La Une
Circuler dans l’immense IKEA de Boucherville, c’est un labyrinthe d’où on a beaucoup de difficulté à s’y retrouver.

Depuis que ce magasin existe, c’était la seconde fois que j’y mettais les pieds et je n’anticipe même pas la prochaine. Un GPS aurait été bienvenu, mais hélas, ils n’en n’ont pas. C’est tellement grand, qu’on peut facilement tourner en rond.
Vous allez me répondre que le plancher est fléché… C’est exact, mais il faut quand même garder la tête haute et croyez-moi, je n’ai jamais eu de problème à retrouver mon chemin partout, sauf dans un IKEA.
Durant mon magasinage, j’ai eu de la difficulté à trouver l’ascenseur qui me ferait changer de palier. J’ai demandé mon chemin à deux employés, pourtant habitués à l’endroit, et leurs réponses étaient assez évasives : « Allez par là et tourner à droite, ou c’est juste au fond là-bas ». Ah, bon ! Il est où le fond ? Pas plus avancé !
Coudonc Louise, on n’est pas passé par ici, tantôt ? À quel étage on est, exactement ? J’espère qu’on va trouver notre auto où on l’avait stationné avant que la noirceur pogne !
Et l’affichage… Je n’y ai rien compris ! C’est mal indiqué, avec des raccourcis ici et là, des numéros qu’on ne trouve pas…
Soudain, je ne sais par lequel des hasards, je me retrouve dans l’entrepôt où on peut voir de grandes étagères sur lesquelles sont empilées des grosses boîtes de casse-têtes. On a finalement trouvé les nôtres. J’exagère à peine parce que c’est ça IKEA, un casse-tête avec des pièces à assembler, rendu à la maison.
Je regardais les gens et j’avais l’impression que je n’étais pas le seul à me chercher. J’ai même vu un homme accompagné d’une femme, tellement tanné, qu’à quelques pas des caisses, il y est allé du plus beau « tab&%@… » bien senti et que j’ai entendu de ma vie. Lui aussi voulait s’enligner vers la sortie. C’était écrit dans son visage. Je l’ai perdu de vue.
Je sympathisais !
Les Suédois aiment ça ? Pas croyable !
Quelqu’un pourrait mourir de faim dans cette grande surface !
En tout cas, s’il s’est perdu, il y a assez de lit pour qu’il fasse un roupillon avant que la police reçoive un appel pour un suspect qui cherche son chemin dans le magasin alors qu’il est fermé.
Mon petit doigt me dit que des employés pourraient sûrement trouver des clients perdus et affamés, après la fermeture.
Finalement, magasiner chez IKEA, c’est un périple et un bon conseil ; n’allez pas là en gougoune, parce que si vous n’avez jamais eu de cors aux pieds, vous pourriez être surpris. Ça prend un bon soulier de marche et un plan du magasin. Malheureusement, je crois qu’un tel plan n’existe pas !
124e jour de l’année
Jeudi, 4 mai 2023
À la douce mémoire de…
PIERRE NANTEL 1945-2016 – Famille
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Geoffroy Neveu
Bon anniversaire !
On jase là…
Vu à l’émission Les Dragons, une compagnie qui vend des produits en partie écologiques, de nettoyage. Si l’idée est géniale, le nom de cette entreprise du Québec, l’est moins : BRAIN WASH.
Pensée et citation du jour
L’erreur est le chemin vers la vérité.
Nicolae Iorga
Ça s’est passé un 4 mai…
(1971) Un terrible glissement de terrain ravage en pleine nuit Saint-Jean-Vianney, un petit village situé au nord de Jonquière. Un peu avant 23h, la terre se met à trembler, et avant que les résidents du quartier ne comprennent ce qui se passe 32 personnes disparaissent avec 37 maisons dans un cratère de 100 mètres de largeur sur 800 mètres de longueur et d’une profondeur de 30 mètres. On pense que les travaux effectués quelques années auparavant pour élargir un cours d’eau seraient à l’origine de la formation d’un bassin souterrain qui a fini par désagréger complètement le sous-sol argileux.
(1990) Pierre Pagé devient le cinquième directeur général de l’histoire des Nordiques de Québec. Âgé de 42 ans, l’ex-entraîneur des North Stars du Minnesota a paraphé un contrat de quatre ans qui lui rapportera un million de dollars.
(2009) Massacre lors d’une noce en Turquie. Des individus cagoulés, armés de grenades et de fusils d’assaut, ont tués 44 personnes dont 16 femmes et six enfants. Il s’agirait d’un règlement de comptes entre clans. Environ 200 personnes participaient à la célébration de la noce. L’attaque a duré un quart d’heure et 8 personnes ont été arrêtées peu après la tuerie.
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La Une
Vachon souffle cette année ses 100 bougies. De la petite boulangerie de village devenue un conglomérat agroalimentaire considérable, Vachon est célèbre pour ses gâteaux tels que le Jos Louis et le Ah Caramel ! Lorsque l’entreprise dirigée par une famille beauceronne pendant près de cinquante ans a été mise en vente en 1970, les boucliers du nationalisme se sont levés pour empêcher qu’elle ne se retrouve entre des mains américaines.

L’entreprise connaît des débuts modestes. En 1923, le Québec est alors en plein exode rural. Les jeunes quittent les terres agricoles des régions pour trouver de l’emploi dans les usines des villes, certains s’exilent jusqu’aux États-Unis.
Rêvant de voir ses fils aînés revenir au bercail une mère, Rose-Anna Vachon (née Giroux), exprime le souhait d’avoir un commerce qui lui permettrait d’offris à sa descendance des emplois décents.
Pour elle et son époux Joseph-Arcane Vachon, l’occasion se présente lorsque la petite boulangerie Leblond, située à Sainte-Marie-de-Beauce, est mis en vente. Le couple parvient à l’acquérir pour la somme de 7000 $. C’est ainsi que naît la boulangerie J.A. Vachon.
LA MAIN À LA PÂTE
Bien que la vente de pain soit la principale source de revenus de la pâtisserie, Rose-Anna décide de confectionner des tartes, des beignes et des croquignoles : vendues de porte en porte, ces petites gourmandises remportent un vif succès, à tel point que les fils Vachon reviennent l’un après l’autre pour prêter main forte.
Le plus âgé, Louis, revient en 1924 afin d’épauler son père dans la vente de pain. C’est lors de l’une de ses tournées qu’il croise un vendeur de gâteaux itinérant venant de Montréal : la concurrence, même venue de la métropole, est déjà très forte ! Le jeune homme décide alors de faire une petite expérience. Pour la somme de 15 $ il achète des gâteaux afin de les revendre à ses propres clientes pendant sa tournée de pain. La légende locale raconte qu’il aurait manqué de gâteaux avant de manquer de pain.
Louis Vachon propose alors à ses parents de commencer à fabriquer des gâteaux. En juillet 1927, débute de façon officielle la production de gâteaux dans l’entreprise des Vachon. La boulangerie change de nom pour devenir J.A. Vachon & Fils, boulangers et pâtissiers.
UNE FEMME D’AFFAIRES
Il est clair pour tout le monde que le véritable patron de l’entreprise est Rose-Anna. Dans ce couple, le mari peu scolarisé met sa force de travail et sa ténacité à profit, tandis que l’épouse est la « tête ».
Ayant étudié jusqu’en cinquième année, elle s’occupe de l’administration et tient les comptes. Elle gère les relations avec les fournisseurs, supervise la production et engage les premiers employés. On peut assurément la considérer comme l’une des premières femmes d’affaires du Québec moderne.
Sa fille Simone démontre également beaucoup de capacité. Impliquée dans l’entreprise pratiquement depuis sa fondation, la jeune femme se voit confier le 1931 la direction du personnel féminin préposé à l’emballage des gâteaux. Elle est décrite comme une personne perspicace et dotée d’un grand tact !
UN PRODUIT PHARE POUR SE DÉMARQUER
Marquées par la crise économique et la grande dépression, les années 1930 sont difficiles pour tout le monde, incluant les Vachon. En 1932, Paul Vachon conçoit le produit qui deviendra rapidement l’emblème de l’entreprise. Entre deux disques de gâteaux au chocolat (découpés au moyen d’un couvercle de boîte métallique), il étale une couche de crème pâtissière. Cette création chocolatée est finalement nommée « Jos Louis », évoquant deux des frères Vachon, Joseph et Louis.

Bientôt, les produits Vachon franchissent les limites de la Beauce pour s’attaquer aux autres régions et se retrouvent à Québec, Sherbrooke, Rivière-du-Loup et Matane, puis conquièrent éventuellement le marché de Montréal, du Saguenay-Lac St-Jean et même de l’Abitibi.
Malgré l’embauche d’employés supplémentaires, la boulangerie familiale parvient de moins en moins à soutenir la cadence de la production. Joseph, qui a travaillé sur les chaînes de montage de voiture aux États-Unis, propose à sa famille le même principe avec les gâteaux, c’est-à-dire d’utiliser le travail en série en créant une chaîne de montage appropriée. Son idée est d’abord reçue avec scepticisme : après tout, on ne fait pas des gâteaux comme on fait des voitures !
Joseph parvient à rallier sa famille. En 1936, Vachon acquiert une ancienne manufacture de chaussures qui sera entièrement rénovée pour s’adapter aux besoins d’une pâtisserie et quitte officiellement l’annexe de la maison familiale au printemps 1937.
RATIONNEMENT ET APPROVISIONNEMENT
La Seconde Guerre mondiale a un impact majeur sur l’approvisionnement en ressources, pour tout le monde et les entreprises. Vachon requiert une grande quantité de matières premières pour fonctionner.
Comment adapter la fabrication de gâteaux à cette nouvelle réalité, notamment au rationnement du sucre ? La famille Vachon va déployer des trésors d’inventivité et, au besoin, contourner un peu les lois en vigueur. Des sacs de sucre dissimulés dans les chalets non loin de Ste-Marie permettent d’assurer l’approvisionnement de la manufacture. Même s’ils passent bien près de se faire prendre à quelques reprises, le jeu en vaut la chandelle.
Durant la guerre, le chiffre d’affaires de Vachon va passer de 130 000 $ à 500 000 $ dont environ le tiers est dû aux commandes effectuées par l’armée canadienne ! Comment la pâtisserie Vachon a-t-elle réussi à percer ce marché lucratif ? Grâce à la hardiesse de son vendeur en poste à Québec, l’entreprise beauceronne se retrouve à fournir des gâteaux aux soldats.
Un jour que de jeunes recrues de l’armée canadienne prennent d’assaut son étal de petits gâteaux, le vendeur a l’idée de leur offrir gratuitement des gourmandises sucrées. Il prend soin de téléphoner à son patron Paul Vachon pour avoir l’autorisation. Ce dernier aurait dit : « Donne-leur en deux chacun et envoie-moi la facture. »
La tactique s’avère payante puisqu’au cours des semaines suivantes, les commandes de l’armée canadienne commencèrent à arriver par télégramme, puis continuèrent pendant plusieurs années.
Après la guerre, Vachon passe aux mains des fils les plus impliqués de Joseph-Arcade et Rose-Anna : Joseph, Paul, Amédée et benoît. C’est sous la direction des quatre frères et grâce au leadership de Joseph que l’entreprise va atteindre de nouveaux sommets.
On revampe le logo, on fait construire une nouvelle usine et on élabore la toute première campagne de publicité à grande échelle de l’histoire de l’entreprise.
DES PETITS GÂTEAUX JUSQU’À LA LUNE

« En 67, tout était beau ! C’était l’année de l’amour, c’était l’année de l’Expo » chantait Beau Dommage. Cette année-là, Montréal reçoit le monde entier pour l’Exposition universelle. Le Québec accueille des dizaines de milliers de visiteurs tout en s’ouvrant sur le monde.
Pour Vachon, il s’agit d’une chance inespérée de faire connaître ses produits au monde entier et de s’attirer une nouvelle clientèle : pas question de laisser passer cette occasion ! Un kiosque Vachon est aménagé sur le site de l’Expo, permettant aux visiteurs de découvrir ces produits chouchous des Québécois.
VENDRE ? NON !
L’année 1970 est une année charnière pour les Vachon. Les deux seuls frères survivants, sans héritier intéressé ou suffisamment préparé à prendre la relève, décident de vendre l’entreprise. L’offre de Beatrice Food, une multinationale basée aux États-Unis, vient en tête de liste. Or, l’idée même de voir ce fleuron beauceron passer à des intérêts américains est inconcevable aux yeux de nombreuses personnes, y compris en haut lieu. L’affaire devient politique.
Appuyé par son ministre des Finances, le premier ministre Jean-Jacques Bertrand fait pression sur le Mouvement des caisses Desjardins afin qu’il se porte acquéreur de l’entreprise, qui en devient le propriétaire principal pour la somme de 14 millions $. Cette transaction, célébrée par les milieux d’affaires, est une victoire financière, morale et identitaire pour le Québec.
Dans les années suivantes, on crée le groupe alimentaire Vachon, qui sera renommé Culinar en 1977. Desjardins demeure propriétaire de l’entreprise jusqu’en 1999 : c’est Saputo, autre entreprise québécoise, qui l’achète pour finalement la revendre en 2014 à Canada Bread, une division de la multinationale mexicaine Grupo Bimbo, pour 120 millions $.
UN PATRIMOINE BIEN QUÉBÉCOIS
Si Vachon n’appartient plus à des intérêts québécois, elle a eu un fort impact sur la culture et le patrimoine québécois. Au plan local, les traces de cette histoire sont encore bien présentes. L’usine de Sainte-Marie-de-Beauce existe toujours, l’artère commerciale principale de la ville se nomme le boulevard Vachon et l’école secondaire porte le nom de Polyvalente Benoît-Vachon. Il existe un musée relatant l’histoire de l’entreprise : la Maison J.A. Vachon se trouve sur l’avenue Rose-Anna Giroux. Postes Canada a aussi émis un timbre à l’effigie de la fondatrice de Vachon.
Source : Texte préparé par Dave Corriveau, le Journal de Montréal, cahier Weekend, 29 avril 2023, p75
123e jour de l’année
Mercredi, 3 mai 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE PRESSE
À la douce mémoire de…
DALIDA 1933-1987 – Chanteuse italienne de réputation internationale.
On jase là…
L’histoire se répète avec l’élimination des Bruins de Boston. Le fait de briser des records pour une saison exceptionnelle comme ils l’ont fait, n’est pas un gage de performance pour gagner la coupe Stanley. Ils ne sont pas les premiers à le vivre mais ça prouve que la vraie saison demeure les séries éliminatoires.
Pensée et citation du jour
C’est toujours lorsqu’on n’a pas le temps qu’il faudrait faire une pause.
Sydney Harris
Ça s’est passé un 3 mai…
(1963) À Saint-Jean sur Richelieu, une bombe éclate devant la Légion canadienne. Le Front de Libération du Québec (FLQ) revendique l’attentat.
(1979) Les Conservateurs remportent les élections législatives en Grande-Bretagne et pour la première fois une femme devient Premier ministre de sa Majesté. Margaret Thatcher mènera une politique de libéralisation avec une détermination inflexible, ce qui lui vaudra le surnom de « dame de fer ». Cette politique, qui rendra une certaine prospérité à la moyenne bourgeoisie, accentuera les inégalités sociales. À la suite de luttes internes au sein du parti conservateur, Margaret Thatcher démissionnera en novembre 1990.
(1995) Une page d’histoire de l’humour québécois est tournée : prenant tout le monde par surprise, Rock et Belles Oreilles annonce son démembrement après 14 ans d’association. Richard Z. Sirois, Bruno E. Landry, Guy A. Lepage, Yves P. Pelletier et André G. Ducharme se sont rencontrés en 1980 au module de Communications de l’UQÀM ; Rock et Belles Oreilles a vu le jour le 15 mai 1981 à la radio communautaire. Au cours des ans, RBO a collectionné 12 Félix et 10 Gémeaux. Sirois a quitté le groupe en 1987, et Chantal Francke s’y est intégrée l’année suivante pour y rester jusqu’en 1993.
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La Une
Le Journal de Montréal rapportait dans son édition d’hier une nouvelle à la fois surprenante et de très mauvais goût : « Les tests de sélection des arrivants made in France ».

Je ne m’attendais pas à celle-là ! Les tests de français pour les immigrants du Québec seront désormais, à 100 %, produits et corrigés en France. Serions-nous une bande d’imbéciles ?
Je n’en reviens pas !
C’est quoi exactement l’idée que la France s’occupe de ce qui nous regarde ? Qui, ici au Québec, a pu penser, que les Français nous étaient supérieurs, quand il s’agit de la langue française. Il me semble qu’on soit beaucoup mieux placés, dans notre réalité québécoise de bien évaluer le niveau de compréhension de notre langue, tant écrite que parlée.
Depuis des années, la France laisse aller le français au profit de nombreux anglicismes utilisés à outrance. Écoutez-les pour mieux vous en rendre compte, et vous verrez qu’eux ne s’entendent pas. Ils la massacre littéralement et sans gêne.
À preuve, le Journal citait que malgré des efforts pour ajouter une couleur québécoise au TEF (test en français), plusieurs expressions du manuel d’entraînement ont conservé leur touche parisienne, comme vous pouvez le constater :
« Vendredi de fin d’été en Seine-Daint-Denis le département le plus agité de France. Au loin, le bruit de la cité. Sur un terrain de football. Aziz, 16 ans, survêtement retroussé et casquette sur la tête, tente un drive. »
« Appelés aussitôt par des témoins, les gendarmes ont interpellé les auteurs en flagrant délit […]. Ils ont été placés en garde à vue à la gendarmerie […]. »
« Depuis quelque temps des escrocs ont trouvé un moyen d’utiliser frauduleusement vos portables. » [téléphones cellulaires, NDLR].
Dites-moi, quelle est la nuance québécoise ? Je suis d’avis qu’avec nos professionnels de la langue, on aurait fait mieux et beaucoup plus près de notre réalité linguistique.
Il faut définitivement que les tests de français soient gérés entièrement au Québec sinon, c’est complètement absurde.
Alors qu’on se bat pour sauver notre langue française en Amérique du Nord, voilà qu’on doive mener un autre combat entre le français de France et le français d’ici. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Malheureusement, des Québécois l’ont oublié !
122e jour de l’année
Mardi, 2 mai 2023
Pensée et citation du jour
C’est au moment où vous prenez la fuite que vous risquez le plus de trébucher.
Casey Robinson
Ça s’est passé un 2 mai…
(1920) Entrée en vigueur de l’heure avancée dans la plupart des villes du Québec.
(1952) Un an après avoir obtenu son accréditation, le syndicat des employés du magasin Dupuis Frères, affilié à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), déclenche une grève. C’est le premier arrêt de travail que la CTCC organise contre un employeur canadien-français. Il durera jusqu’au 28 juillet.
(2007) Trois campements amérindiens datant d’environ 5000 ans, 2300 ans et 500 sont découverts dans le boisé Irving, près de la côte Ross à Québec, signe que ce promontoire naturel a été propice à l’habitation et aux rassemblements depuis la préhistoire; l’archéologue de la Commission de la capitale nationale (CCNQ), Yves Chrétien, y a trouvé deux autres campements qui témoignent de la présence amérindienne, parmi les artefacts retracés sur les lieux, on note des pointes de flèche, des grattoirs pour travailler la peau des animaux, des polissoirs, des percuteurs pour tailler des pièces et des os blanchis par le feu provenant de castors ou d’autres restants de repas qui datent de 2000 à 2300 ans.
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La Une
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles d’avril, parues dans le Journal de Montréal.
























121e jour de l’année
Lundi, 1er mai 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE DES TRAVAILLEURS
Le 47e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE DE LISE LAFONTAINE ET SYLVAIN NANTEL – NOCES DE CACHEMIRE
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Mireille Cloutier – Denis Beaudry – Francis Caron – Marie Roy
Bon anniversaire !
En français SVP
Encore des marques de commerces anglaises diffusées abondamment sur les chaînes françaises. Chez CHEESE-IT, on a les Crunch et les Snap’d. À petites doses…
Pensée et citation du jour
Il en est des heureuses conséquences comme des graines que l’on met en terre : avant de récolter, il faut semer.
Rokelle Lerner
Ça s’est passé un 1er mai…
(1870) Dès les débuts de la confédération, le nouveau gouvernement provincial va chercher à créer son propre corps de police. Le gouvernement québécois tente de créer sa propre police en intégrant l’effectif des corps policiers de Montréal, de Québec et de Trois-Rivières. En fait, seule la Ville de Québec accepte la proposition gouvernementale de fondre sa police municipale dans le premier corps de police provinciale. Ainsi, la première police provinciale du Canada commence ses activités le 1er mai 1870. L’effectif était de 65 policiers, 13 sergents et quatre détectives.
(1921) Le début des activités de la Commission des liqueurs fait suite à la Loi des liqueurs alcooliques que le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau a fait adopter par l’Assemblée législative le 23 février 1921. Le Québec est le seul endroit, tant au Canada qu’aux États-Unis, où la prohibition n’est pas totale. Le gouvernement du Québec choisit une solution originale : la tempérance plutôt que l’abstinence, contrairement au reste de l’Amérique du Nord. Il adopte la Loi sur les boissons alcooliques et crée la Commission des liqueurs de Québec, aujourd’hui appelée la SAQ.
(1986) Noella Leclair subit une crise cardiaque le 25 avril. Le 1er mai, sa famille autorisa les médecins de l’Hôpital Civic d’Ottawa à pratiquer sur elle la transplantation d’un cœur artificiel « Jarvik-7 ». Le 8 mai, madame Leclair, âgé de 41 ans, recevait un cœur humain prélevé sur un Montréalais de 44 ans – décédé à la suite d’un accident de la circulation en Ontario. Elle est décédée le 11 novembre 2006 à l’Hôpital Civic d’Ottawa à l’âge de 61 ans.
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Au printemps 1918, le Canada est plongé depuis trois ans et demi dans une crise. Elle culmine avec cinq jours d’émeutes anticonscriptions à Québec. Celles-ci font quatre morts : des passants qui ne participaient pas aux émeutes, incluant un enfant de 14 ans. À cela s’ajoutent des dizaines de blessés.

La révolte résulte de tensions qui s’accumulent depuis le début de la guerre, et même avant. Les Canadiens français refusent de mourir pour un pays qui les traite comme des citoyens de seconde zone.
VICTOIRE DE BORDEN
En décembre 1917, une élection fédérale a reporté au pouvoir le conservateur Robert Borden. Il a balayé le Canada anglais, ce qui lui garanti un gouvernement majoritaire. Le chef des conservateurs avait fait une campagne anti-Québec en promettant d’imposer la conscription (l’enrôlement obligatoire ou « l’appel » des citoyens pour le service militaire). Les libéraux de Wilfrid Laurier, quant à eux, opposés à la conscription, ont presque tout raflé au Québec.

Le chef libéral refuse l’enrôlement obligatoire, car il craint pour l’unité nationale. Il pense aussi que cette mesure sera difficile à appliquer et donnera peu de résultats.
Le problème principal consiste d’abord à retrouver les déserteurs, ceux qui sont mobilisés et ceux qui doivent commencer leur service militaire. Presque tous demandent une exemption. Quand elle est refusée, ils se font invisibles. Pour contrer ce phénomène, les fédéraux utilisent des agents qui cherchent à identifier les tire-au-flanc. La population déteste ces « spotters », lesquels sont considérés comme des traîtres.
C’est dans ce contexte que le jeudi saint du 28 mars 1918, un dénommé Joseph Mercier est arrêté par trois spotters dans une salle de quilles de la Basse-Ville. Il affirme avoir une exemption. Les agents fédéraux n’en croient rien et l’amènent manu militari au poste de police.
Une foule sortant d’une église aperçoit alors la scène. La nouvelle de l’arrestation se répand comme une traînée de poudre. Le commissariat de police est ensuite pris d’assaut et Mercier est finalement libéré.
Ce développement ne calme pas la foule, qui veut en découdre avec les trois spotters. L’un d’eux est d’ailleurs reconnu, alors qu’il tente discrètement de quitter les lieux. Mal lui en prend ! Il est sauvagement battu et serait peut-être décédé si un prêtre n’était pas intervenu.
HAUTE-VILLE SACCAGÉE
Le Vendredi saint, les émeutiers prennent la direction de la Haute-Ville. Ils s’attaquent alors aux bureaux des journaux en faveur de la conscription, lesquels sont saccagés, tandis que des immeubles sont incendiés.

Fort de ce succès, les anticonscriptions attaquent le lendemain le Manège militaire. Cette fois, la cavalerie et des soldats sont là pour leur barrer le chemin. L’affrontement fait des blessés.
Dans l’intervalle, Borden réagit. Il fait venir 1200 soldats anglophones en renfort. Ils sont commandés par le général François-Louis Lessard. Ce natif de Québec est l’un des rares hauts gradés d’une armée presque complètement anglaise. Il est un partisan de la ligne dure et impose rapidement sa façon de faire.
Le dimanche de Pâques est le moment le plus dramatique des émeutes. Les habitants de la ville sont avertis que les rassemblements de plus de trois personnes sont interdits, ce qui n’empêche pas les protestataires de s’assembler sur la place Jacques-Cartier dans la Basse-Ville. La loi de l’émeute, qui vient d’être proclamée, est lue à voix haute à la foule… en anglais seulement !
Alors qu’un brouillard enveloppe Québec, des cavaliers repoussent la foule tout en lançant des injures xénophobes aux Québécois, qui répliquent avec des projectiles. Des coups de feu sont entendus sans qu’on sache d’où ils viennent. Les militaires nerveux tirent deux rafales de mitrailleuse avec des balles explosives. Les proches de quatre victimes décédées ne seront jamais indemnisés.
Lors de l’enquête du coroner qui suivra, le général Lessard défendra le comportement de ses soldats. Il ira jusqu’à se féliciter du fait que ceux-ci étaient des Canadiens anglais. Ces derniers étaient disciplinés. S’ils avaient été Canadiens français, ils auraient été indisciplinés et il y aurait eu beaucoup plus de morts !
La loi martiale est imposée à la suite des émeutes ; la possibilité d’une guerre civile plane sur le pays. Wilfrid Laurier appelle les francophones au calme et au respect des lois. Des membres du clergé font la même chose. En Europe, la situation militaire est de plus en plus désespérée pour l’Allemagne. La fin est proche et les esprits commencent à se calmer.
La conscription aura permis d’envoyer quelque 24 000 conscrits sur le champ de bataille, un nombre bien en dessous des attentes.
Comme l’avait prédit Laurier, cette mesure a mis le pays à feu et à sang et n’aura pas servi à grand-chose.
Source : Frédéric Bastien, le Journal de Montréal, cahier Weekend, 22 avril 2023, p68
120e jour de l’année
Dimanche, 30 avril 2023

On jase là…
Juste un petit rappel pour ne pas oublier que c’est demain, le 1er mai, la date limite pour transmettre vos déclarations d’impôts 2022.
Pensée et citation du jour
La vraie grandeur consiste à être maître de soi-même.
Daniel Defoë
Ça s’est passé un 30 avril…
(1975) La capitulation de Saïgon, marque la fin de la guerre du Vietnam. Le gouvernement du Sud-Vietnam capitule après l’entrée des troupes du Nord-Vietnam et du Viêt-Cong dans Saigon. Une semaine plus tôt, les Etats-Unis ont évacué en catastrophe les derniers Américains du pays, mettant fin à plus de 10 ans d’assistance militaire au gouvernement du Sud. Saigon est rebaptisé Hô Chi Minh-Ville, du nom de l’ancien leader communiste vietnamien. Le Vietnam, divisé au cours de la 1ère guerre d’Indochine contre les Français en 1954, est définitivement réunifié sous l’autorité du gouvernement communiste de Hanoï.
(1984) Le patineur de vitesse Gaétan Boucher et l’ancien gardien de but du Canadien Ken Dryden sont intronisés au Panthéon des immortels du sport au Canada. Déjà médaillé d’argent en 1980 à Lake Placid, Boucher est devenu l’olympien le plus décoré du pays, avec une récolte de deux médailles d’or et une de bronze aux Jeux olympiques de Sarajevo. Pour sa part, Dryden a été membre de six équipes championnes de la coupe Stanley, et il a été nommé à cinq reprises gardien par excellence au sein des formations d’étoiles.
(1991) Les policiers de la section du crime organisé de la Sûreté du Québec effectuent une saisie de 545 kilos de cocaïne d’une valeur de 410 millions dans des boîtes de carton contenant des hamacs de Colombie, à l’aéroport de Mirabel. Il s’agit de la plus importante saisie de drogue de toute l’histoire du pays.
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La Une

La maîtresse demande aux élèves, quel membre du corps monte au ciel en premier ?
Francine répond :
– Les mains, car elles pointent vers le ciel.
– Mais non ! Mais non ! répond Richard. Ce sont les pieds… Hier, quand je suis rentré dans la chambre de mes parents, ma mère avait les jambes qui pointaient vers le ciel et criait « Oh mon Dieu !!! Je viens, je viens… » Une chance que mon père était couché dessus, sinon, on la perdait !!!
Un homme rend visite à son père âgé de 85 ans à l’hôpital. Il lui demande comment ça va. Le vieux monsieur répond :
– On prend bien soin de moi ici : la nourriture est bonne, on me soigne bien, les garde-malades sont fines.
– Est-ce que vous dormez bien ?
– Pas de problème, je dors 9 heures par nuit sans me réveiller. À 10 h, on me donne une tisane puis une pilule de Viagra ; c’est très bon puis je dors dur.
Le fils se demande s’il a bien compris. Il va voir la garde-malade pour en avoir le cœur net. Il lui dit :
– Mon père me dit que vous lui donnez une pilule de Viagra avant qu’il s’endorme, est-ce que c’est vrai ?
La garde-malade lui répond :
– Votre père a raison. Tous les soirs vers 10 h, on lui apporte une tisane puis une pilule de Viagra. Ça marche très bien. La tisane fait dormir puis le Viagra l’empêche de rouler en bas du lit.
Chaque soir, à la même heure, le client achète une place pour revoir le même film. Il entre, s’assoit cinq minutes, puis repart. Au bout d’une dizaine de jours, la caissière lui demande ce qu’il trouve de si intéressant dans le film, et surtout pour seulement cinq minutes.
– J’aime bien la scène ou la fille se déshabille devant la fenêtre et au moment où elle va ôter son slip, le train passe devant la maison et masque la fenêtre.
– Et alors ?
– Je me dis qu’il finira bien par passer en retard.
L’épouse d’un célèbre coureur automobile refuse systématiquement d’assister aux compétitions.
– Je préfère rester tranquillement à la maison
– Mais… tu dois trembler tout le temps lui demande une copine ?
– Trembler ? Pour ça oui. J’ai toujours peur qu’il abandonne avant la fin de la course et qu’il rentre à l’improviste…
– Ohhhhh
Un p’tit gars, un après-midi, a profité d’une livraison de bière pour se faufiler dans un club de danseuses nues. Cinq minutes après le début de la danse de Sonya la rousse, tout pâle, il s’enfuit comme un fou. Énervé, il parle tout seul…
– Maman me l’avait dit, maman me l’avait dit, maman me l’avait dit que si je regardais une chose comme cela, je serais changé en pierre. Je sens que ça commence.
Un vieux couple entre lentement chez McDonalds par une froide soirée d’hiver. Ils se retrouvent attablés parmi un groupe de jeunes enfants et de jeunes couples. Plusieurs clients les regardent avec admiration, se disant :
Quelle belle image. Ce vieux couple a dû passer à travers bien des épreuves, depuis au moins 60 ans qu’ils sont ensemble.
Le vieux monsieur se rend directement à la caisse, commande sans hésitation et paie le repas. Le vieux couple choisit alors une table et le vieux monsieur pose son plateau sur la table. Sur le plateau se trouvent un hamburger, un paquet de frites et un Coca-Cola, il déballe le hamburger et le coupe précisément en deux. Il en place une moitié devant son épouse. Ensuite il compte soigneusement les frites et en fait deux piles égales et en place une devant sa femme. Il prend une gorgée de Coca-Cola, sa femme en fait autant. Il place le Coca-Cola entre les deux.
Quand l’homme commence à manger sa partie de hamburger, les autres clients se disent : « Les pauvres, ils ne peuvent acheter qu’un seul repas pour deux ».
Quand le vieux monsieur commence à manger les frites, un jeune homme se lève et s’approche de leur table. Un peu gêné, il leur offre poliment de leur acheter un autre repas. Le monsieur lui dit que tout va bien et qu’ils sont habitués à tout partager. Puis les gens s’aperçoivent que la vieille dame n’a encore rien mangé. Elle reste assise, regardant son mari manger sa part, en sirotant de temps à autre une gorgée de Coca-Cola.
Encore une fois le jeune homme les supplie de le laisser leur acheter un autre repas. Cette fois, c’est la vieille dame qui lui explique que ce n’est pas nécessaire et qu’ils sont habitués à tout partager.
Le vieux monsieur finit de manger et s’essuie la bouche, le jeune homme n’en peut plus. Il s’approche de leur table pour leur offrir encore une fois de la nourriture. Après qu’ils aient une fois de plus poliment refusé, il demande à la vieille dame :
– Madame, pourquoi ne mangez-vous pas ? Vous dites que vous partagez tout ?
– La dame lui répond :
– J’attends les dents !
119e jour de l’année
Samedi, 29 avril 2023

On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA DANSE
À la douce mémoire de…
CLAUDE JASMIN 1930-2021 – Prolifique auteur québécois.
JEAN-PIERRE ROY 1943-2022 – Policier retraité de la Ville de Longueuil.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Pierre Guindon
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
La possibilité de faire des choix est la seule chose capable de donner de la dignité à un être humain.
Karlheinz Stockhausen
Ça s’est passé un 29 avril…
(1945) Les troupes américaines libèrent 32 000 prisonniers du camp de concentration nazi de Dachau. Lorsque les soldats américains pénétrèrent dans le camp, ils furent confrontés à des scènes d’horreur : prisonniers dans un état de maigreur épouvantable, fosses communes où étaient entassés des corps déchiquetés. Certains soldats américains furent tellement écœurés qu’ils tirèrent à bout portant sur les officiers chargés du camp.
(1991) Le passage à tabac d’une incroyable violence n’est peut-être pas un cas isolé à Los Angeles mais cette fois, George Holliday, un habitant du quartier où se déroulent les faits filme la scène. La séquence dure au total neuf minutes et 20 secondes, mais la minute quarante-trois secondes montrant les agressions physiques des policiers extraite de cet enregistrement vidéo fera le tour des télévisions du monde entier provoquant une vague d’indignation générale.
Quand un jury blanc acquitte les quatre policiers le 29 avril 1992, la colère éclate, entre autres, parmi la population noire de Los Angeles et déclenche la plus importante émeute raciale du XXe siècle aux États-Unis d’Amérique. L’émeute durera six jours en tout, bien que les évènements les plus importants ont lieu entre le soir du verdict et le troisième jour. Finalement, on dénombrera entre 50 et 60 morts, 2000 blessés et des dommages matériels s’élevant à entre 800 millions et un milliard de dollars. Il y eut plus de 3600 départs de feu détruisant 1100 bâtiments.
(2005) Wal-Mart ferme son établissement de façon définitive. Plusieurs actions sont intentées pour contrer cette décision. Au soutien des procédures, il est allégué que la fermeture de l’établissement de Jonquière était motivée par des considérations antisyndicales.
Dans la foulée des procédures judiciaires suivant l’annonce de la fermeture du magasin, le Syndicat avait déposé un grief alléguant que le congédiement des employés dans le cadre de la fermeture du magasin constituait une modification de leurs conditions de travail qui contrevenait à l’article 59 du Code du travail. Après 10 ans, une entente de principe a été conclue avec les ex-employés de Jonquière et les anciens employés remportent la bataille.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Depuis quelques temps, on me vante « Marketplace » en me disant que c’est LA place et qu’on vend n’importe quoi rapidement… J’ai déchanté assez vite !

Je vous raconte : On doit déménager une personne de notre famille qui est présentement hospitalisée et qui s’en va en résidence. Nous devons vendre presque tout ; meubles, électroménagers, et différents articles qui ne sont pas nécessaires pour son nouvel appartement.
LES ORGANISMES
Bien sûr, d’autres meubles vieillots devront prendre le chemin de l’écocentre, faute d’avoir trouvé des ressources pour les prendre. Louise a passé une bonne demi-journée à appeler des organismes, des centres d’aide, nommez-les… pour se faire dire qu’ils n’en voulaient pas, ne se déplaçaient pas, sans compter les nombreux messages laissés sur les maudites boîtes vocales (très mauvaise invention).
Vous savez, ces organismes qui font de la sollicitation télévisée et radiophonique, invitant les gens à donner, mais qui n’offrent pas la cueillette à ceux qui n’ont pas de moyens pour les transporter. C’est une grosse lacune à corriger. C’est pour cette raison que ses meubles vont terminer leur vie dans un conteneur. Les réfugiés qui sont rentrés au Québec en masse, ils n’ont besoin de rien ?
Sur « Marketplace » on en a vu de toutes sortes. D’abord, la plateforme propose de cliquer sur des réponses déjà écrites (parce que beaucoup de savent pas écrire et/ou lire) comme, « Cet article est-il toujours disponible ? » Facile n’est-ce pas ! Même plus besoin d’écrire. Tu pèses sur le piton ! C’est rapide et on passe au suivant.
LES FANTÔMES ET LES RAPACES
Lorsque tu leur réponds, une bonne majorité t’ignore et fouille ailleurs. D’autres te répondent en anglais alors que l’annonce est rédigée en français. Ça ne fait pas trop sérieux ! Mais les pires, ce sont ces personnes qui se déguisent en fantômes après avoir pris un rendez-vous pour voir la marchandise. On ne les voit plus ! À la dernière minute, ils se déguisent en courant d’air, sans prévenir appeler ou même écrire. Tu n’existes plus. Tu n’es plus intéressant ! On les appelle les vautours, les rapaces.
N’habitant pas l’appartement, si des acheteurs potentiels veulent voir et acheter, je dois prévoir un rendez-vous et me déplacer en voiture pour les rencontrer. À trois reprises, des insignifiants m’ont fait faux bond. Je leur faisais confiance et, excusez l’expression, « ils m’ont chié dans les mains ». Pire encore, ils avaient mon numéro de téléphone et pas un seul n’a eu la décence de s’annuler intelligemment. On les appelle les vautours, les rapaces, les charognards.
LES PROFITEURS
Ah, j’oubliais de vous mentionner une certaine clientèle qui s’imaginent que ce qu’on vend n’a aucune valeur. Tu demandes 100 $, ils t’offrent 25 $. Vous savez le « barguinneux » de basse classe… Ce sont ces gens qui massacrent ce type de vente populaire. Par contre, il faut reconnaître que certains ont de la classe, ne cherchent pas à négocier lorsque le prix demandé est raisonnable, et se présentent au rendez-vous à l’heure convenue. Hélas, ils sont malheureusement minoritaires.
L’épisode m’a définitivement écœuré de « Marketplace » !
118e jour de l’année
Vendredi, 28 avril 2023

On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE SUR LA SÉCURITÉ ET LA SANTÉ AU TRAVAIL
Une journée de plus sur le chemin de la vie pour…
Ginette Reno
Bon anniversaire !
On jase là…
Pouvez-vous me dire ou m’expliquer pourquoi, certains automobilistes s’entêtent à faire le plein du côté opposé à la pompe à essence, ayant pour conséquence d’étirer maladroitement le boyau de remplissage. Ne serait-il pas plus pratique et logique de faire le plein en se stationnant pour que le bouchon de remplissage soit tout près de la pompe ? Pourquoi être si pressé d’aller nulle part, comme dans la chanson l’Amérique Pleure, des Cowboys Fringants !
Pensée et citation du jour
Acceptez-vous tels que vous êtes et construisez à partir de ce point.
Carly
Ça s’est passé un 28 avril…
(1945) En 1943, les Alliés attaquent la Sicile puis le sud de l’Italie, Mussolini est renversé puis emprisonné, mais il est libéré par un commando SS. Il installe la République sociale italienne dite République de Salò dans le nord de l’Italie où il organise une sanglante répression.
Alors qu’il tente de fuir en Suisse après la défaite allemande, il est reconnu par des partisans italiens et fusillé avec sa maîtresse Claretta Petacci et d’autres hiérarques du régime le 28 avril 1945. Leurs cadavres furent pendus par les pieds, traînés sur la place de Milan et ensuite décapités.
(1967) Ouverture de l’Exposition universelle de Montréal. Expo67 ouvrait ses portes avec tout le décorum usuel pour ce genre d’événement mais à partir de ce jour c’est la foule, le touriste, l’écolier…qui sont attendus.
(2009) Le groupe Beau Dommage est reçu à l’Assemblée nationale du Québec qui adopte une motion unanime soulignant « la contribution remarquable » de Beau Dommage « au patrimoine culturel et artistique du Québec ». Tour à tour, chacun des membres de la formation reçoit la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale du Québec. Beau Dommage devient ainsi le premier artiste de l’histoire à se voir accorder une telle distinction.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Du 26 mai au 2 juin 1969, la paix dans le monde s’est invitée à Montréal. Yoko Ono et John Lennon ont décidé de passer la semaine, en pyjama, dans le lit d’une suite du prestigieux hôtel Le Reine Elizabeth. Dans un élan spontané, John a ensuite proposé d’y enregistrer sa toute nouvelle composition, Give Peace a Chance.

Pour comprendre le contexte de l’histoire de cet événement exceptionnel, revenons un peu en arrière.
LE COUPLE
John Lennon rencontre l’artiste et militante pacifiste Yoko Ono en 1966. John et Yoko deviennent follement amoureux. Ils sont inséparables malgré les frictions que leur amour fusionnel provoque avec certains autres membres des Beatles.
Peu importe, les deux amoureux choisissent de se marier. Même si leur plan original était beaucoup plus romantique, John et Yoko vont se marier dans le consulat britannique de Gibraltar le 20 mars 1969. Une courte cérémonie sans flafla. Sachant que leur union officielle sera un grand événement médiatique, les tourtereaux décident d’utiliser cette attention pour promouvoir leur vision de la paix mondiale.
L’OPPORTUNITÉ
Animé par leur projet pacifique, le couple convoque les journalistes à leur très original bed-in, un genre de sit-in dans un grand lit. Il faut dire qu’en 1969, la paix dans le monde est menacée par la troublante guerre du Vietnam et, par le fait même, la Guerre froide. Les amoureux revendiquent un monde nouveau et veulent faire entendre leurs voix.
Le lendemain du mariage, leur première escale n’est pas Montréal, mais bien Amsterdam. Ils s’installent pour leur lune de miel dans la suite présidentielle (chambre 702) de l’hôtel Hilton d’Amsterdam, aux Pays-Bas.
Du 25 au 31 mars 1969, le couple accueille les journalistes dans leur chambre tous les jours, de 9h à 21h. Assis dans son grand lit et vêtu d’un pyjama blanc immaculé, Lennon exprime son rêve que l’année 1970 soit l’an 1 d’un renouveau pacifique planétaire.
Malheureusement pour eux, le bed-in d’Amsterdam ne connaît pas tout à fait le succès escompté. En fait, on peut dire que de nombreux médias ne comprennent pas vraiment ce que représente le concept de leur bed-in. Certains s’attendent même à ce que John et Yoko fassent l’amour dans leur lit sous les regards des journalistes.
Le couple quitte Amsterdam quelques jours plus tard avec le sentiment de n’avoir pas assez attiré l’attention sur leur message pacifique. Dans les semaines qui suivent, John et Yoko multiplient les prises de parole dans plusieurs grandes villes du monde pour partager leur vision nouvelle de l’humanité.
PAS NEW YORK, MAIS MONTRÉAL
C’est dans ce marathon international de communication qu’ils décident d’organiser un deuxième bed-in non pas en Europe, mais en Amérique, dans la ville de New York. Cependant, John Lennon se bute à un obstacle de taille. Il ne peut plus entrer aux États-Unis à cause d’un casier judiciaire pour une histoire de possession de stupéfiants.
On propose in extremis que le bed-in se fasse plus au sud. Aux Bahamas, mais après une seule nuit dans les Caraïbes, le couple étouffe dans l’humidité de leur lit de l’hôtel Sheraton Oceanus. Ils décident donc de se déplacer plus au nord, chez nous, au Canada. Le couple avait déjà séjourné deux fois à Toronto ; ils choisissent d’aller à Montréal pour leur deuxième bed-in pour la paix.
Comme le voyage s’est organisé à la dernière minute, John Lennon contacte la maison responsable de la distribution des disques des Beatles au Canada. C’est ainsi qu’avec l’aide de Pierre Dubord, de Capitol Records, le déplacement vers Montréal s’organise. John, Yoko et leur équipe réservent plusieurs chambres à l’hôtel Le Reine Elizabeth.
L’HÔTEL EST ASSAILLI PAR LA FOULE
Le couple s’installe dans la suite 1742 du prestigieux établissement le 26 mai 1969. Ils n’hésitent pas à réaménager l’espace en tassant des meubles pour accueillir leurs nombreux invités. Ils positionnent même leur lit sous une fenêtre du salon pour améliorer l’ambiance et créer de belles images pour les médias.
Rapidement, les gens font la queue pour entrer dans la suite de l’hôtel de Montréal et voir nos deux militants jouer de la musique, mais surtout parler de paix.
On donne priorité aux personnalités publiques, aux membres des médias et, bien sûr, aux amis du couple. De grandes vedettes internationales s’invitent, comme le comédien Timothy Leary ou encore la chanteuse Petula Clark. Chaque jour, environ 150 journalistes viennent dans la suite 1742 pour discuter avec John et Yoko. La télévision de la Société Radio-Canada est présente et filme la majeure partie de l’événement.
Le temps d’une semaine, le lit de John Lennon et de Yoko Ono devient le centre de l’attention médiatique, et leur message fait enfin le tour du monde. L’événement est à la hauteur de leurs attentes.
GIVE PEACE A CHANCE
Pour marquer le coup, Lennon propose l’enregistrement d’un hymne à la paix. Il vient de terminer l’écriture de Give Peace a Chance ; il écrit les paroles de la chanson sur de grands cartons qu’il appose au mur de la chambre d’hôtel, puis il invite les gens présents à les lire pour l’accompagner.
Il ne reste qu’un problème à régler : il faut trouver quelqu’un pour faire la captation audio de la nouvelle chanson. C’est à ce moment-là que Pierre Dubord pense à André Perry.
BROSSARD PARTOUT DANS LE MONDE
André Perry a un studio d’enregistrement dans le sous-sol de sa maison de Brossard. Quand il reçoit la demande, il ne fait ni une ni deux. Il délaisse ses obligations professionnelles en cours et se précipite avec micros et console vers la suite du Reine Elizabeth.
L’enregistrement est à la fois merveilleux et chaotique. Lennon est à la guitare ; les chœurs, plutôt approximatifs, sont exécutés par des journalistes et des artistes présents. Ce moment unique dans l’histoire de la musique est ainsi capté par le talentueux André Perry. Satisfait de cet événement spontané, Lennon souhaite remercier notre preneur de son québécois.

C’est à ce moment-là qu’André Perry ose faire une demande audacieuse à Lennon : avoir son nom et son adresse sur le disque Give Peace a Chance. Eh bien, savez-vous quoi ? Lennon a accepté ! Pendant des années, le nom et l’adresse de Perry à Brossard se sont retrouvés sur le disque de Give Peace a Chance… Ce n’est pas rien !
De retour à son studio de Brossard, Perry trouve l’enregistrement plutôt imparfait. En retravaillant les pistes de la captation sonore, il réussit à isoler la voix de Lennon et décide de refaire l’enregistrement de la chorale pour améliorer le résultat final.
Il invite donc des amis, comme Robert Charlebois et Mouffe, et bonifie ainsi l’acoustique de la célèbre chanson pour la paix. Même si aujourd’hui la partie chorale a été modifiée, pendant longtemps, on a entendu des accents québécois dans Give Peace a Chance.
Source : Martin Landry, Historien, Journal de Montréal, 15 avril 2023, cahier Weekend, p80
117e jour de l’année
Jeudi, 27 avril 2023

On jase là
Je trouve que l’administration de Laval a eu une brillante idée de vouloir diminuer les limites de vitesse de 10 à 20 km/h sur son territoire. Également l’ajout de nombreux dos d’âne et de bollards dans les secteurs scolaires, les parcs et les zones de résidences pour aînés. J’espère que l’initiative fera boule de neige. Bravo !
Plus français que ça, tu meurs…
Boutique VAPE SHOP à Candiac et église ST-LAMBERT UNITED CHURCH à St-Lambert.
Pensée et citation du jour
Quand tu donnes, tu dois donner de bon cœur.
Ancien Testament
Ça s’est passé un 27 avril…
(1967) Devant quelque 7 000 invités de marque réunis à la Place des Nations, le gouverneur général du Canada, Roland Michener, déclare ouverte l’Exposition universelle et internationale de Montréal. Expo67. NDLR : Pour les gens de ma génération, ce fut un événement grandiose, unique et mémorable.
(1978) L’Observatoire du Mont Mégantic (OMM) est un observatoire astronomique professionnel situé à environ 1 100 mètres d’altitude sur le Mont Mégantic, dans la région de l’Estrie, au Québec (Canada). Il a été inauguré en 1978. Il abrite un télescope de type Ritchey-Chrétien dont le miroir primaire fait 1,6 mètre de diamètre, ce qui en fait le quatrième en taille au Canada et le plus grand dans l’est de l’Amérique du Nord. L’OMM est l’observatoire astronomique le mieux équipé du Canada.
(2013) La canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, annoncée le 30 septembre 2013 lors d’un consistoire ordinaire public, se concrétise par une cérémonie religieuse solennelle qui a eu lieu le 27 avril 2014, place Saint-Pierre au Vatican et au cours de laquelle les deux bienheureux papes Jean XXIII et Jean-Paul II sont déclarés saints de l’Église catholique.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une

Il peut arriver que le bicarbonate de soude, qu’on a appelé « la p’tite vache » grâce à la photo emblématique de Lady Maud apposée sur la boîte (une vache Jersey, pure race fréquemment primée lors de concours bovins), ne soit plus actif. Voici comment vérifier son efficacité :
LE BICARBONATE… UN GRAND DÉPANNEUR
Source : Louise Robitaille, le Journal de Montréal, cahier CASA, 22 avril 2023, p20
116e jour de l’année
Mercredi, 26 avril 2023

On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
À la douce mémoire de…
JULIE DARAÎCHE 1938-2022 – Chanteuse country québécoise.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Pierre-Louis Lamarre
Bon anniversaire !
On jase là…
Avez-vous remarqué lorsqu’on doit rencontrer un professionnel de la santé, médecin, spécialiste, chirurgien ou autres, l’heure fixée pour le rendez-vous n’est jamais respectée, de sa part ? C’est toujours le patient qui attend. Pas facile…
Pensée et citation du jour
Le travail est le père du plaisir.
Voltaire
Ça s’est passé un 26 avril…
(1986) Une explosion, détruit l’un des quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) en service depuis 1977. 135 000 personnes habitant dans une zone de 30 kilomètres autour de Tchernobyl sont évacuées. 15 000 personnes mourront dans les mois qui suivront et les retombées radioactives affecteront la majeure partie de l’Europe.
(2002) L’Allemagne tout entière est sous le choc après la mort de 17 personnes, dont 14 enseignants, deux lycéennes et un policier, dans un lycée d’Erfurt, en Thuringe (est), tués par un jeune forcené qui s’est ensuite suicidé. Une tuerie sans précédent dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre. L’agresseur est un ancien élève âgé de 19 ans, renvoyé du lycée il y a quelques mois, selon la police.
(2003) L’OMS a publié mercredi le 23 avril un avis recommandant aux voyageurs d’éviter Toronto, précisant que le Canada avait transmis le virus dans d’autres pays ; les États-Unis, les Philippines et peut-être même l’Australie. La flambée épidémique dans cette région continue de croître et touche maintenant des sujets n’appartenant pas aux groupes à risque initiaux, à savoir les membres du personnel hospitalier, leur famille, et d’autres personnes en contact rapproché avec un malade, bien que, pour tous les cas notifiés, on ait mis en évidence des liens avec un cas de SRAS avéré.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Le gel de sécurité c’est le nouvel outil qui vous protège contre les effets d’un vol d’identité ou d’une fuite de données.

Grâce à lui, une personne mal intentionnée aura plus de difficulté à obtenir une nouvelle carte de crédit en votre nom.
L’accès à votre dossier de crédit est restreint.
Une fois le gel de sécurité activé, certaines demandes d’accès à votre dossier de crédit sont bloquées. C’est le cas pour :
L’accès à votre dossier de crédit reste possible pour les autres types de demandes, malgré le gel de sécurité. Par exemple, si vous êtes en recherche de logement, un propriétaire pourrait avoir accès à votre dossier avant que vous signiez un bail.
DÉMARCHE FACILE À FAIRE
Vous pouvez demander un gel de sécurité en ligne, par téléphone ou par la poste.
Vous devez faire une demande de gel de sécurité chez Equifax et une autre chez TransUnion si vous avez un dossier de crédit auprès des deux compagnies.
Votre demande est automatiquement acceptée.
Pour le moment, cette démarche est gratuite, mais des frais raisonnables pourraient être exigés.
PAS D’IMPACT SUR VOTRE COTE
Vous pouvez suspendre le gel de sécurité ou y mettre fin en tout temps. Cela est utile si vous désirez, par exemple, obtenir une nouvelle carte de crédit ou un forfait de téléphonie cellulaire auprès d’un autre fournisseur que votre fournisseur actuel.
Enfin, un dernier avantage : le gel de sécurité n’a aucun impact sur votre cote de crédit ! Qu’attendez-vous pour l’activer ?
Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 24 avril 2023, p30
115e jour de l’année
Mardi, 25 avril 2023

À la douce mémoire de…
ANDRÉ AUBIN (2022) – Policier retraité de la Ville de Longueuil.
Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Rose Prévost
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Faites confiance et l’on vous traitera avec droiture ; traitez les autres avec largesse et ils se montreront à la hauteur.
Ralph Waldo Emerson
Ça s’est passé un 25 avril…
(1959) La Voie maritime du Saint-Laurent est ouverte à la circulation. L’ensemble de voies navigables s’étend sur 650 km et relie Montréal au lac Érié. L’ouvrage comprend quinze écluses, dont sept entre Montréal et le lac Ontario, donnant accès à 65 ports des Grands Lacs.
(1990) Le télescope spatial Hubble est déployé par l’équipage de la navette Discovery ; l’astronaute Steven Hawley, aux commandes du bras robot canadien, place délicatement le télescope de 12 tonnes sur une orbite de 613 kilomètres, donnant du même coup le signal d’une quête qui doit durer 15 ans.
(2009) Le chanteur Charles Aznavour reçoit la plus haute distinction du Québec des mains du Premier ministre Jean Charest en reconnaissance de la relation de « profonde amitié » qu’il entretient depuis plus de 60 ans avec la province francophone du Canada ; en effet, il était monté sur les planches d’une scène pour la première fois en 1948 au Québec, obtenant un succès immédiat.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !
La Une
Une tradition vieille de plusieurs centaines d’années
Tant pour les Premières nations que pour les colons, la coulée de sève suscite la fête. Une fois les érables entaillés, il faut procéder à la récolte de la sève, rassemblent des membres de la famille et répondant à l’appel des gourmands.

L’importance de la production des produits de l’érable lui a vali d’être, dans un premier temps, reconnue comme un événement d’importance historique pancanadien et, dans un second mouvement, d’être désignée comme élément du patrimoine immatériel des Québécois.
Les récits des voyageurs comme ceux des missionnaires témoignent des usages des Autochtones et de leur relation à la sève. C’est la transformation de la sève en sucre qui aura périodiquement retenu l’attention de plusieurs historiens : qui des Français ou des Autochtones peuvent en revendiquer la découverte ?
UNE FAUSSE CONTROVERSE
Le récollet Chrestien Le Clercq publie en 1691 la première description de transformation de l’eau en sucre d’érable sur le continent nord-américain par les Mi’kmaq de la Gaspésie. En la faisant bouillir dans des bacs ou des auges en bois, ils obtiennent un sirop qui durcit – à peu près comme le sucre – et prend une couleur rougeâtre.
Que les Autochtones aient eu recours à la technique de l’ébullition ou à celle de la réduction par le froid, technique attestée par quelques Européens – en cassant la glace qui se forme sur le dessus de la sève contenu dans l’auge – le résultat est le même, à savoir un liquide qui épaissit et finit par durcir.
Sa coloration est cependant différente de celle obtenue par ébullition soutenue au moyen de chaudrons métalliques dans les plantations de canne à sucre.
Or, les Français investissent massivement au cours du XVIIe siècle dans les colonies sucrières antillaises et développent une expertise dans la fabrication de sucre de canne : ils en tirent un sucre raffiné de couleur blanchâtre, outre toutes les autres variantes de produits sucrés.
Pour les Français et les colons, le blanc représente la pureté et devient la couleur recherchée, tant pour le sucre que pour le pain.
Dès lors, au début du XVIIIe siècle sous la plume des jésuites Lafitau et Charlevoix, les « Français travaillaient mieux [le sucre] », ou les Abénaquis « ne savaient pas former le sucre comme nous leur avons appris à le faire ».
LA CONSOMMATION
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, on en consomme peu en France et ici. Dans l’univers français, le sucre est d’abord et avant tout associé à la pharmacopée. Il sert surtout à soulager les rhumes et la toux.
Dans son Histoire du sucre d’érable, le médecin Jean-François Gaultier indique que la colonie ne produit, vers 1745, que de 6000 à 7500 kilos pour quelque 50 000 habitants, soit au maximum 150 g par personne, adultes et enfants confondus.
En associant sucre d’érable et sucre de canne, on obtient vers 1750 une consommation, variant entre 500 g et 750 g par personne. À la fin du XVIIIe siècle, malgré le fait que les Français contrôlent le commerce sucrier en Europe, ils n’en consomment que 1,22 kg par personne, chiffre très similaire à celui qu’on obtient pour la colonie.
Par contre, en Angleterre, il s’agit d’une histoire différente : si en 1700, la consommation atteint déjà 2 kg par personne, en 1792, cette consommation représente 6,7 kg par individu, soit plus de cinq fois la consommation d’un francophone de ce côté de l’Atlantique ou d’outre-Manche.
La Cuisinière Canadienne, premier livre de recette francophone publié au Canada en 1840, ne propose que trois recettes faisant spécifiquement référence soit au sirop, soit au sucre d’érable.
LE GOÛT DU SUCRE D’ÉRABLE
À compter des années 1850, le goût du sucre s’implante autant en France qu’au Québec. En 1844, le Québec produit 1 272 465 lb de sucre d’érable pour une population de 697 084 personnes, soit une production de 1,48 kg par personne.
Sept ans plus tard, la production de sucre d’érable se chiffre à 6 057 532 lb de sucre pour une population de 890 261 personnes, soit 3,08 kg par personne, une augmentation de plus de 100 % en sept ans à peine.
Il faut toutefois rappeler que la population anglophone – dont le goût pour le sucre est prononcé – compte pour 14 % de la population. Même la compagnie Redpath, installée sur les rives du canal Lachine durant les années 1850, se met à fabriquer du sucre d’érable.
UN CHANGEMENT DE PRODUCTION
Cinquante ans plus tard, en 1901, le sucre d’érable trône toujours au sommet de la production acéricole, le Québec produisant 13 564 819 lb de sucre, mais en baisse substantielle par rapport aux chiffres de 1881 et 1891. Plus le XXe siècle progresse, plus les agriculteurs québécois délaissent la production de sucre, suivant en cela la voie tracée par les acériculteurs de l’Ontario.
Si les chiffres de production de sirop pour 1901 sont inconnus, ceux des recensements subséquents ne laissent aucun doute : en 1911, il se produit près d’une fois et demie plus de sirop que de sucre. L’écart ne fera que s’accentuer par la suite, atteignant près de 14 fois plus de sirop en 1951. En 1970, l’écart se chiffre presque à 50 fois plus de sirop.
Le virage de production vers le sirop coïncide avec la prise de conscience que suscite, dans un premier temps, le fabricant d’évaporateur John H. Grimm. Ses propos agacent le ministre de l’Agriculture J. E. Caron, qui pose un regard sévère sur la qualité du produit et la technologie utilisée.
Ces deux propagandistes réagissent au déclin des prix et à la falsification des produits, notamment l’apparition des fameux « sirops de poteau ». Au début des années 1920, le marché du sucre d’érable stagne toujours et connaît une crise majeure.
La société coopérative agricole Les producteurs de sirop d’érable du Québec est incorporée en 1925 à la suite de l’incitation du ministre Caron. Deux ans plus tard, la marque Citadelle voit le jour et l’usine de Plessisville est construite.
Entre-temps, les producteurs québécois ont choisi la voix du sirop, ce dernier coûtant moins à produire tout en rapportant davantage. Ce changement est facilité par deux facteurs : la réfrigération et la technologie des évaporateurs
Source : Yvon Desloges, Historien, Journal de Montréal, cahier Weekend, 15 avril 2023, p77
114e jour de l’année
Lundi, 24 avril 2023

À la douce mémoire de…
DICK RIVERS 1945-2019 – Chanteur rock français.
Pensée et citation du jour
Le respect, l’admiration et l’amour sont de meilleurs moteurs que le stress, la sanction ou l’incompréhension.
Olivier Sax
Ça s’est passé un 24 avril…
(1934) L’orgue Hammond est un instrument électromécanique inventé en 1934 par Laurens Hammond. Il s’inspire de l’orgue traditionnel et était initialement destiné à équiper des églises n’ayant pas la place ou les moyens financiers pour disposer d’un orgue à tuyaux.
(2007) Le constructeur automobile Toyota accède au premier rang des constructeurs automobile au monde. Durant le premier trimestre 2007, Toyota a vendu 2 348 millions de véhicules tandis que son concurrent américain General Motors a vendu 2260 véhicules.
(2013) L’effondrement du Rana Plaza est l’effondrement d’un immeuble à Savar, faubourg ouest de Dacca, la capitale du Bangladesh, parfois appelé « catastrophe de Dacca » par les médias, le 24 avril 2013, a provoqué au moins 1127 morts pour environ 2 500 rescapés (bilan au 13 mai 2013). Les sources ultérieures parlent de 1135 morts.
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La Une
Qui n’a pas joué une seule fois à ce jeu dans sa tendre enfance. « Park Place » et « Boardwalk », les terrains les plus chers et convoités, que personne ne voulait vendre. La possible option d’acheter des terrains pour y bâtir maisons et d’hôtels parce qu’on était devenus riche… On pourrait en parler longtemps de ces journées à jouer en famille ou avec les amis. C’était LE jeu à posséder.

Vendu à des millions de copies à travers le monde, connait-on vraiment l’histoire de ce jeu mythique ? En voici sa brève histoire.
Contrairement à ce qui a été véhiculé pendant des décennies, le jeu de société Monopoly n’est pas une invention de Charles Darrow. Ni une création servant à mettre en valeur Atlantic City.
Bien que ce soit Charles Darrow, au printemps 1935, qui a vendu le concept du jeu à Parker Brothers (aujourd’hui Hasbro), l’idée originale revient à Elizabeth Magie.
Cette dame a créé le jeu Landlord’s Game en 1903 pour dénoncer les rentes immobilières qui enrichissaient les propriétaires et appauvrissaient les locataires.
Ironiquement, Parker Brothers lui a refusé en 1924 de commercialiser une version du jeu qui empruntait des noms de rues… de Chicago. Les frères Parker considéraient le jeu trop politique. Ce sera finalement Ruth Hoskins, une dame ayant découvert ce jeu à Indianapolis, qui intègrera pour la première fois les noms des rues d’Atlantic City, une ville où elle venait d’emménager.
Initiée au jeu, la famille Darrow a alors tenté de commercialiser à plus grande échelle sous le nom de Monopoly. Récemment, des documents ont révélé que Parker Brothers avait versé 500 $ à Elizabeth Magie afin d’acquérir les droits de son invention.
Charles Darrow aurait pour sa part, avoué aux frères Parker avoir copié l’idée d’un ami. Or, ce n’est que depuis une dizaine d’années qu’Hasbro reconnaît les véritables racines du jeu qui s’est vendu à plus de 275 millions d’exemplaires dans le monde.
Source : Revue Camping Caravaning, mai 2023, p47
113e jour de l’année
Dimanche, 23 avril 2023

On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE ET DU DROIT D’AUTEUR
Une journée sur le chemin de la vie pour…
Michel Lafrenière
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
Exister, c’est oser se jeter dans le monde.
Simone De Beauvoir
Ça s’est passé un 23 avril…
(1984) Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus infectant l’homme et responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (Sida), qui est un état affaibli du système immunitaire le rendant vulnérable à de multiples infections opportunistes.
(1985) La compagnie Coca-Cola annonce que la boisson gazeuse la plus bue au monde aura un goût différent de celui qu’on lui connaît depuis 100 ans ; les porte-parole de l’entreprise expliquent que l’idée de changer la recette est née quand ses chercheurs ont mis au point la formule de Coke à faible teneur en calories.
(2010) Des médecins de Barcelone ont réussi à mener la première greffe complète du visage, une intervention inédite dans le monde. Certains spécialistes français préféraient toutefois parler d’une greffe quasi-totale.
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