Dépister la neuropathie aux pieds pour éviter l’ulcère plantaire

La Une

Un texte des podiatres Virginie Blanchette et Marie-Claude Laprise

« J’ai une blessure sur un pied. Pourtant, je n’ai pas mal. Mon médecin m’a dit que c’est parce que j’ai de la neuropathie diabétique et que c’est inquiétant. Je peux développer un problème grave comme un ulcère qui ne guérit pas et je pourrais même être amputé d’un pied ! »

L’ulcère du pied diabétique est une plaie pouvant se retrouver sur l’ensemble du pied des personnes atteintes de diabète, mais principalement sur sa face plantaire. Il se forme lorsque la peau subit une pression trop grande et répétée dans le temps.

Cela détruit progressivement l’intégrité de la peau et peut faire un « trou » camouflé sous de la peau épaisse et dure qu’on appelle « callosité ». La plaie s’agrandit progressivement en exposant de plus en plus de tissus profonds, qui peuvent atteindre l’os et les vaisseaux sanguins.

Il est difficile de s’imaginer développer un ulcère sans s’en apercevoir. Pourtant, c’est souvent le cas. Le diabète peut causer une perte de la sensibilité au niveau des pieds, c’est la neuropathie diabétique périphérique. C’est ce qui constitue le principal facteur de risque pour développer un ulcère.

Pour simplifier cela, imaginez que les terminaisons nerveuses sous vos pieds n’acheminent plus adéquatement l’information ressentie, comme la douleur, la pression ou la température, vers votre cerveau parce que les nerfs sont abîmés.

Les nerfs jouent également un rôle important dans la régulation de l’hydratation de la peau et du tonus musculaire. Pour ces raisons, les pieds diabétiques sont souvent plus secs, développent des cors et de la callosité sur des zones osseuses dites de hautes pressions et changent même de forme.

Certaines personnes sont conscientes des changements qui s’installent au niveau de leurs pieds. Elles mentionnent ressentir des fourmillements, du serrement ou de la douleur diffuse. Ce sont des signes de neuropathie diabétique périphérique.

LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ RÉALISENT DES TESTS NEUROLOGIQUES PERMETTANT DE SUSPECTER LA NEUROPATHIE :

Test de toucher léger d’Ipswich

Le professionnel de la santé vous demandera de fermer les yeux et utilisera son index pour toucher à des points sur vos pieds. Vous devrez alors répondre si vous le ressentez ou non.

Test du monofilament

Il s’agit du test le plus utilisé en clinique. Le professionnel de la santé utilisera un monofilament, un instrument doté d’un petit fil de nylon qui est calibré pour se courber lorsqu’une pression est appliquée sur la peau. Il effectuera sensiblement la même chose que pour le test d’Ipswich, mais avec le monofilament.

Test du diapason

Le professionnel de la santé utilisera un diapason qui pourrait créer une vibration. Il vous demandera ensuite si vous ressentez la vibration après l’avoir déposé à des endroits précis comme au niveau de votre gros orteil ou de votre cheville.

Ce test permet d’évaluer les sensations plus profondes qui surviennent généralement avant la perte de sensation plus superficielle dite de protection, évaluée avec les deux précédents tests.

Neurotensiomètre

Cet appareil mesure la vitesse de conduction de l’information dans vos nerfs et donne un diagnostic plus précis de la neuropathie. Toutefois, ce n’est qu’une minorité de personnes avec le diabète qui passeront ce test, puisque les autres tests sont assez performants pour identifier la perte de sensibilité. Le diagnostic ne change pas les précautions à prendre ou le risque de développer un ulcère.

POURQUOI ÉVITER L’ULCÈRE À TOUT PRIX ?

Avoir un ulcère augmente le risque de contracter une infection, d’être hospitalisé et parfois même de subir une amputation d’une partie du pied ou même de la jambe. Le diabète réduit la capacité de votre système immunitaire à lutter contre les infections et à cicatriser une plaie.

Vivre avec un ulcère représente un défi considérable pour la personne, car cela affecte sa qualité de vie et limite ses activités. Elle devra cesser de marcher sur la zone atteinte, car le poids sur la plaie devient alors un frein au processus de guérison.

Pour limiter le poids sur le pied atteint, un plâtre, une botte ou un soulier spécial devra être porté en tout temps. Les déplacements, particulièrement l’hiver, deviennent complexes et cela accroît le risque de chuter.

Les arrêts de travail et la perte d’emploi surviennent fréquemment à la suite du développement d’une plaie au pied. Les tâches qui impliquent la marche ou la station debout doivent être limitées et réduites au minimum.

Avoir un ulcère, c’est aussi faire le deuil des bains, des baignades et des voyages à la mer, car il ne faut pas mouiller la plaie. Des soins réguliers de la plaie incluant des changements de pansements, une modalité (botte, plâtre, soulier spécial) pour réduire le poids sur votre pied et de nombreuses visites médicales sont nécessaires.

La cicatrisation de cette plaie peut être très très longue. Les frais de certains traitements ne sont pas toujours assumés par le système de santé public et peuvent devenir un poids financier pour la personne.

Sur une note plus positive, sachez que ce n’est pas parce que vous avez une perte de sensations aux pieds que vous développerez nécessairement un ulcère. En partenariat avec votre professionnel de la santé des pieds, vous déterminerez quelles sont les actions préventives à mettre en œuvre pour diminuer ce risque.

Il est préférable de ne pas attendre, car la prévention demeure la meilleure alliée. Inspectez vos pieds chaque jour, et en cas de doute, montrez vos pieds à un podiatre, médecin, infirmière ou pharmacien,

RESSOURCES UTILES

Le portail Web de la Société des sciences vasculaires du Québec intégrant conseils pour l’hygiène, le choix de bonnes chaussures et autres.

Source : Revue Plein soleil, Été 2023, p53


252e jour de l’année

En mémoire de…

TEX LECOR 1933-2017 – Auteur-compositeur-interprète, peintre et animateur québécois.


On jase là…

Pourquoi le Québec craque de partout ? Qu’est-ce qui fait que la pénurie de main d’œuvre s’agrandit et semble insurmontable dans les hôpitaux, les écoles et voilà que les tribunaux se mettent de la partie. C’est un désastre sans nom. Une hémorragie qu’il faut arrêter. Tout ça a débuté quelque part et conséquemment, les instances gouvernementales ont laissé aller. On récolte ce que l’on sème et on a atteint le fond du baril. Il faut un remède de cheval, peu importe le prix.


Pensée et citation du jour

L’univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons.

Jean Giono


Ça s’est passé un 9 septembre…

(1949) Un DC-3 de la Canadian Pacific Airlines explose en plein vol à Sault-au-Cochon, entraînant dans la mort 23 passagers et membres d’équipage. La tragédie donna lieu à un des procès les plus retentissants du siècle au Québec.

(1986) Première de la télésérie Lance et compte, dont le scénario est signé Réjean Tremblay et Louis Caron. Carl Marotte, Marc Messier, Éric Hoziel, Denis Bouchard, Michel Daigle, Sylvie Bourque et Marina Orsini figurent parmi les principaux interprètes.

(2003) Le Québécois Éric Gagné des Dodgers de Los Angeles récolte devant les Diamondbacks de l’Arizona son 50e sauvetage de la saison, devenant le premier lanceur de l’histoire des ligues majeures de baseball à atteindre ce plateau deux saisons de suite.


Un pan de notre histoire : Si on boit de la bière, c’est à cause des Anglais

La Une

En 2020, selon Statistique Canada, chaque Québécois adulte a consommé 78 litres de bière, 24 litres de vin et 4 litres d’alcool, soit trois fois plus de bière que de vin et 20 fois plus que d’alcool. Il n’en a pas toujours été ainsi.

En campagne, sous le Régime français, où habite 80 % de la population, la hiérarchie de la consommation des boissons s’établit comme suit : 55 % préfèrent l’eau-de-vie, 24 % consomment du vin, surtout « en cas de maladie », et 11 % de la guildive (rhum); aucune demande pour la bière, car celle-ci est une boisson urbaine.

L’INTENDANT TALON VOULAIT LEVER LE COUDE !

Si la première brasserie date de 1634 à Québec, il faut tout de go avancer que les brasseurs sont peu nombreux en Nouvelle-France; au total, une quinzaine sont recensés dans les trois centres urbains et certainement quelques autres si les communautés religieuses masculines sont prises en considération.

Livraison de bière

Encore, faut-il ajouter que la céréale de prédilection, l’orge, est peu cultivée avant 1720 et encore moins le houblon. La bière représente en Nouvelle-France un mode de production artisanal, masculin, qui s’adresse à une clientèle d’hommes. Et ceci malgré le projet grandiose de l’intendant Talon…

Le but de Talon : réduire la consommation de vin et d’eau-de-vie importés et favoriser la consommation des grains locaux, une incitation pour les producteurs coloniaux à produire davantage. En effet, la prévision de consommation de grains est estimée à 12 000 minots.

Talon voir très grand : une production de 4000 barriques par année ou 900 000 L qui devaient être consommés pour une moitié dans la colonie, l’autre moitié étant exportée aux Antilles. Cette production équivaut à un ratio de 340 L par adulte ! La brasserie, achevée en 1670, cessera sa production en 1675; une aventure éphémère.

LE VENT TOURNE APRÈS 1760

Dès 1760, soit juste après la Conquête, la bière arrive à pleines barriques sur les quais de Québec. De fait, ce sont 430 000 L qui sont importés en cette première année de présence britannique, bière destinée aux 7000 militaires en garnison, ce qui représente 61,5 L par soldat.

Les Anglais sont de grands amateurs de bière : l’Angleterre, en 1760, compte plus de 42 000 brasseurs. Les chiffres d’importation confirment cet engouement; dans ce contexte, les brasseurs coloniaux ont peu de chance de tirer leur épingle du jeu.

Néanmoins, un jeune et dynamique Anglais du nom de John Molson, arrivé au pays en 1782, tentera sa chance à Montréal. Vers 1796, la production annuelle de la brasserie Molson se chiffre à quelque 245 000 L. Comparée à celle du projet de Talon, cette production n’équivaut qu’au quart.

Molson doit affronter plusieurs obstacles, notamment la concurrence britannique, mais aussi celle des rhumeries étrangères et québécoises – il existe trois rhumeries à Québec, et on parle d’une importation moyenne d’un million de litres entre 1761 et 1783.

COUPS DE POUCE SALVATEURS

Molson reçoit trois sérieux coups de pouce politiques entre 1783 et 1793 : le premier vient du fait que l’Angleterre ferme la porte aux importations de rhum américain; le second survient quand les approvisionnements de mélasse aux distillateurs de rhum québécois sont coupés, car le rhum doit rester un produit jamaïcain; et le troisième résulte de l’éclosion des guerres révolutionnaires en Europe, ce qui détourne la production de bière anglaise.

Après 1793, plus aucune importation de bière anglaise n’est consignée et à peine quelques barils de bière américaine le sont après 1826. Molson a donc le champ libre et il ne sera pas le seul à tenter sa chance.

En 1827, il existe 14 brasseries à Montréal, mais 17 ans plus tard, il n’en reste que 4 : celle de John Molson, celle de William Dow, Celle de Thomas Dawes et celle de Miles Williams, auxquelles se joint la Ekers l’année suivante. En 1863, la Dow brasse plus de 3 millions de litres et, quatre ans plus tard, Molson atteint le cap des 3 250 000 L.

À Québec, les activités brassicoles débutent vers 1791 avec la St. Roc Brewery, une distillerie, avant de trouver sa vocation. Elle change fréquemment de propriétaire, jusqu’à ce qu’elle tombe dans l’escarcelle de J. K. Boswell. Ce dernier commence à travailler pour les brasseurs John et Benjamin Racey, qui exploitent notamment la Cape Diamond Brewery jusqu’en 1824, laquelle deviendra également la propriété de Boswell en 1843.

Boswell possède aussi ses propres installations au pied de la côte du Palais, à proximité de l’ancienne brasserie de Talon, dont il louera éventuellement les voûtes.

LES SORTES DE BIÈRE

Les premières bières importées sont principalement des porters et des stouts, des bières foncées et fortes qui supportent bien la traversée transatlantique, quoique quelques ales soient aussi du voyage à l’occasion, comme la Yorkshire ale et la Burton ale, une bière forte, ambrée et sucrée qui nécessite quelques mois de maturation en cave.

Les bières locales comme les ales de Molson, à maturation rapide, semble trouver preneur rapidement. Au milieu du XIXe siècle, J. K. Boswell brasse des porters et des Burton ales et des India pale ales – une bière pâle, amère et plus alcoolisée –, qu’il destine à l’exportation, aussi bien en Inde qu’aux États-Unis.

LES FUSIONS DU XXE SIÈCLE

En 1909. Molson atteint le palier des neuf millions de litres, mais elle doit par la même occasion affronter un regroupement de brasseurs du Québec, la National Breweries, qui regroupe les plus importantes brasseries du Québec, notamment pour Montréal, Dawes, Dow et Ekers.

Molson 1908

Trois autres petites se joignent au regroupement. Mais ce ne sont pas les seules : à l’extérieur de Montréal, la brasserie Douglas de Sainte-Thérèse et la plupart des brasseries du Québec rejoignent le regroupement, par exemple la brasserie de Beauport, la Fox Head Brewery, de Georges Amyot, la Proteau et Carignan,

A celles-ci, se rajouteront de J. K. Boswell. Seule la brasserie Champlain de Québec, de Georges Couillard, n’en fait pas partie.

Ce n’est qu’en 1913 que Joseph Beaubien fonde la première brasserie Frontenac, dans le quartier du Mile End. Cette dernière ne résistera pas longtemps au conglomérat et, en 1926, elle sera absorbée par la National Breweries. En 1951, la National est absorbée par un plus gros conglomérat que sont les Canadian Breweries, dont le porte-étendard sera la Dow, qui possède 51 % des parts du marché de la bière à cette époque.

En 1989, O’Keefe et Molson fusionnent, créant ainsi la plus grande brasserie canadienne et le cinquième brasseur mondial.

Source : Yvon Desloges, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 2 septembre 2023, p82


251e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’ALPHABÉTISATION

LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PHYSIOTHÉRAPIE

LA FÊTE DE L’INDÉPENDANCE EN RÉPUBLIQUE DE MACÉDOINE

LA FÊTE NATIONALE À ANDORRE


En mémoire de…

Elizabeth II 1926-2022 – Reine du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord et de quatorze autres États souverains appelés royaumes du Commonwealth.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Marc Kane

Bon anniversaire !


On jase là…

Ne vous demandez plus pourquoi les piétons sont à risque la nuit venue. Ils ont des écouteurs aux oreilles, n’entendent rien, sont tous habillés de vêtements foncés et n’ont jamais de lampe de poche pour au moins attirer l’attention des automobilistes et signaler leur présence. Incroyable !


Pensée et citation du jour

Le progrès est impossible sans changement, et ceux qui ne peuvent jamais changer d’avis ne peuvent ni changer le monde ni se changer eux-mêmes.

George Bernard Shaw


Ça s’est passé un 8 septembre…

(1760) Les Articles de capitulation de Montréal sont négociés entre le Gouverneur-Général de la Nouvelle-France, Pierre de Cavagnal, Marquis de Vaudreuil et le Major-Général Jeffrey Amherst au nom des couronnes française et britannique. La signature du document rédigé en français a lieu ce jour, selon les croyances sur le Chemin Côte-Des-Neiges. Puis, à l’île Sainte-Hélène, devant la ville de Montréal, François de Lévis, commandant militaire, rend les armes, brûlant ses drapeaux au lieu de les remettre aux Anglais.

(1914) Le camp militaire de Valcartier, près de Québec, ouvre ses portes pour accueillir les volontaires canadiens. En quelques jours, 32 500 officiers et soldats sont prêts à débuter l’entraînement avant d’entreprendre la traversée de l’océan en vue de la participation de la flotte canadienne à la guerre en Europe. Dès le départ, un problème de taille se pose alors que la majorité des officiers, qui ne parlent que l’anglais, se retrouvent en face de Canadiens français unilingues.

(1964) Le groupe de musique populaire britannique Les Beatles se produit pour la première fois au Forum de Montréal. Les quatre musiciens (Paul McCartney, John Lennon, George Harrison, Ringo Starr) arrivent sur scène avec chemise blanche, cravate et pantalons étroits. Le public du Forum est en délire et les forces de l’ordre doivent intervenir près d’une trentaine de fois pour secourir les jeunes filles qui s’évanouissent d’émotion.


Notre Poutine national…

La Une

Les plus jeunes ne connaissent pas Pierre Elliott Trudeau, mais envers les Québécois, en plus d’être le premier ministre du Canada de 1968 à 1979 puis de 1980 à 1984, il était un genre de Poutine, comploteur hypocrite et aussi débile que le fou furieux de Russie, avec une aversion sans borne pour les maudits séparatistes du Québec. L’odieux, l’injure ultime du fédéral fut de nommer l’aéroport de Montréal en son nom. Il n’y a jamais eu pire affront.

C’est pourquoi, je vous propose l’article de Joseph Facal, publié dans le Journal de Montréal du 2 septembre dernier, pour en apprendre un peu plus.

***

IL FAUDRAIT DÉBAPTISER L’AÉROPORT TRUDEAU

Un article publié dans la revue Intelligence and National Security confirme ce que l’on savait déjà, mais y ajoute des éléments nouveaux.

Dans les années 70, Trudeau père avait ordonné que l’on espionne le mouvement souverainiste québécois, pourtant parfaitement légal et démocratique. Voilà ce qu’on savait.

On savait aussi qu’une partie de ce travail fut menée par la GRC, en violation des lois canadiennes.

INFÂME

Rien d’étonnant de la part de quelqu’un qui avait envoyé l’armée au Québec en 1970 pour terrifier toute la population et fait emprisonner des innocents, alors qu’il savait parfaitement que le FLQ se limitait à quelques individus.

Ce qu’on apprend maintenant, et qui n’est pas une grande surprise, c’est qu’une autre partie du sale boulot fut mené par une cellule ultra-secrète nichée au cabinet même du premier ministre, qu’elle fonctionnait à l’extérieur du système de renseignement officiel du gouvernement, et qu’elle utilisait aussi la machine du Parti libéral du Canada pour collecter des informations.

Évidemment, ça ne s’est pas arrêté là. Le rapport du juge à la retraite Bernard Grenier et les enquêtes de Robin Philpot et Normand Lester ont aussi levé le voile sur une partie des tricheries massives commises par le gouvernement fédéral et ses alliés lors du référendum de 1995.

Et ça va recommencer si les souverainistes reprenaient du poil de la bête.

Mais revenons à Trudeau père et à ce régime fédéral qui aime tant donner des leçons de morale à la planète entière.

Je pose une question toute simple. Quand on voit ce que cet homme a fait, quand on voit comment il a foulé aux pieds les principes de droit les plus élémentaires, est-il encore acceptable, est-il moralement justifiable que le principal aéroport du Québec l’honore en portant son nom ?

Un ami me faisait une remarque qui me trotte dans la tête.

Supposons qu’on apprenne qu’un premier ministre canadien aurait ordonné que l’on espionne des chefs autochtones.

Supposons qu’il aurait ordonné que l’on vole des listes de militants autochtones.

Supposons qu’il aurait ordonné que l’on emprisonne des centaines d’autochtones innocents. Aurait-il droit à son aéroport ?

MOTION

Rappelons pour mémoire qu’à Ottawa, l’édifice dans lequel se trouve le bureau du premier ministre, longtemps appelé « édifice Langevin », pour souligner la mémoire du surintendant des « Affaires indiennes » dans le gouvernement de John A. Macdonald, a perdu son nom.

Langevin fut l’un des architectes du système des pensionnats autochtones au XIXe siècle.

Et on continuerait à donner le nom de Pierre Elliott Trudeau à l’aéroport de la métropole du Québec ?

Le Bloc devrait s’emparer de cette affaire. L’Assemblée nationale devrait adopter une motion demandant le retrait de son nom et exposant les raisons.

Il y a des limites à l’indignité.


250e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU BRÉSIL


Pensée et citation du jour

Rien ne s’est fait de grand qui ne soit né d’une espérance exagérée.

Jules Verne


Ça s’est passé un 7 septembre…

(1986) Le réseau Quatre-Saisons entre en ondes. La chaîne a été lancée par le câblodistributeur CF Cable TV, propriétaire à l’époque de la station de télévision anglophone CFCF de Montréal. Sa première mission était d’offrir une programmation qui serait la même tout au long de l’année (sans que des émissions, séries dramatiques ou magazines ne soient interrompus pour la saison estivale), d’où le nom « Quatre Saisons », maintenant appelée NOOVO.

(1995) La question référendaire voit le jour, quand Jacques Parizeau la dévoile à l’Assemblée nationale. De toute évidence, il s’agit d’un grand moment pour le chef souverainiste, qui est fort ému. Dévoilement de la question référendaire : « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec, et de l’entente signée le 12 juin 1995, oui ou non ? »

(1998) Larry Page et Sergey Brin, deux étudiants de l’Université Stanford, inventent un moteur de recherche. Les deux étudiants recherchent des fonds pour créer leur entreprise. Andy Bechtolsheim, un des fondateurs de Sun Microsystems, leur offre 100 000 dollars, après avoir vu ce dont était capable leur moteur de recherche. Grâce notamment à leurs familles et amis, ils arriveront à réunir un million de dollars et pourront lancer la société Google Inc.


Trois gouttes de lumière : Attendre…

La Une

Un appel qui ne vient pas

Une personne qui ne revient plus,

Une lettre qu’on ne reçoit pas,

Un enfant qu’on ne voit plus,

Une jeunesse qui n’est plus là,

Un amour qui semble perdu.


Tu t’attardes à faire revivre ce passé qui demande à mourir.

Et tu perds ton temps à retenir une illusion qui te fait souffrir.

Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs et de faire vieillir ton avenir.

Il est temps de te ressaisir,

Et à nouveau, tu te dois de revivre.


Laisse au présent la chance de te séduire,

Et au futur le bonheur de t’épanouir.

Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir.

Il suffit de lui sourire et de t’ouvrir.


Le chemin pour y parvenir est de lâcher prise, ne plus retenir,

Laisser aller, afin de grandir.

Et à nouveau tout accueillir.

Un texte de Richard Migneault, sur Facebook. Le Train de la Vie – tous à bord


249e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU SWAZILAND


En mémoire de…

BURT REYNOLDS 1936-2018 – Acteur américain, producteur de cinéma et cascadeur.

JEAN-PAUL BELMONDO 1933-2021 – Acteur français, producteur de cinéma et directeur de théâtre.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Ghislain Beaulé

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Les hommes peuvent atteindre un but commun sans emprunter les mêmes voies.

Amadou Hampâte Bâ


Ça s’est passé un 6 septembre…

(1952) Mise en ondes de la station CBFT canal 2, à Montréal. Elle fait partie du réseau de la SRC et est la première station de télévision au Canada. Au début, Radio-Canada diffuse à raison de trois heures par jour des émissions bilingues ou françaises ou anglaises.

(1966) Dans leur téléroman « Rue des pignons », Louis Morisset et Mia Riddez dressent un portrait de la vie de famille dans un quartier ouvrier de Montréal. De 1966 à 1977, Radio-Canada présente 414 épisodes de « Rue des pignons », une des séries les plus populaires de l’histoire de la télévision québécoise, avec la participation de Jean Duceppe, Rolland Bédard, Rolland D’Amour, Mia Riddez, Huguette Oligny, Robert Rivard, Bertrand Gagnon, Roland Chenail et Réjean Lefrançois.

(1993) Denis Boucher devient le premier Québécois depuis Claude Raymond en 1969 à prendre part à un match des Expos de Montréal. Il réalise un rêve d’enfance. Il réussit sa première sortie car il n’accorde qu’un seul point aux Rockies du Colorado en six manches de travail. 40 000 fans applaudissent son exploit.


Nettoyage express… avec du sel

La Une

Madame Chasse-Taches n’a pas fini de nous impressionner avec ses trucs. Cette fois-ci, se sont les propriétés nettoyantes du sel qu’elle nous propose. Bonne lecture.

***

Le sel fin, le sel à marinades et le gros sel à déglacer deviennent d’excellents dépanneurs puisque vous les avez sous la main à la maison.

LE SEL FIN

Enlevez les taches de café ou de thé dans les tasses de porcelaine en les frottant avec une éponge imbibée de vinaigre et saupoudrée de sel fin.

Du jus de citron et du sel fin sur une tache jaunâtre sur un vêtement blanc la feront disparaître. Faites sécher au soleil pour un résultat maximal.

Il est possible de raviver les couleurs fades d’une tapisserie ou d’un travail au petit point encadré depuis un bon moment. Passez du sel mouillé, en frottant légèrement avec la paume de votre main, sur le fil à broder ou la laine. Laissez sécher et passez l’aspirateur pour enlever tout résidu de sel séché.

Nettoyez la semelle du fer à repasser ou enlever les taches brunâtres en frottant la semelle avec du sel mélangé à de l’eau. Ensuite, bien rincer le fer avec de l’eau claire.

Le rotin et l’osier se nettoient parfaitement avec une eau fortement salée.

LE SEL À MARINADES

Les contenants thermos ne doivent pas être plongés dans l’eau chaude ou mis au lave-vaisselle; un simple rinçage suffit. Si un dépôt se forme au fond, versez dans la bouteille une poignée de gros sel et de l’eau froide. Agitez et rincez à l’eau légèrement chaude.

Une tache de rouille dans la baignoire disparaît en la saupoudrant de sel à marinades et en l’aspergeant de jus de citron. Laissez agir une dizaine de minutes avant de brosser la tache.

LE GROS SEL DÉGLAÇANT

On enlève les cernes jaunâtres laissés par une eau dure ou le calcaire dans la cuvette de toilette en versant 500 ml (2 tasses) de vinaigre chaud additionné d’une bonne poignée de gros sel. Brossez la cuvette après quelques heures.

Enlevez une tache de brûlé au fond d’une casserole en humectant le fond d’eau et en y saupoudrant du gros sel. Laissez agir une nuit avant de brosser et de laver la casserole.

Une poignée de gros sel saupoudré sur les mauvaises herbes dans une allée les détruira en quelques heures.

Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, Cahier CASA, 2 septembre 2023, p15


248e jour de l’année

En mémoire de…

LISE PAYETTE 1931-2018 – Femme politique et ministre, écrivaine, animatrice de télévision et de radio, québécoise.

GILLES PELLETIER 1925-2018 – Acteur et comédien québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Thomas Gagnon

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

Le repliement sur soi n’apporte aucune lumière aux autres.

Nelson Mandela


Ça s’est passé un 5 septembre…

(1755) Déportation des Acadiens. Le commandant militaire d’Annapolis, John Winslow, entreprend d’expulser 5000 Acadiens de Grand-Pré, d’Annapolis et de la baie de Fundy. Il réunit les hommes de la région dans l’église de Grand-Pré pour leur lire l’édit de la déportation dont nous reproduisons un extrait :

J’ai reçu de Son Excellence le gouverneur Lawrence, les instructions du roi. C’est par ses ordres que vous êtes assemblés pour entendre la résolution finale de Sa Majesté concernant les habitants français de cette province de la Nouvelle-Écosse… Vos terres, vos maisons, votre bétail et vos troupeaux de toutes sortes sont confisqués au profit de la couronne, avec tous vos autres effets, excepté votre argent et vos mobiliers, et que vous-mêmes vous devez être transportés hors de cette province. Les ordres péremptoires de Sa Majesté sont que tous les habitants de ces districts soient déportés.

(1957) Les Royaux de Montréal gagnent le championnat de la Ligue internationale de baseball pour la neuvième fois. Les Royaux de Montréal étaient une équipe professionnelle de baseball qui a joué à Montréal au Québec (Canada de 1897 à 1917 et de 1928 à 1960. Ils ont évolué dans de la Ligue internationale (une ligue mineure de baseball). L’équipe était le principal club-école des Dodgers de Brooklyn de 1939 à 1960. Les Royaux évoluaient dans la Ligue AAA à partir de 1946.

(1971) Création du réseau de télévision privé TVA. Les stations CFTM à Montréal, CFCM-TV à Québec et CJPM-TV à Chicoutimi, diffusaient simultanément certaines de leurs émissions. Entre 1973 et 1978, les stations de Sherbrooke, de Hull, de Trois-Rivières, de Rimouski, de Rivière-du-Loup et de Rouyn-Noranda s’ajoutent aux trois stations déjà en place.


Un pan de notre histoire : Un panneau « STOP » vandalisé d’une grande valeur historique au cœur d’une nouvelle exposition

La Une

« Pourquoi il y a ‘lol’ écrit sur le panneau ? » me demandait naïvement un élève en regardant le « 101 » inscrit sur un « STOP » vandalisé comme celui ci-dessous dans une vitrine d’un musée.

V

Pour les générations nées après les années 1970, l’affichage dans l’espace public a toujours été majoritairement en français. Or, ce ne fut pas toujours le cas, comme je l’ai expliqué au jeune visiteur.

UN PEU D’HISTOIRE

« La plupart des journaux, les affiches et jusqu’aux enseignes des marchands français sont en anglais », écrit Alexis de Tocqueville lors de son bref passage au Bas-Canada à l’été… 1831.

Langue des affaires, l’anglais occupe une place prédominante au Québec, bien que la majorité de la province soit francophone. Cette situation perdure jusqu’aux années 1960.

LONGUE MARCHE VERS LA LOI 101

Avec la montée du nationalisme québécois aux débuts de la Révolution tranquille, le gouvernement du Québec commence à légiférer pour protéger et promouvoir le français. En 1968, la crise de Saint-Léonard montre sans équivoque le pouvoir attractif de l’anglais comme langue d’enseignement, synonyme de succès dans les affaires, pour de nombreux parents d’origine immigrante.

En 1974, la loi 22 du gouvernement libéral de Bourassa fait du français la langue officielle du Québec. Toutefois, comme pour la loi 63, elle est loin de faire l’unanimité, notamment sur sa tolérance quant au choix de la langue d’enseignement.

Trois ans plus tard, Camille Laurin du Parti Québécois officialise la place prédominante du français dans l’éducation et l’affichage avec la loi 101, adoptée le 26 août 1977.

Pour le ministre Laurin, psychanalyste de formation, il s’agissait de redonner confiance et fierté à la majorité francophone du Québec.

Considérée comme l’une des lois les plus importantes du Québec moderne, elle est maintes fois remise en question par la suite. Manifestations, vandalisme et éditoriaux enflammés s’en suivent, autant du côté de ceux qui la défendent que de ceux qui s’y opposent.

LE MEM : UN MUSÉE CITOYEN

Ce panneau « STOP » vandalisé a été acquis en 2015 par le MEM-Centre des mémoires montréalaises, anciennement le Centre d’histoire des Montréal.

« L’équipe était très heureuse de faire une telle acquisition », explique la donatrice, caroline Martel. « Ils étaient sur le point d’emprunter un panneau semblable à un autre musée quand je leur ai proposé la donation. Ils étaient aux anges ! »

Le sauvetage du panneau a été aussi une heureuse coïncidence. « Je l’avais remarqué en allant à la bibliothèque Outremont en 2014, ajoute Mme Martel. Il était là au milieu du chantier de la caserne 75 sur la rue St-Just. Je suis allée voir le contremaître et je lui ai demandé si c’était possible de le mettre de côté lorsqu’ils allaient l’enlever de la voie publique. J’étais ravie lorsqu’il m’a appelé pour venir chercher le panneau. Toutefois, j’ai rapidement réalisé qu’un tel artefact avait sa place dans un musée, pas dans mon salon ! »

Sélectionné pour son importance historique, ce panneau « STOP » vandalisé est l’un des objets vedettes de la toute nouvelle exposition permanente du MEM. L’inauguration est prévue le 27 septembre prochain dans ses nouveaux locaux à l’intersection de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent.

Source : Maude Bouchard-Dupont, historienne, Le Journal de Montréal, 26 août 2023, cahier Weekend, p77


247e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE DU TRAVAIL

LA JOURNÉE DES VENDEURS DE JOURNAUX À LA CRIÉE


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Mariette BleauAnne CaronClaude RiendeauCaroline PrévostMadeleine BeauchampVotre humble blogueur

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs.

Oscar Wilde


Ça s’est passé un 4 septembre…

(1957) Manifestations des partisans de la ségrégation raciale à Little Rock en 1959, à l’écoute d’un discours du gouverneur Orval Faubus protestant, devant le Capitole, contre l’intégration de 9 élèves noirs au lycée central de la ville. Le 3 septembre 1957, dans la ville américaine de Little Rock, capitale de l’Arkansas, neuf élèves noirs sont attendus au lycée central de la ville jusque-là réservé aux seuls Blancs.

Le gouverneur Orval Faubus ordonne à la garde nationale d’empêcher les étudiants noirs d’accéder à l’établissement. Lorsque les élèves noirs s’y présentent, ils sont insultés et repoussés par la garde. De violentes manifestations racistes prônant la ségrégation et appuyées par la garde nationale de Little Rock font rage pendant environ trois semaines.

(1972) Bob Barker anime la première de The Price Is Right sur la chaîne CBS. Il sera à la barre du populaire quiz télévisé jusqu’au 15 juin 2007 pour un total de 6586 épisodes.

(1984) Dirigé par Brian Mulroney, le parti conservateur remporte une victoire éclatante. Conservateurs: 211 des 282 sièges. Libéraux 40. NPD 30. Autres 1.


Les champignons magiques et le LSD pour soigner la dépression

La Une

Des découvertes récentes montrent que certaines molécules psychédéliques présentent un effet antidépresseur qui fait appel à un mécanisme biochimique complètement distinct de celui responsable de leurs effets hallucinogènes, en agissant sur des récepteurs distincts, à la surface des cellules nerveuses. Cette découverte pourrait mener au développement d’une nouvelle classe d’antidépresseurs très performants.

L’incidence de la dépression a considérablement augmenté au cours des dernières décennies, en particulier chez les jeunes adultes.

Cette tendance est inquiétante, car cette maladie complexe demeure difficile à traiter, même avec l’arsenal d’antidépresseurs comme les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine ou du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline qui sont actuellement disponibles.

Une proportion significative des patients ne répond pas adéquatement à ces médicaments et de nouveaux traitements sont manifestement requis pour améliorer notre succès thérapeutique face à cette maladie incapacitante.

HALLUCINOGÈNES ANTIDÉPRESSEURS

Récemment, plusieurs essais cliniques ont montré que certaines molécules psychédéliques, notamment le LSD et la psilocybine (la molécule active des champignons magiques), présentaient des effets antidépresseurs prometteurs, au moins aussi efficaces que ceux obtenus avec les médicaments actuels.

On ne peut cependant pas envisager l’utilisation de ces molécules psychédéliques à grande échelle.

D’une part, ces molécules sont de puissants activateurs du récepteur de la sérotonine 2A (le 5-HT2A) et produisent des effets hallucinogènes aigus qui nécessitent une supervision médicale étroite dans un environnement clinique contrôlé.

D’autre part, les psychédéliques peuvent dans certains cas déclencher des épisodes de psychose, en particulier chez les patients ayant des antécédents familiaux de trouble bipolaire ou de schizophrénie.

Autrement dit, malgré leur potentiel cliniques, les propriétés hallucinogènes des molécules psychédéliques représentent un frein majeur au développement de thérapies antidépressives utilisant ces molécules.

CONTRE LA DÉPRESSION, SANS HALLUCINATION

Une recherche complexe de biochimie publiée dans une revue prestigieuse pourrait cependant permettre de résoudre ce problème et mener au développement d’antidépresseurs dérivés des psychédéliques, mais dépourvus d’effets hallucinogènes.

Dans cette étude, les chercheurs ont découvert que le LSD et la psilocybine interagissaient avec un récepteur spécifique (le TrkB), connu pour jouer un rôle important dans l’augmentation de la neuroplasticité et des connexions entre neurones, deux phénomènes impliqués dans l’effet thérapeutique des antidépresseurs actuels.

Cette interaction est très forte, plus de mille fois plus élevée que celle mesurée pour les antidépresseurs classiques, et l’effet positif sur la fonction des neurones est complètement indépendant de l’autre récepteur aux psychédéliques (le 5-HT2A) responsable des hallucinations causées par ces substances.

En d’autres mots, l’effet antidépresseur des psychédéliques fait intervenir des mécanismes biochimiques complètement différents de ceux impliqués dans leurs propriétés hallucinatoires.

Cette découverte suggère donc que les psychédéliques comme le LSD et la psilocybine pourraient servir d’inspiration pour la fabrication de molécules analogues, formulées pour stimuler spécifiquement le récepteur TrkB, sans activer l’autre récepteur responsable de leurs effets hallucinogènes.

Étant donné la très forte affinité biochimique des psychédéliques avec ce récepteur, on peut prévoir que ces antidépresseurs de nouvelle génération pourraient s’avérer très efficaces en clinique et représenter une option additionnelle très intéressante pour traiter les personnes souffrant de dépressions.

Source : Richard Béliveau, biochimiste, Le Journal de Montréal, 21 août 2023, p28


246e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU QATAR


En mémoire de…

STÉPHANE LIZOTTE 1966-2001 – Famille.

PAULINE GEOFFRION 1951-2011 – Famille.

PIERRE NADEAU 1936-2019 – Animateur de télévision et journaliste québécois.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Frédérick-Marie DésiletsJean-Marc Malenfant

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’optimiste est l’homme qui regarde vos yeux. Le pessimiste est l’homme qui regarde vos pieds.

Gilbert K. Chesterton


Ça s’est passé un 3 septembre…

(1928) La pénicilline est découverte par hasard par le savant écossais, Alexander Fleming (1881-1955). Le professeur la découvre dans une culture de champignons oubliée plusieurs jours dans son laboratoire. La pénicilline est produite par une moisissure, le « Penicillium notatum », et est une substance antibactérienne d’une grande activité, efficace dans le traitement de certaines infections dangereuses.

En effet, Fleming remarque qu’autour des champignons, les bactéries du genre « Staphylococcus » ont disparu. Ainsi la pénicilline a la faculté de tuer des bactéries tout aussi dangereuses que les « Staphylococcus », responsables de certains abcès et de la pneumonie chez l’homme.

(1959) Après avoir visité des mines de fer de la Côte-Nord, Maurice Duplessis, qui avait été premier ministre durant plus de 15 années consécutives, subi une hémorragie cérébrale et il mourut dans la première heure du 7 septembre, jour de la fête du Travail.

(1981) La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (en anglais Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, CEDAW) a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle est entrée en vigueur le 3 septembre 1981 après avoir été ratifiée par 20 pays.


Oui, le contrat de mariage, c’est encore utile, et voici pourquoi

La Une

Freiné par deux années de crise sanitaire, l’enthousiasme à l’égard du mariage revient. Sans contrat de mariage, en cas de décès ou de séparation, c’est la société d’acquêts qui s’appliquera lors de la séparation de vos biens.

Moult péripéties et calculs plus tard, un couple de Terrebonne divorce en 2021.

Le contrat de mariage leur permet de séparer leurs biens sans avoir à les partager. Monsieur garde ainsi la totalité de la valeur de sa ferme qu’il exploitait.

PLUS DE FLEXIBILITÉ

Pourtant, son ex-épouse l’a aidé plusieurs années en comptabilité. Madame demande alors une révision du patrimoine familial et la reconnaissance de sa contribution. Grâce au contrat de mariage, Monsieur évite de partager la valeur de sa ferme à moitié. Par contre, il a dû verser une contribution pour enrichissement injustifié.

Même s’il n’est pas séduisant, un contrat de mariage permet au couple de choisir son régime matrimonial, de prévoir ce qui se passera en cas de séparation ou de décès et de définir des donations pour l’épouse. En d’autres mots : le contrat de mariage établit des règles matrimoniales plus souples et flexibles en fonction des volontés.

PRÉVOIR L’IMPRÉVISIBLE

Dans une affaire de 2011, une femme de Beauce et ses enfants ne s’entendent pas sur la succession du défunt mari. La veuve bénéficie de tous les biens, comme stipulé dans le contrat de mariage. Problème : le testament rédigé le lendemain de la signature du contrat de mariage donne aux enfants le droit d’hériter de tout bien qui resterait. La cour a tranché, donnant raison au contrat de mariage, et confirme que la veuve doit bien hériter de l’ensemble des biens.

Bien que peu fréquentes, les donations peuvent être prévues dans un contrat de mariage en faveur de l’autre partenaire ou de leurs enfants. Elles peuvent porter sur des biens, des immeubles ou des sommes d’argent. Elles peuvent être faites en prévision d’un décès ou du vivant des époux, par exemple, pour prévoir une donation exigible lors d’un divorce pour dédommager la personne qui aurait contribué davantage aux charges du mariage.

UN CONTRAT, ÇA ÉVOLUE !

Un contrat de mariage peut être modifié en tout temps. En cas de modification, un nouveau contrat sera alors créé.

Ce document doit être fait avec le consentement de toutes les personnes concernées per le premier contrat de mariage.

Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 1er septembre 2023, p33


245e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA FÊTE NATIONALE DU VIETNAM

ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE SYLVIE DESORMEAUX


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Gilles Sorel

Bon anniversaire !


On jase là…

 « Je ne suis ni un monsieur ni une madame… Je suis Mx ! Dorénavant, appelez-moi Mx ». Ce n’est que la pointe de l’iceberg. On n’a encore rien vu !


Pensée et citation du jour

Le courage croît en osant et la peur en hésitant.

Syrus


Ça s’est passé un 2 septembre…

(1972) Premier match de la « Série du siècle », au hockey. Cette série de matchs entre les joueurs canadiens et les joueurs russes apparaissaient au départ inégale. Pour le Canada, une équipe formée des meilleurs joueurs de toutes les équipes avec le grand Ken Dryden devant le but. Pour la Russie, des jeunes joueurs qui ne connaissent pas ce qu’est le vrai hockey et qui, selon leur traducteur, viennent pour apprendre.

De plus, le gardien de but Vladislav Tretiak est considéré comme un manchot par les observateurs canadiens. Dès les premières minutes de jeu le Canada mène 2 à 0 mais un certain Valeri Kharlamov brouille les cartes au début de deuxième période en enfilant deux buts consécutifs. Vladislav Tretiak bloque les tirs ennemis avec une facilité étonnante. Après la troisième période le score est Canada 3, Russie 7.

(1981) À sa première année d’existence, le Manic de Montréal de la Ligue nord-américaine de soccer (LNAS) attire 58 542 spectateurs au stade Olympique pour un match éliminatoire contre le Sting de Chicago. Les objectifs initiaux des dirigeants du Manic sont vite dépassés au cours de cette première saison.

Une partie importante contre Washington, le 18 août, attire 50 755 fans. Puis, le 2 septembre, soir de la première rencontre de la série contre le Sting de Chicago, l’impensable survient : 58 542 amateurs font vibrer le stade Olympique. Les locaux l’emportent à cette occasion par la marque de 3-2.

(1990) Entrée en vigueur de la Convention internationale des droits de l’enfant.


Ygreck, et ses perles d’août

La Une

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles d’août, parues dans le Journal de Montréal.


244e jour de l’année

En mémoire de…

MICHEL BEAUDOIN 1951-2018 – Employé municipal cadre et musicien.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Julie Sénéchal

Bon anniversaire !


Pensée et citation du jour

L’amitié est un filtre qui nous fait voir la vie sous un jour plus clair et plus coloré, même si celui-ci est triste et gris.

Hervé Desbois


Ça s’est passé un 1er septembre…

(1824) Cérémonie de pose de la première pierre de l’église Notre-Dame de Montréal. On met deux ans à élever les murs, la façade étant complétée jusqu’à la base des tours. La charpente est installée en 1827, la voûte et le premier décor intérieur étant achevés en 1829. L’édifice entier, incluant les tours, est contenu dans un rectangle, contrairement à la coutume qui détachait généralement les tours de la façade.

(1923) Le grand tremblement de terre de Kanto a dévasté la plaine de Kanto, qui se situe à Honshu, l’île principale du Japon, à 11h58. Ce séisme a été estimé en 1977 à une magnitude de moment de 7,9. Il provoqua de graves dommages aux villes de Yokohama, de Kanagawa, de Shizuoka et de Tokyo. Le rapport officiel publié le 30 août 1926 fait état de 141 720 morts. Il est pourtant important de rappeler que dans l’article de T. A. Jaggar publié en 1924, l’auteur fait mention de 400 000 morts.

(1972) Situé sur la rue Union, à l’angle de la rue Cathcart, à Montréal, le Blue Bird Café appartenait à Léopold Paré. À l’étage supérieur se trouvait le Wagon Wheel, un populaire bar de musique western. Le soir du drame, trois hommes éméchés, refoulés à l’entrée par le portier, décident par vengeance de mettre le feu dans l’escalier menant au bar. En peu de temps, l’établissement est la proie des flammes et la panique s’empare des clients qui cherchent à fuir les lieux.

Le bar comportait trois issues, soit l’entrée principale, qui était envahie par les flammes, une sortie d’urgence dans la cuisine, ainsi qu’une porte située dans l’escalier nord du bâtiment. Mais les soirs d’affluence, cette porte était verrouillée pour empêcher les clients de se faufiler au deuxième étage à l’insu du portier. Le règlement municipal du service des incendies n’exigeait que deux issues de secours pour les établissements pouvant accueillir de 200 à 500 clients, comme le Wagon Wheel. Triste bilan; 42 personnes sont mortes et une quarantaine d’autres ont été blessées.


Les caisses libre-service : pas encore à point

La Une

Ça fait longtemps que je m’interroge sur l’efficacité des caisses libre-service qu’on retrouve de plus en plus dans les commerces. Malheureusement le libre-service n’est pas total puisqu’un employé doit toujours veiller au grain et intervenir très souvent. Justement, hier, Mario Dumont en a fait son sujet d’article dans le Journal de Montréal, et qui rejoint ma pensée. C’est ce que je vous partage aujourd’hui.

***

JE SUIS PRÊT POUR LES CAISSES LIBRE-SERVICE, RENDEZ-LES EFFICACES SVP !

Suis-je le seul à ne pas trouver normal que dans les caisses libre-service, notamment celles des supermarchés, le préposé dépanne à temps plein ? L’idée devrait être que le client puisse scanner lui-même ses articles. Dans les faits, il y a tellement de bogues que le client a besoin du préposé à tous les trois produits.

Je ne suis pas réticent ni un opposant à cette automatisation. À une époque, lorsque la technologie remplaçait l’humain, on criait aux pertes d’emplois et aux dangers du chômage. Comme lorsque les guichets automatiques ont remplacé les caissières dans les banques.

Aujourd’hui, la pénurie de main-d’œuvre change la donne. Les commerces ne trouvent plus assez de monde pour accomplir toutes ces tâches. L’automatisation fait partie de la solution et il n’y a aucune raison de la critiquer.

Personnellement, toujours un peu pressé, j’adore les systèmes automatiques qui me permettent de gagner du temps. Mais je m’attends d’un système automatisé qu’il représente hors de tout doute raisonnable un gain d’efficacité.

Dans le cas des caisses libre-service au Québec, ma patience souffre.

Ce produit ne scanne pas, le code n’est pas reconnu.

La zone emballage ne comprend pas que je viens tout juste de déposer mes sacs, MÊME SI J’AI RÉPONDU OUI À CETTE QUESTION PRÉCISE !

Ah ! Une canette d’alcool ! Le préposé doit venir vérifier mes cartes.

Tiens, la zone d’emballage n’a pas capté que je viens de déposer l’article, trop léger.

Un objet lourd fait basculer le sac dans la zone d’emballage. Le système fait une crise d’apoplexie et gèle.

LE PRÉPOSÉ

Dans tous les cas, le préposé doit venir taponner dans la machine et rentrer son code. Dans presque tous les cas, l’attente est de courte durée et la grande majorité des préposés assistent la clientèle avec gentillesse. Mais… pas sans ralentir le processus sérieusement.

À un point, je me disais que j’étais peut-être trop nono pour utiliser ces systèmes. Mais à quelques reprises ces derniers temps, j’ai eu l’occasion de faire la file aux caisses libre-service. De moins en moins de caisses ouvertes, les clients sont poussés là.

En attendant en file, j’ai pu observer le fonctionnement. Le préposé à l’assistance doit être un athlète olympique. Ou une pieuvre. Dans un secteur de six ou huit caisses, on a recours à ses services sans relâche. Pourtant, les clients sont des gens de tous âges, qui utilisent la technologie quotidiennement dans leur vie.

ÇA PEUT ÊTRE MIEUX

J’ai eu l’occasion de vivre l’expérience ailleurs dans le monde. L’efficacité est possible. Bing-bang, tu scannes, tu payes, tu files.

La technologie permet aussi de faire beaucoup mieux. Des étiquettes intelligentes, des paniers qui savent ce que vous y mettez. Des géants comme Amazon amènent ces technologies à un autre niveau.

En attendant, chez nous, on peut faire mieux. Faites des statistiques sur les bogues qui requièrent le recours à un préposé et trouvez les stratégies pour y remédier.


243e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE MONDIALE DU BLOGUE


En mémoire de…

DIANA SPENCER 1961-1997 – Lady Di est une aristocrate britannique et membre de la famille royale britannique, décédée tragiquement. Elle était l’épouse du prince Charles.


Pensée et citation du jour

Bien des hommes pourraient voir s’ils enlevaient leurs lunettes.

Friedrich Hebbel


Ça s’est passé un 31 août…

(1940) Berlin, capitale du Troisième Reich subira 363 raids aériens alliés durant la Seconde Guerre mondiale. Elle fut bombardée par la Royal Air Force britannique entre 1940 et 1945 et par l’United States Army Air Forces (USAAF) entre 1943 et 1945, par la campagne alliée de bombardement stratégique de l’Allemagne durant la guerre. La ville subira aussi des bombardements aériens par l’Armée rouge, principalement en 1945 avec l’approche des troupes soviétiques de Berlin.

(2001) La première statue de René Lévesque érigée sur la colline parlementaire à Québec, qui respectait fidèlement la stature de l’ancien premier ministre, soit cinq pieds et quatre pouces prend place au parc municipal de New Carlisle, un village de la Gaspésie où il a vécu les premières années de sa vie; une nouvelle statue a été placée sur la colline parlementaire depuis le 28 août, qui mesure cette fois huit pieds et un pouce.

(2003) Chantal Petitclerc complète un triplé aux championnats de Suisse en remportant la médaille d’or du 300 mètres en fauteuil roulant. La veille, l’athlète avait aussi récolté l’or au 400 mètres en établissant un nouveau record, avant de remporter l’épreuve du 800 mètres.


La responsabilité civile : ayez l’esprit tranquille

La Une

À quoi sert une assurance responsabilité civile ? Ce qu’elle couvre, ses avantages et ses coûts : voici les explications.

L’assurance-responsabilité civile est incluse dans votre assurance habitation. Que vous soyez propriétaire ou locataire, elle vous protège, vous ainsi que ceux et celles qui habitent votre domicile, contre les dommages corporels que vous pourriez infliger sans le vouloir à d’autres personnes et contre les dommages causés aux biens d’autrui.

Si cela survenait, un dédommagement pourrait être demandé, et l’assureur le prendrait en charge. Il vous défendrait aussi à ses frais si des poursuites judiciaires étaient intentées contre vous pour des dommages couverts, au Canada ou ailleurs.

LA COUVERTURE : TOUS LES DÉTAILS

Les contrats d’assurance sont tous différents, lisez-en toutes les clauses pour savoir ce qui est couvert ou non. Attention : les actes intentionnels ou commis dans le cadre d’une infraction pénale ainsi que les blessures subies par vous ou les membres de votre foyer ne sont jamais couverts !

Les entrepreneurs à domicile auraient intérêt à souscrire une assurance responsabilité civile liée à leurs activités professionnelles, car en cas de blessures de clients, clientes ou fournisseurs, l’assureur pourrait refuser de les dédommager.

Voici quelques exemples de dommages corporels et matériels couverts par ce type d’assurance :

  • votre chien non attaché et non muselé mord le livreur;
  • votre baignoire déborde et cause un dégât d’eau au logement inférieur;
  • votre petit voisin se blesse alors qu’il est sous la garde de votre fille qui habite chez-vous;
  • votre barbecue explose et enflamme le cabanon de la voisine;
  • votre fils blesse accidentellement un autre joueur au soccer.

EN SAVOIR PLUS SUR LES COÛTS

Les coûts d’assurance varient selon l’assureur et les conditions incluses au contrat, tels que le montant de protection. Une assurance de base offre une protection d’un million de dollars, mais vous pouvez acheter des tranches supplémentaires, pour quelques dollars de plus par mois, jusqu’à concurrence de cinq millions de dollars (par exemple, si un feu dans votre cuisinière se propageait à tous les logements de votre immeuble, l’assurance excédentaire pourrait indemniser tous les locataires).

QUAND FAIRE UNE RÉCLAMATION ?

Les réclamations les plus courantes en matière de responsabilité civile concernent des accidents survenant à votre domicile, comme des chutes ou des morsures d’animaux. Au moment de l’incident, avisez rapidement votre assureur, et n’entreprenez rien sans son accord. Il faut accompagner toute réclamation d’assurance de pièces justificatives.

Les experts en assurance de dommages ne conseillent pas de faire une réclamation pour des conséquences valant moins de 1000 $, tenant compte du montant de la franchise; la prime risquerait d’augmenter l’année suivante et les années subséquentes. Toutefois, dans le cas d’une poursuite en justice, les montants risquent d’être beaucoup plus élevés que cette somme.

CONSEIL

« Un ou deux millions de dollars de protection en responsabilité civile, ça vous semble élevé ? Attention ! Ce n’est pas votre maison qui est assurée pour ce montant, mais bien vous-même ! Il s’agit du montant qui vous protègera si vous êtes responsable d’un incendie qui s’étend à la maison voisine, par exemple. Un tel dommage pourrait entraîner des réclamations très coûteuses ou des poursuites judiciaires. Quand on sait cela, le montant ne semble plus si élevé, finalement ! »

Source : Lyne Boisvert, revue CAA-Québec, Automne 2023, p26


242e jour de l’année

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES VICTIMES DE DISPARITION FORÇÉE


Une année de plus sur le chemin de la vie…

Jean Duval

Bon anniversaire !


On jase là…

J’écoute parler les politiciens et j’ai beaucoup de difficulté à les suivre dans leur raisonnement. D’abord ils lancent un projet quelconque en l’évaluant, par exemple, à 2 milliards $. Puis, ils consultent, consultent encore et encore pour finalement arriver à des coûts de 5 milliards $ quelques années plus tard. Pourquoi ? Ils mettent une éternité à se décider et mettre la réalisation en branle. Ce n’est que le capital politique qui les intéresse.


Pensée et citation du jour

Nous créons notre propre réalité par la manière dont nous choisissons de percevoir le monde extérieur.

Elliot Perlman


Ça s’est passé un 30 août…

(1944) Suite aux élections du 8 août, Maurice Duplessis est assermenté comme Premier ministre et procureur général. Il conserva le pouvoir sans opposition sérieuse pour les 15 prochaines années, jusqu’à sa mort. On l’appelait simplement « le Chef ». Il fut élu pour cinq mandats au total, les quatre derniers étant consécutifs.

(1959) Après près d’un siècle d’utilisation, le tramway est retiré une fois pour toutes du réseau de transport montréalais. Cette dernière randonnée est marquée par une célébration à laquelle assistent plusieurs dignitaires, dont le maire Sarto Fournier.

(1977) Les journalistes et les employés de soutien du Soleil déclarent une grève immédiatement après la direction du quotidien québécois décrète un lock-out et cesse toute production; quelque 700 employés sont touchés par l’arrêt de travail des 111 membres de la rédaction. Cet arrêt durera 10 mois. Cette grève fera très mal au journal : perte de 30 % de sa clientèle pour un manque à gagner de 20 millions de dollars canadiens en publicité et un endettement de 6 millions de dollars pour Unimédia. Les grands gagnants seront les autres médias de Québec qui serviront d’alternative publicitaire : télévision, radio et, surtout, Le Journal de Québec de Péladeau.


Un pan de notre histoire : Vous savez, au Québec, l’école n’a pas toujours été obligatoire !

La Une

Cette semaine, c’est la rentrée des classes. Les grandes vacances pour la jeunesse québécoise de 6 à 16 ans sont bel et bien terminées. Les élèves doivent « obligatoirement » retourner sur les bancs d’école. Cette obligation s’est pourtant imposée très tardivement dans un système scolaire qui a pris plus de 300 ans à se dessiner.

S’INSTRUIRE EN NOUVELLE-FRANCE

Le Collège des Jésuites, la première école de la colonie, ouvre ses portes en 1635 dans la ville de Québec. Il est l’ancêtre des institutions scolaires en Amérique du Nord. Le Collège constituait une force d’attraction pour amener de nouvelles familles à s’établir dans la colonie. On y apprend le latin, le grec, la philosophie, les auteurs classiques la religion et la rhétorique.

1910

Parallèlement, les Ursulines mettent sur pied en 1639, toujours à Québec, une institution d’enseignement pour jeunes filles.

Du côté de Montréal, il faut attendre 1658 pour voir Marguerite Bourgeoys ouvrir dans une modeste étable désaffectée la première école de Ville-Marie. On y offre un enseignement bien rudimentaire à une poignée d’enfants. Par la suite, en 1666 puis en 1694, les Sulpiciens et les frères Charon fondent des institutions de niveau élémentaire.

Durant toute l’époque coloniale française, les autorités politiques ne structurent pas de système d’éducation. Ce sont plutôt les communautés religieuses qui le prennent en charge. Le roi interdisait même les presses à imprimer, ainsi aucun livre n’a été édité ici pendant tout le régime français, ce qui n’encourage en rien le développement littéraire en terre d’Amérique française.

En campagne, aux premières heures de la colonisation, ce sont bien souvent des curés qui assurent l’instruction des enfants. D’ailleurs, l’objectif premier de l’école élémentaire de l’époque est de former de bons catholiques aux mœurs exemplaires.

Les jeunes ne sont absolument pas obligés de fréquenter l’école, mais la majorité des parents souhaitent que leurs enfants possèdent une instruction de base. Cependant, toutes les raisons sont bonnes pour manquer les cours : ramassage du bois pour l’hiver, trop de neige, froid mordant, semences des céréales au printemps, récoltes à l’automne, guerres, etc.

Règle générale, les élèves ne passent pas plus de deux ans sur les bancs d’école. C’est bien rare de voir un jeune de plus de 10 ans en classe.

Une fois qu’ils savent lire quelques mots et compter, la grande majorité des enfants d’agriculteurs doivent aider aux travaux de la ferme.

Notre calendrier scolaire est encore aujourd’hui basé sur une logique agricole.

Les jeunes qui ont la chance de fréquenter les écoles secondaires ont le choix entre les classes de sciences ou de lettres. Fait inusité, dans les classes de lettres, l’usage du français était interdit, les cours s’y donnaient seulement en latin. Si le français était la langue d’enseignement des sciences, on sait que quelques classes étaient dispensées en langue huronne et algonquienne.

Au moment de la chute de la Nouvelle-France, il y a à peine 50 écoles primaires dans tout le pays.

LA CONQUÊTE ET SES BOULEVERSEMENTS

Bien que le Collège n’ait pas survécu à la conquête britannique, son héritage est bel et bien resté. Parmi les instructions données par l’autorité métropolitaine britannique au premier gouverneur de la Province of Quebec, James Murray, on retrouve l’ordre de privilégier la construction d’écoles protestantes. Les écoles franco-catholiques sont donc délaissées par les autorités malgré la croissance démographique de cette population.

LES BALBUTIEMENTS D’UN SYSTÈME SCOLAIRE

Les projets de système scolaire publics ont été ainsi au cœur de la lutte de pouvoir qui se tenait entre les francophones et les anglophones. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, ces affrontements ont créé une situation complètement catastrophique dans le domaine de l’éducation.

Par exemple, le clergé catholique bloquait systématiquement toutes les réformes scolaires qui risquaient de lui faire perdre le monopole sur le contrôle des âmes des Canadiens français. À cette époque-là, c’est moins de 5 % des enfants (5 à 14 ans) qui sont inscrits à l’école.

Heureusement, les choses vont changer avec l’avènement de l’Acte d’union et l’arrivée de nouveaux acteurs politiques à l’Assemblée législative. Entre 1841 et 1849, quatre lois sur l’éducation sont adoptées.

Ces lois établissent les bases d’une première structure scolaire étatique liée aux institutions municipales. Le financement des institutions scolaires se fait de façon plutôt modeste par l’État, mais aussi par une taxe sur la propriété foncière et des frais de scolarité imposés à tous les enfants de 5 à 14 ans, peu importe s’ils fréquentent ou non l’école.

LA GUERRE DES ÉTEIGNOIRES

Comme le rapporte Flavie Lemoine de l’Université de Montréal, une importante partie de la population considère être lésée par ces nouvelles taxes scolaires, d’autant plus que leurs enfants ne fréquentent même pas l’école. Ces parents mécontents, appelés les éteignoirs, manifestent, boycottent la taxe, s’en prennent physiquement aux estimateurs municipaux.

On peut aussi lire qu’ils molestent leurs chevaux en leur tordant la queue et vont jusqu’à se livrer à du vandalisme aux écoles. Devant cette montée de boucliers, le gouvernement de Louis-Hyppolyte La Fontaine restreint le financement obligatoire aux parents d’enfants de 7 à 14 ans et impose la taxe seulement pendant les mois d’école.

Trop peu trop tard, la mesure n’a pas vraiment d’impact et la population ne décolère pas. Cet épisode sera surnommé la « guerre des éteignoirs » en référence aux personnes opposées aux « lumières du savoir ».

DES CENTENAIRES DE MAUVAIS RÉSULTATS SCOLAIRES

Malgré les critiques, le gouvernement garde le système scolaire financé par la population. On constate que la fréquentation scolaire est très inégale à travers le territoire, en grande partie à cause du déséquilibre de financement entre les communautés. La persévérance scolaire reste médiocre.

D’abord, le travail des enfants est une composante économique clé dans plusieurs familles. Ensuite, une partie importante de l’élite préfère encore maintenir les enfants de classes populaires dans la relative ignorance.

L’opinion de l’élite sur la scolarisation de masse se transforme graduellement au cours de la première moitié du XIXe siècle, On note que la persévérance scolaire est nettement plus marquée dans les milieux anglophones, ce qui s’explique par le niveau social économique et le désir des parents protestants que leurs enfants puissent lire la Bible.

1947

Du côté francophone, à une époque où la « survie de la race canadienne-française » est une priorité pour l’élite politique québécoise, plusieurs considèrent comme essentiel de rattraper ce retard. Malgré des tentatives sous le gouvernement d’Honoré Mercier, l’obligation scolaire n’est pas imposée au Québec bien que 30 % des Québécois soient illettrés contre 7 % en Ontario en cette fin de siècle.

Pire encore, malgré la pression du pape en 1930 qui demande avec insistance que l’école devienne obligatoire dans tous les États pontificaux, l’épiscopat québécois refuse de bouger en ce sens. Il faudra attendre la Seconde Guerre mondiale pour que le gouvernement d’Adélard Godbout réussisse à faire voter le 26 mai 1943 la loi rendant obligatoire la fréquentation scolaire des enfants de 6 à 14 ans.

Notez que cette obligation de fréquenter l’école existait déjà en France depuis 1882 et en Ontario depuis 1891. On était « un’tit peu » en retard !

UNE RÉVOLUTION SCOLAIRE

Les problèmes de sous-financement et d’abandon précoce perdurent cependant pendant une vingtaine d’années après la promulgation de la loi de 1943. Dans la société de l’après-guerre, moins de 50 % des enfants du Québec terminent leur 7e année de l’élémentaire même si l’école est obligatoire jusqu’à 14 ans.

C’est par l’arrivée au pouvoir du gouvernement Lesage, porte-étendard de la Révolution tranquille, que des réformes structurantes modifient durablement la qualité de l’éducation au Québec. Les libéraux repoussent l’âge de l’obligation scolaire à 15 ans, et la maintienne gratuite jusqu’en 11e année (avant 1964). Par la suite, les parents doivent payer pour les études de leurs enfants.

1960

Une commission d’enquête sur le financement et l’enseignement est aussi instaurée, la commission Parent. Ses principales recommandations ont été mises en œuvre et sont devenues les bases du programme scolaire que l’on connaît aujourd’hui.

Même si le nouveau système d’éducation mis en place est essentiellement public, les écoles privées sont également financées et reconnues dans le préambule de la loi 60 de 1964 qui crée le ministère de l’Éducation.

Depuis cette réforme fondamentale, on considère que l’objectif de l’éducation est de préparer les enfants au marché du travail, certes, mais aussi à la citoyenneté.

Cette semaine, c’est le retour en classe ! Depuis 80 ans, on souhaite aux élèves du Québec, peu importe leur milieu social, bonne rentrée !

Source : Martin Landry, historien, Le Journal de Montréal, 26 août 2023, cahier Weekend, p74


241e jour de l’année

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

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Pensée et citation du jour

Se venger, c’est se mettre au niveau de l’ennemi; Pardonner, c’est se dépasser.

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Ça s’est passé un 29 août…

(1966) Les Beatles donnaient leur dernier concert en public au Candlestick Park de San Francisco en Californie, au terme d’une tournée nord-américaine à guichet fermé.

(2005) L’ouragan Katrina frappe les côtes de la Nouvelle Orléans, faisant 1800 morts.

(2021) Seize ans jour pour jour après le passage destructeur de l’ouragan Katrina, la Louisiane a vu déferler dimanche sur ses côtes l’ouragan Ida, un des plus puissants des dernières décennies. Tard dimanche soir, près de 1 million de foyers étaient privés d’électricité, tandis que les vents extrêmes et les inondations soudaines se poursuivaient dans le sud-est de l’État.

L’ouragan Ida, de catégorie 4 sur un maximum de 5, a touché terre près de Port Fourchon, en Louisiane, vers 11 h 55, heure locale. Les vents ont atteint les 240 km/h. En matière météorologique, Ida a un plus grand potentiel de destruction que l’ouragan Katrina, soutient le météorologue Félix Biron.