Travaux, travaux et encore des travaux.

Congestion routière2Quand des entreprises quittent le centre-ville de Montréal pour s’établir en banlieue, c’est le signe d’une écoeurantite aigue. Le journal en fait grand état depuis deux jours et ce ne serait que la pointe de l’iceberg.

Laissez-moi vous dire qu’il faut être fait fort, et un peu beaucoup maso, pour circuler à l’heure de pointe dans la grande région de Montréal. Pas pour rien que les Tim Hortons soient si occupés chaque matin, à servir un bon gros café bouillant à toute cette bande de stressés devant se taper les interminables bouchons et espérer rentrer au travail avant l’heure du dîner. On me dit que certains automobilistes quittent leur domicile avant le lever du jour, pour poinçonner à temps.

Les chantiers ne sont pas tous comme des ruches. Souvent on ne voit que des cônes orange laissés à l’abandon. Même que je me demande pourquoi je ne me suis pas lancé en affaire en vendant des cônes orange, parce qu’il y a une piastre à faire au Québec avec ces bidules qui font maintenant parti du mobilier autoroutier. Ces entraves provoquent à coup sûr, l’impatience des conducteurs qui ont la mèche très courtes, pour certains, et qui défient le Code de la route à en vider un stylo sur une tablette de contraventions.

Les zones de travaux permettent de retoucher son maquillage, se jouer dans le nez… ne riez pas, j’en ai vu un se jouer dans le nez avec un tournevis; dégueulasse ! D’autres se servent du téléphone cellulaire et gesticulent, pour quelqu’un qui ne le voit pas. C’est aussi le moment propice pour déjeuner au volant, alors que d’autres jouent du pare-chocs pour ne pas laisser un seul centimètre à l’autre automobiliste qui veut s’infiltrer et qui fait du slalom depuis quelques pieds déjà, en rêvant qu’il conduit un tank. Ça aiguise la patience.

Imaginez lorsque les constructeurs de ponts arriveront avec leurs gros sabots pour ériger le futur pont Champlain. L’enfer en 3D pour 200 semaines ! On a déjà l’impression qu’il n’y a pas de coordination entre les chantiers alors on n’a aucun moyen de s’en sortir. Je n’ai pas encore parlé des accidents, comme celui de ce matin, sur la 132 Est, impliquant un mastodonte. Un réseau routier complètement paralysé, des kilomètres à la ronde avec des dommages collatéraux sur les grands axes routiers avoisinants. Le bordel !

L’heure de pointe, les travaux, les entraves et les véhicules lourds, tous en même temps et voilà une grosse gibelotte à vous donner des palpitations, des montées de pression, de l’angoisse et de la mauvaise humeur. Bientôt, on va vous livrer le café au 4 litres, seringue fournie, pour l’injection intraveineuse.

Il me semble que nos grands penseurs devraient, comme il se fait dans d’autres pays, interdire la circulation des véhicules lourds principalement aux heures de pointe, pour dégager les voies carrossables et ajouter plus de fluidité et de dégagement aux automobilistes. Je ne dis pas qu’ils sont les seuls responsables, mais ils prennent beaucoup de place dans des zones déjà amplement rétrécies. Mais au Québec, on en parle… On en parle… Et on en parle encore sans jamais aboutir à rien. Essayez-des tranquillisants…!

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