« Bonjour, je suis Picotin, l’âne de saint Nicolas! C’est moi qui le porte sur mon dos quand il vient visiter les maisons, au mois de décembre. Alors, imaginez toutes les aventures qui me sont arrivées, avec un maître pareil… Tenez, je me souviens d’une histoire incroyable : Claudion, Philippe et Simon étaient les fils d’un brave bûcheron. De très gentils enfants.
Un jour, mon maître, déguisé en mendiant, cherchait une maison où passer la nuit. Le bûcheron et sa femme furent les seuls à lui ouvrir leur porte. Ils lui préparèrent un bon dîner et le firent dormir dans un lit moelleux. Moi aussi, je fus très bien traité! Claudion et Philippe m’ont donné plein d’avoine dans l’étable. Et Simon, sans compter son temps, m’a frotté de bon coeur le dos avec de la paille.
Mon maître était très touché d’un si bon accueil de ces braves gens, et il espérait bien pouvoir les remercier un jour.
Or, peu de temps après, ce fut la saison de la moisson. Le bûcheron demanda à ses fils d’aller ramasser les grains de blé. Les trois garçons y vont de ce pas. Mais ils ne voient pas le temps passer, et voici que la nuit est tombée. Impossible de rentrer chez eux, ils sont perdus!
Soudain, Philippe dit à ses frères :
– Regardez, une lumière brille au loin! Ce doit être une maison. Allons-y.
Arrivés devant la maison, un grand et gros monsieur ouvre la porte. Simon lui demande :
– Monsieur, nous sommes perdus. Pourrions-nous dormir chez vous?
L’homme, qui était boucher, les invite à entrer. Mais aussitôt que la porte est refermée, le boucher les tue et les met dans son saloir, avec les jambons. C’était un ogre!
Sept ans plus tard, mon maître retourne chez le bûcheron qui l’avait bien accueilli. Mon maître s’étonne de l’absence des gamins. La malheureuse mère éclate alors en sanglots et lui raconte qu’ils ont disparu depuis sept ans.
Le soir, mon maître prie de tout son coeur. Puis, sautant sur mon dos, il me glisse à l’oreille :
– File à l’autre bout de la forêt. Je sais où sont les enfants.
Presque arrivés chez le boucher, mon maître remet ses habits dorés d’évêque. Il sait bien qu’habillé en mendiant le méchant boucher ne lui ouvrira pas la porte! Il frappe, le boucher lui ouvre. En voyant les beaux habits de l’évêque, il l’invite à dîner. C’est un magnifique festin que le boucher à préparé! Mais mon maître n’en veut pas. Il dit au boucher :
– Si tu veux me faire plaisir, donne-moi de ces délicieux jambons salés qui se trouvent dans ton saloir depuis sept ans.
Le boucher blêmit. Il est démasqué! Aussitôt, il s’enfuit en courant. Mon maître va alors dans le saloir et lève trois doigts sur les trois jambons : et aussitôt après, ce sont Claudion, Philippe et Simon qui baîllent, s’ébrouent, comme s’ils se réveillaient d’un somme… Nous filons vers la maison de leurs parents : et ce fut alors des embrassades et une fête mémorable. »
Histoire de Vincent Villeminot
Illustrations par Hervé Florès
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Taux de réussite en hausse
Alors que le taux de réussite des examens en sciences et technologie du ministère de l’Éducation du Québec a chuté de 5 points, à 80,6%, celui des examens de français écrit est en hausse pour atteindre 78,6%, soit une augmentation de 4,1 points. C’est une excellente nouvelle et j’espère que ça se reflétera sur les réseaux sociaux où la langue française écrite est exécrable. Épouvantable à lire quand ce n’est pas impossible dans certains cas, beaucoup ont oublié que les accents et ponctuations sont courants dans la langue de Molière, au point de les oublier totalement.
Ce n’est pas parce qu’on écrit avec ses pouces qu’on ne peut pas s’appliquer à rédiger ses textes. La clé demeurera toujours un dictionnaire à portée de la main et surtout, de se relire avant de le propulser sur la Toile. N’oublions pas que notre écriture est un des reflets de notre personnalité et que nous devrons l’utiliser toute notre vie. Je me réjouis de ces résultats prometteurs avec le souhait qu’ils progressent encore.
Achats en devise canadienne, même en Floride
Cette semaine, alors que nous magasinions Louise et moi dans un magasin Sears, pour ne pas le nommer, nous avons eu une surprise au moment de passer à la caisse. Parce que nous réglions la facture par carte de crédit, la caissière nous a offert d’enregistrer la transaction en monnaie canadienne. J’étais surpris mais trouvant l’idée excellente, j’ai accepté.
L’avantage est que ça fait prendre conscience sur le champ, du coût réel de nos achats, sans avoir à faire le calcul. Je ne sais pas si cette pratique est appliquée ailleurs en Floride, mais si l’occasion se présente à nouveau, je prendrai la même décision. Sur le moment, lorsqu’on paie par carte de crédit, et Dieu sait que présentement ça oscille autour de 37%, on ne se rend pas compte du taux de change qu’on devra assumer sur celle-ci, mais on s’en rend vraiment compte au moment de recevoir le relevé mensuel de notre utilisation. Surprise! Une excellente idée à mon avis.
Gun TV
C’est la prochaine chaîne spécialisée qui sera en onde en janvier prochain, à la télé américaine. Comme son nom l’indique, cette nouvelle chaîne sera consacrée à la vente d’armes à feu en direct. Outre des fusils, Gun TV vendra des munitions, des accessoires comme des étuis, ainsi que des vêtements de chasse. Inutile de préciser que ça fait jaser dans la population principalement depuis la dernière tuerie en Californie, qui a fait 17 morts et autant de blessés. Mais le lobby des armes est tellement puissant ici, que prêcher pour le contrôle des armes à feu est comme donner un coup d’épée dans l’eau. Du scepticisme à l’état pur.
Seul bémol, les téléspectateurs qui commanderont des armes, devront en prendre possession auprès d’un détaillant local autorisé, qui effectuera quelques vérifications d’usage. Saviez-vous que depuis le 1er janvier dernier, 352 fusillades ont été répertoriées aux États-Unis. Il y en a tellement que c’est presque traité comme un fait divers. Parions un vieux deux, que cette statistique bondira exponentiellement avec cette nouvelle chaîne accessible à un large public.
Et pour terminer sur une note d’humour…
Les chefs de police ont parfois de bonnes réponses… Lors d’une entrevue, il a été demandé à un chef de police de France : « Le pardon est-il envisageable pour les terroristes? » Sa réponse : « Je crois que c’est le rôle de Dieu de leur pardonner, notre boulot, c’est d’organiser la rencontre. »
Aujourd’hui, c’est un grand jour : Odette la taupe reçoit ses amis pour le goûter de Noël. Les truffes sont prêtes, les sablés sont bien grillés, le pain d’épices est un délice… et elle veut leur concocter son fameux gâteau italien.
Mais… catastrophe! Odette a perdu ses lunettes, et elle ne voit pas plus loin que le bout de son petit nez. Comment faire? Odette rouspète, Odette tempête.
Sans gâteau, le goûter va être raté! Le temps presse. Odette a une idée. Elle va cuisiner à l’odeur, grâce à son petit bout de nez.
Cric, crac, elle casse les œufs.
« Hum, se dit-elle en furetant dans le placard, voici le sucre et puis le sel… Miam, une farandole de fruits confits, c’est toute l’Italie. » Elle mélange le tout dans une grande jatte. Elle ajoute lait, beurre eau…
Son petit bout de nez couvert de farine, Odette retient un atchoum et dit :
« Voilà ce qu’il manquait ! »
Deux gouttes de vanille pour parfaire la recette : Odette est satisfaite. Elle donne un bon coup de cuillère, verse le tout dans un moule, décore le gâteau d’une belle couche de pâte d’amandes et… hop! Au four!
Odette se presse et dresse une belle table de fête. Dring! La sonnette de la galerie retentit. Hubert le lièvre, Jasmine la fouine, Marinette la belette, tous ses amis sont là. À peine arrivés, ils se regardent étonnés. Sans ses lunettes, Odette s’est trompée. Elle a servi le pain d’épices sur une assiette ébréchée et présenté les sablés et les truffes dans la gamelle du chien!
Les amis retiennent un fou rire. Mais voilà qu’Odette apporte un fabuleux gâteau encore fumant. Elle glisse un couteau dedans. Mais crac, la lame bute contre quelque chose de dur.
« Je n’ai pourtant pas mis de noisettes! » dit Odette.
Hubert lui vient en aide. Il a beau insister, le gâteau lui résiste. Mariette propose :
« Si on regardait à l’intérieur? »
Elle glisse ses petits doigts potelés dans le gâteau et en sort une paire de lunettes pleines de miettes.
« Bravo. Odette, ton gâteau aux lunettes est vraiment très bon, dit-elle en se léchant les doigts. Mais pour voir, tes lunettes seront mieux perchées sur le bout de ton petit nez! »
Les amis partent dans un grand éclat de rire. Cette année, le goûter de Noël est vraiment très réussi!
Histoire de Clotilde Cacheux
Illustrations par Thérèse Bonté
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004<
Décembre restera toujours dans son ensemble, synonyme de joies, de fêtes et de réceptions. Dès les premiers jours de décembre, on voit apparaître les lumières scintillantes et multicolores dans les arbres, à l’intérieur et autour des maisons. C’est une tradition qui ne se perd pas. Ici en Floride, l’absence de neige ne freine pas les ardeurs et le même phénomène se produit. Ça ajoute la gaieté dans le cœur instantanément, lorsque la noirceur de la nuit s’amène en fin d’après-midi.
Louise et moi, on se fait un devoir de décorer notre environnement pour conserver cette magie de la Fête de Noël. Même si l’espace est quelque peu restreint pour exprimer notre talent mitigé de décorateur, on met la main à la pâte pour enjoliver notre espace de vie. Mais cette année, une fée est passée… Elle se prénomme Carole!
Carole, c’est une amie et la conjointe de notre ami Mario. Designer de carrière, elle a un talent inouï pour agencer les choses. Dès qu’elle touche à un élément de décoration, gare à vous! Son immense talent se déploie devant vos yeux et ce qui vous semblait terne, devient un chef d’œuvre. Et elle s’y connait! Lorsqu’elle a appris que nous nous apprêtions à sortir nos modestes ornements de Noël, elle a offert son aide à Louise pour nous donner un coup de main. Difficile de refuser pareille invitation et, avouons-le, on se doutait bien qu’elle y mettrait sa touche magique.
Chaque boule, figurine, casse-noisettes, parure et ornement trouve sa place dans le tableau. Elle sait agencer les formes et couleurs comme une professionnelle qu’elle est. La disposition est impeccable et fait ressortir chacun des éléments au point où c’est de la musique pour les yeux. Sous ses doigts ingénieux, on a l’impression que le tableau prend vie, que sa mise en valeur est spectaculaire. Minutieuse comme un grand maître, à mesure qu’elle construit son casse-tête, elle l’imagine dans son entier, agençant quelques éléments par-ci, d’autres par-là, avant la consécration finale de l’œuvre. La photo qui accompagne cet article étale son immense talent. Elle possède ce souci du détail qui échappe au plus commun des mortels.
Simplement pour vous montrer l’étendue de son talent, voici ce qu’elle nous avait trouvé quand vint le temps de mettre quelques tableaux sur les murs de notre maisonnette, après qu’on eut repeint partout. Louise cherchait un tableau pas trop onéreux, à suspendre sur le mur près du salon. Ne trouvant rien, elle en glissa un mot à Carole qui jeta un coup d’œil furtif au décor, puis, dit à Loulou qu’elle lui trouverait quelque chose. Quelques jours plus tard, elle se pointait avec sa trouvaille… et Mario qui suivait avec ses outils pour l’installation.
Elle avait déniché deux petits tableaux et un plus gros qui se mariaient parfaitement avec notre décor. Je n’en revenais tout simplement pas. Wow! On a un divan de cuir rouge vif et les murs peints en bleu ciel et, croyez-le ou non, ces deux couleurs dominantes se retrouvaient judicieusement
étalées dans les tableaux au point où ils n’auraient pu être accrochés ailleurs. Comme s’ils avaient été peints sur place.
On définit le talent comme une attitude remarquable dans le domaine intellectuel ou artistique et c’est tout à fait vrai chez Carole. Hier soir, lorsque nous avons illuminé notre salon pour la première fois, on remerciait cette fée moderne, sans baguette et qui ne s’envole pas, de nous avoir délivré son talentueux cadeau 23 jours avant la grande date. Merci chère Carole, tu es la meilleure et grâce à ta touche magique, Noël sera plus scintillant.
« Ho! Hisse! Ho! Hisse! » Paul, Virginie, avec l’aide de Papa, sciaient une branche de sapin dans le jardin pour la couronne de l’Avent.
« Ça ne va pas, non? dit une voix fluette. Vous êtes fous!
– Qui a parlé? Demanda Papa.
C’est toi, Virginie? C’est toi, Paul? »
Les deux enfants firent non de la tête.
« C’est moi qui parle, reprit la petite voix. Vous êtes en train de couper la branche sur laquelle j’ai construit ma maison. Un peu plus et vous coupiez ma maison en deux! »
Papa, Paul et Virginie se penchèrent vers la branche, intrigués, et, en écarquillant les yeux, ils finirent par apercevoir un petit elfe ailé, rouge de colère, les poings sur les hanches.
« Excusez-nous monsieur l’elfe, dit Papa, mais nous ne savions pas que vous aviez élu domicile dans notre sapin. Pour nous faire pardonner, nous vous invitons à préparer et passer Noël à la maison! »
Cette idée plut beaucoup au petit elfe : passer quelques semaines au chaud, cela lui ferait des vacances. Il fit son baluchon, ferma à double tour sa maison et suivit la petite famille. On lui installa un petit lit dans une coquille de noix au salon. Mais l’elfe avait bien l’intention de mettre l’aile à la pâte dans la préparation de Noël. Il aida à décorer, et c’était bien pratique d’avoir un elfe qui savait voler pour mettre l’étoile tout en haut du sapin! Il fit des sablés, tricota des chaussettes de Noël, bref, il s’activait toute la journée!
Le soir de Noël arriva enfin. Alors que les enfants dormaient sagement dans leur chambre, le petit elfe, dans sa coquille de noix, fut réveillé par un grand bruit et un nuage de suie : un vieux monsieur, tout de rouge vêtu, avec une énorme barbe blanche, venait d’entrer dans la pièce par la cheminée.
« Ils auraient pu ramoner leur cheminée, ici, nom d’un renne! J’ai eu du mal à passer avec ma hotte! Et tonnerre de bougies de Noël, j’ai cassé mes lunettes! Je n’y vois pas plus loin que le bout de mon nez! Si seulement quelqu’un pouvait m’aider », ronchonna dans sa barbe le vieil homme.
Le petit elfe s’approcha : « Moi, je peux t’aider, si tu veux! »
Le Père Noël (car c’était bien lui) regarda ce petit elfe, pas plus haut qu’une bougie : « Toi? Tu es si petit, comment pourrais-tu m’aider?
– Je pourrais d’abord te lire les listes, puisque tu as cassé tes lunettes. Ça t’évitera des erreurs. Et je pourrais passer avant toi dans les cheminées et ramoner un peu, si cela n’a pas été fait. Et plein d’autres choses encore! »
Le Père Noël est épaté.
« Mais c’est super! Nous allons faire une fine équipe, toi et moi. »
Et le Père Noël ragaillardi par cette rencontre, partit avec le petit elfe.
Et c’est depuis ce jour que les elfes sont entrés pour toujours au service du Père Noël, qui est très content de leur travail et de leur aide précieuse. Tellement content qu’il ne ronchonne plus jamais, enfin presque!
Histoire de Gaëlle Dubourdieu
Illustrations par Marianne Dupuy-Sauze
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2004
Bonjour maman. Déjà quatre années se sont écoulées depuis ton départ vers un monde qu’on dit meilleur. Le souvenir de cette triste nuit du 1er décembre occupe toujours mes pensées. Mes émotions sont ambivalentes, passant de la tristesse de ton départ, à la sérénité de te sentir heureuse de ta nouvelle vie absente de douleurs.
Là-haut sur ton nuage, tu n’es plus seule depuis que papa t’a rejoint. Puissiez-vous, tous les deux, continuer de veiller sur nous et guider nos pas sur le chemin qui nous est destiné.
Je t’aime…
« Une mère, c’est si beau que même Dieu en a voulu une. »
Le visage tranquille de la Floride
À une bonne heure de route au nord de Fort Myers, se trouve la ville de Sarasota. Réputée pour sa magnifique plage de Siesta Key, nous la fréquentions chaque année jusqu’à ce que la plage de Fort Myers soit réaménagée et agrandie. En même temps c’était une occasion d’aller visiter notre nièce Caroline et son conjoint Luc, maintenant déménagés avec la petite famille à San Diego, Californie.
Récemment, le périodique French District publiait un article sur cette région que je veux partager avec vous pour vous faire découvrir ses attraits…
Flamants roses, plages de sable fin et vieux musées… petit tour dans la ville de John Ringling. Réputée pour être le centre culturel de la Floride, la ville de Sarasota a su préserver son naturel et sa beauté, avec ses petits coins loin de la foule. La tranquillité, l’authenticité et l’art, tels sont les trois traits de Sarasota, la petite ville où il fait bon vivre.
L’essor de Sarasota est incontestablement l’œuvre de John Rigling, ce directeur de cirque talentueux qui bâtit sa fortune dans les années 1900, grâce à des spectacles à succès. C’est pourquoi l’une des choses à faire lors de votre venue, c’est de visiter le Musée de Ringling, ainsi que le cirque qui rassemble les objets et retrace la vie des gens de cirque d’antan et enfin ses quartiers d’hiver baptisés Ca d’Zan. C’est un endroit spectaculaire, à la décoration baroque et parfois assez délirante, mais à ne pas manquer!
Ringling Museum of Art, 5401 Bay shore Road, Sarasota, FL 34243, (941) 359 5700, Ringling.org
Un musée en version plus courte : le Sarasota Car Museum.
Ce musée possède 120 voitures de collection, de toute beauté, et, ouvert depuis 1953, c’est l’un des plus anciens musées de voiture au monde. Toutes les autos sont rares et d’exception, d’autant que certaines sont des dons de collectionneurs. On peut y voir exposés notamment, la Roadster Mercedes de John Lennon ou encore l’un des cinq breaks Cadillac jamais fabriqués.
Sarasota Car Museum, 5500 N Miami Trail, Sarasota, FL 34243, (941) 861 6547, SarasotaCarMuseum.org
Plage de sable blanc, le jour, la nuit
Siesta Key, comme son nom ne l’indique pas, est la place familiale par excellence, où l’on trouve de nombreux équipements nautiques et généralement sportifs. Longboat Key offre plus de 16 km de plages immaculées et l’île est réputée pour ses beaux parcours de golf. Si vous voulez prolonger votre journée farniente et camper, c’est à Turtle Key qu’il faut aller ; les plages sont désertes et l’île possède le seul camping du coin.
Un petit tour à Lido Key…
Le coin est connu pour ses ambiances nocturnes chaleureuses. La fin de la journée est un moment idéal pour marcher le long des Lido Shores et admirer les magnifiques demeures sur front de mer. Entre les mini-concerts en direct et les chanteurs d’un soir, tout le monde fait la fête à Lido Key. En cas de petits creux, voici une bonne adresse, à l’ambiance Caraïbes typique qui propose un grand choix de salades et de bons poissons, à des prix très raisonnables :
Chacha Coconuts, 417 Saint Armand’s Circle, Sarasota, (941) 388 3300.
Une balade dans le centre de Sarasota
La ville est très agréable à pied, notamment entre Main Street et Palm Avenue, où l’on trouve des antiquaires, des magasins chics, ainsi que des façades restaurées du début XXème siècle. On peut faire un brin de magasinage ou se restaurer dans l’un des nombreux restaurants du quartier voisin, le Sarasota Quay. Un détour qui vaut la peine c’est de savourer également la délicieuse crème glacée sur Saint Armand’s Circle.
Enfin, sachez que non loin de Sarasota, à Ellenton, se trouve l’un des plus grands centres commerciaux de la côte ouest floridienne avec des marques comme, Nike, Tommy Hilfiger, Wrangler, Levi’s, Calvin Klein et Ralph Lauren, à prix modiques.
Prime Outlets, 5461 Factory Shop Blvd, Ellenton, FL 34222, (941) 723 9437
Bonne visite!
La grande et belle Fête de Noël est à nos portes à l’approche du 1er décembre. On entamera alors la dernière page du calendrier de 2015. Comment se porte votre cœur? Je parle de votre cœur d’enfant bien sûr.
Pour moi, même si nous passons cette période sous les palmiers Louise et moi, c’est toujours la nostalgie et les rêves qui m’animent. Année après année, j’aime me rappeler des souvenirs qui restent parmi les plus beaux de mon existence. Je regarde encore avec émotion les mêmes films qui racontent de belles histoires qui se terminent toujours bien. Du cinéma à l’eau de rose. Et que dire de ces paysages enneigés fantastiques qui font aussi rêver qu’une belle plage des tropiques. De la chaleur pour le cœur! Les réseaux sociaux partagent une multitude de belles scènes étoilées et scintillantes qui font rapidement le tour du globe.
C’est aussi la période ou les télédiffuseurs font une pause de leur programmation régulière pour nous présenter une belle brochette d’émissions spéciales, souvent sous le thème de Noël. Je me rappelle également, avec un peu de nostalgie, ma personnification du bonhomme et la joie que je semais parmi les bouts d’choux que je réveillais en pleine nuit en agitant vigoureusement ma belle grosse cloche bruyante qui annonçait la magie du jour tant attendu. Des souvenirs de pur bonheur et d’une valeur inestimable.
Partout autour, les maisons sortent de leur tristesse de novembre pour s’éblouir de lumières multicolores. Chacun y va de ses décorations qui, même si elles sont sobres, évoquent toujours la joie, la gaité et le goût du partage. C’est aussi le temps de l’année où les plus démunis ne sont plus laissés pour compte. Qui oserait passer ce temps de réjouissances sans ouvrir son cœur aux personnes dans le besoin. On voit des élans de générosité sans précédent et c’est Noël qui déclenche cette soif de partage.
Mais ce que j’adore le plus, c’est d’observer les petits enfants qui croient encore au Père Noël; les grands yeux scintillants comme des étoiles qui s’animent de plein d’expressions quand on évoque le côté fantastique du féérique bonhomme transcendant les siècles sans même accuser le poids des années. Comment, par toutes sortes d’histoires, on peut expliquer qu’il fera le tour de la terre à la vitesse de la lumière et laisser des cadeaux à tous les enfants du monde. Les petits nous regardent médusés, ébahis et on sent l’imagination prendre toute la place. Et quel enfant refuserait de se faire raconter une histoire?
Alors, pour une huitième année, il me fait plaisir de vous annoncer que 12 nouveaux contes de Noël viendront combler l’attente de la grande nuit magique, dès le 2 décembre et tous les deux jours jusqu’au 24. Ils s’ajouteront aux 72 autres déjà présents dans les archives du blogue et que vous pouvez retrouver en marge droite dans la catégorie Contes de Noël. Une bonne idée pour raconter de courtes et belles histoires avant que ces chérubins s’endorment et pénètrent dans l’univers imaginaire des rêves. C’est un peu ça, garder son cœur d’enfants; s’imaginer et s’émerveiller.
Une grosse souris engourdie et monstrueuse, de plus de 1 700 pages. Ce matin quand j’ai téléchargé mon Journal de Montréal et que j’ai eu la surprise de voir les faces souriantes de ces profiteurs, et je pèse mes mots, j’ai eu des nausées. Mais quand j’ai vu en avant-plan la gueule fendue jusqu’aux oreilles du poodle, j’ai vomi!
45 millions de NOS dollars pour accoucher d’une souris. Ils sont «Morts de rire», comme en titrait la une. C’est carrément indécent et une claque en plein visage. J’ai dégueulé une autre fois quand je me suis rappelé que la populace avait reporté les libéraux au pouvoir il n’y a pas si longtemps… Hier en fait!
La seule et unique chose qui aura été bénéfique en marge de cette commission, fut la création permanente de l’UPAC, mais ça ne valait pas les 45M arrachés effrontément aux CONtribuables. De plus, il y a mésentente entre les commissaires sur une partie importante de la grosse brique. Bizarre! Le politique a été blanchi. Les hommes et les femmes de pouvoir célèbrent allègrement leur victoire. Le champagne s’il-vous-plaît!
La commission propose 60 recommandations dont la formation de comités de surveillance… Encore des postes payés à gros salaire parce que les profiteurs au pouvoir ont abusé de leurs positions. Ils n’ont pas fait le travail pour lequel la population avait mis toute sa confiance. Ils ont floué le peuple sans aucune retenue et s’en tirent sans la moindre égratignure et encore plus aberrant, ils occupent encore et toujours des postes clés dans d’autres sphères de la société. Ils ont conservé leur triste influence éhontée. Allez, on passe à autre chose!
La collusion et la corruption étaient connues au grand jour et malgré les dénonciations et témoignages accablants entendus, les commissaires n’ont pas osé blâmer les acteurs de toute cette magouille. Ce n’était que des fantasmes. On a prouvé encore une fois dans l’opinion publique que la politique et l’impunité vont de pair. Je veux bien croire que la commission millionnaire n’avait pas le mandat d’accuser, mais BLÂMER aurait été un minimum tout en ayant un effet plus mordant dans l’opinion publique, plus accusateur.
Finalement, mes nausées sont réapparues lorsque Couillard (celui-qui-rit-jaune), avec son air de conquérant satisfait, s’est engagé à donner suite aux recommandations de la commission. Il venait de se faire enlever une grosse épine du pied avec la bénédiction de la juge Charbonneau. Le Nirvana!
Nudité
Je conduisais avec mes trois jeunes enfants un soir d’été chaud, lorsqu’une femme dans une décapotable devant nous se lève et nous salue de la main. Elle était complètement nue! J’étais encore sous le choc quand mon petit garçon de 5 ans assis sur le siège arrière dit :
– Maman! La dame ne porte pas sa ceinture de sécurité!
Honnêteté
Mon fils Zacharie, 4 ans, sort de la salle de bain en criant pour me dire qu’il avait échappé sa brosse à dents dans la toilette. Je récupère alors la brosse à dents et la jette à la poubelle.
Zacharie me regarde faire, pensif un moment, puis prend MA brosse à dents et me la donne avec un sourire.
– On est mieux de jeter celle-là aussi alors; elle est tombée dans la toilette il y a quelques jours de ça.
Encore de la nudité
Un petit garçon se perd dans un YMCA et se retrouve dans le vestiaire des femmes. Lorsqu’il est remarqué, toute la salle se met à crier, les femmes se dépêchant de se couvrir d’une serviette.
Le petit garçon regarde tout ça avec surprise puis demande :
– Qu’est-ce qui se passe? Vous n’avez jamais vu un petit garçon avant?
Vieillesse
Lorsque je travaillais pour une organisation qui livre des lunchs dans un foyer pour personnes âgées, j’avais l’habitude d’amener ma petite fille de 4 ans avec moi. Les divers accessoires des vieillards, particulièrement les cannes, marchettes et fauteuils roulants l’intriguaient beaucoup.
Un jour, je la retrouve fascinée devant un verre contenant un dentier. Comme je me préparais pour la suite inévitable de questions, elle se tourne simplement et chuchote :
– La fée des dents ne croira jamais ça!
Habillement
Une petite fille regardait ses parents s’habiller pour un party. Quand elle vit son père mettre son tuxedo, elle l’avertit :
– Papa, tu ne devrais pas porter ce veston.
– Et pourquoi pas, chérie?
– Parce que tu sais qu’il te donne toujours un mal de tête le lendemain matin.
Bible
Un petit garçon ouvre la grosse bible familiale. Il est fasciné et regarde les vieilles pages jaunies. Soudain, quelque chose tombe de la bible. Il ramasse l’objet, le regarde attentivement et voit que c’est une vieille feuille d’érable qui avait été pressée entre les pages.
– Maman, regarde ce que j’ai trouvé!
– Qu’est-ce que tu as là, chéri? demande sa mère.
Avec une voix étonnée, il répond :
– Je pense que ce sont les sous-vêtements d’Adam.
Au moment où 25 000 syriens s’apprêtent à devenir citoyens canadiens, l’inquiétude demeure grandissante et, dans un très récent sondage, 73% des répondants se disaient préoccupés par la rapidité avec laquelle les autorités fédérales voulaient mener ce projet à terme, soit le 1er janvier prochain.
Souvent considéré comme un des plus grands chefs d’état canadien, Sir Wilfrid Laurier (1841-1919), québécois francophone alors premier ministre libéral fédéral, exprimait sa vision décentralisatrice du Canada par un développement durable dans un partenariat solide composé de francophones et d’anglophones. En 1907, dans un discours enflammé, il fut appelé à se prononcer également sur le sujet des immigrants désirant devenir Canadiens. Voici son message de l’époque :
« En premier lieu, nous devrions insister pour que si l’immigrant qui vient ici soit de bonne foi de devenir un Canadien et s’assimiler à nous. Il doit être traité sur un pied d’égalité avec ceux des nôtres, car il serait outrageant d’agir avec discrimination envers une telle personne en raison de la croyance, ou lieu de naissance ou de son origine. Mais cela repose sur la personne de devenir un Canadien dans tous les aspects, et rien d’autre qu’un Canadien.
Il ne peut y avoir aucune allégeance divisée ici. Tout homme qui dit qu’il est un Canadien, mais autre chose aussi en essayant de nous imposer ses coutumes et habitudes, n’est pas un Canadien.
Nous avons de la place pour un seul drapeau, le drapeau Canadien. Il n’y a de place que pour deux langues ici, l’anglais et le français. Nous avons de la place pour la loyauté, mais une seule, et c’est une envers le peuple Canadien. Nous n’accepterons personne, je dis bien personne qui essayera de nous imposer sa religions ou ses mœurs. »
C’était il y a 108 ans et on devrait s’en inspirer parce que ça demeure toujours un sujet brûlant d’actualité.
Aujourd’hui à Pioneer Village, se tenait la traditionnelle vente de garage annuelle partout sur le complexe. Le temps s’annonçait pluvieux depuis quelques jours et même avec cette menace, rien n’allait ralentir les ardeurs des commerçants d’occasions.
Ce n’est pas que nous avions beaucoup de babioles et pacotilles Louise et moi, mais pour les amis Carole et Mario c’était tout le contraire, ayant vendu leur maison dès leur arrivée. Les effets personnels et autres objets dont ils ne pouvaient pu garder, venaient grossir les étalages de fortune. Lise et Gilles, ainsi que Suzanne et Jacques ont complété la gamme des produits offerts avec quelques objets disparates.
Dame nature ayant décidé de ne pas intervenir pour gâcher l’événement. Dès les premières lueurs du jour, nous étions à pied d’œuvre pour monter et garnir les tables avant la venue des curieux et chasseurs d’aubaines dont les premiers se sont pointés le nez dès 7h15.
Graduellement, l’affluence aidant, ça bourdonnait comme une ruche autour des objets de convoitise et chacun cherchait d’un regard furtif, l’objet qui allait leur simplifier la vie. Les hommes sont plutôt portés vers les outils, alors que les femmes étaient attirées par les articles de maisons, coussins, couvertures et menus articles. Un pèse-personne qui remplissait à merveille sa mission a trouvé preneur en la 18e personne à l’avoir utilisé… par curiosité bien sûr!
L’événement nous a donné l’occasion de découvrir un nouveau talent de vendeur; Mario. Il a un don inné pour réussir à passer des articles invendables à ceux qui voulaient partir avec un seul objet. Il ajoutait une condition à chaque achat; pour un maigre dollar, le client achetait le bien et Mario exigeait qu’il ajoute gratuitement tel ou tel article supplémentaire. Filant la super aubaine, le client acceptait à tout coup. Si pour votre vente de garage, vous êtes à la recherche d’un super vendeur, du genre à vendre un réfrigérateur à un esquimau, je vous recommande fortement l’ami Mario et vous ne le regretterez pas.
Vers 11h45, devant l’absence d’acheteurs potentiels et à quelques minutes de la fin de l’activité, nous fermions boutique, accompagnés de quelques amis pour ranger tables, chaises et ensacher les quelques objets qui ne se sont pas vendus pour les déposer sur le parvis de l’église du coin en guise de dons. Et comme le veut la coutume, on a célébré la clôture de l’événement par un festin aux hot-dogs sous l’abri d’auto, satisfaits du travail accompli. On s’est levé tôt mais ça en valait la peine.
Et pour terminer, quelques instants plus tard alors que nous étions sous l’abri les poches «bourrées de fric», Dame nature qui s’était retenue jusque-là, a crevé quelques nuages pour étancher la soif des végétaux.