Martineau : l’évidence et la vérité toute crue !

Opinion partagée

La chronique de Richard Martineau cette fin de semaine dans le Journal de Montréal, c’est du bonbon. Et je vous laisse apprécier.

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LE QUÉBEC CRAQUE DE PARTOUT

Martineau

Valérie Plante a eu une idée géniale pour sauver Montréal.

Oui, oui, vous avez bien lu ! Je m’apprête à écrire une chronique positive sur la mairesse de Montréal !

Madame Plante a levé les yeux de son bureau où reposaient les premières planches de sa prochaine bédé, elle a regardé sa ville et s’est dit : « Mais qu’est-ce que je peux faire avec un trou pareil, saint bordel ? »

Pui elle a eu un flash.

« Je vais aller à Los Angeles courtiser les producteurs de cinéma pour qu’ils viennent tourner leurs prochains films ici ! »

APOCALYPSE NOW

L’idée est brillante.

En effet, quel est le sujet à la mode au cinéma depuis 10 ans ?

L’apocalypse. La fin du monde.

Or, quel est l’endroit idéal pour tourner ce genre de films (à part les pays en guerre) ? Montréal !

Même pas besoin d’imagerie numérique ou de décors en carton-pâte.

Tout est là. En vrai.

Vous n’avez qu’à planter votre caméra, et le tour est joué.

Vous voulez des rues défoncées ? On en a !

Des commerces placardés ? On en a !

Des devantures de maisons recouvertes de graffitis ? On en a !

On a même des zombies, qui déambulent dans les ruelles infectes.

Avant, Montréal servait de décor à des films qui se déroulaient à Paris dans les années 40. Maintenant, c’est l’endroit idéal pour tourner des films d’anticipation. Et montrer ce qui va se passer quand la société va imploser.

UN TAS DE RUINE

Je rigole, mais à peine.

Toutes nos infrastructures sont en train de tomber en morceaux. À Montréal, mais aussi ailleurs au Québec.

Plusieurs stations de métro de Montréal ont un besoin urgent d’entretien. De nombreuses écoles sont vétustes. La moitié des routes du Québec sont en mauvais état. Le Stade olympique doit être rénové de fond en comble. Et selon la vérificatrice générale, les deux tiers du parc immobilier des cégeps se dégradent à la vitesse grand V.

Sans oublier le français qui s’en va chez le yâble.

Dans les années 60, on s’est donné un bel État tout neuf. Soixante ans plus tard, le Québec tombe en ruines. Non seulement les bâtiments se lézardent, mais l’État a de plus en plus de difficulté à répondre aux besoins des citoyens.

Elle est loin, l’époque où on chantait « C’est le début d’un temps nouveau ! »

Comme les baby-boomers, le Québec a pété le feu à la fin des années 60.

Et il s’éteint à petit feu maintenant.

Ceux qui ont construit le Québec moderne tombent les uns après les autres. On va passer notre temps à organiser des funérailles nationales.

Elle est où, la relève ? Ils sont où, les grands projets ? Quel est le projet qui a été le plus salué au cours des dernières années ? Celui qui nous a rendus le plus fiers ? Celui qui nous a donné l’impression qu’enfin, quelque chose se passait ? Qui a enthousiasmé tous les Québécois, quel que soit notre camp ?

L’aide médicale à mourir.

C’est ça, la grande victoire des dernières années.

Pas améliorer notre sort, non.

Partir sans souffrances.

Éviter une lente agonie.

Ça en dit long sur l’état de santé mentale des Québécois.

C’est comme le film de science-fiction Soleil vert, avec Charlton Heston. Rappelez-vous : tout se déglingue, tout fout le camp, la seule chose qui fonctionne, ce sont les centres d’euthanasie où l’on permet aux gens qui en ont marre de tirer la plogue en regardant des films montrant comment était la terre autrefois.

Avant le déclin.

Vous vous souvenez à quelle époque se déroulait ce film tourné en 1973 ?

En 2022.

L’ÉTINCELLE

Ce week-end, trois partis (la CAQ, le PLC et QS) tiennent leur congrès national. Qu’est-ce qu’ils vont mijoter ?

Des stratégies pour remonter dans les sondages et gagner les prochaines élections.

Voila peut-être pourquoi la PQ a le vent dans les voiles. Il ose voir grand.

Oui, je sais, la souveraineté est un vieux rêve.

Mais qui sait ? Ça serait peut-être l’étincelle qui nous permettrait de péter le feu à nouveau.


4 produits écologiques pour tout nettoyer

25 mai 2024

Fini les marques de produits de nettoyage vantées par les fabricants. Madame Chasse-Taches, de son petit côté écologique, vous présente ses trucs tout simples et efficaces avec des produits de tous les jours, pour tout nettoyer.

LE VINAIGRE

On peut nettoyer la maison de fond en comble avec le vinaigre blanc, un produit écolo 100 % biodégradable. Dilué dans la même quantité d’eau et conservé dans une bouteille munie d’un vaporisateur, il nettoie toutes les surfaces dans la cuisine et la salle de bain. Par contre, il est à proscrire sur le marbre et les surfaces poreuses.

LE JUS DE CITRON

Le jus de citron contient de l’acide citrique : il est donc excellent pour enlever les taches sur les vêtements, pour le nettoyage de la cuisine et de la salle de bain. Mélangez 15 ml (1 c. à soupe) de jus de citron, 15 à 30 ml (1 à 2 c. à soupe) de savon à vaisselle liquide dans 1 litre (4 tasses) d’eau. Versez dans une bouteille munie d’un vaporisateur et utilisez pour un nettoyage quotidien.

LE BICARBONATE DE SODIUM

Ce produit offre une multitude d’usages domestiques et il a traversé les années sous différentes appellations. Il n’était pas rare dans les cuisines d’appeler le bicarbonate de soude « du soda à pâte », une traduction littérale de « baking soda ».

À sec, il a des propriétés désodorisantes et un brossage avec quelques gouttes d’eau fera disparaître les taches sur les tapis, les fauteuils et les matelas.

En diluant 60 ml (1/4 tasse) de bicarbonate dans 1 litre d’eau, vous obtiendrez un excellent nettoyant pour les comptoirs de cuisine.

En mélangeant bicarbonate de soude et vinaigre, vous obtenez une solution désinfectante.

LE SAVON DE PAYS OU LE SAVON DE MARSEILLE

Ce savon modeste fabriqué artisanalement a su traverser les années et demeure aujourd’hui un des meilleurs détachants pour les tissus. Eh oui ! C’est le haut taux de gras du savon de pays cuisiné par nos grands-mères et du savon de Marseille qui en fait un champion pour traiter les taches.

Frottez le tissu taché avec un pain de savon à peine humide pour bien faire pénétrer le savon entre les fibres du tissu. Laissez agir une trentaine de minutes ou même quelques heures avant de laver le vêtement avec la lessive habituelle. Cette technique est particulièrement efficace pour enlever sur les vêtements les taches graisseuses, de beurre, d’huile, de vinaigrette, de maquillage, d’herbe, etc.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 20 avril 2024, p16


Un pan de notre histoire : L’histoire du référendum du 20 mai 1980

23 mai 2024

« Si j’ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois. »

Ces paroles prononcées par René Lévesque le soir de la défaite référendaire du 20 mai 1980 résonnent encore aujourd’hui dans les échos de l’histoire.

René Lévesque

RETOUR AU MILIEU DES ANNÉES 1970

Le 15 novembre 1976, un peu plus de deux mois après la cérémonie de clôture des Jeux olympiques à Montréal, le Parti Québécois (PQ) de René Lévesque est porté au pouvoir. Les péquistes font élire 71 députés, contre 26 pour le parti libéral, tandis que l’Union nationale doit se contenter de 11 sièges.

L’élection des souverainistes est accueillie avec stupéfaction au Canada anglais et avec beaucoup d’appréhension chez les anglophones du Québec. Au cabinet Trudeau à Ottawa, on se prépare à partir au combat contre ces séparatistes qui veulent briser le Canada.

C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un parti politique a comme objectif premier de séparer une province de la fédération.

Il faut savoir qu’avant cette victoire éclatante, le PQ avait promis en campagne électorale de tenir à la fin de son mandat une consultation populaire, un référendum, sur son projet de souveraineté-association. René Lévesque répète sur toutes les tribunes qu’il consultera la population avant de négocier notre avenir au sein du Canada.

Voilà une stratégie rassurante pour les électeurs qui ne sont pas tous convaincus que l’indépendance soit la meilleure solution. Ils souhaiteraient peut-être simplement voter contre les libéraux qui avaient fait exploser la facture de la construction du barrage de la Baie-James et des Jeux olympiques de 1976 à propos desquels planaient de nombreuses rumeurs de corruption.

LE PARTI QUÉBÉCOIS AU POUVOIR

Au lendemain du 15 novembre 1976, le nouveau premier ministre doit prouver sa compétence à convaincre la population de la justesse de son projet de souveraineté-association.

René Lévesque et ses ministres vont donc régler la délicate question de la protection de la langue française en faisant voter par les députés de l’Assemblée nationale la Charte de la langue française, la fameuse loi 101. Cette loi fait du français la seule langue officielle au Québec.

Elle entraîne des répercussions dans tous les domaines de la vie collective : au travail, dans l’affichage commercial, dans les services gouvernementaux et, bien sûr, en éducation. Elle impose à presque tous les enfants de nouveaux arrivants de fréquenter l’école française. Pas besoin de dire que si elle satisfait une majorité de francophones, elle soulève des protestations chez les anglophones et allophones.

Le parti adopte également une importante législation sur la protection du territoire agricole.

Sur le plan électoral, René Lévesque et son parti entreprennent de réformer le mode de financement des partis politiques, en empêchant entre autres les entreprises privées d’y participer.

Sur le plan social, on instaure le programme d’assurance automobile, qui fait en sorte que les victimes d’accidents sont indemnisées par l’État. Il faut savoir qu’avant cette loi, il pouvait s’écouler des années avant d’en arriver à un règlement après un accident de la route.

Les péquistes font la démonstration qu’ils peuvent gouverner et après trois ans à la tête de l’État, Lévesque s’apprête à leur proposer de passer à l’étape de la souveraineté-association.

LA CAMPAGNE RÉFÉRENDAIRE

La date du référendum est fixée au 20 mai, la campagne référendaire s’étale sur près de six mois avant le jour du vote.

La question soumise aux Québécois n’est pas simple. Elle explique le concept de la souveraineté-association et précise que si les Québécois disent « oui » à un premier référendum, ils donneront un mandat au gouvernement Lévesque d’aller négocier une association économique avec le reste du Canada et que le fruit de cette négociation sera éventuellement soumis à un deuxième référendum.

Durant ces six mois de campagne, les partisans des camps du NON et du OUI vont s’affronter. Le camp fédéraliste est dirigé par le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, et le chef de l’opposition au Québec, Claude Ryan. Le camp du OUI (souverainiste ou séparatiste) est sous le leadership du premier ministre du Québec, René Lévesque.

D’entrée de jeu. L’Institut québécois de l’opinion publique a publié un sondage dans lequel le OUI obtenait 47 % des intentions de vote.

Pour tenter de récolter une majorité des voix, les partisans de la souveraineté-association expliquent que dans leur projet, le Québec deviendrait indépendant à 100 % sur le plan politique, mais demeurerait partenaire du reste du pays sur le plan économique, par exemple, en proposant de conserver une monnaie commune.

De leur côté, les partisans du NON font valoir que l’indépendance provoquerait une instabilité économique sans précédent, qui entraînerait assurément du chômage et l’exode de sièges sociaux des grandes compagnies à l’extérieur du nouveau pays du Québec.

Les traîtres : Ryan, Trudeau et Chrétien

Jamais le Québec n’a été si polarisé ! Quelques jours avant la tenue du scrutin, le premier ministre Trudeau, pendant une assemblée partisane dira : « Je sais que je peux prendre l’engagement le plus solennel qu’à la suite d’un NON, nous allons mettre en marche immédiatement le mécanisme de renouvellement de la constitution et nous n’arrêterons pas avant que ce soit fait… Nous voulons du changement, nous mettons nos sièges en jeu pour avoir du changement. »

Un engagement qui a fort probablement résonné chez de nombreux souverainistes hésitants qui doutaient de leur choix.

LE 20 MAI 1980

Ce jour-là, 85,61 % des Québécois inscrits sur les listes électorales vont aux urnes pour répondre à cette question : Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum; en conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada.

La déception

Résultat : 1 485 851 Québécois votent OUI et 2 187 991 préfèrent l’option du NON, C’est donc par plus de 700 000 votes que l’option fédéraliste l’emporte.

Au moment où il semble clair que l’option du OUI perdra, René Lévesque apparaît sur la scène du centre Paul-Sauvé à Montréal et dit : « Si j’ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois. »

Dans son discours, il mentionne entre autres que la balle est maintenant dans le camp du gouvernement Trudeau et qu’il devra proposer au Québec une plus belle place dans la fédération canadienne.

Il dit que même si le camp du NON a fait une campagne scandaleuse et immorale, nous nous devons d’accepter la décision du peuple et de rester vigilants pour nous assurer qu’Ottawa respecte ses engagements.

Lévesque invite alors les Québécois à garder espoir et à ne jamais perdre de vue l’objectif ultime et légitime de la démarche. Il ajoute que même si en ce 20 mai, nous nous sentons bien divisés. Un jour, il y aura un autre rendez-vous avec l’Histoire pour les Québécois.

Avant de conclure, il invite les partisans présents à chanter la plus belle chanson québécoise, Gens du pays.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 18 mai 2024, p76


On célèbre aujourd’hui nos Patriotes

20 mai 2024

C’est aujourd’hui la Fête nationale des Patriotes, de ceux qui ont payé de leur sang et de leur vie, la reconnaissance de la société québécoise. Et pour ajouter l’insulte à l’injure, la coopérative financière Desjardins, tapisse ses succursales et bureaux d’une affiche symbolique qui illustre une personne drapée de l’Unifolié.

Ça et une gifle en plein visage c’est la même chose. Alphonse Desjardins doit bien se retourner dans sa tombe. C’est une totale ignorance de l’Histoire, notre histoire, et une gaffe monumentale envers le peuple québécois.

PATRIOTES

Nom donné à partir de 1827 au PARTI CANADIEN et au mouvement populaire qui aboutit aux RÉBELLIONS DE 1837 et de 1838. Ce parti, dirigé surtout par des membres des professions libérales et par des petits commerçants, trouve un large appui chez les agriculteurs, les journaliers et les artisans. Principalement francophone, il comprend une minorité d’anglophones. Parmi les leaders les plus célèbres, on distingue Louis-Joseph PAPINEAU, Jean-Olivier CHÉNIER et Wolfred NELSON.

Même si les Patriotes détiennent la majorité à la Chambre d’assemblée élue du BAS-CANADA, leurs adversaires, la bourgeoisie marchande, l’aristocratie et l’administration coloniale, nommés par le gouverneur aux Conseils exécutif et législatif, obtiennent la plus grande part du pouvoir. Les Patriotes réclament des réformes politiques, incluant la responsabilité ministérielle et l’éligibilité du Conseil législatif. Ces revendications, prononcées au nom de la démocratie et du droit des peuples à se gouverner eux-mêmes, révèlent une idéologie à la fois libérale, nationaliste et anticolonialiste.

Selon certains auteurs, les Patriotes associent à leur programme politique une volonté de réaliser à moyen terme un projet de développement économique intégral du Bas-Canada au profit de la majorité de ses habitants et, bien sûr, de ceux qui la représentent. D’autres historiens affirment plutôt que c’est un projet socioéconomique rétrograde et conservateur qui se profile derrière une façade politique libérale. Les Patriotes, sauf ceux de 1838, favorisent le maintien du RÉGIME SEIGNEURIAL et défendent plus volontiers les intérêts de l’agriculture que ceux du commerce.

En bloquant les projets économiques de leurs opposants, ils freinent le développement du capitalisme britannique dans la colonie. En fait, les positions ne sont ni univoques ni statiques. Le conflit social et national s’exacerbe tout au long de la décennie 1830 et le parti radicalise ses buts et ses moyens de pression, ce qui ne va pas sans scission entre partisans modérés et extrémistes.

En 1834, les Patriotes exposent dans les 92 Résolutions, leurs principaux griefs. La Grande-Bretagne rejette ces demandes de réforme et tranche la querelle des subsides en autorisant, par les résolutions Russell de mars 1837, le gouverneur de la colonie à se passer du vote de la Chambre d’assemblée pour les crédits budgétaires.

Cette décision provoque de nombreuses manifestations de protestation, et, bientôt, la violence verbale cède la place à l’affrontement armé. Incendies de maisons patriotes, emprisonnements, exils, procès et pendaisons suivent les Rébellions de 1837-1838. L’échec de celles-ci entraîne la disparition du Parti patriote. Plusieurs de ses anciens dirigeants reviennent toutefois à la politique active sous le régime de l’Union (voir PROVINCE DU CANADA.

LES 12 PENDUS

21 décembre 1838

Joseph-Narcisse Cardinal – avocat et député

Joseph Duquet – notaire

18 janvier 1839

Pierre-Théophile Decoigne – hôtelier et notaire

François-Xavier Hamelin – cultivateur

Joseph-Jacques Robert – cultivateur

Ambroise Sanguinet – cultivateur

Charles Sanguinet – cultivateur

15 février 1839

Charles Hindenlang – marchand et officier militaire

François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier – notaire

François Nicolas – instituteur

Amable Daunais – cultivateur;

Pierre-Rémi Narbonne – peintre et huissier.

Pour les férus d’histoire, je vous invite à cliquer ce lien pour en apprendre plus sur les batailles de l’époque. Également, le film historique de Pierre Falardeau 15 février 1839.

Source Web : Fernande Roy, publié en ligne le 7 février 2006 et modifié le 4 mars 2015


Les confidences du chauffeur d’autobus

19 mai 2024

S’il est un endroit, ou un travail qui dévoile au grand jour le comportement insouciant et téméraire des usagers de la route, cyclistes, planchistes automobilistes, motocyclistes, enfin bref, tout ce qui circule autrement qu’à pied, c’est bien en conduisant un autobus.

D’abord pour la vitesse, puisque le chauffeur doit respecter un horaire minuté qui l’oblige à circuler souvent en deçà de la limite de vitesse permise. La taille des ces poids lourds nous oblige à bien se concentrer sur ce qui se passe autour de nous.

Avec l’arrivée de la belle saison, on voit apparaître tout ce qui permet à un humain de se déplacer sans marcher et chaque année amène son lot d’inventions et de nouvelles trouvailles qui augmentent les risque d’accidents. Parce qu’il faut bien se le dire, le respect des usagers envers les nouvelles règles qui les régissent, ne sont pas à la mode.

Pourtant, le code de la sécurité routière est clair; le port du casque, le bon sens pour circuler aux bons endroits tout en respectant la signalisation, sont des éléments de base qui, malheureusement ne sont pas observées.

LES VÉLOS

Si le casque n’est pas obligatoire pour les cyclistes, il l’est pour ceux qui enfourchent un vélo électrique. Ils sont tenus d’effectuer leur arrêt obligatoire et aux feux de circulation. Par contre, ils peuvent traverser sur un feu pour piétons lorsqu’indiqué. C’est une plaie ! En majorité, les cyclistes ne s’en formalisent pas. Et que dire de l’absence de phare, la noirceur venue ?

LES TROTTINETTES

Casque obligatoire pour les modèles électriques. Combien en portent ? Très peu ! Et ils se déplacent allègrement devant les automobilistes. Je ne compte plus le nombre de jeunes qui se fout carrément des plus élémentaires règles de sécurité.

ÊTRE VISIBLE

C’est l’aspect le plus important qui guette les cycliste; être visible et principalement la nuit tombée. Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête et très souvent ils nous apparaissent devant la face, comme ça, sans prévenir et tout de noir vêtus. L’insouciance de la jeunesse qui prennent un gros risque de ne pas se rendre à l’âge adulte. Pourtant, un phare est une obligation.

Encore plus dangereux, ils portent des écouteurs et n’ont pas connaissance de leur environnement. Alors jumelez vélo, trottinette, patins à roues alignées, planche à roulettes et plus récemment la roue électrique est vous avez une mixture pour vous retrouvez à l’hôpital et au cimetière.

LES AUTORITÉS DANS TOUT ÇA

Pourquoi, les policiers ne mènent pas des opérations ciblées et répressives autour des parcs principalement où les jeunes se promènent. Et pourquoi pas aux intersections, lorsque les Lance Armstrong de ce monde pédalent rapidement les pistes cyclables comme s’ils étaient au Tour de France. Des contravention, ça permet d’y réfléchir sérieusement.

En ce début de la belle saison, c’est plus que le moment de les avoir à l’œil. La prévention ne donnant pas de résultats, reste la répression. Au final, ça sauverait des vies.


Ah la vieillesse… mieux vaut en rire

16 mai 2024

Un vieil homme de 70 ans est allé à un test de sperme. Le médecin lui a donné une bouteille pour collecter le sperme.

Le lendemain, le septuagénaire arrive avec la bouteille vide, puis dit au médecin :

– J’ai essayé avec ma main gauche, puis ma main droite. Ça n’a pas marché. Ensuite, ma femme a essayé à son tour avec sa main gauche et sa main droite. Puis ma belle-fille a essayé avec sa main gauche et droite, puis avec sa bouche. La femme et la fille du voisin ont essayé de la même façon et finalement on ne peut toujours pas ouvrir cette maudite bouteille !!!


Moins, pour plus cher

15 mai 2024

C’est révoltant de voir tout ce qui se donne comme salaires en santé. 13 000 cadres pour plus de 1 milliard $… annuellement !

Encore une chance qu’on a des bureaux d’enquêtes pour dévoiler au grand jour toute cette immense structure qui, dans la pratique n’a rien changé, aux services de merdes auxquels la population est prise en otage.

On n’a rien à dire ! On subit, un point c’est tout !

13 000 cadres pour un seul ministère. C’est incroyable. Des directeurs, des vice-présidents, des PDG, allez, des postes de gestion sont si nombreux que s’en est indécent. Qu’on ne viennent pas nous dire que c’est nécessaire, parce que je n’en crois rien.

Il y a plus de chefs que d’indiens.

On nous dit que ces salaires payés suivent rien de moins que le marché. Foutaise !  Parce que les structures sont tellement imposantes que la seule personne qui en paie le prix, c’est le patient.

Expliquez-moi, pourquoi avec une telle armée de gestionnaires, on n’a pas encore trouvé le temps de régler une bonne fois pour toute, les temps d’attente. Quand des malades ne veulent plus se rendre dans un hôpital pour recevoir des soins, c’est un signe que la « machine » ne fonctionne pas. On est les dindons de la farce.

Aujourd’hui, les échelles de salaires sont complètement déconnectées de la réalité. Est-normal qu’un directeur bidon, qui travaille toujours le jour, avec des fins de semaines complètes de repos puisse recevoir une rémunération deux fois plus imposante et même plus, que le premier ministre du Québec ? Non !

On invoque toujours le marché ! Est-ce que ces privilégiés sont performants ? Seulement avec les nombreuses listes d’attente inacceptables, on a la réponse.

À quand le moment où le ministre de la Santé va purger ces administrateurs pour remettre tout cet argent en soins aux patients et aux employés de la base. Ceux et celles qui torchent le vrai monde ? C’est là qu’on doit mettre tout le fric.

Question comme ça. Quand des bonzes de l’administration sont eux-mêmes malades, est-ce qu’on les retrouve sur les listes d’attente ? J’en doute !

Foutez dehors une bonne partie de ces administrateurs et dévouez l’argent au personnel soignant.

N’oublions pas que le monstre de la Santé coûte annuellement aux CONtribuables, 65 milliards $, et on n’a pas un seul mot à dire. C’est indécent !

Verrons-nous le bout du tunnel ? Ne pariez pas là-dessus, même une ancienne cenne noire !

13 000 cadres… Je n’en reviens toujours pas !


À chaque problème… sa solution !

14 mai 2024

Pour madame Chasse-Taches, rien n’est impossible. Elle a toujours une solution, peu importe le défi. Voici quelques trucs et astuces pour se simplifier la vie.

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Ces petites astuces vous permettront de nettoyer rapidement et efficacement plusieurs taches tenaces.

DES CONTENANTS PLASTIFIÉS DEVENUS ROSÉS

Généralement, ces contenants de conservation et de congélation sont tachés par une sauce tomate. Après un bon lavage dans une eau chaude savonneuse, exposez-les sous les rayons du soleil pendant quelques heures. Ils retrouveront leur blancheur.

UNE ÉPONGE MALODORANTE

Les bactéries présentes dans l’éponge sont à l’origine d’une mauvaise odeur. Elles seront tuées par la vapeur. Mouillez bien l’éponge et déposez-la au four à micro-ondes pendant 4 minutes pour bien stériliser l’éponge.

UNE TACHE DE CHOCOLAT

Pour enlever les résidus de chocolat, déposez le vêtement une trentaine de minutes au congélateur. Vous pourrez racler le chocolat avec un couteau arrondi. Brossez la tache avec du vinaigre blanc et lavez ensuite dans une eau froide savonneuse (une eau chaude pourrait fixer la tache).

UNE RÂPE À FROMAGE DIFFICILE À NETTOYER

Râpez tout simplement une pomme de terre crue. Elle enlèvera tous les résidus de fromage sur la râpe, qui pourra être ensuite lavée dans une eau chaude savonneuse.

UNE PELLICULE GRAISSEUSE DANS LA CUISINE

On dissout ce gras qui se pose sur les tablettes des armoires en ajoutant une poignée de gros sel à déglacer ou à marinades à l’eau chaude savonneuse que vous utilisez pour laver. Cette astuce fonctionne aussi pour le nettoyage de la hotte.

DE LA ROUILLE DANS LA BAIGNOIRE

Ces taches disparaîtront en les frottant avec un demi-citron saupoudré de sel, et vous ferez briller la baignoire devenue terne en frottant toutes ses parois avec un pamplemousse, une orange ou un citron coupé en deux et saupoudré de sel fin.

LE JOINT CAOUTCHOUTÉ NOIRCI DE LA MACHINE À LAVER

Si le joint n’a pas eu le temps de bien sécher entre les lavages, il est fort possible qu’il présente des taches noirâtres. Préparez une pâte avec du bicarbonate de soude et une eau tiède. Brossez le joint avec une brosse à dents recyclée. Rincez à l’eau claire et asséchez avec un chiffon.

DES TACHES D’HUILE OU D’ESSENCE SUR LE SOL DU GARAGE

Faites dissoudre du savon à lave-vaisselle dans une petite quantité d’eau. Appliquez cette pâte sur les taches pendant quelques heures, avant de brosser énergiquement le sol et rincer à l’eau claire.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 13 avril 2024, p13


Malheureusement, nous sommes déjà morts

10 mai 2024

Avez-vous lu le Journal de Montréal récemment ? L’édition qui brossait le triste portrait de la langue française hors Québec. Un constat triste à mourir d’un peuple en phase terminale.

Chez nous, au Québec, ça s’en vient. La génération d’après-guerre, en voie d’extinction, perd de plus en plus de soldats pour préserver la langue française. Les jeunes ont déjà abdiqué parce que la langue anglaise est plus facile en ne s’enfargeant pas avec les adjectifs, genre et subtilité de la langue française. La loi du moindre effort en fait.

La minorité anglophone à beau crier notre intolérance, elle demeure la mieux protégée de tout le Canada alors que les francophones n’ont pas eu le choix de prendre leur trou ou prendre le bord. Se faire Hara Kiri linguistique.

Pour prendre le vieux cliché que dans un groupe de francophones, dès qu’un anglophone s’y joint, tout le monde parle anglais, c’est la triste vérité. Pourquoi ? C’est cool ! Que consomment nos chers petits Québécois ? Netflix, la télévision anglophone, tant sportives que culturelles. Bref, ils vivent déjà en anglais et s’interroge sur notre volonté de garder notre langue française bien vivante ici.

Tui es bilingue ? Ton quotidien est principalement en anglais. C’est une évidence néfaste au Québec.

C’est plus qu’insultant quand on se fait rabrouer par des vendus qui nous répondent que le Canada est un pays bilingue… C’est un pays anglophone, point à la ligne.

Qu’adviendrait-il si, demain matin, la planète décidait que c’est le mandarin, la langue officielle du monde ? Les anglos crieraient au meurtre. C’est exactement ce qui se passe ici.

Si les anglos sont si attachés à leur langue au point de pourrir notre population, pourquoi restent-ils au Québec ? Ils peuvent s’établir ailleurs parce que le reste du Canada (ROC) et les États-Unis sont anglophones. On ne les retient pas !

Les anglophones du Québec, le ROC et les politiciens fédéraux sont porteur d’une mission; assimiler la faible résistance québécoise. Rayer de la carte tous les francophones jusqu’au dernier, comme partout ailleurs.

Pourquoi sommes-nous les dindons de la farce ? Pourquoi il faut s’ouvrir linguistiquement aux autres cultures ? Pourquoi faut-il parler en anglais, quand notre interlocuteur n’a pas la moindre intention ou décence de s’adresser à nous d’abord en français ?

Est-ce qu’on observe le même phénomène inverse à Toronto, Calgary, Vancouver ? Non ! On vous reçoit sèchement avec un ferme I don’t speak french bien senti et parfois même agressif. Après ? Débrouille !

À Winnipeg, ville d’assimilés, beaucoup de personnes et de lieux sont français et c’est tout ce qui reste de cette langue. Des noms qui ne veulent absolument rien dire pour eux.

Ici, au Québec, tous les jours on doit remettre en question l’usage du français. C’est comme si un étranger rentrait chez toi pour faire SA loi. Vous l’accepteriez ?

Dorénavant, je compte bien rendre la monnaie de leur pièce à tous les Michael Rousseau de ce monde comme on se fait recevoir au ROC et même au Québec : Parlez-moi en français que ça vous plaise ou non. Désolé !

Œil pour œil !

Il n’existe un seul moyen de régler une fois pour toute cette désinvolture et c’est l’indépendance, le maître chez nous. Encore là, Des Québécois vont voter pour le Parti québécois aux prochaines élections, mais hélas, ils vont dire non à l’indépendance ?

Et vous appelez ça avoir des couilles ?

C’est un vœux pieux parce, malheureusement, nous sommes déjà morts.


Bonne journée mesdames

8 mai 2024

Pour la Journée internationale des femmes (JIF) 2024, le thème du gouvernement du Canada est Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme.

Il s’agit d’un appel à l’action et d’un rappel que l’égalité des sexes est l’un des moyens les plus efficaces de bâtir des communautés plus saines, plus prospères et plus inclusives.

Nous avons tous un rôle à jouer afin de bâtir un avenir où chacun peut atteindre son plein potentiel.

Il est temps d’agir – parce que le succès des femmes est le succès de tous.

Consultez la déclaration et la vidéo de l’honorable Marci Ien, ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et de la Jeunesse, pour marquer la Journée internationale des femmes 2024.

LIENS UTILES

Apprenez-en davantage sur les femmes canadiennes inspirantes et sur l’égalité des genres au Canada :

Explorez la chronologie de l’histoire des femmes au Canada qui présentent les réalisations des Canadiennes dans divers domaines tels que la politique, les sciences et les arts.

Consultez la chronologie de l’égalité des sexes et des genres pour avoir un aperçu des jalons de l’égalité des sexes et des genres au Canada.

Regardez les Minutes du patrimoine sur des femmes canadiennes inspirantes.

Source: Gouvernement du Canada


Un pan de notre histoire : Un condamné à mort devenu bourreau

6 mai 2024

« La Corriveau », condamnée à la pendaison pour le meurtre de son mari et exposée par la suite dans une cage de fer, est probablement le cas d’une condamnation à mort le plus célèbre de notre histoire. Un autre cas de condamnation est moins connu, mais tout aussi intéressant : celui du bourreau Jean Rattier. Retour sur un fait divers insolite de notre passé…

La mise à mort par inhalation d’azote d’un individu accusé de meurtre en Alabama, aux États-Unis, a fait couler beaucoup d’encre récemment et montre à quel point nos mœurs et nos valeurs ont changé au Québec et en occident. Plusieurs s’interrogeaient, à juste titre, sur la justification morale de punir le meurtre par un autre meurtre.

De nos jours, à l’exception de quelques rares endroits, la peine de mort n’est plus pratiquée dans les pays occidentaux. Néanmoins, elle a longtemps été pratiquée chez nous. Elle était confiée aux soins d’une profession bien particulière : celle de bourreau !

Autrefois, le travail du bourreau était soit de procéder à la torture punitive ou d’exécuter un condamné à mort.

Appelé officiellement exécuteur de la haute justice ou maître des hautes œuvres, le nom vulgaire de bourreau lui était donné par le peuple, qui méprisait généralement cette fonction et la personne qui en était titulaire.

Comme le souligne André Lachance, historien spécialiste du système judiciaire en Nouvelle-France et auteur de l’ouvrage Le bourreau au Canada sous le régime français, le bourreau était l’exécutant du roi. Ce dernier était le seul autorisé – avec ses officiers – à juger un criminel en France en vertu du pouvoir qui lui était conféré par Dieu.

LE CAS DE JEAN RATTIER

À l’époque, explique Lachance, « pour juger un accusé, on se fondait non pas comme aujourd’hui sur un esprit de justice, mais plutôt sur un désir de vengeance ». L’objectif était de punir et de dissuader par la peur, d’où le fait qu’il était normal à l’époque qu’on applique la loi du talion en torturant ou en exécutant un coupable en public.

Toutefois, il était souvent ardu de dénicher des individus volontaires pour devenir maître des hautes œuvres, ce qui explique pourquoi les juges obligeaient fréquemment des criminels à devenir bourreau en échange de leur peine. C’est ce qui est arrivé au 17e siècle à un certain Jean Rattier.

Jean Rattier, dit Dubuisson, est originaire de Saintonge, en France. En 1672, alors qu’il exerce le métier de domestique à Trois-Rivières, il épouse Marie Rivière, originaire elle aussi de Saintonge. Le couple déménage en 1676 sur une terre de Saint-François-du-Lac. C’est là que survient un événement tragique qui change considérablement la destinée de la famille Rattier.

En 1679, au cours d’une rixe impliquant plusieurs personnes, une jeune femme de 20 ans est tuée. Jean Rattier est reconnu coupable de meurtre et est condamné à la potence.

Il décide de porter en appel la décision. Toutefois, le verdict reste le même : Rattier doit être pendu ! Mais il y a un problème. Le bourreau Jacques Daigle vient tout juste de mourir et il n’y a personne pour procéder à l’exécution de Jean Rattier.

On met alors ce dernier devant un dilemme : soit il croupit en prison en attendant qu’un bourreau soit trouvé pour procéder à son exécution, soit il devient bourreau et peut retrouver sa liberté. Rattier s’empresse d’accepter l’offre d’emploi et devient le nouveau bourreau de Nouvelle-France, fonction qu’il occupa jusqu’à sa mort, en 1703.

Source : Martin Lavallée, Journal de Montréal, cahier Weekend, 13 avril 2024, p73


Est-ce qu’on peut vivre en paix, chez nous ?

3 mai 2024

Certains vont se servir de la largesse de l’épisode pandémique de 2020 comme excuse, mais nous sommes rendus à un niveau d’impatience et d’intolérance inégalé.

La page frontispice du Journal de Montréal d’hier y allait d’une publicité d’IGA l’exagération de certains propriétaires à utiliser la tondeuse à des heures indues.

Grosse affaire ! La une ! Ça dû leur coûter un bras à cet épicier de luxe ! Un gros coup de publicité !

Vous êtes vous seulement demandé pourquoi il en est ainsi ?

On s’achète des immeubles on nous ne sommes même pas foutus de passer notre tondeuse à gazon quand notre quotidien nous le permet.

À l’heure où la population soigne de gros problèmes de surdité, il semble que ce handicap échappe aux décibels d’une tondeuse à gazon. Enlevez vos appareils !

Il faudrait légiférer pour obliger cette corvée durant certaines périodes ? Foutaise ! On ne coupe pas le gazon quand on VEUT, mais bien quand on PEUT. Parce qu’il existe plein de raisons pour le PEUT : Travail de nuit, activités avec les enfants, température extérieure et autre inconvénients personnels.

Il ne faut pas oublier qu’en milieu urbain, les terrains, en général, ne dépassent pas 557 mètres carrés…. L’affaire d’une demi-heure. Rien pour écrire à sa mère.

Vous avez des contraintes de temps pour la tonte ? Les voisins vont se plaindre que la mauvaise herbe pousse et laisse le terrain en décrépitude. C’est pas beau dans le quartier et surtout au moment où des méchants pissenlits prolifèrent sur les terrains voisins, ça devient terrible.

Certaines personnes sont tellement intolérantes que le moindre petit bruit les dérangent. Quand ce n’est pas la tondeuse, ce sont les enfants qui jouent dans la rue, le voisin qui arrose, son moteur qui fait trop de bruit, et l’autre qui ronfle trop fort.

La « police de l’intolérance » veille au grain.

Si ça ne fait pas votre affaire, allez vivre dans le bois et soyez prévenus que vous êtes sur le territoire des oiseaux, toutes sortes d’oiseaux qui eux, n’ont rien à cirer des caprices de certaines personnes. Vous êtes chez eux !