Apprendre la médecine par l’intermédiaire des morts

8 avril 2024

La médecine n’a pas toujours été comme nous la connaissons aujourd’hui. Elle a parcouru un long chemin parsemé d’embuches et d’erreurs qui l’ont tout de même menée à des résultats incroyables. Toutefois, les lois ont dû être mises en place, notamment dans le domaine de la dissection… pour le plus grand respect des défunts.

L’apprentissage de la médecine par la dissection humaine remonte à l’Antiquité, mais c’est une pratique qui s’est développée surtout à la Renaissance. À cette époque, en Europe, les dissections sont faites dans des théâtres anatomiques disposés en cercle avec, en son centre, le corps d’un défunt.

La plupart du temps, elles sont publiques et ne sont pas nécessairement réservées aux professionnels de la santé. Il y a aussi des curieux. Cependant, à partir du 19e siècle, la possibilité d’y assister devient exclusive à la profession médicale. Ce sont les étudiants en médecine qui sont invités à participer aux dissections où plusieurs équipes s’exercent en même temps.

CONDAMNÉS À LA PEINE CAPITALE

Au fil du temps, l’obtention des corps s’est faite de différentes manières. De 1752 à 1829, au Canada, les juges pouvaient condamner les personnes coupables de meurtre non seulement à l’exécution, mais aussi à la dissection de leur corps après leur mort. C’était une peine supplémentaire perçue comme une punition ultime.

Mais cela représentait à peine une trentaine de cas pour toute cette période et ne comblait aucunement les besoins qui allaient en grandissant.

À partir de 1843, une nouvelle loi est adoptée au Canada et réserve cette pratique aux corps non réclamés par leurs proches dans un délai fixé par la loi. Précisons que les corps non réclamés sont généralement des gens mis à l’écart ou marginalisés, à qui personne ne veut offrir de sépulture.

SCANDALES

Durant cette période, on assiste à une série de scandales liés à l’enlèvement de défunts qui viennent d’être enterrés. Le vol de cadavres, un trafic qui pouvait devenir lucratif, était également perçu par les étudiants qui s’y prêtaient, comme un rite de passage dans la pratique de la dissection, jusqu’aux enlèvements la nuit.

Les gestes reprochés et dénoncés par l’opinion publique entraînent une nouvelle loi en 1883. Celle-ci implique des sanctions pour les contrevenants et impose que les corps non réclamés proviennent des hôpitaux ou des institutions psychiatriques.

Tous ces scandales mettent à dure épreuve la réputation du corps médical qui ne veut plus être associé à cette pratique macabre. À la fin du 19e siècle, un médecin respectable veut avant tout être représenté comme un serviteur de la société.

DON À LA SCIENCE

Aujourd’hui, au Québec, les écoles de médecine s’en tiennent à la dissection quasi exclusive de corps volontairement donnés à la science. On se soucie de chaque patient. Le rapport au corps et à la mort est très différent; il a une dimension « sacrée ».

Des cérémonies commémoratives ont lieu à la mémoire de ceux qui ont donné leur corps à la science. Et leurs proches peuvent bénéficier de rituels funéraires qui viennent honorer ce don ultime, au bénéfice de l’humanité.

CORPS NON RÉCLAMÉS

Lorsqu’un proche se manifeste à la suite d’un décès, le coroner effectue une recherche de famille. Si cette recherche s’avère infructueuse, le corps est considéré comme étant non réclamé. Il est alors inhumé dans un endroit dont le Bureau du coroner conserve la trace pour l’éventualité où le corps serait réclamé dans le futur.

Il est possible en tout temps de réclamer la dépouille d’une personne décédée. Pour consulter la liste des corps non réclamés :

coroner.gouv.qc.ca/un-proche-est-decede/corps-non-reclames.html

Pour obtenir de l’information à cet égard, composez le 1 888 CORONER.

Source : Revue Profil cfgm, vol, 36, no. 1


Huit conseils sur le nettoyage extérieur au printemps

6 avril 2024

Nos maisons font face à des conditions extrêmes durant l’hiver. L’entretien de l’extérieur est avantageux à long terme; les petites réparations d’aujourd’hui contribuent à éviter les problèmes plus importants.

Les mesures qui suivent vous aideront à vérifier que votre maison n’a pas subi de dommages importants et à la maintenir écoénergétique tout au long de l’année.

  1. Inspectez les bardeaux. C’est votre première ligne de défense contre les intempéries. Que vous soyez au sol ou sur une échelle, recherchez les signes de dommages, comme des bardeaux manquants, soulevés ou gauchis, et d’autres irrégularités.
  2. Dégagez vos gouttières et tuyaux de descente pluviale. La glace et la neige peuvent causer des dommages et nuire à l’écoulement de l’eau. Si de l’eau s’écoule vers votre fondation ou s’accumule sur votre toit, elle peut s’infiltrer et endommager l’intérieur de votre maison.
  3. Inspectez la cheminée. Cherchez les signes de dommages au sommet de la cheminée. En général, il y a une mitre de cheminée et une grille et/ou un chapeau pare-pluie. Si vous êtes à l’aise d’aller sur le toit, inspectez le caoutchouc qui imperméabilise les bords, là où la cheminée rejoint le toit pour déceler les trous, plis ou fissures qui pourraient laisser l’eau s’infiltrer.
  4. Nettoyez et entretenez votre système de climatisation. Coupez l’alimentation électrique de l’unité extérieure, nettoyez la grille et le ventilateur et enlevez les débris. Râtelez autour de l’unité et coupez les branches pour permettre une bonne circulation de l’air.
  5. Nettoyez le revêtement. Les laveuses à pression sont idéales pour nettoyer l’extérieur de votre maison. Si vous avez un revêtement en bois, vérifiez l’état de la peinture pour déceler les cloques ou les fissures.
  6. Inspectez les terrasses et les patios. Les terrasses en bois, y compris les garde-corps et les escaliers, doivent être teintes tous les deux ou trois ans afin de les protéger des intempéries.
  7. Examinez le calfeutrement extérieur. Examinez de plus près le calfeutrement autour de vos portes, fenêtres et évents. Le calfeutrement détérioré devrait être gratté et remplacé pour réduire l’utilisation de la climatisation.
  8. Examinez le terrain. Les zones basses de votre terrain devraient être recouvertes de terreau supplémentaire pour empêcher l’accumulation d’eau de surface et de pluie. Vous devriez aussi tailler vos buissons et arbres au besoin.

Source : Revue Profil, vol. 36, numéro 1


Ça vous intéresse ?

4 avril 2024

Dans le cadre du règlement de succession de ma belle-sœur, il nous reste les quatre articles suivants à vendre rapidement.

Si ça vous intéresse ou que vous connaissez des gens à qui ça pourrait servir, ils sont à prix d’aubaine.

La causeuse électrique ELRAN a été achetée en 2022 et a été payée 2000 $, on en demande 500 $.

La table de salon a été achetée en 2022 et payé 400 $, on en demande 150 $. Le téléviseur est déjà vendu.

Finalement, la marchette, sans la tablette amovible est à 20 $.

Et finalement, cet ensemble d’une table et deux chaises en bois et métal, acheté en 2023, pour 50 $.

Le tout est en excellente condition.

Les personnes intéressées peuvent me rejoindre par courriel au nantel.normand@gmail.com et m’indiquant leur nom et numéro de téléphone pour les rejoindre.

Merci de votre attention.


Ygreck, et ses perles de mars

1er avril 2024

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de mars, publiées dans le Journal de Montréal.



Une autre décision irréfléchie

31 mars 2024

Est-ce qu’au Séminaire Saint-François à Québec on a volontairement tapissé la chambre des joueurs du Blizzard, midget AAA, pour écœurer le monde, en anglais uniquement. Rien de surprenant !

C’est de la provocation purement et simplement. C’est faire fi des lois linguistiques au Québec et ce n’est pas normal qu’on ait à se battre, la majorité, pour défendre notre langue.

Photo Journal de Montréal

Et après ça, on devrait se fermer la gueule et ne rien faire ou dire ? En fait, montrer notre façon d’être des colonisés.

Je ne comprends pas pourquoi cette équipe agit de la sorte. Personne, je dis bien personne, n’a levé le petit doigt pour intervenir et faire respecter la loi. Un autre manque de respect total. De la désobéissance civile !

Il aura fallu l’intervention de l’Office de la langue française pour faire respecter la loi. Ici, au Québec, on ne devrait même pas faire ça. Pourquoi ce sont toujours les francophones qui s’écrasent, qui abdiquent ?

Des peureux !

Le prétexte de dire que l’anglais est la langue du hockey, c’est une excuse bidon. Quand qu’on dit que c’est plus facile de s’exprimer en anglais qu’en français, c’est la loi du moindre effort qu’on applique. Des slogans rassembleurs existent aussi en français mais ça, on ne se casse pas la tête pour les trouver ou les inventer.

En Europe, on utilise la langue du pays, même si l’anglais est présent. L’allemand est de rigueur en Allemagne, à preuve, les Européens ont de la difficulté à parler anglais lorsqu’ils s’amènent dans la LNH.

Ce qui me jette par terre c’est de constater que ceux qui nuisent le plus au fait français au Québec, ce sont ces bons petits québécois colonisés. Le genre de personne qui va voter pour un parti souverainiste tout en étant contre la souveraineté.

Comme dirait ma grand-mère, des visages à deux faces !


ANNONCE DES FUNÉRAILLES D’ÉDITH GEOFFRION (1947-2024)

29 mars 2024

Pour ceux et celles qui ne sont pas sur Facebook.

L’annonce officielle de la tenue des funérailles d’Édith est maintenant disponible sur le site de la Coopérative funéraire du Grand Montréal sur le lien suivant :

https://www.cfgrandmontreal.com/avis-de-deces/edith-geoffrion-256389

Vous pouvez y laisser vos messages de condoléances et merci pour ceux et celles qui se sont déjà exprimés.


Le jambon, un classique pour célébrer Pâques

28 mars 2024

Madame Chasse-Taches possède des trucs dans tout et cette fois c’est du côté culinaire qu’elle nous propose ses trucs. Un délicieux jambon pour Pâques… Pourquoi pas ?

***

Voici quelques trucs et astuces pour bien réussir le jambon de votre souper de Pâques.

UN VÉRITABLE FESTIN EN ENTRÉE

Le jambon découpé en fines tranches translucides devient un véritable caviar à servir en entrée.

On pense au jambon de Parme ou prosciutto, un emblème de la charcuterie italienne, le jambon de Bayonne, la fierté des habitants des Pyrénées, le prisuttu, un jambon artisanal corse, et le serrano, un jambon issu de la tradition espagnole.

Dans tous les cas, les tranches doivent être découpées dans le sens des fibres, au dernier moment, à l’aide d’un couteau en acier à lame longue et bien aiguisée. Servez immédiatement.

Le jambon tranché par votre boucher doit être sorti du frigo une heure avant le service.

LES TRUCS DE NOS GRAND-MÈRES

L’équivalent d’une bouteille de bière ajouté à l’eau de cuisson du jambon absorbe une grande partie du sel. Vous pouvez aussi immerger le jambon dans une casserole d’eau et laisser reposer quelques heures avant la cuisson afin de le dessaler.

Faire mijoter le jambon dans une eau d’érable. Saveur sucrée assurée ! Vous trouverez l’eau d’érable pure dans toutes les épiceries.

L’eau dans laquelle cuit le jambon ne doit pas chauffer à gros bouillons. Quand la viande est à point, laissez-la refroidir dans l’eau de cuisson, elle sera plus juteuse et plus savoureuse.

L’eau de cuisson du jambon devient une excellente base pour la préparation d’une soupe aux pois.

Si les tranches de jambon sont légèrement desséchées, faites-les tremper une nuit au réfrigérateur dans un peu de lait, et vous pourrez les servir au petit déjeuner.

Bonne idée : Si vous faites bouillir un jambon, ajoutez une boîte de lait sucré condensé Eagle Brand dans la marmite. Le jambon et le caramel seront prêts au même moment et ce caramel apportera une belle touche sucrée à tout dessert.

LE JAMBON AU FOIN

Ce jambon qualifié de pure merveille est la création de Paul Bocuse, un grand chef français reconnu à travers le monde qui a remporté la médaille d’or pour cette recette.

Au Québec, Janette Bertrand nous a enseigné comment faire cuire ce jambon dans une cocotte. Il suffit de placer le nid de foin au fond de la casserole, y déposer le jambon et couvrir le tout d’eau froide.

On laisse mijoter sur feu très bas en calculant 20 minutes par livre (454 g).

Vous trouverez du foin propre et même bio dans les animaleries.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, p17


Que faire quand votre employeur déclare faillite ?

24 mars 2024

L’année dernière, en moyenne 30 restaurants chaque mois ont déclaré faillite, selon l’Association Restauration Québec.

Mais au-delà des propriétaires de ces établissements qui voient leurs rêves partir en fumée, que peuvent faire les personnes salariées qui perdent leur gagne-pain lorsque leur employeur fait faillite ?

Bien que la restauration soit un milieu qui a été frappé par les contrecoups de la pandémie, ce n’est évidemment pas le seul domaine où des faillites se sont produites au cours des derniers mois.

Le monde des médias n’est pas à l’abri, comme le démonte la faillite de Métro Média en fin septembre 2023, entraînant la fermeture de plus d’une quinzaine de journaux à Montréal et Québec, ainsi que la mise à pied définitive de 70 employés.

D’ailleurs, selon les données du Bureau du surintendant des faillites, les insolvabilités d’entreprises en 2023 ont augmenté de 41,4 % par rapport à 2022.

RÉCLAMER LES SOMMES DUES

La première chose à faire si votre employeur fait faillite est de réclamer les sommes d’argent qu’il vous doit. Ces sommes pourraient être par exemple du salaire, des indemnités de vacances, de jours fériés ou en lien avec un avis de cessation d’emploi ou à un avis de licenciement collectif.

Le syndic responsable du dossier de votre employeur doit vous fournir une preuve de réclamation que vous devrez remplir. Tous les montants impayés et qui vous sont dus doivent y être indiqués.

Vous vous demandez qui est le syndic responsable du dossier de votre ex-employeur ? Consultez le site web du Bureau du surintendant des faillites. De plus, les employeurs affichent parfois le nom et les coordonnées du syndic à l’entrée de leur établissement.

Lors d’une faillite, le remboursement des montants qui vous sont dus n’est pas immédiat ni garanti. Pour y remédier, le gouvernement fédéral offre le versement de prestations aux personnes titulaires de créances salariales sur un employeur qui est insolvable : le Programme de protection des salariés (PPS).

Le montant versé par le PPS peut atteindre jusqu’à l’équivalent de sept fois les gains hebdomadaires assurables en vertu de la Loi sur l’assurance-emploi (8507,66 $ en 2024). Cette prestation prend la forme d’un paiement unique.

À la suite de ce paiement, le gouvernement du Canada prend votre place comme créancier dans les procédures de faillite pour les sommes remboursées par le PPS.

Afin de bénéficier du PPS, vous devez envoyer la preuve de réclamation au syndic dans les 56 jours à compter de la date de la faillite de l’entreprise et vous inscrire au programme.

Source : Éducaloi, Journal de Montréal, section argent, 22 mars 2024, p33


Un pan de notre histoire : La riche histoire des anciennes brasseries de Québec

21 mars 2024

La consommation de la bière est très ancienne chez nous. L’historien Marcel Trudel rapporte que Marie Rollet, l’épouse de Louis Hébert, avait chez elle une grande chaudière à brasserie. Plus tard, on en brassera également chez Guillaume Couillard, chez les Pères récollets, au monastère jésuite de Notre-Dame-des-Anges et même chez les religieuses de l’Hôtel-Dieu.

L’une des premières industries de la Nouvelle-France a été une brasserie. À compter de 1665, il existait la brasserie de la Communauté des Habitants de Québec, mais rapidement, elle aura à faire face à la concurrence d’une « brasserie d’État ».

1- LA BRASSERIE DE JEAN-TALON

C’est par un arrêt du Conseil souverain daté du 5 mars 1668 que le gouverneur Daniel de Rémy de Courcelle confiait à l’intendant Jean Talon l’établissement d’une brasserie. Ce qui est moins connu, c’est qu’on voulait mettre un frein à la trop grande consommation de vin et d’eau-de-vie qui nourrissait la débauche et l’ivrognerie.

La construction de la brasserie s’amorce dans le faubourg Saint-Nicolas, au pied de la côte du Palais, et la production de bière débute en 1670. Toutefois, cette industrie sera éphémère puisqu’il semble qu’elle ait cessé sa production vers 1673, après seulement quatre années d’activités.

Selon le gouverneur Frontenac, cette bière était très bonne, mais son prix était assez élevé. C’est probablement ce qui explique sa brève existence. Il faudra 200 ans avant qu’une autre brasserie n’apparaisse sur ce site.

2- LA BOSWELL

John Knight Boswell est né à Dublin, en Irlande, en 1812. Il apprend son métier de brasseur à Édimbourg, en Écosse. Il arrive à Québec en 1830 et il travaille pour la brasserie de John Racey située sur la rue Saint-Paul, au pied de la côte de la Canoterie.

En 1853, il décide de voler de ses propres ailes et d’ouvrir sa brasserie la Boswell Brewery. Il acquiert alors la propriété du boulanger James Clearihue qu’il réaménage en brasserie. Le hasard a voulu que ce site soit celui où se trouvait jadis la brasserie de Jean Talon.

Ses affaires fonctionneront rondement. Ainsi, en 1870, il emploie 75 hommes et produit annuellement 3 millions de litres de bière. Dans les années 1880, il passe la main à ses fils, qui poursuivent l’aventure jusqu’en 1909, au moment où l’entreprise est absorbée par la National Breweries Limited de Montréal.

3- DOW : LA BIÈRE QUI TUAIT

Dow avait une origine assez ancienne puisque son fondateur, William Dow, avait appris son métier au début des années 1820 auprès du brasseur Thomas Dunn à Laprairie. En 1824, ils deviennent associés. Dunn décède en 1834. William Dow rachète alors les parts du défunt et ouvre sa propre brasserie.

En 1952, c’est la Canadian Breweries Limited qui met la main sur l’entreprise. Cette brasserie sera en activité jusqu’à sa fermeture dramatique survenue en 1968.

La funeste saga débute le 15 août 1965 alors qu’un homme est admis à l’Hôtel-Dieu de Québec souffrant d’insuffisance cardiaque. Huit mois plus tard, ils sont 48 à avoir été admis au même hôpital pour le même problème. Vingt en mourront. Ils ont tous un point en commun : ils sont de gros buveurs de bière Dow.

L’acharnement du pathologiste Jean-Louis Bonenfant lui fait découvrir que les victimes ont été intoxiquées au cobalt. Rapidement on découvre que des cas identiques ailleurs en Amérique du Nord et en Europe. L’enquête démontrera par la suite que Dow ajoutait du cobalt à sa bière pour la faire mousser davantage, et ce, uniquement dans sa brasserie de Québec. En effet, une étude avait démontré que les buveurs de la capitale préféraient leur bière avec un haut collet. Alors…

Le 30 mars 1966, la brasserie Dow de Québec procède au rappel de toute sa bière se trouvant dans les tavernes, les épiceries et les entrepôts, puis elle la déverse dans les égouts municipaux. C’est la fin du drame, mais Dow ne s’en remettra jamais. Elle ferme définitivement ses portes en 1968.

4- LA FAMILLE MCCALLUM

James McCallum a œuvré dans le secteur de la bière avec l’aide de ses fils James Jr, Duncan et Colin. Il ouvre une première brasserie en 1818 sous la raison sociale de McCallum and Sons, mais elle aura une existence éphémère. Ses fils feront alors cavalier seul. Cependant, ils ne connaîtront pas que des succès.

En 1840, Duncan ouvre la McCallum Brewerie. Elle était située du côté nord de la rue Saint-Paul, immédiatement à l’est de l’ancien marché du Vieux-Port. De l’autre côté de la rue se trouvait la St-Roc Brewery, propriété de son frère Colin.

Deux ans plus tard, le malheur frappera, deux fois plutôt qu’une. Colin connaît un revers de fortune et le 28 février 1842, le shérif saisit sa brasserie. À peine quatre jours plus tard, le 4 mars, une explosion provoque la destruction complète de la jeune entreprise de Duncan. Un employé y lassera même sa vie.

Grâce aux assurances, Duncan reconstruit, mais le 28 mai 1845, la brasserie est de nouveau détruite lors du grand incendie du faubourg Saint-Roch. Il la reconstruit, mais en 1847, étant incapable d’honorer ses obligations, il doit la céder à son frère Daniel. Ce dernier l’exploitera pendant près de 30 ans, jusqu’en 1874, alors que se McCallum Brewery est saisie. Ce sera la fin des activités brassicoles de la famille McCallum. L’aventure familiale aura tout de même duré 56 ans.

5- LA BRASSERIE CHAMPLAIN

Il a été une époque où tout le monde connaissait la porter Champlain. Elle était produite par la brasserie Champlain. Celle-ci a été fondée en 1911 par Alfred-Pierre Robitaille, un ancien employé de la Brasserie Proteau & Carignan. Elle s’installe alors dans un édifice faisant le coin des rues de la Couronne et Prince-Édouard, maintenant occupé par le Carrefour jeunesse-emploi de la Capitale-Nationale.

En mai 1948, la brasserie Champlain est acquise par un syndicat d’acheteurs, mais dès le mois d’août suivant, un coup de théâtre survient lorsqu’elle change de main au profit de la National Breweries Limited. Elle continue néanmoins ses activités jusqu’en 1952 lorsque la Canadian Breweries Limited prend le contrôle de la précédente. La nouvelle direction annonce dès lors la fermeture de la brasserie Champlain. Ce sera chose faite en 1956.

6- LA FOX HEAD BREWERY

Le 2 février 1895, l’entrepreneur Georges-Elie Amyot, propriétaire de la Dominion Corset, et Pierre-Joseph-Côté fondent la Rock Spring Brewery. Son usine était située sur la rue Arago, entre les rues Colbert et Sauvageau (aujourd’hui de Mazenod), immédiatement sous la côte De Salaberry.

Dès l’année suivante, Côté cède sa place à Michel Gauvin. Cette brasserie devait son nom aux nombreuses sources (springs) qui coulaient depuis le roc de la falaise. En 1909, elle est acquise, comme plusieurs autres, par la National Breweries Ltd.

Elle change alors de nom pour la Fox Head Brewery, du nom de sa bière vedette. Cette fusion ne lui sera pas profitable et les affaires périclitent. Elle ferme finalement ses portes en 1916. En1924, l’édifice est démoli pour faire place à l’église Notre-Dame-de-Grâce, qui sera à son tour démolie en 2009.

7- LA BRASSERIE DE BEAUPORT

La rivière Beauport connaît un important débit et, anciennement, elle actionnait de nombreux moulins. En plus de sa force motrice, la rivière fournit une eau pure et alcaline. C’est ce qui va attirer des hommes d’affaires de Québec qui, en 1792, vont installer une distillerie un peu en aval du moulin seigneurial.

Malheureusement, faute d’un marché suffisant, l’entreprise déclare faillite en 1808. L’établissement est repris par le brasseur de Québec John Eacey qui, dans les années 1820, le transforme en brasserie.

Les affaires vont bien, mais celles du curé Chiniquy et de son mouvement de tempérance également. C’est probablement ce qui provoque, en 1843, une nouvelle faillite à cette installation.

Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que d’autres entrepreneurs de Québec et de Beauport tentent de conjurer le sort. En 1895, ils fondent la Brasserie de Beauport. Ils l’installent dans l’ancien moulin seigneurial qui avait fermé ses portes en 1874 et qui avait été partiellement détruit par un incendie en 1880. Ils le restaurent et l’agrandissent. C’est le succès immédiat et la production très variée de la brasserie est écoulée partout au Québec.

La belle aventure se termine pourtant en 1910 quand la National Breweries Limited achète plusieurs brasseries de Québec. La Brasserie de Beauport ne peut résister à la concurrence du « trust » de la bière et c’est la faillite. Les installations seront démolies en 1932. Cette brasserie était située à l’intersection des actuels chemin Royal et rue Saint-David.

Source : Jean-François Caron, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 16 mars 2024, p72

Qui a nommé cette juge ?

18 mars 2024

La maladie des genres se répand partout, et de plus en plus de bien nantis et qui occupent des postes prestigieux sont en train de virer fous et débiles pour une très très très, et j’insiste, très petite minorité. Le phénomène est rendue en Cour suprême, le plus haut tribunal du pays, qui rejète des causes beaucoup plus significatives. C’est comme la queue qui branle le chien.

Je ne sais pas si vous avez lu la chronique de Martineau la semaine dernière qui traitait de ce sujet mais, au cas où vous l’auriez manquée, je la partage aujourd’hui avec vous. C’est incompréhensible et on s’en va où avec cette folie ?

***

IL N’Y A PLUS DE FEMMES AU CANADA

Vous trouvez qu’on s’énerve trop le poil des jambes avec le wokisme ?

Que c’est juste un trip de jeunes, comme les tuques, les tatouages et les anneaux dans le nez ?

Que dans deux ans, plus personne ne va parler de ça ?

Comme des cassettes huit pistes et le disque de Noël de Bündock ?

Eh bien, ravisez-vous.

La fièvre est maintenant rendue à la Cour suprême. Le plus haut tribunal du pays.

« INDIVIDU AVEC UN VAGIN »

C’est le National Post qui a sorti cette nouvelle hier.

En 2017, un homme de Vancouver a été condamné pour avoir agressé sexuellement une femme fortement intoxiquée qu’il avait ramené chez lui afin, dit-il, de « l’aider ».

La femme dit que l’homme lui a enlevé son pantalon et l’a violée pendant qu’elle était inconsciente dans son lit, alors que l’homme dit que c’est la femme qui avait enlevé son pantalon, qu’il l’a secouée, car il voulait la réveiller, et qu’une fois la femme revenue à ses sens, elle a paniqué et s’est mise à courir partout dans la maison, car elle a cru – faussement – qu’il avait profité d’elle pendant qu’elle cuvait son vin.

Bref, un cas de « il dit/elle dit ».

L’affaire s’est retrouvée en Cour suprême.

La juge Sheilah Martin de la Cour suprême a maintenu la condamnation du tribunal de première instance, mais a tenu à dire dans son énoncé que l’utilisation du mot « femme », dans le jugement original (« n’importe quelle femme sait quand un homme entre son pénis dans son vagin »), était « malheureuse » et « portait à confusion », et qu’on aurait dû utiliser l’expression plus appropriée de « personne avec un vagin ».

Cela. Même si aucune des deux personnes impliquées dans cette histoire n’était transgenre !

On parle ici d’un homme biologique et d’une femme biologique.

Qu’importe : pour la juge Sheilah, même si la victime était une femme qui se définissait elle-même comme femme, on aurait dû parler d’elle en disant « une personne avec un vagin » !

Yep.

On est rendu là, les amis.

La plus haute cour du pays dit qu’on devrait remplacer le mot « femme » par l’expression « personne avec un vagin ».

Ça, c’est ce qu’on appelle woke de chez woke.

Plus woke que ça, tu as une affiche autographiée de Marie-Louise Arsenault dans ton bureau.

LE CANADA DE JUSTIN TRUDEAU

Ce qui nous amène à la question quiz de la semaine : qui a nommé Sheilah Martin à la Cour suprême ?

Réponse : Justin Trudeau.

Celui-là même qui a dit qu’il ne fallait pas dire « mankind » (humanité) mais « peoplekind », un terme qu’il disait plus inclusif.

Qui s’assemble se rassemble, comme dit l’autre.

Alors la prochaine fois que quelqu’un vous dire que le wokisme est une mode inoffensive qui ne fait triper que trois pelés et deux tondues de l’UQAM et de Concordia montrez-lui la présente chronique.

Non seulement le virus s’est-il échappé du laboratoire, mais il fait des ravages dans les musées, les institutions de haut savoir, les organismes de recherche et, maintenant, à la Cour suprême.

Justin Trudeau n’a pas seulement fait du Canada un pays « postnational ».

Il en a fait un asile.


Je suis toujours là

Certains d’entre vous ont constaté que depuis quelques jours, je n’ai rien publié sur mon blogue. Rassurez-vous, je vais très bien. C’est simplement une petite remise en question sur la fréquence de mes publications. Publier à chaque jour demande du temps pour de la lecture et de la recherche, alors que j’ai le goût de m’investir également dans d’autres projets.

Comme une journée n’a que 24 heures, alors…

À compter d’aujourd’hui, je continuerai d’alimenter le blogue mais de façon plus éparse, aléatoire, et toujours en gardant le lien sur facebook comme d’habitude. La forme également sera plus épurée, ne se limitant qu’au sujet en laissant tomber les autres rubriques.

Pour ceux qui s’abonnent ou sont abonnés, vous continuerez de recevoir mes avis de publication, comme avant. Pour les autres, c’est facile de venir faire un tour sur le blogue avec ce lien normandnantel.com

Je souhaite toujours vous compter parmi mes lecteurs et lectrices assidus. Si vous avez des commentaires sur la nouvelle présentation, n’hésitez pas à m’en informer.

Merci de votre compréhension.


Directement du ciel

La Une

Vous vous demandez pourquoi les politiciens ont mauvaise presse dans l’opinion publique, le nouveau budget de la CAQ, déposé mardi en est une réponse éloquente.

La politique c’est stratégique à bien des égards. On a beau nous faire croire qu’ils ne se fient pas aux sondages et on est bien près du nez qui nous rallonge.

Le nouveau gouvernement de la CAQ avait le vent dans les voiles à son arrivée au pouvoir et il nous avait même impressionné par sa gestion de la pandémie de COVID-19, ce qui lui a valu d’obtenir un second mandat en faisant élire 90 députés et ainsi réaliser le vœux de la CAQ, d’avoir un mandat fort.

POUR OTTAWA C’EST TOUJOURS NON

Enfin, Ottawa allait plier des genoux ! Avec cette nouvelle force de frappe, fraîchement élue. Malheureusement l’autre clown à Ottawa n’avait qu’une seule parole en bouche… NON, NON et toujours NON !

La dégringolade du gouvernement Legault a débuté avec la défaite dans Jean-Talon aux mains du Parti québécois. Ce fut un direct au cœur.

Rapidement, les mauvaises politiques et décisions du gouvernement ont anéantie l’amour des électeurs : la résurrection du 3e lien à Québec, les Kings de Los Angeles, etc., etc, etc.

La dégringolade va s’accentuer avec le budget 2024-2025 qu’on vient de nous dévoiler; un monstrueux déficit de 11 milliards $. Rien que ça !

SONDAGES

Il faut comprendre que c’est un mensonge quand un politicien nous dit que les sondages ne l’intéresse pas, qu’il n’en tient pas compte. Foutaise !

L’imputabilité n’existant pas en politique, la CAQ ouvre ses goussets en distribuant beaucoup de dollars à tout vent; le front commun et les employés de l’État, les profs, la santé… 15 % ici, 20 % là… Vas-y à fond mon Léon parce que dans 2 ans, ça ne sera plus qu’un souvenir pour nous, paroles de caquistes.

Le gouvernement Legault ouvre les vannes toutes grandes parce que les sondages prédisent sa cuisante défaite électorale, laissant hypocritement le prochain gouvernement avec des surprises.

C’est comme ça que ça se passe… C’est comme donner au suivant !


74e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Richard Messina

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour…

Être tolérant ne signifie pas qu’on doive tolérer l’intolérance des autres.

Jules Romains


Ça s’est passé un 14 mars…

(1950) À Québec, Albert Guay est condamné à mort pour l’attentat à la bombe qui avait tué les 23 personnes à bord d’un avion de CP Air. Avec ses complices Généreux Ruest et Marguerite Ruest-Pitre, il fut l’un des auteurs d’un des premiers attentats à la bombe de l’histoire de l’aviation, qui causa la Tragédie aérienne de Sault-au-Cochon de 1949.

Le crime eut lieu le vendredi 9 septembre 1949, à 10h45, au-dessus de Sault-au-Cochon, à 65 kilomètres au nord de Québec. Le vol 108 de la Canadian Pacific Airlines, un DC-3 immatriculé CF-CUA et effectuant le trajet Montréal-Baie-Comeau, s’écrasa en flammes près de cette localité à la suite d’une explosion entendue par plusieurs témoins. L’avion venait de faire une escale à Québec.

(1970) Présentation du premier tirage de Loto-Québec. Ce premier tirage permet à 160 personnes de se partager des montants allant de 100 $ à 125 000 $ (250 000 $ en tout). Un spectacle de variété, télédiffusé en direct du théâtre Saint-Denis, accompagne le dévoilement des numéros gagnants.

(1994) Les premiers Power Macintosh apparurent en mars 1994 (Power Macintosh ou Power Mac 6100, 7100 et 8100). Ils succèdent aux Macintosh 68k, basés sur la famille de microprocesseurs M68k de Motorola.