La Une
Madame Chasse-Taches ne manque pas d’idées pour recevoir en cette période de réjouissances. Voici qu’elle nous partage ses 7 astuces pour réussir vos réceptions des Fêtes.

1- Vous aurez besoin de beaucoup de glaçons pour les boissons et le punch. Donc 48 heures avant la réception, fabriquez de beaux glaçons avec de l’eau bouillie afin qu’ils soient bien clairs. Vous pouvez y ajouter un petit fruit, une feuille de menthe, une cerise, etc. Conservez les glaçons dans un bac au congélateur jusqu’au moment du service.
2- Le menu est déjà planifié, mais ne négligez pas de dresser une liste des plats à servir, la méthode de cuisson, la chaleur du four et les petites touches de dernière minute à apporter avant le dressage des plats afin de ne rien oublier dans la frénésie de la soirée.
3- Assurez-vous que les desserts soient prêts la veille de la réception. Les préparations sucrées se conservent bien au réfrigérateur et vous pouvez vous consacrer aux autres éléments du repas.
Dressez le plateau à fromage quelques heures avant la réception et n’oubliez pas de sortir le plateau du frigo une heure avant le service. Ajoutez-y quelques fruits séchés et des noix.
4- En étant bien organisée, vous limitez le stress. Déposez tous les aliments à réchauffer dans les casseroles et les poêlons sur la cuisinière afin d’éviter les manipulations de dernière minute.
5- Si vous avez oublié de placer les bougies au congélateur afin de vous assurer que la cire ne coule pas sur la nappe, remédiez au problème en saupoudrant quelques grains de sel autour de la mèche. Elles brûleront plus lentement sans aucun dégât.
6- La cuisson de la dinde est terminée trop tôt ? Pas de problème ! Couvrez-la de papier d’aluminium et attendez 30 minutes avant de la trancher. Elle sera plus juteuse.
7- Le buffet demeure la méthode la plus simple pour recevoir la famille. Chacun apporte un plat, mange à sa faim et surtout il n’y a pas de gaspillage dans l’assiette puisque chaque invité se sert à sa guise. Soyez généreux… mais pas trop ! Une multitude de plats offre une trop grande quantité de nourriture.
Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, cahier CASA, 16 décembre 2023, p15
353e jour de l’année
Mardi, 19 décembre 2023

En mémoire de…
ANTOINE DÉSILETS 1926-2019 – Photographe et auteur québécois récipiendaire de plusieurs distinctions.
GÉRARD POIRIER 1930-2021 – Comédien et metteur en scène québécois.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Philippe Hudon
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 6 NOUVEL AN : 13
Pensée et citation du jour…
Le bruit fait peu de bien, le bien fait peu de bruit.
Proverbe français
Ça s’est passé un 19 décembre…
(1956) Neuf chansons d’Elvis Presley se retrouvent en même temps sur le palmarès. Il faudra attendre en 1964, avec l’arrivée des Beatles, pour que cette marque soit surpassée.
(1997) Titanic, du réalisateur canadien James Cameron, le film qui allait devenir le plus rentable de l’histoire du cinéma prend l’affiche dans les cinémas américains. Leonardo DiCaprio et Kate wWnslet sont les vedettes de ce long-métrage. Céline Dion y interprète la chanson « My Heart Will Go On ».
(2000) Le controversé projet de loi 170 sur les fusions municipales est adopté à l’Assemblée nationale. Lucien Bouchard a dû suspendre les règles de procédure et imposer le bâillon pour paver la voie au regroupement d’une soixantaine de municipalités en cinq nouvelles à Montréal et sur la Rive-Sud, dans l’Outaouais et dans la région de Québec. Un comité de transition assurera la bonne marche de la fusion jusqu’en janvier 2002.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Voici le quatrième conte de Noël de 2023, spécialement pour les grands au cœur d’enfant…
Juliette avait seize ans lorsqu’elle s’aperçut qu’elle attendait un bébé. À cette époque, dans les années 1920, tomber enceinte hors du mariage s’avérait dramatique. Non seulement on montrait les filles-mères du doigt, mais on les rejetait en traitant leur enfant de bâtard. Le père du bébé était un jeune garçon de dix-sept ans de qui Juliette était tombée amoureuse. Jamais il ne voulut admettre sa responsabilité.
Déroutée et affolée, Juliette pleura longuement en secret avant de se décider à en parler à sa mère qui entra dans une grande colère. Veuve depuis la fin de la guerre, la femme tenait tant bien que mal une petite auberge dans le village de Saint-Espoir tout en élevant ses six enfants. Il n’y avait pas de place pour un autre bébé, ni dans sa maison ni dans sa vie, et surtout pas dans l’existence de sa fille. Elle n’avait qu’à bien se tenir, la vilaine !
– Va-t’en, espèce de dévergondée ! Tu es la honte de la famille ! Je ne veux pas que tes frères et tes sœurs, et encore moins les clients de l’auberge, te voient dans cet état déshonorant. Hors d’ici ! Et ne revient plus !
La voisine offrit de mener Juliette chez un lointain ami qui savait, paraît-il, effectuer des avortements. La jeune fille refusa net.
– Jamais je ne laisserai quelqu’un tuer mon enfant ! Mon bébé, je le garde !
Cette nuit-là, elle ramassa rapidement quelques vêtements, les fourra dans un sac et quitta la maison à pas de loup. Mais où aller ? Qui pourrait l’aider ? À trois heures du matin, les rues du village étaient désertes. Juliette erra sans but en se demandant bien ce qui allait advenir. Il ne se trouvait donc personne pour l’aider ? Finalement, épuisée, elle s’assit sur un banc de la place publique, juste en face du presbytère, et elle se mit à prier en silence.
Aux premières heures de l’aube, elle entendit soudain un bruit du côté de l’église. Monsieur le curé, qui déverrouillait les portes en prévision de la première messe du matin, sursauta en apercevant la jeune fille recroquevillée sur son banc.
– Juliette ? Que fais-tu là, à cette heure ?
Elle pleurait tellement qu’elle n’arrivait pas à prononcer un mot. Le vieux curé mit son bras autour de ses épaules et la mena gentiment au presbytère. Il écouta religieusement la terrible histoire qu’elle lui raconta, entrecoupés de sanglots, et il tenta de la consoler.
– Allons, allons, ma grande, la fin du monde n’est pas arrivée ! Je vais t’aider, moi ! Je connais un endroit où on t’accueillera et où on prendra soin de toi jusqu’à la fin de ta grossesse. Tu décideras alors si tu veux t’occuper de l’enfant ou le laisser en adoption. Je me charge de parler à ta mère. Ça te va ?
Juliette acquiesça d’un signe de tête. Elle n’avait pas le choix.
Les mois passèrent et son ventre devint un énorme ballon. Souvent, elle parlais à son bébé : « Jamais je ne t’abandonnerai à des étrangers, je t’aime trop pour cela… » Pas une seule fois sa mère ne vint la visiter dans cette institution pour filles-mères. Seul le curé se pointait fidèlement, chaque semaine, en lui apportant des friandises.
Une adorable petite fille, frêle et menue, vint au monde au milieu de décembre, au lendemain d’une tempête. Juliette décida de l’appeler Blanche. Ce prénom, s’il lui rappelait joliment l’innocence et évoquait aussi la neige qui tombait quand le curé l’avait secourue, cette neige, symbole de pardon, qui efface tout, purifie tout, cette neige qui rend tout propre et immaculé. La nouvelle maman songeait avec amertume qu’elle n’aurait pas de place où aller à sa sortie de l’hôpital. Qui voudrait d’une mère célibataire de seize ans avec un enfant illégitime sur les bras ? Une dévoyée, une fille de mauvaise vie, une pécheresse, une vilaine fille-mère, voilà ce qu’elle était devenue !
– Ne t’en fais donc pas avec cela ma petite Juliette. Le bon Dieu t’a pardonné et il prendra soin de toi en temps et lieu, lui disait le curé pour la rassurer. En attendant, tu viendras vivre au presbytère avec l’enfant. Moi, je ne vais pas te laisser dans la rue.
Ce jour-là, en arrivant dans la maison du prêtre situé sur le côté de l’église, Juliette constata avec surprise que monsieur le curé hébergeait également un autre pensionnaire. Il s’agissait d’un homme d’une quarantaine d’années plutôt timide et réservé, mais dont le sourire paraissait le plus sincère du monde. Le curé fit les présentations.
– Juliette, je te présente Sylvain. Il habite ici pour quelque temps car, tout comme toi, il n’a pas de place où aller. Il vient de purger une peine de vingt ans de prison et, pour l’instant, personne ne veut l’embaucher et encore moins le loger ! En attendant de se caser, il demeure ici lui aussi.
Sans dire un mot, Sylvain monta à sa chambre et en redescendit aussitôt en portant dans ses bras un magnifique berceau en bois de pin.
– C’est pour vous, mademoiselle. La semaine dernière, quand le curé m’a annoncé l’arrivée d’une jeune mère avec son bébé, je l’ai fabriqué avec des bouts de planches trouvés dans le sous-sol du presbytère. Et puis voici des petites couvertures que j’ai découpées et cousues dans de vieux draps dont monsieur le curé ne se servait plus. Tout est bien propre, j’ai tout nettoyé. Vous avez un bel enfant, je vous félicite ! Si je peux vous être utile, ne vous gênez pas !
Juliette resta figée dans le silence tant elle se sentait émue.
Quelques jours passèrent. La petite Blanche se comportait en bébé calme et paisible et elle ne pleurait presque jamais. Juliette employait son temps à prendre soin de l’enfant et à lui fabriquer des vêtements sur la vieille machine à coudre trouvée au grenier. Récemment, monsieur le curé avait perdu sa servante et Juliette lui avait offert de s’occuper des repas et du ménage. Il avait accepté avec plaisir.
Sylvain, de son côté, rendait de menus services. Il voyait à nettoyer l’église et à remplir de bois le vieux poêle de fonte. Quant à monsieur le curé, il s’affairait aux préparatifs des festivités de Noël qui s’en venaient à grands pas : guignolée, paniers de Noël, chorale, crèche, messe de minuit, réveillon pour les pauvres… Il n’avait pas le temps, pour le moment, de réfléchir à l’avenir de ses deux pensionnaires.
Personne, dans la paroisse, ne se doutait qu’il donnait le gîte à un homme et une adolescente et son bébé. Cependant, un bon matin qu’il se trouvait seul dans son église, le saint homme prit tout de même le temps de s’agenouiller devant la crèche encore vide pour parler à Dieu de ses inquiétudes à leur sujet. Une idée lui vint alors qui le fit sourire…
Le 24 décembre arriva finalement. Cette nuit-là, de gros flocons de neige tombaient doucement sur le beau village de Saint-Espoir. Les paroissiens se dirigèrent allègrement vers l’église illuminée, les uns à pied, certains avec leur nouvelle automobile, d’autres en jolies carrioles, pour assister à la messe de minuit.

En pénétrant dans l’église, tous furent surpris de constater la disparition de la crèche traditionnelle. Ne restait qu’un berceau vide, grandeur nature, déposé au pied des sapins décorés de glaçons d’argent par les enfants de l’école. Cela intrigua tout le monde, évidemment. Seul monsieur le curé, accueillant ses paroissiens à la porte de l’église, ne semblait pas s’en être aperçu.
Quand minuit sonna, l’orgue et la chorale entonnèrent le beau Minuit Chrétiens !, suivi par toute l’assemblée. Une petite procession se mit solennellement en branle dans l’allée principale de l’église. Il y avait là le vieux prêtre resplendissant dans sa chasuble brodée d’or, suivi de ses quatre enfants de chœur tout mignons dans leur longue robe rouge recouverte d’un surplis de dentelle.
Puis, au grand étonnement de la foule, suivait par derrière une jeune fille au visage dissimulé sous un voile bleu, accompagnée d’un homme barbu qui se tenait la tête plus haut qu’il ne l’avait fait de toute sa vie. Ils portaient tous deux une chasuble d’une blancheur immaculée. Lui, avait entouré sa taille d’un large ceinturon brun et tenait à la main une longue canne taillée dans une branche d’arbre. Elle, serrait sur son cœur un bébé enveloppé dans une couverture de laine bleue. Le vieux chien du curé fermait la marche, tout content d’avoir, pour la première fois de sa vie, la permission de pénétrer dans l’église.
Le cortège se rendit à l’avent de la nef sous les regards ébahis. Les gens, croyant d’abord que la jeune fille tenait une poupée, sursautèrent en entendant geindre le bébé qu’elle déposa dans le berceau. L’homme s’empressa d’agiter le petit lit, et le bébé se rendormit aussitôt. Les deux personnages s’agenouillèrent alors devant l’enfant et le chien se coucha à leurs pieds.
La foule demeura bouche bée. Jamais personne n’avait vu, de sa vie, une crèche vivante. Dans cette paroisse éloignée, on s’était toujours contenté de personnages de plâtre entourant un Jésus de cire aux cheveux blonds bouclés. Toute l’assemblée resta debout, muette d’admiration, Quelle merveilleuse idée ! Pour un moment, on se serait cru véritablement à Bethléem. À part quelques reniflements d’émotion, on aurait pu entendre une mouche voler dans l’église.
Soudain, le cri d’un enfant d’une dizaine d’années retentit au milieu de la nef et déchira le silence.
– Maman ! Maman ! Regarde, c’est notre sœur, c’est Juliette ! Je la reconnais, c’est elle qui incarne la Sainte Vierge !
Tout le monde se mit à murmurer. Dieu du ciel ! Il s’agissait en effet de la fille de l’aubergiste, que personne n’avait pu identifier à cause de son voile. On vit alors une femme pauvrement vêtue s’avancer vers l’autel. Elle s’agenouilla en tremblant devant la crèche et plongea son regard embrouillé de larmes dans les yeux de la jeune fille.
– Mon enfant, mon enfant, qu’est-ce que je t’ai fait… Comment ai-je pu te renier et me montrer aussi méchante envers toi ? Me pardonneras-tu jamais ?
Sans prononcer une parole, Juliette souleva le bébé de son berceau et le déposa dans les bras de sa mère.
– Voilà ton cadeau de Noël, maman. Tu es maintenant grand-mère !
Au même moment, la foule, jusque-là silencieuse et profondément émue, témoin de ce miracle du pardon et de la réconciliation, se mit à applaudir chaudement. L’orgue s’en mêla et, l’espace d’un moment, on aurait cru que la clameur se faisait entendre à travers les champs jusqu’à des milles à la ronde.
Le prêtre ne fit pas de sermon, cette nuit-là. Il se contenta de préciser à ses paroissiens que la scène qui venait de se produire devant la crèche vivante devait suffire à les faire réfléchir. Il fallait tendre la main au lieu de jeter la pierre.
– Quant à Sylvain, ajouta-t-il, voici un homme rempli de bonne volonté. Il désire ardemment se racheter et réintégrer la société. Si jamais quelqu’un a du travail pour lui…
Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que déjà, le propriétaire du magasin général se leva et offrit, là, au milieu de la foule, de lui donner sa chance et de le prendre à l’essai dès le surlendemain. Deux autres fermiers requirent également ses services. Quant au chien, il reçut tant de caresses qu’il resta longtemps convaincu que le paradis se trouvait vraiment à l’intérieur de l’église. Une seule personne semblait indifférente à ce brouhaha et recevait les mots d’admiration de tous en dormant effrontément à poings fermés : c’était le petit Jésus dont on oublia de s’enquérir du véritable nom.
Inutile de préciser que tous se montrèrent doublement pieux à la messe.
Une seule fois dans l’Histoire de l’Humanité, le petit Jésus se prénomma Blanche, l’espace d’une merveilleuse nuit de Noël…
Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.
352e jour de l’année
Lundi, 18 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS
52e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE DIANE SAVARD ET PHILIPPE HUDON . NOCES DE TOURMALINE.

En souvenir de…
ALAIN BARRIÈRE 1935-2019 – Chanteur français à succès.
RENÉE MARTEL 1947-2021 – Chanteuse country québécoise.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Sylvain Nantel
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 7 NOUVEL AN : 14
Pensée et citation du jour…
On se plaint souvent du manque de temps, alors que c’est tout simplement l’envie de prendre le temps qui nous manque.
Pierre Péladeau
Ça s’est passé un 18 décembre…
(1865) Par la ratification du 13e amendement à la Constitution, l’esclavage est officiellement aboli aux États-Unis. Voté par le Congrès en début d’année, le 13ème amendement de la Constitution américaine entre en application. Il stipule que « Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction ». L’émancipation des Noirs, proclamée par Abraham Lincoln en 1863, est offialisée malgré l’assassinat du président au mois d’avril.
(1968) Création du réseau des Universités du Québec. La Loi 88, adoptée le 14 décembre, permet de créer des Universités du Québec à Montréal, Trois-Rivières et Chicoutimi. Par après, s’ajouteront celles de Rimouski, Hull et Rouyn. Il s’agit d’un réseau d’universités publiques dont la naissance s’inscrit dans la vaste réforme des institutions d’enseignement en cours depuis le début de la Révolution tranquille.
Le 18 décembre l’Assemblée législative adopte la loi constituant les Universités du Québec. Plusieurs instituts se grefferont à ce réseau dont l’Institut Armand-Frappier, l’École nationale d’administration publique et l’Institut nationale de recherche scientifique. La Télé-Université est également liée à ce réseau. La création de ce réseau d’universités francophones, qui comprend l’Université du Québec à Montréal (UQAM), répond à une revendication de vieille date des milieux universitaires québécois.
(2000) Le chanteur Michael Jackson a été officiellement inculpé concernant les allégations d’abus sexuels sur un mineur. Le document a été déposé jeudi après-midi au tribunal de Santa Maria, en Californie.
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La Une
Dans son papier de mercredi dernier, Josée Legault, politologue, auteure et chroniqueuse politique, brossait dans le Journal de Montréal, le portrait de notre système de santé québécois à ses débuts, où enfin, les bons soins n’étaient plus l’affaire des riches. Tous les Québécois pouvaient bénéficier de soins de qualité. C’était une révolution médicale littéralement et les plus vieux s’en souviennent encore avec nostalgie.
C’est un texte que j’ai adoré et que je vous propose aujourd’hui…
***
LE TEMPS BÉNI OÙ NOTRE SYSTÈME PUBLIC DE SANTÉ FONCTIONNAIT VRAIMENT
Ma chronique de mardi sur la réforme mammouth de Christian Dubé en santé m’a valu plusieurs messages. Tous inquiets de la suite des choses. Une question, par contre, est surtout venue des plus jeunes.
Mme Legault, qu’ils me demandent, de quoi parlez-vous quand vous dites que les Québécois veulent retrouver ce qu’ils avaient comme services « avant les premières compressions sous Lucien Bouchard et les réformes de savants fous sous Philippe Couillard et Gaétan Barrette » ?

Sacrée bonne question. Alors, voici. Je suis née dans un quartier ouvrier avec la Révolution tranquille. J’ai donc connu les périodes d’avant et d’après la création, en 1970, par le gouvernement Bourassa, de notre régime universel et gratuit d’assurance maladie avec sa fameuse carte-soleil créée en 1976.
Avant 1970, même pauvres, on pouvait se faire soigner, fort bien d’ailleurs, à l’hôpital. Chez un médecin, ça dépendait s’il acceptait ou non de moins facturer ses services aux patients peu nantis.
Le nôtre facturait rarement ses services à ma mère. Il savait que ses moyens étaient limités et que ma sœur, qu’il soignait, avait en plus une déficience intellectuelle.
À partir de 1970, tout a changé. Pour le mieux. La suite ne fut pas parfaite, mais le réseau de santé, devenu public et gratuit, s’est mis à fonctionner nettement mieux, en fait, qu’aujourd’hui. Je vous raconte.
FACILE D’AVOIR UN RENDEZ-VOUS
Les Québécois qui voulaient avoir un médecin de famille en avaient un. Pour un rendez-vous, il suffisait d’appeler son bureau. Une gentille secrétaire, et non une boîte vocale, répondait.
Si c’était urgent, elle vous demandait de passer le jour même ou le lendemain. Sinon, au plus tard, la semaine suivante.
Oui, oui.
Pour des tests, le médecin envoyait une requête à l’hôpital. On était convoqué en quelques jours. Pas d’attente interminable ni de cliniques privées d’imagerie à grands frais.
Pour voir un spécialiste, le médecin de famille ou sa secrétaire téléphonait directement à son bureau pour un rendez-vous. Imaginez l’efficacité.
L’accès à un médecin de famille étant facile, les urgences servaient surtout pour les cas très urgents. On y trouvait plein d’infirmières. Toutes au public. Pas d’agences privées.
Les hôpitaux plus anciens étaient propres. On n’en ressortait pas avec de méchantes infections. Les ambulances arrivaient aussi illico chez les gens.
Oh oui, j’oubliais. Des médecins de famille faisaient même des visites à domicile. Je vous jure ! Et si jamais vous n’aviez pas de médecin de famille, il y avait des cliniques sans rendez-vous où l’on pouvait y voir un docteur rapidement.
UN ÂGE D’OR DE 25 ANS SEULEMENT
On a aussi créé les CLSC. De la vraie médecine communautaire avec des médecins, infirmières, psys, travailleurs sociaux, etc. Les enfants et adultes ayant un handicap intellectuel avaient également de bons soins et de bons services sociaux.
Et vous savez quoi ? Il n’y avait pas de méga CIUSSS et leurs PDG déconnectés du terrain. Chaque établissement, petit ou grand, avait son patron sur place. Le réseau public était décentralisé, rapide et humain.
Du moins, jusqu’aux compressions brutales en 1996 sous Lucien Bouchard. En 2004, un certain François Legault, député péquiste et ex-ministre de la Santé en dira même ceci :
« Il faut reconnaître sans détour que la mise à la retraite de milliers d’infirmières et de médecins, de même que le départ d’un millier d’orthopédagogues et d’orthophonistes qui s’occupent de nos élèves les plus vulnérables, ont été des erreurs que nous devons pleinement assumer. »
En 2015, les réformes ultracentralisatrices de Gaétan Barrette ont enfoncé le dernier clou dans le cercueil d’un réseau public déjà affaibli par des années de compressions. D’où la montée des soins au privé payés de notre poche en plus de nos impôts.
Bref, au Québec, de 1970 au milieu des années 90, l’âge d’or d’une médecine pleinement universelle, gratuite et accessible, n’aura duré en fait que 25 ans. Cherchez l’erreur…
351e jour de l’année
Dimanche, 17 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES FAITES AUX TRAVAILLEUSES ET AUX TRAVAILLEURS DU SEXE
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Hélène Armand
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 8 NOUVEL AN : 15
Pensée et citation du jour…
L’amour transforme les impasses en autoroutes.
Louis Guertin
Ça s’est passé un 17 décembre…
(1892) Le ballet Casse-noisette de Tchaïkovski est présenté pour la première fois, en avant-première au théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg devant le tsar Alexandre III.
(1987) L’Assemblée nationale lui confère le titre d’emblème aviaire du Québec. Le harfang symbolise la blancheur des hivers québécois, l’enracinement dans un climat semi-nordique et l’extension sur un très vaste territoire. Le plus imposant hibou du nord n’est pas le plus familier des oiseaux du Québec, mais il est sans contredit l’un des plus beaux d’Amérique.
(1994) Quelque 500 invités assistent à ce que plusieurs considèrent comme « le mariage de l’année », alors que la chanteuse Céline Dion, 26 ans, et son manager René Angelil, 52 ans, échangent vœux et alliances à la basilique Notre-Dame de Montréal. Plusieurs centaines de personnes ont fait le pied de grue sur la Place d’Armes, face à la basilique, pour assister à l’arrivée des mariés et de leur cortège.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Vous avez pleinement le droit de vous gâter et de vous acheter le VUS de vos rêves. Et, aussi, de le financer sur sept ou huit ans, Aussi bien savoir dans quoi vous vous embarquez.

Selon la firme J.D. Power, environ 60 % des nouveaux prêts automobiles s’échelonnent sur 84 mois (sept ans) ou plus. Ainsi, seulement 5 % des prêts automobiles se traduisent par des paiements de 400 $ ou moins. À l’opposé, 58,7 % des paiements jouent entre 500 $ et 1000 $.
Selon J.D. Power, le paiement mensuel moyen est de 880 $.
Environ 30 % des emprunteurs paient 1000 $ ou plus chaque mois pour leur auto chérie.
Certains consommateurs étirent leur prêt jusqu’à 96 mois, ou huit ans.
« Pour ce type de prêt, j’ai récemment vu un taux de 13,89 % chez les institutions financières, révèle Johanne Le Blanc, conseillère budgétaire chez Option consommateurs. Pour une voiture se vendant 30 000 $, le coût réel est de 49 849,92 $ avec les intérêts, pour un paiement mensuel de 519,27 $. Ça fait réfléchir. »
Or, le prix moyen d’un véhicule neuf vendu au Québec en 2023 est de 64 215 $, selon l’indice d’Autohebdo.net. À l’échelle canadienne, une voiture neuve se vend 56 264 $ et un véhicule utilitaire sport (VUS), 61 285 $.
BEAUCOUP DE FRAIS D’INTÉRÊTS
Prenons la calculette (opc.gouv.qc.ca/auto) de l’Office de la protection du consommateur (OPC) : pour financer sur 84 mois une voiture de 50 000 $, vous ajoutez 24 141,76 $ en intérêts. Ceux d’une auto de 60 000 $ totalisent 28 969,44 $.
C’est presque la moitié du coût du véhicule !
Sur cinq ans, les intérêts d’une auto de 60 000 $ sont ramenés à 20 080,20 $ (4238,76 $ de moins sur quatre ans. Pour une auto de 50 000 $, on parle de 16 722,20 $ (enlevez 3532,08 $ pour quatre ans).
« On ne retient que le prix avant les taxes. L’intérêt, l’essence, les réparations et l’entretien gonflent considérablement le coût du véhicule, ce qui se répercute sur nos finances personnelles », analyse Johanne Le Blanc.
Beaucoup de consommateurs n’ont pas le choix d’avoir une auto.
« Mais ils doivent réfléchir sur leurs vrais besoins avant d’acheter. Malheureusement, pour beaucoup, la voiture, c’est identitaire, et non utilitaire », ajoute-t-elle.
Mme Le Blanc insiste : plus vous étirez votre prêt, plus ça coûte cher. Très cher.
« Avec les taux élevés actuels, il est plus logique de s’acheter une voiture compacte à essence, qui représente le meilleur rapport qualité prix, avec un bon niveau de confort, reprend George Iny, président de l’Association pour la protection des automobilistes (APA). Les VUS consomment 25 % plus d’essence; l’achat, l’entretien et les pièces sont plus coûteux que pour les berlines.
En fin de compte, si vous financez sur plus de six ans, vous risquez de vous retrouver avec un emprunt plus élevé que la valeur du véhicule. Ouch !
CONSEILS
Certains consommateurs intègrent le solde de leur prêt auto courant (même s’il reste plusieurs mois à payer) au financement de leur prochain véhicule (ce qu’on appelle la « balloune »). C’est la meilleure manière de se surendetter et c’est illégal, selon l’OPC (il existe toutefois un flou juridique autour de cette question).
Pour connaître le vrai coût d’une voiture, utilisez le calculateur de la CAA : https://www.caaquebec.com/fr/sur-la-route/conseils/outils-et-references/couts-dutilisation-des-vehicules/
Quelques conseils de l’OPC : https://www.opc.gouv.qc.ca/consommateur/bien-service/vehicule/auto-achat/conseil/neuve/
Source : Stéphane Desjardins, Le Journal de Montréal,12 décembre 2023, p31
350e jour de l’année
Samedi, 16 décembre 2023

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Normand Claveau
Bon anniversaire !
On jase là…
Quand on parle de démesure voici les extras du contrat de 700 millions consenti à Shohei Ohtani, dont je vous parlais cette semaine : Clause complète de non-échange, suite d’hôtel pour chaque match à l’étranger, suite luxueuse au Dodger Stadium pour la famille et les amis et finalement, un interprète à temps plein. Il ne faudrait pas se surprendre qu’il réussisse à marcher sur l’eau, ou à faire éclater son cerveau parce qu’aucune casquette ne pourra enfiler son crâne. Quant aux Dodgers, espérons qu’il ne devra mettre fin à sa carrière dans moins de cinq ans. Sais-t-on jamais. Le monde du baseball est malade.
Décompte…

NOËL : 9 NOUVEL AN : 16
Pensée et citation du jour…
Les arbres nous fournissent deux éléments essentiels à notre survie : de l’oxygène et des livres.
André Vital
Ça s’est passé un 16 décembre…
(1955) Le chanteur country, Carl Perkins, compose ce qui deviendra son plus grand succès, et un des plus grands d’Elvis, la chanson Blue Suede Shoes. Chantée par Carl, dès le départ, cette chanson (sa chanson) a fait fureur et elle est devenue une des premières au palmares. Tout fonctionnait à merveille et on a proposé à Carl Perkins de la chanter à la télévision.
Sur le trajet pour New York, il eut un terrible accident et sa convalescence prit un an. Pendant ce temps, Elvis s’est emparé de la chanson qui est devenue, pour lui aussi, un très bon hit. Par conséquent, la même chanson s’est retrouvée en tête du palmarès en deux occasions la même année et interprétée par deux artistes différents.
(2001) Les citoyens de Sainte-Foy viennent par centaines donner une dernière poignée de main à leur mairesse; mais au-delà de ces adieux adressés à Andrée Boucher, chacun venait faire le deuil de sa ville qui disparaîtra le 1er janvier prochain à la suite des fusions municipales décrétées par le gouvernement du Québec pour la région de Québec.
(2009) L’hélicoptère de TVA s’est écrasé à Montréal. L’appareil s’est abîmé vers 7h40 en bordure de l’autoroute Bonaventure, près de la sortie menant au Technoparc. Deux personnes ont été blessées dans l’accident, soit le pilote Antoine Léger et le journaliste Réjean Léveillé.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Voici quelques observations et propos sur la santé. Rien de catégorique à tout le moins. Faut-il en prendre et en laisser ? Je serais porté à dire, un peu des deux. Cependant, la modération a toujours meilleurs goût et les petits plasirs gastronomiques ont toujours leur place, de temps à autres et sans exagérer.
LA MARCHE :

Chargeur naturel du corps humain. Quiconque cesse de marcher, la santé l’abandonne car la peau secrète l’acide leptonique (hormone de la paresse).
Alors, pourquoi doit-on marcher ?
Nous marchons pour combattre le stress, les pressions psychologiques… Nous marchons pour diminuer nos poids, pour soigner le diabète, le cholestérol…,
Nous marchons pour activer les fonctions des reins, du foie, des yeux…, pour dynamiser l’action du cœur et réduire la dureté des artères.
Nous marchons pour éviter l’inflammation du côlon et les troubles digestifs, pour activer notre système immunitaire.
Nous marchons pour activer nos muscles, nos os et renforcer notre santé.
Chaque élément susmentionné mérite des séances de marche. Les médecins et experts sont unanimes que la marche est un médicament qui soigne toutes ces maladies.
Ils confirment encore que : la marche joue un rôle très important pour soigner toutes les maladies : organiques, mentales, psychosomatiques…, et si un médicament aussi efficace que la marche existait dans le marché, les médecins le prescriraient dans toutes les ordonnances.
La marche est un remède efficace et gratuit, mais, hélas, les malades hésitent toujours pour l’utiliser. Un éminent médecin a prononcé cette belle affirmation :
« Si un terrain de sport était aménagé autour de chaque hôpital et les patients y pratiquaient la marche, la moitié des malades n’y seront pas internés; et la moitié des malades les quitteront définitivement. »
Dieu nous a créé pour marcher. Mais nous sommes cloués sur des chaises. Et lorsque les maladies nous envahissent ils nous étalent sur des draps blancs au lieu de nous pousser à marcher.
Bougeons pour que notre santé et notre bien-être demeurent.
LE SAVIEZ-VOUS ?
1. L’ESTOMAC, est blessé quand tu n’as pas pris ton petit-déjeuner le matin.
2. LES REINS, sont blessés quand tu n’as même pas bu dix (10) verres d’eau en 24 heures.
3. LA VÉSICULE BILIAIRE, est blessée quand tu n’as même pas dormi pendant 8 heures du temps et ne t’es pas réveillé au lever du soleil.
4. LE PETIT INTESTIN, est blessé lorsque vous mangez froid et des aliments rassis.
5. Le GROS INTESTIN, est blessé lorsque vous mangez plus frit et de la nourriture épicée.
6. LES POUMONS, sont blessés lorsque vous respirez la fumée et restez dans un environnement pollué de fumée de cigarettes.
7. LE FOIE, est blessé lorsque vous mangez frit, la malbouffe et du fast food.
8. LE CŒUR, est blessé lorsque vous mangez votre repas avec plus de sel et cholestérol.
9. Le PANCRÉAS, est blessé quand tu manges les choses sucrées parce qu’ils sont savoureux et disponibles gratuitement.
10. LES YEUX, sont blessés lorsque vous travaillez à la lumière de téléphone portable et écran d’ordinateur foncé.
11. LE CERVEAU, est blessé lorsque vous commencez à penser négativement.
12. L’ÂME, se sent blessée lorsque vous n’avez pas de famille et amis qui prennent soin de vous et partagent avec vous, dans la vie leur amour, affection, bonheur, tristesse et joie.
Toutes ces choses ne sont pas disponibles dans le marché. Alors prend bien soin et garde tes parties du corps en bonne santé.
L’EFFET DE L’EAU
Nous savons que l’eau est importante mais sans savoir les horaires spéciaux pour en boire !
De l’eau potable au bon moment, maximise son efficacité sur le corps humain :
Un verre d’eau après le réveil aide à activer l’intérieure des organes;
Un verre d’eau 30 minutes avant un repas facilite la digestion;
Un verre d’eau avant de prendre un bain aide à la baisse de la pression sanguine;
Un verre d’eau avant d’aller au lit évite l’AVC ou l’attaque cardiaque.
349e jour de l’année
Vendredi, 15 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DU THÉ

En mémoire de…
MONIQUE LEYRAC 1928-2019 – Icône de la chanson québécoise.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Gaétane Michaud
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 10 NOUVEL AN : 17
Pensée et citation du jour…
Le durcissement de l’esprit est beaucoup plus sérieux que celui des artères.
Napoleon Hill
Ça s’est passé un 15 décembre…
(1964) La Chambre des communes adopte l’unifolié en tant que nouveau drapeau du Canada. L’étendard sera hissé pour la première fois le 15 février 1965.
(2008) Les pneus d’hiver deviennent obligatoires au Québec, du 15 décembre au 15 mars. Modifié pour le 1er décembre en 2019.
(2014) L’aventurier Frédéric Dion devient le premier homme à atteindre seul le centre de l’Antarctique, appelé pôle Sud d’inaccessibilité. Après avoir franchi les 2100 km nécessaires à cet exploit, il pou…sse l’audace et poursuit son voyage vers le pôle Sud géographique. Il réussi l’exploit historique en atteignant en solitaire, mais avec ravitaillement, le centre du continent le plus froid de la planète, à l’aide de skis tirés par un cerf-volant.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Donner 700 millions de dollars US à Shohei Ohtani pour 10 ans, par les Dodgers de Los Angeles, prouve que le baseball majeur est malade et plusieurs clubs, de marchés plus modestes, ne survivront pas et ne pourront suivre la parade.

Les équipes riches se paqueter un club pendant que les autres, plus pauvres, beaucoup plus pauvres, ne peuvent suivre la parade. Comment se payer du talent quand tu n’en a pas les moyens.
J’étais le premier à espérer le retour des Expos, mais dans ce nouveau contexte, il vaut mieux oublier ça, tant et aussi longtemps que le baseball majeur, tout comme la NFL et la NBA n’appliqueront pas un plafond salarial à leurs équipes. Plus le temps passe et plus il faut voir cette réalité en face.
Au hockey, les plus vieux ont connu la dynastie de nos Canadiens de Montréal qui, au fils des ans ont remporté 24 coupes Stanley. Qu’a fait la LNH ? Prendre de l’expansion dans le but de freiner les élans victorieux des Canadiens qui prenait tout le plancher. C’était ce qu’il fallait faire.
Plus tard est arrivé le plafond salarial, un outil qui allait finalement casser pour de bon ces dynasties et donner des chances égales à plusieurs équipes d’espérer le précieux trophée. Essayez de prédire aujourd’hui qui le remportera, année après année ?
Ce plafond salarial oblige aussi des transactions de joueurs étoiles entre équipes pour qu’elles ne le dépasse pas. On partage le talent et tout le monde y trouve son compte.
Non seulement cette limite est une idée géniale, mais elle crée un intérêt certain pour les spectateurs durant toute la saison. Selon moi, la structure que la LNH a implanté au fils des dernières années, rend ce sport intéressant, captivant et permet de l’espoir pour toutes les équipes.
On ne voit pas ça au Baseball, où les équipes riches n’ont pas de limite monétaire pour se monter une équipe championne.
Dans le dossier Shoei Ohtani, ce sont donc 68 millions de dollars qui seront différés sans intérêt et payables en versements égaux le 1er juillet de chaque année entre 2034 et 2043.
Mais, fondamentalement, ça demeure un contrat indécent et aucun joueur sur la planète ne vaut une telle somme et dans n’importe quelle discipline sportive.
348e jour de l’année
Jeudi, 14 décembre 2023
Décompte…

NOËL : 11 NOUVEL AN : 18
On jase là…
Hier, en après-midi, j’étais à la Place Longueuil pour une course. En cette période des Fêtes, les stationnements de centres commerciaux sont bondés et il faut être chanceux pour trouver une place de stationnement près des entrées. Je trouve finalement une place au bout d’une longue rangée pour me diriger vers une porte d’entrée.
En passant devant les espaces de stationnement réservés aux familles, une seule place est libre. Je vois alors arriver un gros VUS Jeep, conduit par un monsieur seul, dans la cinquantaine. À l’évidence, il a décidé de s’y stationner directement… un si bel espace et pas trop loin du centre commercial à deux pas de l’entrée. Des comportements du genre, ça m’écœure au plus haut point !
Pensée et citation du jour…
La venue au monde d’un bébé traduit chaque fois l’espoir en des jours meilleurs.
Demis Roussos
Ça s’est passé un 14 décembre…
(1960) Inauguration de l’aéroport de Dorval, devenue malheureusement, en 2004, Montréal-Pierre Elliott Trudeau
(1972) À Wabush, au Labrador, un pirate de l’air prend deux personnes en otage à bord d’un avion, dont une hôtesse de l’air, pendant une durée de 5 heures. Son but : détourner l’appareil qui se dirige vers Montréal avec 52 passagers à son bord. Armé d’une carabine de calibre 22, il ordonne qu’on le conduise à Vancouver, le pirate a dû se résigner à laisser l’avion atteindre sa destination première, Montréal, en raison des faibles réserves de carburant.
(2000) Quatorze ans après avoir été le théâtre de la plus grave catastrophe nucléaire civile de l’histoire, la centrale de Tchernobyl a été définitivement fermée par les autorités ukrainiennes. Le bilan de l’accident de 1986 a été dramatique: plus de 4000 ouvriers ont été tués lors de l’accident et des travaux qui ont suivi et 70 000 ont souffert ou souffrent d’un handicap dû aux radiations. Mais on estime au total à 3,4 millions de personnes, dont quelque 1,26 million d’enfants, le nombre d’Ukrainiens affectés par le drame.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Voici le troisième conte de Noël de 2023, spécialement pour les petits au cœur d’ange…
Il était une fois un petit village niché au creux des montagnes, là où l’air est bleu et les vallées parsemées de fleurs sauvages. L’hiver le recouvrait d’un épais manteau de neige et les traîneaux aux clochettes joyeuses y dessinaient de longs sillons serpentant entre les maisons. On aurait dit que ce joli village sortait d’une carte de Noël avec son clocher haut perché, son école vieillotte, son magasin général, sa forge, ses nombreuses fermes et, surtout, ses petites maisons à lucarnes situées sur des rues éclairées de lanternes.
Les gens y vivaient heureux et sans histoire. Le pain du boulanger était délicieux, la couturière habile, le postier fidèle, le menuisier adroit, les fermiers empressés, le vieux docteur dévoué, l’institutrice éduquée. Tous y faisaient bon ménage. L’harmonie caractérisait les relations entre les habitants, à une exception près, hélas : mademoiselle Vlimeuse ne fréquentait personne.
Il n’existait pas de riches non plus, dans ce village, ni de pauvres, à part la famille Fauché qui se trouvait vraiment sans le sou. Le père, la mère et leurs dix enfants en arrachaient pour survivre. Voilà quelques années, monsieur Fauché, forgeron de son métier, s’était blessé gravement au poignet. La blessure s’étant infectée, on avait dû finalement lui amputer la main droite, et il avait perdu son emploi. La misère s’était alors abattue sur la pauvre famille.
Le père avait beau effectuer des travaux ça et là du mieux qu’il pouvait, et madame Fauché avait beau travailler sur sa machine à coudre tard la nuit pour les belles dames du village, les parents n’arrivaient pas à joindre les deux bouts et à assurer à leurs enfants une vie normale et décente.
Déjà leur fils aîné, Maxime, âgé de seulement quatorze ans, s’était mis à offrir des petits services ici et là afin de rapporter quelque argent à la maison et aider ses parents à nourrir ses frères et sœurs. Malheureusement, il n’avait pas trouvé de travail. « Trop jeune ! » lui répondaient les employeurs, « Va à l’école et reviens dans quelques années ! » Hélas ! c’était tout de suite que Maxime et sa famille avaient besoin d’argent. Noël arrivait à grands pas et il devenait de plus en plus évident que les petits Fauché ne trouveraient rien dans leurs bas suspendus à la cheminée…
Pas très loin de leur maison habitait la fameuse demoiselle Vlimeuse. C’était une vieille fille acariâtre et haïssable, la seule villageoise détestée par tout le monde. Non seulement on la trouvait laide, ce qui n’était pas de sa faute, après tout, mais elle ne souriait jamais et ne parlait à personne. Nul ne connaissait son histoire et ne savait d’où elle venait, ni pourquoi elle s’était installée dans ce village, il y a quelques années.
Elle s’était pointée, un bon matin, pour acheter la maison du vieux père Laframboise récemment trépassé, et elle avait emménagée sans lier connaissance avec le voisinage. Elle sortait rarement de sa maison, les rideaux se trouvaient toujours tirés et nul visiteur ne franchissait sa porte en aucun temps. Elle ne se rendait au centre du village que par obligation, n’adressant la parole à personne et fusillant du regard ceux qui osaient lui sourire.
Quand les enfants jouaient au ballon près de chez elle, elle les chassait à coups de balai.
– Allez-vous-en, petits mécréants !
Ceux-ci l’avaient surnommé la « vieille sorcière ». Lorsqu’ils passaient devant sa porte, ils ne pouvaient s’empêcher de lui faire des grimaces.
– Sorcière ! Sorcière ! Vieille chouette ! Nia-nianiania-Nia !
Une seule personne avait la permission de pénétrer chez mademoiselle Vlimeuse et était reçue avec considération : c’était Maxime, le jeune voisin d’en face qui avait accepté de venir lui rendre de menus services. Il s’occupait de couper l’herbe de son jardin au printemps, d’installer les doubles fenêtres à l’automne, de rentrer des bûches et de pelleter son entrée après une bordée de neige.
Maxime se montrait plutôt timide et réservé, et il ne parlait pas beaucoup. Mademoiselle Vlimeuse non plus. Quand il venait, elle l’accueillait pourtant toujours avec gentillesse et lui offrait un bol de soupe ou un bonbon en plus de le rémunérer largement pour son travail. Maxime rapportait aussitôt son pécule à la maison et le remettait à ses parents. Lorsque les enfants faisaient des grimaces à la vieille fille, Maxime essayait toujours de les en empêcher.
– Arrêtez donc, petits malins ! Mademoiselle Vlimeuse n’est pas aussi méchante que vous le croyez !
Mais ses amis l’envoyaient paître et redoublaient les insultes.

Un jour, la vieille fille, qui avait perdu son chat, demanda à Maxime de l’aider à le retrouver. Le jeune garçon avait tout lâcher et s’était aussitôt mis à le rechercher dans tous les recoins du village. Il avait cherché pendant deux jours et avait finalement repéré le matou haut perché au sommet d’un arbre, tremblotant et incapable de redescendre.
Maxime n’avait pas hésité une seconde et avait grimpé audacieusement pour aller quérir le pauvre animal. Lorsqu’il l’avait rapporté à mademoiselle Vlimeuse, elle l’avait simplement remercié par ces quelques mots :
– Maxime, je ne t’oublierai jamais !
Il va sans dire qu’aucune décoration de Noël n’illuminait la maison de la demoiselle, pas plus, d’ailleurs, que celle des Fauché, trop occupés à se mettre quelque chose sous la dent pour penser à décorer un arbre de Noël. De toute manière, quelles friandises y auraient-ils accrochées ?
Ce jour-là, veille de Noël, il y avait un grand remue-ménage dans tout le village. Malheureusement, Maxime se trouvait malade depuis quelques jours. « Bronchite », avait diagnostiqué le vieux docteur. Et il avait ajouté, d’une voix autoritaire :
– Ce garçon-là doit absolument garder le lit s’il veut s’en remettre au plus vite.
C’est alors que mademoiselle Vlimeuse sonna à la porte des Fauché pour réclamer l’aide de Maxime afin de transporter des bagages dans une charrette. Monsieur Fauché eut beau lui expliquer que son fils était trop mal en point pour exécuter ce travail, la vieille fille ne voulait rien entendre et continuait d’insister.
– Ce n’est pas possible ! Comment vais-je faire ? Je comptais sur lui ! Ces bagages sont vraiment trop lourds pour moi.
– Écoutez, mademoiselle, répondit le père, si vous vous trouvez réellement en difficulté, je vais y aller moi-même. Un service, ça ne se refuse pas, surtout la veille de Noël, et même si je ne possède qu’une seule main utile.
À sa grande surprise, monsieur Fauché constata que sa voisine avait empaqueter dans des boîtes la plupart des objets de sa maison. Il ne restait aucun bibelot, aucun cadre sur les murs. Aucun vêtement dans les penderies. Piqué de curiosité, il s’enhardit à poser une question :
– Euh… vous partez pour longtemps ?
– Oui, très longtemps…
Ce fut la seule et mystérieuse réponse de la vieille fille. De peine et de misère, avec son bras utilisable et son moignon de l’autre côté, monsieur Fauché transporta toutes les boîtes et les valises à l’extérieur, puis il en chargea avec précaution la charrette placée derrière la maison. Il songea que son pauvre Maxime n’y serait jamais arrivé tout seul ! Quand le travail fut terminé, la vieille fille le remercia froidement.
– Je pars par la diligence de ce midi. Un homme viendra chercher la charrette et son chargement, cet après-midi, Vous le reconnaîtrez à ses yeux noirs et à son nez aquilin comme le mien. Pouvez-vous jeter un œil sur mes affaires d’ici là ?
Le père accepta gentiment. Il n’osa pas demander de précision, mais cela l’intrigua au plus haut point. Il croyait sa voisine seule au monde et voilà qu’elle parlait de quelqu’un qui lui ressemblait ! Et puis, grands dieux ! où pouvait-elle donc aller ?
Elle voulut le payer pour son aide mais il refusa net.
– Un service est un service ! Disons que c’est mon cadeau de Noël ! Je vous souhaite un bon voyage, mademoiselle, et un joyeux Noël !
Mademoiselle Vlimeuse ne répondit pas et partit une heure plus tard.
Cet après-midi-là, survint un cavalier assez jeune, de belle allure, richement vêtu et accompagné de deux magnifiques étalons noirs. Effectivement, il ressemblait vaguement à mademoiselle Vlimeuse. Monsieur Fauché se dit qu’il s’agissait sans doute de son frère cadet.
– Je viens chercher les affaires de ma mère.
– Quoi ! Les affaires de… votre mère ? Vous êtes le fils de mademoiselle Vlimeuse, alors ?

– Eh oui ! ma mère m’a toujours caché, car elle n’avait jamais été mariée. Mais aujourd’hui est un grand jour. Je suis revenu du pays lointain où j’habitais. Ma mère et moi, nous nous sommes réconciliés. Dorénavant, nous allons vivre tout près l’un de l’autre. Son temps de solitude est terminé, le mien aussi… Oh ! pendant que j’y pense, elle m’a demandé de remettre ce paquet à votre fils Maxime.
L’homme tendit au père un magnifique cadeau emballé de papier d’or et attaché avec un ruban rouge. En dépit de sa vilaine bronchite, Maxime s’empressa d’ouvrir la mystérieuse boîte, entouré de ses frères et sœurs, le cœur battant de curiosité. Il s’agissait d’une boîte métallique remplie de biscuits au gingembre. Il offrit de partager son cadeau avec tout le monde. Évidemment, les petites mains plongèrent à qui mieux mieux dans la boîte, jusqu’à ce qu’il ne reste aucun biscuit. Au moins, ils ne passaient pas Noël sans friandises…
Au fond de la boîte, Maxime trouva une petite lettre blanche sur laquelle étaient inscrits ces mots : À Maxime, mon seul et unique ami. En dessous, il découvrit plusieurs billets de mille dollars, pliés en quatre. Sa famille était sauvée !
Mademoiselle Vlimeuse, partie sans laisser d’adresse, ne revint jamais au village. Quant à Maxime, l’histoire raconte qu’il y passa le reste de sa vie, heureux et entouré d’amis.
Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.
347e jour de l’année
Mercredi, 13 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LE JOUR DU SOUVENIR ACADIEN

En souvenir de…
PIERRE LACROIX 1948-2020 – Ex directeur général des Nordiques de Québec et de l’Avalanche du Colorado, dans la LNH.
Décompte…

NOËL : 12 NOUVEL AN : 19
Pensée et citation du jour…
Lorsqu’il n’y a pas de nuages à l’horizon, il se trouve toujours quelqu’un pour déclarer que ça ne peut pas durer.
Jean Simard
Ça s’est passé un 13 décembre…
(1984) Naissance de l’opération nez rouge au Québec.
(1992) Manon Rhéaume, de la région de Québec, devient la première femme à participer à un match professionnel de hockey en saison régulière, prenant place devant le filet des Knights d’Atlanta de la Ligue internationale lors d’une rencontre remportée 4-1 par Salt Lake City.
(2000) Les nouveaux paquets de cigarettes sont maintenant sur les tablettes des commerçants. Ces paquets comportent des mises en garde avec des photos-chocs. Ils montrent des gencives attaquées par le cancer, des dents malades et des tumeurs au cerveau. Les avertissements indiquent également que le cancer peut tuer, nuire aux enfants et causer l’impuissance.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La une
C’est assez rare qu’on soit tous sur la même longueur d’onde et c’est tant mieux qu’il en soit ainsi. En justice, précisément, des condamnations criminelles sont sévèrement jugées et sentenciées chez nos voisins du sud. Loin de généraliser et d’espérer un même système de justice chez nous, mais quand quelqu’un est déclaré coupable de son geste, odieux de surcroit, sa sentence de prison ne doit pas être dérisoire en regard d’une libération conditionnelle hâtive.
En fin de semaine dernière, le papier de Richard Martineau dans le Journal de Montréal rejoignait totalement mon opinion sur ce sujet, et si vous ne l’avez pas lu, c’est cet article que je veux partager avec vous aujourd’hui…
***
ON SORT LES MONSTRES DE PRISON
Moins de deux ans après sa condamnation pour séquestration, le père de la fillette martyre de Granby pourra sortir de prison et vivre en semi-liberté.
Rappelons pour ceux et celles qui ont oublié les détails de cette histoire scabreuse que dans la nuit du 28 au 29 avril 2019, cet homme (avec l’aide de sa conjointe) a barricadé la fenêtre de la chambre de sa fille de 7 ans pour ne pas qu’elle s’évade.

Qu’il a attaché sa fille avec du ruban adhésif et une chemise nouée comme une camisole de force.
Qu’il l’a laissée comme ça toute la nuit.
Que le lendemain matin, il est allé travailler comme si de rien n’était.
Et qu’en revenant du boulot à la fin de l’après-midi, il a trouvé sa fille morte, asphyxiée.
Et vous me dites que ce même bonhomme sort de prison après deux ans ?
Après avoir enroulé sa fille dans du ruban adhésif et l’avoir laissée immobilisée toute la nuit et une partie de la journée le lendemain ?
Vous êtes malades ou quoi ?
« IL EST MOTIVÉ »
« L’homme a fait des progrès et est motivé à se réinsérer socialement », a dit la Commission des libérations conditionnelles pour justifier sa décision de le sortir de prison.
Mais on s’en fout qu’il a fait des progrès ! Qu’il a pris des cours d’aquarelle par correspondance ou qu’il récitait sa prière chaque fois avant de s’endormir !
Savez-vous qui aurait aimé faire des progrès, aussi ? Et qui était super motivée à vivre normalement ?
Sa fille.
Malheureusement, elle ne pourra pas, car elle est enfermée pour l’éternité dans un cercueil en bois sous six pieds de terre.
Il n’y aura pas de libération conditionnelle, pour cette petite chouette.
Pas de deuxième chance.
Non seulement aucun bureaucrate ne pourra lui permettre de sortir de sa geôle, mais aucun défenseur des droits de la personne ne lui a permis d’échapper à la peine de mort.
Elle a été exécutée de la plus terrible façon.
Par les gens mêmes qui devaient prendre soin d’elle et la protéger.
L’école, les voisins, la DPJ, tout le monde l’a laissée tomber.
Personne ne s’occupait d’elle.
Et après deux ans seulement, on libère son tortionnaire ?
C’est comme si on déterrait son cadavre et qu’on lui faisait subir d’autres outrages.
Même la mère du condamné trouve qu’il n’aurait pas dû sortir !
LA VALEUR D’UNE VIE
Il faudra qu’on m’explique, un jour, pourquoi les sociétés occidentales sont aussi conciliantes et aussi compréhensives envers ces salauds.
Ça sert à quoi que cet homme « se réinsère dans la société » ?
Il y a plein de gens qui n’ont commis aucun crime et qui se retrouvent sans emploi, sans logement, à la rue. Pouvons-nous aider ces pauvres gens avant de sortir les tortionnaires d’enfants des prisons ?
On juge une société à la façon dont elle traite ses membres les plus vulnérables, dit l’adage.
Vrai.
Mais on juge aussi une société à la façon dont elle traite ses membres les plus odieux.
Quel message envoie-t-on à la société en laissant cet homme sortir ?
Que la vie d’une fillette de 7 ans vaut deux ans de prison.
Pas plus.
Deux ans de prison, c’est la sentence qu’a eu un pirate informatique en 2010.
Et celle qu’a reçu un citoyen des Laurentides pour avoir insulté un juge.
C’est ça, la justice au Québec.
Les sentences ne reflètent pas la gravité des crimes commis.
En 2005, le journaliste Yves Thériault a sorti un pamphlet sur la Commission des libérations conditionnelles intitulé Tout le monde dehors !
Il est dû pour écrire la suite…
346e jour de l’année
Mardi, 12 décembre 2023

En souvenir de…
CLAUDE CASTONGUAY 1929-2020 – Ministre libéral québécois, père de l’Assurance maladie du Québec.
On jase là…
Payer un joueur de baseball 700 millions de dollars américains pour 10 ans, relève de l’absurde. C’est pourtant ce que les Dodgers de Los Angeles viennent de dépenser pour Shohei Ohtani. J’y reviendrai…
Décompte…

NOËL : 13 NOUVEL AN : 20
Pensée et citation du jour…
Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler.
Julien Gracq
Ça s’est passé un 12 décembre…
(1951) Le gouvernement libéral de Louis Saint-Laurent statue sur l’administration de la voie maritime du Saint-Laurent, créant une entité administrative qui aura les pouvoirs nécessaires pour construire et maintenir la voie maritime avec ou sans la collaboration des États-Unis.
(1985) Un DC-8 de Arrow Airlines s’écrase quelques secondes après avoir décollé de Gander (T.-N.) pour le Kentucky, tuant 248 membres de la 101e division aéroportée de l’armée américaine ainsi que les huit membres de l’équipage, des militaires américains qui rentraient dans leurs foyers pour Noël. C’est jusque-là le pire accident aérien de l’histoire du Canada.
(2013) L’écrivain québécois d’origine haïtienne, Dany Laferrière, a été élu à l’Académie française, devenant ainsi à la fois le premier Québécois et le premier Haïtien d’origine à entrer dans cette institution fondée par Richelieu en 1635 et qui est chargée de veiller au respect de la langue française.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Après presque un siècle de loyaux services, les derniers tramways de Montréal se sont complètement retirés du réseau de transport de la ville.
L’URBANISATION
Entre 1831 et 1861, la population de Montréal triple. Les 90 000 Montréalais ont besoin de se déplacer, parfois sur des dizaines de kilomètres. Le tramway semble être le moyen idéal.

En novembre 1861, un premier service de tramways tirés par des chevaux est inauguré. Au départ, le tramway hippomobile de la métropole assure les déplacements sur la rue Notre-Dame dans l’actuel Vieux-Montréal, entre les rues du Havre et McGill.
Si les premières lignes se déploient tout naturellement en suivant le fleuve, en 1864, une première ligne nord-sud va permettre de circuler par le centre du boulevard Saint-Laurent. Par la suite, les lignes vont se multiplier rapidement et s’étendre sur de milliers de kilomètres partout sur l’île.
Le réseau repose sur la force de 1000 robustes chevaux de traîne et 150 tramways. Durant l’hiver, parce que les rues de la ville ne sont pas encore déneigées à cette époque-là, des traîneaux remplacent les tramways.
TRAMWAYS ÉLECTRIQUES
L’électrification des tramways par la Montreal Street Railways Company commence en 1892 pour se terminer deux ans plus tard en 1894.
Montréal entre dans une nouvelle ère de modernisation, la ville attire des milliers d’immigrants et de Canadiens français qui quittent leur campagne pour trouver des emplois dans les usines de la métropole. Ses premiers tramways alimentés à l’électricité surprennent.
Ils sillonnent les rues à 30 km/h, une vitesse plutôt spectaculaire en cette fin de 19e siècle et qui effraie de nombreux Montréalais.
Les lignes Saint-Denis et Saint-Laurent permettent d’accéder à la campagne du centre et du nord de l’île, dans le secteur Rosemont et Cartierville. La ville s’étend au rythme du développement du réseau de transport électrique qui se déploie aux quatre coins de l’île.
S’il assure les endroits essentiels, le tramway permet aussi aux excursionnistes de découvrit ou tout simplement d’admirer la ville. Pour 50 cents, le tramway observatoire décapotable, spécialement aménagé en gradins pour maximiser la vue, offre des visites panoramiques de deux heures autour du Mont-Royal.
LE CHANT DU CYGNE
Après plus de 100 ans de loyaux services, la popularité des véhicules à essence a raison de nos tramways électriques.
Le retrait progressif des tramways de Montréal s’étale sur une période de huit ans. On achètera alors 1300 autobus propulsés au pétrole pour remplacer les 939 tramways électriques.
La mythique ligne Sainte-Catherine cesse ses activités en 1956. Trois ans plus tard, le 30 août 1959, les Montréalais se déplacent en grand nombre, entre autres sur l’avenue Papineau et sur le boulevard Rosemont pour saluer une dernière fois les conducteurs de tramway de la ville.
DISPARITION DU TRAMWAY
Aux États-Unis, au tournant de la Seconde Guerre mondiale, plusieurs entreprises comme Firestone, Standard Oil et General Motors, pour ne nommer que celles-là, mettent sur pied une stratégie commune pour faire l’acquisition des réseaux de tramways d’une quarantaine de villes américaines, pour ensuite les démanteler et les remplacer par des autobus.
De grandes villes comme Chicago, New York et Los Angeles sont ciblées. Pour leur stratagème absurde et illégal, ces entreprises seront reconnues coupables devant la justice américaine, mais les amendes sont si basses (ex. : 5000 $) que ces dernières vont littéralement passer le rouleau compresseur sur l’ensemble du réseau de tramways du nord de l’Amérique.
Par contre, il n’a jamais été établi que Montréal et Québec ont subi la stratégie destructrice de ces entreprises. Non, nos tramways à nous ont été négligés, peu entretenus. Ils ont souffert d’un manque d’investissement, puis ont été délaissés par des administrateurs qui se sont laissé tenter par le rêve des fabricants d’autobus au pétrole.
À cette époque, le pétrole coûtait trois fois rien, et la planète semblait être en mesure d’absorber toutes les extravagances de la vie moderne. Ce sont souvent ces mêmes administrateurs qui ont poussé pour qu’on développe notre système routier urbain, connecté par des ponts et des autoroutes pour favoriser les entrées et les sorties de l’île dans nos grosses voitures américaines.
Heureusement, quelques rares villes nord-américaines, comme Toronto, ont su résister à cette vague de transformation.
DES RAILS QUI SORTENT
C’est pratiquement impossible pour les Montréalais de ne pas être nostalgiques de cette époque qui a duré presque 100 ans.
Surtout quand, à l’occasion et particulièrement par temps chaud, certains tronçons de rail du vieux tramway réapparaissent à la surface à travers les nombreux nids-de-poule des rues de la ville.
Aujourd’hui encore, de Québec à Montréal, l’actualité nous rappelle que plusieurs n’ont pas fait le deuil de ce réseau de transport électrique.
Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 2 décembre 2023, p68
345e jour de l’année
Lundi, 11 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MONTAGNE

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Sylvain Raymond – Louis-François Paquin – Pierrette Lapointe
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 14 NOUVEL AN : 21
Pensée et citation du jour…
Les gens qui savent faire des efforts, qui s’accrochent à quelque chose de plus grand qu’eux ou qui veulent se dépasser, se sentent plus heureux.
Lise Daignault
Ça s’est passé un 11 décembre…
(1941) L’attaque japonaise de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 pousse l’Allemagne à déclarer la guerre aux États-Unis. Les États-Unis font alors de même et déclarent la guerre à l’Allemagne nazie et à l’Italie fasciste. Leur intervention dans la Seconde Guerre mondiale va faire basculer le cours des choses. Ils libéreront la France aux premières heures du débarquement en Normandie en 1944.
(1946) L’UNICEF a été fondée en 1946 pour faire face aux besoins d’urgence des enfants au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle est la seule organisation des Nations Unies consacrée exclusivement à l’enfance. Depuis sa création en 1946, l’UNICEF agit pour protéger la vie des enfants du monde entier.
Depuis cette époque, l’UNICEF plaide et travaille pour la protection des droits de l’enfant, afin d’aider les jeunes à satisfaire leurs besoins de base et à élargir leurs possibilités de réaliser tout leur potentiel (santé, vaccination, nutrition, éducation, hygiène assainissement et approvisionnement en eau potable…). L’UNICEF est aujourd’hui présente dans 162 pays, zones et territoires. l’UNICEF recevra le prix Nobel de la paix en 1965.
(2004) Un petit garçon de sept ans a eu la vie sauve grâce à l’implantation d’un coeur mécanique à l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal. Le petit Richard avait été admis à l’urgence de l’institution à la mi-octobre souffrant d’essoufflement et de fatigue, situation d’autant plus inquiétante que son petit frère de 10 mois était décédé d’une atteinte cardiaque en juin dernier.
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La Une
BELLE LEÇON DE COURAGE

Que serait le monde, sans de telles femmes ?
Jour 1
Je me prépare pour cette croisière splendide. J’empaquette mes vêtements. Je suis toute excitée !
Jour 2
Toute la journée en mer. Splendide ! J’ai vu défiler dauphins et baleines. Quelles belles vacances ! Aujourd’hui, j’ai rencontré le Capitaine, un bel homme, style Alain Delon 40 ans.
Jour 3
Piscine. J’ai fait un peu de surf et tiré quelques balles de golf. Le Capitaine m’a invitée à sa table pour dîner. C’était un honneur et j’ai passé un bon moment. C’est un homme très attirant et attentionné, il a des yeux bleus magnifiques.
Jour 4
Le Capitaine m’a invitée à déjeuner dans sa cabine. Repas somptueux avec caviar et champagne. Je lui ai dit que je ne voulais pas être infidèle à mon époux.
Jour 5
Reste de la journée. Le Capitaine m’a vue et m’a invitée à prendre un verre. Réellement, c’est un homme charmant. Il m’a demandé si je voulais passer à sa cabine cette nuit ; je lui ai dit que non. Il m’a dit que si je ne changeais pas d’avis, il coulerait le bateau.
Jour 6
La nuit dernière, j’ai sauvé 2600 personnes… Quatre fois !
344e jour de l’année
Dimanche, 10 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA RADIO ET DE LA TÉLÉVISION EN FAVEUR DES ENFANTS
LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES DROITS DES ANIMAUX

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Nicole Landry – Claude Landriault
Bon anniversaire !
On jase là…
À la une, le Journal de Montréal, dans son édition de fin de semaine, rèvèle les salaires des maires au Québec. Si Valérie Plante gagne 211 864 $, comment se fait-il que celui de Varennes soit de 212 046 $, alors que tous les autres sont sous les 200 000 $. Une aberration ou quoi ? Assez surprenant merci, pour une population de 20 000 personnes.
Décompte…

NOËL : 15 NOUVEL AN : 22
Pensée et citation du jour…
Le plus grand besoin de l’être humain, c’est de quitter la prison de sa solitude.
Erich Fromm
Ça s’est passé un 10 décembre…
(1948) Déclaration universelle des droits de l’homme par les Nations Unies. Sans véritable portée juridique ce texte n’a que la valeur de proclamation de droits. Cependant, à l’origine seuls deux pays ont refusé de le signer : l’Afrique du Sud de l’apartheid (en raison de l’affirmation du droit à l’égalité sans distinction de naissance ou de race) et l’Arabie saoudite (en raison de l’affirmation à l’égalité homme-femme), les deux ayant rejeté le principe fondamental d’universalité.
(1997) Première du film « Les Boys ». Ce long-métrage de fiction en couleur est réalisé par Louis Saïa et produit par Richard Goudreau. Parmi les interprètes, on retrouve Marc Messier, Rémy Girard et Patrick Huard. Le film raconte les aventures d’une équipe de hockey (Les Boys) qui fait partie d’une ligue de garage et commanditée par un bar dont Stan (Rémy Girard) est le propriétaire. Les Boys doivent remporter la victoire contre l’équipe de Méo, l’ennemi du propriétaire du bar, sinon Stan devra donner son bar à Méo.
(2003) Le lanceur Éric Gagné, des Dodgers de Los Angeles, est le choix du quotidien The Globe and Mail au titre d’athlète de l’année au Canada. Le journal a préféré l’artilleur de Mascouche au golfeur ontarien Mike Weir et au joueur de basket-ball de la Colombie-Britannique Steve Nash. Pour justifier ce choix, on explique que le releveur des Dodgers a connu une saison tout simplement parfaite dans un rôle très exigeant. L’attribution du trophée Cy Young, le consacrant meilleur lanceur de la Ligue nationale de baseball, n’a fait que confirmer la valeur de la performance d’Éric Gagné.
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La Une
Toute une surprise : un carton annonçant le plan de construction et le début des travaux de la ligne d’interconnexion Hertel – New York, de novembre 2023 à la fin de 2025.
Je sais bien qu’on en avait déjà entendu parler, mais là, ça crève les yeux. Est-ce qu’il y a quelque chose que je n’ai pas compris ? On ne cesse de nous rabattre les oreilles que ça prend de nouveaux barrages, que les Québécois doivent faire le lavage la nuit, qu’il faut économiser l’électricité pour répondre à la demande.

La demande de qui ? Des Américains ? Est-ce moi qui fabule ou le gouvernement du Québec ?
Il faut diminuer le chauffage, ne pas allumer les lumières ou du moins, fournir un effort, que l’électricité, une énergie soi-disant renouvelable, ne l’est de moins en moins. C’est le retour de l’éclairage à la chandelle. Au lieu de progresser, on régresse. Il me semble qu’il y a un manque de logique dans tout ça.
L’industrie nous inonde de toutes sortes de gadgets pour nous simplifier la vie et qui, forcément, consomment de l’énergie, mais il faudrait les utiliser en parcimonie.
Allo les Fitzgibbon et Legault de ce monde… la terre appelle la lune !
On dit que charité bien ordonnée commence par soi-même. Hydro Québec ne doit pas être au courant de celle-là. On devrait obligatoirement subvenir à nos besoins selon notre confort et nos attentes, et s’il reste de surplus d’électricité à ne plus savoir qu’en faire, là on peut penser à l’exportation.
Ça me semble simple, non ?
Et n’oubliez pas un point important; cette électricité leur sera livrée à rabais.
Les Américains sont morts de rire !
On est tellement généreux !
343e jour de l’année
Samedi, 9 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LA CORRUPTION

En souvenir de…
JEAN PAGÉ 1946-2019 – Animateur et journaliste sportif québécois

Une année de plus sur le chemin de la vie…
Johanne Jacques
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 16 NOUVEL AN : 23
Pensée et citation du jour…
Le sourire est un moyen peu coûteux de changer de tête.
Carly
Ça s’est passé un 9 décembre…
(1939) Le gouvernement québécois adopte les armoiries actuelles de la province, suite à une étude de l’héraldiste Maurice Brodeur. Ce changement répond au désir de rendre les armoiries plus conformes aux réalités historiques du Québec. On décrit le nouveau blason comme suit : « Tiercé en fasce : d’azur, à trois fleurs-de-lis d’or; de gueules, à un léopard d’or armé et lampassé d’azur; d’or, à une branche d’érable à sucre à triple feuille de sinople, aux nervures du champ. Timbré de la couronne royale. Sous l’écu, un listel d’argent bordé d’azur portant la devise JE ME SOUVIENS ».
(1951) Dans la foulée des activités reliées à l’Organisation des terrains de jeux (OTJ), à Montréal, le Centre Immaculée-Conception ouvre ses portes. Il offre aux jeunes la possibilité de pratiquer toute une panoplie de sports. La direction du centre est confiée au père Marcel de la Sablonnière qui s’implique depuis plusieurs années au sein de l’OTJ. Le père de la Sablonnière, qui n’a que 33 ans, travaillera avec acharnement tout au long de sa carrière afin d’offrir des activités sportives aux jeunes et à leurs familles.
En 1972, le centre comptera 9 000 membres et abritera une piscine, un gymnase, une garderie sportive et une garderie orientée vers l’éducation physique. En fréquentant le Centre Immaculée-Conception, les participants peuvent pratiquer une vingtaine d’activités sportives.
(1961) À peine un an après qu’il se soit retiré du hockey professionnel, Maurice Richard assiste à la première joute disputée dans l’aréna qui porte son nom. Environ 3 000 spectateurs assistent à cette occasion à une joute de hockey junior opposant des équipes de Drummondville et Montréal. Maurice Richard, qui est accompagné de sa famille, est présent pour effectuer la mise au jeu protocolaire. Il n’y a toutefois pas de grandes cérémonies puisque l’ouverture officielle est prévue pour le mois de janvier. L’aréna Maurice-Richard sera témoin de nombreuses rencontres sportives et de plusieurs événements à caractère culturels ou politiques.
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La Une
Voici le deuxième conte de Noël de 2023. Spécialement pour les grands au cœur d’enfant…
Pénitencier Bonsecours, 12 décembre. Le détenu Léopold me rapporte la cassette sur laquelle nous avons déjà fixé quelques-unes de ses interprétations au piano, l’année dernière. Nous y enregistrerons aujourd’hui les quatre œuvres sur lesquelles il travaille sans relâche depuis quelques mois et qu’il a l’intention de présenter aux examens de piano de Noël. Il tente, pour la première fois de sa vie, d’obtenir un diplôme de niveau Supérieur 1 dans l’une des grandes écoles de musique de la ville. Il ne reste plus que trois jours avant les évaluations.

Tout va pour le mieux lors de l’enregistrement et il s’en tire brillamment comme toujours. Bonne concentration, belles nuances, musicalité hors de l’ordinaire. Par contre, il manque un peu de vitesse et a buté, ce matin, sur sa gamme de mi bémol mineur mélodique, mais bon, l’examinatrice ne lui demandera probablement pas celle-là ! Quant à la vélocité insuffisante, l’expressivité et la profondeur compenseront. Quand Léopold joue du piano, il met son âme à nu. Non seulement sa musique chante, mais elle parle ! Et c’est cela qui m’impressionne tant, moi si habituée à entendre interpréter ces airs mécaniquement par des jeunes qui n’ont évidemment pas le même vécu derrière eux.
Une fois l’exécution terminée, il me présente une enveloppe déjà adressée.
– Puis-je te demander une faveur, Françoise ? Mettrais-tu la cassette à la poste pour moi ? Ici, en prison, on risque de prendre trop de temps pour l’envoyer. J’aimerais tellement que ma grand-mère, sur ses derniers jours aux soins palliatifs, m’entende jouer du piano avant de mourir. J’y chante aussi l’Ave Vermum. Je ne pourrais lui faire un plus beau cadeau de Noël. Son dernier Noël ici-bas…
– Mais oui, évidemment ! Veux-tu ajouter un message avant de partir ?
– Non !
Ce « non » solide et déterminé me surprend. À n’en pas douter, cette cassette porte secrètement un message de paix et une tentative de réconciliation avec une grand-mère déçue qui n’a jamais accepté de voir son petit-fils de quarante-cinq ans encore enfermé depuis des années dans une prison.
Bien sûr, une heure après mon départ du pénitencier, l’enveloppe est déjà en route pour le Bas-Saint-Laurent. Quant aux examens de piano, je me sens rassurée, Léopold vient de jouer sur la cassette avec une parfaite maîtrise. Et quelle sonorité ! De quoi obtenir les meilleures notes !
L’autre jour, j’ai bondi de ma chaise quand il m’a raconté sa dernière rencontre avec la psychologue du centre de détention.
– Elle m’a demandé si j’avais envisagé un échec éventuel lors de mes examens de piano.
– Quoi !!! Quand on veut gagner, on ne songe pas à l’échec, voyons donc ! Tu vas réussir, tu dois en être convaincu et avoir confiance. D’ailleurs, tu es prêt et tu as mis tous les efforts pour que ça marche. Faites-lui une grimace de ma part, à ta psy pessimiste.
J’ai regretté ma réponse par la suite, après mûre réflexion. La mise en garde de la psychologue a fait son bout de chemin dans mon esprit. Qui suis-je pour contredire son travail ? Moi, une simple professeure de piano bénévole qui n’y connaît rien en psychologie… Léopold mise énormément sur cet examen, je le sais, et il y va de son estime de soi. S’il fallait qu’il échoue, comment réagirait-il lui, l’être brisé, le prisonnier malheureux, lui, le trop sensible, lui, le vulnérable ? Je ne le montre pas mais, à partir de ce jour, je me sens inquiète. Pourquoi me suis-je embarquée dans cette galère ? Non, il ne doit pas rater l’examen…
Le matin fatidique, une tempête de neige paralyse toutes les routes de banlieue et les artères de la ville. Je pars une demi-heure à l’avance et arrive tout juste à huit heures au pénitencier, tel que prévu. Léopold, le visage blême, m’attend dans le vestibule vitré entre le hall d’entrée et la cour intérieure inaccessible aux visiteurs. Le gardien accompagnateur n’est pas encore arrivé, nous serons sûrement en retard. Je m’empresse d’obtenir du gardien en fonction la permission d’aller m’asseoir auprès de Léopold qui ne cesse de me faire des signes.
– Bonjour toi ! Alors on est prêt ! As-tu bien dormi ?
– Non, pas vraiment. J’ai reçu une mauvaise nouvelle, tard hier soir…
– Ah ! je suis désolée. Mais, ce matin, il faut oublier tout ça, mon ami. Cette journée s’avère importante pour toit et tu dois te concentrer là-dessus.
Léopold tient néanmoins à me préciser de quelle mauvaise nouvelle il s’agit.
– La semaine prochaine, je devais chanter l’Agnus Dei avec un type à la messe de Noël du pénitencier. Hier après-midi, nous avions une répétition avec la chorale. Marc, le gars avec qui je chante en solo, ne s’est pas présenté. On l’a fait appeler au micro mais il n’a pas répondu. Tout le monde a pensé qu’il avait oublié, ou encore qu’il ne se sentait pas bien. À l’heure du souper, toutes les activités ont été curieusement suspendues et on nous a gardé enfermés dans nos cellules toute la soirée. À onze heures, la nouvelle a fait le tour des wings : Marc a été trouvé pendu dans sa cellule au cours de l’après-midi.
– Ah ! mon Dieu ! Quelle horreur et quelle tristesse !
– Ce matin, Françoise, je vais jouer pour lui à l’examen…
Un peu plus et je me mettrais à pleurer. Comme la journée commence mal ! Nous décollons enfin en direction de la ville. Dans la voiture, le gardien et Léopold se montrent peu loquaces. J’essaye en vain de parler de tout et de rien, de m’exclamer sur les paysages féériques, de rire plus fort qu’il ne le faudrait. Une fois à destination avec plus d’une heure de retard, je me sens dans mes petits souliers.
La directrice nous accueille avec gentillesse et nous prête un studio. Comme convenu, afin que Léopold puisse s’adapter pendant quelques minutes au toucher du piano, lui qui travaille depuis des mois sur un petit clavier électronique installé dans sa cellule. Elle reviendra plus tard pour l’examen. Bravement, mon élève s’installe devant l’instrument et attaque son étude d’un mouvement ultra rapide et martelé. Il bute sur les premières mesures, se fourvoie une fois, deux fois, cinq fois, dix fois. Je vois bien que, trop énervé, il est devenu incapable de jouer. Piteusement, j’entrevois la dégringolade. C’est foutu, il n’y arrivera pas. Vers quelle déconfiture ai-je entraîné ce pauvre bonhomme ? Dans ma tête, je devine le regard sarcastique de la psy.
Je pousse un long soupir et, doucement, je pose une main tremblante sur l’épaule du pianiste pendant qu’il s’acharne toujours sur ses quatre doubles croches.
– Léopold, calme-toi. Il ne s’agit pas en ce moment, d’une question de vie ou de mort. Ne pense qu’à la musique. Une musique que tu adores… Oublie le reste de l’existence, imagine-toi seul dans ta cellule et joue ta sonate de Mozart comme tu aimes tant l’entendre. Écoute comme elle est belle sur ce piano. Laisse-toi aller, tu es capable, j’en suis convaincue. Et n’oublie pas : tu joues pour ton ami Marc. Et pour ta grand-mère. Pour toi surtout…
Je n’ose ajouter « et pour moi », car de présenter un détenu à l’école de musique où je suis affiliée représente un puissant défi pour moi. Enfin, les notes se mettent à s’enfiler les unes à la suite des autres comme un merveilleux collier de perles. Porteuses d’émotions, elle deviennent coulantes, chantantes, elles dessinent des arabesques dans le silence étouffant du studio. Je reconnais enfin mon bon élève. En quelques secondes, il réussit à m’emporter dans une autre sphère, plus loin et plus haut que ce studio, là où la musique existe à l’état pur, avec son intensité et les états d’âme qu’elle porte. Bach, Mozart, Chopin… Ils sont ici avec lui, avec nous. Je respire, Léopold va gagner la partie.
Il gagne en effet, quelques instants plus tard, quand je vois la directrice de l’école, qui joue le rôle d’examinatrice ce matin, fermer les yeux et se laisser bercer pendant un long moment sans plus considérer les partitions. C’est ça, Léopold, emporte-la, drogue-la, elle aussi, avec ta musique issue directement de ton cœur !
À la fin, je ne peux m’empêcher de battre des mains tant je suis contente… et soulagée ! L’examinatrice a également repris ses esprits :
– Monsieur, je ne peux vous allouer 100 pour cent ni 90 pour cent à cause d’un peu trop de lenteur mais pour le reste, vous avez fait un excellent travail. Je vous félicite et vous encourage à continuer. Voilà une belle réussite.
Quelqu’un a-t-il remarqué que j’ai des ailes en sortant de l’école de musique ? J’aurais le goût de sauter au cou de Léopold. Jamais je ne l’ai vu aussi souriant et détendu. Quelle belle victoire à savourer !
De retour au pénitencier, mon prisonnier me gratifie d’un baiser sur la joue en me murmurant à l’oreille :
– Tu sais, Françoise, tu n’as pas idée du grand changement que tu as apporté dans ma vie. Tu as fait toute une différence, tu m’as fait connaître la fierté. Rien ne sera jamais plus pareil.
Il ne se doute pas, le coquin, qu’il vient de me donner mon plus beau cadeau de Noël. C’est fou comme j’aurais le goût de m’agenouiller là, dans la neige, et de dire merci à la vie pour une telle joie.
La semaine prochaine, dernier cours avant le congé des Fêtes je vais apporter des duos de Noël. Lui et un autre de mes élèves, lui aussi détenu et lui aussi bon musicien, devraient parvenir à les jouer et y trouver du plaisir. On va rire. Et je vais demander aux autres de chanter. Avec le café qu’ils ne manqueront pas de préparer et les biscuits dissimulés en douce dans mon sac, ça nous fera une belle petite fête de Noël.
Note de l’auteure : Cet événement, que je n’oublierai jamais, a réellement eu lieu et tout s’est passé exactement de cette manière (voir : Mon cri pour toi)
Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.
342e jour de l’année
Vendredi, 8 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE DE L’IMMACULÉE CONCEPTION (Catholique)

En souvenir de…
JOHN LENNON 1940-1980 – Auteur-compositeur-interprète, guitariste, écrivain, dessinateur, militant pacifiste et fondateur du groupe « The Beatles ».

Une année de plus sur le chemin de la vie…
Jean-Yves Marquis
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 17 NOUVEL AN : 24
Pensée et citation du jour…
Ceux qui ont le pouvoir, n’ont pas toujours la sagesse de gouverner.
Carly
Ça s’est passé un 8 décembre…
(1969) Charles Manson est inculpé du meurtre de l’actrice Sharon Tate et de quatre autres personnes le 9 août à la Villa Polanski, en même temps que cinq de ses ‘disciples’: Charles Watson, Patricia Krenwinkel, Susan Atkins, Linda Kasabian et Leslie Sankston.
(1980) Alors qu’il s’apprête à entrer dans son appartement de New York en compagnie de son épouse Yoko Ono, John Lennon est blessé mortellement à coups de revolver par un Américain de 25 ans, Mark David Chapman, à qui il a signé un autographe quelques instants auparavant. Idole des années 60, l’ex-Beatles vient d’avoir 40 ans. En 1991, un prix Grammy (équivalent aux Victoires de la musique) lui a été remis à titre d’hommage posthume pour sa carrière exceptionnelle.
(2001) La campagne « Le Train des fêtes » du Chemin de fer Canadien Pacifique s’est amorcée vendredi à Montréal. Le convoi, décoré de 8 000 lumières, effectuera un parcours de 6 000 kilomètres jusqu’en Colombie-Britannique. La population est invitée à venir voir le train et faire des dons aux banques alimentaires. Une nouveauté cette année: deux trains font aussi une tournée aux États-Unis. Il y a deux ans, « le Train des fêtes » a permis de récolter plus de 500 000 dollars et 18 tonnes de nourriture.
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