La Une
Vous viendrait-il à l’idée de dérober le cœur d’un défunt, fût-il dans un bocal ? C’est pourtant ce morbide événement qui est arrivé il y a cinquante ans lorsque le cœur du frère André a été volé à l’oratoire Saint-Joseph. Revoyons les détails de cette étrange histoire qui recèle encore des mystères…

Alfred Bessette (1845-1937), dit le frère André, est un des personnages les plus populaires du XXe siècle au Québec. Canonisé en 2010, il a été l’objet de son vivant d’une fervente admiration de la part des fidèles, qui se déplaçaient par milliers pour venir le rencontrer.
Car celui qui fut d’abord portier au collège Notre-Dame aurait aussi été à l’origine de nombreuses guérisons miraculeuses durant sa vie, en utilisant de l’huile de Saint-Joseph ou en adressant des prières à ce saint patron de l’Église catholique, qu’il vénérait.
C’est d’ailleurs le frère André qui est à l’origine de la fondation de l’oratoire Saint-Joseph, en 1904.
Après sa mort, en 1937, la congrégation de Sainte-Croix à laquelle il appartenait désire garder sa présence vivante pour les catholiques en renouant avec une vieille pratique française datant du Moyen Âge, qui consistait à conserver le cœur des saints et des rois à titre de témoin matériel de ces gens illustres, considérés comme divins.
Le cœur du frère André sera ainsi conservé dans un bocal installé sur un piédestal en marbre au dernier étage de l’oratoire. C’est à cet endroit, après son décès, que les fidèles peuvent venir prier et adorer la relique… jusqu’à sa mystérieuse disparition dans la nuit du 15 au 16 mars 1973.
UN VOL SANS EFFRACTION
Ce sont les pères de Sainte-Croix, qui administrent l’oratoire, qui découvrent le 16 mars que le cœur du frère André a disparu. La police est aussitôt alertée et ouvrira une enquête. Fait étrange : la relique a été dérobée sans qu’aucun signe d’effraction n’ait été relevé, ce qui laisse supposer que les voleurs possédaient les 5 clefs permettant d’accéder à la relique ou qu’ils ont eu l’aide d’un complice à l’intérieur.
Le lendemain, le vol est rendu public par les médias, créant une commotion au Québec. La une du Journal de Montréal du 17 mars est notamment explicite :
« On a volé le cœur du frère André ! »
Deux jours après le vol, les ravisseurs contactent Le Journal et réclament une rançon de 50 000 $ en échange de la relique, ce que les autorités de l’oratoire refusent catégoriquement, arguant qu’un cœur n’a aucune valeur financière pour l’Église catholique. Pendant des mois, l’affaire stagne et aucun développement ne permet de résoudre l’énigme.
LA RELIQUE RETROUVÉE

Un matin de décembre 1974, 21 mois après sa disparition, le chroniqueur Claude Poirier reçoit un appel d’une personne anonyme qui affirme connaître l’endroit où se trouve la relique.
Guidé par les indications de cet informateur et accompagné de l’avocat Frank Shoofey, Poirier se rend le 21 décembre 1974 dans le sous-sol d’un appartement du sud de Montréal, où le cœur du frère André est finalement retrouvé intact.
Les voleurs, qui ont échoué à obtenir la rançon, n’ont jamais été débusqués et le mystère quant à leur identité reste complet. Quant au cœur du frère André, il a retrouvé sa place à l’oratoire, pour la plus grande joie des fidèles et admirateurs.
Source : Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 2 septembre 2023, p84
256e jour de l’année
Mercredi, 13 septembre 2023

En mémoire de…
SÉBASTIEN NANTEL 1979-2014 – Neveu.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Jean-Claude Raymond
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Chaque homme doit inventer son destin.
Jean-Paul Sartre
Ça s’est passé un 13 septembre…
(1759) Au matin du 13 septembre, Wolfe rassembla 5 140 de ses hommes sur les Plaines d’Abraham en dehors de la ville de Québec. De façon inhabituelle, le soigneux et méthodique Montcalm n’attendit pas pour engager bataille. Il craignait le retranchement des Britanniques. Durant la première charge de Montcalm, Wolfe fut mortellement atteint. Il mourut heureux de la victoire des Britanniques. Ceux-ci, plus disciplinés, firent ensuite feu à bout portant, après avoir attendu que les lignes françaises fussent à seulement 40 mètres des leurs et avoir chargé deux balles dans chaque mousquet.
Les Français rebroussèrent chemin en subissant de lourdes pertes. Le chaos dans les rangs français (les soldats quittaient les troupes régulières percevant les pertes beaucoup plus grandes qu’elles ne l’étaient vraiment) rendit les charges suivantes désorganisées et facilement prises par les Britanniques ; le contingent des Highlanders, portant baïonnette et charge d’épée, fut spécialement impitoyable pour les Français. Montcalm ordonna la retraite vers la ville, retraite pendant laquelle il fut lui aussi mortellement atteint. Il mourut le jour suivant.
(1962) Le maire Jean Drapeau préside à l’inauguration de la Place Ville-Marie à Montréal. L’édifice est reconnu pour son gyrophare qui éclaire la ville, à la nuit tombée. Cet édifice de 45 étages a été construit au coût de 80 millions $ et s’élève à 188 mètres au-dessus du niveau de la rue.
(2006) Fusillade au collège Dawson à Montréal. Anastasia De Sousa, une innocente victime y perdra la vie, de même que le sinistre auteur des événements, Kimveer Gill qui a retourné l’arme contre lui.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
En écoutant le bulletin de nouvelles de fin de soirée hier, c’est cette phrase que chantait Daniel Boucher dans La Désise, qui n’est venue à l’esprit.

Je ne sais pas ce qui se trame sur cette planète, mais ça frôle la catastrophe. On manque de main d’œuvre partout et on s’interroge sur les raisons de cette désertion des employés. Si ce n’était que pour une raison salariale, seuls les employés au salaire minimum seraient concernés, mais on parle de professionnels, de médecins entre autres qui gagnent très bien leur vie.
LA SANTÉ
S’il est un secteur névralgique qui agonise c’est la santé. Plus d’infirmières à temps partiel qu’à temps complet… Un non-sens. Un manque flagrant de médecins et augmentation substantielle des actes médicaux au privé. Ça fait des décennies qu’on sait que la population vieillit et vit plus longtemps que nos grands-parents. On a fait quoi ? Pas grand-chose !
LA JUSTICE
Manque de juge et de personnel de cour au point où on devra libérer des criminels accusés en vertu du Code criminel canadien. Cette situation, on l’avait vu venir sans qu’on ne fasse quoi que ce soit. La justice déjà mal perçue dans l’opinion publique en prend pour son rhume.
L’ÉDUCATION
D’ici quatre ans, 14 230 professeurs manqueront à l’appel. Un autre désastre qu’on a vu venir sans rien faire, Pourquoi on subventionne encore les écoles privées alors que l’école publique est laissée à elle-même dans des locaux désuets, sales et infestés. On devrait mettre l’argent qu’il faut tout de suite.
LES AÎNÉS
Manque de CHSLD au point où nos aînés sont obligés d’attendre dans les hôpitaux, enlevant ainsi des places aux malades. Qu’est-ce qu’on attend pour implanter à grande échelle les soins à domicile, dans leur milieu de vie. Ce serait déjà leur laissé une belle qualité de vie dans leurs affaires.
LES PROJETS QUI S’ÉTERNISENT
On nous promet des infrastructures routières nouvelles qui s’éternisent. Des hôpitaux neufs qui mettront dix ou douze années à construire. Pourquoi tant de temps ?
C’est désolant d’entendre les bulletins de nouvelles totalement négatives. Je ne suis pas de ceux qui ne regardent pas l’actualité télévisée parce que ça va mal. Au contraire il faut se tenir informé parce que c’est une question de survie.
Comment en sommes-nous arrivés à une telle société ? Parce que les gouvernements n’ont pas mis leur culotte. Comment expliquer que le CHUM de Montréal, un édifice de 15 étages en plein centre-ville, ait été bâti et livré en 4 ans, alors que l’annonce de l’agrandissement de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, annoncé hier, durera entre 8 et 10 ans avant sa réalisation complète.
Quand j’étais petit, les ordinateurs n’existaient pas, nos dépôts bancaires électronique n’existaient pas et il fallait faire la queue pour encaisser son chèque de paie.
Prenez la construction. On entendait les coups de marteaux à longueur de journée alors qu’aujourd’hui, les marteaux pneumatiques font le travail beaucoup plus rapidement. Les équipements sont mécanisés et sophistiqués. Alors pourquoi c’est si long de rendre à terme les projets.
Je regarde dans ma propre cour, à La Prairie ou le traçage des lignes sur la chaussée tarde encore. Le gouvernement y va de publicité sur la sécurité routière alors qu’on a de la difficulté à voir la route le soir et pire encore lorsqu’il pleut. Là aussi, NOTRE argent est mal dépensé.

Vous me trouvez négatif ? Possible, mais la situation mondiale me fait penser à un presto sur une cuisinière alors qu’on bouche le trou d’évaporation. Que va-t-il se passer après quelques minutes… Il va vous exploser en plein visage. C’est ce que j’appréhende à plus ou moins terme.
Avec les changements climatiques qui sèment la désolation partout et les politiciens dictateurs qui menacent avec le nucléaire, la planète reste très fragile. À quand le fou furieux qui va mettre le doigt sur le piton rouge. Donald Trump est un danger pour la planète entière et malheureusement, il est notre voisin. Avec toute cette bande de débiles qui mènent le monde, il faut s’attendre au pire. L’avenir sera teinté de rouge.
255e jour de l’année
Mardi, 12 septembre 2023
Pensée et citation du jour
Faites confiance à votre instinct. Il vaut mieux que vos erreurs soient vraiment les vôtres plutôt que celles de quelqu’un d’autre.
Billy Wilder
Ça s’est passé un 12 septembre…
(1957) L’annonce par les États-Unis et le Canada de la création d’un commandement intégré, le North American Air Defense Command, (NORAD) eut lieu le 1er août 1957, mettant fin aux discussions en cours depuis le début des années 50. Les opérations débutent dans le Colorado. L’accord formel est signé par les deux gouvernements le 12 mai 1958.
(1977) Après ses débuts en Europe comme chef d’orchestre, Charles Dutoit est nommé directeur artistique et chef de l’Orchestre symphonique de Montréal, poste qu’il occupa jusqu’au 10 avril 2002. C’est sous son impulsion que sont créés le festival Mozart Plus à la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal, ainsi que plusieurs concerts gratuits dans les parcs de la région de Montréal.
En 25 ans, il amena cet orchestre au rang des dix meilleurs orchestres au monde. Il a su lui donner une couleur sonore unique, à mi-chemin entre un orchestre européen et américain. Il fit quelques tournées internationales avec l’orchestre, au cours desquelles les critiques l’ont salué comme le meilleur orchestre français au monde, et probablement le meilleur d’Amérique du Nord. Ce fut le chef qui occupa le pupitre de cet orchestre le plus longtemps depuis sa fondation.
(1988) L’ouragan Gilbert, l’un des plus puissants du siècle, s’abat sur la Jamaïque soufflant à 320 km/h. Il fera plus de 300 morts et 800 000 sans-abris autour du Golfe du Mexique.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
« Laver plus blanc que blanc », c’est sûrement une expression que vous avez déjà entendue. Quoi qu’il en soit, madame Chasse-Taches nous propose ses astuces pour réussir à blanchir les vêtements.

1- Laver le blanc à l’eau chaude, en particulier si vous ajoutez de l’eau javellisée. On peut remplacer l’eau de Javel par un agent de blanchiment à base d’hydrogène liquide (eau oxygénée). Rappelez-vous que nos grands-mères faisaient bouillir le linge pour le blanchir.
2- Avec le temps, le coton et le lin blanc ont tendance à jaunir. Dans une grande marmite, versez 4 L d’eau et mélangez-y 60 ml (1/4 tasse) de sel et 60 ml (1/4 tasse) de bicarbonate de soude. Ajoutez les articles jaunis et faites bouillir pendant une heure.
3- La solution plus écolo serait d’ajouter à votre lessive 60 ml à 125 ml (1/4 à ½ tasse) de bicarbonate de soude ou de borax. Ces produits amplifient l’action du savon et adoucissent une eau reconnue pour être dure.
4- Soyez vigilants lorsque vous triez vos vêtements. Faites attention de me pas mélanger les foncés et les pâles. Un lavage mixte de ces vêtements les fera grisonner dès la première brassée.
5- La lessive retrouvera aussi sa blancheur si vous ajoutez dans votre brassée un sac noué contenant des coquilles d’œufs vides, propres et brisées en morceaux grossiers, ainsi que quelques tranches de citron.
6- Il est possible de blanchir un vêtement jauni ou grisâtre en le faisant tremper une nuit entière dans de l’eau chaude additionnée d’eau oxygénée (1/2 bouteille/10 volumes).
7- Dans une cuve, versez de l’eau chaude additionnée de quelques cuillerées de crème de tartre et faites-y tremper les nappes et le linge de maison ancien jauni. Laissez agir une nuit et bien rincer.
8- Pour récupérer les vêtements blancs devenus ternes, ajoutez à votre détersif 2 sachets ou 2 c. à thé de levure chimique ou de poudre à lever (eh oui ! la même que vous utilisez pour cuisiner un gâteau) ou versez-la directement dans la machine à laver. La levure a le pouvoir d’activer le détersif utilisé pour la lessive.
9- Pour rafraîchir une dentelle blanche, après un bon lavage avec un savon doux, faites-la tremper dans du lait puis étendez-la sur une serviette éponge pour faire sécher.
10- Rappelez-vous que le citron et le soleil sont deux précieux alliés pour faire blanchir les vêtements. Adoptez la corde à linge pour votre brassée de blanc.
Source : Louise Robitaille, le Journal de Montréal, cahier CASA, 9 septembre 2023, p6
254e jour de l’année
Lundi, 11 septembre 2023
On se rappelle aujourd’hui…
LES ATTENTATS TERRORISTES CONTRE LE WORLD TRADE CENTER À NEW YORK EN 2001

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Claudio De Castris – Michel Magny
Bon anniversaire !
On jase là…
Une préadolescente de 12 ans qui porte le voile dans ce collège de Laval est la conséquence d’un endoctrinement de la part des parents, dès l’enfance.
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Pensée et citation du jour
Dans quelque domaine que ce soit, la perfection est enfin atteinte non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter mais lorsqu’il n’y a plus rien à enlever.
Antoine de Saint-Exupéry
Ça s’est passé un 11 septembre…
(1984) Visite du Pape Jean-Paul II à Montréal.
(2001) Attentats terroristes à New York. Les tours jumelles du World Trade Center s’effondrent. 2977 personnes y trouvent la mort, y compris les 19 terroristes.
(2006) « La Larme » (Teardrop) est un monument symbole contre le terrorisme érigé par la Russie et remis aux États Unis en mémoire des attentats du 11 septembre 2001 et du 26 février 1993 commis au World Trade Center. Vladimir Putin, Président de la Russie l’a fait parvenir aux États-Unis et Bill Clinton l’a inauguré. Le mémorial est situé à Bayonne Harbor, New Jersey.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Vous avez trouvé l’été 2023 gris et pluvieux ? Consolez-vous ! En 1816, une partie de l’Europe de l’Ouest de même que l’Amérique du Nord ont connu une année surnommée « l’année sans été ». Les mois associés à la saison estivale ont été si froids et gris que les agriculteurs de certaines régions du Québec ont même vu de la glace sur les lacs. Imaginez les conséquences sur la production agricole. Qu’est-ce qui explique cette anomalie climatique à l’époque ?
DES ÉRUPTIONS VOLCANIQUES AUX CONSÉQUENCES DRAMATIQUES

Les années précédant 1816 ont été le théâtre de nombreuses éruptions volcaniques, notamment dans les Philippines, au Japon et dans les Caraïbes. Elles ont été suffisamment violentes pour projeter beaucoup de cendres et de poussière dans l’atmosphère, bloquant en partie les rayons du soleil.
La plus importante et surtout la plus dangereuse de ces éruptions est toutefois survenue en avril 1815 sur l’île de Sumbawa en Indonésie, plus précisément sur le mont Tambora. Elle a duré plusieurs jours et est considérée comme l’une des éruptions volcaniques les plus puissantes dont nous ayons des traces géologiques et historiques.
Cette cumulation d’éruptions et surtout de poussière dans l’atmosphère a entraîné des conséquences désastreuses sur le climat d’une partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord. La densité de la poussière dans le ciel a bloqué la luminosité du soleil à un point tel que les températures moyennes dans l’hémisphère nord ont chuté de près de 1 degré et même davantage à certains moments de l’été.
Si les effets les plus directs sur le climat ont été observés en 1816, une partie du monde a subi l’impact de ce dérèglement climatique sur près de trois ans.
UNE PRODUCTION AGRICOLE PERTURBÉE
Bien que les conséquences aient été plus graves et directes en Europe septentrionale et en Amérique du Nord, cette baisse générale des températures même en été a eu un impact calamiteux sur une grande partie de la planète, surtout en ce qui a trait au rendement agricole.
Les moussons ont été perturbées en Inde et en Chine et ont provoqué des inondations monstres qui ont inondé des récoltes, repoussé les semailles de plusieurs semaines ou littéralement rendu certains champs incultivables, de la neige a même été observée à Taiwan en plein été !
Des archives chinoises indiquent que le rendement agricole a été si pauvre dans certaines régions comme le Yunnan que les gens ont été contraints de sucer et grignoter de l’argile blanc pour arriver à se nourrir avant la prochaine saison de récoltes.
En Europe, les Pays-Bas, l’Angleterre, l’Irlande et la Suisse ont connu des vagues de froid et de gel en plein été, une situation qui a aussi été observée au Québec et dans certains États américains de la côte est, comme le Vermont, où les habitants de certains villages en sont venus à se nourrir de porc-épic et d’orties bouillies pour passer l’hiver.
Pendant les mois de mai et de juin, un gel dense a aussi tué les récoltes dans les États de New York et du New Hampshire, où l’on a aussi observé de la neige au sol en plein mois de juin. En Amérique du Nord, l’année 1816 a ainsi porté le nom de « l’année de la pauvreté » tellement la productivité agricole a été affectée par ces vagues de froid et le manque de lumière du soleil.
UNE FAMINE POUR LES HABITANTS DE L’ISLET
Les habitants de nombreuses régions du Québec ont aussi grandement souffert de ce manque de chaleur et de lumière, qui a empêché de bonnes récoltes.

Le journal québécois Le Spectateur canadien rapporte lui aussi de la neige à la mi-juin et un manque de verdure pour le bétail. Une bonne partie du Bas-Canada souffre d’un manque de nourriture à partir de l’hiver 1816-1817, au point où le 11 décembre 1816, des habitants de l’Islet rédigent et signent une pétition à l’attention du gouverneur, John Coape Sherbrooke, lui demandant de l’aide alimentaire d’urgence pour leur communauté.
Ils expliquent que les récoltes ont été misérables, les grains ayant été affectés par les gelées étonnantes et fréquentes de cet été hors du commun.
Si l’été 1817 est plus chaud et moins pluvieux, il faut néanmoins attendre 1818 pour que la crise alimentaire mondiale provoquée par ces éruptions volcaniques commence à se résorber…
Source : Évelyne Ferron, historienne, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 2 septembre 2023, p85
253e jour de l’année
Dimanche, 10 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PRÉVENTION DU SUICIDE
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Jean-Yves Perreault – Danielle Ipperciel
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Mieux vaut être un lion une seule journée, qu’un mouton toute sa vie.
S. Kent
Ça s’est passé un 10 septembre…
(1972) Jacques Mesrine et Jean-Paul Mercier assassinent deux gardes forestiers près de Saint-Louis-de-Blanford.
(1985) Le Gouvernement canadien proclame unilatéralement sa souveraineté sur l’Arctique. — (2005) Le bilan du cyclone Katrina approche désormais des 400 morts dont plus de 150 à La Nouvelle-Orléans et cette tragédie, la plus terrible aux États-Unis depuis les attaques du 11 septembre 2001, coûte cher politiquement à l’administration américaine.
(2007) La Commission Bouchard-Taylor débute ses audiences de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles au Québec.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Un texte des podiatres Virginie Blanchette et Marie-Claude Laprise
« J’ai une blessure sur un pied. Pourtant, je n’ai pas mal. Mon médecin m’a dit que c’est parce que j’ai de la neuropathie diabétique et que c’est inquiétant. Je peux développer un problème grave comme un ulcère qui ne guérit pas et je pourrais même être amputé d’un pied ! »

L’ulcère du pied diabétique est une plaie pouvant se retrouver sur l’ensemble du pied des personnes atteintes de diabète, mais principalement sur sa face plantaire. Il se forme lorsque la peau subit une pression trop grande et répétée dans le temps.
Cela détruit progressivement l’intégrité de la peau et peut faire un « trou » camouflé sous de la peau épaisse et dure qu’on appelle « callosité ». La plaie s’agrandit progressivement en exposant de plus en plus de tissus profonds, qui peuvent atteindre l’os et les vaisseaux sanguins.
Il est difficile de s’imaginer développer un ulcère sans s’en apercevoir. Pourtant, c’est souvent le cas. Le diabète peut causer une perte de la sensibilité au niveau des pieds, c’est la neuropathie diabétique périphérique. C’est ce qui constitue le principal facteur de risque pour développer un ulcère.
Pour simplifier cela, imaginez que les terminaisons nerveuses sous vos pieds n’acheminent plus adéquatement l’information ressentie, comme la douleur, la pression ou la température, vers votre cerveau parce que les nerfs sont abîmés.
Les nerfs jouent également un rôle important dans la régulation de l’hydratation de la peau et du tonus musculaire. Pour ces raisons, les pieds diabétiques sont souvent plus secs, développent des cors et de la callosité sur des zones osseuses dites de hautes pressions et changent même de forme.
Certaines personnes sont conscientes des changements qui s’installent au niveau de leurs pieds. Elles mentionnent ressentir des fourmillements, du serrement ou de la douleur diffuse. Ce sont des signes de neuropathie diabétique périphérique.
LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ RÉALISENT DES TESTS NEUROLOGIQUES PERMETTANT DE SUSPECTER LA NEUROPATHIE :
Test de toucher léger d’Ipswich
Le professionnel de la santé vous demandera de fermer les yeux et utilisera son index pour toucher à des points sur vos pieds. Vous devrez alors répondre si vous le ressentez ou non.
Test du monofilament
Il s’agit du test le plus utilisé en clinique. Le professionnel de la santé utilisera un monofilament, un instrument doté d’un petit fil de nylon qui est calibré pour se courber lorsqu’une pression est appliquée sur la peau. Il effectuera sensiblement la même chose que pour le test d’Ipswich, mais avec le monofilament.
Test du diapason
Le professionnel de la santé utilisera un diapason qui pourrait créer une vibration. Il vous demandera ensuite si vous ressentez la vibration après l’avoir déposé à des endroits précis comme au niveau de votre gros orteil ou de votre cheville.
Ce test permet d’évaluer les sensations plus profondes qui surviennent généralement avant la perte de sensation plus superficielle dite de protection, évaluée avec les deux précédents tests.
Neurotensiomètre
Cet appareil mesure la vitesse de conduction de l’information dans vos nerfs et donne un diagnostic plus précis de la neuropathie. Toutefois, ce n’est qu’une minorité de personnes avec le diabète qui passeront ce test, puisque les autres tests sont assez performants pour identifier la perte de sensibilité. Le diagnostic ne change pas les précautions à prendre ou le risque de développer un ulcère.
POURQUOI ÉVITER L’ULCÈRE À TOUT PRIX ?
Avoir un ulcère augmente le risque de contracter une infection, d’être hospitalisé et parfois même de subir une amputation d’une partie du pied ou même de la jambe. Le diabète réduit la capacité de votre système immunitaire à lutter contre les infections et à cicatriser une plaie.
Vivre avec un ulcère représente un défi considérable pour la personne, car cela affecte sa qualité de vie et limite ses activités. Elle devra cesser de marcher sur la zone atteinte, car le poids sur la plaie devient alors un frein au processus de guérison.
Pour limiter le poids sur le pied atteint, un plâtre, une botte ou un soulier spécial devra être porté en tout temps. Les déplacements, particulièrement l’hiver, deviennent complexes et cela accroît le risque de chuter.
Les arrêts de travail et la perte d’emploi surviennent fréquemment à la suite du développement d’une plaie au pied. Les tâches qui impliquent la marche ou la station debout doivent être limitées et réduites au minimum.
Avoir un ulcère, c’est aussi faire le deuil des bains, des baignades et des voyages à la mer, car il ne faut pas mouiller la plaie. Des soins réguliers de la plaie incluant des changements de pansements, une modalité (botte, plâtre, soulier spécial) pour réduire le poids sur votre pied et de nombreuses visites médicales sont nécessaires.
La cicatrisation de cette plaie peut être très très longue. Les frais de certains traitements ne sont pas toujours assumés par le système de santé public et peuvent devenir un poids financier pour la personne.
Sur une note plus positive, sachez que ce n’est pas parce que vous avez une perte de sensations aux pieds que vous développerez nécessairement un ulcère. En partenariat avec votre professionnel de la santé des pieds, vous déterminerez quelles sont les actions préventives à mettre en œuvre pour diminuer ce risque.
Il est préférable de ne pas attendre, car la prévention demeure la meilleure alliée. Inspectez vos pieds chaque jour, et en cas de doute, montrez vos pieds à un podiatre, médecin, infirmière ou pharmacien,
RESSOURCES UTILES
Le portail Web de la Société des sciences vasculaires du Québec intégrant conseils pour l’hygiène, le choix de bonnes chaussures et autres.
Source : Revue Plein soleil, Été 2023, p53
252e jour de l’année
Samedi, 9 septembre 2023

En mémoire de…
TEX LECOR 1933-2017 – Auteur-compositeur-interprète, peintre et animateur québécois.
On jase là…
Pourquoi le Québec craque de partout ? Qu’est-ce qui fait que la pénurie de main d’œuvre s’agrandit et semble insurmontable dans les hôpitaux, les écoles et voilà que les tribunaux se mettent de la partie. C’est un désastre sans nom. Une hémorragie qu’il faut arrêter. Tout ça a débuté quelque part et conséquemment, les instances gouvernementales ont laissé aller. On récolte ce que l’on sème et on a atteint le fond du baril. Il faut un remède de cheval, peu importe le prix.
Pensée et citation du jour
L’univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons.
Jean Giono
Ça s’est passé un 9 septembre…
(1949) Un DC-3 de la Canadian Pacific Airlines explose en plein vol à Sault-au-Cochon, entraînant dans la mort 23 passagers et membres d’équipage. La tragédie donna lieu à un des procès les plus retentissants du siècle au Québec.
(1986) Première de la télésérie Lance et compte, dont le scénario est signé Réjean Tremblay et Louis Caron. Carl Marotte, Marc Messier, Éric Hoziel, Denis Bouchard, Michel Daigle, Sylvie Bourque et Marina Orsini figurent parmi les principaux interprètes.
(2003) Le Québécois Éric Gagné des Dodgers de Los Angeles récolte devant les Diamondbacks de l’Arizona son 50e sauvetage de la saison, devenant le premier lanceur de l’histoire des ligues majeures de baseball à atteindre ce plateau deux saisons de suite.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
En 2020, selon Statistique Canada, chaque Québécois adulte a consommé 78 litres de bière, 24 litres de vin et 4 litres d’alcool, soit trois fois plus de bière que de vin et 20 fois plus que d’alcool. Il n’en a pas toujours été ainsi.
En campagne, sous le Régime français, où habite 80 % de la population, la hiérarchie de la consommation des boissons s’établit comme suit : 55 % préfèrent l’eau-de-vie, 24 % consomment du vin, surtout « en cas de maladie », et 11 % de la guildive (rhum); aucune demande pour la bière, car celle-ci est une boisson urbaine.
L’INTENDANT TALON VOULAIT LEVER LE COUDE !
Si la première brasserie date de 1634 à Québec, il faut tout de go avancer que les brasseurs sont peu nombreux en Nouvelle-France; au total, une quinzaine sont recensés dans les trois centres urbains et certainement quelques autres si les communautés religieuses masculines sont prises en considération.

Encore, faut-il ajouter que la céréale de prédilection, l’orge, est peu cultivée avant 1720 et encore moins le houblon. La bière représente en Nouvelle-France un mode de production artisanal, masculin, qui s’adresse à une clientèle d’hommes. Et ceci malgré le projet grandiose de l’intendant Talon…
Le but de Talon : réduire la consommation de vin et d’eau-de-vie importés et favoriser la consommation des grains locaux, une incitation pour les producteurs coloniaux à produire davantage. En effet, la prévision de consommation de grains est estimée à 12 000 minots.
Talon voir très grand : une production de 4000 barriques par année ou 900 000 L qui devaient être consommés pour une moitié dans la colonie, l’autre moitié étant exportée aux Antilles. Cette production équivaut à un ratio de 340 L par adulte ! La brasserie, achevée en 1670, cessera sa production en 1675; une aventure éphémère.
LE VENT TOURNE APRÈS 1760
Dès 1760, soit juste après la Conquête, la bière arrive à pleines barriques sur les quais de Québec. De fait, ce sont 430 000 L qui sont importés en cette première année de présence britannique, bière destinée aux 7000 militaires en garnison, ce qui représente 61,5 L par soldat.
Les Anglais sont de grands amateurs de bière : l’Angleterre, en 1760, compte plus de 42 000 brasseurs. Les chiffres d’importation confirment cet engouement; dans ce contexte, les brasseurs coloniaux ont peu de chance de tirer leur épingle du jeu.
Néanmoins, un jeune et dynamique Anglais du nom de John Molson, arrivé au pays en 1782, tentera sa chance à Montréal. Vers 1796, la production annuelle de la brasserie Molson se chiffre à quelque 245 000 L. Comparée à celle du projet de Talon, cette production n’équivaut qu’au quart.
Molson doit affronter plusieurs obstacles, notamment la concurrence britannique, mais aussi celle des rhumeries étrangères et québécoises – il existe trois rhumeries à Québec, et on parle d’une importation moyenne d’un million de litres entre 1761 et 1783.
COUPS DE POUCE SALVATEURS
Molson reçoit trois sérieux coups de pouce politiques entre 1783 et 1793 : le premier vient du fait que l’Angleterre ferme la porte aux importations de rhum américain; le second survient quand les approvisionnements de mélasse aux distillateurs de rhum québécois sont coupés, car le rhum doit rester un produit jamaïcain; et le troisième résulte de l’éclosion des guerres révolutionnaires en Europe, ce qui détourne la production de bière anglaise.
Après 1793, plus aucune importation de bière anglaise n’est consignée et à peine quelques barils de bière américaine le sont après 1826. Molson a donc le champ libre et il ne sera pas le seul à tenter sa chance.
En 1827, il existe 14 brasseries à Montréal, mais 17 ans plus tard, il n’en reste que 4 : celle de John Molson, celle de William Dow, Celle de Thomas Dawes et celle de Miles Williams, auxquelles se joint la Ekers l’année suivante. En 1863, la Dow brasse plus de 3 millions de litres et, quatre ans plus tard, Molson atteint le cap des 3 250 000 L.
À Québec, les activités brassicoles débutent vers 1791 avec la St. Roc Brewery, une distillerie, avant de trouver sa vocation. Elle change fréquemment de propriétaire, jusqu’à ce qu’elle tombe dans l’escarcelle de J. K. Boswell. Ce dernier commence à travailler pour les brasseurs John et Benjamin Racey, qui exploitent notamment la Cape Diamond Brewery jusqu’en 1824, laquelle deviendra également la propriété de Boswell en 1843.
Boswell possède aussi ses propres installations au pied de la côte du Palais, à proximité de l’ancienne brasserie de Talon, dont il louera éventuellement les voûtes.
LES SORTES DE BIÈRE
Les premières bières importées sont principalement des porters et des stouts, des bières foncées et fortes qui supportent bien la traversée transatlantique, quoique quelques ales soient aussi du voyage à l’occasion, comme la Yorkshire ale et la Burton ale, une bière forte, ambrée et sucrée qui nécessite quelques mois de maturation en cave.
Les bières locales comme les ales de Molson, à maturation rapide, semble trouver preneur rapidement. Au milieu du XIXe siècle, J. K. Boswell brasse des porters et des Burton ales et des India pale ales – une bière pâle, amère et plus alcoolisée –, qu’il destine à l’exportation, aussi bien en Inde qu’aux États-Unis.
LES FUSIONS DU XXE SIÈCLE
En 1909. Molson atteint le palier des neuf millions de litres, mais elle doit par la même occasion affronter un regroupement de brasseurs du Québec, la National Breweries, qui regroupe les plus importantes brasseries du Québec, notamment pour Montréal, Dawes, Dow et Ekers.

Trois autres petites se joignent au regroupement. Mais ce ne sont pas les seules : à l’extérieur de Montréal, la brasserie Douglas de Sainte-Thérèse et la plupart des brasseries du Québec rejoignent le regroupement, par exemple la brasserie de Beauport, la Fox Head Brewery, de Georges Amyot, la Proteau et Carignan,
A celles-ci, se rajouteront de J. K. Boswell. Seule la brasserie Champlain de Québec, de Georges Couillard, n’en fait pas partie.
Ce n’est qu’en 1913 que Joseph Beaubien fonde la première brasserie Frontenac, dans le quartier du Mile End. Cette dernière ne résistera pas longtemps au conglomérat et, en 1926, elle sera absorbée par la National Breweries. En 1951, la National est absorbée par un plus gros conglomérat que sont les Canadian Breweries, dont le porte-étendard sera la Dow, qui possède 51 % des parts du marché de la bière à cette époque.
En 1989, O’Keefe et Molson fusionnent, créant ainsi la plus grande brasserie canadienne et le cinquième brasseur mondial.
Source : Yvon Desloges, historien, Le Journal de Montréal, cahier Weekend, 2 septembre 2023, p82
251e jour de l’année
Vendredi, 8 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’ALPHABÉTISATION
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PHYSIOTHÉRAPIE
LA FÊTE DE L’INDÉPENDANCE EN RÉPUBLIQUE DE MACÉDOINE
LA FÊTE NATIONALE À ANDORRE

En mémoire de…
Elizabeth II 1926-2022 – Reine du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord et de quatorze autres États souverains appelés royaumes du Commonwealth.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Marc Kane
Bon anniversaire !
On jase là…
Ne vous demandez plus pourquoi les piétons sont à risque la nuit venue. Ils ont des écouteurs aux oreilles, n’entendent rien, sont tous habillés de vêtements foncés et n’ont jamais de lampe de poche pour au moins attirer l’attention des automobilistes et signaler leur présence. Incroyable !
Pensée et citation du jour
Le progrès est impossible sans changement, et ceux qui ne peuvent jamais changer d’avis ne peuvent ni changer le monde ni se changer eux-mêmes.
George Bernard Shaw
Ça s’est passé un 8 septembre…
(1760) Les Articles de capitulation de Montréal sont négociés entre le Gouverneur-Général de la Nouvelle-France, Pierre de Cavagnal, Marquis de Vaudreuil et le Major-Général Jeffrey Amherst au nom des couronnes française et britannique. La signature du document rédigé en français a lieu ce jour, selon les croyances sur le Chemin Côte-Des-Neiges. Puis, à l’île Sainte-Hélène, devant la ville de Montréal, François de Lévis, commandant militaire, rend les armes, brûlant ses drapeaux au lieu de les remettre aux Anglais.
(1914) Le camp militaire de Valcartier, près de Québec, ouvre ses portes pour accueillir les volontaires canadiens. En quelques jours, 32 500 officiers et soldats sont prêts à débuter l’entraînement avant d’entreprendre la traversée de l’océan en vue de la participation de la flotte canadienne à la guerre en Europe. Dès le départ, un problème de taille se pose alors que la majorité des officiers, qui ne parlent que l’anglais, se retrouvent en face de Canadiens français unilingues.
(1964) Le groupe de musique populaire britannique Les Beatles se produit pour la première fois au Forum de Montréal. Les quatre musiciens (Paul McCartney, John Lennon, George Harrison, Ringo Starr) arrivent sur scène avec chemise blanche, cravate et pantalons étroits. Le public du Forum est en délire et les forces de l’ordre doivent intervenir près d’une trentaine de fois pour secourir les jeunes filles qui s’évanouissent d’émotion.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une

Les plus jeunes ne connaissent pas Pierre Elliott Trudeau, mais envers les Québécois, en plus d’être le premier ministre du Canada de 1968 à 1979 puis de 1980 à 1984, il était un genre de Poutine, comploteur hypocrite et aussi débile que le fou furieux de Russie, avec une aversion sans borne pour les maudits séparatistes du Québec. L’odieux, l’injure ultime du fédéral fut de nommer l’aéroport de Montréal en son nom. Il n’y a jamais eu pire affront.
C’est pourquoi, je vous propose l’article de Joseph Facal, publié dans le Journal de Montréal du 2 septembre dernier, pour en apprendre un peu plus.
***
IL FAUDRAIT DÉBAPTISER L’AÉROPORT TRUDEAU
Un article publié dans la revue Intelligence and National Security confirme ce que l’on savait déjà, mais y ajoute des éléments nouveaux.
Dans les années 70, Trudeau père avait ordonné que l’on espionne le mouvement souverainiste québécois, pourtant parfaitement légal et démocratique. Voilà ce qu’on savait.
On savait aussi qu’une partie de ce travail fut menée par la GRC, en violation des lois canadiennes.
INFÂME
Rien d’étonnant de la part de quelqu’un qui avait envoyé l’armée au Québec en 1970 pour terrifier toute la population et fait emprisonner des innocents, alors qu’il savait parfaitement que le FLQ se limitait à quelques individus.
Ce qu’on apprend maintenant, et qui n’est pas une grande surprise, c’est qu’une autre partie du sale boulot fut mené par une cellule ultra-secrète nichée au cabinet même du premier ministre, qu’elle fonctionnait à l’extérieur du système de renseignement officiel du gouvernement, et qu’elle utilisait aussi la machine du Parti libéral du Canada pour collecter des informations.
Évidemment, ça ne s’est pas arrêté là. Le rapport du juge à la retraite Bernard Grenier et les enquêtes de Robin Philpot et Normand Lester ont aussi levé le voile sur une partie des tricheries massives commises par le gouvernement fédéral et ses alliés lors du référendum de 1995.
Et ça va recommencer si les souverainistes reprenaient du poil de la bête.
Mais revenons à Trudeau père et à ce régime fédéral qui aime tant donner des leçons de morale à la planète entière.
Je pose une question toute simple. Quand on voit ce que cet homme a fait, quand on voit comment il a foulé aux pieds les principes de droit les plus élémentaires, est-il encore acceptable, est-il moralement justifiable que le principal aéroport du Québec l’honore en portant son nom ?
Un ami me faisait une remarque qui me trotte dans la tête.
Supposons qu’on apprenne qu’un premier ministre canadien aurait ordonné que l’on espionne des chefs autochtones.
Supposons qu’il aurait ordonné que l’on vole des listes de militants autochtones.
Supposons qu’il aurait ordonné que l’on emprisonne des centaines d’autochtones innocents. Aurait-il droit à son aéroport ?
MOTION
Rappelons pour mémoire qu’à Ottawa, l’édifice dans lequel se trouve le bureau du premier ministre, longtemps appelé « édifice Langevin », pour souligner la mémoire du surintendant des « Affaires indiennes » dans le gouvernement de John A. Macdonald, a perdu son nom.
Langevin fut l’un des architectes du système des pensionnats autochtones au XIXe siècle.
Et on continuerait à donner le nom de Pierre Elliott Trudeau à l’aéroport de la métropole du Québec ?

Le Bloc devrait s’emparer de cette affaire. L’Assemblée nationale devrait adopter une motion demandant le retrait de son nom et exposant les raisons.
Il y a des limites à l’indignité.
250e jour de l’année
Jeudi, 7 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DU BRÉSIL
Pensée et citation du jour
Rien ne s’est fait de grand qui ne soit né d’une espérance exagérée.
Jules Verne
Ça s’est passé un 7 septembre…
(1986) Le réseau Quatre-Saisons entre en ondes. La chaîne a été lancée par le câblodistributeur CF Cable TV, propriétaire à l’époque de la station de télévision anglophone CFCF de Montréal. Sa première mission était d’offrir une programmation qui serait la même tout au long de l’année (sans que des émissions, séries dramatiques ou magazines ne soient interrompus pour la saison estivale), d’où le nom « Quatre Saisons », maintenant appelée NOOVO.
(1995) La question référendaire voit le jour, quand Jacques Parizeau la dévoile à l’Assemblée nationale. De toute évidence, il s’agit d’un grand moment pour le chef souverainiste, qui est fort ému. Dévoilement de la question référendaire : « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec, et de l’entente signée le 12 juin 1995, oui ou non ? »
(1998) Larry Page et Sergey Brin, deux étudiants de l’Université Stanford, inventent un moteur de recherche. Les deux étudiants recherchent des fonds pour créer leur entreprise. Andy Bechtolsheim, un des fondateurs de Sun Microsystems, leur offre 100 000 dollars, après avoir vu ce dont était capable leur moteur de recherche. Grâce notamment à leurs familles et amis, ils arriveront à réunir un million de dollars et pourront lancer la société Google Inc.
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La Une

Un appel qui ne vient pas
Une personne qui ne revient plus,
Une lettre qu’on ne reçoit pas,
Un enfant qu’on ne voit plus,
Une jeunesse qui n’est plus là,
Un amour qui semble perdu.
Tu t’attardes à faire revivre ce passé qui demande à mourir.
Et tu perds ton temps à retenir une illusion qui te fait souffrir.
Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs et de faire vieillir ton avenir.
Il est temps de te ressaisir,
Et à nouveau, tu te dois de revivre.
Laisse au présent la chance de te séduire,
Et au futur le bonheur de t’épanouir.
Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir.
Il suffit de lui sourire et de t’ouvrir.
Le chemin pour y parvenir est de lâcher prise, ne plus retenir,
Laisser aller, afin de grandir.
Et à nouveau tout accueillir.
Un texte de Richard Migneault, sur Facebook. Le Train de la Vie – tous à bord
249e jour de l’année
Mercredi, 6 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DU SWAZILAND

En mémoire de…
BURT REYNOLDS 1936-2018 – Acteur américain, producteur de cinéma et cascadeur.
JEAN-PAUL BELMONDO 1933-2021 – Acteur français, producteur de cinéma et directeur de théâtre.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Ghislain Beaulé
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Les hommes peuvent atteindre un but commun sans emprunter les mêmes voies.
Amadou Hampâte Bâ
Ça s’est passé un 6 septembre…
(1952) Mise en ondes de la station CBFT canal 2, à Montréal. Elle fait partie du réseau de la SRC et est la première station de télévision au Canada. Au début, Radio-Canada diffuse à raison de trois heures par jour des émissions bilingues ou françaises ou anglaises.
(1966) Dans leur téléroman « Rue des pignons », Louis Morisset et Mia Riddez dressent un portrait de la vie de famille dans un quartier ouvrier de Montréal. De 1966 à 1977, Radio-Canada présente 414 épisodes de « Rue des pignons », une des séries les plus populaires de l’histoire de la télévision québécoise, avec la participation de Jean Duceppe, Rolland Bédard, Rolland D’Amour, Mia Riddez, Huguette Oligny, Robert Rivard, Bertrand Gagnon, Roland Chenail et Réjean Lefrançois.
(1993) Denis Boucher devient le premier Québécois depuis Claude Raymond en 1969 à prendre part à un match des Expos de Montréal. Il réalise un rêve d’enfance. Il réussit sa première sortie car il n’accorde qu’un seul point aux Rockies du Colorado en six manches de travail. 40 000 fans applaudissent son exploit.
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La Une
Madame Chasse-Taches n’a pas fini de nous impressionner avec ses trucs. Cette fois-ci, se sont les propriétés nettoyantes du sel qu’elle nous propose. Bonne lecture.
***

Le sel fin, le sel à marinades et le gros sel à déglacer deviennent d’excellents dépanneurs puisque vous les avez sous la main à la maison.
LE SEL FIN
Enlevez les taches de café ou de thé dans les tasses de porcelaine en les frottant avec une éponge imbibée de vinaigre et saupoudrée de sel fin.
Du jus de citron et du sel fin sur une tache jaunâtre sur un vêtement blanc la feront disparaître. Faites sécher au soleil pour un résultat maximal.
Il est possible de raviver les couleurs fades d’une tapisserie ou d’un travail au petit point encadré depuis un bon moment. Passez du sel mouillé, en frottant légèrement avec la paume de votre main, sur le fil à broder ou la laine. Laissez sécher et passez l’aspirateur pour enlever tout résidu de sel séché.
Nettoyez la semelle du fer à repasser ou enlever les taches brunâtres en frottant la semelle avec du sel mélangé à de l’eau. Ensuite, bien rincer le fer avec de l’eau claire.
Le rotin et l’osier se nettoient parfaitement avec une eau fortement salée.
LE SEL À MARINADES
Les contenants thermos ne doivent pas être plongés dans l’eau chaude ou mis au lave-vaisselle; un simple rinçage suffit. Si un dépôt se forme au fond, versez dans la bouteille une poignée de gros sel et de l’eau froide. Agitez et rincez à l’eau légèrement chaude.
Une tache de rouille dans la baignoire disparaît en la saupoudrant de sel à marinades et en l’aspergeant de jus de citron. Laissez agir une dizaine de minutes avant de brosser la tache.
LE GROS SEL DÉGLAÇANT
On enlève les cernes jaunâtres laissés par une eau dure ou le calcaire dans la cuvette de toilette en versant 500 ml (2 tasses) de vinaigre chaud additionné d’une bonne poignée de gros sel. Brossez la cuvette après quelques heures.
Enlevez une tache de brûlé au fond d’une casserole en humectant le fond d’eau et en y saupoudrant du gros sel. Laissez agir une nuit avant de brosser et de laver la casserole.
Une poignée de gros sel saupoudré sur les mauvaises herbes dans une allée les détruira en quelques heures.
Source : Louise Robitaille, Le Journal de Montréal, Cahier CASA, 2 septembre 2023, p15
248e jour de l’année
Mardi, 5 septembre 2023

En mémoire de…
LISE PAYETTE 1931-2018 – Femme politique et ministre, écrivaine, animatrice de télévision et de radio, québécoise.
GILLES PELLETIER 1925-2018 – Acteur et comédien québécois.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Thomas Gagnon
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Le repliement sur soi n’apporte aucune lumière aux autres.
Nelson Mandela
Ça s’est passé un 5 septembre…
(1755) Déportation des Acadiens. Le commandant militaire d’Annapolis, John Winslow, entreprend d’expulser 5000 Acadiens de Grand-Pré, d’Annapolis et de la baie de Fundy. Il réunit les hommes de la région dans l’église de Grand-Pré pour leur lire l’édit de la déportation dont nous reproduisons un extrait :
J’ai reçu de Son Excellence le gouverneur Lawrence, les instructions du roi. C’est par ses ordres que vous êtes assemblés pour entendre la résolution finale de Sa Majesté concernant les habitants français de cette province de la Nouvelle-Écosse… Vos terres, vos maisons, votre bétail et vos troupeaux de toutes sortes sont confisqués au profit de la couronne, avec tous vos autres effets, excepté votre argent et vos mobiliers, et que vous-mêmes vous devez être transportés hors de cette province. Les ordres péremptoires de Sa Majesté sont que tous les habitants de ces districts soient déportés.
(1957) Les Royaux de Montréal gagnent le championnat de la Ligue internationale de baseball pour la neuvième fois. Les Royaux de Montréal étaient une équipe professionnelle de baseball qui a joué à Montréal au Québec (Canada de 1897 à 1917 et de 1928 à 1960. Ils ont évolué dans de la Ligue internationale (une ligue mineure de baseball). L’équipe était le principal club-école des Dodgers de Brooklyn de 1939 à 1960. Les Royaux évoluaient dans la Ligue AAA à partir de 1946.
(1971) Création du réseau de télévision privé TVA. Les stations CFTM à Montréal, CFCM-TV à Québec et CJPM-TV à Chicoutimi, diffusaient simultanément certaines de leurs émissions. Entre 1973 et 1978, les stations de Sherbrooke, de Hull, de Trois-Rivières, de Rimouski, de Rivière-du-Loup et de Rouyn-Noranda s’ajoutent aux trois stations déjà en place.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
« Pourquoi il y a ‘lol’ écrit sur le panneau ? » me demandait naïvement un élève en regardant le « 101 » inscrit sur un « STOP » vandalisé comme celui ci-dessous dans une vitrine d’un musée.

Pour les générations nées après les années 1970, l’affichage dans l’espace public a toujours été majoritairement en français. Or, ce ne fut pas toujours le cas, comme je l’ai expliqué au jeune visiteur.
UN PEU D’HISTOIRE
« La plupart des journaux, les affiches et jusqu’aux enseignes des marchands français sont en anglais », écrit Alexis de Tocqueville lors de son bref passage au Bas-Canada à l’été… 1831.
Langue des affaires, l’anglais occupe une place prédominante au Québec, bien que la majorité de la province soit francophone. Cette situation perdure jusqu’aux années 1960.
LONGUE MARCHE VERS LA LOI 101
Avec la montée du nationalisme québécois aux débuts de la Révolution tranquille, le gouvernement du Québec commence à légiférer pour protéger et promouvoir le français. En 1968, la crise de Saint-Léonard montre sans équivoque le pouvoir attractif de l’anglais comme langue d’enseignement, synonyme de succès dans les affaires, pour de nombreux parents d’origine immigrante.
En 1974, la loi 22 du gouvernement libéral de Bourassa fait du français la langue officielle du Québec. Toutefois, comme pour la loi 63, elle est loin de faire l’unanimité, notamment sur sa tolérance quant au choix de la langue d’enseignement.
Trois ans plus tard, Camille Laurin du Parti Québécois officialise la place prédominante du français dans l’éducation et l’affichage avec la loi 101, adoptée le 26 août 1977.
Pour le ministre Laurin, psychanalyste de formation, il s’agissait de redonner confiance et fierté à la majorité francophone du Québec.
Considérée comme l’une des lois les plus importantes du Québec moderne, elle est maintes fois remise en question par la suite. Manifestations, vandalisme et éditoriaux enflammés s’en suivent, autant du côté de ceux qui la défendent que de ceux qui s’y opposent.
LE MEM : UN MUSÉE CITOYEN
Ce panneau « STOP » vandalisé a été acquis en 2015 par le MEM-Centre des mémoires montréalaises, anciennement le Centre d’histoire des Montréal.
« L’équipe était très heureuse de faire une telle acquisition », explique la donatrice, caroline Martel. « Ils étaient sur le point d’emprunter un panneau semblable à un autre musée quand je leur ai proposé la donation. Ils étaient aux anges ! »
Le sauvetage du panneau a été aussi une heureuse coïncidence. « Je l’avais remarqué en allant à la bibliothèque Outremont en 2014, ajoute Mme Martel. Il était là au milieu du chantier de la caserne 75 sur la rue St-Just. Je suis allée voir le contremaître et je lui ai demandé si c’était possible de le mettre de côté lorsqu’ils allaient l’enlever de la voie publique. J’étais ravie lorsqu’il m’a appelé pour venir chercher le panneau. Toutefois, j’ai rapidement réalisé qu’un tel artefact avait sa place dans un musée, pas dans mon salon ! »
Sélectionné pour son importance historique, ce panneau « STOP » vandalisé est l’un des objets vedettes de la toute nouvelle exposition permanente du MEM. L’inauguration est prévue le 27 septembre prochain dans ses nouveaux locaux à l’intersection de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent.
Source : Maude Bouchard-Dupont, historienne, Le Journal de Montréal, 26 août 2023, cahier Weekend, p77
247e jour de l’année
Lundi, 4 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE DU TRAVAIL
LA JOURNÉE DES VENDEURS DE JOURNAUX À LA CRIÉE

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Mariette Bleau – Anne Caron – Claude Riendeau – Caroline Prévost – Madeleine Beauchamp – Votre humble blogueur
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs.
Oscar Wilde
Ça s’est passé un 4 septembre…
(1957) Manifestations des partisans de la ségrégation raciale à Little Rock en 1959, à l’écoute d’un discours du gouverneur Orval Faubus protestant, devant le Capitole, contre l’intégration de 9 élèves noirs au lycée central de la ville. Le 3 septembre 1957, dans la ville américaine de Little Rock, capitale de l’Arkansas, neuf élèves noirs sont attendus au lycée central de la ville jusque-là réservé aux seuls Blancs.
Le gouverneur Orval Faubus ordonne à la garde nationale d’empêcher les étudiants noirs d’accéder à l’établissement. Lorsque les élèves noirs s’y présentent, ils sont insultés et repoussés par la garde. De violentes manifestations racistes prônant la ségrégation et appuyées par la garde nationale de Little Rock font rage pendant environ trois semaines.
(1972) Bob Barker anime la première de The Price Is Right sur la chaîne CBS. Il sera à la barre du populaire quiz télévisé jusqu’au 15 juin 2007 pour un total de 6586 épisodes.
(1984) Dirigé par Brian Mulroney, le parti conservateur remporte une victoire éclatante. Conservateurs: 211 des 282 sièges. Libéraux 40. NPD 30. Autres 1.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Des découvertes récentes montrent que certaines molécules psychédéliques présentent un effet antidépresseur qui fait appel à un mécanisme biochimique complètement distinct de celui responsable de leurs effets hallucinogènes, en agissant sur des récepteurs distincts, à la surface des cellules nerveuses. Cette découverte pourrait mener au développement d’une nouvelle classe d’antidépresseurs très performants.

L’incidence de la dépression a considérablement augmenté au cours des dernières décennies, en particulier chez les jeunes adultes.
Cette tendance est inquiétante, car cette maladie complexe demeure difficile à traiter, même avec l’arsenal d’antidépresseurs comme les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine ou du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline qui sont actuellement disponibles.
Une proportion significative des patients ne répond pas adéquatement à ces médicaments et de nouveaux traitements sont manifestement requis pour améliorer notre succès thérapeutique face à cette maladie incapacitante.
HALLUCINOGÈNES ANTIDÉPRESSEURS
Récemment, plusieurs essais cliniques ont montré que certaines molécules psychédéliques, notamment le LSD et la psilocybine (la molécule active des champignons magiques), présentaient des effets antidépresseurs prometteurs, au moins aussi efficaces que ceux obtenus avec les médicaments actuels.
On ne peut cependant pas envisager l’utilisation de ces molécules psychédéliques à grande échelle.
D’une part, ces molécules sont de puissants activateurs du récepteur de la sérotonine 2A (le 5-HT2A) et produisent des effets hallucinogènes aigus qui nécessitent une supervision médicale étroite dans un environnement clinique contrôlé.
D’autre part, les psychédéliques peuvent dans certains cas déclencher des épisodes de psychose, en particulier chez les patients ayant des antécédents familiaux de trouble bipolaire ou de schizophrénie.
Autrement dit, malgré leur potentiel cliniques, les propriétés hallucinogènes des molécules psychédéliques représentent un frein majeur au développement de thérapies antidépressives utilisant ces molécules.
CONTRE LA DÉPRESSION, SANS HALLUCINATION
Une recherche complexe de biochimie publiée dans une revue prestigieuse pourrait cependant permettre de résoudre ce problème et mener au développement d’antidépresseurs dérivés des psychédéliques, mais dépourvus d’effets hallucinogènes.
Dans cette étude, les chercheurs ont découvert que le LSD et la psilocybine interagissaient avec un récepteur spécifique (le TrkB), connu pour jouer un rôle important dans l’augmentation de la neuroplasticité et des connexions entre neurones, deux phénomènes impliqués dans l’effet thérapeutique des antidépresseurs actuels.
Cette interaction est très forte, plus de mille fois plus élevée que celle mesurée pour les antidépresseurs classiques, et l’effet positif sur la fonction des neurones est complètement indépendant de l’autre récepteur aux psychédéliques (le 5-HT2A) responsable des hallucinations causées par ces substances.
En d’autres mots, l’effet antidépresseur des psychédéliques fait intervenir des mécanismes biochimiques complètement différents de ceux impliqués dans leurs propriétés hallucinatoires.
Cette découverte suggère donc que les psychédéliques comme le LSD et la psilocybine pourraient servir d’inspiration pour la fabrication de molécules analogues, formulées pour stimuler spécifiquement le récepteur TrkB, sans activer l’autre récepteur responsable de leurs effets hallucinogènes.
Étant donné la très forte affinité biochimique des psychédéliques avec ce récepteur, on peut prévoir que ces antidépresseurs de nouvelle génération pourraient s’avérer très efficaces en clinique et représenter une option additionnelle très intéressante pour traiter les personnes souffrant de dépressions.
Source : Richard Béliveau, biochimiste, Le Journal de Montréal, 21 août 2023, p28
246e jour de l’année
Dimanche, 3 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DU QATAR

En mémoire de…
STÉPHANE LIZOTTE 1966-2001 – Famille.
PAULINE GEOFFRION 1951-2011 – Famille.
PIERRE NADEAU 1936-2019 – Animateur de télévision et journaliste québécois.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Frédérick-Marie Désilets – Jean-Marc Malenfant
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
L’optimiste est l’homme qui regarde vos yeux. Le pessimiste est l’homme qui regarde vos pieds.
Gilbert K. Chesterton
Ça s’est passé un 3 septembre…
(1928) La pénicilline est découverte par hasard par le savant écossais, Alexander Fleming (1881-1955). Le professeur la découvre dans une culture de champignons oubliée plusieurs jours dans son laboratoire. La pénicilline est produite par une moisissure, le « Penicillium notatum », et est une substance antibactérienne d’une grande activité, efficace dans le traitement de certaines infections dangereuses.
En effet, Fleming remarque qu’autour des champignons, les bactéries du genre « Staphylococcus » ont disparu. Ainsi la pénicilline a la faculté de tuer des bactéries tout aussi dangereuses que les « Staphylococcus », responsables de certains abcès et de la pneumonie chez l’homme.
(1959) Après avoir visité des mines de fer de la Côte-Nord, Maurice Duplessis, qui avait été premier ministre durant plus de 15 années consécutives, subi une hémorragie cérébrale et il mourut dans la première heure du 7 septembre, jour de la fête du Travail.
(1981) La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (en anglais Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, CEDAW) a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle est entrée en vigueur le 3 septembre 1981 après avoir été ratifiée par 20 pays.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une

Freiné par deux années de crise sanitaire, l’enthousiasme à l’égard du mariage revient. Sans contrat de mariage, en cas de décès ou de séparation, c’est la société d’acquêts qui s’appliquera lors de la séparation de vos biens.
Moult péripéties et calculs plus tard, un couple de Terrebonne divorce en 2021.
Le contrat de mariage leur permet de séparer leurs biens sans avoir à les partager. Monsieur garde ainsi la totalité de la valeur de sa ferme qu’il exploitait.
PLUS DE FLEXIBILITÉ
Pourtant, son ex-épouse l’a aidé plusieurs années en comptabilité. Madame demande alors une révision du patrimoine familial et la reconnaissance de sa contribution. Grâce au contrat de mariage, Monsieur évite de partager la valeur de sa ferme à moitié. Par contre, il a dû verser une contribution pour enrichissement injustifié.
Même s’il n’est pas séduisant, un contrat de mariage permet au couple de choisir son régime matrimonial, de prévoir ce qui se passera en cas de séparation ou de décès et de définir des donations pour l’épouse. En d’autres mots : le contrat de mariage établit des règles matrimoniales plus souples et flexibles en fonction des volontés.
PRÉVOIR L’IMPRÉVISIBLE
Dans une affaire de 2011, une femme de Beauce et ses enfants ne s’entendent pas sur la succession du défunt mari. La veuve bénéficie de tous les biens, comme stipulé dans le contrat de mariage. Problème : le testament rédigé le lendemain de la signature du contrat de mariage donne aux enfants le droit d’hériter de tout bien qui resterait. La cour a tranché, donnant raison au contrat de mariage, et confirme que la veuve doit bien hériter de l’ensemble des biens.
Bien que peu fréquentes, les donations peuvent être prévues dans un contrat de mariage en faveur de l’autre partenaire ou de leurs enfants. Elles peuvent porter sur des biens, des immeubles ou des sommes d’argent. Elles peuvent être faites en prévision d’un décès ou du vivant des époux, par exemple, pour prévoir une donation exigible lors d’un divorce pour dédommager la personne qui aurait contribué davantage aux charges du mariage.
UN CONTRAT, ÇA ÉVOLUE !
Un contrat de mariage peut être modifié en tout temps. En cas de modification, un nouveau contrat sera alors créé.
Ce document doit être fait avec le consentement de toutes les personnes concernées per le premier contrat de mariage.
Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 1er septembre 2023, p33
245e jour de l’année
Samedi, 2 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DU VIETNAM
ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE SYLVIE DESORMEAUX

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Gilles Sorel
Bon anniversaire !
On jase là…
« Je ne suis ni un monsieur ni une madame… Je suis Mx ! Dorénavant, appelez-moi Mx ». Ce n’est que la pointe de l’iceberg. On n’a encore rien vu !
Pensée et citation du jour
Le courage croît en osant et la peur en hésitant.
Syrus
Ça s’est passé un 2 septembre…
(1972) Premier match de la « Série du siècle », au hockey. Cette série de matchs entre les joueurs canadiens et les joueurs russes apparaissaient au départ inégale. Pour le Canada, une équipe formée des meilleurs joueurs de toutes les équipes avec le grand Ken Dryden devant le but. Pour la Russie, des jeunes joueurs qui ne connaissent pas ce qu’est le vrai hockey et qui, selon leur traducteur, viennent pour apprendre.
De plus, le gardien de but Vladislav Tretiak est considéré comme un manchot par les observateurs canadiens. Dès les premières minutes de jeu le Canada mène 2 à 0 mais un certain Valeri Kharlamov brouille les cartes au début de deuxième période en enfilant deux buts consécutifs. Vladislav Tretiak bloque les tirs ennemis avec une facilité étonnante. Après la troisième période le score est Canada 3, Russie 7.
(1981) À sa première année d’existence, le Manic de Montréal de la Ligue nord-américaine de soccer (LNAS) attire 58 542 spectateurs au stade Olympique pour un match éliminatoire contre le Sting de Chicago. Les objectifs initiaux des dirigeants du Manic sont vite dépassés au cours de cette première saison.
Une partie importante contre Washington, le 18 août, attire 50 755 fans. Puis, le 2 septembre, soir de la première rencontre de la série contre le Sting de Chicago, l’impensable survient : 58 542 amateurs font vibrer le stade Olympique. Les locaux l’emportent à cette occasion par la marque de 3-2.
(1990) Entrée en vigueur de la Convention internationale des droits de l’enfant.
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