, les œufs, les grains (riz et maïs), la farine, les pâtes alimentaires, les fines herbes, le thé, le café et l’eau. Ce sont des aliments qui ont subi une transformation minime afin d’augmenter leur conservation : réfrigération, congélation, pasteurisation du lait et fermentation du lait pour l’obtention du yogourt naturel.
DEUXIÈME GROUPE — Aliments culinaires
Ce sont des ingrédients rarement consommés seuls. Ils comprennent entre autres : le sucre, le sel, la mélasse, le miel, les huiles végétales et le beurre. Ils sont utilisés pour préparer et ajouter du goût aux aliments du groupe 1 et pour préparer des plats variés fait maison ou dans les restaurants : soupes, plats cuisinés maison, desserts ou autres préparations maison.
TROISIÈME GROUPE — Aliments transformés
Ce groupe est composé d’aliments transformés. Ils proviennent du groupe 1 auxquels on a ajouté des ingrédients du groupe 2. Ils sont alors transformés par différentes méthodes afin d’augmenter le goût et la durabilité des aliments. Le groupe comprend : légumineuses, légumes et fruits en conserve, viandes et poissons fumés, fromages et pains fabriqués avec des ingrédients de base.
QUATRIÈME GROUPE — Aliments et boissons ultra-transformés
Ce groupe comprend les aliments, des produits ultra transformés. Des produits qui comptent cinq ingrédients ou plus, des aliments fabriqués par la grande industrie de la transformation alimentaire. Le but est simple : créer des aliments prêts-à-manger et à boire dans le but de remplacer les aliments peu ou pas transformés.
L’industrie y ajoute des ingrédients qui ne sont pas utilisés dans la préparation des aliments maison ou de restauration : protéines hydrolysées, amidons modifiés, colorants, etc. Ces additifs ont pour rôle d’imiter le goût des aliments du groupe 1 ou encore d’enlever ou d’éliminer certains effets désagréables de l’ultra-transformation des aliments. Ces produits ne sont pas « frais ».
L’industrie alimentaire a développé environ 30 000 additifs qui favorisent la conservation des aliments, leur donnent une belle texture, une couleur attrayante et une bonne odeur. Ils contribuent à les rendre pratiques, durables, attrayants et transportables. Leur publicité est sophistiquée et intense.
L’industrie de la transformation alimentaire a réussi à convaincre un grand nombre de gens que ces produits économisent du temps, nous permettant de faire des choses plus importantes que de cuisiner. Pire, l’industrie tente même de faire croire que ces produits sont nutritifs et bons pour la santé.
Ces aliments ultra transformés sont : les boissons gazeuses, les barres d’énergie, les saucisses, les soupes commerciales, certains cannages et les repas congelés ou prêts-à-manger. On y trouve aussi des céréales issues d’une transformation technologique drastique dans un premier temps et, dans une seconde étape, enrichies de sucre (90 % des sucres ajoutés proviennent des aliments ultra-transformés) ou de sel (80 à 90 % du sel consommé par les Québécois provient d’aliments préparés hors de la maison). Idéalement, une portion doit contenir moins de 140 mg de sodium (www.hypertension.qc.ca) et se méfier des aliments contenant plus de 400 mg de sodium par portion.
Les Québécois qui consomment ces aliments ultra transformés ont une alimentation de moins bonne qualité. Les aliments ultra-transformés contiennent moins de vitamines, minéraux, de fibres, d’éléments nutritifs. Les gras utilisés sont de faible qualité nutritive. Ce fait a un impact sur la santé des gens : pour les personnes diabétiques, les accidents cardiaques représentent un des premiers problèmes de santé.
On observe que les Québécois qui consomment le moins d’aliments ultra-transformés ont de loin une alimentation de meilleure qualité nutritive pour l’ensemble des micronutriments, des vitamines et des minéraux. Ils ont beaucoup moins de risque de développer un diabète de type 2 ou autres maladies et ont une meilleure qualité de vie. Heureusement au Québec, il existe des gens, des familles qui cuisinent et ils demeurent l’exemple à suivre.
Nos grands-parents cuisinaient et jamais l’idée de commander une pizza ou d’acheter un repas congelé ne leur serait venue à l’esprit. Ils utilisaient des aliments frais, peu transformés et cuits avec des ingrédients connus et éprouvés.
Notre qualité, notre espérance de vie sont directement affectées, reliées à notre style de vie. Il faut prendre le temps de bouger, de cuisiner, et de dormir.
Nous devons prioriser la qualité, la variété des aliments et surtout favoriser ceux qui sont peu ou pas transformés. Il faut se souvenir que manger fait partie des plaisirs de la vie et que c’est une activité sociale et agréable pour tout le monde.
Bernard Lavallée, nutritionniste, conférencier et blogueur (le nutritionniste urbain) est depuis 2011, chez Extenso, le Centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal, nous guide dans son livre, Sauver la planète une bouchée à la fois, Les Éditions La Presse, comment choisir des aliments plus nutritifs :
1. Évitez les aliments qui contiennent plus de 5 ingrédients.
2. Évitez les ingrédients dont vous ne pouvez pas prononcer le nom.
3. Évitez les ingrédients artificiels.
4. Évitez les aliments qui ont des personnages sur les emballages.
5. Évitez les aliments qui ont des allégations santé.
La science, la médecine, l’hygiène et la pharmacologie ont fait des progrès énormes. Mais notre style de vie actuel a augmenté la prévalence des maladies chroniques.
Source : Danielle Lévesque, diététiste-nutritionniste, Revue Plein Soleil, automne 2017
Fait assez rare au fil des années, le dernier tournoi de pétanque de la saison, prévu pour lundi dernier, a dû être reporté à hier parce que la pluie, le vent et le froid menaçaient de jouer les trouble-fêtes. Le soleil, revenu avec de belles intentions, n’allait pas compromettre cette dernière compétition. Ici, à Pioneer Village, la pétanque est aux francophones, ce que le shuffleboard, ou jeu de palets, est
aux Américains.
22 équipes étaient inscrites pour se disputer les honneurs et le coup d’envoi était donné vers 13h30, sous un mercure plus qu’idéal. Fini les numéros qui décollent sur les chandails. Les organisateurs ont réglé le problème en fabricant des pastilles de couleur, numérotées et avec des épingles à l’arrière pour les fixer aux vêtements. Une belle idée et combien novatrice. Ces mêmes pastilles, remises à la fin du tournoi, servent de numéros individuels lors des nombreux tirages.
Pour revenir à la compétition, deux équipes ont terminé à égalité en seconde position. L’équipe du capitaine Raymond Lalonde, flanqué de Michel Flowers et Francine Tremblay, sans subir la défaite, remettait une carte de 13-11, 13-4 et 13-5 pour un différentiel de 19 points (39-20). Ex-aequo, l’équipe du capitaine Jacques Gagné, assisté de Paul Faucher et Suzanne Ferland, y allait également de trois victoires 13-8, 13-12 et un formidable blanchissage de 13-0, pour un différentiel identique.
Les grands vainqueurs de ce tournoi, avec des victoires de 13-6, 13-8 et 13-1 fut l’équipe du capitaine Pierre Destrempes et ses équipiers Maurice Arsenault et Johanne Tremblay, avec un différentiel de 24 points, (39-15). Ils mettaient ainsi la main sur la bourse et le précieux trophée qui immortalise leur exploit. Maurice Arsenault n’apparaît pas sur la photo, c’est pourquoi j’ai ajouté la photo d’équipe.
Encore une saison fantastique pour les amateurs. On constate la popularité de cette activité en y rencontrant, presque tous les jours ou soirs, des mordus, en train de pratiquer pour parfaire leur technique. Année après année, ça ne dérougit pas. Si certains joueurs abandonnent, la relève est là, soyez-en sûr.
Au risque de me répéter, si le succès est au rendez-vous, c’est grâce à toute une équipe de bénévoles qui y met toutes ses énergies et on ne peut que les remercier de leur implication. Le rideau est finalement tombé sur cette saison 2018 et on se retrouve en janvier 2019 pour renouer avec la compétition. Les photos de ce dernier tournoi sont disponibles en cliquant sur ce lien.
Il a neigé toute la nuit. Alors, pour prendre un peu d’air vivifiant, je sors dehors et décide de faire un bonhomme de neige… quelle mauvaise idée.
08:00 : Je fais un bonhomme de neige.
08:10 : Une féministe passe et me demande pourquoi je n’ai pas fait une bonne femme de neige.
08:15 : Alors je fais aussi une bonne femme de neige
08:17 : La gardienne des voisins râle parce qu’elle trouve la poitrine de la bonne femme de neige trop voluptueuse.
08:20 : Le couple de gais du quartier grommèle que ça aurait pu être deux bonshommes de neige.
08:25 : Les végétariens de l’appartement 12 rouspètent à cause de la carotte qui sert de nez au bonhomme. Les légumes sont de la nourriture et ne doivent pas servir à ça.
08:28 : On me traite de raciste car le couple est blanc.
08:31 : Les musulmans de l’autre côté de la rue veulent que je mette un foulard à ma bonne femme de neige.
08:40 : Quelqu’un appelle la police qui vient voir ce qui se passe.
08:42 : On me dit qu’il faut que j’enlève le manche à balai que tient le bonhomme de neige car il pourrait être utilisé comme une arme mortelle. Les choses empirent quand je marmonne :
– Ouais ; surtout si vous l’avez dans le cul!
08:45 : L’équipe de télévision locale s’amène. Ils me demandent si je connais la différence entre un bonhomme de neige et une bonne femme de neige. Je réponds :
– Oui ; les boules…! et on me traite de sexiste.
08:52 : Mon téléphone portable est saisi, contrôlé et je suis embarqué au poste de police.
09:00 : Je parais au journal télévisé ; on me suspecte d’être un terroriste profitant du mauvais temps pour troubler l’ordre public.
09:10 : On me demande si j’ai des complices.
09:29 : Un groupe djihadiste inconnu revendique l’action.
Morale : il n’y a pas de morale à cette histoire. C’est juste le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.
Peu importe ce que tu dis et tu fais, ou ne dis pas et ne fais pas, il y aura des personnes qu’Yvon te critiquer!
Si t’es pauvre, Yvon dire que tu ne sais pas t’administrer.
Si t’es riche, Yvon dire que t’es malhonnête.
Si t’as absolument besoin de crédit, Yvon te le refuser.
Si t’es prospère, Yvon te faire des faveurs.
Si t’es en politique, Yvon te dire que tu acceptes des pots de vin.
Si tu n’es pas en politique, Yvon dire que tu n’es pas patriote.
Si tu n’es charitable, Yvon dire que tu veux bien paraître.
Si tu n’es pas capable de donner, Yvon dire que tu es Séraphin.
Si tu pratiques ta religion, Yvon dire que tu es pas mal sauté.
Si tu n’es pas pratiquant, Yvon dire que tu fais une mauvaise vie.
Si t’as beaucoup de peine, Yvon dire que tu veux de l’apitoiement.
Si tu es heureux, Yvon dire que tu vis sur un nuage rose.
Si tu es affectueux, Yvon dire que tu es faible.
Si tu n’es pas affectueux, Yvon dire que tu n’as pas de cœur.
Si tu meurs jeune, Yvon dire que tu avais tout pour réussir.
Si tu vis vieux, Yvon dire que t’as manqué le bateau.
Si tu économises ton argent, Yvon dire que tu es avare.
Si tu dépenses tes sous, Yvon dire que t’es irresponsable.
Si tu travailles fort, Yvon dire que tu ne profites pas de la vie.
Si tu ne travailles pas, Yvon dire que tu es lâche comme un âne.
Mais si tu te fiches d’Yvon, qu’est-ce qu’Yvon dire? Yvon te respecter!
Sans prétention, Yvon!
Couillard et Barrette ont préparé leur avenir ou plutôt, leur retour en médecine, en doublant le salaire de leurs homologues, les médecins, en seulement 9 ans. Cette arnaque a créé tout un précédent dans l’opinion publique, dont celui de dépenser l’argent en santé d’une ignoble façon et surtout, de la mauvaise façon.
Quand on connaît ce que les médecins ont reçu en cadeau de la part de ces deux ministres, on ne peut arriver à une autre conclusion. Ils préparent leur retour à la vie normale dès les premiers jours de l’automne; moins d’heures, mais pas mal plus de pognon. Ça devrait rendre leur défaite un brin amère, de courte durée, avec en prime, une généreuse allocation de départ pour sécher leurs pleurs.
Quoi qu’il en soit, j’ai dévoré l’article que Josée Legault écrivait dans le Journal de Montréal de vendredi dernier et qui en trace un portrait assez éloquent de ces deux toubibs arnaqueurs. Si vous l’avez manqué, le voici.
LA GENÈSE DE L’ARNAQUE
Selon une étude rigoureuse rendue publique cette semaine, la rémunération des médecins spécialistes a plus que doublé entre 2006 et 2015. Le tout pendant que leur productivité baissait. Considérant l’ampleur des sommes globales en jeu – près de 8 milliards $ cette année –, qu’on l’appelle arnaque ou marché de dupes, le triste constat est le même.
Cette œuvre est celle du tandem Barrette-Couillard. Durant la même période, le Dr Gaétan Barrette est passé de président de la puissante Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) à ministre de la santé. Le Dr Philippe Couillard, lui, de ministre de la Santé à premier ministre.
Quant à l’invisible Diane Francoeur, présidente actuelle de la FMSQ, elle préfère jouer à la pauvre « victime » des médias. Elle accuse même ses nombreux détracteurs de vouloir « dénigrer » les médecins eux-mêmes. Quelle bêtise.
Ce qui est dénoncé est la rapacité pécuniaire de la FMSQ et les politiques publiques complices des gouvernements Charest et Couillard. Ce qui lève le cœur, ce sont les milliards en fonds publics engloutis dans une rémunération aux airs évidents de bar ouvert et d’oligarchie médicale.
GENÈSE DE L’ARNAQUE
Derrière cette arnaque politique se cachent des sommes qui, de très loin, excèdent celles du scandale des commandites. Or, la véritable origine de ce « tout aux médecins », on la trouve dans l’apparition de deux dogmes insensés et injustifiés visant à le justifier face à l’électorat.
Premier dogme : Pour la rémunération des médecins, il y aurait eu urgence de « rattraper » la moyenne canadienne, et surtout ontarienne. Tout d’abord établi par François Legault alors qu’il était ministre de la Santé, sous le duo Barrette-Couillard, ce dogme nouveau prendra des proportions hallucinantes.
Loufoque, ce dogme ne prend pas en compte la réalité, le coût de la vie étant moins élevé ici. Qui plus est, depuis quand le Québec aligne-t-il ses politiques sur celles de son voisin nettement plus riche?
Ce dogme du « rattrapage » n’était qu’un bien piètre prétexte pour enrichir personnellement les membres de la même profession que celles de messieurs Couillard et Barrette. Je le répète, c’est une situation troublante de conflits d’intérêts.
CRÉDULES ET SOUMIS
Deuxième dogme : la rémunération des médecins ne doit pas excéder 20% du budget de la santé. Traduction : Allons-y gaiement jusqu’à 20%! Mais d’où vient ce chiffre? Pourquoi 20% pendant que d’autres postes budgétaires en santé et services sociaux crient famine.
Pourquoi 20%, même en pleine austérité? Pourquoi ne pas redescendre à 15% ou 14%? Question de renforcer les services qui en ont vraiment besoin. Pourquoi pas? Mystère et boule de gomme.
La morale de cette histoire est simple. En politique comme en religion, répéter mécaniquement des dogmes comme des incantations d’écervelés finit par miner le jugement. Par définition, les dogmes doivent être remis en question par la raison.
Gare aux dogmes, car ils rendent crédules et soumis. Ce qui, face aux dogmes du duo Barrette-Couillard, aussi finement cousus de fil chirurgical fussent-ils, semble être enfin chose du passé.
Une femme arrive au paradis. Saint-Pierre l’interroge :
– Pensez-vous avoir bien mérité le paradis?
– Oui. J’ai été une bonne épouse pendant 40 ans et bien élevé mes 6 enfants.
– Entrez, chère Madame!
Alors que Saint-Pierre va fermer la porte, un homme se présente :
– Saint-Pierre, j’ai entendu ce que vous venez de dire à cette dame… Moi, j’ai été marié 4 fois…
Saint-Pierre l’interrompt sèchement :
– Pas question d’entrer! Ici, on reçoit les martyrs, pas les idiots!
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Une femme arrive au ciel, avant de repartir en enfer pour sa période de pénitence, elle demande à Saint-Pierre si elle pouvait revoir son mari …
– On va faire un effort et le chercher…
Saint-Pierre consulte son ordinateur et regarde dans le fichier des bienfaiteurs : Rien! Il regarde le fichier des Béats : Rien! Il va voir dans le dossier des Saints : toujours rien!
– Au fait, vous étiez mariés longtemps?
Toute fière :
– Oh oui, 52 ans!
– Ah bien sûr, ça explique tout! C’est chez les martyrs qu’il fallait chercher!
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Un camionneur s’arrête à un restaurant en bordure de la route. Il donne sa commande :
– Je voudrais trois pneus plats, une paire de phares pour brouillard et une planche à roulettes.
La nouvelle serveuse blonde, pour ne pas paraître stupide, accepte la commande. Elle va voir le cuisiner et lui répète la commande en disant :
– Ce gars où est-ce qu’il se croit? Dans un magasin de pièces d’autos ou quoi?
– Non, dit le cuisinier. Trois pneus plats, veulent dire trois crêpes, une paire de phares pour brouillard, veut dire deux œufs aux jaunes non crevés et les deux planches à roulettes, deux tranches de bacon croustillant.
– Oh, OK! dit la blonde, j’ai compris!
Elle réfléchit un instant puis remplit un petit plat de fèves au lard. Elle va le porter au camionneur. Celui-ci demande :
– Pourquoi les fèves au lard?
Elle lui répond :
– J’ai pensé que le temps que votre commande soit prête, vous aimeriez faire le plein de gaz!
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– Papa, c’est quoi la déclaration d’impôts?
– C’est l’inverse du bulletin scolaire, mon fils. Quand tu as bien travaillé, tu es puni!
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Un africain rencontre un médecin blanc et lui demande :
– C’est quoi exactement le Viagra?
Le médecin répond :
– Ce sont des pilules qui vous font faire l’amour 10 fois par jour…
Et l’Africain de répondre :
– Aaah! C’est un calmant…
Il y a de ces jours ou on se demande ce qui se passe pour que des compagnies ajoutent des frais d’honoraires à leurs services. Si quelques-uns sont justifiés, d’autres le sont beaucoup moins et frisent l’aberration. C’est ce qui m’est arrivé dernièrement avec ma compagnie d’assurance-auto et habitation, et je n’en suis pas encore revenu. Je ne mentionnerai pas de nom mais je veux vous en faire part parce que si on ne dit rien ou on ne fait rien, ces sociétés continueront de facturer des honoraires abusifs. C’est contagieux!
Des modifications mineures devaient être apportées à mes polices d’assurances auto et habitations et c’est ce que j’ai fait au cours des dernières semaines. Entre autres, j’ai signalé mon changement d’adresse; une normalité et même une évidence quand on déménage.
Il y a quelques jours, je vérifiais les prélèvements bancaires mensuels de ces polices pour constater qu’en mars, la mensualité était différente des mois précédents. Une douzaine de dollars s’était ajoutée sans autres explications. Pour y voir plus clair, j’ai communiqué avec mon assureur qui m’a confirmé que la hausse de ma prime était due à des honoraires qu’on m’avait facturé pour avoir effectué mon changement d’adresse.
Sidéré, je demande des explications pour apprendre que la compagnie facture ces frais en guise de paiement d’honoraires pour ce service. Je reste bouche bée! On me dit qu’on m’en avait avisé, au moment de changer mon adresse et malheureusement je n’en ai aucun souvenir. C’est le concept que je dénonce… c’est n’importe quoi.
Est-ce que l’employée est rentrée au travail uniquement pour traiter mon changement d’adresse? Non, elle était sur ses heures normales de travail. Alors si je n’appelle pas, elle n’est pas payée? J’en doute. Pourquoi ces frais déguisés? Pour avoir parlé à un humain, on me facture des honoraires bidons. Aurais-je eu les mêmes frais, si j’avais modifié mes données via le site Web de la compagnie? Je ne sais pas.
C’est devenu la mode de facturer pour toutes sortes de niaiseries du genre, partout. Mon interlocutrice, pour se justifier, a comparé ces honoraires à ceux que les pharmaciens appliquent pour des renouvellements de prescriptions… foutaise. C’est ce qui ne paraît pas et qu’on omet volontairement de nous dire lorsqu’on les sollicite. Les petits caractères… ceux que personne ne lit. Les compagnies d’assurances le savent et mettent des milliers de mots dans leurs documents, sachant fort bien que ce soit trop ardu de s’y attarder. Pourtant, on devrait. Ce qui prendrait 20 pages en caractères normaux en prend trois et ils ne fournissent pas la loupe pour pouvoir les lire.
Les honoraires sont devenus des moyens de faire plus d’argent. Des prétextes, des fourre-tout. Les banques en ont à profusions, les médecins aussi et voilà que les courtiers en assurances s’y mettent sans discernement. Et qui paie toujours pour tout ça? Le CONtribuable.
LE HUARD GLISSERA À 60 CENTS D’ICI LA FIN DE 2019
AGENCE QMI | Le huard glissera considérablement face au dollar américain d’ici la fin de 2019, selon un éminent spécialiste américain des devises, a rapporté Bloomberg, hier.
John R. Taylor, l’ancien président de FXConcepts, prédit que le dollar canadien se transigera à environ 60 cents américains à la fin de l’an prochain, ce qui constituerait un creux jamais atteint depuis 2002.
« Le fort raffermissement du dollar américain depuis le début de février est le début de ce mouvement, et ce cycle durera encore deux ans et trois mois, a-t-il écrit dans son infolettre de la firme Taylor Global Vision qu’il dirige, selon Bloomberg. Nous misons sur 1,60 $ CAN [pour 1 $ US] à la fin de l’an prochain. »
Il prédit que le huard perdra quelques plumes au mois de mai. Il mentionne que le Canada aura de la difficulté à combattre l’isolationnisme prôné par Donald Trump.
« Justin Trudeau et le Canada vont riposter, mais son pays ne représente que 10% de la taille des États-Unis, un décalage typique pour un intimidateur, et la réaction, désirée ou non, sera que le dollar canadien va s’affaiblir face au dollar américain », a-t-il affirmé en analysant ses modèles statistiques.
UN PAS DE PLUS VERS DES PROFESSEURS ARMÉS EN FLORIDE
Miami | (AFP) Le congrès de Floride a approuvé hier une loi qui restreint l’accès aux armes à feu tout en ouvrant la voie à la possibilité d’armer certains enseignants, en réponse à la tuerie récente de l’école secondaire de Parkland.
Après une courte victoire au Sénat lundi, la « loi de sécurité publique Marjory Stoneman Douglas » – du nom du collège de Parkland attaqué le 14 février – a été approuvé par 67 voix contre 50 à la Chambre des représentants de Floride.
Pour entrer en vigueur, la mesure doit désormais être ratifiée par le gouverneur de Floride, Rick Scott, mais le républicain n’a pas encore déclaré s’il s’opposerait à son parti et y mettrait son véto. Rick Scott s’est en effet publiquement opposé à la proposition du président Donald Trump d’armer les enseignants.
JEAN-MARC FOURNIER QUITTE LE PARTI LIBÉRAL
Bon débarras pour ce profiteur en ce qui me concerne. La politique a été très bonne pour ce monsieur qui, en 2008 avait pris une pause… et encaissé une généreuse prime de départ, pour revenir en 2010. Maintenant, il quitte encore avec une autre généreuse prime. À part ça, il a fait quoi au juste. Difficile de cerner n’est-ce pas!
ŒIL POUR ŒIL
Que ce soit pour l’ALENA ou le bois d’œuvre et plus récemment l’aluminium et l’acier, Donald Trump prend son air de « beu » pour imposer des taxes à l’importation. Et nous, qu’est-ce qu’on fait ? On tend l’autre joue? Il faut répliquer avec une substantielle surtaxe sur l’électricité qu’on exporte dans ce pays qui se croit le nombril du monde. On répond à une menace par une autre menace. Mais en y pensant bien c’est prêcher dans le désert pour nos politiciens qui sont plus fort en gueule qu’en action. Attendez de voir ce qui va sortir des négociations pour l’ALENA… nous allons encore perdre des acquis. En dernière heure, on apprend que le président Trump exemptera le Canada et le Mexique de cette taxe sur l’acier et l’aluminium. Ça reste à voir, et on n’en est pas à une surprise près avec ce cher Donald.
Aujourd’hui, 8 mars, on célèbre les femmes et pour l’occasion, je vous offre ce texte que publiait Denise Bombardier dans les pages d’opinions du Journal de Montréal de lundi dernier. Bonne lecture et surtout bonne Journée internationale des femmes.
LA JOURNÉE DES VICTIMES
Depuis des années, j’appréhende le 8 mars décrété Journée de la femme. Cette date n’en est pas une de réjouissances, car les porte-parole de cet événement nous traceront un portrait si noir, déformé et déprimant de la situation des femmes chez nous qu’une chatte n’y retrouverait pas ses chatons.
D’abord, on aura droit à travers les médias à un discours victimaire de la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Gabrielle Bouchard, une transgenre devenue femme dans la trentaine, qui viendra nous décrire l’exploitation sexuelle des femmes aux mains des hommes. Elle dénoncera la situation économique catastrophique des femmes et la discrimination québécoise envers les minorités sexuelles féminines.
Les idéologues patentés réciteront leur catéchisme habituel où il sera question de la destruction du patriarcat millénaire, de la révolution du langage sexiste et des entraves à la liberté des femmes, qui malgré les droits reconnus seraient dans nos démocraties des espèces d’esclaves.
PORTRAIT NOIR
Le portrait brossé sera déprimant, sans nuances et exacerbé dans le contexte des mouvements comme #moiaussi.
L’on comprend que les femmes se départagent entre les ultra-militantes, théoriciennes du féminisme, qui s’embarrassent peu de la réalité. Elles constituent une minorité, ce qui n’est pas, en soi, un défaut. Puis, on retrouve la majorité composée de femmes qui n’affichent pas leur féminisme à la manière d’une arme de combat, mais comme une évidence. Quelles sont les femmes, à vrai dire, qui refusent l’égalité des sexes, à part quelques cocotes qui croient qu’en s’affichant antiféministes, elles attirent davantage les mâles?
La Journée de la femme au Québec devrait être à l’image des Québécoises. Fières d’allure, elles parlent dru et sans gnangnan. Elles aiment et apprécient les hommes – c’est le cas de nombre de femmes gaies, soit dit en passant –, elles pratiquent l’humour, adorent se retrouver entre « filles », jeunes ou vieilles, et sont habitées par un sentiment de fierté.
ÉMANCIPATION
En effet, elles savent quel chemin leur mère a parcouru pour accéder à cette émancipation d’elles-mêmes qui fait l’envie des femmes d’ailleurs, les Françaises au premier chef. Ma chère Benoîte Groulx était amoureuse des Québécoises, qui l’épataient et l’émouvaient. Combien de fois me l’a-t-elle répété? Et elle était impressionnée par nos hommes si peu machos comparés à ses propres compatriotes.
Les victimes n’ont pas d’avenir, étant par définition prisonnières d’un bourreau réel ou imaginaire. Dans le contexte de notre émancipation, la Journée de la femme ne se justifie qu’à condition de briser le discours misérabiliste, victimaire er marginal.
Il ne s’agit pas d’oublier les statistiques sur la pauvreté des femmes, les agressions multiples qu’elles subissent, leur aliénation et les inégalités qui les touchent. Mais le 8 mars n’a pas de sens chez nous que s’il permet aux plus démunies d’espérer. De sortir du déterminisme inéluctable qui les emprisonne. Nous avons fait des pas de géant : que cela se sache jeudi prochain. Que cela nous réjouisse et nous réconforte. Ce n’est pas une journée de découragement ou de colère. L’allégresse, n’est-ce pas du genre féminin?
Bien que les stratagèmes de fraude demeurent sensiblement les mêmes depuis plusieurs années, les fraudeurs ont désormais accès à une panoplie de moyens technologiques pour cibler leurs victimes. Grâce à Internet, aux médias sociaux et aux courriels, ils peuvent plus facilement joindre des milliers de victimes potentielles.
LES FRAUDES CLASSIQUES
La combine à la Ponzi consiste à solliciter des investisseurs sur promesse de rendements intéressants. Les sommes obtenues servent à payer des rendements fictifs à d’autres investisseurs ou à rembourser ceux qui souhaitent récupérer leur argent. Les fraudeurs donnent l’impression à leurs victimes que leur investissement est profitable et qu’elles peuvent facilement récupérer leur argent.
L’hameçonnage consiste à faire parvenir de faux courriels ou messages textes paraissant provenir d’entreprises, d’institutions financières ou d’organismes gouvernementaux légitimes pour tromper leurs destinataires afin d’obtenir leurs renseignements personnels et financiers permettant par la suite de les frauder.
Les ventes pyramidales sont un autre stratagème illégal fréquemment utilisé. Les promoteurs vous promettent des rendements exceptionnels si vous investissez votre argent, et bien davantage si vous recrutez de nouveaux investisseurs.
LES DERNIÈRES TENDANCES
Les fraudeurs se servent de plus en plus des tendances financières pour attirer leurs victimes. Ils proposent par exemple des investissements alléchants dans des produits en vogue, notamment dans des devises, des options binaires ou des cryptomonnaies*, et offrent des modes de paiement simples (cartes de crédit, PayPal, etc.). En règle générale, votre argent ne sera pas véritablement investi. Il ira dans les poches des fraudeurs.
RECONNAÎTRE LES SIGNAUX D’UNE POSSIBLE FRAUDE
1- On vous pousse à investir rapidement dans un placement garanti sans risque offrant des rendements élevés, par exemple 5% ou 6%.
2- On vous demande de payer avec des cryptomonnaies. Attention, car les cryptomonnaies attirent beaucoup les fraudeurs et les blanchisseurs d’argent.
3- On vous indique que le placement a été approuvé par l’Autorité des marchés financiers. Sachez que l’Autorité ne se prononce jamais sur la qualité des titres offerts aux investisseurs.
4- On mentionne que le produit proposé n’est pas réglementé ou qu’il n’est pas nécessaire d’être inscrit auprès de l’Autorité pour en faire la vente.
UTILISER LES BONS OUTILS
Avant d’investir, vérifiez auprès de l’Autorité que la personne ou l’entreprise qui vous offre un produit financier est autorisée à le faire. Les sommes qu’on investit dans des placements sont souvent très importantes. On a tout intérêt à prendre le temps requis pour réfléchir avant d’investir.
COMMENT RÉAGIR À UNE FRAUDE
Vous croyez être victime d’une fraude? Contactez rapidement l’Autorité pour expliquer la situation. Pour plus d’information, consultez le site Web de l’Autorité des marchés financiers ou communiquez avec notre Centre d’information, au 1 (877) 525-0337.
NDLR. : La fraude est une infraction criminelle punissable en vertu de l’article 380 du Code criminel. Si vous en êtes victime, portez plainte sans tarder à la police.
*Cryptomonnaie ou bitcoin : Unité monétaire en usage sur Internet, indépendante des réseaux bancaires et liée à un système de cryptage qui enregistre toutes les transactions effectuées avec chaque unité.
Source : Autorité des marchés financiers JDM2155034
Les inventeurs québécois – Joseph-Armand Bombardier (1907-1964)
Joseph-Armand Bombardier, né le 16 avril 1907 à Valcourt, est un mécanicien autodidacte. Il montre durant son adolescence un penchant créatif ainsi que des connaissances techniques. Il fait son entrée au séminaire Charles-Borromée de Sherbrooke, en septembre 1921, à l’âge de 14 ans. Son père l’encourage à devenir prêtre mais le jeune homme persiste à modifier et à créer de nouveaux projets, notamment un mini-canon fonctionnel ainsi qu’un premier engin à ski motorisé à l’âge de 15 ans. Lors d’un de ses retours du séminaire, son père finit par reconnaître ses capacités de mécanicien et l’envoie apprendre le métier avec le meilleur mécanicien de la ville de Valcourt. En 1926, à l’âge de 19 ans, il ouvre son premier garage à Valcourt qui est financé par son père.
DÉVELOPPEMENT DE L’AUTONEIGE
Dans les années 1930, les routes du Québec n’étaient pas déneigées, ce qui isolait ainsi les communautés rurales. La neige rendait les déplacements lents et difficiles, surtout lors de tempêtes. Ce problème pousse alors des inventeurs, comme Joseph-Adalbert Landry de Mont-Joli, à réaliser des prototypes de véhicules pouvant rouler sur la neige. Landry présente son prototype au salon de l’automobile de Montréal en 1924, qui est une Ford équipée de patins et d’une chenille souple.
En 1934, Joseph-Armand Bombardier décide de s’investir dans un nouveau prototype d’autoneige après le décès de son fils Yvon, car il n’avait pas pu l’amener à l’hôpital dû aux routes bloquées par la neige. Ses premiers modèles sont faits sur mesure, puis deviennent des variations d’un produit, pour ensuite devenir des produits standardisés. Ses premiers véhicules sont pour des clients riches et professionnels, comme les médecins auxquels l’invention leur sera précieuse pour visiter leurs clients. Par la suite, il crée des modèles plus abordables.
Le 21 décembre 1936, deux ans après la mort de son fils, il enregistre son premier brevet et commence la production de son nouveau véhicule. Ensuite, il crée son premier engin, le B7 doté du barbotin-chenille. Cette technologie est un engrenage recouvert de caoutchouc et de chenilles sur les roues arrière. Puis, c’est ce système de traction partiellement en caoutchouc qui rend tous les véhicules de Bombardier beaucoup plus efficaces sur la neige que tous les autres véhicules à chenilles de métal inventés à l’époque. Le B7 eut un franc succès et en 1939, l’usine de Valcourt ne suffit plus à répondre à la demande. Une nouvelle usine est construite en 1940, avec une capacité de production de 200 véhicules par année. Celle-ci sera inaugurée le 29 janvier 1941 sous le nom de « L’Auto-Neige Bombardier Limitée ».
En cherchant à perfectionner le B7, il remarque l’accumulation de neige dans les roues. Donc, en 1940, il commercialise une nouvelle version du B7 avec des roues pleines. Ensuite, en 1941, Bombardier met au point l’autoneige B12, qui pouvait transporter jusqu’à douze passagers. Ce modèle a un profil plus allongé, lui donnant une allure plus aérodynamique. Puis, le B12 devient la base de ses futurs modèles, par exemple le C18.
SECONDE GUERRE MONDIALE
Les demandes grandissantes seront freinées par la Seconde Guerre mondiale, puis les mesures de rationnement mises en place par le gouvernement canadien. Le ministère des Munitions et des Approvisionnements demande alors à Bombardier de réaliser des modèles de véhicules de transport sur terrains enneigés pour les Forces canadiennes, par exemple pour la Norvège. Le B12 servira de base pour ses véhicules militaires. Cette contribution de véhicules spécialement adaptés pour les divers types de terrain lui permet de développer plusieurs brevets. (ROY, J., 2002) Les Forces canadiennes passant une grande commande dans des délais très restreints, la société doit s’installer à Montréal, puisque l’usine de Valcourt est trop petite pour satisfaire cette demande. Pendant cette période, l’usine de Valcourt produit les pièces pour l’usine de Montréal, ainsi que quelques autoneiges civiles.
APRÈS GUERRE ET MOTONEIGE
Après la guerre, le B12 connait une grande popularité. Il est utilisé dans plusieurs domaines, pour toutes sortes d’usages. Cependant, le gouvernement québécois finit par généraliser le déneigement des chemins ruraux et J.-Armand Bombardier doit élargir son entreprise. Il la diversifie en fabriquant des véhicules tous-terrains. Le Muskeg, véhicule créé pour l’industrie forestière et minière, en est un exemple.
Insatisfait des fournisseurs de caoutchouc, Bombardier commence à fabriquer ses propres chenilles. Ceci rend possible la production de petites motoneiges pour une ou deux personnes lorsque des petits moteurs fiables et légers à quatre temps apparaissent dans les années 1950. Son fils Germain participe aussi à l’élaboration de ces véhicules. Le premier modèle fabriqué en série par Bombardier sort en 1959. Il est fait en acier et a un châssis d’une seule pièce. Sa transmission est manuelle, le moteur léger est à quatre temps et les skis sont en bois. Sa vitesse maximale est de 25 milles par heure (40 km/h).
Durant les années suivantes, Bombardier apporte plusieurs modifications à ces modèles. Après le décès de Joseph-Armand Bombardier en 1964, l’entreprise Bombardier Inc. se développe pour devenir une des multinationales les plus influentes dans l’industrie.
Source Wikipedia
Immensément triste l’histoire de la jeune Athena Gervais dont le corps a été retrouvé, jeudi dernier, dans un ruisseau de Laval, à l’arrière de son école secondaire. Les autorités ont conclu à une mort accidentelle, probablement causée par une intoxication à l’alcool contenu dans une cochonnerie, la boisson « FCKD UP » vendue en vente libre, alors que des mises en garde contre ce produit, ont déjà été publiées. Parce qu’il y a un décès s’y rattachant, on décide maintenant de les retirer. Pourquoi cette inertie et attendre une tragédie avant d’agir?
Mais l’adolescence étant ce qu’elle est, qui n’a pas dérogé à certaines règles, n’a pas défié l’autorité, ne s’est pas cru invincible en se disant que ça n’arrive qu’aux autres. Mourir à 14 ans, c’est une calamité. Dans les pages d’opinions du Journal de Montréal d’hier, Lise Ravary en a fait le sujet de son article des plus intéressants que je veux partager avec vous…
MOURIR DE JEUNESSE
Je ne la connaissais pas, mais quand j’ai appris qu’Athena Gervais, 14 ans, avait été retrouvée morte au fond d’un ruisseau derrière son école, j’ai eu l’impression de recevoir un coup de poing dans l’estomac.
L’enquête sur les causes de son décès n’est pas terminée, mais tout pointe en direction d’un accident à la suite d’une consommation d’alcool.
Depuis, je pense souvent à ses parents qui lui ont donné un si joli nom. Athena, fille de Zeus, déesse grecque de la sagesse et des arts, mais aussi de la guerre et des armes. Une double personnalité.
CHERCHER LA CAUSE
Les parents d’Athena, version Gervais, savaient-ils que leur belle jeune fille souriante avait un autre visage, celui de la rébellion adolescente, et qu’elle buvait du FCKDUP volé au dépanneur, le midi, à l’école? J’en doute.
Couche-Tard a cessé de vendre cette boisson fortement alcoolisée qui s’adresse aux jeunes, et c’est tout en son honneur, mais si les ados volent des opioïdes dans la pharmacie de grand-maman, qu’est-ce les arrêtera de piquer de la vodka ou de la tequila dans le bar de leurs parents?
Juste à remplacer l’alcool volé par de l’eau, et l’affaire est ketchup. Je le sais, je l’ai fait à l’âge d’Athena. Je ne voulais plus boire le Saint-Georges de mes amis, un « vin » canadien vendu au gallon juste bon à faire du caribou. Et encore.
Ce qu’on peut être nono quand on est jeune. C’est un miracle qu’autant survivent à l’adolescence. C’est mon cas.
J’ai lu sur les réseaux sociaux des commentaires ahurissants de gens qui blâment la jeune fille pour son comportement et ses parents d’avoir été trop permissifs. Taisez-vous, malheureux. Plongez dans vos souvenirs : jeune et insouciant, c’est la norme.
Cohen chantait qu’il n’y a pas de remède contre l’amour. Il n’y a pas de remède contre l’adolescence non plus, outre le temps et des parents aimants qui font de leur mieux. Mais on ne peut pas les attacher, ces jeunes. Ils feront des erreurs. Mais certains, comme Athena, n’y survivront pas. Quelle tragédie.
CHERCHER DES COUPABLES
Ce qui ne veut pas dire que personne n’est à blâmer. La porte de la clôture qui mène au ruisseau devait être fermée en tout temps. La topographie montre clairement que l’endroit était dangereux. Pas besoin d’avoir bu pour tomber, surtout en hiver.
Des élèves ont dit aux journalistes que la porte était pas mal tout le temps ouverte. Un adulte, quelque part, avait la responsabilité de la garder fermée et a peut-être été négligent. Mais qui dit que les ados futés n’avaient pas trouvé le moyen de l’ouvrir pour rentrer plus vite chez eux?
Par contre, toute leur vie, les amis d’Athena auront sur la conscience de l’avoir laissée seule dehors dans son état. De ne pas avoir averti un adulte, sans doute pour ne pas la stooler, un réflexe adolescent normal. Mais au secondaire, un jeune devrait savoir qu’il faut porter assistance à une personne en détresse.
Si on meurt souvent de vieillesse, Athena Gervais, elle, est morte de jeunesse.
Dors, Athena, dors doucement.