Un projet sur le point de se réaliser

Depuis la découverte des plans de notre nouvel appartement, voilà que le temps a fait son bonhomme de chemin pour nous conduire à sa réalisation. En début de semaine prochaine, nous serons installés dans nos nouveaux appartements de La Prairie. Un projet emballant, devenu réalité, et qui m’aura provoqué des joyeux détours. Je ne compte plus les fois où j’ai passé devant pour m’envoûter de sa construction.

C’est évident qu’on doive raccourcir notre séjour au pays des gougounes mais c’est exceptionnel et, je l’avoue très franchement, l’excitation est à son comble. Fini les six printemps froids dans la caravane, qui nous faisaient chauffer à outrance. Le confort inégalé d’un appartement tout neuf fera son effet.

Pour ma douce moitié et moi, ce sera comme au début de notre mariage, alors que nous habitions notre premier nid d’amoureux. Je m’en souviens comme si c’était hier; nous étions euphoriques à l’époque de commencer une nouvelle vie et voilà que c’est exactement le même sentiment qui nous habite après 45 ans de vie commune. Un nouveau chapitre s’écrira au livre de la vie, et il est désiré.

C’est tellement emballant que tout l’hiver, en Floride, on ne cessait d’y penser, d’en discuter avec les amis et la famille, de faire des projets de décoration, d’y rêver. Avec l’Internet, il nous était facile de suivre l’évolution de la construction et d’apprécier le travail des bâtisseurs. Tellement stimulant que je me suis constitué un album numérique de plus de 250 photos… de la cave au grenier. Je dois aussi vous avouer que j’ai hâte de quitter la Floride pour rentrer. Je me sens comme un enfant dans un magasin de jouet et ce n’est pas peu dire.

La route paraîtra longue, mais le bout du chemin sera rempli de découvertes, de magasinage et de réalisations. Des heures de plaisir.

La santé ne s’est jamais si mal portée

Au risque de me répéter, l’immense Tour de Babel de la santé au Québec ne s’est jamais si mal portée, même si les médecins spécialistes Couillard et Barrette en sont les chefs depuis 4 ans. Plus on avance, plus c’est le bordel. Les riches médecins continuent de s’enrichir, le personnel infirmier frise le burnout et les grands perdants demeurent encore et toujours les patients. Vulnérables et négligés, les personnes handicapées intellectuelles en paient le prix fort et auraient profité beaucoup plus, des milliards remis abusivement aux médecins spécialistes.

À ce sujet, Josée Legault écrivait un article dans le Journal de Montréal d’hier qui s’adressait directement à Philippe Couillard pour savoir ce qu’il ferait si son enfant était déficient intellectuel. Des questions sans réponses, pour le moment, que je me permets de partager pour votre réflexion.

ET SI C’ÉTAIT VOUS?

En plus d’être scandaleuse, la rémunération outrancière des médecins spécialistes siphonne le budget de la santé et des services sociaux. Les plus négligés, il faut le dire, sont les personnes handicapées intellectuelles et tout particulièrement, les adultes.

C’est comme si cette « clientèle » était devenue invisible. À l’instar de milliers de familles, étant proche aidante de ma sœur déficiente, je le sais d’expérience. Pour marquer la 30e Semaine de la déficience intellectuelle, plusieurs de ces familles ont signé une lettre ouverte criant leur désarroi.

Publiée dans Le Soleil, elle résume le drame humain dans lequel cet abandon sourd par le gouvernement les plonge. Leur plaidoyer dit la vérité toute nue. Pendant que les médecins passent à la caisse, ces familles dénoncent le sous-financement et le « délabrement » – le mot est juste – des services aux personnes déficientes intellectuelles.

DES NUMÉROS

Elles rappellent que « les réformes » Barrette ont aussi accouché d’un monstre bureaucratique déshumanisé : « Les usagers ne sont plus que des numéros de dossiers et les familles, des intervenants bénévoles de seconde classe. » Les problèmes abondent : listes d’attente sans fin, pénurie de personnel, réduction ou absence de soutien à domicile, aide financière famélique aux proches aidants, etc.

Leur conclusion est d’une logique implacable : « Nous sommes en colère, mais nous ne sommes pas dupes. Quand nous ferons notre X dans l’isoloir en octobre prochain, ce sera dans la case de ceux qui ont à cœur la place des plus vulnérables de notre société. »

Comme tant d’autres familles à bout de souffle, moi aussi, je suis en colère, Ça fait quatre ans que j’ai demandé au CIUSSS un petit deux jours mensuel de répit et j’attends toujours. Idem pour une ressource d’hébergement adéquate pour ma sœur.

CHARGE MENTALE

Et l’aide financière? Comme elle habite avec moi, ça s’arrête à l’aide sociale qu’elle perçoit et aux grenailles risibles du programme « Soutien à la famille ». Des vacances ou même quelques soirées tranquilles? Oubliez ça! La charge mentale et physique des familles de personnes déficientes est constante.

Dans mon cas, si je n’avais pas les patrons empathiques que j’ai au Journal, je ne pourrais jamais travailler aussi bien tout en voyant aux besoins importants de ma sœur. Sans eux, comme tant d’autres proches aidants, je serais incapable de tout concilier. Il n’en reste pas moins qu’au fil du temps et dans la cinquantaine, l’épuisement, le vrai, gagne dangereusement du terrain.

Samedi, au bout de mon rouleau, j’ai même eu cette pensée. Nous, les familles, devrions nous unir pour aller porter notre enfant, sœur ou frère handicapé au bureau de Philippe Couillard pour qu’il s’en occupe quelques jours. Ça nous donnerait un brin de répit et à lui, peut-être un peu de cœur.

Or, ces familles ne se « plaignent » pas. Elles sont trop occupées à faire l’impossible. Avant de tomber au combat, leur demande pour des services et du soutien concret est néanmoins urgente. C’est une question d’humanisme.

Enfin le printemps

L’hiver 2017-2018 sera officiellement terminé aujourd’hui, vers 10h15! Ce 20 mars marquera en effet l’arrivée du printemps. De quoi étonner lorsqu’on est habitué à lier cet équinoxe avec la date du 21 mars. L’équinoxe a en effet lieu ce mardi 20 mars. Mais pourquoi donc si tôt alors qu’on nous a bien souvent appris que la date de début du printemps était le 21 mars?

L’équinoxe désigne ce moment où le soleil est à la verticale de l’équateur. Le jour et la nuit ont alors la même durée. Après l’équinoxe de printemps, les jours sont plus longs dans l’hémisphère nord que dans le sud. C’est l’inverse au moment de l’équinoxe d’automne.

UNE RÉVOLUTION DE LA TERRE TROP COMPLEXE POUR NOTRE CALENDRIER

Mais cet événement ne tombe pas exactement au même moment. Tout d’abord parce que l’orbite de la Terre n’est pas parfaitement circulaire. La distance Terre-Soleil varie de 147 à 152 millions de kilomètres. Aussi, les saisons ne commencent pas à date fixe et n’ont pas la même durée : dans l’hémisphère nord, l’hiver dure ainsi 89 jours et l’été 93.

Autre raison : notre calendrier ne correspond pas exactement à la durée de la rotation de la Terre autour du soleil. Il faut 365,2422 jours pour que notre planète finisse son tour autour de l’astre alors que notre calendrier compte 365 jours. Pour ajuster cela, on a les années bissextiles comme 2016. Mais cela compense trop.

Résultat : l’équinoxe tombe régulièrement un jour plus tôt, comme c’est le cas cette année, tout comme ce fut d’ailleurs le cas l’an passé et comme cela le sera encore en 2019. En 2044, elle tombera même le 19 mars!

Les températures vont graduellement augmenter et les arbres et plantes vont reprendre leurs parures. C’est la saison où la fraîcheur s’installe et que la nature sort de son hibernation. Toute cette symbiose a pour effet de voir des sourires partout. Tout le monde est beau, tout le monde est gentil. Le printemps, c’est la résurrection.

Profitons-en! Et pourquoi pas ce poème de Théophile Gautier, pour débuter;

Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d’or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

La nature au lit se repose;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.

Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
Il dit : « Printemps, tu peux venir! »

Des p’tites vites… de couples

Deux amies se rencontrent :

– Je suis épuisée… Mon mari est malade, je dois le surveiller jour et nuit!

– Tu n’as pas pris une infirmière?

– Si, justement…!

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Une femme va accoucher et elle est dans les douleurs.

– Mon amour, dit son mari, je suis désolé, c’est un peu de ma faute si tu souffres.

– Mais non, rassure-toi, tu n’y es pour rien…

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2 secrétaires discutent :

– Il est plutôt beau gosse, le nouveau patron, dit la première. En plus il s’habille bien…

– Et vite… dit l’autre.

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Un couple arrive dans un hôtel. Le valet monte leurs bagages dans la chambre et demande au monsieur :

– Avez-vous besoin de quelque chose ?

– Non merci.

– Et pour votre femme ?

– Ah vous faites bien de m’y faire penser! Montez-moi une carte postale et un timbre…

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Un homme en voyage d’affaires téléphone chez lui dans l’après-midi. C’est son petit garçon qui répond :

– Bonjour papa.

– Bonjour mon chéri. Passe-moi ta maman.

– Elle est couchée dans sa chambre.

– Elle est malade?

– Je ne sais pas. Il y a un monsieur qui est venu la voir.

– Le docteur?

– Non papa, je crois que c’est un malade.

– Ah bon? Pourquoi?

– Il s’est couché avec elle.

Trois gouttes de lumière…

Juger c’est aussi condamner

Un couple marié depuis quelques années ne parvient pas à avoir d’enfant. Pour ne pas se sentir trop seuls, ils achètent un chien : un chiot qu’ils élèvent avec beaucoup d’attention et d’amour, comme si c’était leur propre fils.

Le temps passe et le chien grandit, jusqu’à devenir un beau et grand berger allemand. À plusieurs occasions, notamment des cambriolages, le chien prouve à ses maîtres qu’il leur est fidèle et sait les défendre. Au bout de sept ans, la femme tombe enfin enceinte.

Bientôt, le bébé les accapare et petit à petit, le couple délaisse son chien. L’animal, fidèle depuis tant d’années, se sent seul, et, pour tout dire, un peu jaloux du nouveau-né et les parents se rendent compte qu’il grogne souvent en sa présence.

Un jour, les parents placent le berceau et l’enfant endormi dans le salon tandis qu’ils partent sur la terrasse où les attend une viande rôtie, le bébé pleure et crie, mais ils font la sourde oreille. Au bout d’un moment il n’y a plus de pleurs, le père se lève pour aller dans la maison chercher des condiments pour épicer leurs viandes.

Dans le couloir, il tombe nez à nez avec le chien assis sur ses deux pattes arrière. Le berger allemand remue la queue, les babines ensanglantées retroussées sur ses crocs, comme s’il souriait. Face à cette terrible vision, le maître ne réfléchit même pas : il décroche le fusil de chasse qui trône au-dessus du foyer et tue le chien d’un coup. Ensuite, il se précipite dans le salon et y trouve un serpent égorgé, à deux mètres du berceau où l’enfant dort sagement.

Combien de fois avons-nous jugées injustement une personne ?

La prochaine fois que vous vous sentirez sur le point de juger quelqu’un sans appel, sur de simples apparences, souvenez-vous de l’histoire du chien fidèle.

Bouillon de culture

Le curé Labelle, vers 1860

Avec la série télévisée Les Pays d’en Haut, diffusée à Radio-Canada, on peut apprécier la volonté et la ténacité du curé Labelle.

Son ardeur à développer « le Nord » en fait de lui, un personnage généreux, important et marquant de la période de la colonisation. Voici un épisode de son histoire, alors qu’il venait en aide aux Montréalais…

LE CURÉ LABELLE, L’HOMME QUI A SAUVÉ MONTRÉAL DU FROID

Le curé Antoine Labelle est connu pour le rôle qu’il a joué dans la colonisation des Laurentides, au 19e siècle. Mais peu de gens savent qu’il a sauvé la population de Montréal en 1872, lors d’une pénurie de bois de chauffage.

« En janvier 1872, il fait particulièrement froid à Montréal », relate l’historien Jean-François Nadeau. La ville vit alors une récession économique, le chômage est à son plus fort et le bois se fait rare. Les pauvres, nombreux à cette époque, n’ont rien pour se chauffer et risquent de mourir de froid.

Dans les Laurentides, où se trouve le curé Labelle, ce ne sont pas les arbres qui manquent. Le 18 janvier 1872, le célèbre prêtre prend la tête d’un cortège de 80 traîneaux chargés de bois. Lorsqu’il arrive à Montréal, il est accueilli en véritable héros.

Une gravure représentant la distribution de bois de chauffage aux personnes démunies lors de la pénurie de 1872 à Montréal Photo : Musée McCord

Selon Jean-François Nadeau, ce sauvetage de Montréal a aussi pour but de convaincre les hommes d’affaires de construire un chemin de fer pour desservir le nord, un projet cher au curé Labelle.

Le curé Antoine Labelle, vers 1870 Photo : Fonds L’Action catholique/BAnQ

LE COLOSSE COLONISATEUR

Jean-François Nadeau décrit Antoine Labelle comme un personnage au physique particulier. D’abord, c’est un homme imposant : il mesure 1,80 mètre et pèse près de 135 kg.

Ensuite, son allure défraîchie, avec ses soutanes usées, contraste avec la prestance de l’Église catholique à l’époque. « Quelques personnes vont d’ailleurs lui donner des sous pour qu’il achète une nouvelle soutane, mais il s’empresse de donner cet argent à plus pauvre que lui », raconte l’historien.

Si le curé Labelle s’intéresse aux Laurentides, c’est parce qu’il y voit des terres vierges regorgeant de richesses forestières et minières. Il fera plus de 45 voyages, à pied et en canot, pour explorer la région.

Bien que personne ne veuille y mettre les pieds, hormis quelques bûcherons, ce territoire n’est pourtant pas vierge : des Autochtones l’habitent, et ils seront repoussés par l’arrivée des colons.

« POUR LE CURÉ LABELLE, LA COLONISATION, C’EST UN ACTE DE FOI, PRESQUE DE CIVILISATION. »

Antoine Labelle espère qu’en donnant de nouvelles terres aux Canadiens français, il freinera leur émigration massive aux États-Unis. Poussés par le chômage, ceux-ci sont nombreux à quitter leur patrie pour aller travailler dans les usines américaines.

Le prêtre colossal deviendra un véritable porte-parole de la colonisation. Il sera même envoyé en France pour encourager les Français à émigrer au Canada et à s’établir dans les Laurentides. Avec sa forte personnalité et son franc-parler, il n’a aucune difficulté à charmer les Européens. « Il est absolument adoré en France », affirme Jean-François Nadeau.

Alors que les Laurentides sont considérées comme un territoire impropre à la colonisation, le curé Labelle va réussir à changer cette perspective aux yeux de la population.

Néanmoins, la colonisation demeure un exercice éprouvant pour ceux qui la vivent, précise Jean-François Nadeau : « La soutane du curé Labelle est à l’image de ce que vont connaître les colons. Toute colonisation est un ouvrage absolument difficile. »

Le village de L’Annonciation, dans les Laurentides, vers 1890 Photo : Musée McCord

UN PRÊTRE HORS NORME

« Le curé Labelle, c’est quelqu’un dont la foi est assez chancelante », souligne l’historien. Il place la colonisation bien avant ses devoirs religieux, et cela ne plaît pas au clergé local, qui s’inquiète de le voir devenir de plus en plus puissant. On tente de lui retirer son territoire, la paroisse de Saint-Jérôme fraîchement créée à sa demande, mais le curé Labelle ira jusqu’à Rome pour plaider sa cause.

Il reproche de son côté au clergé canadien de ne pas faire son travail comme il le devrait.

Source : Radio-Canada.ca

Les aliments ultra transformés : à éviter si on veut être en santé

Les changements dans les habitudes alimentaires des Canadiens ont débuté après la Seconde Guerre mondiale. Ces changements correspondent à une détérioration globale de la qualité de l’alimentation et de l’état de santé des Canadiens, avec des taux d’obésité et de diabète de type 2 alarmants. Les boissons sucrées, les confiseries, les biscuits, les gâteaux apparaissent sur les tablettes des épiceries dès les années 1950. L’industrie alimentaire a transformé et surtout ultra-transformé les aliments. Depuis 1980, les ventes des aliments ultra-transformés augmentent de façon vertigineuse.

Cette augmentation est encore plus massive dans les pays industrialisés à revenus élevés qui n’ont pas une longue tradition culinaire comme les États-Unis, le Canada et l’Australie. Malheureusement, le phénomène se retrouve aussi dans les pays à faibles et moyens revenus. L’impact sur la santé publique se fait sentir : on observe une augmentation croissante des cas d’obésité et de maladies chroniques comme le diabète de type 2.

Les producteurs d’aliments ultra transformés exercent une influence, un contrôle, une pression considérable sur les consommateurs, les professionnels, les chercheurs et les décideurs publics. L’industrie de la transformation alimentaire utilise les mêmes stratégies que celles du tabac : lobbyisme, poursuites devant les tribunaux, recherche financée par les compagnies du secteur qui confond les données et maintient le public dans le doute.

Une situation paradoxale : au même moment, les ventes de livres de cuisine explosent, les émissions de cuisine se multiplient et les chefs cuisiniers deviennent des vedettes, tant mieux. Mais la réalité est tout autre : le temps passé à cuisiner a diminué et continue de chuter.

Les Américains sont les plus grands consommateurs de mets ultra transformés au monde. En 2008-2009, 59 % des calories consommées par les Américains provenaient d’aliments ultra-transformés. Le Canada arrive en seconde position. La moitié des aliments consommés par les Québécois en 2004 provenait des aliments ultra transformés, surtout populaires chez les enfants et les adolescents. En 2013, le Canadien a consommé en moyenne plus de 230 kilogrammes d’aliments transformés comparativement au Français qui lui en consommait seulement 125 kilogrammes par personne. Cette différence française s’explique par une culture alimentaire axée sur les produits frais et sur les bienfaits de prendre le temps de cuisiner soi-même et de manger en bonne compagnie.

Dans son livre Un cœur pour la vie publié en 2017, le cardiologue montréalais Martin Juneau écrit ceci : la majeure partie de nos calories proviennent de produits industriels transformés. Docteur Juneau écrit aussi, qu’à l’heure actuelle, on estime qu’environ 60 % de toutes les calories ingérées proviennent de ce type d’aliments, fabriqués à partir d’ingrédients bas de gamme et peu coûteux, et ces produits sont nocifs pour la santé.

Le consommateur ignore bien des mécanismes de l’industrialisation. Et comme l’a écrit Fabien Deglise dans Le Devoir : la sauce à « spag » de ma tante Lucille, la pizza du resto du coin ou la boisson aux légumes pour se donner bonne conscience risquent de ne plus avoir le même goût après la lecture de L’Empire de l’or rouge. Dans L’Empire de l’or rouge, publié chez Fafard en avril 2017, Jean-Baptiste Malet décrit la tomate industrielle, dont les conditions de production n’ont rien à voir avec la santé, ni avec la tomate fraîche, comme le symbole de la malbouffe. La tomate d’industrie a été artificiellement crée par l’industrie. Elle est dure, ne se gâte pas facilement, elle peut facilement faire le tour de la terre dans des barils, les mêmes que ceux utilisés pour le pétrole. La tomate d’industrie est partout, il est possible de la cultiver en Italie, au Mexique, de la transporter en Chine pour en faire des concentrés, de retourner en ces concentrés en France, Italie, de les reconditionner et de les vendre avec une étiquette rappelant le pays d’adoption, soit le drapeau de l’Italie ou encore une image rappelant la Provence. En Chine, Malet parle de pesticides interdits, d’ajout de colorant.

Les plats cuisinés maison n’ont rien à voir avec les aliments préparés, prêts à consommer fabriqués par l’industrie. Une saine alimentation est liée à la QUALITÉ des aliments. Le Québec et le Canada disposent de peu de données fiables sous l’angle de la transformation alimentaire et de sa relation avec la qualité de l’alimentation. À ce jour, les meilleurs guide et source de recherches et de statistiques dans le domaine sont ceux de NOVA.

La classification des aliments en quatre groupes par NOVA représente un outil efficace afin de mieux comprendre la transformation des aliments par l’industrie et de développer des recommandations pour une saine alimentation en tenant compte de l’offre alimentaire actuelle et du niveau de transformation des aliments.

PREMIER GROUPE — Les aliments frais non transformés ou minimalement transformés

Ce groupe comprend : le lait pasteurisé, le yogourt nature, les fruits, légumes (frais, séchés ou congelés), les légumineuses, les noix, les viandes, les volailles, les poissons, les œufs, les grains (riz et maïs), la farine, les pâtes alimentaires, les fines herbes, le thé, le café et l’eau. Ce sont des aliments qui ont subi une transformation minime afin d’augmenter leur conservation : réfrigération, congélation, pasteurisation du lait et fermentation du lait pour l’obtention du yogourt naturel.

DEUXIÈME GROUPE — Aliments culinaires

Ce sont des ingrédients rarement consommés seuls. Ils comprennent entre autres : le sucre, le sel, la mélasse, le miel, les huiles végétales et le beurre. Ils sont utilisés pour préparer et ajouter du goût aux aliments du groupe 1 et pour préparer des plats variés fait maison ou dans les restaurants : soupes, plats cuisinés maison, desserts ou autres préparations maison.

TROISIÈME GROUPE — Aliments transformés

Ce groupe est composé d’aliments transformés. Ils proviennent du groupe 1 auxquels on a ajouté des ingrédients du groupe 2. Ils sont alors transformés par différentes méthodes afin d’augmenter le goût et la durabilité des aliments. Le groupe comprend : légumineuses, légumes et fruits en conserve, viandes et poissons fumés, fromages et pains fabriqués avec des ingrédients de base.

QUATRIÈME GROUPE — Aliments et boissons ultra-transformés

Ce groupe comprend les aliments, des produits ultra transformés. Des produits qui comptent cinq ingrédients ou plus, des aliments fabriqués par la grande industrie de la transformation alimentaire. Le but est simple : créer des aliments prêts-à-manger et à boire dans le but de remplacer les aliments peu ou pas transformés.

L’industrie y ajoute des ingrédients qui ne sont pas utilisés dans la préparation des aliments maison ou de restauration : protéines hydrolysées, amidons modifiés, colorants, etc. Ces additifs ont pour rôle d’imiter le goût des aliments du groupe 1 ou encore d’enlever ou d’éliminer certains effets désagréables de l’ultra-transformation des aliments. Ces produits ne sont pas « frais ».

L’industrie alimentaire a développé environ 30 000 additifs qui favorisent la conservation des aliments, leur donnent une belle texture, une couleur attrayante et une bonne odeur. Ils contribuent à les rendre pratiques, durables, attrayants et transportables. Leur publicité est sophistiquée et intense.

L’industrie de la transformation alimentaire a réussi à convaincre un grand nombre de gens que ces produits économisent du temps, nous permettant de faire des choses plus importantes que de cuisiner. Pire, l’industrie tente même de faire croire que ces produits sont nutritifs et bons pour la santé.

Ces aliments ultra transformés sont : les boissons gazeuses, les barres d’énergie, les saucisses, les soupes commerciales, certains cannages et les repas congelés ou prêts-à-manger. On y trouve aussi des céréales issues d’une transformation technologique drastique dans un premier temps et, dans une seconde étape, enrichies de sucre (90 % des sucres ajoutés proviennent des aliments ultra-transformés) ou de sel (80 à 90 % du sel consommé par les Québécois provient d’aliments préparés hors de la maison). Idéalement, une portion doit contenir moins de 140 mg de sodium (www.hypertension.qc.ca) et se méfier des aliments contenant plus de 400 mg de sodium par portion.

Les Québécois qui consomment ces aliments ultra transformés ont une alimentation de moins bonne qualité. Les aliments ultra-transformés contiennent moins de vitamines, minéraux, de fibres, d’éléments nutritifs. Les gras utilisés sont de faible qualité nutritive. Ce fait a un impact sur la santé des gens : pour les personnes diabétiques, les accidents cardiaques représentent un des premiers problèmes de santé.

On observe que les Québécois qui consomment le moins d’aliments ultra-transformés ont de loin une alimentation de meilleure qualité nutritive pour l’ensemble des micronutriments, des vitamines et des minéraux. Ils ont beaucoup moins de risque de développer un diabète de type 2 ou autres maladies et ont une meilleure qualité de vie. Heureusement au Québec, il existe des gens, des familles qui cuisinent et ils demeurent l’exemple à suivre.

Nos grands-parents cuisinaient et jamais l’idée de commander une pizza ou d’acheter un repas congelé ne leur serait venue à l’esprit. Ils utilisaient des aliments frais, peu transformés et cuits avec des ingrédients connus et éprouvés.

Notre qualité, notre espérance de vie sont directement affectées, reliées à notre style de vie. Il faut prendre le temps de bouger, de cuisiner, et de dormir.

Nous devons prioriser la qualité, la variété des aliments et surtout favoriser ceux qui sont peu ou pas transformés. Il faut se souvenir que manger fait partie des plaisirs de la vie et que c’est une activité sociale et agréable pour tout le monde.

Bernard Lavallée, nutritionniste, conférencier et blogueur (le nutritionniste urbain) est depuis 2011, chez Extenso, le Centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal, nous guide dans son livre, Sauver la planète une bouchée à la fois, Les Éditions La Presse, comment choisir des aliments plus nutritifs :

1. Évitez les aliments qui contiennent plus de 5 ingrédients.

2. Évitez les ingrédients dont vous ne pouvez pas prononcer le nom.

3. Évitez les ingrédients artificiels.

4. Évitez les aliments qui ont des personnages sur les emballages.

5. Évitez les aliments qui ont des allégations santé.

La science, la médecine, l’hygiène et la pharmacologie ont fait des progrès énormes. Mais notre style de vie actuel a augmenté la prévalence des maladies chroniques.

Source : Danielle Lévesque, diététiste-nutritionniste, Revue Plein Soleil, automne 2017

Dame nature reporte le dernier tournoi de pétanque de la saison

Fait assez rare au fil des années, le dernier tournoi de pétanque de la saison, prévu pour lundi dernier, a dû être reporté à hier parce que la pluie, le vent et le froid menaçaient de jouer les trouble-fêtes. Le soleil, revenu avec de belles intentions, n’allait pas compromettre cette dernière compétition. Ici, à Pioneer Village, la pétanque est aux francophones, ce que le shuffleboard, ou jeu de palets, est aux Américains.

22 équipes étaient inscrites pour se disputer les honneurs et le coup d’envoi était donné vers 13h30, sous un mercure plus qu’idéal. Fini les numéros qui décollent sur les chandails. Les organisateurs ont réglé le problème en fabricant des pastilles de couleur, numérotées et avec des épingles à l’arrière pour les fixer aux vêtements. Une belle idée et combien novatrice. Ces mêmes pastilles, remises à la fin du tournoi, servent de numéros individuels lors des nombreux tirages.

Pour revenir à la compétition, deux équipes ont terminé à égalité en seconde position. L’équipe du capitaine Raymond Lalonde, flanqué de Michel Flowers et Francine Tremblay, sans subir la défaite, remettait une carte de 13-11, 13-4 et 13-5 pour un différentiel de 19 points (39-20). Ex-aequo, l’équipe du capitaine Jacques Gagné, assisté de Paul Faucher et Suzanne Ferland, y allait également de trois victoires 13-8, 13-12 et un formidable blanchissage de 13-0, pour un différentiel identique.

Les grands vainqueurs de ce tournoi, avec des victoires de 13-6, 13-8 et 13-1 fut l’équipe du capitaine Pierre Destrempes et ses équipiers Maurice Arsenault et Johanne Tremblay, avec un différentiel de 24 points, (39-15). Ils mettaient ainsi la main sur la bourse et le précieux trophée qui immortalise leur exploit. Maurice Arsenault n’apparaît pas sur la photo, c’est pourquoi j’ai ajouté la photo d’équipe.

Encore une saison fantastique pour les amateurs. On constate la popularité de cette activité en y rencontrant, presque tous les jours ou soirs, des mordus, en train de pratiquer pour parfaire leur technique. Année après année, ça ne dérougit pas. Si certains joueurs abandonnent, la relève est là, soyez-en sûr.

Au risque de me répéter, si le succès est au rendez-vous, c’est grâce à toute une équipe de bénévoles qui y met toutes ses énergies et on ne peut que les remercier de leur implication. Le rideau est finalement tombé sur cette saison 2018 et on se retrouve en janvier 2019 pour renouer avec la compétition. Les photos de ce dernier tournoi sont disponibles en cliquant sur ce lien.

Serions-nous rendus là?

Il a neigé toute la nuit. Alors, pour prendre un peu d’air vivifiant, je sors dehors et décide de faire un bonhomme de neige… quelle mauvaise idée.

08:00 : Je fais un bonhomme de neige.

08:10 : Une féministe passe et me demande pourquoi je n’ai pas fait une bonne femme de neige.

08:15 : Alors je fais aussi une bonne femme de neige

08:17 : La gardienne des voisins râle parce qu’elle trouve la poitrine de la bonne femme de neige trop voluptueuse.

08:20 : Le couple de gais du quartier grommèle que ça aurait pu être deux bonshommes de neige.

08:25 : Les végétariens de l’appartement 12 rouspètent à cause de la carotte qui sert de nez au bonhomme. Les légumes sont de la nourriture et ne doivent pas servir à ça.

08:28 : On me traite de raciste car le couple est blanc.

08:31 : Les musulmans de l’autre côté de la rue veulent que je mette un foulard à ma bonne femme de neige.

08:40 : Quelqu’un appelle la police qui vient voir ce qui se passe.

08:42 : On me dit qu’il faut que j’enlève le manche à balai que tient le bonhomme de neige car il pourrait être utilisé comme une arme mortelle. Les choses empirent quand je marmonne :

– Ouais ; surtout si vous l’avez dans le cul!

08:45 : L’équipe de télévision locale s’amène. Ils me demandent si je connais la différence entre un bonhomme de neige et une bonne femme de neige. Je réponds :

– Oui ; les boules…! et on me traite de sexiste.

08:52 : Mon téléphone portable est saisi, contrôlé et je suis embarqué au poste de police.

09:00 : Je parais au journal télévisé ; on me suspecte d’être un terroriste profitant du mauvais temps pour troubler l’ordre public.

09:10 : On me demande si j’ai des complices.

09:29 : Un groupe djihadiste inconnu revendique l’action.

Morale : il n’y a pas de morale à cette histoire. C’est juste le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Ah, ce cher Yvon…

Peu importe ce que tu dis et tu fais, ou ne dis pas et ne fais pas, il y aura des personnes qu’Yvon te critiquer!

Si t’es pauvre, Yvon dire que tu ne sais pas t’administrer.

Si t’es riche, Yvon dire que t’es malhonnête.

Si t’as absolument besoin de crédit, Yvon te le refuser.

Si t’es prospère, Yvon te faire des faveurs.

Si t’es en politique, Yvon te dire que tu acceptes des pots de vin.

Si tu n’es pas en politique, Yvon dire que tu n’es pas patriote.

Si tu n’es charitable, Yvon dire que tu veux bien paraître.

Si tu n’es pas capable de donner, Yvon dire que tu es Séraphin.

Si tu pratiques ta religion, Yvon dire que tu es pas mal sauté.

Si tu n’es pas pratiquant, Yvon dire que tu fais une mauvaise vie.

Si t’as beaucoup de peine, Yvon dire que tu veux de l’apitoiement.

Si tu es heureux, Yvon dire que tu vis sur un nuage rose.

Si tu es affectueux, Yvon dire que tu es faible.

Si tu n’es pas affectueux, Yvon dire que tu n’as pas de cœur.

Si tu meurs jeune, Yvon dire que tu avais tout pour réussir.

Si tu vis vieux, Yvon dire que t’as manqué le bateau.

Si tu économises ton argent, Yvon dire que tu es avare.

Si tu dépenses tes sous, Yvon dire que t’es irresponsable.

Si tu travailles fort, Yvon dire que tu ne profites pas de la vie.

Si tu ne travailles pas, Yvon dire que tu es lâche comme un âne.

Mais si tu te fiches d’Yvon, qu’est-ce qu’Yvon dire? Yvon te respecter!

Sans prétention, Yvon!

Pour le retour à la vie normale

Couillard et Barrette ont préparé leur avenir ou plutôt, leur retour en médecine, en doublant le salaire de leurs homologues, les médecins, en seulement 9 ans. Cette arnaque a créé tout un précédent dans l’opinion publique, dont celui de dépenser l’argent en santé d’une ignoble façon et surtout, de la mauvaise façon.

Quand on connaît ce que les médecins ont reçu en cadeau de la part de ces deux ministres, on ne peut arriver à une autre conclusion. Ils préparent leur retour à la vie normale dès les premiers jours de l’automne; moins d’heures, mais pas mal plus de pognon. Ça devrait rendre leur défaite un brin amère, de courte durée, avec en prime, une généreuse allocation de départ pour sécher leurs pleurs.

Quoi qu’il en soit, j’ai dévoré l’article que Josée Legault écrivait dans le Journal de Montréal de vendredi dernier et qui en trace un portrait assez éloquent de ces deux toubibs arnaqueurs. Si vous l’avez manqué, le voici.

LA GENÈSE DE L’ARNAQUE

Selon une étude rigoureuse rendue publique cette semaine, la rémunération des médecins spécialistes a plus que doublé entre 2006 et 2015. Le tout pendant que leur productivité baissait. Considérant l’ampleur des sommes globales en jeu – près de 8 milliards $ cette année –, qu’on l’appelle arnaque ou marché de dupes, le triste constat est le même.

Cette œuvre est celle du tandem Barrette-Couillard. Durant la même période, le Dr Gaétan Barrette est passé de président de la puissante Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) à ministre de la santé. Le Dr Philippe Couillard, lui, de ministre de la Santé à premier ministre.

Quant à l’invisible Diane Francoeur, présidente actuelle de la FMSQ, elle préfère jouer à la pauvre « victime » des médias. Elle accuse même ses nombreux détracteurs de vouloir « dénigrer » les médecins eux-mêmes. Quelle bêtise.

Ce qui est dénoncé est la rapacité pécuniaire de la FMSQ et les politiques publiques complices des gouvernements Charest et Couillard. Ce qui lève le cœur, ce sont les milliards en fonds publics engloutis dans une rémunération aux airs évidents de bar ouvert et d’oligarchie médicale.

GENÈSE DE L’ARNAQUE

Derrière cette arnaque politique se cachent des sommes qui, de très loin, excèdent celles du scandale des commandites. Or, la véritable origine de ce « tout aux médecins », on la trouve dans l’apparition de deux dogmes insensés et injustifiés visant à le justifier face à l’électorat.

Premier dogme : Pour la rémunération des médecins, il y aurait eu urgence de « rattraper » la moyenne canadienne, et surtout ontarienne. Tout d’abord établi par François Legault alors qu’il était ministre de la Santé, sous le duo Barrette-Couillard, ce dogme nouveau prendra des proportions hallucinantes.

Loufoque, ce dogme ne prend pas en compte la réalité, le coût de la vie étant moins élevé ici. Qui plus est, depuis quand le Québec aligne-t-il ses politiques sur celles de son voisin nettement plus riche?

Ce dogme du « rattrapage » n’était qu’un bien piètre prétexte pour enrichir personnellement les membres de la même profession que celles de messieurs Couillard et Barrette. Je le répète, c’est une situation troublante de conflits d’intérêts.

CRÉDULES ET SOUMIS

Deuxième dogme : la rémunération des médecins ne doit pas excéder 20% du budget de la santé. Traduction : Allons-y gaiement jusqu’à 20%! Mais d’où vient ce chiffre? Pourquoi 20% pendant que d’autres postes budgétaires en santé et services sociaux crient famine.

Pourquoi 20%, même en pleine austérité? Pourquoi ne pas redescendre à 15% ou 14%? Question de renforcer les services qui en ont vraiment besoin. Pourquoi pas? Mystère et boule de gomme.

La morale de cette histoire est simple. En politique comme en religion, répéter mécaniquement des dogmes comme des incantations d’écervelés finit par miner le jugement. Par définition, les dogmes doivent être remis en question par la raison.

Gare aux dogmes, car ils rendent crédules et soumis. Ce qui, face aux dogmes du duo Barrette-Couillard, aussi finement cousus de fil chirurgical fussent-ils, semble être enfin chose du passé.

Rigoler un dimanche… pourquoi pas!

Une femme arrive au paradis. Saint-Pierre l’interroge :

– Pensez-vous avoir bien mérité le paradis?

– Oui. J’ai été une bonne épouse pendant 40 ans et bien élevé mes 6 enfants.

– Entrez, chère Madame!

Alors que Saint-Pierre va fermer la porte, un homme se présente :

– Saint-Pierre, j’ai entendu ce que vous venez de dire à cette dame… Moi, j’ai été marié 4 fois…

Saint-Pierre l’interrompt sèchement :

– Pas question d’entrer! Ici, on reçoit les martyrs, pas les idiots!

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Une femme arrive au ciel, avant de repartir en enfer pour sa période de pénitence, elle demande à Saint-Pierre si elle pouvait revoir son mari …

– On va faire un effort et le chercher…

Saint-Pierre consulte son ordinateur et regarde dans le fichier des bienfaiteurs : Rien! Il regarde le fichier des Béats : Rien! Il va voir dans le dossier des Saints : toujours rien!

– Au fait, vous étiez mariés longtemps?

Toute fière :

– Oh oui, 52 ans!

– Ah bien sûr, ça explique tout! C’est chez les martyrs qu’il fallait chercher!

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Un camionneur s’arrête à un restaurant en bordure de la route. Il donne sa commande :

– Je voudrais trois pneus plats, une paire de phares pour brouillard et une planche à roulettes.

La nouvelle serveuse blonde, pour ne pas paraître stupide, accepte la commande. Elle va voir le cuisiner et lui répète la commande en disant :

– Ce gars où est-ce qu’il se croit? Dans un magasin de pièces d’autos ou quoi?

– Non, dit le cuisinier. Trois pneus plats, veulent dire trois crêpes, une paire de phares pour brouillard, veut dire deux œufs aux jaunes non crevés et les deux planches à roulettes, deux tranches de bacon croustillant.

– Oh, OK! dit la blonde, j’ai compris!

Elle réfléchit un instant puis remplit un petit plat de fèves au lard. Elle va le porter au camionneur. Celui-ci demande :

– Pourquoi les fèves au lard?

Elle lui répond :

– J’ai pensé que le temps que votre commande soit prête, vous aimeriez faire le plein de gaz!

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– Papa, c’est quoi la déclaration d’impôts?

– C’est l’inverse du bulletin scolaire, mon fils. Quand tu as bien travaillé, tu es puni!

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Un africain rencontre un médecin blanc et lui demande :

– C’est quoi exactement le Viagra?

Le médecin répond :

– Ce sont des pilules qui vous font faire l’amour 10 fois par jour…

Et l’Africain de répondre :

– Aaah! C’est un calmant…