Publié le 21 octobre 2011 par Normand Nantel
Petite visite au restaurant Barbù, sur le boulevard De Mortagne à Boucherville hier, sur invitation de mon fils. Belle soirée en bonne compagnie me dis-je, avec en prime, des écrans pour jeter un coup d’œil au match des Canadiens de temps à autre.
C’était ma première visite à cet endroit qui abritait jadis un Boké. De style resto bar, ce qui frappe en entrant c’est cette cacophonie qui nous force à crier pour se comprendre, même à trois pieds. C’était aussi la soirée des dames et elles étaient effectivement omniprésentes.
Le mobilier et la décoration sont typiques de ce genre d’endroit, comme le sont les Cage aux sports et Jack Astor de ce monde. Mais là s’arrête toutes comparaisons. Les lumières sont tamisées et les boiseries sont foncées, ce qui ajoute à l’intimité, si on peut parler d’intimité, dans ce genre de resto. Par contre, les chaises de style fauteuil, gagneraient en confort avec un peu de rembourrage.
Le menu, dispendieux, tient sur deux pages et se compose de salades, de grillades, de pâtes, de fruits de mer et même de burgers. Mon fils avait choisi une entrée de raviolis de cerfs avec champignons sauvages à 12$, suivi d’un filet mignon à 32$, le tout arrosé d’un verre de Pinot Noir à 14$. Quant à moi, j’ai opté pour une salade grecque en entrée à 10$, puis le repas de raviolis de cerfs aux champignons sauvages à 19$, pour terminer avec un gâteau, double citron à 6$. La nourriture était délicieuse et les portions amplement suffisantes. Je n’ai consommé qu’un verre d’eau et nous n’avons pas pris de café.
Pour le service, l’expérience fut toute autre. Nous sommes restés attablés plus de deux heures et il nous a fallu attendre et redemander nos plats à deux reprises. Le service, quoique courtois, est cependant très lent et si vous n’avez pas beaucoup de temps pour manger, mieux vaut aller ailleurs. Facture totale avec pourboire; 120$… Et les Canadiens ont perdu le match ! Merci Pascal pour cette agréable soirée.
Aimé :
Qualité de la nourriture
Décoration
Moins aimé :
Lenteur du service
Trop bruyant
Prix élevés
Note globale :
6 / 10
Publié le 19 octobre 2011 par Normand Nantel
Excusez mon absence du blogue depuis quelques jours, c’est que je suis sur le carreau. Le maudit rhume saisonnier qui me porte à sortir les papiers-mouchoirs de la boîte comme des croustilles d’un bon gros sac. Louise qui le combat depuis une bonne dizaine de jours, me l’a transmis malgré toutes les précautions prises pour éviter la contamination.
C’est souvent comme ça, en octobre, où on ne sait pas très bien comment se vêtir. La température est tellement changeante que tôt ou tard, on attrape un coup de froid. Remarquez que dans mon cas, c’est plutôt rare, mais quand j’en attrape un, c’est un vrai, qui m’assomme littéralement. De ce temps là, tous ceux et celles que je rencontre sont pris du même inconfort. Avec-vous remarqué que les rabais sur les papiers-mouchoirs sont rarissimes dans les circulaires… ? Probablement l’offre et la demande.
Ce que j’ai de la difficulté à comprendre c’est que, malgré les avancés technologiques et médicales, on ne soit pas capable d’enrayer et de guérir un simple rhume. Il faut le traîner des jours voire des semaines dans certains cas, alors que la médication ne sert qu’à nous soulager.
Ajoutez à ça la morosité de la grisaille d’automne qui ne nous lâche pas et voilà que tous ces ingrédients ont eu tôt fait de me ralentir. Du côté de l’actualité c’est un peu tranquille par les temps qui courent et on attend toujours que le Poodle accouche de sa minuscule souris, dans la saga de la Commission d’enquête sur la construction. Il en aura fait couler beaucoup d’encre pour sa patente à gosse comme tous les observateurs se plaisent à qualifier.
Aujourd’hui, ça va un peu mieux et je crois être sur la bonne voie. Je survivrai c’est sûr. Il faut que je sois en forme parce que dans trois semaines, la caravane sera bien installée sur son emplacement en Floride. On s’y prépare. Seulement ça, c’est assez pour se remettre sur le piton. Un petit dix jours à la chaleur, ça vous r’monte le québécois !
Publié le 16 octobre 2011 par Normand Nantel
Publié le 14 octobre 2011 par Normand Nantel
Un ami m’a récemment fait parvenir le texte qui suit. Probablement que vous l’avez déjà reçu vous aussi. Quoi qu’il en soit, je veux bien admettre qu’il y a une différence entre ces deux réalités, ne serait-ce que sur la longévité et aussi la démographie. Par contre, avec un système de santé qui craque de partout, cette vérité n’est pas loin de représenter ce que pense la population en général. Le voici, sans plus tarder :
Deux patients entrent en boitant dans deux cliniques médicales différentes avec un problème identique. Même ville, même journée, même heure. Les deux ont de la difficulté à marcher et semblent avoir besoin d’une opération visant à remplacer une hanche.
Le premier patient, après une attente d’une journée pour son rendez-vous, est examiné dans un délai d’une heure, subit un examen aux rayons X le jour même et obtient un rendez-vous pour sa chirurgie la semaine suivante.
Le deuxième voit son médecin de famille, après avoir attendu une semaine pour son rendez-vous, attend ensuite dix-huit semaines pour rencontrer un spécialiste et subir un examen aux rayons X, lequel n’est pas analysé avant un autre mois, et finalement, il est informé que sa chirurgie aura lieu dans un an.
Pourquoi est-ce si différent entre ces deux patients ?
Le premier est un berger allemand, alors que le deuxième est une personne âgée.
Assez frappant, quand on pense aux milliards de dollars que nous injectons, de nos poches, dans ce système de santé moribond et sans fond. Depuis des années, on nous chante que la population vieillit et qu’il faudra y faire face. Alors qu’ont-ils fait, ces gestionnaires et ces gouvernements sans vision en santé, pour régler le problème ? Rien ! Ils réagissent lorsque l’élastique leur pète en plein visage, et encore… Ils créent des comités bidons pour étirer le temps et masquer leur incompétence.
Décidément on a tout intérêt à vieillir en santé et à mourir foudroyé parce que ça risque d’être l’enfer. Ils ont vite oublié que nous étions là avant eux.
Publié le 13 octobre 2011 par Normand Nantel
La maman, la grand-maman et la belle-maman que vous étiez, laissera toujours un grand vide dans nos cœurs. Ça fait 30 années aujourd’hui, un bien triste jour d’octobre, et votre famille éternelle continue de s’agrandir. Nous osons croire que Stéphane, Marcel, Nicole et récemment Pauline, ont trouvé refuge auprès de vous.
Aussi longtemps que le cœur se souvient, les souvenirs ne meurent pas. Continuez de veiller sur nous et de guider chacun de nos pas. Ceux qui nous sont chers revivent dans nos mémoires.
Publié le 12 octobre 2011 par Normand Nantel
Depuis que l’agrandissement de l’hôpital Charles-LeMoyne, du moins le Centre intégré de cancérologie de la Montérégie est terminé, on peut facilement remarquer une imposante œuvre d’art, toute en aluminium, de l’artiste Francine Larivée que je ne connais absolument pas. Loin de moi l’idée de contester son talent, mais disons qu’à première vue, ce n’est pas évident à interpréter.
Qualifiée de m-a-g-i-s-t-r-a-l-e par la direction de l’hôpital, je me demandais bien ce que l’œuvre pouvait bien représenter. J’essayais de voir, de comprendre, de me servir d’un œil virtuel d’artiste mais non ! Cependant, j’avais une certitude; une réalisation de la sorte a dû coûter une belle petite fortune et il y a probablement un peu de nous autres là-dedans.
Et bien, je viens d’avoir une partie de ma réponse via l’hebdo régional Rive-Sud Express. Comme je ne fume pas de joints, ou fais usage de substances illicites, j’ai lu, relu et rerelu l’explication de l’œuvre d’art et malgré un bon quotient intellectuel, je n’arrive toujours pas à « voir » ce qu’on indique dans le descriptif, que je vous reproduis ci-après :
« Le projet de l’artiste Francine Larivée intitulé Les Liens, est doté d’un fort symbolisme et s’inscrit parfaitement dans l’idéologie et l’approche professionnelle interdisciplinaire et humaniste du Centre intégré de cancérologie de la Montérégie. Son œuvre exprime les valeurs de compassion, de réconfort, d’accompagnement. Elle représente l’être humain qui livre bataille et autour duquel gravite une équipe liée, soudée, solidaire. Une sculpture magistrale en aluminium, d’une hauteur de 10,5 mètres, composée de deux éléments légèrement appuyés l’un sur l’autre qui se rejoignent au sommet et se lient à l’une des extrémités. Chaque élément forme une trame à partir de quatre mètres du sol avec dix lames verticales et six lames horizontales. »
Alors… Est-ce que ça vous saute aux yeux ? Moi toujours pas ! Ce sont de belles phrases bien tournées et qui ne sont que du vent. Mais, des créateurs c’est exactement ça. Ils sont les seuls à pouvoir décrire leurs conceptions et à les comprendre. On fait un vox pop devant l’œuvre et je vous parie ma chemise que pas un seul chrétien n’est en mesure de trouver la signification de la sculpture (sauf s’ils ont lu le journal ou cet article, évidemment).
Quoi qu’il en soit, l’autre partie de la réponse et que l’article ne dévoile pas c’est, combien ? Combien de beaux dollars ont été alloués ? Est-ce qu’on n’aurait pas pu se contenter d’une petite plaque économique annonçant le Centre et mettre les fonds aux services des patients ? Une simple logique de CON-tribuable… Comme ça !
Si j’ai des nouvelles, je vous reviens.
Publié le 10 octobre 2011 par Normand Nantel
Le triste suicide d’un septuagénaire en phase terminale, à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont m’a jeté par terre ce matin en feuilletant mon journal. C’est pathétique de découvrir l’angoisse devant l’inconnu qui guette nos aînés. Comment et pourquoi en arrive-t-on à une fin si violente ?
Dans notre société, de façon générale, on se soucie peu de nos ancêtres qui ont façonné, à leur manière, le monde dans lequel on vit présentement. Où en est notre reconnaissance ? Avec le sort qu’on leur réserve, nul besoin de se demander comment cela se produit. On les oblige au mutisme.
Chaque semaine, on découvre les horreurs qu’ils doivent endurer. Ils font le triste constat d’un système de santé qui les abandonne. Ils sont sans ressources et démunis, lorsque leur propre famille les laissent dans l’oubli et l’indifférence la plus totale. Souvent, ils ne voient que le suicide pour cesser de souffrir. Quand on en est rendu à payer pour recevoir un bain par semaine, c’est de l’exploitation sans scrupule. Ils ne sont pas fous et voient très bien ce qui se passe dans les CHSLD. Ils n’ont pas la force d’affronter cette réalité. Ils se recroquevillent et attendent la délivrance.
Les gouvernements injectent des peccadilles pour les aider et fournir des ressources qui ne sont souvent que du vent, pour se donner bonne conscience. Il faut être un aidant naturel pour constater combien coûtent des services d’aide au répit entre autres. J’en suis un et je peux vous assurer que je ne compte pas mes services en dollars et les maigres crédits d’impôts que les gouvernements nous remettent sont loin d’être suffisants. Tout est accessible mais cela a un prix que beaucoup de personnes âgées ne peuvent se permettre.
Présentement, la mode est aux condos et logements pour retraités autonomes. On vend une vie de pacha dans les publicités comme si les personnes du troisième âge étaient tous des millionnaires. Il y en a peu et avec les soins de santé privés qui semblent devenir la norme, le soi-disant bas de laine se dilapide rapidement.
Ceci m’amène à parler de l’euthanasie. On en parle, on en parle et on en parle encore sans aboutir à rien. Quand la vie n’a plus que quelques semaines à nous offrir, ou nous cloue littéralement à un lit d’hôpital, il nous reste quoi comme qualité de vie ? Il ne reste qu’à attendre la mort. Toute notre vie est remplie de décisions. On décide de donner la vie et on devrait avoir le même droit de choisir sa fin, dignement, avec lucidité et dans le respect. C’est au moins plus humain que le choix qu’à exprimé ce vieillard lors de son geste fatal et brutal. Il l’a posé parce que la société ne lui a pas laissé le choix qui aurait dû lui revenir de plein droit.
Dans le même journal, on apprenait que par centaine, des corps non réclamés aboutissent à la morgue chaque année. Plusieurs sont rejetés par leurs proches qui refusent de leur offrir une sépulture décente. Un tel constat en 2011, est triste à mourir. Dans quel monde vivons-nous ? La plus grande valeur qui est disparue avec le temps est le respect. Hélas, il ne sert plus maintenant qu’à enrichir les dictionnaires.
Publié le 8 octobre 2011 par Normand Nantel
En cette belle journée d’automne, parmi les magnifiques coloris que la nature nous offre, nous avons plié bagages pour rentrer à la maison avec la caravane. Sylvain et Lise ont déjà commencé le démantèlement des accessoires et des effets personnels qui meublaient nos escapades hebdomadaires. Ça fait tout drôle de ne plus apercevoir l’affiche du ranch, les bacs à fleurs ont aussi disparus et le cercle d’entraînement est également déshabillé de sa clôture à poulets. Hier, Carole et Marcel se sont joints à nous pour un coup de main. Aujourd’hui, Jean-Guy, Francine et André sont passés acheter quelques objets à vendre, parce que Lise et Sylvain ne peuvent tout garder ce qui deviendra désuet.
Mis à part Bichette qui fait encore sentir sa présence avant de trouver un nouveau foyer d’accueil, tout est calme. Les chevaux broutent comme à l’accoutumée sans se douter de rien. Eux aussi devront se familiariser avec un nouvel environnement. Je regarde aux alentours et je ne peux m’empêcher de plonger dans mes souvenirs pas si lointains. En nourrissant les chevaux une dernière fois, je prends le temps de les observer encore plus. Cette routine devient soudainement plus particulière. Avec Janice, la nouvelle fraîchement arrivée, il faut être vigilant parce qu’avec Rosi et Dali aux alentours, ils s’observent du coin de l’œil et les oreilles se fondent dans le crin, pour montrer aux autres congénères qu’on ne s’en laissera pas imposer.
Comme nous en sommes à notre troisième saison, le démembrement de notre campement de cette année me laisse un peu beaucoup nostalgique. Il n’y aura pas de À la r’voyure, comme se plait à répéter Lise. On planifiait des projets en se promettant toujours de faire mieux l’année suivante mais cette fois, l’année prochaine sera différente. C’est sûr qu’on se reverra mais le décor changera. C’est toujours difficile de quitter un endroit où on s’y sent bien et où on a savouré chaque moment. Je dirais que les trois dernières années au ranch, figurent parmi les meilleures que j’ai vécu.
Ceux et celles qui me connaissent savent que je ne suis pas très proche des animaux. Je ne suis pas attiré par les chiens et les chats mais dans le cas des chevaux, ce fut une découverte. J’ai appris tellement de choses sur ces intelligentes bêtes que je me surprends maintenant à lire tout ce qui me tombe sous la main, les concernant.
Il passe midi, sous un chaud 23°C et tout est prêt pour le départ. Le camion est arrimé à la caravane et nous quittons. En sortant de l’entrée, je scrute notre emplacement avec un certain pincement au cœur. Le Ranch Kaymas deviendra fantôme avant l’arrivée des premiers flocons. Il y a à peine dix jours, rien ne laissait présager un tel dénouement. C’est vraiment dommage !
Publié le 6 octobre 2011 par Normand Nantel
Au Québec, nous sommes terrorisés par le succès. Dès qu’une affaire marche bien, on s’en débarrasse pour passer à autre chose. C’est comme une patate chaude. Nous sommes des innovateurs mais incapable de nous consolider et vivre pleinement les aléas du succès.
Ce matin, on apprend que le téléroman La promesse, en est à sa septième et dernière année de diffusion. Même s’il rejoint hebdomadairement plus d’un million de téléspectateurs, son auteur veut passer à autre chose. Pas que je sois un fervent téléspectateur de ce genre d’histoire mais je sais qu’autour de moi, ce téléroman est suivi assidument. C’est ça qui, contrairement à nos voisins américains, nous effraie; partir ou quitter avant que les côtes d’écoutes faiblissent ou nous contraignent à tout lâcher. S’arrêter en pleine gloire quoi !
Je ne comprends pas pareil raisonnement. Prenez les séries d’antan comme, Les belles histoires des pays d’en haut, Le temps d’une paix ou autres du genre, on se plait à les regarder en reprise et les côtes d’écoutes sont plus que respectables. On prend plaisir à revoir ces intrigues produites avec la technologie du temps. On se surprend à y trouver une qualité remarquable d’images et de décors malgré les époques. Les téléromans sont le reflet d’une société qui évolue. Hélas leur courte durée nous laisse souvent sur notre appétit. C’est viscéral, on raffole des belles histoires et des émotions qu’elles nous font vivre. On se voit souvent à travers les personnages.
Le phénomène est aussi vrai dans d’autres activités. On n’a qu’à penser aux compagnies québécoises de pointe et visionnaires qui, une fois leur succès assuré, sont vendues à des intérêts étrangers. Le savoir-faire québécois est reconnu partout et malheureusement notre phobie du succès nous empêche d’en jouir pleinement, et d’en continuer le développement.
Pour La promesse, je sais que tôt ou tard ça doit se terminer et que rien n’est éternel, mais malheureusement pour le téléspectateur, le moment est mal choisi.
Publié le 5 octobre 2011 par Normand Nantel
Depuis le temps que tout le monde en parle, le fédéral est finalement sorti de sa coquille; nous aurons un nouveau pont entre Brossard, l’Ile-des-Sœurs et Montréal… durant la prochaine décennie. Faut l’faire !
Une grosse conférence de presse où le Québec n’était pas invité. Pas sûr qu’il portera toujours le même nom parce que le nom de Champlain n’a pas été mentionné à ce que je sache. Avec ce que le fédéral baptise par les temps qui courent, gageons qu’il portera le nom d’un personnage de la royauté. Pourquoi pas Elizabeth II bridge, avec son portrait bien en évidence…
Ça prendra 10 ans pour le réaliser et ça devrait coûter 5 milliard de dollars. Faites-moi rire ! Les promesses de politiciens, on sait ce que ça donne. Si nous sommes encore de ce monde lorsqu’on roulera dessus, je vous prédis qu’il aura coûté près de 8 milliard. J’ai encore frais à la mémoire la saga de l’autoroute 30 et du CHUM. Les politiciens ont fait pas mal de chemin avec ces deux dossiers qui devaient coûter des pinottes au début avec les résultats qu’on connaît.
Originalement, l’actuel pont Champlain a mis cinq ans à être érigé et nous étions en 1962. Avec les technologies d’aujourd’hui, pourquoi il en faudra le double pour le mener à terme ? Celle-là me surprend beaucoup et ça demeure une énigme. Ça fait tellement longtemps qu’il est demandé ce nouvel ouvrage, qu’il me semble que des études ont déjà été faites. Qu’est-ce qu’il faut de plus ? Qu’on mette dix mille travailleurs sur le projet et qu’on en finisse au plus sacrant.
Ce sera également le retour des péages, disparus du Québec depuis plus de vingt ans. Gérald Tremblay salive et affiche son sourire Bixi. C’est la nouvelle tendance. Remarquez que j’encourage cet aspect du projet, puisque je suis pour la notion d’utilisateur-payeur. Nos politiciens assoiffés de nouveaux revenus seront probablement tentés de répandre les tirelires sur les autres ponts tant qu’à y être. Pourquoi pas ! Ce ne sera pas un précédent, puisqu’ils l’ont déjà été et ce, depuis des temps immémoriaux. Quoi qu’il en soit, j’espère vivre assez vieux pour le voir. D’ici là c’est à coups de millions qu’on va entretenir annuellement l’actuel Pont Champlain. Espérons qu’il aura la force d’attendre son remplaçant.
Publié le 4 octobre 2011 par Normand Nantel
À l’instar des fumeurs qui, en vingt-cinq ans, ont épongé la dette olympique, on devrait faire la même chose avec les automobilistes mais cette fois-ci, pour renflouer la dette provinciale qui dépasse les 220 milliard de dollars. Oubliez les impôts ou les hausses répétées de la taxe de vente… J’ai trouvé une solution originale; Installer des photo-radars dans les zones de travaux et faire payer les délinquants. Un genre de contribution volontaire, sans points d’inaptitude.
Étant donné que nous en avons pour les vingt prochaines années à cohabiter avec les cônes orange, jumelé à un non-respect viscéral des limites de vitesse par les automobilistes, en y ajoutant également le doublement des amendes dans ces secteurs névralgiques, ça donnerait un bon boost à l’économie. Ce matin, durant une petite ballade de deux heures, j’ai traversé la route 132 entre le boulevard Roland-Therrien et le pont-tunnel Louis-Hippolyte-LaFontaine, à Longueuil, dans une zone de travaux routiers majeurs. La vitesse est réglementée à 70 km/h et croyez-moi, j’étais presque le seul à respecter cette limite. J’ai laissé la fenêtre fermée pour ne pas attraper la grippe.
Malgré de gros panneaux indicateurs orange en quantité industrielle, ça passait de chaque côté à 100 et plus. Même les grosses semi-remorques s’en donnaient à cœur joie. Quelques bons photo-radars feraient sonner la cagnotte allègrement, même beaucoup plus qu’au casino. Je vous le dis, on ne parlerait plus de cette dette en un temps record. De plus, ces bidules ne sont pas dommageables pour la santé, demeurent discrets et efficaces, ne craignent pas les intempéries, sont insensibles aux maladies, grippes et autres inconforts. N’étant pas syndiqués, ni humains, ils font le travail sans relâche, sans efforts et sans rien demander d’autre.
Finalement, l’argument massue est qu’ils sont incorruptibles… Par les temps qui courent, c’est une qualité hautement recherchée.
Publié le 3 octobre 2011 par Normand Nantel
En ce début d’octobre, la nature nous précipite rapidement en automne cette année. La pluie des derniers jours mêlée aux vents, fait baisser drastiquement le mercure. On en profite pour se réchauffer dans le confort de nos habitations et c’est aussi un temps propice à la réflexion.
Pour ce faire, j’ai décidé de partager avec vous, l’histoire qui suit. Elle porte sur l’amitié.
Un homme, son cheval et son chien marchaient sur une route. Quand, passant près d’un arbre énorme, la foudre tomba et les trois périrent foudroyés. Mais l’homme ne s’était pas rendu compte que déjà il avait abandonné ce monde, et continua son chemin avec ses deux animaux (parfois les morts marchent un certain temps avant d’être conscients de leur nouvelle condition…)
La route était très longue, la colline élevée, et le soleil brulant ; ils étaient en sueur et assoiffés. Dans un virage ils virent un magnifique couloir de marbre, qui conduisait à une place pavée d’or. Le marcheur s’adressa à l’homme qui gardait l’entrée et échangea avec lui, le dialogue suivant :
– Bonjour.
– Bonjour, répondit le gardien.
– Comment s’appelle cet endroit si joli ?
– Ceci est le ciel.
– Oh tant mieux! Nous sommes arrivés au Ciel, parce que nous avons soif !
– Vous pouvez entrer et boire tant qu’il vous plaira. Et le gardien indiqua la source.
– Mais mon cheval et mon chien ont soif aussi…
– Je suis désolé, dit le gardien, mais ici on ne permet pas l’entrée aux animaux.
L’homme se leva, déçu, car il avait très soif, mais ne voulait être le seul à boire. Il remercia le gardien et continua son chemin. Après avoir marché un bon moment dans une côte; épuisés, les trois, arrivèrent à un autre emplacement, dont l’entrée était marquée par une vieille porte qui donnait sur un chemin de terre entouré d’arbres. À l’ombre d’un des arbres il y avait un homme couché, avec la tête couverte par un chapeau. Il dormait probablement.
– Bonjour, dit le marcheur.
L’homme répondit par un geste de la tête.
– Nous avons très soif, mon cheval, mon chien et moi.
– Il y a une source entre ces roches, dit l’homme, en indiquant le lieu. Vous pouvez boire toute l’eau que vous voulez.
L’homme, le cheval et le chien allèrent à la source et apaisèrent leur soif. Le marcheur retourna remercier l’homme.
– Vous pouvez revenir si vous le souhaitez, lui répondit celui-ci.
– À propos, comment s’appelle ce lieu ? demanda l’homme.
– Ciel !
– Le Ciel ? Mais le gardien du couloir de marbre m’a dit que c’était le Ciel là-bas!
– Cela n’était pas le Ciel. C’était l’Enfer, répondit le gardien.
Le marcheur demeura perplexe.
– Vous devriez interdire qu’ils utilisent votre nom ! Cette fausse appellation doit provoquer de grandes confusions, fit remarquer le marcheur.
– En aucune manière, reprit l’homme. En réalité, ils nous font une grande faveur, parce que tous ceux qui sont capables d’abandonner leurs meilleurs amis restent là-bas. N’abandonne jamais tes véritables amis même si cela te pose des problèmes parfois. S’ils t’ont donné leur amour et leur compagnie tu as une dette envers eux. Ne les abandonne jamais, car avoir un ami est une grâce et un cadeau, conserver un ami est une vertu, être ton ami est un honneur.