La Une
Si à une époque lointaine, le lys était le symbole de la monarchie française, aujourd’hui, cette même fleur est sans aucun doute l’emblème de la présence française sur ce continent.

Il faut remonter au règne de Clovis (466-511), roi des Francs et premier roi du royaume de France, pour voir l’iris devenir le symbole de la monarchie française. Vous avez bien lu, à l’origine, c’était un iris et non un lys. Si les deux fleurs se ressemblent, elles n’appartiennent pas à la même famille de plantes. Alors, pour découvrir l’origine de notre belle fleur de lys, on doit se déplacer sur la ligne du temps.
En fait, un bond de plus de trois siècles est nécessaire pour voir apparaître la fleur de lys sur le sceptre du petit-fils de Charlemagne, le roi Charles-le-Chauve (823-877). C’est donc au cours du Moyen Âge que le lys deviendra l’emblème identitaire du royaume de France, au même titre que le lion, la rose ou l’aigle pour d’autres pays européens.
Durant presque mille ans, jusqu’à la révolution de 1789, la fleur de lys s’impose en France comme symbole héraldique sur les monuments, la monnaie, les statues, les sculptures et les objets d’art.
SYMBOLE RELIGIEUX ET PLUS ENCORE
La blason de la couronne française présente trois fleurs de lys. Elles évoquent la Sainte-Trinité, soit le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Avec le temps, le lys est aussi devenu le symbole de la soumission du roi de France à Dieu. Cette soumission, bien utile, permet de faire comprendre au bon peuple que le pouvoir royal a été accordé au roi par la volonté divine.
Le lys était aussi un symbole de fécondité dans la tradition chrétienne. Associé à la Sainte Vierge, on le retrouve fréquemment dans l’iconographie de l’art chrétien. Il apparaît d’ailleurs dans les communions ou dans les mariages, car il représente la pureté et l’amour chaste.
L’avez-vous remarqué ? L’ange Gabriel est souvent représenté avec une fleur de lys à la main. Par exemple, dans le tableau L’Annonciation de Léonard de Vinci, l’ange Gabriel tient un lys blanc comme un symbole de la pureté de la Vierge Marie.
LE LYS SE MET À FLEURIR DANS LA VALLÉE DU SAINT-LAURENT
Le symbole du lys est transporté en premier sur le continent nord-américain par l’explorateur français Jacques Cartier. Pour l’équipage de Cartier, la fleur représente la puissance de leur monarque, François 1er. Alors, pour marquer leur prise de possession coloniale, Cartier élève une première croix au havre Saint-Servan le 12 juin 1534, puis une seconde à Gaspé quelques jours plus tard.
Même si dans les premières années de l’implantation coloniale française en Amérique, nous avons bien peu de traces formelles du lys en tant que symbole, on sait qu’il est présent à Québec, à Trois-Rivières et à Montréal. Il fleurit bien au-delà de la vallée du fleuve Saint-Laurent, puisque les explorateurs qui tentent de prendre possession de l’Amérique du Nord utilisent les armoiries du roi de France pour marquer leurs possessions.
De plus, en 1673, le gouverneur Louis de Buade de Frontenac offre à Québec des armoiries dans lesquelles on retrouve des fleurs de lys (ainsi qu’un castor et deux orignaux).
En 1683, pour garantir la valeur et le poids de la piastre en circulation au Canada, on y incruste une fleur de lys. En Nouvelle-France, le lys apparaît donc dans la pierre des églises, dans des armoiries, sur des bannières militaires, dans les œuvres d’art religieuses, sculpté dans le mobilier fabriqué par l’artisan.
Bref, il s’est implanté en symbolisant une monarchie absolue qui règne sur une partie du continent nord-américain.

Le lys se fait plus discret après la Conquête britannique (1763). Toutefois, vers la fin du 19e siècle, les Canadiens français l’exhibent fièrement, en particulier durant les rassemblements de la Saint-Jean-Baptiste, soulignant ainsi leur origine. La fleur de lys devient alors le symbole d’unification d’une nation en réponse au drapeau britannique qu’arborent les Canadiens anglais.
Source : Martin Landry, Journal de Montréal, cahier Weekend, 13 mai 2023, p70
136e jour de l’année
Mardi, 16 mai 2023
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Normand Plante
Bon anniversaire !
On jase là…
Une excellente initiative de la Ville de Longueuil comme on les aime :
le projet « Balançoires pour tous ». Les avez-vous remarquées ?
▪ Au parc Armand-Racicot, on retrouve une balançoire accessible universellement, munie d’un banc, notamment disponible pour les personnes en fauteuil roulant.
▪ À travers 6 parcs de Longueuil (Empire, Central, Henri-Cyr, René-Veillet, Jules-Moulin et Marquis-de-Montcalm), vous y verrez du mobilier urbain innovant, soit des bancs berçants qui sont fort appréciés des personnes âgées et des jeunes !
▪ Issu du budget participatif, ce projet favorise l’accessibilité universelle et l’inclusion sociale entre les citoyens de tous âges vivant différentes réalités, en plus de briser l’isolement.
Nous bonifions l’offre de service pour ce type de mobilier dans de nouveaux projets. Prendre note qu’une surface de pavé a désormais été ajoutée sous les bancs.
Pensée et citation du jour
Toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui.
Proverbe chinois
Ça s’est passé un 16 mai…
(1929) Les Oscars (ou Academy Awards) récompensent chaque année, depuis 1929 les meilleurs films sortis aux États-Unis ainsi qu’un éventail des meilleurs professionnels du cinéma dans diverses catégories. La cérémonie est organisée par l’association professionnelle intitulée Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS, académie des arts et sciences du cinéma).
(1990) Des millions de pneus brûlent au dépotoir de pneus de Saint-Amable au sud de Montréal. C’est le plus gros dépotoir de la province. Devant ce monstre naissant, les sapeurs ont utilisé toute l’eau disponible pour combattre l’élément destructeur. Le réseau d’aqueducs s’est rapidement vidé, car tous les habitants, appréhendant le désastre, ont rempli leur baignoire.
Les pompiers ont alors branché des pompes aspirantes dans les cours d’eau et fossés avoisinants dans le but de soutirer le maximum d’eau. Au plus fort de l’incendie, la température a atteint un tel degré de chaleur que l’eau projetée sur l’amas de pneus se changeait en vapeur avant d’atteindre son but. La mousse s’est avérée le seul élément efficace pour étouffer les flammes mais les pompiers n’en disposaient que d’une faible quantité, nettement insuffisante dans les circonstances. Seul le sable en viendra à bout.
(2005) La Montréalaise Chantal Petitclerc remporte le prix de l’athlète handicapé de l’année de la prestigieuse fondation Laureus; âgée de 35 ans, elle a raflé cinq médailles d’or et établi trois records du monde aux Jeux paralympiques d’Athènes, en mars, elle a été nommée l’athlète féminine de l’année au gala du sport canadien, madame Petitclerc a perdu l’usage de ses jambes à l’âge de 13 ans lorsqu’elle a été renversée par une lourde porte de grange qui lui a brisé la colonne vertébrale.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Une étude publiée récemment dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health affirme que les cuisinières à gaz sont responsables de près de 13 % des cas d’asthme chez les enfants américains en raison du dioxyde d’azote qu’elles produisent.
Doit-on bannir cet électroménager pour demeurer en santé ? La question a été posée au Dr Stéphane Perron, médecin spécialisé en santé publique et en médecine préventive.

Q1 – Le dioxyde d’azote généré par une cuisinière à gaz présente-t-il un risque pour la santé ?
R1 – Il y a un ensemble de facteurs à prendre en considération. Toute cuisinière, qu’elle soit électrique ou à gaz, génère des particules fines qui peuvent être dommageables pour la santé. Les cuisinières à gaz produisent aussi du dioxyde d’azote, mais elles ne sont pas si problématiques quand elles sont utilisées de façon appropriée.
Il faut nuancer les résultats de l’étude, car les conditions qu’on voit aux États-Unis ne s’appliquent pas nécessairement au Québec, où moins d’un ménage sur vingt possède une cuisinière à gaz.
Q2 – Comment s’assurer d’en faire une utilisation adéquate ?
R2 – Il est primordial d’allumer la hotte dès qu’on commence la cuisson, peu importe le type de cuisinière qu’on a. Idéalement, on devrait aussi avoir un système de ventilation mécanique qui permet d’éviter l’accumulation de particules dans la maison, de même qu’un détecteur de monoxyde de carbone. Et il faut s’assurer de faire un bon entretien de notre cuisinière.
Q3 – Les gens souffrant d’une maladie pulmonaire devraient-ils renoncer à leur cuisinière à gaz ?
R3 – Pas si elle est bien entretenue et que la ventilation est adéquate. Si c’est seulement par souci de santé, ce n’est peut-être pas la priorité. Ce qui est encore plus important pour diminuer l’exposition aux particules fines et au dioxyde d’azote, c’est d’éviter les foyers à combustion, la consommation de tabac et le vapotage à l’intérieur.
Source : Marie-Josée Roy, Revue Le Bel Âge, avril 2-23, p41
135e jour de l’année
Lundi, 15 mai 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FAMILLE
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Martin Geoffrion – Sylvain Perreault
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
La plupart des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu’on ne pose pas de condition.
Arthur Rubinstein
Ça s’est passé un 15 mai…
(1956) À 22h37, deux avions chasseurs de type CF-100 du 445e escadron étaient lancés de leur base de Uplands, au sud d’Ottawa, pour aller identifier un avion inconnu faisant route du Grand Nord en direction de Montréal. Après avoir reconnu qu’il s’agissait d’un avion de transport North Star de l’ARC en route de Resolute Bay vers l’aéroport de Dorval, à une altitude de 7 000 pieds, les deux chasseurs ont repris de l’altitude et, à 33 000 pieds, ont effectué des pratiques routinières d’interception et ont utilisé leur surplus de carburant avant de retourner à leur base.
Un des deux appareils a atterri à Uplands mais l’autre, qui est resté dans les airs un peu trop longtemps pour utiliser son surplus de carburant, n’est jamais revenu. Il s’est plutôt écrasé en catastrophe sur la Villa St-Louis, un couvent des Sœurs grises de la Croix situé en banlieue du petit village d’Orléans. On n’a jamais établi avec exactitude la cause de l’accident ; on croit toutefois que l’accident aurait pu être attribuable à une défectuosité du système d’alimentation en oxygène de l’appareil.
Ainsi, cette défectuosité se serait soldée par l’évanouissement des deux membres de l’équipage et par la perte de 15 vies humaines. Une croix de 20 pieds, décorée de l’effigie d’un avion chasseur, et entourée de 15 pierres retirées des débris de la Villa St-Louis, marque aujourd’hui le site de cette tragédie. Cet écrasement est considéré comme l’une des pires tragédies dans les annales de l’aviation militaire au Canada.
(1992) La croix du Mont-Royal se modernise. La couleur des ampoules changent lors d’évènements spéciaux. De blanche, elle passe au violet pour souligner la mort d’un pape ou d’un roi. La couleur jaune indique un couronnement. En 1975, le bleu illuminait la croix pendant les festivités de la Saint-Jean-Baptiste. Le changement d’ampoules prend un temps considérable (plus de deux heures). Depuis 1992, un système à fibres optiques facilite le transfert de couleur. Ce système a été inauguré le 15 mai lors des célébrations du 350e anniversaire de la fondation de Montréal.
(2015) Pierre Karl Péladeau est devenu le huitième chef de l’histoire du Parti québécois. Il a remporté la course à la direction avec l’appui de 57,6% des membres. M. Péladeau, député de Saint-Jérôme, a aisément devancé Alexandre Cloutier (29,2%) et Martine Ouellet (13,2%) pour remporter le vote. Le député de Saint-Jérôme était le grand favori pour succéder à Pauline Marois, qui a démissionné au lendemain de la défaite électorale du PQ l’an dernier.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
C’est aujourd’hui la Fête des mères. Une journée pour se rappeler combien elle est précieuse. Elle a donné toute sa vie pour ses enfants. Moi, je n’ai plus la mienne depuis bientôt 12 ans, mais vous, serrez-la bien fort, entourez-la de votre incommensurable amour, comme elle l’a fait dès votre premier jour, et pour toujours. Si elle n’est plus là, regarder vers le Ciel et elle vous embrassera.

Afin de célébrer cette belle journée, j’offre à toutes les mamans, ces jolies citations de circonstance.
Bonne journée les mamans et faites provision d’une forte dose de câlins.
***
« J’entends au-dessus de moi dans les cieux, les anges qui chantent entre eux. Ils ne peuvent trouver de mot d’amour plus grand que celui-ci : Maman. » Edgar Allan Poe
« Maman tu es la plus belle du monde car tant d’amour inonde tes jolis yeux. » Henri Salvador
« Où que je vive, où que tu sois, tu n’es jamais très loin de moi, j’ai de l’amour quand je te pense, la plus belle maman du monde, c’est toi ». Grégoire
« Elle m’appelle et puis autour de moi, c’est le printemps à chaque fois, elle est si belle que je lui ai dit les premiers mots de ma vie… » Francis Cabrel
« Elle m’a porté avant le monde, elle me porte encore chaque seconde, elle m’emportera avec elle, je lui serai toujours fidèle. » Kendji Girac
« Le cœur d’une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon. » Honoré de Balzac
134e jour de l’année
Dimanche, 14 mai 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE DES MÈRES
LA JOURNÉE MONDIALE CONTRE L’HYPERTENSION
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Denise Rhéaume
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Vieillir, c’est passer de la passion à la compassion.
Albert Camus
Ça s’est passé un 14 mai…
(1930) Le pont du Havre, reliant la ville de Montréal et la rive-sud du Saint-Laurent, est ouvert à la circulation. Le premier piéton fut un écolier qui se rendait à l’école Saint-Pierre de Montréal. Quelques instants après l’ouverture du pont, on voyait déjà un grand nombre d’automobiles s’engageant au-dessus du fleuve. C’était un pont à trois voies.
Il fait 2725 mètres de longueur (3426, approches incluses) pour une largeur de 22 mètres. Il s’élève à 104 mètres au-dessus du fleuve et dégage un passage haut de 49,4 mètres sous le centre du pont. La vitesse maximale alors permise sur le pont était de 25 milles à l’heure, soit 40 km/h. Tous se partageaient la chaussée, à l’exception des piétons qui avaient leur trottoir. Il était interdit de dépasser un autre véhicule allant dans la même direction. En 1934, le pont du Havre sera renommé pont Jacques-Cartier.
(1969) L’avortement et la contraception sont légalisés au Canada. Le ministre de la Justice de l’époque, Pierre Trudeau, a déposé un projet de loi modifiant l’article 251 du Code criminel du Canada de façon à autoriser l’avortement lorsque la santé de la femme était considérée en danger par un comité de l’avortement thérapeutique formé de trois médecins.
La modification prévoyait que les avortements ne pourraient être pratiqués que dans des hôpitaux agréés par des médecins habilités, alors que tous les autres avortements seraient toujours passibles de sanctions en vertu du Code criminel. L’avortement était encore une infraction criminelle en vertu du Code criminel, sauf dans les circonstances prescrites.
(1995) Les Nordiques de Québec remportent au Colisée la dernière victoire de leur histoire, battant les Rangers de New York 4 à 2 lors d’un match de série huitième de finale.
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La Une
Il y a 100 ans, Irma LeVasseur, première femme médecin francophone au Québec, a fondé le premier hôpital pédiatrique de Québec. Cette précurseure de la médecine pédiatrique a voué sa vie à soulager les enfants pauvres et à combattre la mortalité infantile. Vous la connaissez ?

Irma LeVasseur naît en 1877, à Québec, dans une famille plutôt artistique. On peut dire que l’influence familiale ne la destine pas à une si belle carrière scientifique. Son père, Louis-Nazaire Le Vasseur, est journaliste, écrivain et musicien, et sa mère, Fédora Venner, est cantatrice.
La jeune Irma fait son cours classique au Collège Jésus-Marie de Sillery, puis elle étudie à l’École normale Laval. Ses études la mènent au métier d’enseignante, mais avec le temps, elle s’intéresse plutôt à la science et tout particulièrement à la médecine.
Malheureusement, pour les femmes brillantes comme elle, les portes des universités sont difficiles à ouvrir. À la fin du XIXe siècle, aucune université francophone au pays n’accepte les femmes en médecine. Certes, l’Université Bishop’s (langue anglaise) les accueille, mais la formation n’est que théorique, elle n’offre pas la possibilité de stages pratiques.
Pour réaliser son rêve et devenir véritablement docteure en médecine, Irma devra donc s’expatrier aux États-Unis, ce qui demandait audace et persévérance pour une jeune femme à cette époque.
DOCTEURE LEVASSEUR
Irma, à peine âgée de 17 ans, sera reçue à l’Université Saint-Paul, au Minnesota. Elle a la chance d’être hébergée chez un ami de la famille, le docteur Canac-Marquis.

L’université américaine lui permet d’apprendre la théorie, mais aussi de faire de vrais stages en milieu hospitalier. C’est dans cette pratique sur le terrain qu’elle croisera la route d’une femme d’exception, la docteure Mary Putnam Jacobi. En plus d’être une militante engagée pour le droit de vote des femmes aux États-Unis, Mary Putnam Jacobi est la première femme américaine à avoir été admise à l’École de médecine de Paris.
Elle est aussi à l’origine de la fondation de la première clinique pour enfants de New York. Une docteure très inspirante, une battante qui guidera Irma LeVasseur toute sa vie.
Six ans plus tard, en 1900, Irma LeVasseur revient au Québec avec un doctorat en médecine, mais elle doit patienter. Le Québec N’étant pas encore prêt à ouvrir ses portes aux femmes dans la profession, elle attend trois longues années avant d’obtenir le droit de pratiquer la médecine chez elle.
Pendant ce temps, elle ira exercer chez nos voisins du sud, et ce, jusqu’à ce qu’un projet de loi privé, voté en avril 1903, lui permette enfin d’intégrer le très hermétique Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec. C’est ainsi qu’à l’âge de 25 ans. Irma LeVasseur devient la première Québécoise francophone à obtenir ce privilège.
Ce qu’elle découvre dans les hôpitaux du Québec l’attriste. Les soins hospitaliers, particulièrement ceux donné aux enfants, sont dangereusement inadéquats. Il faut dire qu’à l’époque la mortalité infantile est épouvantable. Un enfant sur quatre mourait avant sa première année de vie. En fait, au début des années 1900, aucun hôpital pédiatrique n’offrait de services aux francophones du Québec.
Pour avoir une incidence sur cette situation dramatique, Irma LeVasseur doit parfaire sa formation universitaire. Elle décide donc de se retrousser les manches et de traverser l’Atlantique pour aller approfondir ses connaissances en maladies infantiles en Europe.
Irma LeVasseur revient au Québec en 1906 et s’installe à Montréal, une nouvelle spécialité en chirurgie et en pédiatrie en poche. Du jamais-vu dans la province ! Elle a maintenant beaucoup plus d’outils pour lutter efficacement contre cette épouvantable mortalité infantile.
JUSTINE ET IRMA
Son grand rêve prend forme par la suite quand elle réussit à tisser des liens avec de riches bourgeoises de Montréal, dont une en particulier, Justine Lacoste-Beaulieu. Cette dernière s’impliquera activement auprès d’Irma dans la recherche de financement pour créer le premier hôpital pédiatrique canadien-français au Québec.
Eh oui, vous l’avez probablement deviné, elles sont les principales fondatrices de l’Hôpital Sainte-Justine. Ce petit hôpital pédiatrique aménagé dans ses premières années, dans une maison d’ouvrier, au 644 rue Saint-Denis, ouvre ses portes le 26 novembre 1907.
SERVIR OUTRE-MER
Même si elle est l’administratrice et l’une des fondatrices de l’hôpital pour enfants, Irma quittera l’établissement dès 1908. Tout d’abord, elle soigne les enfants à la crèche de la Miséricorde, puis dans plusieurs autres pays. Après un séjour à New York, on la retrouve par exemple en Serbie, où elle soigne des victimes du typhus (épidémie qui fera 800 000 morts en moins de deux ans).
Courageuse, elle prend de nombreux risques pour sauver des vies. En 1918, elle se porte volontaire comme médecin militaire en France, avant de revenir aux États-Unis pour travailler pour la Croix-Rouge.
100 ANS CE PRINTEMPS
Elle revient finalement au pays en 1922, mais cette fois, elle s’installe dans sa ville natale, Québec, toujours habitée par une fougue et une détermination à soigner les enfants. Elle achète alors, avec ses quelques économies en poche, une maison pour héberger son hôpital pour enfants qu’elle vient de créer avec les docteurs Édouard Samson et René Fortier.
C’est ainsi que le 29 avril 1923 – il y a cent ans ce printemps –, notre infatigable Irma LeVasseur devient l’instigatrice d’un deuxième grand Hôpital pédiatrique dans la province. Quatre ans plus tard, elle quitte pourtant l’hôpital pour fonder une clinique pour enfants handicapés dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.
Par la suite, elle tentera, sans succès, de créer une autre clinique pédiatrique à Québec. Elle met sur pied une pouponnière, qui fermera ses portes. Elle contribue aussi à la création d’une école pour les enfants infirmes. Finalement, épuisée par ses projets et des soucis financiers, elle s’engage dans l’armée canadienne durant le second conflit mondial.
Cet emploi dans l’armée sera probablement son dernier poste en médecine. Elle cesse définitivement de pratiquer la médecine et de soigner nos petits à l’âge de 66 ans.
GRANDES RÉALISATIONS DAND L’OMBRE
Il faut savoir que les nombreux accomplissements extraordinaires de la première médecin québécoise francophone se sont plutôt faits dans l’humilité et la discrétion. Ce n’est qu’en 1950 qu’on souligne de façon bien modeste ses réalisations, sa persévérance et surtout son courage hors du commun.
La docteure LeVasseur s’est éteinte en janvier 1964, seule et sans sou, dans la plus grande indifférence.
Aucunes funérailles nationales et très peu d’écho médiatique pour en informer la population québécoise ou même honorer sa mémoire.
Heureusement, nous nous sommes bien repris depuis, entre autres par une plaque commémorative installée à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus ainsi que par le prix Irma-LeVasseur, remis à une femme médecin comptant plus de 10 ans de pratique.
Aujourd’hui, nous soulignons la mémoire de cette pionnière insoumise et persévérante, qui a donné la plus grande partie de sa vie à prendre soin des autres. Elle a contribué significativement à l’accès des femmes à l’éducation supérieure et a fait naître chez nous des établissements de soins pédiatriques de renommée internationale.
Source : Martin Landry, Historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 6 mai 2023, p74
133e jour de l’année
Samedi, 13 mai 2023
À la douce mémoire de…
CLAUDE BONHOMME 1943-2015 – Ami campeur.
DORIS DAY 1922-2019 – Actrice, chanteuse et productrice américaine
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Serge Fackini
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Les grandes œuvres jaillissent non de la force, mais de la persévérance.
Samuel Johnson
Ça s’est passé un 13 mai…
(1917) Le maire Médéric Martin, les dignitaires de la ville, le Premier ministre Lomer Gouin, le lieutenant-gouverneur Sir Pierre-Ernest Leblanc et des membres de l’élite religieuse sont présents pour l’ouverture de la bibliothèque qui va permettre aux Montréalais d’avoir accès à plus de 23 000 livres, revues, journaux… Cette bibliothèque est située sur la rue Sherbrooke en face du Parc Lafontaine.
(1998) À la suite de la démission de Daniel Johnson comme député libéral de Vaudreuil et chef de l’Opposition officielle, la députée libérale de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay, est nommée chef de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale. C’est la première fois dans l’histoire du parlementarisme québécois qu’une femme est désignée à ce poste. Monique Gagnon-Tremblay, qui fut non seulement présidente du Conseil du trésor et vice-première ministre, mais aussi la première femme ministre des Finances au Québec, assurera la continuité d’un caucus libéral inchangé.
(2000) Jean-Paul II révèle la 3e prophétie de Fatima qui annonçait l’attentat contre le pape Jean-Paul II et la lutte des systèmes athées contre l’Église et contre les chrétiens ; cette annonce intervient 19 ans jour pour jour après l’attentat de la place Saint-Pierre (13 mai 1981).
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Avez-vous déjà pesté contre cette gomme à mâcher qui s’étire, colle et tache les vêtements et les chaussures ? Qui vient s’accrocher aux fibres du tapis ? Ou pire, qui se retrouve bien prise dans une mèche de cheveux ? C’est ici que madame Chasse-Taches arrive avec ses meilleures solutions pour résoudre le problème.

DANS LES CHEVEUX
Si une gomme à mâcher s’est logée dans les cheveux d’un des enfants, inutile de couper la couette collée. Frottez la mèche de cheveux avec du jus de citron, de l’huile végétale, de la vaseline, du revitalisant pour cheveux, du beurre d’arachides ou de la mayonnaise. La gomme se détachera rapidement et vous terminerez le nettoyage avec un bon shampoing.
POUR LES VÊTEMENTS
Placez le vêtement au congélateur quelques minutes ou passez un sac de plastique rempli de glaçons sur la gomme. Une fois la gomme bien refroidie, retirez l’excédent avec un couteau arrondi, une cuillère ou une spatule en prenant bien soin de ne pas briser les fibres du tissu.
Les dernières traces peuvent être enlevées avec un bon solvant. Le dissolvant à vernis à ongles contenant de l’acétone est efficace, mais il est préférable de faire un test sur une partie moins visible du vêtement afin de vous assurer que le tissu tolère bien ce produit.
Pour les tissus plus fragiles, brossez les résidus avec du vinaigre blanc ou avec de la térébenthine.
POUR LES CHAUSSURES
Vous pouvez utiliser les mêmes trucs que sur les vêtements. Vous pourrez racler la gomme plus énergiquement, les traces de gomme disparaîtront plus facilement. Au besoin, éliminez les résidus avec de l’essence à briquet.
SUR LES TAPIS
Amollissez la gomme avec un blanc d’œuf et épongez ensuite avec un chiffon mouillé à l’eau froide.
Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 6 mai 2023, p8
132e jour de l’année
Vendredi, 12 mai 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES INFIRMIERS ET INFIRMIÈRES
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA FIBROMYALGIE
À la douce mémoire de…
JEAN NICHOL 1944-2020 – Notre « Tom Jones » québécois.
RENÉE CLAUDE 1939-2020 – Chanteuse québécoise.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Paul Arcand
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
La peur, l’ignorance et la superstition doivent mourir en nous, et nous devons ranimer la foi, la confiance, l’amour et la bonne volonté.
Dr Joseph Murphy
Ça s’est passé un 12 mai…
(1970) Montréal est choisie pour être l’hôte des Jeux olympiques de l’été 1976. « Que Montréal ait obtenu les Jeux de 1976 face aux villes représentant les deux super-puissances, cela tient du prodige. En fait, très peu d’observateurs chevronnés du monde olympique lui accordaient la moindre chance. C’était compter sans le dynamisme et la ténacité du maire Jean Drapeau et de son équipe. »
(1997) Sortie du livre « Pour un Québec souverain » de Jacques Parizeau. La publication du livre de l’ex-premier ministre du Québec suscite beaucoup d’intérêt. Cet engouement est en grande partie attribuable à un article paru quelques jours auparavant dans le quotidien « Le Soleil ».
(2010) Les policiers ont rapporté certains débordements dans les festivités qui réunissaient des milliers de personnes au centre-ville de Montréal pour célébrer la victoire du Canadien de Montréal dans la série qui l’opposait aux Penguins de Pittsburgh. La fête d’après-match a ensuite dégénéré.
À 00h15, des casseurs ont fracassé la vitrine d’une succursale de la Société des alcools du Québec à l’angle de la rue Sainte-Catherine et Stanley. Les vitrines du Foot Locker et de la boutique Marciano ont également été défoncées. Les casseurs ont pillé les commerces. À 00h20, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a donné l’ordre d’évacuer la rue, qui était fermée à la circulation pour la soirée.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Votre propriétaire veut faire des rénovations dans votre logement et vous annonce que vous devrez le quitter définitivement ? Avant de répondre, voici trois choses à savoir qui pourraient vous être utiles.

TOUT DÉPEND DES PROJETS
Si l’expulsion de votre logement est justifiée par la volonté de faire des travaux, votre propriétaire peut uniquement vous expulser pour réaliser l’un des projets suivants :
La rénovation complète du logement n’est donc pas une raison permettant à votre propriétaire de vous expulser.
Si des travaux de rénovation importants sont nécessaires et rendent votre logement inhabitable, votre propriétaire doit faire en sorte de vous reloger pendant la durée des travaux. Vous avez ensuite le droit de réintégrer les lieux.
DES DÉLAIS À RESPECTER
Pour un bail classique qui se renouvelle chaque année, votre propriétaire doit vous transmettre un avis écrit au moins six mois avant son renouvellement s’il veut réaliser son projet. Sinon, le bail est automatiquement renouvelé.
Si vous doutez de la raison donnée par votre propriétaire pour justifier l’expulsion, vous avez un mois pour la contester devant le Tribunal administratif du logement (TAL).
UNE INDEMNITÉ COMME DÉDOMMAGEMENT
Si vous quittez le logement, votre propriétaire devra vous remettre une indemnité équivalente à trois mois de loyer. Cette indemnité est payable à la fin du bail, lorsque vous quittez les lieux.
Vos frais raisonnables de déménagement devront également vous être remboursés. Par exemple l’achat de boîtes, la location d’un camion, le transfert de connexion internet ou la redirection postale.
Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 6 mai 2023, p72
131e jour de l’année
Jeudi, 11 mai 2023
À la douce mémoire de…
SERGE BOUCHARD 1947-2021 – Anthropologue québécois, écrivain et animateur de radio.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Aimé Tremblay – Roland Bourret
Bon anniversaire !
On jase là…
Ainsi donc, plus de fête des pères et plus de fête des mères. Encore une autre folie qui n’a absolument pas sa place. Je suis vraiment écœuré de mettre tant d’énergie et d’importance dans des exceptions de notre société. Comme disait ma mère « Donne-leur un pouce et ils vont prendre 3 pieds ».
Pensée et citation du jour
On ne peut pas quitter un piège tant qu’on ne sait pas qu’on y est tombé.
Marilyn Ferguson
Ça s’est passé un 11 mai…
(1914) Telle qu’on la connaît aujourd’hui au Canada, la fête des Mères nous parvient des États-Unis et s’inscrit dans nos mœurs depuis la fin de la première décennie du XXe siècle. C’est à Anna Jarvis (1864-1948), originaire de Grafton en Virginie de l’Ouest, dont la mère est morte à Philadelphie le 9 mai 1905, qu’il revient d’avoir mis tout en œuvre pour instituer la fête des Mères, sur le plan national.
(1944) « L’assaut de la Cinquième Armée et de la Huitième Armée débute à 23h00 le 11 mai 1944 par le bombardement d’artillerie le plus intense jamais mis en œuvre par les Alliés. Sur le front de la Huitième Armée, 1060 canons crachent des obus de tous calibres et il y en a encore 600 autres sur le front de la Cinquième Armée.
Des régiments de l’Artillerie royale canadienne et des escadrons de la 1re Brigade blindée canadienne participent à l’attaque qui dure 45 minutes. Dans l’assaut d’infanterie qui suit, les chars de la 1ère Brigade blindée canadienne appuient la 8e Division indienne. En quelques jours, des ponts sont établis pour traverser la rivière Gari et la ligne Gustav est rompue en plusieurs points.
(1987) Après deux longs procès, Denis Lortie est reconnu coupable de meurtre au deuxième degré pour trois meurtres commis à l’Assemblée nationale du Québec, en mai 1984. Il est condamné à la prison à perpétuité. Il est libéré sous condition en décembre 1995.
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La Une
En octobre 2022. Équiterre dévoilait les résultats de son étude pancanadienne Pour des appareils électroménagers et électroniques réparables au Canada portant sur ce qui nous incite, ou pas, à faire réparer nos appareils électroménagers et électroniques (AEE). Voici en gros ce qui en ressort.

Principal constat : peu de Canadiens font réparer leurs appareils électroménagers et électroniques. Selon les résultats de cette recherche, à laquelle a également participé RECYC-QUÉBEC, 91 % des personnes sondées ont acheté un ou plusieurs appareils au cours des deux dernières années.
De ce nombre, 63 % ont subi un bris ou une panne de l’un de leurs appareils – en majorité un électroménager. Pourtant, seulement 19 % d’entre elles l’ont fait réparer !
C’est donc dire que la grande majorité des répondants ont préféré se procurer un appareil neuf plutôt que de faire réparer leur appareil endommagé. Plus surprenant encore, 61,2 % des gens qui n’ont pas fait réparer leurs appareils n’ont même pas envisagé cette option.
Au nombre des raisons évoquées, il y a la perception que ces objets sont conçus pour être irréparables et que les coûts de la réparation seraient trop élevés par rapport au prix d’un appareil neuf. Des délais de réparation trop longs peuvent aussi avoir un effet dissuasif.
Pour les réparateurs et les réparatrices interrogés, les principaux freins à la réparation concernent surtout les changements technologiques fréquents, la miniaturisation des pièces – particulièrement pour les électroménagers –, les pièces collées ou soudées et la difficulté d’avoir accès aux pièces de remplacement.
Les fabricants peuvent en effet ne plus fournir les pièces ainsi que les manuels d’instruction après un certain temps, ce qui complique ou empêche la réparation.
DE BONNES RAISONS DE FAIRE RÉPARER
Selon Équiterre, ces données sont préoccupantes car la fabrication des appareils électroménagers engendre des coûts environnementaux et socio-économiques importants et, à l’inverse, leur réparation prolonge leur durée de vie et limite les impacts négatifs.
D’après le rapport, le recours à la réparation présenterait plusieurs bénéfices tels que la création d’emplois, la réduction de pertes financières pour les ménages et la réduction de l’empreinte écologique qu’engendre la fabrication de ces appareils.
Les avantages seraient donc assez nombreux pour que la proposition des consommateurs qui ont recours à la réparation soit augmentée. Mais à la lumière de l’étude, les freins sont multiples. Toutefois, la bonne nouvelle est que les Canadiens et Canadiennes sondés appuient les différentes mesures pouvant faciliter la réparation qui sont présentées dans l’étude.
LES SOLUTIONS PROPOSÉES
Équiterre recommande des pistes de solution claires pour encourager le recours à la réparation des appareils ménagers. Les gouvernements doivent développer diverses mesures : instaurer des mécanismes destinés à réduire les coûts de réparation, faciliter la recherche de spécialistes grâce à la création d’un répertoire d’entreprises et mettre en place un indice de durabilité pour que l’on dispose d’une meilleure information au moment de l’achat.
Les fabricants doivent privilégier l’écoconception de leurs appareils afin qu’ils soient plus durables et réparables, et faciliter la démarche de réparation en assurant l’accès aux pièces et aux manuels. La population, elle, doit favoriser le réemploi et la durabilité, s’informer et bien entretenir ses appareils. La cause du bris est souvent un mauvais ou un manque d’entretien de l’appareil, selon les spécialistes interrogés.
LES 10 APPAREILS
Selon Équiterre, les dix appareils qui ont le plus fréquemment fait défaut dans les deux dernières années sont :
1- Aspirateurs
2- Téléphone intelligent
3- Cafetière/Machine à expresso
4- Grille-Pain
5- Micro-ondes
6- Laveuse
7- Réfrigérateur
8- Ordinateur
9- Lave-vaisselle
10- Sécheuse
Source : Jacqueline Simoneau, revue CAA-Québec, été 2023, p42
130e jour de l’année
Mercredi, 10 mai 2023
On jase là…
Avec tout ce qui se dit et se véhicule en immigration, le Québec revient au rang d’une toute petite province dans le Canada. Lentement, on prend notre trou et on attend l’assimilation. Pire encore le traître est lui-même un Canadien-français. Un Juda de la politique. On perd tellement de temps à prendre notre place sur la planète et disposer de notre avenir, que le ROC continu de nous écraser. La seule raison de l’immigration massive des prochaines années c’est pour fermer le cercueil pour de bon sur tout ce qui est francophone. On a beau répéter au Québécois de se réveiller et de se payer enfin un pays, le nôtre, l’agonie est déjà commencée et la mort à petites doses est irréversible.
Pensée et citation du jour
Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais.
Marcel Jouhandeau
Ça s’est passé un 10 mai…
(1963) Les Rolling Stones tournent leur premier disque en ce jour : « Come on » qui se vend assez mal mais ce n’est que partie remise. Brian Jones, grand amateur de blues fonde le groupe en 1962. Mick Jagger et Keith Richards, deux amis d’adolescence, qui se sont rencontrés sur le quai d’une gare parce que l’un a un disque de Chuck Berry sous le bras, le rejoignent. Afin de se démarquer des Beatles apparus un peu plus tôt et dont la popularité est exceptionnelle, les Stones se créent une image de « mauvais garçons ».
(1994) John Wayne Gacy Jr est l’un des tueurs en série américains les plus connus, surnommé le « clown tueur » du fait qu’il avait l’habitude de se déguiser en clown pour amuser les enfants dans les hôpitaux. Des recherches ont révélé qu’il était impliqué dans ces disparitions. 27 cadavres ont été retrouvés enterrés dans la fosse septique sous sa demeure et six autres corps ont été repêchés dans la rivière Des Plaines.
Il aimait avoir des relations homosexuelles avec des individus bien plus jeunes que lui, qu’il assassinait par la suite. Il a commencé à les recruter dans son entourage lorsqu’il proposait des petits boulots aux jeunes de son quartier. D’ailleurs, la plupart de ses victimes faisaient partie de ses employés.
(2005) Dans le cadre des commémorations du soixantième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, Berlin inaugure le Mémorial aux victimes de la Shoah. Situé dans le cœur de la ville, à proximité des anciens bureaux du troisième Reich, le monument reproduit sur des murs les noms des victimes juives de l’Holocauste.
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La Une
L’engouement pour les vélos à assistance électrique (VAE) est bien réel. Selon les données de Vélo Québec, ils représentaient 26 % des vélos vendus au Québec en 2020. Vous êtes tentés de suivre la tendance ? Voici les questions le plus souvent posées aux spécialistes.

1- Pourquoi un vélo électrique et pour qui ?
Rouler en VAE constitue une activité physique puisque vous pouvez ainsi vous déplacer en pédalant ou en utilisant l’assistance électrique pour vous propulser, si vous le désirez. Il représente aussi un moyen plus écologique de vous déplacer que la voiture, tout en profitant d’un certain niveau de confort. Il peut aussi vous permettre de prolonger vos randonnées de loisir ou de vous rendre au travail en gardant la forme… sans trop transpirer !
Les VAE s’adressent à tous les types de cyclistes, novices comme expérimentés, et pour des usages très variés : déplacements en milieu urbain ou rural, randonnées de courte ou de longue durée, etc. Les modèles se diversifient même pour les adeptes de vélo de montagne ou de vélo à pneus surdimensionnés (fatbike). Toutefois, il faut être âgé de 14 ans ou plus pour enfourcher un vélo électrique et la détention d’un permis de conduire de classe 6D est nécessaire pour les moins de 18 ans.
2- À quel genre d’« aide » m’attendre d’un vélo électrique ?
L’assistance que peut offrir un vélo électrique varie généralement de 30 à 50 %. Par exemple, une assistance de 30 % signifie que le moteur du vélo génèrera l’équivalent en watts produits par le cycliste. Certains modèles de VAE peuvent même offrir une assistance de 350 % !
3- Dois-je obligatoirement pédaler ? Puis-je désactiver l’assistance ?
La majorité des vélos électriques exigent que l’on pédale pour se déplacer. Toutefois, certains modèles possèdent des moteurs-roues munis d’un levier d’accélérateur, permettant d’augmenter la vitesse sans pédaler. Il est aussi possible de désactiver la fonction d’assistance électrique.
4- Quel est le temps de recharge ?
En moyenne, une recharge complète prendra de cinq à six heures, selon l’autonomie de la batterie. Tout comme pour les véhicules électriques, il existe des chargeurs rapides. Ceux-ci permettent de recharger la batterie en trois heures environ, mais il ne faut pas en abuser pour éviter l’usure prématurée de la batterie.
5- Quelle est l’autonomie dont je pourrai profiter ?
L’autonomie varie selon le modèle. Pour une batterie d’une puissance de 500 watts, on peut obtenir une autonomie de 60 à 120 km. Certains modèles dotés de batteries plus performantes peuvent offrir une autonomie allant jusqu’à 150 km !
6- Quel genre d’entretien est-il nécessaire pour ce type de monture ?
L’entretien d’un vélo électrique est sensiblement le même que celui d’un vélo ordinaire. La chaîne doit lubrifiée tous les 1500 km ou une fois par mois environ. La pression des pneus doit être vérifiée périodiquement. Un lavage hebdomadaire est souvent recommandé, etc.
De plus, dans le cas d’un vélo électrique, il faut aussi porter une attention particulière à la batterie : il est conseillé de la ranger lorsque vous n’utilisez pas votre VAE. Entreposez-la dans un endroit tempéré à l’abri de la lumière et vérifiez les recommandations de recharge et de maintenance du fabricant pour l’utilisation et l’entreposage.
7- Quel est le prix moyen d’un vélo électrique ?
Pour une monture de qualité, il faut débourser entre 1500 et 2500 $, minimalement. Mais selon ce que vous recherchez, vous pouvez trouver des VAE allant jusqu’à 12 000 ! En ce qui concerne les vélos dits hybrides (pour les promenades urbaines en tout confort), les bons modèles se détaillent généralement entre 4000 $ et 6000 $.
8- Existe-t-il des règles propres aux vélos électriques au Québec ?
Le Code de la sécurité routière stipule que les cyclistes employant un vélo à assistance électrique doivent respecter ces règles : porter un casque, respecter les limites de vitesse et posséder un permis de classe 6D s’ils sont âgés de 14 à 17 ans. – À retenir : les vélos à assistance électrique disposant d’un marchepied ne sont pas admis sur les pistes cyclables.
9- Quelle vitesse maximale peut atteindre un vélo électrique ?
Au Québec, la vitesse en utilisation électrique atteint un maximum de 32 km/h. Toutefois, la vitesse observée sur les pistes cyclables – avec ou sans vélo électrique – se situe généralement entre 15 et 25 km/h.
10- Comment assurer un vélo électrique et ai-je accès à de l’assistance routière en cas de pépin ?
Votre vélo électrique est couvert par votre assurance habitation en cas de feu, de vol ou de dommages causés par une collision avec un autre véhicule. Étant donné la valeur souvent importante d’un VAE, il est recommandé d’aviser votre assureur de votre nouvelle acquisition.
Vérifiez si votre assurance habitation impose une limite de couverture (généralement 2000 $ par vélo). Si ce montant est insuffisant, il est possible de faire ajuster le montant de couverture selon vos besoins. Ainsi, vous bénéficierez d’une protection adéquate en cas de pépin. Et bonne nouvelle, l’Assistance vélo vous viendra en aide si vous éprouvez un problème lors d’une promenade sur une voie accessible.
Source : Julie Perreault, revue CAA-Québec, été 2023, p54
129e jour de l’année
Mardi, 9 mai 2023
À la douce mémoire de…
RICHARD WAYNE PENNIMAN alias LITTLE RICHARD – 1932-2020 – Pianiste, auteur-compositeur-interprète et acteur américain. Un des pionniers du rock and roll des années 1950-1960.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Danièle Pinard – Line Peltier
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Il est préférable d’apprendre à être ce que l’on est plutôt que d’essayer de paraître ce que l’on n’est pas.
Carly
Ça s’est passé un 9 mai…
(1914) Woodrow Wilson, le président américain, proclame le deuxième dimanche de mai jour de la Fête des mères. Cette date sera choisie par un très grand nombre de pays dont le Canada alors qu’en France la fête des Mères est fixée au dernier dimanche de mai. Si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, la fête des Mères a lieu le premier dimanche de juin.
(1950) Le village de Cabano a été la proie des flammes. Trois jours plus tôt, la ville de Rimouski avait subi le même sort. Le feu débuta le matin par une étincelle provenant du moulin exploité par M. Ernest Pelletier et situé en plein cœur du village. Cette étincelle est tombée sur le hangar de M. Oduna Lizotte et l’a enflammé. Le feu s’est ensuite communiqué à l’hôtel de M. Paul Dubé. Plus de 150 habitations et bâtisses diverses sont la proie de l’élément destructeur.
(2009) Les ouvriers commencent à couler la première dalle de béton de la place qui accueillera le mémorial d’hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001, sur le site de « Ground Zero », à New York.
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La Une
Récemment, j’écoutais la merveilleuse émission « Découverte » à Radio-Canada qui traitait de la Baie James et la réalisation des barrages au cours des 50 dernières années.
J’adore cette émission pour son côté vulgarisateur. Son titre porte bien son nom parce que j’y découvre plein de choses dans ses moindres détails et les sujets sont toujours captivants. Que ce soient les sciences, le monde amical, médical, la faune, la flore, c’est toujours très intéressant. C’est mon rendez-vous dominical que je me fais un devoir de regarder.

Donc j’écoutais, émerveillé, la description et la narration de ce grandiose projet du début de la décennie 60 et dont le Québec peut être fier de sa réalisation. J’en suis ressortie très impressionné par sa réalisation qui exprimait le talent de nos ingénieurs.
En regardant les premières images des années ’70, durant ma vingtaine, je pouvais mesurer toute la réalisation colossale du génie québécois. Des bassins créés, l’apparition de nombreuses étendues d’eau qui allait transformer ce paysage nordique.
L’aspect production d’électricité était tout aussi impressionnant avec ces monstrueuses turbines qui par leur action produisent le courant électrique.
Ça fait des années que je rêve de visiter certaines régions touristiques du Québec, dont Manic-5… Faudrait bien que je me décide, branleux que je suis. C’est dans mes projets. Il faut en avoir des projets !
128e jour de l’année
Lundi, 8 mai 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA CROIX ROUGE ET DU CROISSANT ROUGE
À la douce mémoire de…
GILLES VILLENEUVE 1950-1982 – Pilote québécois de Formule 1, décédé tragiquement en piste.
ANDRÉ ARTHUR 1943-2022 – Controversée personnalité québécoise médiatique et politique.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Luc Aubin
Bon anniversaire !
En français s’il vous plaît !
Le déclin du français au Québec ne cesse de croître et ce sont les entreprises qui choisissent des noms anglais qui influencent les autres et anglicisent le décor. À preuve, cette pizzéria qui s’appelle :
SLICE GANG
Pensée et citation du jour
Le voyage le plus long est le voyage vers l’intérieur, car celui qui a choisi cette destinée vient de commencer sa quête vers la source de son être.
Dag Hammarskjöld
Ça s’est passé un 8 mai…
(1972) La Cour supérieure condamne les trois chefs syndicaux du Front commun, Louis Laberge (Fédération des travailleurs du Québec), Marcel Pepin (Confédération des syndicats nationaux) et Yvon Charbonneau (Corporation des enseignants du Québec) à un an d’emprisonnement pour avoir défié une injonction ordonnant le retour au travail des grévistes de la fonction publique et parapublique. Trente-quatre autres dirigeants syndicaux seront condamnés à des peines d’emprisonnement de moindre importance.
(1982) Décès tragique du pilote québécois de Formule 1 Gilles Villeneuve, sur la piste de Zolder en Belgique, lors d’une séance de qualification. Il avait 32 ans. Depuis, le circuit de l’Île Notre-Dame, à Montréal, porte son nom.
(1984) À 9h45, Denis Lortie un caporal de l’armée canadienne se rend au Parlement de Québec, armé de deux mitraillettes, tire sur une réceptionniste, tue un messager qu’il rencontre dans le corridor, arrive à un fumoir et tue une autre personne.
Il trouve finalement son chemin et entre dans le salon bleu. Il tire de toutes parts. Le sergent d’armes et directeur de la sécurité à l’Assemblée nationale, René Jalbert fut averti de la tuerie et tout bonnement entame la conversation lui disant qu’il a été dans l’armée lui aussi.
Après plusieurs heures de discussion (à 14h22), Denis Lortie se rend à la police sans tuer d’autres personnes. Au total, Lortie a tué trois personnes et en a blessé 13. Il sera condamné à vie mais sera libéré sur parole 10 ans plus tard.
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La Une
Un accident de la route lors d’un voyage peut coûter aussi cher que le voyage lui-même, si ce n’est plus.

Côté assurance : avez-vous les mêmes protections ou dépendent-elles du lieu de l’accident ? En fait… tout dépendra du type de dommages causés par l’accident.
SI VOUS VOUS BLESSEZ
Le régime public de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) s’étend à l’extérieur de la province. Vous pourrez donc recevoir une indemnisation en cas de blessure lors d’un accident de la route si vous résidez au Québec.
La SAAQ vous versera alors une indemnité selon les blessures que vous avez subies. Par exemple, le montant n’est pas le même pour une douleur au cou que pour la perte de l’usage de vos deux jambes. La SAAQ utilise des barèmes pour déterminer le montant à verser. Par exemple, peuvent être pris en considération : le fait d’être aux études, d’avoir un travail ou le statut à temps plein ou partiel de ce travail.
Si l’indemnité est moins importante que ce que pourraient valoir vos soins médicaux qu’ils soient physiques ou psychologiques, vous avez un recours. Vous pourrez par exemple poursuivre la personne responsable de l’accident pour réclamer la différence. Encore faut-il que les lois du lieu de l’accident permettent ce genre de poursuite.
SI VOUS BLESSEZ UNE AUTRE PERSONNE
Lorsque vous conduisez en dehors du Québec, le régime de la SAAQ n’indemnise pas pour les blessures causées à des personnes qui ne résident pas au Québec. Dans ce cas, c’est l’assurance responsabilité civile qui pourrait vous protéger en cas de poursuite. Elle est d’ailleurs obligatoire dès que vous êtes propriétaire d’un véhicule au Québec.
SI VOUS ENDOMMAGEZ VOTRE VOITURE
Au Québec, lorsque l’on a une voiture, il est obligatoire d’être « assuré d’un bord », c’est-à-dire d’avoir une assurance en cas de dommages causés à une autre voiture. Toutefois, il n’est pas obligatoire d’être « assurés des deux bords », donc que l’assurance pour les dommages à votre propre véhicule n’est pas obligatoire.
Mais ce type d’assurance peut être utile à l’étranger. Elle couvre normalement les dommages causés à votre voiture, même si vous êtes responsable de l’accident. Et si vous n’êtes pas responsable de l’accident, cette assurance pourrait vous éviter de poursuivre la personne responsable à l’étranger ou d’assumer les pertes financières qui découlent de l’accident.
Si vous comptez louer une voiture, renseignez-vous pour connaître les protections supplémentaires disponibles pour couvrir d’éventuels dommages au véhicule loué. Ces protections peuvent être offertes par votre assureur auto, la compagnie de votre carte de crédit ou l’entreprise de location.
Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 3 mai 2023, p30
127e jour de l’année
Dimanche, 7 mai 2023
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Denis Gervais
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Tout commence à l’intérieur de soi, la paix, comme la guerre.
Catherine Rambert
Ça s’est passé un 7 mai…
(1987) À Winnipeg, la ministre fédérale des Approvisionnements et Services, Monique Vézina, procède à la frappe cérémoniale de la nouvelle pièce d’un dollar.
(2000) Vladimir Poutine est officiellement devenu le deuxième président élu démocratiquement en Russie. L’ancien agent du KGB, âgé de 47 ans, a prêté serment lors d’une cérémonie tenue au Kremlin. Parmi les quelque 1500 dignitaires réunis pour l’occasion se trouvaient l’ancien président Boris Eltsine et le Patriarche orthodoxe Alexeï II.
(2005) Des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants ont accueilli la Charte mondiale des femmes pour l’humanité, arrivée par bateau en compagnie de déléguées internationales. « Nous sommes les mères de cette Charte, nous, mères de l’humanité, et à travers cette Charte, nous affirmons notre volonté de créer un monde meilleur », de dire Safiétou Diop, déléguée du Sénégal, au moment de mettre le pied sur la terre ferme.
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La Une

1. Nous aimons tous dépenser à s’acheter des vêtements, mais on ne réalise pas que les meilleurs moments que l’on passe dans une vie sont sans vêtements…
2. Prendre une consommation bien froide par une journée chaude avec des amis est agréable, mais avoir une amie chaude par une nuit froide après quelques consommations, ça n’a pas de prix…
3. Dernières nouvelles : Le port du condom ne garantit plus les rapports sexuels sécuritaires ; un de mes amis en portait un alors qu’il a été abattu par le mari de sa partenaire…
4. Argumenter au sujet du volume des seins des femmes, c’est comme choisir entre Molson, Heineken, Carlsberg et Budweiser. Les hommes peuvent dire leur préférence, mais vont prendre, sans hésitation, ce qui est disponible…
5. Je n’ai pas vérifié si c’était vrai, mais ça semble réaliste : Une étude récente aurait démontré que les femmes qui ont un léger excédent de poids vivent plus longtemps que les hommes qui leur en font la remarque…
126e jour de l’année
Samedi, 6 mai 2023
On célèbre aujourd’hui…
LE COURONNEMENT DU ROI CHARLES III
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Jean Guay
Bon anniversaire !
On jase là…
Les deux mains dans le plat de bonbons pour les hauts dirigeants d’Aéroports de Montréal. 1,2 millions $ en boni pour l’année 2021, malgré une année extrêmement difficile, causée par la pandémie qui sévissait toujours. Et qui paie pour ces bonis non mérités ? Eh oui ! Encore et toujours le CONtribuable.
Pensée et citation du jour
Pourquoi ne partagerais-tu pas la gaieté des oiseaux qui, eux, n’ont pas de raison déterminée d’être gais ?
Henry Bouveroux
Ça s’est passé un 6 mai…
(1937) Le « Hindenburg », dirigeable Zeppelin, explose à New York à 7h30 du matin : 34 passagers et membres de l’équipage, ainsi qu’un membre du service terrestre, ont péri dans l’incendie. Cet accident mettra fin à l’ère des dirigeables commerciaux.
(1950) Un incendie, attribué à la rupture de fils électriques à haute tension, se propage sous la poussée d’un vent violent et rase le tiers de la ville de Rimouski ; ce grand feu a jeté sur le pavé 2750 personnes, sans faire de victime, détruisant complètement 230 immeubles, soit l’équivalent de près de 400 logements. Les dommages ont atteint les 20 millions de dollars, un montant considérable à l’époque.
(2001) Christopher Reeve donne un point de presse à Montréal, où il est de passage à titre de président d’honneur du 23e symposium international sur les traumatismes de la moelle épinière. L’acteur, personnifiant SUPERMAN, devenu tétraplégique à la suite d’une chute de cheval en 1995 reçoit au cours de la journée une médaille qui lui est remise par le recteur de l’Université de Montréal.
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La Une
UN QUARTIER PATRIMONIAL DE TRÈS MAUVAISE RÉPUTATION
Quand on parle de « Red Light », on pense souvent à Amsterdam. Mais Montréal a déjà eu un secteur de son centre-ville nommé ainsi. Notre « Red Light » s’étalait de la rue Sainte-Catherine jusqu’à la rue Ontario, entre les rues Sanguinet et Saint-Dominique, en englobant évidemment le boulevard Saint-Laurent. Ce quadrilatère avait très mauvaise réputation.

Dans ce quartier louche, on retrouvait toute la faune culturelle hétéroclite de Montréal : les commerces illicites, les petits bandits, des bordels et des maisons de jeu. Dans les années 1950, Montréal était considérée comme la troisième plus importante plaque tournante des paris illégaux en Amérique. On l’appelait même le petit Las Vegas !
La réputation du « Red Light » donne à penser que Montréal était une ville sans morale, où le crime organisé semblait faire la pluie et le beau temps. Ce n’est pas tout à fait faux. À cette époque, de nombreux policiers et politiciens corrompus soutenaient sans gêne le crime organisé.
Pourtant, derrière cette jungle sulfureuse et immorale du centre-ville, il existait dans le « Red Light » une réalité humaine et résidentielle. Le quartier était habité par des familles à revenu modeste qui logeaient dans des maisons trop souvent mal entretenues. Ces habitations en bois et en briques, typiques des faubourgs historiques de la ville, dataient pour la plupart du milieu du XIXe siècle.
GRAND MÉNAGE
En 1954, le plan Dozois prévoyait l’éradication d’une zone de taudis à Montréal en vue de la construction d’un projet de logements sociaux.
Ce plan tient son nom du conseiller municipal Paul Dozois. Ce membre influent de la chambre de commerce a présidé un comité pour l’élimination des taudis. Il est par la suite devenu ministre des Affaires municipales sous le gouvernement de Maurice Duplessis.
Avant même sa publication, le plan a polarisé l’opinion publique. De nombreux administrateurs publics affirmaient que des quartiers, tels que le Faubourg à m’lasse, Goose Village et tout particulièrement le quartier du sexe et de l’alcool, le « Red Light », défiguraient Montréal. D’autres, comme l’urbaniste-conseil à la ville de Montréal Hans Blumenfeld, qui qualifiait le plan de « bulldozois », s’opposaient au projet d’éradication.
Mais, malgré le travail acharné de l’escouade des mœurs, l’éradication du crime organisé dans le « Red Light » était presque impossible. On a fini par être convaincu que la destruction du vieux quartier aux lumières rouges était la meilleure des solutions.
Les premiers avis d’éviction aux citoyens sont alors envoyés à l’été 1957 et les expropriations vont se poursuivre jusqu’en 1959. Les travaux de démolition, quant à eux, s’étalent sur plusieurs années et se terminent en 1961. De façon presque chirurgicale, on détruit un à un les édifices patrimoniaux, déplaçant par le fait même plus de 4000 résidents.
Évidemment, cette destruction massive provoque la fermeture des commerces illégaux qui animent les nuits du « Red Light », mais elle déracine aussi les gens qui y habitent à longueur d’année. N’oublions pas que dans le « Red Light » de Montréal, il n’y a pas que la nuit. Le jour, l’espace urbain grouille de vie. Des travailleurs occupent le quartier, des voisins se côtoient et des rires d’enfants fusent de partout. Toutes ces personnes forgent le tissu social plutôt modeste d’une vie urbaine unique au pays.
Plus ou moins conscients de cette réalité, surtout sans véritable vision pour la protection du patrimoine, puis probablement habités d’une immense soif de modernité venue avec la Révolution tranquille, des décideurs publics ont tout simplement fait détruire notre petit Las Vegas, et ce, dans la plus grande indifférence. Aujourd’hui, les édifices du vieux « Red Light » de Montréal ont presque tous été absorbés par la modernité de la ville.
Source : Martin Landry, Historien, le Journal de Montréal, cahier Weekend, 29 avril 2023, p76
125e jour de l’année
Vendredi, 5 mai 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE NATIONALE DU SPORT ET DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE
Une année de plus sur le chemin de la vie…
Michel Ponton
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
La paix intérieure est au bout du pardon.
Bertrand Raynaud
Ça s’est passé un 5 mai…
(1928) Les Royaux de Montréal de la Ligue internationale l’emportent 7-4 sur Reading lors du premier match local de l’équipe de baseball disputé au stade de la rue Delorimier devant 22 500 personnes. Il s’agit jusque-là de la plus grosse foule à assister à un spectacle payant dans la métropole.
(1945) Les troupes allemandes des Pays-Bas et du Danemark se rendent aux troupes canadiennes et britanniques. Le peuple souffre de la faim. Les soldats arrivés en sauveurs, resteront pour aider à distribuer les vivres qui arriveront par différents moyens mais surtout par la voie des airs. Des soldats allemands sont désarmés dans un dépôt d’armes légères opéré par le 1er Corps canadien aux Pays-Bas.
(2002) Le plongeur montréalais Alexandre Despatie a remporté sa deuxième médaille d’or consécutive au sein du circuit du Grand Prix de la FINA, dimanche, en terminant premier de la tour de 10 mètres. Despatie, qui a remporté l’épreuve de la tour de 10 mètres au Grand Prix d’Allemagne, en mars, a accumulé 493,95 points pour remporter la victoire.
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