On se bidonne !

Nous sommes en pleine période de réjouissances et pour l’occasion, pourquoi ne pas se dilater la rate avec quelques bonnes blagues… Je vous offre celles-ci !

Rire3Dans une affaire qui se déroule en Abitibi, le procureur de la Couronne appelle son premier témoin à la barre, une grand-mère très âgée. Il s’approche d’elle et lui demande :

– Madame Lemieux, me connaissez-vous ?

– Oh! oui que je vous connais Me Paquette. Je vous connais depuis votre enfance, et sincèrement vous me décevez beaucoup. Vous êtes un grand menteur, vous trompez votre femme, vous manipulez les gens et vous êtes un médisant et un calomniateur. Vous pensez être un big shot alors que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Oh! oui je vous connais !

L’avocat, surpris, ne sachant que faire, pointa l’autre avocat du doigt et demanda :

– Madame Lemieux, connaissez-vous cet avocat ?

– Mais oui, que je le connais. Je connais Me Richard depuis qu’il est tout jeune. Il est paresseux, il est alcoolique. Il ne peut pas avoir de relation normale avec quiconque. Non seulement il a trompé sa femme avec 3 femmes différentes, mais l’une d’entre elles est votre femme. Oh! oui je le connais !

L’avocat de la défense était au bord de l’évanouissement. Le juge demanda aux 2 avocats d’approcher de la barre, et avec une voix très calme, il leur dit :

– Si l’un d’entre vous demande à cette vieille si elle me connaît, je vous envoie tous deux pourrir en prison pour outrage au tribunal et complot.

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Une femme était en train d’aider son mari à installer son nouvel ordinateur. Une fois l’installation complétée, elle dit à son mari qu’il doit choisir un mot de passe. Quelque chose qu’il se souviendra car il en aura besoin pour démarrer sa session. L’homme un peu macho, voulant passer un message à sa femme, choisi son mot de passe et est impatient de voir sa réaction. Alors quand l’ordinateur lui demande son mot de passe, il regarde sa femme d’un air séducteur et tape P E N I S.

Quand son mari à fait «enter», sa femme s’est mise à se rouler par terre, crampée de rire. L’ordinateur affichait :

« Accès refusé. Trop court ! »

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J’ai un nouveau chien et il est formidable. Je lui ai fait sentir une patte de lapin, il m’a rapporté un lapin. Je lui ai fait sentir une plume de faisan, il m’a rapporté un faisan. Je lui ai fait sentir le string de ma femme, et il m’a rapporté les couilles du voisin !!!

Bon chien !

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Un homme seul sur une île déserte depuis plusieurs années aperçoit un jour une forme à l’horizon. Il pense alors :

– Ce n’est pas un navire !

Comme l’image se rapproche, il pense :

– Ce n’est pas un bateau !

L’image s’approche encore, il pense donc :

– Ce n’est pas un radeau !

Arrivée près de lui, il voit une superbe blonde qui porte un wet suit et tout l’équipement de plongée sous-marine. Elle regarde notre homme et lui dit :

– Depuis combien de temps avez-vous fumé une cigarette ?

– Depuis dix ans, répond l’homme.

Elle ouvre alors la poche droite de sa veste de plongée et sort une cigarette qu’elle tend à notre homme. Il la prend, tire une longue bouffée et dit :

– Mon dieu, que c’est bon !

La blonde demande alors :

– Depuis combien de temps avez-vous bu une bière ?

-Dix ans, répond l’homme.

Elle ouvre alors la poche gauche de sa veste de plongée et en sort une bonne bière bien froide qu’elle tend à notre homme. Il en prend une grande gorgée et dit :

– Wow ! C’est fantastique !

Alors la blonde commence à dézipper son wet suit devant l’homme et lui dit :

– Depuis combien de temps as-tu eu la chance d’avoir un peu de plaisir ?

Et l’homme tout excité lui répond :

– Mon Dieu, ne me dites pas que vous avez apporté des bâtons de golf ?

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C’est l’histoire d’André et Germaine, un vieux couple retraité qui vivait sur une ferme. Germaine méritait vraiment son nom. Toute sa vie elle avait fait chier André, décidant de tout, criant après lui sans arrêt, se mêlant de ses affaires, bref une vraie de vraie Germaine. Un bon jour que André en avait marre d’entendre chiâler Germaine, il lui dit :

– Je m’en vais à l’écurie soigner mon cheval.

Mais ce jour-là, alors qu’André s’affairait, Germaine est venue le relancer jusque dans l’écurie et continuer à lui casser le traîneau. Alors André, à bout de nerfs, a pincé une gosse de son cheval. Le cheval a rué et envoyé Germaine violemment dans l’mur, et elle est morte drette-là.

Aux obsèques, Guy et Gaétan jasaient en arrière de la salle. Un moment donné Guy dit à Gaétan :

– As-tu remarqué, chaque fois qu’une femme souhaite ses sympathies à André, il lui serre la main en faisant signe que oui, et quand c’est un homme, il lui serre la main en faisant signe que non.

Alors comme de fait, Gaétan se met à observer André, une femme s’avance pour souhaiter ses sympathies à André, il lui serre la main et fait signe que oui. Plus tard un homme s’avance et André lui serre la main et fait signe que non. La veillée funèbre passe et à la fin le groupe diminue, pour finalement ne rester qu’André, Guy et Gaétan. Alors Guy demande à André :

– Veux-tu ben m’dire pourquoi à chaque fois qu’une femme te souhaitait ses sympathies tu faisais signe que oui, et un homme tu faisais signe que non ?

André dit :

– C’est bien simple, les femmes me demandaient: – Elle n’a pas trop souffert toujours, est-tu morte sur le coup ?

– Et les hommes : -Ton cheval es-tu à vendre ?

Noël est déjà passé

2013-12-25 002On s’y prépare depuis des semaines, on trime dur pour trouver les cadeaux, préparer la bouffe, faire les décorations et voilà qu’en un coup de vent, on se retrouve au lendemain de veille, prêt à repartir courir les aubaines du boxing day, ou échanger ses cadeaux défectueux et parfois aussi, ceux qui ne nous plaisent pas. Si cette dernière affirmation semble cruelle, c’est ce qui arrive quelquefois.

Depuis deux ans, nous séjournons en Floride d’octobre à avril, sans revenir au Québec pour la période des Fêtes. Ce serait faux de dire qu’on ne s’ennuie pas de nos proches, mais avec la technologie d’aujourd’hui et plus précisément des tablettes iPad avec l’application facetime, on peut se parler et se voir quand bon nous semble et avec une qualité d’image et de son de grandes qualités. C’est comme si on était là ! C’est ce qu’on a fait hier ! Quel bonheur de voir la frimousse radieuse de nos deux trésors de petits-enfants, devenus grands du haut de leur 6 et 9 ans, et de se faire montrer les cadeaux que le père Noël avait livré en début de nuit et reçus au petit matin. Avec les parents, en congé, c’était le bonheur total dans la maison.

Pour nous, Noël s’est déroulé comme prévu : après la ronde de golf matinale du 24 décembre et le souper de groupe au restaurant, parents et amis se sont rassemblés chez Carole et Mario où on a passé trois bonnes heures à chanter des airs populaires entremêlés de chansons de Noël. J’avais un cœur de vingt personnes qui se débrouillait fort bien en back vocal, exposant leur talent avec les cahiers de paroles que je leur avais fourni. Il y a des artistes qui s’ignorent dans le groupe…

Au retour à la maison, le père Noël était passé. Je devais probablement figurer sur sa liste d’enfants sages (je garde toujours mon cœur d’enfant même à 62 ans), puisqu’il m’avait laissé le cadeau de mes rêves : Des enceintes portatives Soundlink Mini de Bose. Avez-vous entendu la qualité sonore de cette petite merveille ? C’est à vous jeter par terre ! Un rendement étourdissant dans une si petite boîte, faut le faire. De la très haute-fidélité pour les oreilles. C’est ça, la qualité Bose. Je suis comblé. Mon petit doigt me dit que mon épouse s’est probablement montrée complice du vieux bonhomme.

Après tant d’émotions et un sommeil réparateur de quelques heures, on a fait comme des millions de gens sur la planète ; surcharger les lignes téléphoniques pour appeler la parenté et les amis restés au pays, afin de leur offrir nos vœux et pour placoter, quand on ne se butait pas à une secrétaire de plastique qui prenait les appels. Que voulez-vous, c’est le temps des retrouvailles et des déplacements, alors l’humain n’ayant pas encore la possibilité de se doubler, on laisse le message avec la promesse de se rappeler.

Finalement, nous avons partagé le repas de Noël à la salle communautaire vers 17 heures, précédé par une performance de la chorale locale. Comme aucune soirée dansante n’était prévue pour la suite, nous nous sommes retrouvés chez Linda et Benoît pour jouer aux dés dans une atmosphère débile et endiablée où les cris devaient bien être entendus dans tout le voisinage. Bah ! C’est pas tous les jours Noël et l’important est de s’amuser… Parole de Carole ! Aujourd’hui c’est le boxing day et pour l’occasion, le WalMart du coin ouvre ses portes à 5 heures du matin. On ne sera pas là… trop tôt pour des retraités comme nous. Et pour vous, ça s’est passé comment ?

Joyeux Noël

Joyeux NoêlÀ vous tous, lecteurs et lectrices assidus du blogue, je vous souhaite le plus beau des Noëls, rempli de joie, de bonheur, de paix, d’amour et de partage.

Au moment des réjouissances, ayez une pensée pour ceux qui ne peuvent partager les mêmes instants et qui sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.

Enfin, gardez candidement votre cœur d’enfant pour savourer pleinement ce qui compte vraiment : le moment présent !

Le Noël du petit âne gris

Le Noël du petit âne grisJe suis un petit âne gris et boiteux. Mon maître ne m’a jamais aimé. Alors je suis devenu triste et parfois méchant. Avec lui, je peine sur les routes de Judée.

Ce soir, fatigués et plein de poussière, nous sommes arrivés dans un village appelé Bethléem. Mon maître s’est installé dans la dernière chambre libre de l’auberge. Moi, je suis dans une petite étable paisible où dort déjà un bœuf.

Soudain, la porte s’ouvre.

– C’est pauvre ici, Marie, murmure un homme.

– Ne t’inquiète pas Joseph, nous serons bien.

Cette voix est si douce que pour la première fois de ma vie, je sens de la joie dans mon cœur. Est-ce un ange qui vient d’entrer ?

Je me lève et vois une ravissante jeune femme soutenant un beau ventre arrondi. Son visage rayonne sous son voile brodé ses yeux immenses semblent refléter toutes les étoiles du ciel. Elle me regarde et sourit avec bonté.

Je me recouche en bâillant et somnole déjà lorsque le cri d’un bébé retentit. Il est si fort qu’il semble célébrer lui-même la joie de sa naissance !

Je me relève, le cœur battant. Marie, émerveillée, emmaillote le nouveau-né. Joseph, lui, s’inquiète :

– Il a peut-être froid ?

Timidement, je m’approche et souffle sur le bébé blotti au creux des bras de sa mère. Je suis fier de pouvoir faire cela, moi qui ne suis qu’un petit âne mal-aimé.

Une étrange clarté envahit alors l’étable. Dans le ciel éclate le chant d’une multitude d’anges, et, dans un joyeux brouhaha, une foule immense arrive, menée par des bergers.

Cette nuit passe comme dans un rêve et, le matin, le moment que je redoute arrive.

Mon maître ouvre la porte. Devant l’enfant, il dépose un petit sac de pièces d’or, puis il me fait signe de le suivre. Je ne bouge pas, le cœur tremblant.

– Allons, fait-il, avance !

Je regarde Marie d’un air suppliant. Alors elle dit doucement à mon maître :

– Je vous remercie pour le sac d’or que vous offrez à mon fils Jésus, mais votre âne nous serait plus utile, car nous avons maintenant une longue route à faire.

Mon maître hésite :

– Cet âne est parfois brusque, vous savez.

Marie me sourit, confiante :

– N’ayez aucune crainte, répond-elle.

Alors mon maître nous salue et s’en va. Mon cœur bondit de joie, j’ai envie de faire des cabrioles. C’est promis, je ne quitterai plus Marie, Joseph et le petit Jésus. Je deviendrai bon et doux, car j’ai enfin trouvé quelqu’un pour m’aimer !

Histoire de Laurence de Batz
Illustrée par Quentin Gréban
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008

Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et on se donne rendez-vous en décembre 2014 pour la suite des merveilleux contes de Noël.

La frénésie est palpable, parce que le bonhomme est là !

2013-12-22 015AÀ Pioneer Village, la frénésie de Noël s’empare de ses snowbirds. De plus en plus de lumières multicolores, de structures gonflables et de pièces animées valsent, la nuit tombée, pour illuminer les rues sans trace de neige. Avec un manteau blanc, ce serait plus réaliste, mais d’admirer ces œuvres d’art en gougounes, culottes courtes et t-shirt, avouez que c’est loin d’être désagréable… à notre âge.

Toujours est-il qu’hier après-midi, le bon vieux père Noël, qui ne vieillit pas, avait laissé son traîneau dans son pôle Nord natal, pour fermer le cortège des voiturettes de golf toutes décorées pour la circonstance, bien assis sur la capote d’une Oldsmobile Cutlass décapotable, des années de notre jeunesse, propriété de l’ami Phil. Il faisait bien une trentaine de degrés Celsius, ce qui est extrêmement difficile pour le bonhomme qui en a cependant vu bien d’autre. Des bonbons ont été distribués aux nombreux spectateurs présents le long du cortège.

– Ne craignez rien père Noël, l’an prochain je ferai partie de votre escorte c’est certain. Je me suis laissé une note dans mon agenda pour ne pas rater cette occasion unique. J’ai déjà des idées de décorations pour mon bolide. Vous verrez, vous ne serez pas déçu !

Dans deux jours, mieux, dès demain soir, les célébrations se mettent en branle un peu partout : Des rassemblements pour célébrer l’événement pendant que, notre côté, nous serons une bonne vingtaine à festoyer au restaurant Ruby Tuesday de Cape Coral, avant de se diriger chez Carole et Mario, où ils m’ont invité à jouer quelques airs au clavier. Le jour de Noël, c’est à la salle communautaire que nous terminerons cette fête pour le souper de Noël. C’est sans compter les appels aux parents et amis pour les souhaits de circonstance. Une journée fort bien remplie s’annonce. On les aime comme ça… pas trop souvent, mais divertissantes.

Finalement, ce dernier samedi, nous nous sommes présentés au Gulf Coast Town Center pour notre habituelle soirée de musique sous les étoiles… et savourer des sublimes cochonneries sucrées et glacées de chez Kilwin’s. À l’affiche : le Gotta Luv It Band, et leur musique rétro des années ’50 à ’70, dont les célèbres succès des palmarès rock ‘n roll et Motown. Des bons p’tits vieux énergiques et endiablés qui n’ont rien à envier à la jeunesse des années 2000. Ça brasse mon ami et ils étaient encore en forme après deux heures de spectacle, où les succès de notre génération se sont enchaînés à un rythme soutenu. Une belle soirée qui valait le déplacement. On a maintenant pris cette énergisante habitude d’aller encourager ces virtuoses de la musique qui, comme Obélix, sont tombés dedans étant petits.

Rodolphe, le petit renne

Rodolphe le petit renneAutrefois, le père Noël n’avait que huit rennes : Tornade, Danseur, Furie, Fringant, Comète, Cupidon, Éclair et Tonnerre. C’étaient les plus beaux, les plus forts, les plus fiers rennes du pôle Nord.

Un soir de Noël, le père Noël attela ses huit rennes à son traîneau, puis partit faire sa tournée. Mais bientôt le vent se mit à souffler, les nuages à s’amonceler, la neige à tomber. C’était la tempête ! Les huit rennes étaient complètement désorientés. Soudain, Tornade perdit l’équilibre et tomba en entraînant ses compagnons à sa suite. Le traîneau du père Noël se posa en catastrophe sur le sol et l’un de ses patins s’enfonça dans la glace.

Les rennes eurent beau tirer et le père Noël faire son possible pour dégager le traîneau, rien ne bougea.

C’est alors qu’au loin, le père Noël aperçut une petite lueur rouge qui brillait.

– Au secours ! appela-t-il.

La lueur se rapprocha. À mesure qu’elle grandissait, elle éclairait tout aux alentours. Enfin, sous les yeux ébahis du père Noël, apparut une drôle de créature : un petit renne pas très musclé, pas très beau non plus, et dont le nez tout rouge brillait comme un phare dans la nuit !

– Bonjour, je m’appelle Rodolphe, dit le petit renne. Oh ! On dirait que vous êtes bloqués dans un trou. Attendez, j’ai une idée : je vais mettre mon sabot sous le traîneau pour faire levier et vous allez tous tirer très fort. Prêts ? Un, deux, trois !

Aussitôt, le traîneau fut libéré. Le père Noël était très reconnaissant :

– Rodolphe, j’aimerais beaucoup que tu fasses partie de mon attelage.

Mais le petit renne se détourna timidement :

Non, père Noël. Je ne suis pas aussi fort ni aussi splendide que vos rennes qui font la fierté du pôle Nord. Ici, tout le monde se moque de moi à cause de mon nez ridicule et de mes cuisses de grenouille. Je vous encombrerais…

Le père Noël sourit en hochant la capuche et déclara :

– Tu n’es peut-être pas très fort, mais tu es débrouillard et plein d’astuce. Et grâce à ton nez, tu pourras nous guider dans la nuit à travers toutes les tempêtes !

Et c’est ainsi que Rodolphe est devenu le neuvième renne du père Noël : le plus petit, le plus malin, le plus attachant… et le chouchou de tous les enfants.

Histoire d’Emmanuelle Lepetit
Illustrée par Bruno Robert
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008

Le séjour en images

Album photos1Depuis ce matin, en marge droite du blogue et dans la section Albums photos, apparaît l’album de notre présent séjour sous le lien Floride – Hiver 2013-2014. Plus d’une soixantaine de clichés le compose déjà, commentés pour la plupart, afin de vous permettre de partager notre vie de snowbird, au pays des gougounes et d’oublier, le temps d’un visionnement, vos rigueurs de l’hiver pourquoi pas vous faire rêver.

Ce n’est pas dans le but de vous narguer ou de tourner le fer dans la plaie, comme on dit, mais simplement pour vous donner le goût, le moment venu, de voir et peut être de vous initier à cette belle vie qu’on s’était promis de se donner un jour. De profiter d’un moment qui ne durera pas éternellement. Au fil des semaines, d’autres photos s’ajouteront afin d’immortaliser ces souvenirs.

Pour les abonnés qui ne sont pas tellement familiers avec le blogue, lorsque vous recevez un message vous confirmant la publication d’un article, cliquez sur le titre et cette action vous mènera directement sur le blogue, où vous aurez accès à la marge droite qui renferme des petits trésors, comme des clips vidéos entr’autres. Allez y faire un tour et vous y ferez des découvertes.

Enfin, pour ceux et celles qui visionnent le site à l’aide une tablette iPad, iPod ou d’un iPhone, cette marge de droite se trouve tout en bas du défilement horizontal des articles. Une question d’affichage différent des tablettes androïdes et des ordinateurs portables.

C’est un rendez-vous ! Ah j’oubliais un dernier détail : j’apprécierais que vous ne partagiez pas ces photos à tout vent afin de respecter une certaine confidentialité des personnes qui apparaissent sur les photos, tout en respectant mes droits d’auteur. Je vous remercie de votre compréhension et de votre respect.

Trois étranges visiteurs

Trois étranges visiteursLa veille de Noël, alors que les habitants de Solomé s’apprêtent à se coucher, trois étranges personnages entrent dans le village. Le premier vient du Sud. Très grand, avec la peau noire comme le charbon, il ressemble aux hommes de Solomé, mais son costume coloré indique qu’il n’est pas d’ici. À peine entré dans le village, il frappe à la porte de la première cabane et demande à y passer la nuit.

– Je vous paierai, promet-il en souriant.

– Inutile ! répond le chef de famille. Nous accueillons toujours l’étranger sans rien demander. Vous êtes le bienvenu !

Le deuxième, qui arrive de l’Est, est beaucoup plus petit. Sa peau paraît un peu jaune et ses yeux fendus ressemblent à deux amandes. Il pénètre dans le village, frappe à la porte de la deuxième cabane et demande à y passer la nuit.

– Je vous paierai, promet-il en souriant.

– Inutile ! répond la maîtresse de maison. Nous accueillons toujours l’étranger sans rien demander. C’est la tradition à Solomé.

Le troisième descend du Nord. Sa peau blanche a rougi avec le soleil et ses yeux sont aussi bleus que la mer. En atteignant Solomé, il frappe à la porte de la troisième cabane et demande à y passer la nuit.

– Je vous paierai, promet-il en souriant.

– Inutile ! répond l’enfant venu lui ouvrir. Nous accueillons toujours l’étranger sans rien demander. Entrez !

Peu après, le silence retombe sur le village. Mais tandis que les trois inconnus dorment paisiblement, les habitants se tournent et se retournent dans leur lit. Qui sont ces hommes ? D’où viennent-ils ? Où vont-ils ?

Lorsque les villageois trouvent enfin le sommeil, il fait presque jour. Si bien qu’à leur réveil, les trois inconnus ont déjà disparu. Seul un enfant les a vus repartir ensemble, dans la même direction.

– Ils m’ont donné cela dit-il en tendant trois petits paquets.

Le premier sachet contient une pépite d’or. Le deuxième est rempli d’une poudre grise qui sent divinement bon : de l’encens. Et le troisième renferme un flacon d’huile odorante : la myrrhe.

– T’ont-ils dit quelque chose ? interrogent les adultes avec curiosité.

– Je crois qu’ils suivaient une étoile qui doit les conduire jusqu’à un enfant dans une crèche. Mais ils m’ont juste dit : – Tu donneras ces présents aux villageois de la part de Gaspard, Melchior et Balthazar !

Histoire de Sophie de Mullenheim
Illustrée par Évelyne Duverne
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008

Semer du bonheur

DonsPour faire suite à mon dernier article, j’ai écouté mon cœur de père et j’ai fait un don aux enfants de la DPJ, pour profiter de ma modeste contribution afin qu’ils vivent un Noël de joie et de bonheur, ne fusse-t-il que passager.

TVA et le Journal de Montréal, de concert avec le Centre jeunesse de Montréal et dans le cadre des reportages sur les enfants de la DPJ, ont mis sur pied une levée de fonds pour procurer à ces enfants, des cadeaux de Noël qu’ils ne peuvent pour le moment qu’espérer. Je vous mets au défi, chers lecteurs et lectrices, de faire de même, pour les même raisons ; semer du bonheur.

Vous composez le numéro 1-855-768-7389 pour faire votre don et les cartes de crédits sont acceptées. Vous en sortirez le cœur léger et vous aurez une pensée très spéciale, au moment de déballer vos cadeaux, pour ces enfants qui ne l’ont pas eu facile et qui ne rêvent qu’a un avenir meilleur.

Pour ceux et celles qui le feront, je vous remercie sincèrement de votre générosité.

Salmigondis

SalmigondisPour changer la routine de décembre, quoi de mieux que de commenter l’actualité. À travers les contes de Noël, dont vous manifestez votre appréciation, la vie continue et les manchettes, bonnes ou mauvaises, valent la peine d’être commentées.

L’affaire Villanueva
Le coroner qui vient de déposer son rapport dans cette affaire, tranche la poire en deux. Ça me fait bien rire quand un sage met des mois à analyser les détails d’un événement qui n’aura duré que quelques secondes. Dès qu’on parle des ethnies, on marche sur des œufs. Pourquoi ? Est-ce que le code criminel fait des exceptions pour les immigrants ? Non ! Absolument pas ! Tous les citoyens sont égaux devant la loi, alors pourquoi porter des gants blancs et modifier nos procédures d’intervention ?

Dans cette triste cause, c’est le facteur humain qui a décidé de tout. Nous ne sommes pas dans un épisode de Robocop, où une machine applique sans discernement ses lignes de programmation. Ce sont des humains qui ont eu à intervenir. Des policiers comme vous et moi qui, même avec une solide formation, se sont sentis menacés. En trente secondes seulement, ils ont eu à analyser la scène et prendre action avec le résultat que l’on connaît. On aurait fait quoi à leur place ? Peut-être beaucoup pire !

Mais à la base, si les belligérants auraient obtempérés aux ordres des policiers, on n’en serait pas là ! Tout le problème est là ! Vous devriez voir les premiers instants d’une intervention musclée de la police américaine. Ça ne niaise pas ! La discussion débute une fois les suspects parfaitement maitrisés et croyez-moi, ils y mettent le paquet pour rétablir l’ordre, peu importe la couleur de la peau ou de l’ethnie. La police est si peu respectée au Québec que des situations comme celle des Villanueva arrivent malheureusement, lorsqu’on remet toujours en question le maintien de l’ordre.

Noël à la DPJ
Depuis le début de la semaine, le Journal de Montréal, publie des témoignages d’enfants et d’adolescents perturbés par des parents inconscients, immatures et violents, qui ont eu l’indécence de les enfanter. Quand c’est le cul qui même le monde, ça met des enfants dans la misère, à qui l’avenir est loin d’être rose et qui n’ont jamais demandé qu’il en soit ainsi. C’est pathétique de constater toute la douleur que ces enfants ont subi. En plus, dans cette période de Noël, ça demeure dramatique. Leur enfance jusqu’à l’adolescence sont teintés de violence, d’abus sexuels, d’abandon quand ce ne sont pas des rejets purs et simples.

Ils ont grandement besoin d’amour, de compréhension, de tendresse et d’estime de soi. Pourquoi on ne fait pas plus ? Pourquoi on adopte des étrangers au lieu de s’occuper de notre monde ? Si on les prenait en bas âge, le résultat pourrait être le même que ceux et celles qu’on importe de l’étranger à coup de milliers de dollars. On laisse quoi à cette génération de demain ? Des candidats au suicide, des sujets aux drogues et des adultes perturbés qu’on jettera aux pâtures dès la majorité venue. C’est triste à mourir ! Heureusement que la DPJ est là jusqu’à l’âge adulte, c’est après qu’ils courent la malchance de frapper un mur.

Postes Canada
Enfin, une administration publique a décidé de prendre le virage minceur. Postes Canada doit se mettre au diapason de la réalité d’aujourd’hui et couper son service de livraison du courrier à domicile dans les agglomérations urbaines. Sur une période de cinq ans, ce virage permettra de s’accomplir sans perte d’emploi alors que les mises à la retraite en seront les conséquences. C’était inévitable depuis bien longtemps, soit depuis que chacun d’entre nous a décidé qu’Internet et le courrier électronique allait s’acquitter des mêmes tâches sans qu’on ait à quitter le confort de son foyer, pyjamas et pantoufles incluses. Tôt ou tard, des entreprises de cette taille, devenues des monstres hors de contrôle, sont appelées à subir une cure d’amaigrissement de leurs effectifs pour survivre.

Ça me fait penser au Ministère de la santé au Québec. Un autre monstre tellement gros que le patient ne figure même pas dans son organigramme, tant il est bas et loin. À quand un gros coup de barre pour faire maigrir cette grosse tour de Babel et sortir des bureaux et de l’administration, des médecins et les mettre au service des patients, ce pourquoi ils ont été formés à grands frais. Qui aura le courage politique de donner le coup de barre pour faire bouger les choses. Un médecin c’est sensé soigner des malades, pas de faire de l’administration. Un autre immense bordel où il y a plus de chefs que d’indiens avec un budget sans limite et hors de contrôle.

Le tigre à TVA
Une bombe dans le monde des chaînes sportives : Michel Bergeron, le Tigre, quitte RDS pour joindre les rangs du réseau TVA Sports qui deviendra le diffuseur officiel des matchs de la LNH et du Canadien, la saison prochaine. C’était à prévoir parce que Michel fait un peu beaucoup partie du décor québécois. Il fait partie des grands qui parlent avec leurs tripes. Est-ce que RDS s’en remettra ? L’avenir nous le dira mais mon petit doigt me dit que la purge à ce réseau est loin d’être terminée. TVA Sports est maintenant devenu un gros joueur sur l’échiquier des diffuseurs de sports et je ne sais vraiment pas comment RDS pourrait survivre à ce raz de marée.

Moi, l’Antichambre est une émission que j’adore et justement parce que Michel Bergeron y agissait à titre de capitaine. Dans l’esprit de beaucoup de québécois, Michel fait partie des légendes dans son domaine, au même titre que les Guy Lafleur, jean Béliveau, Maurice Richard et autres grands du hockey. Bouillant, fougueux et fort d’une solide expérience du hockey, sa crédibilité n’en souffrira pas et je le suivrai définitivement à l’antenne où il se trouvera. C’est une triste histoire pour RDS, mais ce sont les lois implacables du marché de la télé sportive francophone, avec notre bassin modeste dans une mer anglophone. Bonne chance à Michel Bergeron.

La bûche de Noël arc-en-ciel

La bûche de Noel arc-en-ciel001Émilie a attendu que tout le monde s’endorme pour se glisser dans la cuisine. Elle meurt d’envie de goûter à la bûche de Noël qu’elle a préparée avec sa maman. Les yeux gourmands, elle ouvre le frigidaire et s’empare de la pâtisserie. Mais le plat lui échappe des mains et, patratras !, s’écrase sur le sol.

– Oh non ! Je vais me faire gronder et en plus, il n’y aura pas de dessert pour Noël ! se lamente Émilie.

C’est alors que dans un tourbillon arc-en-ciel surgissent trois lutins.

– SOS-Dessert à t’on service ! claironne Le Joufflu.

– On t’emmène au marché des lutins ! annonce Le Dodu.

– Il y a tout ce qu’il faut pour préparer une nouvelle bûche ! ajoute Le Goulu.

Et sans plus attendre, ils entraînent Émilie dans leur tourbillon multicolore. Quand elle rouvre les yeux, elle ne sait plus où regarder. Des dizaines de lutins s’activent derrière leurs étals colorés. Ils vendent des choses qu’elle n’a jamais vues : de la gelée verte, de la farine orange, des œufs carrés et une poudre rose qui sent si bon qu’elle plongerait bien le nez dedans.

– De la Galigounize, indique Le Joufflu en se frottant le ventre.

– J’en prends deux cents grammes ! dit Émilie, enthousiaste.

Un peu plus loin, un coulis jaune mijote dans une grosse marmite.

– De la Patalanisse, dit Le Dodu en se léchant les babines.

– Donnez-m’en vingt centilitres ! s’écrie Émilie.

Le Goulu arrive alors les bras chargés de gourmandises.

– Voilà des Zoglabouldis, des Blourboules et des Croqlabuzes !

– Et ces graines bleues, on en prend un peu ? demande Émilie.

Les trois lutins se regardent.

– Ça a un goût de céleri.

– Beurk ! grimace Émilie.

Et ils éclatent de rire.

– Il est temps de rentrer préparer le dessert !

Le tourbillon arc-en-ciel les ramène dans la cuisine d’Émilie. Ils s’affairent toute la nuit, font fondre les Croqlabuzes, épluchent les Blourboules et mélangent la Galigounize avec la Patalanisse…

Le lendemain, à l’heure du dessert, Émilie apporte une magnifique bûche rose, saupoudrée de sucre arc-en-ciel. Tout le monde est impressionné.

La bûche de Noel arc-en-ciel002– Mais ce n’est pas ma bûche ! s’étonne la maman d’Émilie. Elle goûte… et la trouve bien meilleure que la sienne !

– Il faudra que tu nous donnes la recette.

– Si je vous la disais, vous ne me croiriez pas ! assure Émilie.

Elle jette un coup d’œil sous la table et aperçoit les lutins s’éclipser dans un tourbillon arc-en-ciel.

Histoire de Fabienne Onfroy
Illustrée par Marie Quentrec
24 histoires merveilleuses pour attendre Noël – Éditions Fleurus – 2008

Compliquer ce qui est simple : la réalité d’aujourd’hui

Arche de NoéEn 2012 après Jésus-Christ, Dieu visite Noé et lui dit :

– Une fois encore, la terre est devenue invivable et surpeuplée. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains. Dans six mois, j’envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits, et je détruis tout !!!

Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu’une ébauche de construction navale.

– Mais, Noé, tu n’as pratiquement rien fait ! Demain il commence à pleuvoir !

– Pardonne-moi, Tout Puissant, j’ai fait tout mon possible mais les temps ont changé. J’ai essayé de bâtir l’arche mais il faut un permis de construire et l’inspecteur me fait des ennuis au sujet du système d’alarme anti-incendie. Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l’échafaudage, dans ma cour, viole le règlement de copropriété et obstrue leur vue. J’ai dû recourir à un conciliateur pour arriver à un accord.

– L’Urbanisme m’a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l’arche jusqu’à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu’à nous. Ils ont refusé de me croire. La coupe du bois de construction navale s’est heurtée aux multiples associations pour la protection de l’environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par la faune n’avait pas de valeur aux yeux du Ministère de l’environnement, et que cela détruisait l’habitat de plusieurs espèces animales. J’ai pourtant expliqué qu’il s’agissait, au contraire de préserver ces espèces. Rien n’y a fait.

– J’avais à peine commencé à rassembler les couples d’animaux que la SPCA m’est tombée sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux parce que je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exiguës. Ensuite, l’agence gouvernementale pour le Développement durable a exigé une étude d’impact sur l’environnement de ce fameux déluge.

– Dans le même temps, je me débattais avec le Ministère du Travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles. Je les avais embauchés car les syndicats m’avaient interdit d’employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués.

– Enfin le Fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les Douanes menaçaient de m’assigner devant les tribunaux pour Tentative de traverser la frontière en possession d’espèces protégées ou reconnues comme dangereuses. Aussi, pardonne-moi, Tout Puissant, mais j’ai manqué de persévérance et j’ai abandonné ce projet.

Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-en-ciel est apparu et le soleil a lui.

– Mais tu renonces à détruire le monde ? demanda Noé.

– Inutile, répondit Dieu, le gouvernement s’en charge…! Amen !