Les tornades font des ravages

Ici, la télé américaine nous projettent les images de destruction et de désolation que les tornades qui sévissent dans les états de la Georgie, du Tennessee, du Kentucky et de l’Indiana, laissent sur leurs passages. Des quartiers entiers, tombés comme des châteaux de cartes, des autobus qui éventrent les maisons, sans compter la trentaine de décès répertoriés jusqu’à maintenant.

Ces catastrophes naturelles amènent des élans de solidarité hors du commun et l’entraide prime. Même dans la désolation, ces sinistrés se retroussent les manches pour affronter des lendemains cruels. Beaucoup ont tout perdu et ici, les assurances sont souvent incomparables à ce qu’on voit chez-nous. Les couvertures sont nettement insuffisantes.

Quoi qu’il en soit, au moment où je rédige cet article, il est 23 heures ce samedi 3 mars. Les résidus de ces tornades devraient nous atteindre en milieu de nuit. La météo locale nous informe des prévisions continuellement. On ne connaitra pas de tornades mais les vents seront assez forts et la pluie intense débutera dès le milieu de la nuit, jusqu’à midi, puis fera place à un front froid pour quelques jours. La nuit de dimanche à lundi sera passablement froide avec un maximum à 46°F.

Toute la semaine, on a eu droit à des journées humides et ensoleillées avec des mercures dépassants les 87°F et un taux d’humidité de plus de 80%. On se disait bien qu’à un moment ou un autre, Dame Nature allait se manifester. Nous en sommes là! La ligne d’averses qui nous frappera s’étend sur plus de 110 km soit la distance entre Port Charlotte et Naples. Elle mettra près de neuf heurs à déverser ses nuages d’eau sur nos têtes et croyez-moi, ici quand il pleut, c’est abondant.

De la pétanque au hockey

Enfin, votre humble blogueur et ses équipiers Léo Lochet et Claudette Lacasse, ont mis la main sur la médaille d’argent, lors du troisième tournoi hivernal de pétanque ici, à Pioneer Village ce dernier lundi. Pour une deuxième fois consécutive, la météo prévoyait quelques averses isolées certes, mais averses quand même. On a eu droit à deux courts épisodes qui on fait déplacer quelques spectateurs sous des abris, pendant que les pétanqueux continuaient de disputer leurs matchs sans en faire de cas. Il faut dire que cette pluie rafraichissait un peu, dans cette chaleur qui frisait les 85°F.

24 équipes se sont disputés les honneurs durant près de trois heures afin de départager les positions au classement. Sur le tableau d’honneur, la médaille de bronze est allée à Jean-Guy Claude, Lise Roussil et leur capitaine Gilles Rochefort. Le tournoi a finalement couronné ses champions; L’équipe composée du capitaine Jean-Guy Therrien et des équipiers Micheline Beaulé et Alain Cloutier se sont mérités l’or ainsi que le précieux trophée emblématique.

Encore une fois, l’événement fut couronné de succès grâce à une solide équipe de bénévoles et de succulents hotdogs, sans oublier tous les participants qui encouragent l’activité par leurs présences assidues, tournoi après tournoi. Mars devrait nous apporter le dernier tournoi saisonnier avant que les snowbirds ne retrouvent leurs quartiers d’été, plus au nord.

Par ailleurs, ce mardi 28 février, 26 joyeux lurons et fervents de la Sainte-flanelle prenaient le chemin de Tampa Bay pour assister au match opposant nos Canadiens au Lightning de l’endroit. Une belle initiative de Pierre Marcotte qui, pour une autre année, s’implique pour organiser la sortie. J’étais du nombre avec mes accompagnateurs Benoît, Jean-Guy et mon fils Pascal, qui nous rend visite pour deux semaines.

Une fois les billets distribués et pour conserver la tradition, c’est au Hooters près de l’amphithéâtre du Lightning, que nous nous sommes retrouvés autour d’une multitude de pichets de bières en fût, de burgers et d’ailes de poulet, le tout servi par les plus jolies serveuses dont la renommée n’est plus à faire. L’endroit était bondé et on a pu s’installer sur les trois grandes tables libres, au fond du resto. N’ayez crainte, nous sommes des gens responsables et la sobriété était tout de même de mise. Il faut dire que nous étions à près de 5 heures de la mise en jeu officielle du match.

Ça fait toujours bizarre d’assister à une partie de hockey, alors que le mercure indique 83°F à l’extérieur et que tout le monde est en short. Sur la grande terrasse, l’atmosphère est à la fête avec beaucoup d’animation. Les jolies cheerleaders sont là, disponibles pour qui veux avoir un cliché souvenir avec leurs plus beaux sourires. Elles font fureur.

Pour le match, disons que nos Glorieux, qui ne sont plus l’ombre d’eux-mêmes, se sont inclinés par la marque de 2 -1. Une cinquième défaite consécutive qui les fait croupir encore plus profondément dans la cave du classement. Par contre, j’ai bien aimé ce que j’ai vu du nouveau venu Blake Geoffrion. Il tient du père et du grand-père. Quoi qu’il en soit, le hockey demeure un sport électrisant et à Tampa Bay, le Lightning porte bien son nom, puisque les éclairs fusent de partout. Les bruyants coups de tonnerre sont là pour inviter les partisans à faire du bruit.

Une belle soirée qui se termine aux petites heures du matin, mais c’est toujours un plaisir renouvelé de faire les deux heures de route pour s’y rendre. Une vraie sortie de gars comme je les aime. Vous pourrez visionner les images dans l’album photos Floride – Hiver 2012, en marge droite du blogue.

Peinture, courses et bonne bouffe

Le titre résume assez bien le quotidien des derniers jour ici à Pioneer Village. Alors que la température frise les 85°F, accompagné d’une humidité assez élevée, je continue de donner un coup de main chez Jean-Eudes et Roseline afin de compléter la peinture de leur maisonnette. Heureusement pour moi, la thermopompe roule à plein régime et l’air frais qu’elle dégage me permet de faire le travail sans vraiment souffrir de cette humidité. C’est aussi bon pour la peinture, qui coule beaucoup moins. Je devrais terminer le travail d’ici la prochaine fin de semaine.

Entre tout ça, il faut bien se divertir et ce dernier jeudi, en soirée, accompagné de Lise, Gille, Roseline et Jean-Eudes, nous sommes allés taquiner la chance à la piste de courses de chiens Naples-Fort Myers de Bonita, à une soixantaine de kilomètres d’ici. Si Jean-Eudes et Roseline n’ont pas goûté aux joies de faire quelques dollars, Louise et moi avons tout de même fait sonner la caisse à deux reprises avec quelques petits gains sans importance. Nous sommes sortis avec une trentaine de dollars de pertes, sans plus. La palme revient cependant à Gilles et surtout Lise, qui avait un œil sur le guichetier qui l’a servi toute la soirée. Oh! Ce n’était pas le Pérou au niveau des cagnottes mais elle a fait les cent pas toute la soirée pour aller récupérer quelques pécules, histoire de savourer ses petites victoires. Une belle sortie en groupe.

Vient finalement la bouffe. Au risque de me répéter, les restaurants en Floride sont de plus en plus raffinés et de très bon goût. Si mon préféré demeure le Carrabba’s de Cape Corral, nous en avons essayé d’autres tout aussi délicieux. On est très loin de l’époque où les serveuses se promenaient avec les bouteilles de ketchup et de moutarde dans leurs poches. Les restos sont bondés chaque soir et il n’est pas rare d’attendre plus de vingt minutes avant d’avoir une table. Mais bon! L’attente n’est pas si pire, lorsqu’on nous remet un petit bidule électronique, qui s’illumine lorsque c’est à notre tour d’occuper une table vacante. Un système efficace qu’on devrait importer au Québec.

Tout ça pour vous présenter le restaurant qu’on a visité hier soir avec Lise et Gilles. Le Longhorn Steakhouse, sur la 41 à Fort Myers. Comme son nom l’indique, la décoration s’inspire des cowboys et du bétail à cornes dont on retrouve des silhouettes et tableaux un peu partout. Le bois est prédominant dans l’établissement et on se sent vraiment au pays des cowboys. L’annonce du restaurant dans le journal local m’avait ouvert l’appétit et je me suis dis qu’un restaurant du genre devait bien être un must, pour déguster un bon biftek savoureux. J’avais frappé dans le mille. Dès qu’on ouvre le menu, les papilles gustatives se mettent à saliver et croyez-moi, les steaks sont délicieux et savoureux. Ils offrent un Porterhouse de 20 onces, pour 24,95$ et qui joue avec mes babines, pas pour rire. Je me promets bien à ma prochaine visite, de le commander. Je me sens d’attaque!

Et que dire du service. Même si l’hôtesse nous avait oublié et que mon intervention après une heure d’attente l’ait ramené sur terre, nous avons eu droit à une des plus aimables serveuses qu’il nous ait été donné de rencontrer. Douce, avec un sourire irrésistible, la jolie Tatyana, originaire de Russie, avait détecté notre accent québécois et nous a baragouiné quelques mots en français, pour notre plus grand plaisir. Oui! Définitivement un restaurant à revisiter.

Vite, une vente de feu

Encore cinq jours avant la date limite des transactions dans la Ligue Nationale de Hockey. Est-ce que le Canadien transigera? Peut être oui, peut être non. De toute façon, ça ne changera pas grand chose à la présente saison puisque l’équipe commencera sa saison de golf dès l’ouverture des premiers terrains.

J’ai jeté la serviette devant le manque d’intensité des joueurs et surtout de l’incompétence de la direction qui échoue depuis près de 20 ans, à ramener la coupe à Montréal. Au fil des ans, on a charcuté son âme et liquidé les joueurs francophones au plus sacrant. L’histoire le prouve, les joueurs francophones ont porté cette équipe contre vent et marées, au point d’emmagasiner 24 coupes, dont au moins une dans chacune des décennies de son existence, jusqu’en 1993. Cette statistique relevant de l’exploit, elle s’est arrêtée avec la dernière conquête.

Ce qui me chagrine dans tout ça est que le principal artisan de cette désorganisation est aussi un des meilleurs joueurs à avoir porté fièrement cet uniforme et même celui de capitaine. Son chandail trône dans les hautes sphères du temple; Bob Gainey. Son acolyte Pierre Gauthier a continué le travail de décapitation. Le Canadien est une équipe marquée par les victoires du passé, par son époque glorieuse, par ses dynasties et, disons le, par des hockeyeurs de chez-nous. Condamné à l’excellence, c’est désolant de constater le succès des joueurs locaux qui exposent leurs talents ailleurs dans le circuit.

Dès la tombée de rideau sur la présente saison, c’est une vente de feu qu’il faut mettre en branle. Pierre Gauthier doit sauter. Il n’est plus l’homme de la situation, le contrat de Markov étant son pire cauchemar. Gainey out! Même chose pour les Gomez, Kostitsyn, et Campoli entre autres. On fait le grand ménage. On passe la balai et on fait confiance aux jeunes. On repart en neuf comme l’ont fait les puissances actuelles du circuit. Surtout, mais surtout, on lui redonne une âme et une fierté avec un bon noyau de joueurs québécois qui connaissent la réalité de Montréal, la Mecque du hockey. On n’a rien à perdre et tout à gagner.

Les genoux à Loulou se font dorloter

Deuxième visite à la plage de Fort Myers la semaine dernière, accompagné de Lise et Gilles qui déployaient leur dernier arsenal pour se protéger des coups de soleil; le Sport Brella XL. Un abri, ci-contre, qui fait neuf pieds et qui vous fait tout un coin d’ombre sur la plage. Parfait pour moi! Il n’en fallait pas plus pour qu’on s’en équipe. C’est vraiment une petite merveille et adaptable de différentes façons; en parasol, en paravent, en abri et qui s’installe en quelques secondes. Selon l’étiquette qui l’accompagne, il offre une protection UV de +50.

Nous en sommes au 20 février et le temps continu d’être très agréable. La pluie se fait toute discrète et arrose plus le nord de l’état que le sud. Même si quelques fois des nuages gris meublent le ciel, les éclaircies ont tôt fait d’embellir le temps. On se dit à chaque fois que la pluie s’en vient, mais Dame Nature en décide autrement.

Louise trouvait un peu le temps long dernièrement. Ses genoux la faisant de plus en plus souffrir, elle ne pouvait se promener à sa guise sans en subir de la douleur. On s’est appliqué à trouver un moyen de se distraire en profitant de belles randonnées aux alentours, sans trop se fatiguer. Depuis quelques temps, on cherchait à dénicher une voiturette de golf, en location, pour le reste de notre séjour. Malheureusement, les dépositaires du coin affichent complet pour les locations, jusqu’à la fin mars. C’est alors que nous nous sommes tournés vers les petites annonces. Finalement, c’est sur le camping que nous avons mis la main sur l’objet convoité; une jolie voiturette de golf d’occasion, en excellente condition mais avec un jeu de batteries à remplacer. Depuis aujourd’hui, c’est chose faite et Louise a débuté sa vocation touristique et peu se rendre au bingo avec sa limo. En tout cas, si ses genoux pouvaient sourire, je crois bien qu’ils le feraient. On y a ajouté un miroir, gracieuseté de Francine et Jean-Guy. Évidemment, je voulais aussi l’équiper d’une tige surmontée d’une longue queue de renard mais bon…! Tout de même…

Jugeant sans doute que j’adopterais dorénavant ce moyen de locomotion, un petit malin s’est même permis de placer une pancarte sur mon vélo, à mon insu bien évidemment, qui annonçait «Vélo à vendre pas cher». Malheureusement, le coupable n’a pas laissé sa signature, mais je poursuis mon enquête… Pas question de me débarrasser de mon vélo. Je veux conserver la forme et aller nourrir les chevaux. Mais c’est également agréable de circuler avec ces petites voitures électriques et, par le fait même, écologiques. Et oui, on roule vert et croyez-moi, c’est très populaire par ici. Finalement, la madame est bien contente.

Le «Kid» laisse d’inoubliables souvenirs

Quelle triste nouvelle d’apprendre en fin d’après-midi hier, le décès de Gary Carter, ex-receveur toute étoile des défunts Expos de Montréal, à l’âge de 57 ans. Lorsque le journal avait publié une de ses dernières photos, je ne l’avais même pas reconnu, tant la maladie l’avait affecté. Le maudit cancer a fait sa sale besogne de nous priver d’une idole, d’une légende.

Immédiatement à l’annonce de son décès, je me suis rappelé les belles soirées passées au stade olympique avec mon fils Pascal, alors que je possédais des mini billets de saisons. Gants de baseball pas trop loin, on se tenait prêt à capter une flèche où un ballon frappé dans notre direction. C’était la belle époque où les Expos étaient une puissance de la ligue et qu’on admirait les exploits du numéro 8.

Tout comme Guy Lafleur, Gary Carter était plus grand que son sport. Il est devenu une légende. Son sourire habituel et accrocheur démontrait son amour inconditionnel de la game. Il était sensationnel, flamboyant, expressif et appréciait son public. C’est un des grands ambassadeurs sportifs de Montréal et quelle déception il a eu lorsque les Expos l’ont échangé au Mets, pour une simple question d’argent. Il a réalisé avec cette équipe, ce qu’il rêvait de vivre dans l’uniforme de nos Expos; Gagner la série mondiale. Son intronisation au panthéon du Baseball en 2003, immortalisa pour toujours ses exploits.

Lorsqu’on visitait mes parents en Floride, nous allions toujours faire un tour au camp d’entraînement de l’équipe et je me souviens d’une journée où, croisant Gary Carter près de la clôture, je lui ai demandé pour le prendre en photo avec mon fils. Après quelques minutes d’attente, histoire de terminer sa session d’entraînement, il vint nous rejoindre, avec son sourire éclatant, pris Pascal par le cou, comme un «kid», et garda la pose pour que je prenne un cliché parfait.

C’était ça Gary Carter. Un «kid», un grand bonhomme qui jouait pour ses admirateurs et qui ne refusait jamais de signer un autographe. Il avait le sens du spectacle tout en étant redoutable dans le feu de l’action. Souvent, je regarde la photo de Gary et Pascal, bien en évidence à la maison, et je revois la scène. À compter de maintenant, elle devient un souvenir inestimable.

Adieu Gary Carter. Tu entres dans la légende et les légendes ont le pouvoir d’éterniser les souvenirs.

Aimer

En cette journée de l’amour, est-ce qu’on sait vraiment ce qu’est aimer. Il ne faut pas le montrer seulement à la Saint Valentin parce que la fête est de plus en plus commercialisée. On démontre notre amour par des gestes, des attentions à chaque jour. Il faut se rappeler que si l’amour ne nous habite pas, nous ne sommes absolument rien.

Le texte qui suit est au masculin uniquement pour alléger le texte. Il s’applique autant à un homme qu’à une femme. C’est une réflexion de ce que c’est d’aimer, dans son sens le plus large. L’amour pour son conjoint, un enfant, un frère, une sœur, un parent, un ami, bref, inconditionnel. Je vous l’offre en vous souhaitant la plus amoureuse des Saint Valentin, la fête du cœur.

Aimer…

Ce n’est pas de grandes déclarations. Ce sont de toutes petites choses simples, sans aucune justification.

C’est dire : – Veux-tu un café ? Es-tu fatigué ? Je peux faire quelque chose pour toi ?

C’est un coup de téléphone, une douce pensée, une lettre, une petite surprise, une charmante invitation.

C’est prendre quelques minutes de son temps pour l’autre même si, parfois, on n’a pas toujours le temps.

C’est accomplir spontanément des choses pour l’autre et ce, sans arrière pensée, sans raison aucune.

C’est ne pas juger, ne pas critiquer, ne pas condamner.

C’est être capable de dire : – À ta place je n’aurais pas fait mieux.

C’est pouvoir aussi dire sans envie : – C’est beau ce que tu as réussi.

C’est accueillir l’autre tel qu’il est. L’écouter avec son cœur. Ne pas le brusquer.

C’est regarder l’autre avec les yeux du cœur et les yeux de l’âme. La parole peut mentir mais le regard lui, jamais il ne ment.

C’est être là, non seulement avec son corps mais aussi avec son âme.

C’est dire – Je t’aime, à un conjoint, un ami, un frère, une sœur, à un cousin, à une cousine. Pourquoi faut-il toujours attendre la mort de quelqu’un pour lui dire à quel point on l’aimait ?

C’est si doux, si facile.

Ce n’est pas compliqué mais si l’amour ne nous habite pas, il nous manque l’essentiel dans la vie.

Lorsque quelqu’un a le privilège d’aimer et d’être aimé, la vie est extraordinaire. Cette chaleur qui rayonne. Cette lumière qui illumine l’âme, le cœur et les yeux s’appelle :

L’AMOUR.

L’hiver est revenu par ici… pour trois jours

Exception faite de la neige qui continue de se faire très très très rare ici, le froid glacial nous envahi depuis deux jours. Hier, le mercure a peiné à seulement dépasser les 60°F et même avec un beau soleil il n’a pu venir à bout du vent nord en provenance du Canada. Pire que ça, l’actuelle nuit devrait friser le point de congélation ici, alors qu’au nord ce sera carrément du gel au sol. J’ai une pensée pour nos amis Claire et Guy qui séjournent tout l’hiver à Panama City, au nord ouest de l’état. Facilement dix degrés en moins les séparent de nous.

Linda et Benoît sont arrivés hier avec une température qu’ils ne souhaitaient sûrement pas. Même constat chez nos voisins québécois, qui occupent le site voisin du nôtre. Un premier contact plutôt frisquet! Il y a même sur le camping, un compatriote qui campe en tente. Ouf! Pas vraiment drôle… Mais je pense qu’il est bien équipé pour faire face aux sautes d’humeur de Dame Nature.

La piscine est déserte et le temps est propice à la lessive. Les voiturettes de golf ont revêtu leurs carénages de toile. Les 5 à 7 extérieurs se font rares et les chaumières sont fermées à double tour, dès que le soleil disparaît. Le matin, lorsque nous prenons le petit déjeuner Louise et moi, nous constatons l’absence des marcheurs habituels, mais il y a quand même quelques braves qui y vont de pas rapides, bien emmitouflés dans leurs vêtements à capuchons. En bons snowbirds prévoyants que nous sommes, nous apportons toujours les vêtements adéquats, au cas ou… Notre petit côté nordique.

Malgré tout ça, il ne faut pas s’en plaindre. Janvier a été exceptionnel et c’est le juste retour des choses. Ça nous rappelle d’où on vient, neige en moins, mais tout en étant tolérable. Heureusement ce devrait être de courte durée puisque dès demain, nous devrions dépasser à nouveau les 80°F avec des nuits fraîches sans plus. Le meilleur des deux mondes quoi! On se fait griller la bedaine le jour, et on dort confortablement la nuit. On va s’en sortir!

La sécurité

D’entrée de jeu, si je n’ai pas publié d’article depuis les trois derniers jours, c’est que WordPress, qui héberge mon blogue, a procédé à quelques modifications cosmétiques qui ont fait en sorte que je ne pouvais pas me connecter pour faire la mise à jour quotidienne du site. N’ayant pas été avisé des modifications comme à l’habitude, j’ai dû vérifier certaines choses pour que tout rentre dans l’ordre. Maintenant c’est fait!

Ceci étant dit, vous avez sûrement pris connaissance du terrible drame qui s’est joué ici en Floride jeudi soir dernier, du côté est de l’état, plus précisément à Deerfield Beach, au camping Highland Woods. Pour ceux et celles qui connaissent l’endroit, ce camping fait face au Breezy Hill, où mes parents ont été résidents durant les années 90 et où nous leur rendions visite annuellement.

Un septuagénaire québécois a payé de sa vie, la folie furieuse d’un pur inconnu en état de crise. Ce dernier a même poignardé à mort son fils de 9 ans avant de s’enlever la vie. Il a aussi infligé des blessures extrêmement graves à son autre fils de 7 ans et sa conjointe qui luttent désespérément pour leur vie à l’hôpital. Il s’en est fallu de peu que la conjointe du québécois y subisse le même sort. Bref, ce compatriote retraité se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Une mort absurde qui laisse perplexe sur la sécurité ici en Floride et principalement sur les terrains de camping.

Avec la prolifération des armes ici aux États Unis, ce n’est pas rare d’assister à des actes de violences commises avec des armes de poing. Il ne se passe pas une seule journée sans que la télé nous en montre toute l’horreur. La côte sud est particulièrement violente, avec sa démographie de pauvreté assez évidente. On me dit que la situation s’est de beaucoup amplifiée suite à la destruction et la désolation que l’ouragan Andrew avait laissé dans la grande région de Miami-Homestead en 1992.

À l’instar du Québec, qui est pourtant incomparable avec nos voisins du sud en matière de criminalité, les accès de plusieurs terrains de camping sont protégés par des barrières ou, à tout le moins, une guérite avec un surveillant en devoir 24 heures par jour, afin d’en contrôler les admissions. Ça crée un sentiment de sécurité et, même si ça ne peut empêcher un drame de se produire, ça prévient au moins le danger. Le Highland Woods n’était pas surveillé. C’est là que les premiers sites de camping deviennent vulnérables. Ils sont près de l’entrée et permettent une fuite rapide des malfaiteurs. Par contre, l’accès au Breezy Hill est contrôlé avec une barrière électrique, actionnée par carte magnétique ou code d’accès qui a un effet psychologique certain.

Ici, au Pioneer Village, nous n’avons malheureusement pas un tel système de contrôle des accès. Certes, une affiche à l’entrée met en garde les intrus qu’une surveillance de quartier est présente mais quant à moi, c’est de la frime. N’importe qui peut y entrer et y circuler sans n’être aucunement importuné ou même questionné sur ses intentions. J’ai toujours trouvé ça un peu bizarre et je ne m’explique toujours pas pourquoi il en est ainsi. Je ne dis pas de nous enclaver, mais il me semble qu’une barrière serait un minimum qui pourrait être fait pour sécuriser l’endroit. Attend-t-on un drame? Dites-vous qu’une barrière est une embûche dans la fuite d’un criminel. L’hiver dernier, la direction émettait des cartes de stationnement et des bracelets pour accéder à la piscine, c’est donc dire qu’ils avaient décelés des irrégularités. Le danger commence où la sécurité est relâchée.

Nous sommes installés en plein cœur du camping et je me réjouis tous les jours de ne pas être à proximité des accès, pour les raisons évoquées plus haut. Je concède que la démographie ici sur la côte ouest soit moins pluraliste que l’est au niveau des individus et que le profilage racial soit moins visible, mais rien ne nous met à l’abri de la démence d’un fou furieux. Aux environs, des secteurs sont pauvres avec leurs maisons abandonnées ou carrément délabrés et sans voir des bandits partout, il faut user de prudence et toujours sortir accompagné le soir.

En terminant, ça me rappelle un autre québécois qui s’était fait carrément descendre en pleine rue il y a quelques années, alors qu’il marchait calmement avec un membre de sa famille à Lake Worth, toujours sur la côte est, par un jeune noir armé. Lui aussi était au mauvais endroit au mauvais moment. Il ne faut cependant pas être paranoïaque et voir des bandits partout, mais il faut toujours être aux aguets, encore plus en pays étranger, où nous sommes facilement identifiables. Une simple question élémentaire de sécurité.

La comédie humaine

À quelques jours de la Saint Valentin, j’ai pensé vous faire sourire avec ces quelques histoires de couples…, humoristiques.

Un homme demande au serveur d’envoyer une bouteille de Merlot à une magnifique femme qui prend son dîner seule. Le serveur apporte la bouteille de Merlot à la femme et lui dit :

– C’est le monsieur assis là-bas qui vous envoie cette bouteille.

Elle regarde la bouteille très froidement, ne regarde pas l’homme qui l’a envoyée et décide de lui envoyer une réponse par écrit. Le serveur qui attendait sa réponse, apporte finalement le billet au monsieur.

Le billet se lit comme suit :

Pour que j’accepte cette bouteille, vous devez avoir une Mercedes dans votre garage, un million de dollars à la banque et 7 pouces dans votre pantalon.

Après avoir pris connaissance de sa note, l’homme décide de lui répondre. Il plie le billet, le remet au serveur et lui demande de l’apporter à la femme.

Et le billet dit :

Pour votre information, j’ai une Ferrari, une BMW Z8, une Mercedes CL600 et une Porsche Turbo dans mon garage. J’ai plus de vingt millions de dollars dans mon compte de banque. Mais, même si vous êtes d’une beauté exceptionnelle, pour rien au monde, je me ferai couper 3 pouces. Alors, retournez-moi ma bouteille de Merlot.

——————————————————-

Une blonde rentre chez elle après avoir fait du shopping et elle entend des bruits bizarres venant de la chambre à coucher. Elle se précipite en haut et trouve son mari tout nu, allongé sur le lit, en sueur et tout essoufflé.

– Mais qu’est-ce qui se passe? dit-elle.

– Je suis en pleine crise cardiaque, dit le mari.

La blonde se précipite en bas pour appeler les urgences, mais au moment de faire le numéro, son fils de 4 ans arrive et dit :

– Maman, Maman, Tante Shirley se cache dans ton armoire et elle est toute nue!

La blonde raccroche brutalement et monte en vitesse dans la chambre, ouvre la porte de l’armoire violemment et, pour sûr, y trouve sa sœur, complètement nue et recroquevillée par terre.

– Pétasse! dit-elle. Mon mari est en train d’avoir une crise cardiaque et tu joues à cache-cache avec les enfants!

——————————————————-

Au cours d’un jugement pour divorce, le couple se dispute la garde du fils unique. La mère, très émue, se défend :

– Votre Honneur. Cet enfant a été conçu en moi. Cet enfant est sorti de mon ventre, donc je mérite de le garder!

Le juge, tout aussi ému et presque convaincu, laisse la parole au futur ex-mari. Celui ci utilise son coté pragmatique :

– Votre Honneur, je n’aurai qu’une question : Quand j’introduis ma pièce dans la fente d’un distributeur, la canette qui en sort, elle est à moi ou à la machine ?

——————————————————-

Après plus d’un demi-siècle de mariage, Lui meurt. Quelques temps plus tard, Elle aussi et s’en va au ciel. Elle retrouve son mari et court vers lui en lui disant :

– Mon chériiiiii, que c’est bon de te revoir.

Et lui répond :

– Viens pas me faire suer, le curé a été très clair, il a dit :

– …jusqu’à ce que la mort nous sépare!

——————————————————–

Un homme et sa femme écoutent une émission traitant de psychologie et d’émotions contradictoires lorsque le mari se tourne vers sa femme et lui dit :

– C’est des histoires. Je te parie que tu ne peux pas me dire quelque chose qui va me rendre heureux et triste en même temps.

Sa femme lui répond :

– Tu as le plus gros pénis parmi tous tes amis.

Deuxième tournoi de pétanque

C’est sous un ciel gris et menaçant que s’est amorcé hier, le deuxième tournoi hivernal de pétanque, ici à Pioneer Village. Une forte pluie s’était abattue sur le camping une heure avant le début de la compétition et malgré cet avertissement de Dame nature, 72 adeptes ont bravé le temps incertain pour disputer la victoire. Le temps était pesant et humide et probablement que Charles, notre Jean Rafa national, avait supplié en cachette, tous les saints qu’il connaît, pour ne pas remettre l’événement.

Ils l’ont écouté puisqu’en aucun temps, la pluie n’est venue tout bousiller. Elle a sagement attendu que les festivités d’après-tournoi soient terminées pour verser de grosses larmes. Comme la tradition est maintenant bien établie, les hotdogs étaient au rendez-vous. Ces chiens-chauds sont maintenant à la pétanque, ce que les ailes de poulet sont au Super Bowl. Ce n’est pas peu dire. Et c’est grâce à toute l’équipe de bénévoles de l’ami Rosaire.

Pour cette seconde édition, l’équipe du capitaine Charles Morier, secondé de Louis Bélanger et Rolande Fortin, s’est emparée de la médaille de bronze, alors que l’équipe du capitaine Claude Courval, flanqué de Lise Lemire et Gerry Vachon, mettait la main sur l’argent. Les grands honneurs et la médaille d’or sont allés à l’équipe du capitaine Jean-Marie Arsenault, appuyé de Louise Mercier et Gervais Rioux, à qui les organisateurs ont remis le précieux trophée emblématique. Fait à noter, Gervais Rioux en était à sa deuxième médaille d’or en autant de tentatives cet hiver.

Félicitations aux gagnants ainsi qu’à tous les participants, sans oublier un immense merci aux bénévoles et organisateurs. Encore du travail de pro! Vous pouvez visionner toutes les photos dans l’album Floride – Hiver 2012, en marge droite du blogue.

Bouffe, musique et découverte

Le beau temps continue son bonhomme de chemin en Floride où la pluie ne semble pas vouloir perturber le quotidien. Les nuages qui sont apparus durant les dernières heures sont loin d’être menaçants, du moins pour la région de Fort Myers. C’est la grande agglomération de Miami qui recevra de bonnes averses pour les heures à venir. Janvier s’est révélé le plus beau mois, depuis belle lurette, paroles de résidents.

Depuis mon dernier billet sur le voyage, nous n’avons pas eu le temps de chômer. Jeudi, plus de 250 canadiens, rien à voir avec l’équipe moribonde de hockey, se réunissaient pour le traditionnel potluck. Un festin collectif que chacune des tables de 24 convives se partagent dans la plus cordiale camaraderie. Murielle et Francine s’occupaient de notre tablée où le choix s’était arrêté sur de la pizza. Pas besoin de vous dire que Papa John, la pizzéria du coin, a fait des affaires d’or. Pour le dessert, des petits brownies, subtilement arrosés de la copieuse et délicieuse sauce au caramel de Murielle, ont tôt fait de combler les bibites à sucre. C’est finalement au son de la musique du band de service que tout ce beau monde s’est occupé d’activer la digestion et de faire fondre quelques calories indésirables. Une belle réussite.

Samedi nos sympathiques hôtes Carole et Mario, nous invitaient à se régaler du spaghetti à la viande dont seule Carole a le secret. Auparavant, les amuse-gueules égayaient l’apéro d’une bande de onze placoteux. Recevant les éloges de ses convives pour le délice de sa sauce, Carole devra bien nous révéler son secret et surtout sa recette, parce Louise et moi, on a bien l’intention de la torturer s’il le faut, afin de mettre la main sur le précieux document. C’est une histoire à suivre… Bien installé dans l’abri moustiquaire avec mon clavier, on a égayer la soirée avec quelques chansons de mon répertoire, accompagné d’un vibrant cœur de chant maison, qui y mettait tout leur cœur et leur énergie, jusqu’à 22 heures. Francine s’est levée avec la gorge irritée le lendemain. Ah le métier de chanteuse, c’est pas facile vous savez.

Entretemps, Roseline et Jean-Eudes ont pris possession de leur nouvelle propriété sur le camping. Sitôt les clés en poche, l’ami Jean-Eudes s’est mis en mode rénovations. Enfin des heures de plaisir pour ce sexagénaire en pleine forme et qui trouvait un peu le temps long à ne rien faire. Il a aussi retenus mes services pour la peinture. Alors je vais jouer du pinceau et du rouleau quelques jours pour redonner de l’éclat à leur intérieur. À le voir aller, ce gaspésien est dans son élément.

Enfin, dimanche, Louise et moi avons pris le chemin d’Arcadia, Plus précisément au Cross Creek RV Resort, rendre visite à Marc, Diane, Claudette et Roger, comme promis lors de leur visite à Pioneer, mercredi dernier. Un très beau camping de plus de 500 sites, très propre et avec des activités comparables aux nôtres. Situé à environs 90 kilomètres au nord est de Fort Myers, nous avons mis 70 minutes à faire la distance. Après que Diane et Marc nous eurent fait découvrir leur jolie maison de parc agréablement bien décorée, nous avons pris le dîner et fait la découverte du parc. Ce qui frappe au premier coup d’œil, c’est la propreté de ce parc. Tout est bien aménagé et disposé afin de profiter pleinement d’un séjour prolongé. Environ 25 pourcent de québécois y passent l’hiver. Entouré des vestiges d’un ancien golf le site est verdoyant et impeccable. Les installations offrent une immense salle communautaire, des aires de lessives, de douches, d’une bibliothèque, d’une piscine avec spa ainsi qu’une salle de conditionnement physique. Les jeux de galet, de pétanque, de tennis et de bocce, complètent le volet des activités physiques. Les rues asphaltées sont larges et ont une pente concave vers le centre de la chaussée, faisant dévier les eaux de pluie vers les puisards. Une idée géniale à mon humble avis, et efficace à ce qu’on me dit.

Nous avons quitté en milieu d’après-midi, non sans souhaiter un heureux retour sans incidents au Québec pour Claudette et Roger. Ouach! La neige!!! Je ne les envie absolument pas. Enfin… Toute bonne chose doit se terminer, mais pour ma part, je préfère que ce soit en avril.