Pif, Paf et Pouf

La Une

Voici le cinquième conte de Noël de 2023, spécialement pour les petits au cœur d’ange…

Cette semaine-là, dans son atelier de jouets, le père Noël était fort affairé. Avec ses lutins, il s’occupait des derniers préparatifs pour la fête de Noël.

Du matin jusqu’au soir, on entendait la scie et les coups de marteau résonner dans tout le pôle Nord. Pif et Paf déposaient les jouets terminés dans des boîtes, et Pouf était en charge d’envelopper les paquets dans du beau papier aux couleurs vives. Puis, il collait une étiquette avec le nom d’un enfant sage en tenant compte de la liste de cadeaux envoyée par chacun des enfants de la terre.

Il devait faire bien attention pour ne pas se tromper de nom. Le père Noël, quant à lui, avec ses bras très forts, empilait les boîtes et les sacs avant de les déposer dans son traîneau tout décoré pour Noël. Quand il vit la tonne de surprises et de gâteries qu’ils allaient bientôt distribuer dans les maisons, il s’exclama :

– Ho ! Ho ! Ho ! Comme il y a beaucoup d’enfants sages, cette année ! Je pense que les tout-petits seront très contents des cadeaux que je vais leur apporter. Ho ! Ho ! Ho !

Le grand rire du père Noël explosait dans tout le ciel, et les lutins, malgré leur grande fatigue, riaient avec lui.

Puis, un beau jour, ce fut enfin la veille de Noël. On était prêt, il ne restait plus qu’à s’assurer que toutes les étrennes se trouvaient bien dans le traîneau. Déjà, on avait attelé le petit renne au nez rouge qui trépignait d’impatience de partir et de s’envoler au-dessus de la terre, dans la nuit étoilée.

Soudain, le lutin Pif s’arrêta net de travailler.

– Dis donc, Paf, sais-tu où se trouve Pouf ?

– Euh ! Non, non… Je le croyais avec toi.

– Ça alors ! Mais Pouf a disparu ! Je ne sais vraiment pas où il est.

Les deux lutins se mirent à crier ensemble pour appeler leur ami.

– Pouf ! Pouf ! Où es-tu ? Pouf ! Réponds-nous !

Mais ils n’entendaient rien. Personne ne répondait à leur appel. Les deux lutins fondirent en larmes. Le père Noël, attiré par leurs cris, vint les trouver aussitôt.

– Que se passe-t-il donc, mes amis ?

– Père Noël, père Noël, on a perdu Pouf !

– Ah non ! Juste au moment où on s’apprête à partir !

Ils cherchèrent partout, dans tous les recoins de l’atelier, dans le fond du traîneau, derrière les bancs de neige, partout. Pas de Pouf ! Inquiet, le père Noël tripotait sa barbe en regardant l’heure.

– Il est temps, mes amis. Venez ! On cherchera Pouf demain matin.

– Oh ! non, père Noël, on ne peut pas s’en aller sans notre ami Pouf, voyons !

– Je suis désolé, mais il faut décoller. Les enfants de la terre nous attendent, il est presque minuit. Allons ! Préparez-vous, le départ est dans cinq minutes.

Pif et Paf se remirent à pleurer. Ils ne voulaient pas abandonner leur ami tout seul dans le pôle Nord pour la nuit de Noël, Mais le père Noël les rassura.

– Ne vous en faites donc pas, les enfants. Je vais avertir la fée des Étoiles. Elle va continuer à le chercher, et elle s’occupera de lui en attendant notre retour. Allons ! Un peu de courage. Venez !

Ils partirent donc en vitesse, dans un grand fracas de clochettes joyeuses. Mais le père Noël ne riait plus, et Pif et Paf avaient le cœur serré par l’inquiétude. Qu’était-il donc arrivé à Pouf ?

Ils travaillèrent très fort durant toute la nuit, s’arrêtant au-dessus de chaque demeure pour déposer les cadeaux de Noël au pied de l’arbre. Quand le matin se pointa, il ne restait plus dans le traîneau qu’une seule boîte à livrer dans une maison située au bout d’un chemin de campagne. Ensuite, ils retourneraient au pôle Nord.

– C’est drôle, dit Paf, on dirait que j’entends un petit bruit quelque part. Comme le roulement d’un moteur.

– Moi aussi, renchérit Pif, j’entends ce bruit. On dirait qu’il provient du dernier cadeau qui reste au fond du traîneau. Je me demande ce que c’est.

Le père Noël bondit sur ses pieds pour vérifier l’étiquette.

– Il n’y a pas de moteur dans cette boîte. Elle contient on ourson destiné à une fillette. Et un ourson de peluche, ça ne peut pas émettre le bruit d’un moteur. Mais cela m’intrigue. Je vais vérifier.

Le père Noël tira sur les guides et demanda au petit renne au nez rouge de s’arrêter un instant sur le bout d’un nuage.

– Venez m’aider les enfants, nous allons bien voir ce qu’il y a dans ce paquet et d’où provient ce bruit mystérieux.

Doucement, ils défirent l’emballage et ouvrirent le cadeau en retenant leur souffle. Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir leur ami Pouf endormi dans les bras de l’ourson au fond de la boîte. C’était lui qui ronflait comme une locomotive.

– Ah ! ça alors ! Le petit coquin a dû s’endormir sous l’ourson. Nous l’avons emballé Sans nous apercevoir de sa présence. Tu parles d’une histoire !

– C’est ta faute, Pif !

– Non, c’est la tienne, Paf !

– Cessez de vous disputer les amis ! Tout est bien qui finit bien ! Dépêchons-nous plutôt d’aller porter notre dernier cadeau et rentrons vite au pôle Nord. Je meurs de faim, moi.

– Croyez-vous père Noël, que la fée des Étoiles nous a préparé un bon chocolat chaud bien sucré ?

– Bien sûr ! Et avec des biscuits en pain d’épices. Je suis certain qu’elle nous attend pour nous entendre raconter nos aventures. Ho ! Ho ! Ho !

Ils réveillèrent Pouf, qui ne s’était aperçu de rien et n’en revenait pas de se réveiller en plein ciel, enfermé dans un cadeau au fond du traîneau du père Noël,

Ce matin-là, quand le soleil apparut à l’horizon, ceux qui se levèrent tôt purent entendre le grand rire du père Noël et de ses trois lutins résonner longtemps dans le beau ciel bleu de ce mémorable jour de Noël.

Ho ! Ho ! Ho ! À l’an prochain, mes amis, et… n’oubliez pas de rester sages !

NDLR : Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2024, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre cœur d’enfant.

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


357e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU JAPON


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Lise BonhommeJean-Noël Quimper

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 2     NOUVEL AN :


Pensée et citation du jour…

Qui vit en paix avec lui-même, vit en paix avec l’univers.

Marc-Aurèle


Ça s’est passé un 23 décembre…

(1947) Invention du transistor.

(1977) Adoption de la loi sur l’assurance automobile de la ministre Lise Payette.

(2013) La longue bataille judiciaire que mène Claude Robinson pour faire respecter ses droits d’auteur est terminée: la Cour suprême du Canada ordonne à un consortium de maisons de production, composé notamment de Cinar et France Animation, de lui octroyer l’équivalent de quatre millions de dollars pour lui avoir volé l’idée originale qui a mené à la production de la série télévisée Robinson Sucroë.

Dans un jugement unanime, le plus haut tribunal du pays ordonne aussi aux parties défenderesses de payer la totalité des frais, soit 1,5 million de dollars, que M. Robinson a encourus en portant sa cause devant la Cour supérieure. L’auteur obtiendra aussi un remboursement partiel de ses frais juridiques encourus devant la Cour d’appel et la Cour suprême. Des frais d’intérêts seront aussi imposés à ces montants.

Ce jugement historique met fin à une bataille de 18 ans de M. Robinson devant les tribunaux. Il confirme aussi les décisions des tribunaux inférieurs à savoir que les entreprises citées ont plagié son oeuvre originale, Robinson Curiosité, pour produire leur série télévisée, Robinson Sucroë.


C’est bon ou pas ?

La une

Bien des craintes en lien avec la santé relèvent d’idées reçues. À tort ou à raison, voici quelques questions-réponses d’experts.

UTILISER LE RESTE DE SA CRÈME SOLAIRE DE L’AN DERNIER

Ce n’est pas mal. Si la date d’expiration n’est pas dépassée et si la texture, la couleur et l’odeur n’ont pas changé, il n’y a aucun problème à utiliser le reste de sa crème solaire.

La date est expirée ? « En général, il est préférable de respecter la date de péremption, mentionne le dermatologue Joël Claveau. Mais la règle n’est pas absolue. Contrairement aux aliments, l’écran solaire ne se dégrade pas en quelques jours. En principe, un produit dont la date est expirée depuis moins de 4 à 6 mois devrait être encore bon s’il a été conservé dans des conditions adéquates, c’est-à-dire dans un endroit sec, à la température ambiante et à l’abri de la lumière. »

Exposer le produit à des températures élevées – par exemple, au soleil à la plage ou dans le coffre à gants de l’auto – accélère la dégradation des composants. De très grandes variations dans le taux d’humidité ne sont pas super non plus. Si c’est le cas, mieux vaut se fier à la date de péremption pour éviter les coups de soleil.

Pour avoir l’esprit tranquille, il est aussi important de miser sur un écran solaire à large spectre, associant des filtres UVA et UVB, et arborant le logo de l’Association canadienne de dermatologie.

Et on ne lésine pas sur la qualité. « S’il reste de la crème solaire de l’année dernière, c’est qu’on n’en a probablement pas appliqué suffisamment, affirme le Dr Claveau. Des études montrent que les gens mettent quatre fois moins de produit qu’ils le devraient. »

LAVER SES CHEVEUX QUOTIDIENNEMENT

Ce n’est pas mal. Mais ce n’est pas pour autant idéal ! « Se laver les cheveux tous les jours risque de détruire le film hydrolipidique du cuir chevelu, dont le rôle est d’hydrater et de protéger, explique Alexandre Melançon, éducateur-coiffeur. Résultat : une sécheresse et une desquamation du cuir chevelu ainsi que des démangeaisons. »

Difficile de se passer d’un shampoing quotidien ? Alexandre Melançon recommande alors de traiter régulièrement son cuir chevelu avec des soins hydratants afin de reconstituer et de maintenir le fils hydrolipidique. La bonne fréquence de lavage de cheveux ? Aux deux ou trois jours.

UTILISER UN DENTIFRICE BLANCHISSANT QUOTIDIENNEMENT

C’est mauvais. Tous les dentifrices vendus sur le marché contiennent de légers abrasifs destinés à déloger les saletés, la plaque et certaines taches sur la surface des dents.

Les formules portant la mention « blanchissant » renferment plus d’agents abrasifs que les dentifrices ordinaires. Or, plus un dentifrice est abrasif, plus il est agressif et plus il risque de fragiliser la dentition.

« Un brossage quotidien avec un dentifrice très abrasif risque d’entraîner à la longue une usure de l’émail des dents, explique le Dr Félix Girard, dentiste et professeur agrégé à la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal.

Il peut également provoquer une récession gingivale chez les personnes ayant une fragilité au niveau des gencives et aggraver la sensibilité dentinaire. »

Par conséquent, il n’est généralement pas recommandé d’utiliser ce type de produit régulièrement. Mieux vaut s’en tenir à une utilisation ponctuelle.

Source : Jacqueline Simoneau, Revue Le Bel Âge, mai 2023, p49


356e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Francis Riendeau

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 3     NOUVEL AN : 10 


Pensée et citation du jour…

On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter.

Jean de la Fontaine


Ça s’est passé un 22 décembre…

(1950) Félix Leclerc se produit sur les planches du théâtre ABC à Paris, en première partie des Compagnons de la chanson. Son premier contrat de chansonnier, qui lui avait été proposé par l’impresario Jacques Canetti, devait durer trois semaines. Mais Leclerc chantera pendant 14 mois au cabaret de Canetti, « Aux trois baudets ». Cet engagement sera suivi de deux ans de tournées en France, en Europe et au Moyen-Orient.

(1969) Le maire Jean Drapeau, avait instaurée cette pratique, surnommée « la loterie du maire », en mai 1968. Cette « taxe volontaire » permettait de participer à des tirages, et Montréal aurait recueilli ainsi plus de 17 millions de dollars en recettes brutes. Le gouvernement québécois, l’ayant déclarée illégale, approuvera en janvier 1970 la loi sur la création de Loto-Québec.

(1988) L’Assemblée nationale du Québec adopte la loi 178 concernant l’interdiction de l’anglais dans l’affichage commercial au Québec. Ah,! Ah ! Ah ! La grosse farce…


Savoir se taire au bon moment n’est pas donné à tout le monde

La Une

Ainsi donc, la mairesse-sourire de Montréal appuie les 460 000 grévistes du front commun syndical en santé et en éducation, et les encourage même à continuer le combat.

Je considère ça comme un geste maladroit auquel son statut de première dame de Montréal lui commande un devoir de réserve. Mais, avec Valérie, on peut s’attendre à tout.

On constate bien que se la fermer quelquefois ne fait pas partie de ses qualités et pire encore, ça pourrait facilement lui retomber sur le nez. Elle a droit à son opinion, certes, mais cet aveu en faveur des grévistes l’amène à en faire une lutte des femmes. Oups ! Val… À ma connaissance, il y a également beaucoup d’hommes parmi ces travailleurs et même des non-genrés.

SES PROPRES EMPLOYÉS SYNDIQUÉS

Son intervention aura pour effet d’alimenter ses propres employés municipaux, tous syndiqués, qui s’attendront à ce qu’elle soit plus conciliante au moment du renouvellement de leurs conventions collectives. Comment peut-elle justifier d’employer la ligne dure maintenant ? Soyez assurés que les syndicats à la Ville de Montréal en ont pris bonne note et pourraient bien s’en prévaloir comme riposte lors d’un prochain conflit de travail.

Qui ne se rappelle pas les combats épiques avec les propres cols bleus…

« On va régler facilement… Valérie sera de notre bord… elle est tellement conciliante ! », diront-ils probablement.

ET LE GOUVERNEMENT

Elle a également écorché le gouvernement actuel en prenant position pour les employés en grève. Je la vois très mal continuer de quémander de l’aide et des subventions au gouvernement actuel, après un tel affront. Ils vont l’attendre au tournant. Ne mords pas la main qui te nourrit, ne dit-on pas !

Valérie Plante a droit de penser ce qu’elle veut, mais elle doit se garder une petite gêne quant à son intervention dans ce conflit, étant elle-même cheffe d’un gouvernement municipal.

À ce que j’ai vu et entendu, elle ne maîtrise pas totalement encore l’occasion de se la fermer.


355e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DE L’ORGASME


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Josée Latendresse

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 4     NOUVEL AN : 11 


Pensée et citation du jour…

Le bonheur est l’art de faire un bouquet avec les fleurs qui sont à notre portée.

Brigitte Gervais


Ça s’est passé un 21 décembre…

(1838) 12 patriotes capturés par les forces britanniques dirigées par Colborne à la suite de combats dans le sud de la province sont pendus à la prison de Montréal, à l’angle des actuelles rues Notre-Dame et de Lorimier. Un monument à leur mémoire y est érigé.

(1913) Une grille de mots croisés, tels que nous les connaissons de nos jours, est publiée dans le quotidien « New York World ». Son concepteur, Arthur Wynne de Liverpool, s’est inspiré de ses souvenirs d’enfance à l’époque victorienne, alors qu’il s’adonnait à un jeu appelé « Magic Square« . Le succès est tel qu’au début des années 20 tous les grands journaux américains auront adopté la formule.

(1978) C’est le 21 décembre 1977 que l’Assemblée nationale du Québec adopte le projet de loi 67 instituant la réforme Payette de l’assurance-automobile qui entrera en vigueur le 1 mars 1978. Une forte résistance s’est organisée contre ce nouveau régime, notamment de la part des assureurs et de l’opposition libérale.


Un pan de notre histoire : Chez Eaton, le père Noël arrive avant le 25 décembre

La Une

Historiquement, le début des célébrations du temps des Fêtes commence par l’arrivée du père Noël, mais pas par la cheminée, non, dans un magnifique char-traîneau circulant dans un grand défilé. Cette belle tradition qui a lieu quelques semaines avant Noël perdure depuis au moins 100 ans.

Saviez-vous qu’il existe un lien entre Timothy Eaton et le père Noël ? Timothy Eaton a fondé en Ontario la T. Eaton Company, deux ans après la naissance du Dominion du Canada, soit en 1869. Il a ouvert un premier magasin à Toronto.

Il a aussi transformé les habitudes de consommation dans les grands commerces en affichant des prix fixes, en obligeant les acheteurs à payer comptant et en innovant avec un ingénieux système de remboursement pour les clients insatisfaits.

Aussi, c’est lui, Timothy Eaton, qui, en décembre 1905, a imaginé l’arrivée précoce du père Noël en ville dans une grande mise en scène. Pas au Québec, en Ontario, devant son magasin Eaton de Toronto.

Ici, au Québec, il faut attendre une bonne vingtaine d’années avant que les enfants de Montréal puissent voir défiler le vieil homme à la barbe blanche sur la rue Sainte-Catherine.

LA RUE SAINTE-CATHERINE

L’histoire de cette artère débute bien humblement, il y a plus de 250 ans. C’était au départ un simple chemin de campagne dans le faubourg Saint-Laurent, qui s’est étendu au fil de l’histoire sur une distance qui maintenant est de plus de 11 km.

Le premier tronçon a pris naissance à proximité du chemin Saint-Laurent. Si le boulevard Saint-Laurent actuel divise la ville en deux, on peut dire que le rue Sainte-Catherine a été, avec le temps, un lieu de rassemblement pour les citoyens de Montréal.

La Sainte-Catherine s’est développée au rythme de la croissance urbaine montréalaise, avec ses moments de gloire, mais aussi ses jours plus sombres.

Vers 1870, quand Montréal est devenu le berceau de la révolution industrielle au pays, sa population était évaluée à un peu plus de 100 000 habitants. Le commerce de détail montréalais était alors en pleine expansion. C’est dans ce contexte que la rue Sainte-Catherine s’est transformée en paradis du magasinage.

Des « cathédrales du commerce », comme les appelait Émile Zola, ont poussé rapidement. Ces boutiques flamboyantes ont fait la réputation de l’artère commerciale. Les grandes bannières comme Morgan, Murphy, Ogilvy, Goodwin, Simpson, Dupuis Frères, Henry Birks, Archambault, Eaton et La Baie ont donné du prestige à l’endroit et ont forgé une partie de l’identité du nouveau centre-ville de l’époque.

EATON SAISIT L’OCCASION

En 1925, la T. Eaton Company a pris racine au Québec en achetant la bannière Goodwin, un grand magasin sur la rue Sainte-Catherine. Puis, l’entreprise a transformé l’espace tout doucement, section par section, pour en faire un réel Eaton. Une fois le réaménagement complété, l’endroit était d’une grande élégance. Il comptait six étages de plus, d’autres se sont ajoutés au début des années 30.

L’expérience client chez Eaton était sans commune mesure pour l’époque : éclairage éclatant, grandes allées, nombreux ascenseurs modernes. L’Île-de-France, magnifique restaurant de style Art déco conçu par l’architecte Jacques Carlu, attirait une forte clientèle au neuvième étage.

Le nom Eaton était si populaire au Québec au début des années 30 qu’on raconte que Timothy Eaton était plus connu que le premier ministre. D’ailleurs, qui était premier ministre du Québec en 1930 ? (Réponse, c’est Louis-Alexandre Taschereau.)

Les dirigeants du magasin Eaton maîtrisaient bien l’art de la stratégie du marketing. Ils ne se sont pas gênés pour sortir le bon vieux père Noël de sa maison au pôle Nord et le faire apparaître avant la nuit du 25 décembre.

LE GRAND DÉFILÉ DE NOËL

Pour animer l’événement lors des premiers défilés, il n’y avait que le personnage du père Noël qui paradait au centre-ville. L’idée, c’était d’attirer les familles dans le magasin. Certaines années, en plus du défilé, Eaton invitait les enfants à se promener en train miniature à travers un univers imaginaire à l’intérieur du magasin, évidemment à l’étage des jouets.

Comme le défilé attirait de plus en plus de gens au fil des années, les organisateurs ont imaginé un plus grand événement avec des chars thématiques, une fée, des lutins, des personnages costumés et colorés ainsi que des milliers d’enfants souriants pour égayer la parade de Noël.

Pour s’assurer de la réussite de l’opération charme, le magasin Eaton orchestrait toute l’activité, payait les dépenses et confectionnait les costumes.

Au plus fort de sa popularité, au tournant des années 50-60, le défilé de Noël de Montréal était diffusé à la télévision et rassemblait au moins 11 000 enfants figurants.

LE PARADIS DU MAGANISAGE

Dès le début de décembre, les Québécois venaient régulièrement d’aussi loin que l’Abitibi ou de Trois-Rivières pour leurs achats de Noël sur la Sainte-Catherine. Ces milliers d’acheteurs profitaient souvent de l’arrivée du père Noël pour découvrir les belles vitrines décorées pour séduire les clients, particulièrement celles de la Maison Ogilvy. Il faut se rappeler que chaque année depuis 1947, les vitrines mécaniques du magasin Ogilvy sur la rue Sainte-Catherine attiraient les curieux et faisaient rêver les amoureux de Noël.

Les décors de ses vitrines étaient conçus spécifiquement par le célèbre fabricant de jouets allemand Steiff. Ces mises en scène mécaniques plongeaient les petits et les grands dans un décor bavarois au milieu d’une multitude de magnifiques animaux confectionnés à la main un par un.

L’ESPRIT DE NOËL

Pendant que les parents couraient les bras chargés de paquets dans ce labyrinthe de la consommation à l’ombre des grands magasins, les enfants, quant à eux, attendaient avec impatience les yeux rivés sur la rue. Ils étaient principalement venus voir le vrai père Noël et son défilé.

Les plus petits étaient juchés sur les épaules des plus grands et les autres se contorsionnaient pour obtenir le meilleur point de vue.

Imaginez les cris de joie qui résonnaient jusque dans le Vieux-Montréal à la vue de ce gros monsieur à la longue barbe blanche avec son immense poche remplie de cadeaux circulant dans son traîneau tiré par de sympathiques rennes.

Tout était pensé pour rendre les enfants heureux. On leur offrait de petits cadeaux, des biscuits et du chocolat chaud.

On peut dire que la traditionnelle parade du père Noël a contribué au succès de l’entreprise Eaton. À la fin des années 1960, le célèbre grand magasin employait plus de 5000 personnes, et 30 000 clients franchissaient ses portes tournantes chaque jour.

Si l’ouverture des centres commerciaux a provoqué la fermeture de la chaîne de magasins Eaton en 1999, on peut dire que la tradition du défilé du père Noël de Timothy Eaton, elle, est bien enracinée.

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 16 décembre 2023, p68


354e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA SOLIDARITÉ HUMAINE


Décompte…

NOËL : 5     NOUVEL AN : 12 


Pensée et citation du jour…

Mon rêve : mourir jeune à un âge avancé.

Henri Jeanson


Ça s’est passé un 20 décembre…

(1973) Une des grandes vedettes du rock des années 60, Bobby Darin né le 14 mai 1936, succombe à une crise cardiaque. On compte parmi ses grands succès des titres tels « Splish Splash », « Queen Of The Hop », « Dream Lover », « Beyond The Sea », « Things », et surtout son impérissable enregistrement de « Mack The Knife », resté neuf semaines en tête du classement Billboard en 1959. Il a été marié à l’actrice Sandra Dee de 1960 à 1967.

(1977) Guy Lafleur du Canadien est choisi l’athlète masculin par excellence de l’année. De 1974 à 1980, le numéro 10 connaît six saisons de plus de 50 buts et de plus de 100 points. Il remporte trois championnats des marqueurs (1976, 1977, 1978) et aide son équipe à gagner cinq Coupes Stanley, dont quatre de suite.

(1990) Après la fin de ses audiences, la commission Bélanger-Campeau présente son rapport le 27 mars 1991. Elle recommande la tenue d’un référendum sur la souveraineté au Québec d’ici le mois d’octobre si la province ne reçoit pas une offre acceptable du Canada.


Bien recevoir sans stress

La Une

Madame Chasse-Taches ne manque pas d’idées pour recevoir en cette période de réjouissances. Voici qu’elle nous partage ses 7 astuces pour réussir vos réceptions des Fêtes.

1- Vous aurez besoin de beaucoup de glaçons pour les boissons et le punch. Donc 48 heures avant la réception, fabriquez de beaux glaçons avec de l’eau bouillie afin qu’ils soient bien clairs. Vous pouvez y ajouter un petit fruit, une feuille de menthe, une cerise, etc. Conservez les glaçons dans un bac au congélateur jusqu’au moment du service.

2- Le menu est déjà planifié, mais ne négligez pas de dresser une liste des plats à servir, la méthode de cuisson, la chaleur du four et les petites touches de dernière minute à apporter avant le dressage des plats afin de ne rien oublier dans la frénésie de la soirée.

3- Assurez-vous que les desserts soient prêts la veille de la réception. Les préparations sucrées se conservent bien au réfrigérateur et vous pouvez vous consacrer aux autres éléments du repas.

Dressez le plateau à fromage quelques heures avant la réception et n’oubliez pas de sortir le plateau du frigo une heure avant le service. Ajoutez-y quelques fruits séchés et des noix.

4- En étant bien organisée, vous limitez le stress. Déposez tous les aliments à réchauffer dans les casseroles et les poêlons sur la cuisinière afin d’éviter les manipulations de dernière minute.

5- Si vous avez oublié de placer les bougies au congélateur afin de vous assurer que la cire ne coule pas sur la nappe, remédiez au problème en saupoudrant quelques grains de sel autour de la mèche. Elles brûleront plus lentement sans aucun dégât.

6- La cuisson de la dinde est terminée trop tôt ? Pas de problème ! Couvrez-la de papier d’aluminium et attendez 30 minutes avant de la trancher. Elle sera plus juteuse.

7- Le buffet demeure la méthode la plus simple pour recevoir la famille. Chacun apporte un plat, mange à sa faim et surtout il n’y a pas de gaspillage dans l’assiette puisque chaque invité se sert à sa guise. Soyez généreux… mais pas trop ! Une multitude de plats offre une trop grande quantité de nourriture.

Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, cahier CASA, 16 décembre 2023, p15


353e jour de l’année

En mémoire de…

ANTOINE DÉSILETS 1926-2019 – Photographe et auteur québécois récipiendaire de plusieurs distinctions.

GÉRARD POIRIER 1930-2021 – Comédien et metteur en scène québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Philippe Hudon

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 6     NOUVEL AN : 13 


Pensée et citation du jour…

Le bruit fait peu de bien, le bien fait peu de bruit.

Proverbe français


Ça s’est passé un 19 décembre…

(1956) Neuf chansons d’Elvis Presley se retrouvent en même temps sur le palmarès. Il faudra attendre en 1964, avec l’arrivée des Beatles, pour que cette marque soit surpassée.

(1997) Titanic, du réalisateur canadien James Cameron, le film qui allait devenir le plus rentable de l’histoire du cinéma prend l’affiche dans les cinémas américains. Leonardo DiCaprio et Kate wWnslet sont les vedettes de ce long-métrage. Céline Dion y interprète la chanson « My Heart Will Go On ».

(2000) Le controversé projet de loi 170 sur les fusions municipales est adopté à l’Assemblée nationale. Lucien Bouchard a dû suspendre les règles de procédure et imposer le bâillon pour paver la voie au regroupement d’une soixantaine de municipalités en cinq nouvelles à Montréal et sur la Rive-Sud, dans l’Outaouais et dans la région de Québec. Un comité de transition assurera la bonne marche de la fusion jusqu’en janvier 2002.


Blanche

La Une

Voici le quatrième conte de Noël de 2023, spécialement pour les grands au cœur d’enfant…

Juliette avait seize ans lorsqu’elle s’aperçut qu’elle attendait un bébé. À cette époque, dans les années 1920, tomber enceinte hors du mariage s’avérait dramatique. Non seulement on montrait les filles-mères du doigt, mais on les rejetait en traitant leur enfant de bâtard. Le père du bébé était un jeune garçon de dix-sept ans de qui Juliette était tombée amoureuse. Jamais il ne voulut admettre sa responsabilité.

Déroutée et affolée, Juliette pleura longuement en secret avant de se décider à en parler à sa mère qui entra dans une grande colère. Veuve depuis la fin de la guerre, la femme tenait tant bien que mal une petite auberge dans le village de Saint-Espoir tout en élevant ses six enfants. Il n’y avait pas de place pour un autre bébé, ni dans sa maison ni dans sa vie, et surtout pas dans l’existence de sa fille. Elle n’avait qu’à bien se tenir, la vilaine !

– Va-t’en, espèce de dévergondée ! Tu es la honte de la famille ! Je ne veux pas que tes frères et tes sœurs, et encore moins les clients de l’auberge, te voient dans cet état déshonorant. Hors d’ici ! Et ne revient plus !

La voisine offrit de mener Juliette chez un lointain ami qui savait, paraît-il, effectuer des avortements. La jeune fille refusa net.

– Jamais je ne laisserai quelqu’un tuer mon enfant ! Mon bébé, je le garde !

Cette nuit-là, elle ramassa rapidement quelques vêtements, les fourra dans un sac et quitta la maison à pas de loup. Mais où aller ? Qui pourrait l’aider ? À trois heures du matin, les rues du village étaient désertes. Juliette erra sans but en se demandant bien ce qui allait advenir. Il ne se trouvait donc personne pour l’aider ? Finalement, épuisée, elle s’assit sur un banc de la place publique, juste en face du presbytère, et elle se mit à prier en silence.

Aux premières heures de l’aube, elle entendit soudain un bruit du côté de l’église. Monsieur le curé, qui déverrouillait les portes en prévision de la première messe du matin, sursauta en apercevant la jeune fille recroquevillée sur son banc.

– Juliette ? Que fais-tu là, à cette heure ?

Elle pleurait tellement qu’elle n’arrivait pas à prononcer un mot. Le vieux curé mit son bras autour de ses épaules et la mena gentiment au presbytère. Il écouta religieusement la terrible histoire qu’elle lui raconta, entrecoupés de sanglots, et il tenta de la consoler.

– Allons, allons, ma grande, la fin du monde n’est pas arrivée ! Je vais t’aider, moi ! Je connais un endroit où on t’accueillera et où on prendra soin de toi jusqu’à la fin de ta grossesse. Tu décideras alors si tu veux t’occuper de l’enfant ou le laisser en adoption. Je me charge de parler à ta mère. Ça te va ?

Juliette acquiesça d’un signe de tête. Elle n’avait pas le choix.

Les mois passèrent et son ventre devint un énorme ballon. Souvent, elle parlais à son bébé : « Jamais je ne t’abandonnerai à des étrangers, je t’aime trop pour cela… » Pas une seule fois sa mère ne vint la visiter dans cette institution pour filles-mères. Seul le curé se pointait fidèlement, chaque semaine, en lui apportant des friandises.

Une adorable petite fille, frêle et menue, vint au monde au milieu de décembre, au lendemain d’une tempête. Juliette décida de l’appeler Blanche. Ce prénom, s’il lui rappelait joliment l’innocence et évoquait aussi la neige qui tombait quand le curé l’avait secourue, cette neige, symbole de pardon, qui efface tout, purifie tout, cette neige qui rend tout propre et immaculé. La nouvelle maman songeait avec amertume qu’elle n’aurait pas de place où aller à sa sortie de l’hôpital. Qui voudrait d’une mère célibataire de seize ans avec un enfant illégitime sur les bras ? Une dévoyée, une fille de mauvaise vie, une pécheresse, une vilaine fille-mère, voilà ce qu’elle était devenue !

– Ne t’en fais donc pas avec cela ma petite Juliette. Le bon Dieu t’a pardonné et il prendra soin de toi en temps et lieu, lui disait le curé pour la rassurer. En attendant, tu viendras vivre au presbytère avec l’enfant. Moi, je ne vais pas te laisser dans la rue.

Ce jour-là, en arrivant dans la maison du prêtre situé sur le côté de l’église, Juliette constata avec surprise que monsieur le curé hébergeait également un autre pensionnaire. Il s’agissait d’un homme d’une quarantaine d’années plutôt timide et réservé, mais dont le sourire paraissait le plus sincère du monde. Le curé fit les présentations.

– Juliette, je te présente Sylvain. Il habite ici pour quelque temps car, tout comme toi, il n’a pas de place où aller. Il vient de purger une peine de vingt ans de prison et, pour l’instant, personne ne veut l’embaucher et encore moins le loger ! En attendant de se caser, il demeure ici lui aussi.

Sans dire un mot, Sylvain monta à sa chambre et en redescendit aussitôt en portant dans ses bras un magnifique berceau en bois de pin.

– C’est pour vous, mademoiselle. La semaine dernière, quand le curé m’a annoncé l’arrivée d’une jeune mère avec son bébé, je l’ai fabriqué avec des bouts de planches trouvés dans le sous-sol du presbytère. Et puis voici des petites couvertures que j’ai découpées et cousues dans de vieux draps dont monsieur le curé ne se servait plus. Tout est bien propre, j’ai tout nettoyé. Vous avez un bel enfant, je vous félicite ! Si je peux vous être utile, ne vous gênez pas !

Juliette resta figée dans le silence tant elle se sentait émue.

Quelques jours passèrent. La petite Blanche se comportait en bébé calme et paisible et elle ne pleurait presque jamais. Juliette employait son temps à prendre soin de l’enfant et à lui fabriquer des vêtements sur la vieille machine à coudre trouvée au grenier. Récemment, monsieur le curé avait perdu sa servante et Juliette lui avait offert de s’occuper des repas et du ménage. Il avait accepté avec plaisir.

Sylvain, de son côté, rendait de menus services. Il voyait à nettoyer l’église et à remplir de bois le vieux poêle de fonte. Quant à monsieur le curé, il s’affairait aux préparatifs des festivités de Noël qui s’en venaient à grands pas : guignolée, paniers de Noël, chorale, crèche, messe de minuit, réveillon pour les pauvres… Il n’avait pas le temps, pour le moment, de réfléchir à l’avenir de ses deux pensionnaires.

Personne, dans la paroisse, ne se doutait qu’il donnait le gîte à un homme et une adolescente et son bébé. Cependant, un bon matin qu’il se trouvait seul dans son église, le saint homme prit tout de même le temps de s’agenouiller devant la crèche encore vide pour parler à Dieu de ses inquiétudes à leur sujet. Une idée lui vint alors qui le fit sourire…

Le 24 décembre arriva finalement. Cette nuit-là, de gros flocons de neige tombaient doucement sur le beau village de Saint-Espoir. Les paroissiens se dirigèrent allègrement vers l’église illuminée, les uns à pied, certains avec leur nouvelle automobile, d’autres en jolies carrioles, pour assister à la messe de minuit.

En pénétrant dans l’église, tous furent surpris de constater la disparition de la crèche traditionnelle. Ne restait qu’un berceau vide, grandeur nature, déposé au pied des sapins décorés de glaçons d’argent par les enfants de l’école. Cela intrigua tout le monde, évidemment. Seul monsieur le curé, accueillant ses paroissiens à la porte de l’église, ne semblait pas s’en être aperçu.

Quand minuit sonna, l’orgue et la chorale entonnèrent le beau Minuit Chrétiens !, suivi par toute l’assemblée. Une petite procession se mit solennellement en branle dans l’allée principale de l’église. Il y avait là le vieux prêtre resplendissant dans sa chasuble brodée d’or, suivi de ses quatre enfants de chœur tout mignons dans leur longue robe rouge recouverte d’un surplis de dentelle.

Puis, au grand étonnement de la foule, suivait par derrière une jeune fille au visage dissimulé sous un voile bleu, accompagnée d’un homme barbu qui se tenait la tête plus haut qu’il ne l’avait fait de toute sa vie. Ils portaient tous deux une chasuble d’une blancheur immaculée. Lui, avait entouré sa taille d’un large ceinturon brun et tenait à la main une longue canne taillée dans une branche d’arbre. Elle, serrait sur son cœur un bébé enveloppé dans une couverture de laine bleue. Le vieux chien du curé fermait la marche, tout content d’avoir, pour la première fois de sa vie, la permission de pénétrer dans l’église.

Le cortège se rendit à l’avent de la nef sous les regards ébahis. Les gens, croyant d’abord que la jeune fille tenait une poupée, sursautèrent en entendant geindre le bébé qu’elle déposa dans le berceau. L’homme s’empressa d’agiter le petit lit, et le bébé se rendormit aussitôt. Les deux personnages s’agenouillèrent alors devant l’enfant et le chien se coucha à leurs pieds.

La foule demeura bouche bée. Jamais personne n’avait vu, de sa vie, une crèche vivante. Dans cette paroisse éloignée, on s’était toujours contenté de personnages de plâtre entourant un Jésus de cire aux cheveux blonds bouclés. Toute l’assemblée resta debout, muette d’admiration, Quelle merveilleuse idée ! Pour un moment, on se serait cru véritablement à Bethléem. À part quelques reniflements d’émotion, on aurait pu entendre une mouche voler dans l’église.

Soudain, le cri d’un enfant d’une dizaine d’années retentit au milieu de la nef et déchira le silence.

– Maman ! Maman ! Regarde, c’est notre sœur, c’est Juliette ! Je la reconnais, c’est elle qui incarne la Sainte Vierge !

Tout le monde se mit à murmurer. Dieu du ciel ! Il s’agissait en effet de la fille de l’aubergiste, que personne n’avait pu identifier à cause de son voile. On vit alors une femme pauvrement vêtue s’avancer vers l’autel. Elle s’agenouilla en tremblant devant la crèche et plongea son regard embrouillé de larmes dans les yeux de la jeune fille.

– Mon enfant, mon enfant, qu’est-ce que je t’ai fait… Comment ai-je pu te renier et me montrer aussi méchante envers toi ? Me pardonneras-tu jamais ?

Sans prononcer une parole, Juliette souleva le bébé de son berceau et le déposa dans les bras de sa mère.

– Voilà ton cadeau de Noël, maman. Tu es maintenant grand-mère !

Au même moment, la foule, jusque-là silencieuse et profondément émue, témoin de ce miracle du pardon et de la réconciliation, se mit à applaudir chaudement. L’orgue s’en mêla et, l’espace d’un moment, on aurait cru que la clameur se faisait entendre à travers les champs jusqu’à des milles à la ronde.

Le prêtre ne fit pas de sermon, cette nuit-là. Il se contenta de préciser à ses paroissiens que la scène qui venait de se produire devant la crèche vivante devait suffire à les faire réfléchir. Il fallait tendre la main au lieu de jeter la pierre.

– Quant à Sylvain, ajouta-t-il, voici un homme rempli de bonne volonté. Il désire ardemment se racheter et réintégrer la société. Si jamais quelqu’un a du travail pour lui…

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que déjà, le propriétaire du magasin général se leva et offrit, là, au milieu de la foule, de lui donner sa chance et de le prendre à l’essai dès le surlendemain. Deux autres fermiers requirent également ses services. Quant au chien, il reçut tant de caresses qu’il resta longtemps convaincu que le paradis se trouvait vraiment à l’intérieur de l’église. Une seule personne semblait indifférente à ce brouhaha et recevait les mots d’admiration de tous en dormant effrontément à poings fermés : c’était le petit Jésus dont on oublia de s’enquérir du véritable nom.

Inutile de préciser que tous se montrèrent doublement pieux à la messe.

Une seule fois dans l’Histoire de l’Humanité, le petit Jésus se prénomma Blanche, l’espace d’une merveilleuse nuit de Noël…

Source : Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


352e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS

52e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE DIANE SAVARD ET PHILIPPE HUDON . NOCES DE TOURMALINE.


En souvenir de…

ALAIN BARRIÈRE 1935-2019 – Chanteur français à succès.

RENÉE MARTEL 1947-2021 – Chanteuse country québécoise.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Sylvain Nantel

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 7     NOUVEL AN : 14 


Pensée et citation du jour…

On se plaint souvent du manque de temps, alors que c’est tout simplement l’envie de prendre le temps qui nous manque.

Pierre Péladeau


Ça s’est passé un 18 décembre…

(1865) Par la ratification du 13e amendement à la Constitution, l’esclavage est officiellement aboli aux États-Unis. Voté par le Congrès en début d’année, le 13ème amendement de la Constitution américaine entre en application. Il stipule que « Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction ». L’émancipation des Noirs, proclamée par Abraham Lincoln en 1863, est offialisée malgré l’assassinat du président au mois d’avril.

(1968) Création du réseau des Universités du Québec. La Loi 88, adoptée le 14 décembre, permet de créer des Universités du Québec à Montréal, Trois-Rivières et Chicoutimi. Par après, s’ajouteront celles de Rimouski, Hull et Rouyn. Il s’agit d’un réseau d’universités publiques dont la naissance s’inscrit dans la vaste réforme des institutions d’enseignement en cours depuis le début de la Révolution tranquille.

Le 18 décembre l’Assemblée législative adopte la loi constituant les Universités du Québec. Plusieurs instituts se grefferont à ce réseau dont l’Institut Armand-Frappier, l’École nationale d’administration publique et l’Institut nationale de recherche scientifique. La Télé-Université est également liée à ce réseau. La création de ce réseau d’universités francophones, qui comprend l’Université du Québec à Montréal (UQAM), répond à une revendication de vieille date des milieux universitaires québécois.

(2000) Le chanteur Michael Jackson a été officiellement inculpé concernant les allégations d’abus sexuels sur un mineur. Le document a été déposé jeudi après-midi au tribunal de Santa Maria, en Californie.


Jadis, c’était le Nirvana

La Une

Dans son papier de mercredi dernier, Josée Legault, politologue, auteure et chroniqueuse politique, brossait dans le Journal de Montréal, le portrait de notre système de santé québécois à ses débuts, où enfin, les bons soins n’étaient plus l’affaire des riches. Tous les Québécois pouvaient bénéficier de soins de qualité. C’était une révolution médicale littéralement et les plus vieux s’en souviennent encore avec nostalgie.

C’est un texte que j’ai adoré et que je vous propose aujourd’hui…

***

LE TEMPS BÉNI OÙ NOTRE SYSTÈME PUBLIC DE SANTÉ FONCTIONNAIT VRAIMENT

Ma chronique de mardi sur la réforme mammouth de Christian Dubé en santé m’a valu plusieurs messages. Tous inquiets de la suite des choses. Une question, par contre, est surtout venue des plus jeunes.

Mme Legault, qu’ils me demandent, de quoi parlez-vous quand vous dites que les Québécois veulent retrouver ce qu’ils avaient comme services « avant les premières compressions sous Lucien Bouchard et les réformes de savants fous sous Philippe Couillard et Gaétan Barrette » ?

Sacrée bonne question. Alors, voici. Je suis née dans un quartier ouvrier avec la Révolution tranquille. J’ai donc connu les périodes d’avant et d’après la création, en 1970, par le gouvernement Bourassa, de notre régime universel et gratuit d’assurance maladie avec sa fameuse carte-soleil créée en 1976.

Avant 1970, même pauvres, on pouvait se faire soigner, fort bien d’ailleurs, à l’hôpital. Chez un médecin, ça dépendait s’il acceptait ou non de moins facturer ses services aux patients peu nantis.

Le nôtre facturait rarement ses services à ma mère. Il savait que ses moyens étaient limités et que ma sœur, qu’il soignait, avait en plus une déficience intellectuelle.

À partir de 1970, tout a changé. Pour le mieux. La suite ne fut pas parfaite, mais le réseau de santé, devenu public et gratuit, s’est mis à fonctionner nettement mieux, en fait, qu’aujourd’hui. Je vous raconte.

FACILE D’AVOIR UN RENDEZ-VOUS

Les Québécois qui voulaient avoir un médecin de famille en avaient un. Pour un rendez-vous, il suffisait d’appeler son bureau. Une gentille secrétaire, et non une boîte vocale, répondait.

Si c’était urgent, elle vous demandait de passer le jour même ou le lendemain. Sinon, au plus tard, la semaine suivante.

Oui, oui.

Pour des tests, le médecin envoyait une requête à l’hôpital. On était convoqué en quelques jours. Pas d’attente interminable ni de cliniques privées d’imagerie à grands frais.

Pour voir un spécialiste, le médecin de famille ou sa secrétaire téléphonait directement à son bureau pour un rendez-vous. Imaginez l’efficacité.

L’accès à un médecin de famille étant facile, les urgences servaient surtout pour les cas très urgents. On y trouvait plein d’infirmières. Toutes au public. Pas d’agences privées.

Les hôpitaux plus anciens étaient propres. On n’en ressortait pas avec de méchantes infections. Les ambulances arrivaient aussi illico chez les gens.

Oh oui, j’oubliais. Des médecins de famille faisaient même des visites à domicile. Je vous jure ! Et si jamais vous n’aviez pas de médecin de famille, il y avait des cliniques sans rendez-vous où l’on pouvait y voir un docteur rapidement.

UN ÂGE D’OR DE 25 ANS SEULEMENT

On a aussi créé les CLSC. De la vraie médecine communautaire avec des médecins, infirmières, psys, travailleurs sociaux, etc. Les enfants et adultes ayant un handicap intellectuel avaient également de bons soins et de bons services sociaux.

Et vous savez quoi ? Il n’y avait pas de méga CIUSSS et leurs PDG déconnectés du terrain. Chaque établissement, petit ou grand, avait son patron sur place. Le réseau public était décentralisé, rapide et humain.

Du moins, jusqu’aux compressions brutales en 1996 sous Lucien Bouchard. En 2004, un certain François Legault, député péquiste et ex-ministre de la Santé en dira même ceci :

« Il faut reconnaître sans détour que la mise à la retraite de milliers d’infirmières et de médecins, de même que le départ d’un millier d’orthopédagogues et d’orthophonistes qui s’occupent de nos élèves les plus vulnérables, ont été des erreurs que nous devons pleinement assumer. »

En 2015, les réformes ultracentralisatrices de Gaétan Barrette ont enfoncé le dernier clou dans le cercueil d’un réseau public déjà affaibli par des années de compressions. D’où la montée des soins au privé payés de notre poche en plus de nos impôts.

Bref, au Québec, de 1970 au milieu des années 90, l’âge d’or d’une médecine pleinement universelle, gratuite et accessible, n’aura duré en fait que 25 ans. Cherchez l’erreur…


351e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES FAITES AUX TRAVAILLEUSES ET AUX TRAVAILLEURS DU SEXE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Hélène Armand

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 8     NOUVEL AN : 15 


Pensée et citation du jour…

L’amour transforme les impasses en autoroutes.

Louis Guertin


Ça s’est passé un 17 décembre…

(1892) Le ballet Casse-noisette de Tchaïkovski est présenté pour la première fois, en avant-première au théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg devant le tsar Alexandre III.

(1987) L’Assemblée nationale lui confère le titre d’emblème aviaire du Québec. Le harfang symbolise la blancheur des hivers québécois, l’enracinement dans un climat semi-nordique et l’extension sur un très vaste territoire. Le plus imposant hibou du nord n’est pas le plus familier des oiseaux du Québec, mais il est sans contredit l’un des plus beaux d’Amérique.

(1994) Quelque 500 invités assistent à ce que plusieurs considèrent comme « le mariage de l’année », alors que la chanteuse Céline Dion, 26 ans, et son manager René Angelil, 52 ans, échangent vœux et alliances à la basilique Notre-Dame de Montréal. Plusieurs centaines de personnes ont fait le pied de grue sur la Place d’Armes, face à la basilique, pour assister à l’arrivée des mariés et de leur cortège.


Étirer votre prêt automobile sur 84 mois ou 96 mois, combien ça va vous coûter ?

La Une

Vous avez pleinement le droit de vous gâter et de vous acheter le VUS de vos rêves. Et, aussi, de le financer sur sept ou huit ans, Aussi bien savoir dans quoi vous vous embarquez.

Selon la firme J.D. Power, environ 60 % des nouveaux prêts automobiles s’échelonnent sur 84 mois (sept ans) ou plus. Ainsi, seulement 5 % des prêts automobiles se traduisent par des paiements de 400 $ ou moins. À l’opposé, 58,7 % des paiements jouent entre 500 $ et 1000 $.

Selon J.D. Power, le paiement mensuel moyen est de 880 $.

Environ 30 % des emprunteurs paient 1000 $ ou plus chaque mois pour leur auto chérie.

Certains consommateurs étirent leur prêt jusqu’à 96 mois, ou huit ans.

« Pour ce type de prêt, j’ai récemment vu un taux de 13,89 % chez les institutions financières, révèle Johanne Le Blanc, conseillère budgétaire chez Option consommateurs. Pour une voiture se vendant 30 000 $, le coût réel est de 49 849,92 $ avec les intérêts, pour un paiement mensuel de 519,27 $. Ça fait réfléchir. »

Or, le prix moyen d’un véhicule neuf vendu au Québec en 2023 est de 64 215 $, selon l’indice d’Autohebdo.net. À l’échelle canadienne, une voiture neuve se vend 56 264 $ et un véhicule utilitaire sport (VUS), 61 285 $.

BEAUCOUP DE FRAIS D’INTÉRÊTS

Prenons la calculette (opc.gouv.qc.ca/auto) de l’Office de la protection du consommateur (OPC) : pour financer sur 84 mois une voiture de 50 000 $, vous ajoutez 24 141,76 $ en intérêts. Ceux d’une auto de 60 000 $ totalisent 28 969,44 $.

C’est presque la moitié du coût du véhicule !

Sur cinq ans, les intérêts d’une auto de 60 000 $ sont ramenés à 20 080,20 $ (4238,76 $ de moins sur quatre ans. Pour une auto de 50 000 $, on parle de 16 722,20 $ (enlevez 3532,08 $ pour quatre ans).

« On ne retient que le prix avant les taxes. L’intérêt, l’essence, les réparations et l’entretien gonflent considérablement le coût du véhicule, ce qui se répercute sur nos finances personnelles », analyse Johanne Le Blanc.

Beaucoup de consommateurs n’ont pas le choix d’avoir une auto.

« Mais ils doivent réfléchir sur leurs vrais besoins avant d’acheter. Malheureusement, pour beaucoup, la voiture, c’est identitaire, et non utilitaire », ajoute-t-elle.

Mme Le Blanc insiste : plus vous étirez votre prêt, plus ça coûte cher. Très cher.

« Avec les taux élevés actuels, il est plus logique de s’acheter une voiture compacte à essence, qui représente le meilleur rapport qualité prix, avec un bon niveau de confort, reprend George Iny, président de l’Association pour la protection des automobilistes (APA). Les VUS consomment 25 % plus d’essence; l’achat, l’entretien et les pièces sont plus coûteux que pour les berlines.

En fin de compte, si vous financez sur plus de six ans, vous risquez de vous retrouver avec un emprunt plus élevé que la valeur du véhicule. Ouch !

CONSEILS

Certains consommateurs intègrent le solde de leur prêt auto courant (même s’il reste plusieurs mois à payer) au financement de leur prochain véhicule (ce qu’on appelle la « balloune »). C’est la meilleure manière de se surendetter et c’est illégal, selon l’OPC (il existe toutefois un flou juridique autour de cette question).

Pour connaître le vrai coût d’une voiture, utilisez le calculateur de la CAA : https://www.caaquebec.com/fr/sur-la-route/conseils/outils-et-references/couts-dutilisation-des-vehicules/

Quelques conseils de l’OPC : https://www.opc.gouv.qc.ca/consommateur/bien-service/vehicule/auto-achat/conseil/neuve/

Source : Stéphane Desjardins, Le Journal de Montréal,12 décembre 2023, p31


350e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Normand Claveau

Bon anniversaire !


On jase là…

Quand on parle de démesure voici les extras du contrat de 700 millions consenti à Shohei Ohtani, dont je vous parlais cette semaine : Clause complète de non-échange, suite d’hôtel pour chaque match à l’étranger, suite luxueuse au Dodger Stadium pour la famille et les amis et finalement, un interprète à temps plein. Il ne faudrait pas se surprendre qu’il réussisse à marcher sur l’eau, ou à faire éclater son cerveau parce qu’aucune casquette ne pourra enfiler son crâne. Quant aux Dodgers, espérons qu’il ne devra mettre fin à sa carrière dans moins de cinq ans. Sais-t-on jamais. Le monde du baseball est malade.


Décompte…

NOËL : 9     NOUVEL AN : 16 


Pensée et citation du jour…

Les arbres nous fournissent deux éléments essentiels à notre survie : de l’oxygène et des livres.

André Vital


Ça s’est passé un 16 décembre…

(1955) Le chanteur country, Carl Perkins, compose ce qui deviendra son plus grand succès, et un des plus grands d’Elvis, la chanson Blue Suede Shoes. Chantée par Carl, dès le départ, cette chanson (sa chanson) a fait fureur et elle est devenue une des premières au palmares. Tout fonctionnait à merveille et on a proposé à Carl Perkins de la chanter à la télévision.

Sur le trajet pour New York, il eut un terrible accident et sa convalescence prit un an. Pendant ce temps, Elvis s’est emparé de la chanson qui est devenue, pour lui aussi, un très bon hit. Par conséquent, la même chanson s’est retrouvée en tête du palmarès en deux occasions la même année et interprétée par deux artistes différents.

(2001) Les citoyens de Sainte-Foy viennent par centaines donner une dernière poignée de main à leur mairesse; mais au-delà de ces adieux adressés à Andrée Boucher, chacun venait faire le deuil de sa ville qui disparaîtra le 1er janvier prochain à la suite des fusions municipales décrétées par le gouvernement du Québec pour la région de Québec.

(2009) L’hélicoptère de TVA s’est écrasé à Montréal. L’appareil s’est abîmé vers 7h40 en bordure de l’autoroute Bonaventure, près de la sortie menant au Technoparc. Deux personnes ont été blessées dans l’accident, soit le pilote Antoine Léger et le journaliste Réjean Léveillé.


Propos sur la santé

La Une

Voici quelques observations et propos sur la santé. Rien de catégorique à tout le moins. Faut-il en prendre et en laisser ? Je serais porté à dire, un peu des deux. Cependant, la modération a toujours meilleurs goût et les petits plasirs gastronomiques ont toujours leur place, de temps à autres et sans exagérer.

LA MARCHE :

Chargeur naturel du corps humain. Quiconque cesse de marcher, la santé l’abandonne car la peau secrète l’acide leptonique (hormone de la paresse).

Alors, pourquoi doit-on marcher ?

Nous marchons pour combattre le stress, les pressions psychologiques… Nous marchons pour diminuer nos poids, pour soigner le diabète, le cholestérol…,

Nous marchons pour activer les fonctions des reins, du foie, des yeux…, pour dynamiser l’action du cœur et réduire la dureté des artères.

Nous marchons pour éviter l’inflammation du côlon et les troubles digestifs, pour activer notre système immunitaire.

Nous marchons pour activer nos muscles, nos os et renforcer notre santé.

Chaque élément susmentionné mérite des séances de marche. Les médecins et experts sont unanimes que la marche est un médicament qui soigne toutes ces maladies.

Ils confirment encore que : la marche joue un rôle très important pour soigner toutes les maladies : organiques, mentales, psychosomatiques…, et si un médicament aussi efficace que la marche existait dans le marché, les médecins le prescriraient dans toutes les ordonnances.

La marche est un remède efficace et gratuit, mais, hélas, les malades hésitent toujours pour l’utiliser. Un éminent médecin a prononcé cette belle affirmation :

« Si un terrain de sport était aménagé autour de chaque hôpital et les patients y pratiquaient la marche, la moitié des malades n’y seront pas internés; et la moitié des malades les quitteront définitivement. »

Dieu nous a créé pour marcher. Mais nous sommes cloués sur des chaises. Et lorsque les maladies nous envahissent ils nous étalent sur des draps blancs au lieu de nous pousser à marcher.

Bougeons pour que notre santé et notre bien-être demeurent.

LE SAVIEZ-VOUS ?

1. L’ESTOMAC, est blessé quand tu n’as pas pris ton petit-déjeuner le matin.

2. LES REINS, sont blessés quand tu n’as même pas bu dix (10) verres d’eau en 24 heures.

3. LA VÉSICULE BILIAIRE, est blessée quand tu n’as même pas dormi pendant 8 heures du temps et ne t’es pas réveillé au lever du soleil.

4. LE PETIT INTESTIN, est blessé lorsque vous mangez froid et des aliments rassis.

5. Le GROS INTESTIN, est blessé lorsque vous mangez plus frit et de la nourriture épicée.

6. LES POUMONS, sont blessés lorsque vous respirez la fumée et restez dans un environnement pollué de fumée de cigarettes.

7. LE FOIE, est blessé lorsque vous mangez frit, la malbouffe et du fast food.

8. LE CŒUR, est blessé lorsque vous mangez votre repas avec plus de sel et cholestérol.

9. Le PANCRÉAS, est blessé quand tu manges les choses sucrées parce qu’ils sont savoureux et disponibles gratuitement.

10. LES YEUX, sont blessés lorsque vous travaillez à la lumière de téléphone portable et écran d’ordinateur foncé.

11. LE CERVEAU, est blessé lorsque vous commencez à penser négativement.

12. L’ÂME, se sent blessée lorsque vous n’avez pas de famille et amis qui prennent soin de vous et partagent avec vous, dans la vie leur amour, affection, bonheur, tristesse et joie.

Toutes ces choses ne sont pas disponibles dans le marché. Alors prend bien soin et garde tes parties du corps en bonne santé.

L’EFFET DE L’EAU

Nous savons que l’eau est importante mais sans savoir les horaires spéciaux pour en boire !

De l’eau potable au bon moment, maximise son efficacité sur le corps humain :

Un verre d’eau après le réveil aide à activer l’intérieure des organes;

Un verre d’eau 30 minutes avant un repas facilite la digestion;

Un verre d’eau avant de prendre un bain aide à la baisse de la pression sanguine;

Un verre d’eau avant d’aller au lit évite l’AVC ou l’attaque cardiaque.


349e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DU THÉ


En mémoire de…

MONIQUE LEYRAC 1928-2019 – Icône de la chanson québécoise.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Gaétane Michaud

Bon anniversaire !


Décompte…

NOËL : 10     NOUVEL AN : 17 


Pensée et citation du jour…

Le durcissement de l’esprit est beaucoup plus sérieux que celui des artères.

Napoleon Hill


Ça s’est passé un 15 décembre…

(1964) La Chambre des communes adopte l’unifolié en tant que nouveau drapeau du Canada. L’étendard sera hissé pour la première fois le 15 février 1965.

(2008) Les pneus d’hiver deviennent obligatoires au Québec, du 15 décembre au 15 mars. Modifié pour le 1er décembre en 2019.

(2014) L’aventurier Frédéric Dion devient le premier homme à atteindre seul le centre de l’Antarctique, appelé pôle Sud d’inaccessibilité. Après avoir franchi les 2100 km nécessaires à cet exploit, il pou…sse l’audace et poursuit son voyage vers le pôle Sud géographique. Il réussi l’exploit historique en atteignant en solitaire, mais avec ravitaillement, le centre du continent le plus froid de la planète, à l’aide de skis tirés par un cerf-volant.


La démesure au baseball majeur

La Une

Donner 700 millions de dollars US à Shohei Ohtani pour 10 ans, par les Dodgers de Los Angeles, prouve que le baseball majeur est malade et plusieurs clubs, de marchés plus modestes, ne survivront pas et ne pourront suivre la parade.

Les équipes riches se paqueter un club pendant que les autres, plus pauvres, beaucoup plus pauvres, ne peuvent suivre la parade. Comment se payer du talent quand tu n’en a pas les moyens.

J’étais le premier à espérer le retour des Expos, mais dans ce nouveau contexte, il vaut mieux oublier ça, tant et aussi longtemps que le baseball majeur, tout comme la NFL et la NBA n’appliqueront pas un plafond salarial à leurs équipes. Plus le temps passe et plus il faut voir cette réalité en face.

Au hockey, les plus vieux ont connu la dynastie de nos Canadiens de Montréal qui, au fils des ans ont remporté 24 coupes Stanley. Qu’a fait la LNH ? Prendre de l’expansion dans le but de freiner les élans victorieux des Canadiens qui prenait tout le plancher. C’était ce qu’il fallait faire.

Plus tard est arrivé le plafond salarial, un outil qui allait finalement casser pour de bon ces dynasties et donner des chances égales à plusieurs équipes d’espérer le précieux trophée. Essayez de prédire aujourd’hui qui le remportera, année après année ?

Ce plafond salarial oblige aussi des transactions de joueurs étoiles entre équipes pour qu’elles ne le dépasse pas. On partage le talent et tout le monde y trouve son compte.

Non seulement cette limite est une idée géniale, mais elle crée un intérêt certain pour les spectateurs durant toute la saison. Selon moi, la structure que la LNH a implanté au fils des dernières années, rend ce sport intéressant, captivant et permet de l’espoir pour toutes les équipes.

On ne voit pas ça au Baseball, où les équipes riches n’ont pas de limite monétaire pour se monter une équipe championne.

Dans le dossier Shoei Ohtani, ce sont donc 68 millions de dollars qui seront différés sans intérêt et payables en versements égaux le 1er juillet de chaque année entre 2034 et 2043.

Mais, fondamentalement, ça demeure un contrat indécent et aucun joueur sur la planète ne vaut une telle somme et dans n’importe quelle discipline sportive.


348e jour de l’année

Décompte…

NOËL : 11     NOUVEL AN : 18 


On jase là…

Hier, en après-midi, j’étais à la Place Longueuil pour une course. En cette période des Fêtes, les stationnements de centres commerciaux sont bondés et il faut être chanceux pour trouver une place de stationnement près des entrées. Je trouve finalement une place au bout d’une longue rangée pour me diriger vers une porte d’entrée.

En passant devant les espaces de stationnement réservés aux familles, une seule place est libre. Je vois alors arriver un gros VUS Jeep, conduit par un monsieur seul, dans la cinquantaine. À l’évidence, il a décidé de s’y stationner directement… un si bel espace et pas trop loin du centre commercial à deux pas de l’entrée. Des comportements du genre, ça m’écœure au plus haut point !


Pensée et citation du jour…

La venue au monde d’un bébé traduit chaque fois l’espoir en des jours meilleurs.

Demis Roussos


Ça s’est passé un 14 décembre…

(1960) Inauguration de l’aéroport de Dorval, devenue malheureusement, en 2004, Montréal-Pierre Elliott Trudeau

(1972) À Wabush, au Labrador, un pirate de l’air prend deux personnes en otage à bord d’un avion, dont une hôtesse de l’air, pendant une durée de 5 heures. Son but : détourner l’appareil qui se dirige vers Montréal avec 52 passagers à son bord. Armé d’une carabine de calibre 22, il ordonne qu’on le conduise à Vancouver, le pirate a dû se résigner à laisser l’avion atteindre sa destination première, Montréal, en raison des faibles réserves de carburant.

(2000) Quatorze ans après avoir été le théâtre de la plus grave catastrophe nucléaire civile de l’histoire, la centrale de Tchernobyl a été définitivement fermée par les autorités ukrainiennes. Le bilan de l’accident de 1986 a été dramatique: plus de 4000 ouvriers ont été tués lors de l’accident et des travaux qui ont suivi et 70 000 ont souffert ou souffrent d’un handicap dû aux radiations. Mais on estime au total à 3,4 millions de personnes, dont quelque 1,26 million d’enfants, le nombre d’Ukrainiens affectés par le drame.


La vieille sorcière du village

La Une

Voici le troisième conte de Noël de 2023, spécialement pour les petits au cœur d’ange…

Il était une fois un petit village niché au creux des montagnes, là où l’air est bleu et les vallées parsemées de fleurs sauvages. L’hiver le recouvrait d’un épais manteau de neige et les traîneaux aux clochettes joyeuses y dessinaient de longs sillons serpentant entre les maisons. On aurait dit que ce joli village sortait d’une carte de Noël avec son clocher haut perché, son école vieillotte, son magasin général, sa forge, ses nombreuses fermes et, surtout, ses petites maisons à lucarnes situées sur des rues éclairées de lanternes.

Les gens y vivaient heureux et sans histoire. Le pain du boulanger était délicieux, la couturière habile, le postier fidèle, le menuisier adroit, les fermiers empressés, le vieux docteur dévoué, l’institutrice éduquée. Tous y faisaient bon ménage. L’harmonie caractérisait les relations entre les habitants, à une exception près, hélas : mademoiselle Vlimeuse ne fréquentait personne.

Il n’existait pas de riches non plus, dans ce village, ni de pauvres, à part la famille Fauché qui se trouvait vraiment sans le sou. Le père, la mère et leurs dix enfants en arrachaient pour survivre. Voilà quelques années, monsieur Fauché, forgeron de son métier, s’était blessé gravement au poignet. La blessure s’étant infectée, on avait dû finalement lui amputer la main droite, et il avait perdu son emploi. La misère s’était alors abattue sur la pauvre famille.

Le père avait beau effectuer des travaux ça et là du mieux qu’il pouvait, et madame Fauché avait beau travailler sur sa machine à coudre tard la nuit pour les belles dames du village, les parents n’arrivaient pas à joindre les deux bouts et à assurer à leurs enfants une vie normale et décente.

Déjà leur fils aîné, Maxime, âgé de seulement quatorze ans, s’était mis à offrir des petits services ici et là afin de rapporter quelque argent à la maison et aider ses parents à nourrir ses frères et sœurs. Malheureusement, il n’avait pas trouvé de travail. « Trop jeune ! » lui répondaient les employeurs, « Va à l’école et reviens dans quelques années ! » Hélas ! c’était tout de suite que Maxime et sa famille avaient besoin d’argent. Noël arrivait à grands pas et il devenait de plus en plus évident que les petits Fauché ne trouveraient rien dans leurs bas suspendus à la cheminée…

Pas très loin de leur maison habitait la fameuse demoiselle Vlimeuse. C’était une vieille fille acariâtre et haïssable, la seule villageoise détestée par tout le monde. Non seulement on la trouvait laide, ce qui n’était pas de sa faute, après tout, mais elle ne souriait jamais et ne parlait à personne. Nul ne connaissait son histoire et ne savait d’où elle venait, ni pourquoi elle s’était installée dans ce village, il y a quelques années.

Elle s’était pointée, un bon matin, pour acheter la maison du vieux père Laframboise récemment trépassé, et elle avait emménagée sans lier connaissance avec le voisinage. Elle sortait rarement de sa maison, les rideaux se trouvaient toujours tirés et nul visiteur ne franchissait sa porte en aucun temps. Elle ne se rendait au centre du village que par obligation, n’adressant la parole à personne et fusillant du regard ceux qui osaient lui sourire.

Quand les enfants jouaient au ballon près de chez elle, elle les chassait à coups de balai.

– Allez-vous-en, petits mécréants !

Ceux-ci l’avaient surnommé la « vieille sorcière ». Lorsqu’ils passaient devant sa porte, ils ne pouvaient s’empêcher de lui faire des grimaces.

– Sorcière ! Sorcière ! Vieille chouette ! Nia-nianiania-Nia !

Une seule personne avait la permission de pénétrer chez mademoiselle Vlimeuse et était reçue avec considération : c’était Maxime, le jeune voisin d’en face qui avait accepté de venir lui rendre de menus services. Il s’occupait de couper l’herbe de son jardin au printemps, d’installer les doubles fenêtres à l’automne, de rentrer des bûches et de pelleter son entrée après une bordée de neige.

Maxime se montrait plutôt timide et réservé, et il ne parlait pas beaucoup. Mademoiselle Vlimeuse non plus. Quand il venait, elle l’accueillait pourtant toujours avec gentillesse et lui offrait un bol de soupe ou un bonbon en plus de le rémunérer largement pour son travail. Maxime rapportait aussitôt son pécule à la maison et le remettait à ses parents. Lorsque les enfants faisaient des grimaces à la vieille fille, Maxime essayait toujours de les en empêcher.

– Arrêtez donc, petits malins ! Mademoiselle Vlimeuse n’est pas aussi méchante que vous le croyez !

Mais ses amis l’envoyaient paître et redoublaient les insultes.

Un jour, la vieille fille, qui avait perdu son chat, demanda à Maxime de l’aider à le retrouver. Le jeune garçon avait tout lâcher et s’était aussitôt mis à le rechercher dans tous les recoins du village. Il avait cherché pendant deux jours et avait finalement repéré le matou haut perché au sommet d’un arbre, tremblotant et incapable de redescendre.

Maxime n’avait pas hésité une seconde et avait grimpé audacieusement pour aller quérir le pauvre animal. Lorsqu’il l’avait rapporté à mademoiselle Vlimeuse, elle l’avait simplement remercié par ces quelques mots :

– Maxime, je ne t’oublierai jamais !

Il va sans dire qu’aucune décoration de Noël n’illuminait la maison de la demoiselle, pas plus, d’ailleurs, que celle des Fauché, trop occupés à se mettre quelque chose sous la dent pour penser à décorer un arbre de Noël. De toute manière, quelles friandises y auraient-ils accrochées ?

Ce jour-là, veille de Noël, il y avait un grand remue-ménage dans tout le village. Malheureusement, Maxime se trouvait malade depuis quelques jours. « Bronchite », avait diagnostiqué le vieux docteur. Et il avait ajouté, d’une voix autoritaire :

– Ce garçon-là doit absolument garder le lit s’il veut s’en remettre au plus vite.

C’est alors que mademoiselle Vlimeuse sonna à la porte des Fauché pour réclamer l’aide de Maxime afin de transporter des bagages dans une charrette. Monsieur Fauché eut beau lui expliquer que son fils était trop mal en point pour exécuter ce travail, la vieille fille ne voulait rien entendre et continuait d’insister.

– Ce n’est pas possible ! Comment vais-je faire ? Je comptais sur lui ! Ces bagages sont vraiment trop lourds pour moi.

– Écoutez, mademoiselle, répondit le père, si vous vous trouvez réellement en difficulté, je vais y aller moi-même. Un service, ça ne se refuse pas, surtout la veille de Noël, et même si je ne possède qu’une seule main utile.

À sa grande surprise, monsieur Fauché constata que sa voisine avait empaqueter dans des boîtes la plupart des objets de sa maison. Il ne restait aucun bibelot, aucun cadre sur les murs. Aucun vêtement dans les penderies. Piqué de curiosité, il s’enhardit à poser une question :

– Euh… vous partez pour longtemps ?

– Oui, très longtemps…

Ce fut la seule et mystérieuse réponse de la vieille fille. De peine et de misère, avec son bras utilisable et son moignon de l’autre côté, monsieur Fauché transporta toutes les boîtes et les valises à l’extérieur, puis il en chargea avec précaution la charrette placée derrière la maison. Il songea que son pauvre Maxime n’y serait jamais arrivé tout seul ! Quand le travail fut terminé, la vieille fille le remercia froidement.

– Je pars par la diligence de ce midi. Un homme viendra chercher la charrette et son chargement, cet après-midi, Vous le reconnaîtrez à ses yeux noirs et à son nez aquilin comme le mien. Pouvez-vous jeter un œil sur mes affaires d’ici là ?

Le père accepta gentiment. Il n’osa pas demander de précision, mais cela l’intrigua au plus haut point. Il croyait sa voisine seule au monde et voilà qu’elle parlait de quelqu’un qui lui ressemblait ! Et puis, grands dieux ! où pouvait-elle donc aller ?

Elle voulut le payer pour son aide mais il refusa net.

– Un service est un service ! Disons que c’est mon cadeau de Noël ! Je vous souhaite un bon voyage, mademoiselle, et un joyeux Noël !

Mademoiselle Vlimeuse ne répondit pas et partit une heure plus tard.

Cet après-midi-là, survint un cavalier assez jeune, de belle allure, richement vêtu et accompagné de deux magnifiques étalons noirs. Effectivement, il ressemblait vaguement à mademoiselle Vlimeuse. Monsieur Fauché se dit qu’il s’agissait sans doute de son frère cadet.

– Je viens chercher les affaires de ma mère.

– Quoi ! Les affaires de… votre mère ? Vous êtes le fils de mademoiselle Vlimeuse, alors ?

– Eh oui ! ma mère m’a toujours caché, car elle n’avait jamais été mariée. Mais aujourd’hui est un grand jour. Je suis revenu du pays lointain où j’habitais. Ma mère et moi, nous nous sommes réconciliés. Dorénavant, nous allons vivre tout près l’un de l’autre. Son temps de solitude est terminé, le mien aussi… Oh ! pendant que j’y pense, elle m’a demandé de remettre ce paquet à votre fils Maxime.

L’homme tendit au père un magnifique cadeau emballé de papier d’or et attaché avec un ruban rouge. En dépit de sa vilaine bronchite, Maxime s’empressa d’ouvrir la mystérieuse boîte, entouré de ses frères et sœurs, le cœur battant de curiosité. Il s’agissait d’une boîte métallique remplie de biscuits au gingembre. Il offrit de partager son cadeau avec tout le monde. Évidemment, les petites mains plongèrent à qui mieux mieux dans la boîte, jusqu’à ce qu’il ne reste aucun biscuit. Au moins, ils ne passaient pas Noël sans friandises…

Au fond de la boîte, Maxime trouva une petite lettre blanche sur laquelle étaient inscrits ces mots : À Maxime, mon seul et unique ami. En dessous, il découvrit plusieurs billets de mille dollars, pliés en quatre. Sa famille était sauvée !

Mademoiselle Vlimeuse, partie sans laisser d’adresse, ne revint jamais au village. Quant à Maxime, l’histoire raconte qu’il y passa le reste de sa vie, heureux et entouré d’amis.

Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012. 


347e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LE JOUR DU SOUVENIR ACADIEN


En souvenir de…

PIERRE LACROIX 1948-2020 – Ex directeur général des Nordiques de Québec et de l’Avalanche du Colorado, dans la LNH.


Décompte…

NOËL : 12     NOUVEL AN : 19 


Pensée et citation du jour…

Lorsqu’il n’y a pas de nuages à l’horizon, il se trouve toujours quelqu’un pour déclarer que ça ne peut pas durer.

Jean Simard


Ça s’est passé un 13 décembre…

(1984) Naissance de l’opération nez rouge au Québec.

(1992) Manon Rhéaume, de la région de Québec, devient la première femme à participer à un match professionnel de hockey en saison régulière, prenant place devant le filet des Knights d’Atlanta de la Ligue internationale lors d’une rencontre remportée 4-1 par Salt Lake City.

(2000) Les nouveaux paquets de cigarettes sont maintenant sur les tablettes des commerçants. Ces paquets comportent des mises en garde avec des photos-chocs. Ils montrent des gencives attaquées par le cancer, des dents malades et des tumeurs au cerveau. Les avertissements indiquent également que le cancer peut tuer, nuire aux enfants et causer l’impuissance.


La permissivité de notre justice

La une

C’est assez rare qu’on soit tous sur la même longueur d’onde et c’est tant mieux qu’il en soit ainsi. En justice, précisément, des condamnations criminelles sont sévèrement jugées et sentenciées chez nos voisins du sud. Loin de généraliser et d’espérer un même système de justice chez nous, mais quand quelqu’un est déclaré coupable de son geste, odieux de surcroit, sa sentence de prison ne doit pas être dérisoire en regard d’une libération conditionnelle hâtive.

En fin de semaine dernière, le papier de Richard Martineau dans le Journal de Montréal rejoignait totalement mon opinion sur ce sujet, et si vous ne l’avez pas lu, c’est cet article que je veux partager avec vous aujourd’hui…

***

ON SORT LES MONSTRES DE PRISON

Moins de deux ans après sa condamnation pour séquestration, le père de la fillette martyre de Granby pourra sortir de prison et vivre en semi-liberté.

Rappelons pour ceux et celles qui ont oublié les détails de cette histoire scabreuse que dans la nuit du 28 au 29 avril 2019, cet homme (avec l’aide de sa conjointe) a barricadé la fenêtre de la chambre de sa fille de 7 ans pour ne pas qu’elle s’évade.

Qu’il a attaché sa fille avec du ruban adhésif et une chemise nouée comme une camisole de force.

Qu’il l’a laissée comme ça toute la nuit.

Que le lendemain matin, il est allé travailler comme si de rien n’était.

Et qu’en revenant du boulot à la fin de l’après-midi, il a trouvé sa fille morte, asphyxiée.

Et vous me dites que ce même bonhomme sort de prison après deux ans ?

Après avoir enroulé sa fille dans du ruban adhésif et l’avoir laissée immobilisée toute la nuit et une partie de la journée le lendemain ?

Vous êtes malades ou quoi ?

« IL EST MOTIVÉ »

« L’homme a fait des progrès et est motivé à se réinsérer socialement », a dit la Commission des libérations conditionnelles pour justifier sa décision de le sortir de prison.

Mais on s’en fout qu’il a fait des progrès ! Qu’il a pris des cours d’aquarelle par correspondance ou qu’il récitait sa prière chaque fois avant de s’endormir !

Savez-vous qui aurait aimé faire des progrès, aussi ? Et qui était super motivée à vivre normalement ?

Sa fille.

Malheureusement, elle ne pourra pas, car elle est enfermée pour l’éternité dans un cercueil en bois sous six pieds de terre.

Il n’y aura pas de libération conditionnelle, pour cette petite chouette.

Pas de deuxième chance.

Non seulement aucun bureaucrate ne pourra lui permettre de sortir de sa geôle, mais aucun défenseur des droits de la personne ne lui a permis d’échapper à la peine de mort.

Elle a été exécutée de la plus terrible façon.

Par les gens mêmes qui devaient prendre soin d’elle et la protéger.

L’école, les voisins, la DPJ, tout le monde l’a laissée tomber.

Personne ne s’occupait d’elle.

Et après deux ans seulement, on libère son tortionnaire ?

C’est comme si on déterrait son cadavre et qu’on lui faisait subir d’autres outrages.

Même la mère du condamné trouve qu’il n’aurait pas dû sortir !

LA VALEUR D’UNE VIE

Il faudra qu’on m’explique, un jour, pourquoi les sociétés occidentales sont aussi conciliantes et aussi compréhensives envers ces salauds.

Ça sert à quoi que cet homme « se réinsère dans la société » ?

Il y a plein de gens qui n’ont commis aucun crime et qui se retrouvent sans emploi, sans logement, à la rue. Pouvons-nous aider ces pauvres gens avant de sortir les tortionnaires d’enfants des prisons ?

On juge une société à la façon dont elle traite ses membres les plus vulnérables, dit l’adage.

Vrai.

Mais on juge aussi une société à la façon dont elle traite ses membres les plus odieux.

Quel message envoie-t-on à la société en laissant cet homme sortir ?

Que la vie d’une fillette de 7 ans vaut deux ans de prison.

Pas plus.

Deux ans de prison, c’est la sentence qu’a eu un pirate informatique en 2010.

Et celle qu’a reçu un citoyen des Laurentides pour avoir insulté un juge.

C’est ça, la justice au Québec.

Les sentences ne reflètent pas la gravité des crimes commis.

En 2005, le journaliste Yves Thériault a sorti un pamphlet sur la Commission des libérations conditionnelles intitulé Tout le monde dehors !

Il est dû pour écrire la suite…


346e jour de l’année

En souvenir de…

CLAUDE CASTONGUAY 1929-2020 – Ministre libéral québécois, père de l’Assurance maladie du Québec.


On jase là…

Payer un joueur de baseball 700 millions de dollars américains pour 10 ans, relève de l’absurde. C’est pourtant ce que les Dodgers de Los Angeles viennent de dépenser pour Shohei Ohtani. J’y reviendrai…


Décompte…

NOËL : 13     NOUVEL AN : 20 


Pensée et citation du jour…

Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler.

Julien Gracq


Ça s’est passé un 12 décembre…

(1951) Le gouvernement libéral de Louis Saint-Laurent statue sur l’administration de la voie maritime du Saint-Laurent, créant une entité administrative qui aura les pouvoirs nécessaires pour construire et maintenir la voie maritime avec ou sans la collaboration des États-Unis.

(1985) Un DC-8 de Arrow Airlines s’écrase quelques secondes après avoir décollé de Gander (T.-N.) pour le Kentucky, tuant 248 membres de la 101e division aéroportée de l’armée américaine ainsi que les huit membres de l’équipage, des militaires américains qui rentraient dans leurs foyers pour Noël. C’est jusque-là le pire accident aérien de l’histoire du Canada.

(2013) L’écrivain québécois d’origine haïtienne, Dany Laferrière, a été élu à l’Académie française, devenant ainsi à la fois le premier Québécois et le premier Haïtien d’origine à entrer dans cette institution fondée par Richelieu en 1635 et qui est chargée de veiller au respect de la langue française.