Le texte qui suit est signé Isabelle Maréchal et a été publié dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, édition du 17 septembre 2012. Je veux le partager avec vous, puisqu’à mon avis, il reflète bien ma pensée sur notre système de santé, particulièrement envers les malades atteint de cancer qui vivent un stress incroyable après un diagnostique atterrant. C’est une situation inacceptable aujourd’hui qui mérite d’être dénoncée et tout doit être mis en œuvre pour supprimer les délais d’attente. C’est une question de vie ou de mort.
Jennifer a 24 ans et toute la vie devant elle. Ça s’était avant que son médecin lui annonce une tumeur au cerveau. Depuis, c’est le noir. L’attente.
Pas de nouvelle de l’hôpital pour ce scanner qui va évaluer l’ampleur des dégâts. Une attente infernale qui lui ronge les sangs. Seule avec sa peur, Jennifer se demande pourquoi elle, pourquoi si jeune? Va-t-elle mourir avant même d’avoir commencé à vivre? Là aussi, silence radio. Pas de réponse devant l’inexplicable verdict qui tombe sur une personne sur trois au Québec. Le cancer est une fatalité.
Aujourd’hui, c’est Jennifer. Demain c’est vous et moi.
Ce qui choque avec cette foutue maladie, ce n’est pas tant son côté purement aléatoire que l’incapacité de notre système de santé à l’humaniser.
Pourquoi sommes-nous si lents à traiter ceux qui en souffrent dans un délai raisonnable? Comment ose-t-on leur dire de prendre un ticket et d’attendre au risque de rater le dernier train? Nous devrions tous être pris d’un haut-le-cœur collectif devant ce mauvais traitement qui n’est d’ailleurs pas réservé qu’aux cancéreux.
PRENDRE SON MAL EN PATIENCE
Le Québec est une liste d’attente qui n’en finit plus de s’allonger. On attend pour un médecin de famille, une biopsie ou une opération du genou. On prie pour que la secrétaire nous rappelle, que le spécialiste ne soit pas en vacances, que la salle d’opération soit disponible et qu’on ne nous annule pas la veille.
LA TUMEUR N’ATTEND PAS
Il paraît qu’une tumeur au poumon double de volume en 121 jours. La tumeur n’attend pas, elle! Elle n’a que faire des listes, des procédures et des bureaucrates qui prétendent gérer notre système de santé.
Contrairement à d’autres provinces, le Québec n’a aucune stratégie nationale de lutte contre le cancer. Les cancéreux font les frais d’un manque total d’organisation. C’est inacceptable d’attendre quatre mois pour une biopsie dans un hôpital alors que dans la ville d’à côté, on traite le même cas en un mois.
Combien de « trop » patients sont-ils devenus incurables à cause des délais encourus pour des motifs purement administratifs?
Mon amie Johanne a combattu un cancer du côlon. Douze semaines de chimio, trois chirurgies, à peine un an de répit et revoilà ce putain de cancer! Mauvais joueur, il n’aime pas perdre. Une récidive, ça « fesse » deux fois plus fort. Le cas de Johanne a été transféré dans un autre hôpital. Dans les dédales du système, trois mois se sont écoulés avant qu’elle puisse voir un oncologue qui va l’opérer en février 2013. C’est dans CINQ MOIS ! Johanne veut crier, dire qu’elle ne veut pas mourir. « Prenez un ticket, Mme Fontaine, et calmez- vous! »
« TROP TARD »
La femme de Jean- Guy a attendu neuf mois sur une liste avec son cancer. « C’est drôle, dit Jean- Guy sans rire, le matin de sa mort, l’hôpital a téléphoné pour nous donner sa date de l’opération. J’ai dit que c’était trop tard. »
Jennifer attend toujours son scan. Et nous qu’attendons-nous? À la veille de la nomination d’un autre ministre de la Santé, le 10e en 20 ans, dénonçons ce système qui nous coûte la peau des fesses, qui nous sert mal, qui nous trie à l’urgence comme du bétail, qui nous dit de prendre notre trou alors que la mort rôde.
C’est un système inhumain, indigne de ce que nous sommes.
Soudain, les portes s’ouvrent automatiquement et l’alarme retentit. Un monsieur avec son panier, entre dans le magasin par la porte de sortie. Cette immense porte avec un gros collant SORTIE en plein centre pour indiquer qu’on ne peut entrer par cette porte. À moins d’être aveugle, c’est impossible de ne pas le voir. C’est ça que j’appelle regarder sans voir et c’est de plus en plus troublant de constater le nombre de gens qui ignorent totalement les indications.
Certaines caisses des grands magasins sont réservées aux clients ayant moins de douze articles dans leurs paniers et là encore, il n’est pas rare d’en voir prendre la file sans respecter la consigne affichée. Aux feux de circulation, les piétons traversent la rue sans égard aux signaux lumineux d’instructions. Certains traversent sans regarder, concentrés sur la musique de leurs écouteurs.
Observez aussi les automobilistes. La route est parsemée de toutes sortes de panneaux indicateurs; limites de vitesse, rétrécissement de la chaussée, zones de travaux, détours et même les zones de photos-radars pourtant bien en évidence. À voir les comportements des usagers de la route, là aussi, certains regardent sans voir.
Regardez autour de vous et observez bien. C’est fascinant rien qu’à les regarder agir et on se surprend à deviner ce qu’ils vont faire. Quelque fois c’en est même drôle et je me suis demandé pourquoi ça se passe ainsi. Comment il se fait qu’on ne voit pas ce qui crève les yeux? Nous sommes trop stressés ou préoccupés par la vie toujours plus rapide? Pourquoi faut-il toujours rouler à 200 à l’heure? On ne peut pas mettre la faute sur la langue parce que, de plus en plus, on fait usage de pictogrammes universels facile à décoder. Mis à part les profiteurs, très conscients de leurs gestes, il faut se rendre à l’évidence qu’on peut être perdu dans ses pensées, au point de ne plus voir, de se déplacer comme un automate.
Une fois, je marchais et je vois au loin, une personne que je connais très bien. Il s’approche, s’approche et me regarde droit dans les yeux. Au moment de le croiser, je m’apprête à le saluer mais j’hésite sans savoir pourquoi. Une fois passé, je me retourne et lui dit :
-Salut, en ajoutant son prénom.
Il se retourne et me salue aussi en disant :
– Tiens bonjour… Je ne t’avais pas vu!
Je sais, vous aller dire qu’il ne voulait sans doute pas me parler, mais prenez-en ma parole, j’ai eu la nette impression qu’il disait vrai. On a bavardé un peu et je me suis demandé comment il avait pu me croiser en me regardant et sans me voir. Avouez que c’est assez intrigant.
Le 20 septembre 1962, un joli poupon tout rose voyait le jour, une tornade pour ainsi dire. On découvrait ma p’tite sœur Josée. Six ans la séparait de mon frère Sylvain qui perdait alors son titre de cadet. Les années qui suivirent nous obligeaient à ranger nos affaires parce qu’elle venait constamment y mettre ses pattes. Une vraie téquaine, comme on disait.
Les années ont passées et elle se retrouve aujourd’hui à fêter son cinquantenaire. C’est pas rien! Cinquante ans c’est un demi siècle, c’est dix fois l’âge de la maternelle, c’est presque trois fois l’âge de la majorité et c’est aussi le début d’une cinquième décennie. Bref, du millage.
Cinquante ans c’est aussi la découverte de la glucosamine, pour ses articulations, le myoflex pour ses muscles, les tylénols pour ses courbatures, les lendemains de veilles un peu plus ardus et aux petites tasses d’eau chaude pour sa digestion.
Soudainement, on s’intéresse à la pétanque, à la FADOQ et on s’attarde aux rayons des pharmacies pas pour les cosmétiques, mais les médicaments en vente libre. On écoute du Michel Louvain et on regarde avec un peu de nostalgie, ses vielles photos de jeunesse. On trempe le gros orteil dans l’âge d’or et on envie les aînés qui profitent de réductions de toutes sortes. On commence à s’intéresser au cannes, au cas où.
Si je suis un peu malicieux, c’est que cette gentille personne, un certain matin du 4 septembre 2001, me téléphonait pour me dire combien elle était triste de constater qu’elle avait un vieux frère de 50 ans. La revanche est douce au cœur de l’indien, alors si c’est à son tour de se laisser parler d’amour, c’est au mien de remettre les pendules à l’heure.
Alors ma p’tite sœur, pour cette belle étape de ta vie et que tu découvriras à compter d’aujourd’hui, je te souhaite la santé de vivre longtemps, de t’envelopper de beaucoup d’amour, de t’entourer de personnes optimistes comme moi et de rester toi-même; belle, le coeur jeune et qui mord dans la vie. Bienvenu dans le club! Tu vas voir, cinquante ans, c’est loin d’être une maladie, c’est une renaissance.
Je t’aime, je te fais la bise et bon anniversaire.
Aujourd’hui, nous avons vu une belle mascarade lors de l’assermentation des députés du Parti Libéral et de la Coalition pour l’avenir du Québec. Les chefs ont promis du bout des lèvres, leur collaboration au nouveau gouvernement du Parti québécois mais… il y avait un mais, des conditions…
Dans leur fort intérieur, ils ne collaboreront pas. Ils vont tout faire en leur pouvoir pour que cette législature sont perturbée à l’extrême. Jean-Marc Fournier, en bon libéral, sort l’épouvantail à moineaux sur l’identité nationale en se pétant les bretelles avec ses cinquante députés. C’est du réchauffé et c’est tout ce qu’ils savent dire. Quand à François Legault, avec sa bande de transfuges, il se proclame déjà la réponse économique du Québec. Ouais pas trop fort. Avec sa députation concentrée à Montréal et Québec, il serait mieux de revoir son organisation. Il oublie qu’il est la deuxième opposition.
Hypocritement, on voit bien leurs jeux. Leurs campagnes en vue du prochain scrutin est déjà en branle tout en se foutant bien du coût d’un tel exercice. Ils pourraient au moins demander à leur organisation respective, d’enlever les pancartes de leurs candidats, laissée en place depuis le 5 septembre et qui polluent le paysage. Chez les libéraux, ils en sont à se trouver un chef. Remplacer le poodle, ce sont de grosses bottines à chausser. Pour le moment la brochette de candidats potentiels ne fait pas le poids.
Du côté du Canal Rideau, ce n’est guère reluisant. Tout le monde joue les vierges offensées parce que l’unifolié a été remisé lors de l’assermentation des députés du Parti québécois. Ont-ils oublié que c’est une coutume que les souverainistes répètent à chacune des fois où ils ont formé le gouvernement. Le geste a au moins l’avantage d’être conséquent aux fondements mêmes de ce parti. Et qui jouent les vierges offensées? Des bons députés fédéraux québécois! Édifiant!
En tout cas, une chose est certaine, avec la Commission Charbonneau et un nouveau gouvernement à Québec, l’automne sera haut en couleurs. Des heures de plaisirs… De quoi nous faire oublier quelque peu le lock-out dans la Ligue Nationale de Hockey.
Depuis minuit hier, on assiste à une bataille de millions dans la ligue nationale de hockey; des propriétaires multimilliardaires contre des joueurs multimillionnaires. Une lutte à finir entre riches, financée par les amateurs qui remplissent les arénas ou encouragent ces entreprises en achetant leurs produits dérivés.
Dans un circuit où la majorité des équipes ont peine à être rentables, l’homme de dix millions Gary Bettman, en est à son troisième conflit de travail et tient tête à l’association des joueurs et Donald Fehr, le même qui avait saboté le championnat des défunts Expos de Montréal. Deux égos surdimensionnés qui font fi de l’amateur qui paie leurs salaires astronomiques.
Les propriétaires, putains de leur propre système, se sont empressés de signer des contrats qui ne respectent même pas leurs revendications, pendant que les joueurs ne veulent pas céder un seul centime. On est dans l’irréel et l’irrationnel de ce monde imbu de lui même et complètement déconnecté de la réalité de leur clientèle qui leur permet de vivre pareil train de vie. Ils n’ont pas la faveur populaire. Plus on en a, plus on en veut, dit l’adage.
Bien malin qui pourrait prédire la fin de ce conflit. Est-ce que cette fois, lors du retour au travail, l’amateur se précipitera encore dans les gradins des amphithéâtres? Probablement! Mais le mal aura été fait pour les concessions moribondes qui s’entêtent à vouloir présenter et vendre un produit que leur communauté ne veut pas. Il y a des limites à bourrer des dindes. Elles continueront de présenter des match avec les gradins vides et finiront par déménager ailleurs aux États Unis, parce que l’homme de 10 millions déteste le Canada.
Pourquoi avoir attendu la fin du calendrier régulier, pour tenter de régler la nouvelle convention collective? Ça démontre la mauvaise volonté du clan Bettman à vouloir éviter un conflit. Des négociations de deux mois pour en venir à une entente, ça ne fait pas sérieux. Il faut beaucoup plus de temps et de discussions, à moins que la volonté de règlement soit là de part et d’autre.
Qui abdiquera le premier? Les joueurs, lorsque les milliers de dollars ne gonfleront plus leurs comptes en banque? Les propriétaires, lorsqu’ils reprendront leurs anciennes habitudes d’encaisser les profits? Je ne sais pas mais une réalité demeure que dans cette épopée de gens riches et célèbres, ce sont encore les amateurs et travailleurs indirects qui en font les frais. Quand on ne respecte pas la main qui nous nourrit, il y a des conséquences et j’espère que, le conflit terminé, les amateurs boycotterons les produits dérivés et bébelles insignifiantes qui ne font que garnir les coffres de sans scrupules.
Depuis une heure, cette nuit, la petite Elizabeth Corinne a un tout petit frère. Samuel Liam Desponts Aubin a choisi ce moment pour voir le jour, dans un hôpital de San Diego en Californie.
Le travail s’est très bien déroulé et, selon les dires de la grand-maman Francine qui se trouve sur place avec Gaston, la maman se porte à merveille. Merci à papa Luc qui m’a envoyé cette photo en primeur.
Pour préciser les détails anatomiques du petit chérubin, disons qu’il fait 20,5 pouces et pèse 7 livres et 12 onces. Il a le teint foncé de son père. Avec la belle Elizabeth qui a maintenant trois ans, ça va faire de l’action dans le paysage familial.
Félicitations aux parents, ma nièce Caroline, et Luc. Ce dernier, dans quelques années, pourra amener fiston au hockey… si le lock-out est terminé. Sinon, il y aura toujours le surf!
À chaque fois où l’augmentation du prix de l’essence à la pompe fait un bond spectaculaire et indécent, c’est Carol Montreuil, Vice-président à l’Institut Canadien des Produits Pétroliers (ICPP) qui «vulgarise» les reportages des différents médias. Je ne sais pas pourquoi on le consulte, parce qu’on connaît d’avance ses excuses pour justifier l’arnaque que les grandes pétrolières nous font subir. C’en est rendu une farce, seulement de le voir tricoter avec ses phrases savantes. Ça frise même le vaudeville.
D’abord, il est mal placé pour être objectif, puisqu’il représente justement les pétrolières. Selon lui, nous sommes très chanceux de payer seulement 1,54$ le litre alors qu’il devrait se vendre beaucoup plus cher. Toute une chance pour nous, les éponges. À chacune des questions posées, il affirme que c’est parfaitement normal, y allant d’une explication difficile à vérifier, et de son cru. Avec une telle affirmation, il faut s’attendre à ce que les prix continuent de grimper.
Ce n’est pas la faute des pétrolières ce qui se passe. Même si elles vont ironiquement nous narguer avec des profits nets de plusieurs milliards de dollars, la raison est ailleurs et dépend de tout, sauf de ceux et celles qui empochent de faramineux pétro-dollars. Comment expliquer le fait qu’à Valleyfield, le prix sont inférieur de 23 cents le litre, à celui de Montréal? À peine une heure les sépare. Il a une réponse toute faite et toute à fait normale, mais tordue. Il a beaucoup d’imagination le monsieur. En fin de compte, c’est toujours le même qui paie, le consommateur qui n’a aucun recours. On les connaît ses réponses.
Au lieu d’interroger Carol Montreuil, il faut consulter le vrai monde, le vox-pop; celui qui est pris en otage et abandonné par ses propres gouvernements qui taxent à outrance tout ce qui consomme du carburant. La vraie vie des gens qui ne contrôlent rien mais qui permettent aux dirigeants des grandes pétrolières de s’en mettre plein les poches et de mener des vies de pachas. On aurait alors de vrais témoignages de vies au lieu d’explications farfelues d’un représentant des pétrolières, et mandaté pour justifier l’injustifiable.
1,54$ pour un litre d’essence régulière à Montréal, c’est devenu la réalité. Le seuil psychologique du 1,50$ est largement dépassé. Comment ça se fait? Probablement que votre explication est aussi bonne que la mienne et ça fait belle lurette que je n’en cherche même plus. Encore une fois, on fouillera un peu plus dans nos poches, sans rouspéter.
Ça me fait bien rire, lorsque je passe devant la première station de service à augmenter ses prix, et que des consommateurs sont bien installés devant la pompe pour faire le plein. Il vont faire des pieds et des mains pour payer deux cents de moins pour un paquet de gommes mais ils ne feront pas deux coins de rues pour payer moins cher leur litre d’essence. Quand prendrons-nous conscience que nos comportements sont directement liés à ces augmentations. Il faut les changer collectivement. Faire en sorte de consommer moins de ce précieux liquide.
On ne change pas nos habitudes de rouler moins vite, de concentrer nos courses sur un même trajet. Qui prend la peine de vérifier régulièrement la pression des pneus, de faire un entretien régulier de son véhicule. D’éviter de freiner en catastrophe, à la dernière minute ou de démarrer en trombe. Ce sont tous ces petits gestes qui, à long terme, vont faire en sorte de limiter nos visites à la pompe, par conséquent créer des surplus chez les détaillants et freiner les hausses.
Il faut abandonner les gros VUS et favoriser les petits véhicules moins énergivores, les voitures hybrides ou carrément électriques. Si on veut qu’ils deviennent abordables, il faut créer une forte demande. Même si ces dernières sont plus dispendieuses, l’amortissement est à plus long terme, comparativement aux visites à la pompe qui sont beaucoup plus fréquentes.
Ce qui me désole, c’est de voir que dans l’opinion publique, les sondages révèlent que les consommateurs ont fixés à 1,80$ le seuil à partir duquel ils entendent modifier leurs habitudes de consommation et envisager d’acheter des véhicules plus économiques et peu gourmands. Malheureusement ça, les pétrolières le savent.
Deux hommes sont à la pêche sur glace à leur trou de pêche favori, ils pêchent tranquillement en buvant leur bière. Presque silencieusement, afin de ne pas effrayer le poisson, Bob dit :
– Je pense que je vais divorcer d’avec ma femme, elle ne m’a pas parlé depuis plus de 2 mois.
Son compagnon continue lentement à boire sa bière à petits coups et dit alors pensivement :
– Penses-y bien! Des femmes comme ça, c’est dur à trouver.
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Une infirmière, très fatiguée, entre à la banque complètement exténuée après un quart de travail de 18 heures, se prépare à signer un chèque. Elle sort de sa sacoche un thermomètre rectal et essaie d’écrire avec. Tout à coup elle réalise son erreur. Elle regarde le commis de caisse tout surpris et, du tac au tac, sans en manquer une lui dit :
– Et bien ça c’est la meilleure… Vraiment c’est la meilleure. Un trou-de-cul est parti avec mon stylo!
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Un newfie décide d’aller aux danseuses. Il entre dans le bar à environ 16h45, il s’assoit et attend. La serveuse s’approche de lui et lui demande s’il veut boire quelque chose et le gars lui répond :
– Non, pas tout de suite!
Il commence à regarder les danseuses et il voit une grosse toutoune qui est dans le coin et lui fait signe de venir. Il est 17h00 et la fille commence à danser pour lui. Il aime ça et il prend un plaisir fou à voir ses bourrelets bouger.
Il est rendu 18h00 et le gars ne veut pas qu’elle arrête! La danseuse lui demande dans le creux de l’oreille :
– J’espère que tu as assez d’argent pour me payer toutes ces danses!
Il lui répond immédiatement :
– Inquiète-toi pas!
Alors elle continue, 18h30 – 18h45… À 19h00, il lui dit :
– Ok, tu peux te rhabiller maintenant!
C’est alors que le gars lui donne un gros 6,00$. La danseuse lui dit de tout son poids :
– Aie! J’pense que t’es dans marde là mon homme parce que ça coûte pas mal plus cher que ça!
Le gars lui répond :
– Pas pantoute! Regarde sur le tableau là-bas, c’est marqué : 5 à 7! La grosse est à 6,00$
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Une femme téléphone à l’hôpital :
– Bonjour! Puis-je parler à la personne qui donne des informations au sujet des patients? J’aimerais savoir comment se porte une de vos patientes et si elle prend du mieux ou pas.
La Préposée lui demande :
– Quel est le nom de la patiente et son numéro de chambre?
– Madeleine Chamberland, chambre 302.
Un instant je communique pour vous avec la responsable :
– Service 3-A bonjour! Comment puis-je vous aider?
– J’aimerais avoir des nouvelles de Madeleine Chamberland chambre 302.
– Un moment s<il vous plaît, permettez que je consulte son dossier… Mais Madame Chamberland se porte très bien. Elle a déjà pris deux repas, sa pression sanguine est bonne, nous allons débrancher son moniteur cardiaque dans quelques heures. Et si tout continue aussi bien, le Dr Beaudoin devrait lui donner son congé dans un jour ou deux.
La femme s’exclame!
– Quel soulagement! Oh! Mais c’est fantastique, quelle bonne nouvelle!
L’infirmière répond :
– À entendre votre enthousiasme, vous devez être de la famille ou une relation très proche?
– Ni l’un ni l’autre! Je suis Madeleine Chamberland de la chambre 302! Personne ne me dit rien icite!
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Une femme reçoit souvent son amant pendant que son mari est au travail. Un jour, son fils de 8 ans se cache dans l’armoire pour voir ce que sa mère fait avec cet homme-là. Un moment plus tard, le mari entre à l’improviste. Paniquée, la femme cache son amant dans l’armoire.
Le fils : – Fait sombre ici.
L’homme : – Ouais c’est vrai.
Le fils : – J’ai un ballon de foot.
L’homme : – Content pour toi.
Le fils : – Tu veux l’acheter?
L’homme : – Non merci »
Le fils : – Mon père est là dehors!
L’homme : – Ok, combien?
Le fils : – 250 piastres.
Deux jours plus tard, répétition des faits et le fils se retrouve dans l’armoire, en compagnie de l’amant de sa mère.
Le fils : – Fait sombre ici.
L’homme : – Ouais c’est vrai.
Le fils : – J’ai des super baskets.
L’homme se rappelant de la dernière fois grimace : – Combien?
Le fils : – 500 piastres.
Quelques jours plus tard, le père dit à son fils :
– Met tes baskets et prend ton ballon, on va faire une partie.
Le fils : – Je ne peux pas, j’ai tout vendu.
Le père : – Pour combien?
Le Fils : – 750 piastres.
Le père : – C’est inadmissible d’arnaquer les gens comme ça, ces affaires n’ont jamais coûté ce prix là, je t’amène à l’église pour te confesser.
Le père amène son fils à l’église, le pousse dans le Confessionnal et ferme la porte
Le fils : – Fait sombre ici.
Le curé : – Christ, pas encore toé!!!
Êtes-vous des téléspectateurs assidus de l’émission JE, à TVA? Si ce n’est pas le cas, vous manquez quelque chose de stupéfiant, d’irréaliste. Moi j’adore et je me fais un devoir de manquer le moins d’émission possible.
Ça fait vingt ans qu’à chaque semaine, ils nous présentent les fraudeurs, voleurs, profiteurs et escrocs de tout acabit. Des gens sans scrupules qui exploitent à fond l’insouciance de personnes très souvent vulnérables. Des bandits qui profitent abondamment des lacunes et vides juridiques de nos lois et règlements.
Dans l’émission de ce soir, j’ai été sidéré d’apprendre qu’il existait une colle à viande; la transglutaminase. C’est une poudre qui sert à lier des morceaux de viande ensemble, pour produire une seule pièce. En somme, il prennent des morceaux pour viande hachée qui se vend 8$ le kilo, pour en faire un faux filet mignon à 60$ le kilo. Le même procédé est aussi appliqué avec du poulet et du poisson pour les rendre plus attrayants et faire un profit assez substantiel merci. Nous en sommes rendus là. C’est aussi dégueulasse que colorer la viande défraîchie pour la rendre attrayante.
Le problème est que, si les morceaux collés ne sont pas suffisamment cuits, ils pourraient nous rendre malades, notamment avec la bactérie E.Coli. Santé Canada arrive encore deuxième et s’apprête à publier au cours des prochains mois, une liste de produits de viande dans lesquels on retrouve de la transglutaminase. Je n’en revenait tout simplement pas!
Même si, selon le reportage, le phénomène ne semble pas répandu chez les bouchers de quartiers et dans les boucheries spécialisées, je me demande bien ce que ça doit être, dans les grosses usines de transformation qui fournissent les grandes surfaces. Il faudra se méfier parce que le produit fini versus une vraie pièce de viande, est à s’y méprendre. Le doute s’installe! Fini pour moi les tournedos et filets mignons, à moins que le boucher les prépare devant moi.
Imaginez, si une émission du genre a pu dévoiler, pendant près d’un quart de siècle, toutes sortes d’arnaques, c’est à se demander dans quel monde on vit. Pour ceux qui se rappellent l’enquête de la CECO qui avait fait la lumière sur le racket des viandes avariées, au début des années 70, c’est à se demander si on ne nous repassera pas de charogne avant longtemps.
Hier soir, la démence s’est manifestée! Une soirée festive pour souligner la victoire de Pauline Marois et le Parti Québécois a tourné à l’horreur lorsqu’un fou, armé jusqu’aux dents, a tué une innocente victime et héros bien malgré lui. Son intervention a évité un bain de sang. Ironiquement, Pauline Marois était à discourir de son ouverture face aux anglophones lorsque sa garde rapprochée l’a littéralement déplacé, l’espace de quelques secondes, à l’arrière scène. Paradoxalement, le désaxé était un anglophone. Inutile de dire que l’événement a fait le tour de la planète et ces images étaient très loin de la société tolérante et pacifique que nous sommes. Certes, les mesures de sécurité seront à revoir pour le futur et ce qui m’a bouleversé, c’est cette entrevue de Benoît Dutrisac, ce midi, avec une personne qui avait eu vent de l’attentat et qui en avait informé les autorités, sans être vraiment pris au sérieux. Est-ce qu’on aurait pu l’éviter?
Mais avant cette dramatique fin de soirée, il y a eu les résultats que la télévision nous transmettait. La déception est arrivée rapidement, lorsque j’ai vu la montée des Libéraux et la stagnation des Caquistes. Puis, le gouvernement péquiste minoritaire est devenu une évidence. Comment était-ce possible? Si on prend pour acquis que le vote anglophone et allophone est au Libéraux, il est évident que le vote francophone s’est morcelé. Pourtant plus de 70% des québécois était contre le gouvernement libéral, il y a à peine quelques mois. On est hypocrite, menteur, manipulateur? C’est là notre problème comme société; quand vient le temps de décider, on met notre pyjama, nos pantoufles et notre bonnet et on s’écrase dans notre confort pour s’endormir. Seuls les électeurs de Sherbrooke s’en sont souvenus.
On panique dès qu’on sort de notre zone de confort. Souvenez-vous que nos amis canadiens redoutaient une victoire des souverainistes, deux jours avant l’élection. Maintenant que le nouveau gouvernement est souverainiste et minoritaire, ils se pètent les bretelles en répétant qu’ils ne veulent plus revivre les anciennes chicanes et que, de toute façon, le Parti québécois n’a pas eu le mandat de faire la séparation du Québec. Les voilà rassurés et nous, comme de parfaits idiots, nous retomberons dans le piège. Ils reprendront leur rengaine au prochain scrutin.
Les péquistes font peur aux fédéralistes. Pourquoi? On invoque les purs et durs du parti. Alors les libéraux n’en n’ont pas de purs et durs… fédéralistes? Mais ça on n’en parle pas. On marche constamment sur des œufs dans cette fédération et tant qu’il en sera ainsi, on fera du surplace. Heureusement, Madame Marois a la carapace pour tenir son bout devant le fédéral et pourra mener ses dossiers avec l’aide des autres partis d’opposition. Ils seraient biens malins de s’opposer aux demandes qu’ils ont déjà logé sans succès.
Moi, je suis un pur et dur, mais je respecte la stratégie. Le Parti québécois se fait souvent reprocher de faire toutes sortes d’entourloupettes pour atteindre son objectif, comme les référendums au moment opportun. J’irais beaucoup plus loin. Mon ambition serait de faire la souveraineté dès que je prendrais le pouvoir majoritairement. Un vote pour le PQ serait un vote pour la souveraineté, point à la ligne, et le processus s’enclencherait. Évdemment, un tel virage nous forcerait à quelques mandats dans l’opposition, mais permettrait de démontrer ce que seraient les mêmes décisions gouvernementales, dans un Québec souverain, jusqu’au jour J. Plus d’incertitude sur la date d’un référendum, puisque l’élection en serait un en soi. Un «référendum» électoral aux quatre ans, jusqu’à la victoire finale. Ce ne sera pas demain la veille, mais au moins, ce sera clair. Appelons un chat, un chat!
Finalement, dans un point de presse où, fidèle à son habitude il s’est fait attendre, le poodle a choisi de quitter. Grand bien lui fasse! Il n’aura pas à attendre son chèque de chômage d’ici son prochain emploi, qu’il décrochera sans chercher. Même s’il s’enorgueillit de sa performance des neuf dernières années, j’en retiendrai les taxes qu’il nous a imposées, dans un décor de corruption et de favoritisme, ainsi que l’arrogance qu’il aura démontré jusqu’à la fin et sa démagogie comme homme politique. Je fais toujours parti des 70% d’insatisfaits. Maintenant, au tour des libéraux de s’entre-déchirer pour trouver un successeur, pendant que la Commission Charbonneau tiendra ses audiences.
Après 34 jours de politicailleries, de promesses réalistes ou non, de bitchage et de propos irrespectueux, le pouvoir du peuple se manifeste aujourd’hui. Le sondage ultime, sans lendemain et exécutoire. C’est LE peuple qui décide de la destinée du Québec pour les quatre prochaines années. Ce scrutin risque également de marquer deux faits historiques; l’élection pour la première fois d’une première ministre, et la pire débandade, en terme de performance électorale, de toute l’histoire du Parti Libéral du Québec.
Exercer son droit de vote, c’est protéger sa démocratie. C’est poser le geste le plus démocratique qui soit, tout en étant un droit et un privilège incomparable. Combien de citoyens du monde n’ont pas ce droit, ou ont donné leur vie pour l’obtenir? D’autres sacrifieraient beaucoup pour mettre la main sur cette occasion de s’exprimer, de faire une différence. Nous sommes chanceux de vivre dans une société démocratique qui nous permet, sans contraintes, de choisir nos représentants et surtout de les critiquer, les remercier, ou carrément leur montrer la sortie.
J’entends des gens dire qu’ils n’iront pas voter parce que pour eux, nos politiciens sont tous des menteurs y allant de promesses farfelues qu’ils savent vouées à l’échec, voire reportées aux calandres grecques. Ne faites pas cette erreur. Chaque vote compte. Ce geste permet de prendre part au pouvoir décisionnel de choisir. Il permet aussi de passer des messages et de faire valoir son mécontentement. Et contrairement à plusieurs pays totalitaires, le résultat final sera accepté par la population, sans effusion de sang. Demain sera pareil qu’hier.
C’est pourquoi il faut voter massivement et viser le 100% pour que le résultat soit significatif. Pour ceux et celles qui n’iront pas voter, vous devrez vous priver du droit de critiquer, pour les quatre prochaines années. Parce qu’en fin de compte, comme le dit l’adage; les absents ont toujours tort! Moi, lorsque je quitte l’isoloir, je me sens en pleine forme, ragaillardi et en paix avec moi-même, comme si je terminais une séance d’entraînement. Je me dis que mon «X» servira peut-être, à changer les choses.