Un pan de notre histoire : Les ravages de la poliomyélite au Canada

Histoire

Les autorités sanitaires palestiniennes ont détecté cet été des échantillons de poliovirus dans les eaux usées des villes de Khan Younes et de Deir al-Balah, au centre de l’enclave côtière de Gaza. Le vendredi 16 août, on annonçait un premier cas de polio, un bébé de 10 mois. Évidemment, depuis le début du conflit militaire, la vaccination est arrêtée sur le territoire et l’on constate une dégradation des conditions d’hygiène, ce qui favorise la circulation du virus.

Cette nouvelle d’actualité nous rappelle la triste épidémie de poliomyélite qui a fait rage au pays dans la première moitié du siècle dernier.

UNE ÉPIDÉMIE AU CANADA

Le 14 septembre 1946, le quotidien Le Canada titrait en première page « Mesures insuffisantes contre la polio […] ».

Cet automne-là, l’hôpital Sainte-Justine déborde de petits patients infectés par le virus de la poliomyélite. Les Montréalais s’insurgent de la mollesse de l’administration municipale pour combattre une des pires épidémies de paralysie infantile de l’histoire.

La Chambre de commerce des jeunes demande de créer sur le champs des hôpitaux temporaires pour accueillir les petits malades.

Les hôpitaux débordent, les enfants souffrant de poliomyélite sont entassés (ou « parqués » comme dirait un des observateurs qui témoigne dans le journal, M. Jules Trudeau) dans des salles, des corridors et même dans des cages d’escaliers. Partout où les patients sont massés, l’atmosphère est quasi irrespirable, les pleurs et les cris sont difficiles à supporter même pour les plus endurcis.

Les garde-malades ont beau se démener dans tous les sens, il manque d’espace. Comme quoi la capacité de nos hôpitaux à répondre aux crises épidémiques ne date pas d’hier.

Outre le découragement des médecins, certains affirment que la guérison est beaucoup plus lente qu’ils le pensaient, voire presque impossible, dans de telles conditions.

On sait aujourd’hui que le virus se transmet par les selles ou les sécrétions, que la majorité des gens infectés ne développent que peu de symptômes. Cependant, si le virus attaque les cellules nerveuses contrôlant les muscles, la maladie provoque des paralysies et si les voies respiratoires sont touchées, c’est souvent la mort.

En 1946, le Québec, encore ignorant de ces futures découvertes, traverse la plus sérieuse épidémie de polio de son histoire.

LA PETITE HISTOIRE DE LA POLIO

Certains dessins de l’Égypte ancienne ou descriptions de médecins comme Hippocrate laissent à penser que la poliomyélite existait déjà à l’antiquité. Il faut pourtant attendre au 18e siècle pour lire une première description scientifique de la maladie.

On l’appelait à l’époque la maladie de Heine-Medin, mais aussi la paralysie infantile, parce que le virus affectait surtout les moins de 5 ans. Par contre, plus la maladie était contractée tôt dans la vie, moins les conséquences étaient importantes et l’infection immunisait la victime de façon permanente.

Ironiquement, l’amélioration de la salubrité des villes au début du 20e siècle a diminué les risques d’exposition au virus, mais a également réduit les chances de gagner l’immunité naturelle.

C’est en 1910 qu’un premier cas de polio est recensé officiellement au Canada. Les cas se sont multipliés par la suite. De nombreux malades ont gardé des séquelles sévères comme des déformations physiques ou une paralysie motrice permanente; d’autres n’ont pas survécu.

Le virus de la polio a certes affecté surtout les enfants, mais il n’a pas touché que les plus jeunes. Franklin Delano Roosevelt, qui est devenu plus tard président des États-Unis, a contracté la maladie à l’âge de 39 ans. Il en a gardé une paralysie du bas du corps.

ARMES POUR COMBATTRE LE VIRUS

Les médecins de l’époque essaient toutes sortes de traitement pour combattre le virus. Ils tentent des traitements par courant électrique dans l’anus, des lavements à la caféine et même des applications de la bonne vieille mouche de moutarde pour soigner l’infection, mais rien n’y fait.

On ira même jusqu’à asperger d’immenses quantités d’insecticides dans les villes pour tuer le virus. Après tout, si ces produits chimiques tuent les insectes, ils affecteront sûrement le virus. Mais rien ne fonctionne, le bon vieux lavage des mains reste encore la meilleure stratégie pour limiter la propagation.

En 1927, des chercheurs de la Harvard Medical School proposent une machine pour sauver les malades dont les muscles respiratoires sont touchés. Ils créent un premier ventilateur respiratoire électrique, qu’on appellera le poumon d’acier, pour faire respirer les patients les plus affectés.

D’ailleurs, le Canada en commandera des milliers. On réalise aussi que les malades sont soulagés quand ils sont immergés dans des courants d’eau chaude (température de 34 degrés).

La première tentative d’un vaccin contre la polio date de 1935. Au début des années 1950, des chercheurs américains vont réussir à cultiver le virus à partir de tissus humains, ce qui permet à Jonas Salk de développer un premier vaccin en 1952. Ce vaccin, qui utilise une souche inactivée du virus, est officialisé en 1955 après avoir été testé sur plus de deux millions de jeunes Américains.

Deux ans plus tard, un deuxième vaccin contre la polio vient s’ajouter à l’arsenal pour combattre la maladie. Ce vaccin du chercheur Albert Sabin est administré par voie orale, il est efficace, peu coûteux et surtout plus facile à administrer.

Au Canada, c’est en 1953 que la polio fait le plus de victimes. Les campagnes de vaccination massives vont d’ailleurs commencer au pays cette année-là. Après des décennies de combats par la santé publique, la maladie sera complètement éradiquée en 1994 au Canada.

Aujourd’hui, la polio fait encore des victimes dans des pays comme l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen et le Nigéria.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 7 septembre 2023, p82


Une pointe d’humour, pour les plus de 55 ans…

Humour

Qu’on le veuille ou non, le compte à rebours est commencé. Dans la normalité de la vie, il nous reste moins de temps pour en profiter, mais si en plus, on reste en santé, l’image qui suit vous fera sourire. Prions en chœur…


Des solutions au jaunissement ?

Trucs et astuces

Une nappe blanche ne reste jamais blanche très longtemps ! Pour lui redonner un petit air de jeunesse, faites-la tremper toute une nuit dans de l’eau chaude additionnée d’une petite bouteille d’eau oxygénée ou de 3 à 4 cuillérées à soupe de crème de tartre. Ensuite, lavez-la à la machine avec votre détergent habituel. Parole de madame Chasse-Taches.

Après un certain temps, les voilages blancs jaunissent ou deviennent grisâtres.

Après le lavage dans une eau chaude savonneuse, ajoutez 30 ml (2 c. à soupe) de fécule de maïs et 250 ml (1 tasse) de lait en poudre à l’eau de rinçage des rideaux lavés à la main dans la baignoire. Suspendus au soleil, les rideaux grisâtres blanchiront tout en conservant une belle tenue.

Pour empêcher les dentelles de jaunir, emballez-les dans du papier de soie bleu, réputé pour protéger les tissus délicats du jaunissement, et amidonnez-les légèrement.

ET SI LA LUNE FAISAIT LE TRAVAIL

Une vieille croyance assure qu’étendre le linge blanc sur la corde à linge durant les nuits de pleine Lune blanchirait les vêtements jaunis. Les vertus de la brillance de la Lune seraient même plus bénéfiques que celle du Soleil pour blanchir les tissus. C’est à tester en se croisant les doigts !

ET LA MÉLAMINE JAUNIE

Généralement, un nettoyage avec du bicarbonate de soude, une eau tiède et une éponge suffisent à bien nettoyer la surface des armoires. Par contre, il est très difficile de blanchir la bande de ruban adhésif qui contourne les armoires.

Vous pouvez décoller assez facilement ces bandes en les réchauffant avec un séchoir à cheveux et poser de nouvelles bandes adhésives. Par contre, c’est un gros travail.

Sinon, essayez ce truc qui fonctionne sur les bandes légèrement jaunies. Appliquez avec un pinceau une crème révélatrice capillaire contenant 40 volumes de peroxyde (en vente dans les grands magasins, dans les pharmacies et dans les magasins spécialisés en coiffure).

Si possible, laissez reposer une à deux heures au soleil. Sinon, laissez le produit agir 3 à 4 heures. Les bandes jaunies par le temps qui passe blanchiront grandement.

MÊME LES ONGLES JAUNISSENT

Deux solutions peuvent régler le problème :

Frotter les ongles jaunis avec un quartier de citron puis les plonger dans un bain de lait chaud ou laisser tremper les ongles dans un verre d’eau additionné de deux comprimés de nettoyant pour prothèses dentaires.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 31 août 2024, p11


Contourner l’affichage en français au Québec

Langue française

Voici deux vitrines commerciales à Candiac sur la Rive-Sud de Montréal. Il n’y en a pas beaucoup, parce que je débute ma banque de photos. J’y reviendrai à l’occasion sur ce blogue.

Toujours à Candiac, je me demandais ce que voulait dire l’affiche directionnel « TOC de la gare » qu’on peut voir un peu partout dans la ville pour un secteur à qui on veut donner une certaine vocation autour de la gare. J’ai eu ma réponse grâce à l’intelligence artificielle. Les lettres TOC veulent dire Transit-Oriented Development. C’est pas beau ça ? Une façon de contourner la loi au Québec parce qu’on n’a aucunement fait un petit exercice tout simple et évocateur pour franciser le terme.


Plaque d’immatriculation illisible ou endommagée

DEVOIR

Le phénomène des plaques d’immatriculation endommagées ou illisibles au Québec, prend de l’ampleur. On en voit même sur des voitures neuves.

Pourtant, il est interdit de circuler avec une telle plaque d’immatriculation.

Négligence, insouciance ou entêtement du propriétaire…? Allez savoir !

Voici, sur ce propos, ce que le journal Le reflet, sur la Rive-Sud de Montréal, publiait en septembre 2023.

Trois articles du Code de la sécurité routière du Québec portent sur la lisibilité des plaques d’immatriculation.

Ainsi, l’article 32 stipule que « la plaque d’immatriculation doit être libre de tout objet ou de toute matière pouvant en empêcher la lecture ». On peut penser ici à la neige ou un support à vélo qui obstrue la plaque.

L’article 33 va dans le même sens : « Un agent de la paix peut exiger du conducteur d’un véhicule routier le nettoyage de la plaque d’immatriculation de ce véhicule, lorsque l’état de saleté de cette plaque en rend la lecture difficile. Le conducteur doit se conformer à cette exigence. »

Enfin, l’article 50 indique qu’une personne conduisant un véhicule dont la plaque d’immatriculation est endommagée au point d’empêcher l’identification du véhicule commet une infraction passible d’une amende de 30 $ à 60 $.

REMPLACEMENT DE SA PLAQUE

Par ailleurs, le service de remplacement de plaque endommagée, perdue ou volée est offert en ligne (SAAQclic) au coût de 12,40 $. Il est également possible d’obtenir ce service en centre de services, mais il est recommandé de prendre rendez-vous avant de se déplacer.


L’agrément des routes au Québec

Transport

Récemment, je me suis rendu dans la région du Bas-St-Laurent pour une courte escapade. C’est désolant de voir que les haltes routières, pourtant indispensables, soient absentes de notre paysage. Une lacune incompréhensible.

Quiconque qui a moindrement parcouru les Interstate américaines vous le diront; des haltes routières savamment érigées dans des endroits stratégiques tenant compte du comportement des automobilistes. Des haltes bien pensées avec restaurants, toilettes, postes d’essence.

Tous les 50 milles, environ, on retrouve ces arrêts qui permettent aux conducteurs de prendre des pauses, d’éviter le risque de s’endormir au volant et de se dégourdir les jambes et marcher. Des installations modernes et spacieuses, avec des boutiques de souvenirs.

À l’entrée de chaque État, les Welcome Center, fournissent cartes routières, livres de coupons pour les hôtels et on peut recevoir toutes les informations géographiques, par du personnel durant la journée.

Si, sur la route, on a besoin de se rendre aux toilettes, c’est rassurant de savoir qu’on pourra atteindre la prochaine souvent en dedans de 80 kilomètres. Et croyez-moi, ces haltes sont très fréquentées.

Mais pas ici, au Québec !

Lors de mon escapade, j’ai croisé 4 haltes routières sur la route 20, sur près de 300 kilomètres et devinez quoi ? Deux d’entre-elles étaient fermées. On parle ici de petites bécosses point final. La seule qui avait un peu d’allure était située à Lévis, tout juste près du pont Pierre-Laporte. Malheureusement, personne n’a pensé à y mettre quelques restaurants.

On ne cesse de tapisser la route de panneaux qui nous incitent à la prudence, a faire des arrêts pour éviter de s’endormir, mais hélas, les endroits pour s’arrêter ne sont pas là. On fait dur, pas à peu près.

LES PESÉES PUBLIQUES

Autres lacunes de notre système autoroutier, les pesées publiques. Elles sont toutes fermées ! Un non-sens parce que les camions outrepassent les limites de poids autorisées. Même en période de dégel, elles ne sont presque pas en opération. Résultats, on voit des ornières partout… un signe qui ne ment pas.

Alors pourquoi en est-il ainsi ? Pas étonnant que nos routes soient si détériorées.

Au pays de l’Oncle Sam, tous les postes de pesée sont opérationnels et TOUS les camions doivent s’y arrêter, et c’est surveillé.

Pendant ce temps-là, on continue d’être taxés sur l’immatriculation et les permis de conduire en se demandant bien où va tout cet argent ? À voir l’état général de toutes nos routes, il y a quelqu’un quelque part qui ne met pas l’argent à la bonne place.


Un pan de notre histoire : Le parc de la « Montagne-Tremblante ». Le tout premier parc national du Québec

Histoire

Les parcs nationaux du Québec sont des trésors naturels qui permettent de préserver et de découvrir notre biodiversité.

Leur histoire remonte à la fin du XIXe siècle, lorsqu’est devenue un peu plus évidente l’importance de la conservation de la biodiversité. Le premier parc national au Québec, celui de la « Montagne-Tremblante », a été créé le 12 janvier 1895.

PLUS VIEUX PARC DU QUÉBEC

Vers la fin du XIXe siècle, l’industrie du bois se développe à la vitesse grand V au Québec. La multiplication des tronçons ferroviaires favorise la création de nouvelles zones de colonisation partout où le train s’arrête. C’est dans ce contexte qu’on voit apparaître dans les années 1880 de nombreux chantiers forestiers, le long de la rivière du Diable par exemple.

L’effervescence de l’industrie est si forte qu’en 1895, presque toutes les terres autour du lac Tremblant sont exploitées ou concédées.

C’est aussi l’époque où des études sur la tuberculose, entre autres celle du docteur Camille Laviolette, concluent que la maladie pulmonaire pouvait être guérie par le grand air et les séjours en nature à la montagne.

C’est dans ce contexte que, dès 1893, notre médecin québécois entreprend des démarches pour la construction d’un sanatorium. Il envisage trois endroits, le mont Orford, le mont Saint-Hilaire et la montagne Tremblante.

En 1894, son choix s’arrête sur la célèbre montagne Tremblante. L’environnement offre les conditions idéales pour guérir les malades affligés par la tuberculose.

L’année suivante, projet appuyé par le gouvernement de Louis-Olivier Taillon, on crée le parc de la Montagne-Tremblante, mais malheureusement pour les malades, le sanatorium imaginé par le docteur Laviolette ne sera jamais construit.

Au début de janvier 1895, le projet de loi établissant le parc de la Montagne-Tremblante est adopté. La réalisation de notre premier parc s’inscrit dans l’intérêt mondial de créer des aires protégées, comme celles des parcs de Yellostone, Yosemite et Sequoia.

L’État posait ainsi les premiers jalons pour ensuite former le réseau des parcs nationaux. Parallèlement, on commence à délimiter des réserves fauniques sur le territoire du Québec, comme celle du parc des Laurentides.

À l’époque, le parc de la Montagne-Tremblante était beaucoup plus petit qu’aujourd’hui, il s’étendait sur une superficie de 60 km2, entre la rivière du Diable et le lac Tremblant. Trente ans plus tard, le territoire du parc passe de 60 à 3108 km2, au même moment où les grandes entreprises forestières avalent chaque jour des milliers d’hectares de forêts pour répondre au besoin de l’industrie.

Il faut donc retenir que le parc est au départ une réserve forestière spéciale de L’État. Les compagnies forestières peuvent donc poursuivre leurs coupes, et les clubs privés de chasse et de pêche continuent à accueillir une poignée de privilégiés.

Notre premier parc est pendant longtemps associé à l’industrie forestière, qui encourage la colonisation de la région et la naissance de villages. Ces villages, à leur tour, favorisent la création de lieux de villégiature et de plein air.

Au fil du temps, la nature exceptionnelle du lieu éveille les consciences et amène les Québécois à comprendre l’importance de la préservation à long terme du patrimoine naturel de la montagne Tremblante, mais aussi d’autres coins de nature de la Belle Province.

C’est dans ce contexte que des groupes de pression vont se mobiliser pour demander au gouvernement de légiférer pour que la nature du parc du Mont-Tremblant soit mieux protégée. Le parc devient public en 1939 quand on autorise l’aménagement des pistes de ski sur le mont Tremblant.

Vers la fin des années 1940, on met sur pied la Station biologique du Lac-Monroe pour que des scientifiques puissent y étudier la nature. Puis, à la fin des années 1950, à la suite de pressions, entre autres de celles de scientifiques qui s’intéressent à la biodiversité du lieu, l’ensemble du parc ouvre au public.

Dans les années 1960, même si les compagnies forestières et les clubs privés conservent leurs droits, le parc aménage ses espaces pour répondre à la demande des amoureux du plein air. Les Québécois utilisent de plus en plus leur nouveau réseau routier pour venir y respirer l’air frais, pique-niquer ou pêcher en famille. On multiplie aussi les aménagements pour camper.

Il faudra attendre 1977 pour que le gouvernement péquiste de René Lévesque vote la Loi sur les parcs. À partir de ce moment-là, il sera interdit de chasser et d’exploiter les ressources dans nos parcs du Québec.

Ces anciens domaines privés sont récupérés et aménagés. On y vient en été pour le camping, le canot, pour marcher dans les sentiers et l’hiver, pour y faire du ski de randonnée.

ESSOR DANS LES ANNÉES 1970

C’est donc véritablement dans les années 1970 que le réseau des parcs nationaux du Québec connaît son essor. En 1977, la création de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) permet de structurer et de gérer efficacement les parcs nationaux.

Cette période a vu la création de nombreux parcs, chacun visant à protéger des écosystèmes spécifiques et à offrir des occasions de découverte et de loisirs en nature.

Les parcs nationaux du Québec ont toujours eu une double mission, soit la conservation des milieux naturels et l’éducation du public. Chaque parc de la Sépaq est unique, représentant des écosystèmes variés allant des forêts boréales aux montagnes, en passant par des lacs et des rivières spectaculaires.

Par exemple, le parc national de la Gaspésie, créé en 1937, protège des montagnes impressionnantes et une faune diversifiée y compris le caribou des bois. Le parc national de Miguasha, en Gaspésie, se trouve, lui, sur la liste de l’UNESCO.

PATRIMOINE IMPORTANT À PRÉSERVER

Les parcs nationaux du Québec représentent bien plus que de simples destinations touristiques. Ils sont des lieux de refuge pour la biodiversité, des laboratoires vivants pour les scientifiques et des espaces de ressourcement pour les visiteurs.

La préservation de ces espaces est essentielle pour maintenir la richesse naturelle du Québec et pour permettre aux générations futures de continuer à en bénéficier.

En visitant les parcs nationaux de la province, la population québécoise et les visiteurs du monde entier découvrent la beauté sauvage de la province et participent à une démarche collective de protection et de valorisation de notre patrimoine naturel.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 24 août 2024, p70


Comment aider une personne endeuillée

Deuil

Il n’est pas rare de voir des personnes bien intentionnées causer plus de mal que de bien dans la façon d’offrir leur soutien. Voici quelques pistes pour les orienter vers une aide de qualité qui saure bénéfique à l’évolution de votre deuil.

  • Le deuil d’un proche demande du temps. Toutefois, même si le temps est souvent un allié important, à lui seul il ne règle pas tout. Il n’existe aucun raccourci pour faire l’économie de la douleur.
  • Être fort ne consiste pas à refouler son chagrin. Au contraire, l’expression des émotions est bénéfique, même si parfois on a l’impression que le deuil ne se fait pas.
  • L’absence de jugement face à la manière dont vous vivez votre deuil et la capacité d’être à l’écoute de votre douleur sont des attitudes aidantes et réconfortantes.
  • Offrir une bonne écoute à une personne en deuil, c’est aussi s’abstenir de donner des conseils éviter de se comparer en parlant de ses propres deuils, ou insister pour que l’endeuillé tourne la page.
  • Faire son deuil ne veut pas dire d’oublier l’être cher. Parler de la personne décédée permet de verbaliser ce qu’il était, ce qui nous manque, et ce que nous retenons de son passage sur terre.

Il n’y a pas de mots magiques pour consoler une personne en deuil. Toutefois, certaines paroles sont réconfortantes et témoignent d’un soutien de qualité. Vous pouvez ainsi :

  • dire à l’endeuillé que vous compatissez;
  • le laisser parler de la personne décédée aussi longtemps qu’il le désire;
  • le rassurer lorsqu’il se fait des reproches;
  • l’inciter à être patient envers lui-même et ses proches.

Source : Maryse Dubé, La Gentiane, Fascicule « Auprès de vous », publié par la Coopérative funéraire du Grand Montréal


Le pourboire doit demeurer discrétionnaire

Opinion

À la base, le pourboire n’est pas du salaire mais une marque de reconnaissance pour un service rendu. Mon opinion sur le sujet de l’heure.

Ils sont vlimeux les commerçants. D’abord ils ont profité de la pandémie pour doubler leurs prix pour toutes sortes de raisons bidon. Un déjeuner pour deux, frise maintenant les 40 $ avec les pourboires. On ne rit plus.

S’ensuit une manigance avec le paiement direct via la petite machine intelligente qui calcule le pourboire, sur le montant total, incluant la taxe. Amenez ici l’assiette au beurre. Une arnaque à la Charest qui, jadis, a décidé que la taxe provinciale soit calculée sur le total de la vente, incluant la TPS… Vous vous souvenez.

Et maintenant tout ce qui se paie devrait être coiffé d’un pourboire. Tu commandes par téléphone pour une commande que tu vas chercher et tu devrais ajouter un pourboire. Non ! C’est toi qui se déplace. Un autre pourboire à l’épicerie, et quoi encore ?

EXAGÉRATION

Lors d’une fête post pandémie, célébrée à la Casa Grecque de Brossard, nous étions une bonne trentaine de convives. Le restaurant était bondé en ce samedi soir. La facture déjà salée arrive. Je jette un coup d’œil, ils ont ajouté à chacun, un pourboire de 20 %. J’apprends que c’est la procédure pour les groupes. C’est du vol, de l’abus. Je n’y est jamais remis les pieds.

15 % devrait être la norme et encore là, il devrait diminuer ou augmenter selon l’appréciation du service reçu. Je donne de façon discrétionnaire. Par exemple, un jour que je dînais avec ma conjointe au Score de Longueuil, on avait commandé nos repas et j’ai ajouté le bar à salade pour moi.

Après en avoir mangé la moitié, je l’ai remise à ma conjointe. Horreur ! J’étais un délinquant, un imposteur ! La serveuse nous surveillait du coin de l’œil, en hypocrite, avec son « air de beu ». Elle s’approche pour me dire que je n’avais pas le droit de faire ainsi. J’étais renversé ! Il aurait fallu que je laisse ma salade de côté. Pourtant, j’avais payé pour ce supplément. Après le repas, on a payé sans aucun pourboire. Un service pernicieux qui ne valait pas une seule maudite cenne noire.

Quand on ose suggérer des pourboires de 18%, 20% et même 25 %, avec des sourires, on nous prend pour des imbéciles. Ce sont des taux usuraires, comme sur les soldes de cartes de crédit. On se fout de notre gueule.

Le ministre Jolin-Barrette devrait mettre dans son projet de loi, que la « machine à collecter » n’affiche plus aucun pourcentage. Seulement le total avec les taxes. Nous sommes assez grands pour décider si on a reçu un service de merde, convenable ou supérieur et d’offrir un pourboire en conséquence.

À l’ère où tout le monde a son cellulaire en poche et que celui-ci possède obligatoirement une calculatrice, prenez le total avant taxe de votre facture et multipliez-le par 15 %, c’est ce montant que vous ajoutez en guise de pourboire. N’oubliez pas que ce pourboire est un cadeau. Et un cadeau ça se mérite, et ON décide de sa valeur.


Mauvaises habitudes matinales

Santé

La routine matinale apporte confort et prévisibilité, mais si vous avez laissé ces mauvaises habitudes s’y ancrer, il est peut-être temps de changer quelques choses.

UTILISER LE RAPPEL D’ALARME (snooze)

Ces 10 minutes de sommeil supplémentaires peuvent sembler précieuses sur le moment, mais si vous vous rendormez, vous risquez de vous réveiller moins reposé. Prenez l’habitude de vous réveiller dès que l’alarme sonne; votre cerveau s’adaptera rapidement.

SAUTER LE PETIT DÉJEUNER

Vous n’êtes pas obligé de déjeuner pour être en bonne santé, mais la recherche montre que les personnes qui prennent un repas le matin ont tendance à absorber plus de vitamines et minéraux et à accumuler moins de graisses et de cholestérol. Si votre estomac refuse un petit-déjeuner complet, essayez des mini-repas tels que du yogourt et des tranches de pomme.

NE PAS S’HYDRATER SUFFISAMMENT

Un manque de liquide peut entraîner des maux de tête, des étourdissements et une accélération du rythme cardiaque. Essayez de boire un ou deux verres d’eau au lever (l’eau pétillante avec un soupçon d’agrume compte aussi).

S’EMPARER DE SON TÉLÉPHONE

Si vous êtes comme 80 % des utilisateurs de téléphones intelligents, vous consultez votre appareil dans les 15 minutes suivant votre réveil. Une habitude qui vous prive de sérénité et qui peut nuire à votre productivité. Votre influenceur Tik Tok préféré peut attendre.

Source : healthshots.com


Un pan de notre histoire : l’offensive des Cent-Jours : l’épisode qu’on oublie

Histoire

La Première Guerre mondiale a débuté en 1914 avec l’invasion allemande de la Belgique et de la France.

Des affrontements sanglants comme ceux de la Somme et de Verdun ont marqué l’horreur d’une guerre qui fera vivre les plus grandes souffrances à des hommes qui étaient partis à la fin de l’été 1914, la fleur au fusil, en pensant que l’aventure serait terminée pour la fête de Noël.

Rapidement, les mouvements militaires se sont figés. Les soldats se sont terrés dans des tranchées boueuses et les champs de bataille sont devenus les plus déshumanisés des « no man’s land » de l’histoire.

Ils ont vite déchanté, les conditions de vie des soldats de première ligne sont devenues insoutenables et les stratégies militaires, inefficaces; la guerre s’est enlisée. De 1914 à 1917, les pertes humaines se comptaient par millions et les quelques gains territoriaux n’étaient en rien représentatifs des efforts de troupes au front.

En 1917, l’entrée des États-Unis sur le terrain militaire a apporté des efforts cruciaux aux Alliés. Puis, graduellement. Le vent a tourné à leur avantage. On appelle cette période « l’offensive des Cent-Jours ». On parle peu au Québec de cet épisode décisif qui s’est étendu du 8 août au 11 novembre 1918 et qui a changé le cours de la Grande Guerre.

EFFONDREMENT DES LIGNES ALLEMANDES

Des blessés à Amiens

Au printemps 1918, les Allemands surprennent en lançant une série d’attaques qui font progresser leurs troupes à moins de 70 km de Paris. Cette menaçante percée pourrait être perçue comme positive pour le clan allemand, mais elle aura le défaut d’éparpiller et d’épuiser les faibles ressources des forces militaires du général Erich Ludendorff.

L’élan allemand est freiné en juillet, les Alliés ripostent le 8 août. Ils mettent alors en branle une vaste offensive du côté d’Amiens, dans le nord de la France.

Lors de ce déploiement qui change l’histoire de la guerre, des petits gars de chez nous sont au front. Dans les trois premiers jours de la bataille, le Canada est à la tête d’une offensive surprise qui repousse les Allemands sur 20 km.

La stratégie des forces alliées est spectaculaire, les lignes allemandes sont brisées et le moral des troupes germanophones également. Plus tard, les Allemands appelleront ce 8 août le « Jour noir ».

À partir de l’été 1918, les Alliés intègrent de nouvelles tactiques offensives lors des attaques, notamment en combinant en synchronicité l’infanterie, l’artillerie et ses blindés et l’aviation. Cette approche coordonnée ainsi que l’élément de surprise leur permettent de percer les tranchées et les défenses allemandes, auparavant presque insurmontables.

ÉPUISEMENT DES RESSOURCES

À ce stade de la guerre, l’Allemagne est épuisée économiquement et humainement. Les blocages navals alliés limitent sévèrement les approvisionnements, et les pertes humaines deviennent insoutenables.

À l’opposé, les Alliés bénéficient d’un soutien logistique et de renforts, notamment des troupes coloniales, des Canadiens ainsi que des soldats américains qui débarquent en pleine forme et surtout très bien équipés.

EFFONDREMENT DES ALLIANCES

Au printemps 1918, plusieurs parlementaires militaires de l’Allemagne capitulent. La Bulgarie se rend le 29 septembre, suivie de l’Empire ottoman le 30 octobre et de l’Autriche-Hongrie le 3 novembre.

Cet isolement militaire et les succès alliés pendant ces 100 jours ont un effet dévastateur sur le moral des troupes et de la population allemandes. La perte de terrains stratégiques et la capture de milliers de soldats allemands vont convaincre les dirigeants allemands de l’inévitabilité de la défaite.

Le 9 novembre, deux jours avant l’armistice, le Kaiser Guillaume II abdique, marquant ainsi la fin de l’Empire allemand.

L’armistice du 11 novembre 1918 met fin aux hostilités sur le front occidental, scellant la victoire des Alliés et préparant le terrain pour les négociations de paix qui suivront à Versailles.

LES CANADIENS AU FRONT

Durant ces 100 jours, 100 000 Canadiens on fait des perçées sur au moins 130 km et ont capturé environ 32 000 prisonniers. Au cours de cette période d’un peu plus de trois mois, 30 militaires du Canada et de Terre-Neuve ont reçu la prestigieuse Croix de Victoria.

Les succès militaires des Canadiens pendant ces 100 jours comportent cependant des conséquences humaines tragiques. Pas moins de 6800 Canadiens (ce chiffre inclus les soldats de Terre-Neuve qui n’ont pas encore intégré le Dominion du Canada) ont perdu la vie et environ 39 000 ont été blessés.

Le soldat George Lawrence Price est le dernier Canadien à mourir au front, il a été tué seulement deux minutes avant la fin officielle du conflit.

À la fin de la guerre, on a répertorié plus de 650 000 hommes et femmes qui ont servi dans les forces canadiennes, un chiffre plutôt étonnant, sachant que le pays ne compte à l’époque que 8 millions de citoyens.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 17 août 2024, p73


Paroles de sage

Réflexion

Pourquoi crions-nous sur une personne quand nous sommes en colère ?

Une histoire tibétaine raconte, qu’un jour, un vieux sage a demandé à ses disciples :

– Pourquoi les gens se crient quand ils sont en colère ?

Les disciples répondirent :

– Parce que nous perdons notre sang-froid, dit un, c’est pour ça que nous crions.

– Mais… Pourquoi crier quand l’autre personne est à côté de toi ? demanda le sage. Est-il possible de lui parler à voix basse ? Pourquoi criez-vous sur quelqu’un quand vous êtes en colère ?

Les disciples ont donné d’autres réponses mais aucune d’entre elles ne satisfaisait le sage. Finalement il a expliqué :

– Quand deux personnes sont en colère, leur cœur s’éloigne beaucoup. Pour couvrir cette distance, il faut crier pour pouvoir s’entendre. Plus ils sont en colère, plus ils devront crier pour s’entendre à travers cette grande distance.

Puis le sage continua :

– Que se passe-t-il quand deux personnes tombent amoureux ? Ils ne se crient pas mais se parlent doucement, pourquoi ? Leurs cœurs sont si proches. La distance entre eux est trop petite.

Le sage sourit et dit :

– Quand ils tombent encore plus amoureux… Qu’est-ce qui se passe ? Ils ne parlent pas, ils murmurent et se rapprochent encore plus dans leur amour. Finalement, ils n’ont même pas besoin de murmurer, ils se regardent et c’est tout. C’est comme ça que deux personnes sont proches quand elles s’aiment.

Puis il a dit :

– Quand vous vous disputez, ne laissez pas vos cœurs s’éloigner. Ne dites pas de mots qui vous éloignent plus. Un jour peut arriver où la distance sera si longue qu’ils ne retrouveront plus leur chemin de retour.

Patrick Burensteinas