Étant maintenant caravaniers à plein temps et à mesure que l’automne s’installe en prélude à l’hiver, on voit notre camping prendre ses airs de village abandonné. Dans quelques jours nous quitterons à notre tour, comme des oiseaux migrateurs, vers des cieux plus cléments, où l’été s’étire à longueur d’année.
Le personnel s’affaire à tout ranger. Les arbres morts sont abattus, puis brûlés dans un immense trou fraîchement creusé pour l’occasion. Les sites se vident de leurs véhicules récréatifs, laissant les vestiges d’une belle saison, s’endormir lentement comme pour hiberner. C’est, pour ainsi dire, la toute première fois que nous assistons à ce spectacle qui amène au calme. Il fait plus froid et Louise se charge de conserver l’unité bien au chaud.
Les panneaux indicateurs sont enlevés, laissant pantois les squelettes de leurs armatures, pendant que les saisonniers couvrent les gazébos et les objets qui devront affronter l’hiver, comme pour les protéger des grands froids. Autre signe des temps, le poste d’accueil affiche FERMÉ très tôt en début de soirée. Les visiteurs se font rares et en se promenant aux alentours on y voit de plus en plus loin par temps clair. Le vent glacial fouette un peu, puis prend une pause pour l’été indien de la mi-octobre. Demain ce sera la dernière tonte et le dépouillement de nos ornements de jardin sous un chaud 18° Celcius… Paroles de météorologues.
Je ne suis pas nostalgique parce que l’été a été magnifique au point de mériter le repos qui est maintenant sien, mais c’est la première fois qu’on fait partie des acteurs de ce tableau où les grenouilles et criquets sont partis les premiers. La nature est ainsi faite mais le plus beau de l’histoire est que le printemps la ressuscitera dans toute sa splendeur et le cycle reprendra.
Je dois dire que Louise et moi, même si le froid n’est pas sa tasse de thé, sommes toujours emballés par le choix de vie que nous avons adopté. C’était une décision sagement mûrie et j’en suis plus que satisfait. Au fond de moi-même je sens le renouveau, une nouvelle façon de voir la vie et surtout, de prendre le temps de l’apprécier. Quoi de mieux que vivre en pleine nature, au rythme rural de la campagne et à quelques tous petits kilomètres de la ville. C’est définitivement fait pour nous maintenant et l’automne de notre vie s’annonce serein et calme. C’est sans contredit, le plus beau moment de ma vie de caravanier. Le jour où il faudra nous arrêter, ils restera de merveilleux souvenirs et on pourra toujours dire que nous sommes allés au bout de nos rêves. Il sera alors temps de s’en créer d’autres.
Les années passent sans qu’elles n’effacent les douloureux souvenirs. Ce 13 octobre est toujours présent dans ma mémoire et je prends le temps d’avoir une pensée pour vous, belle-maman.
Aussi longtemps que le cœur se souvient, les souvenirs ne meurent pas. Continuez de veiller sur nous et de guider chacun de nos pas. Ceux qui nous sont chers revivent dans nos mémoires.
Je ne sais pas si vous connaissiez Doris Lussier (1918-1993), alias le Père Gédéon, mais en plus d’être un humoriste typiquement québécois, c’était un excellent écrivain. En feuilletant quelques textes que je conserve pour vous en faire bénéficier, j’ai trouvé celui-ci qui, sorti de sa plume depuis longtemps, compare la vie à un tricot. Une sorte de prière. Je le partage avec vous, pour un moment de réflexion.
La vie, c’est comme un tricot.
Dieu te donne la laine et les aiguilles et Il te dit :
– Tricote de ton mieux, une maille à la fois!
Une maille, c’est une journée sur l’aiguille du temps. Tu montes 30 ou 31 mailles. Après douze rangs de tricot, tu as 365 mailles.
Quelques-unes sont tricotées à l’endroit, d’autres à l’envers. Il y a aussi des mailles échappées, mais tu peux les reprendre. Tu as peut-être déjà plus de 1 500 mailles et 500 rangs de tricotés! Mais Dieu seul sait, quelle sera la longueur de ta vie!
La laine que le Seigneur te donne pour tricoter ta vie, est de toutes les couleurs :
Rose comme tes joies;
Noire comme tes peines;
Grise comme tes doutes;
Verte comme tes espérances;
Rouge comme tes amours et tes amitiés;
Bleue comme tes désirs;
Blanche comme ton don total au Dieu que tu aimes!
Père, donne-moi le courage de terminer mon tricot, afin qu’un jour, devant mes frères et sœurs, je te l’offre avec toute ma joie.
Dans un monde idéal, on devrait retrouver l’Internet partout. À ce chapitre, les terrains de camping du Québec font, en général, piètre figure et on doit souvent se rabattre sur des réseaux faibles, de très courtes portées, défaillants fréquemment. Sans compter les exploitants qui osent facturer ce service honteusement.
Suite à mon article du 5 octobre dernier, jamais je n’ai réussi à bénéficier d’une connexion Internet et je vous fait grâce du téléphone cellulaire, dont le faible signal disparaissait sans prévenir. Les cellulaires et l’Internet sont essentiels dans notre monde de technologies et j’ai hâte que le Québec se mette à la page.
Alors que je suis de retour à mon port d’attache, voici la suite de notre escapade au pays des canneberges, que j’aurais dû vous livrer depuis samedi…
Vendredi matin, 5 octobre, le soleil est là et on voit arriver les dernier campeurs sur le site qui s’active allègrement. Pour plusieurs, c’est le temps des retrouvailles. Le temps est doux et après quelques courses au village, on prend le dîner chez Carole et Marcel avant de s’installer sous l’auvent.
En après-midi, le vent souffle en rafale pour nous rappeler que l’été est bel et bien terminé. On voit des gens emmitouflés dans leurs lainages, confortablement allongées sur leurs chaises, à profiter des quelques rayons de soleil qui réchauffent timidement.
Curieusement, aucun repas facultatif ou autre n’était offert aujourd’hui, alors pourquoi pas faire une petite visite en ville? Notre choix s’était porté vers les mets chinois, mais le restaurant ne répondant pas vraiment à nos attentes après l’avoir cherché en vain, c’est sur les conseils d’un pompiste du coin que nous nous sommes retrouvés au Buffet du Monde, un vaste restaurant qui, comme son nom l’indique, offre un buffet qui regorge de saveurs mondiales, tant asiatiques, méditerranéennes, qu’américaines. On s’est bien régalé!
En soirée et en présence des dignitaires de la Fédération, le président local et son comité organisateur décrétait solennellement l’ouverture officielle du rassemblement, précédé d’une amusante prestation du magicien Vincent C., qui en a déridé plus d’un, principalement en montrant ses belles petites fesses à l’assistance, pour le bon plaisir à peine voilé, de ces dames. Et pour terminer cette journée, quoi de mieux qu’un bon gros biscuit maison aux canneberges, accompagné d’un café bien chaud, avant de crouler sous l’édredon.
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas en ce pays du Québec. Un samedi matin à ne pas sortir le chien dehors, tant il pleut. Plein d’activités devront être carrément annulées parce qu’il tombe des clous; visite de vergers, parties de pétanques et de golf et escapades extérieures, tout est à l’eau, c’est le cas de le dire. Au son des gouttes de pluie, je fais la lecture des journaux et je rédige ces lignes. Pour l’Internet, on oublie ça!
Durant l’après-midi, la pluie a cessé et quelques rayons ont réussi à percer la couche nuageuse. La vie reprend son cours sur le site et les associations régionales reçoivent leurs membres pour le traditionnel Temps des régions, autour d’un verre de vin, sous l’auvent d’un administrateur. C’est le moment choisi pour échanger et connaître les dernières nouvelles en provenance des associations.
Le temps se rafraîchit rapidement et le vent s’élève pendant le souper communautaire. Cinq cent personnes s’entassent dans la salle communautaire puis, l’humoriste François Massicotte y va de sa prestation en dent de scie et j’avais la nette impression qu’à certains moments, il improvisait carrément et ses punchs tombaient à plat. Probablement du rodage en vue d’un prochain one man show. Pendant que la disco se préparait à prendre la relève, plusieurs sont retournés à leur chaumière. Il faudra utiliser le chauffage parce que la nuit s’annonce froide avec ses cinq petits degrés Celsius.
Dimanche matin, dès 6h30, c’est le saut du lit pour se préparer au déjeuner facultatif servi à la salle communautaire à 7h30. C’est frisquet et humide et on peut entendre et observer les groupes d’outardes ou d’oies blanches, déployer leur chorégraphie en formation delta, vers des cieux plus cléments. C’est toujours avec admiration qu’on observe le phénomène qui est propre aux automnes et printemps.
Pour le déjeuner, une poignée de braves se sont déplacés alors que d’autres, confortablement bordés dans leur lit, faisaient la grasse matinée. Après tout, nous sommes en camping, donc relaxes. Œufs, saucisses, jambon, fèves au lard et rôties sont à l’honneur sans oublier le délicieux café servi bien chaud. Il n’en faut pas plus pour débuter cette quatrième journée du rassemblement du bon pied.
Quelques campeurs reprennent les activités de golf, pétanque et visites, annulés la veille, malgré le froid. Quant à nous, le confort de nos unités nous inspirait beaucoup plus et nous avons passé l’après-midi avec Carole et Marcel, à jaser de tout et de rien, mais bien au chaud, avec un petit café alcoolisé.
Dès 18 heures, un sublime porc braisé, avec ses accompagnements, faisait les délices des convives dans la grande salle et cette fois-ci, la logistique n’a pas fait défaut en réorganisant simplement les voies de circulation pour se rendre au buffet et y revenir.
Mais le clou de la soirée fut le spectacle Hommage à Charles Aznavour, interprété par Gaétan Bélanger, accompagné au piano par son bon ami Jean-Pierre Lambert. Un duo de qualité qui nous a ramené à la belle époque de la chanson française, avec des pièces choisies dans le prolifique répertoire du grand Aznavour. Deux rappels ont été nécessaires pour terminer le spectacle. Ce fut sans contredit, mon coup de cœur, côté divertissement.
Déjà le 8 octobre. Le soleil brille de tous ses feux, dans la fraicheur du matin, en ce jour de l’Action de Grâces. C’est la dernière journée d’une belle saison de camping pour les membres de la FQCC. Dès neuf heures, on s’active à remballer l’équipement pour préparer le départ, vidanger les réservoirs, puis nous nous rendons à la salle communautaire pour l’encan chinois, le dîner et les cérémonies de clôture, précédés des nombreux tirages de prix.
Prévue pour 14 heures, le démembrement a été devancé d’un précieux quart d’heure, qui a profité surtout à ceux et celles qui devaient parcourir une longue route pour rentrer chez-eux. Ce fut un beau rassemblement et les administrateurs de l’ARCC Centre du Québec/Estrie peuvent dire mission accomplie. Ils y ont mis toute leur énergie pour que les
caravaniers repartent satisfaits en se disant, à l’année prochaine. Merci également à nos amis Carole et Marcel, pour leur agréable compagnie.
Pour terminé sur une touche humoristique, la photo ci-contre, a été prise sur le pare-chocs avant d’une autocaravane lors de ce rassemblement… L’histoire ne dit pas si le monsieur est encore en couple, mais on l’a tout de même trouvée très drôle. Sans rancunes mesdames.
La belle région des bois-francs, réputée pour ses canneberges, est l’hôte cette année du rassemblement de fermeture de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC) qui se tient au camping Domaine du lac cristal à Saint Rosaire, près de Victoriaville, toute cette grande fin de semaine. L’association régionale Centre du Québec/Estrie a hérité de l’organisation de l’événement et on peut bénéficier des installations du camping, en occupant des terrains offrant les trois services. À cette période de l’année, où les nuits sont très souvent fraîches, pour ne pas dire froides, c’est amplement apprécié.
Quoi qu’il en soit, c’est pour nous, un retour aux rassemblements puisque notre dernière sortie remontait à l’ouverture de la saison 2011 au camping du Lac des Pins. Comme le temps passe… Pour cette fin de saison, Carole et Marcel sont nos compagnons d’escapade et c’est à la halte routière du kilomètre 118 de l’autoroute Jean-Lesage, que nous nous sommes donnés rendez-vous hier, sous une bruine d’automne.
Après un arrêt au réputé et nouveau Madrid 2.0, histoire de prendre un repas bien mérité, nous arrivons à destination vers 13h30. L’accueil ne fait pas défaut et le comité de stationnement des véhicules récréatif à tôt fait de nous installer. C’est sous la flotte que ça se passe et je croise Hélène et Charles sous leurs parapluies pour faire un brin de causette.
Le camping, qui a clos sa saison à la Fête du travail, est spécialement ouvert pour l’occasion est nous disposons de la salle communautaire et de chapiteaux fraîchement montés pour nos activités. L’endroit est magnifique avec ses flamboyants coloris d’automne, pendant que la bruine s’impose pour nous montrer que la nature s’endort petit à petit pour faire place à l’hiver qui approche.
En soirée, Fred Perreault, un artiste local, y est allé des airs rétro pour animer le plancher de danse noir de monde. Des caravaniers, ça fête en grand et quelques notes d’une musique entraînante suffisent pour libérer les chaises et se branler le popotin, avant le dodo dans le calme absolu d’un terrain de camping endormi.
Depuis ce midi, notre maison est officiellement vendue. C’est autour d’une petite bouteille de mousseux que nous avons célébré l’événement, Louise et moi, en présence de notre super courtière immobilier, professionnelle et compétente jusqu’au bout des doigts. C’était son idée. Elle nous a dit qu’elle était tombée dedans, étant jeune (l’immobilier, pas le mousseux). La dernière étape pour définitivement tourner la page, sera de légaliser la vente devant notaire, d’ici deux ou trois semaines. Nous pourrons quitter pour nos quartiers d’hiver la conscience tranquille, comme nous l’espérions.
Je dois dire que l’expérience de ces cinq derniers mois, a été assez stressante. Nous en étions à notre deuxième transaction du genre et, depuis les amendements apportés au Code civil au fil des ans, c’est devenu beaucoup plus technique et complexe de vendre une propriété. Une trentaine de visites et deux promesses avortées plus loin, on peut enfin respirer plus à l’aise et se dire que c’est maintenant derrière nous. Le marché d’acheteurs, qui prévaut présentement, n’est pas étranger à toute cette aventure. Heureusement, tout est bien qui finit bien.
En fait, nous avions la promesse d’achat depuis le 18 septembre et ça devenait difficile de ne pas dévoiler notre secret auprès de nos parents et amis, qui nous questionnaient souvent pour connaître l’évolution du dossier. Cette fois, nous nous sommes bien gardés de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, déçus pas les deux derniers désistements. Plusieurs fois, j’ai bien failli m’échapper. Oh la la! Vous n’avez pas idée.
Après 34 années de «propriétariat», nous pourrons maintenant savourer pleinement notre projet longuement planifié, de vivre plusieurs années dans notre véhicule récréatif l’été au Québec, et dans notre nouvelle maison de parc en Floride durant les longs mois d’hiver. Fini la neige et le froid si pénible pour nos vieux os et la raideur de nos muscles d’athlètes. La maudite vie sale quoi…! Dès le 26 octobre.
Depuis hier, les consommateurs se font encore siphonner avec une taxe verte sur les appareils électroniques. Depuis quelques années, certains détaillants acceptaient les appareils désuets et en fin de vie, pour les refiler aux recycleurs. C’était le bon temps… Évidemment nos penseurs ont flairé la bonne affaire pour refiler une autre taxe à ceux qui font vivre leur commerce. Parce que ne nous méprenons pas, même si on trouve un mot savant, comme écofrais, ça demeure une taxe déguisée.
Il y a seulement quelques semaines à peine, nous apprenions que cette taxe approchait et qu’elle entrerait en vigueur le 1er octobre. C’est comme une poule sans tête que les différents intervenants se renvoient la balle, sans savoir comment ils l’appliqueront et surtout comment ils en disposeront. Des questions sans réponses! Qu’est-ce qui a changé depuis qu’on remettait nos vieux appareils hier encore, alors que maintenant il nous faille débourser encore pour le recyclage? Ces nouvelles matières premières, une fois recyclées, rapportent sûrement quelques dollars aux recycleurs, alors pourquoi payer une taxe?
Paradoxalement, dans le cas de nos bouteilles de boissons gazeuses en plastique et nos cannettes, on paie la consigne à l’achat et on est remboursé au retour. C’est un bon incitatif au recyclage et les recycleurs y trouvent leur compte. Alors pourquoi n’a-t-on pas appliqué le même principe pour obtenir le même résultat? Il me semble que ce serait tout aussi juste et sûrement mieux accepté des consommateurs. Finalement, pourquoi faire compliqué, quand c’est simple. Encore une fois, le virage vert est prétexte à toutes sortes de conneries inutiles.
Aujourd’hui, 1er octobre, nous célébrons la journée internationale des personnes âgées ou des aînés, pour faire plus au goût du jour. Si nous sommes là, c’est sans conteste que quelqu’un d’autre était là avant nous.
Si vous avez encore la chance d’avoir les vôtres, c’est le temps de leur faire un câlin et de leur dire combien ils sont importants pour vous et combien vous les aimez. Dans le cas contraire, saluez-les avec respect, amabilité et empathie, pour le bien de l’âme.
Alors pour cette occasion, voici un court texte pour nous rappeler tout le chemin qu’ils ont parcouru, en disposant souvent de moyens limités, et à une époque où le travail manuel était roi.
Un aîné, c’est celui ou celle qui existait avant la pilule, les condoms et la vasectomie.
Nous existions avant la télévision, la pénicilline, le stylo à bille, le radar, les lampes fluorescentes, les photocopies, les vitamines et les cartes de crédit.
Nous nous sommes mariés d’abord, et nous avons vécus ensemble après.
C’était avant que les hommes portent des boucles d’oreilles.
Nous étions là avant les couches jetables, la radio FM, les couvertures électriques, les ordinateurs, la radio FM, les cassettes, la musique électronique, la danse disco et les «Face-lifts».
Nous ne connaissions pas les mets congelés, les fours à micro-ondes, le café «instant», les pizzas et les McDonald.
Nous pensions que le «Fast-food» se mangeait pendant le carême.
Dans notre temps, c’était chic de fumer la cigarette, le coke était un breuvage et le pot, un récipient.
Si on nous avait demandé d’expliquer OVNI, CSN, JFK, CIA,CLSC , REER, ETC., nous aurions parlé de soupe à l’alphabet.
Quand on pense à quel point le monde a changé et combien d’ajustements il nous a fallu faire, nous pouvons et devons être fiers de ce que nous avons accompli.
Nous sommes les aînés d’aujourd’hui, un groupe de «surhommes et de surfemmes».
Doit-on publiciser les détails nominatifs des prédateurs sexuels, diffuser partout leurs lieux de résidences? C’est la question qui est sur toutes les lèvres, depuis que le Journal de Montréal en a publié une enquête dernièrement. Je ne crois pas, du moins en rendant public tous les renseignements à leur sujet. Ce n’est pas parce que c’est permis dans certains états américains, qu’il nous faut faire de même. Avec tous les fous qui se promènent armés, au pays de l’Oncle Sam, ça ne prendrait qu’une tête fêlée, et il y en a, pour se faire justice lui-même. Est-ce qu’on envisage pareil résultat?
Je conviens que les actes commis par ces prédateurs sexuels sont horribles et souvent, dépassent l’entendement, mais les jeter dans la fosse aux lions ne règlerait pas la question. Dès qu’une personne est accusée par un tribunal criminel, cela devient du domaine public, et son identité la devient. Il existe présentement un registre des délinquants sexuels réservés au services de police, alors comment rendre l’information plus fluide et disponible, dans un souci de prévention?
Je suis d’avis que les noms et photos de ces prédateurs devraient être connus et diffusés publiquement, en y ajoutant la ville où ils demeurent. Cependant, au-delà de ces informations et afin de prévenir les règlements de comptes d’un parent fou de rage et incontrôlable où d’en venir au lynchage, les données devraient servir aux seuls services de police afin que les patrouilleurs puissent exercer une surveillance accrue et serrée, dans le cadre de leur patrouille quotidienne. Il faudrait aussi que le législateur prévoit imposer une sanction de castration pure et simple, envers les prédateurs sexuels notoires et reconnus incurables.
C’est évident qu’un crime du genre interpelle toute personne normale et ça l’est encore plus quand on est parent. Mais n’oublions pas que comme tel, nous avons une responsabilité de surveiller nos enfants sans relâche, de prévenir leur vulnérabilité, principalement dans les parcs et cours d’école. Ces lieux de prédilection sont des terrains de chasses prisés et fertiles pour tout prédateur sexuel. Malheureusement, je m’interroge encore sur le fait que des enfants de moins de 10 ans, se baladent encore sur leurs vélos dans le crépuscule de la nuit, sans la vigilance des parents occupés ailleurs. C’est une façon de les jeter dans la gueule du loup, d’appâter l’irréparable.
Après les prédateurs sexuels, ce sera qui? Il ne faudrait pas revenir à l’époque du far-west où une corde et un arbre faisaient office de procès et de sentence.
Ah les femmes pressées… À Sydney, une station radio paie entre 1 000$ et 5 000$ à la personne qui raconte un fait vécu embarrassant. Voici le fait qui a remporté le gros-lot.
J’avais un rendez-vous chez le gynécologue cette semaine-là. Tôt le matin, je reçois un téléphone de la secrétaire de mon gynécologue m’annonçant que mon rendez-vous était devancé à ce même matin, mais à 9h30.
Je venais juste de terminer de m’occuper de mes enfants et de mon mari et il était déjà 8h45 heures. Il faut 35 minutes pour me rendre au cabinet du médecin, alors je n’avais pas une minute à perdre.
Comme toutes les femmes, j’en suis certaine, j’aime porter une attention particulière à mon hygiène personnelle (faire un petit effort
supplémentaire quoi) lorsque je vais voir mon gynécologue. Mais cette fois, je n’avais vraiment pas le temps de prendre un bain. Ainsi, j’ai monté les escaliers à toute vitesse, enlevé ma robe, mouillé la débarbouillette et lavé ce petit endroit, en faisant bien attention que le tout soit présentable. J’ai jeté la débarbouillette dans la manne à linge, me suis habillée et je me suis dépêchée à me rendre à mon rendez-vous.
Je n’étais dans la salle d’attente que depuis quelques minutes quand on m’a appelée pour l’examen. Installée sur la table d’examen en essayant de m’imaginer très loin, dans les Caraïbes à des milliers de kilomètres de là, j’ai été très surprise quand mon gynécologue m’a dit :
– Ho la la ! On a fait un petit effort supplémentaire ce matin, n’est-ce pas?
À cela, je n’ai pas répondu. J’ai pu enfin prendre un peu plus mon temps en retournant chez moi. Le reste de la journée s’est déroulé normalement, le magasinage, ménage, popote, etc.
Après l’école, ma fille de 6 ans était en train de jouer quand elle m’a appelée de la salle de bain :
– Maman! Où est ma débarbouillette?
Je lui ai répondu d’en prendre une dans l’armoire. Elle me répondit :
– Non, j’ai besoin de celle qui était sur le bord du lavabo; j’avais mis tous mes brillants et scintillants dedans.
Le cirque des bouffons bat son plein, même si l’assemblée nationale ne siège pas encore. Le gouvernement Marois fesse dans l’tas en menant une charge à fond de train sur les riches de notre société. Les gaz de schiste, Gentilly 2, c’est le temps de brasser la cabane et de ne pas s’assoir sur ses lauriers parce que l’opposition rêve de prendre le pouvoir dès demain.
Enfin, on soulage un petit peu la classe moyenne. Il faut dire que le clou était déjà enfoncé au maximum. Augmentation d’impôts avec rétroaction, pour les mieux nantis et abolition de la taxe santé pour tous les québécois, n’en déplaise au faux chef Fournier et sa bande de taxeux, qui ont attrapé l’arrogance du poodle de jadis. Je ne savais pas que c’était contagieux.
Quoi qu’il en soit, les riches menacent de déguerpir et de tout faire pour payer moins de taxes. La grogne s’installe et on s’en fout pas mal. Un salaire de 130 000$ et plus, c’est un statut social et ceux et celles qui le possède ont un train de vie qu’ils étalent avec une certaine fierté.
Je ne suis pas d’accord avec la rétroactivité de l’augmentation d’impôts que le gouvernement s’apprête à leur imposer et je conviens qu’ils paient généreusement leur large part en impôts. Par contre on aurait pu faire beaucoup mieux, être plus subtils, pour aller chercher des millions de dollars en coupant tout ce qui avantage les grosses rémunérations. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, les riches fréquentent d’autres riches. Un salaire de 130 000$ est souvent multiplié par deux, avec le salaire de la conjointe. Ça permet les gros châteaux, les voitures de luxes, les voyages et les folies. Comme on dit, l’argent ne fait pas le bonheur mais ça rend le malheur moins pénible.
Ce n’est pas une maladie d’être riche, ni une plaie d’Égypte, mais ça permet plein d’avantages et principalement sur la fiscalité. C’est là qu’il faut frapper et couper. Voici quelques exemples; Les garderies à 7$, les CELI, les abris fiscaux, les fiducies familiales, les gains de capital et les crédits d’impôts, pour n’en nommer que quelques-uns.
Par ailleurs, j’ai hâte qu’un gouvernement taxe les gains de loterie dépassant 10 000$. Qu’on abolisse les subventions de toutes sortes et les prêts sans intérêts. Je ne comprends pas pourquoi j’aurais à payer pour un aréna dans une communauté quelconque, pour laquelle je n’ai aucun lien. Les municipalités ont le pouvoir taxer leurs citoyens pour des services ou des installations qu’ils réclament, alors qu’ils les taxent localement.
Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Il est temps qu’un gouvernement se regarde le nombril et qu’il réduise ses propres dépenses. Qu’il crée un régime d’austérité dans ses propres services et ministères et qu’il coupe tout ce qui est inutile. Il n’aura aucune difficulté à remplir ses coffres. Mais ça prend une volonté. Hélas, les bouffons n’en n’ont pas et ne servent qu’à faire rire, qu’à divertir et à passer le chapeau, pour augmenter les revenus sans effort.
Alors Madame Marois, vous avez promis des élections à date fixe ainsi qu’un maximum de deux mandats pour un premier ministre. Ça devrait être une priorité durant les 100 premiers jours de votre gouvernance. Faites-le! Ça permettrait peut être de mieux faire des réformes, en enlevant l’intérêt de gouverner pour être réélu.