Il faut vivre, avec un grand V

Vivre3Hier, en parcourant mon journal quotidien, j’ai été stupéfait d’apprendre la nouvelle du cancer de l’ex-maire de Montréal, Jean Doré. Ça faisait un bon moment que nous avions eu de ses nouvelles et une manchette dramatique comme celle-là, ça frappe. D’autant plus qu’il pratiquait régulièrement des activités sportives et qu’il n’avait aucun symptôme. S’il existe un cancer redoutable et fulgurant, c’est bien celui du pancréas.

Toujours est-il que je lui souhaite la meilleure des chances dans ce combat ultime et en même temps cela m’a fait réfléchir à tout ce qu’on peut bien nous donner comme conseils pour vivre notre vie en santé. La nourriture avec ses bons choix d’aliments, la bonne forme physique par la marche ou toute activité sportive pour y parvenir, éviter les gras saturés, gras trans ainsi que le sucre. Montignac, mort à 50 ans en est un bel exemple, lui qui a prôné son mode de vie alimentaire. On pourrait donner une panoplie d’exemples similaires.

Régulièrement, des études contradictoires viennent noircir les pages de faits divers des quotidiens. À mesure que la science et la recherches évoluent, les nouvelles découvertes se succèdent, nous incitant à changer nos habitudes au point de n’y plus rien comprendre. Ce qui était bon hier, ne l’est plus. En fin de compte qui croire? On lit les étiquettes de produits et on devient tout mêlé. On fait attention à tout, pourquoi? Pour mettre toutes les chances de notre côté? Qui nous dit qu’on sera encore de ce monde demain?

L’humain a deux certitudes, comme tout ce qui vit sur cette planète; sa naissance et sa mort. Si le premier est prévisible il en est tout autrement du deuxième. On ne sait pas quand, ni comment ça se produira mais, incontestablement on mourra de quelque chose un jour. Qui vit, meurt! Nous ne sommes pas immortels.

Prenant pour acquis que les gens vivent plus longtemps que nos ancêtres, il est peut-être temps qu’on cesse d’écouter tout le monde et de profiter de tout ce que la vie nous donne. Vivre au jour le jour et pouvoir se dire qu’au moment de partir, on aura vécu un parcours bien rempli et enivrant. C’est bien qu’on fasse des choix, mais il faut faire la part des choses et éviter les excès, parce qu’on ne sait pas quand tout s’arrêtera. Les témoignages des personnes en fin de vie sont éloquents; avant d’être cloués sur un lit de soins palliatifs, ils veulent profiter au maximum des minutes de lucidité disponibles. Ils veulent partir en paix parce que demain vient trop vite. Ils veulent accomplir ce qu’ils remettaient toujours à plus tard. S’ils avaient su…!

C’est la philosophie qu’on devrait adopter jusqu’à la fin de notre vie, sans excès et sans privation, en écoutant notre corps et notre tête. Profiter de tous les instants comme s’ils étaient les derniers et prendre avec un grain de sel tout ce qu’on dira ou écrira pour prolonger la vie sans qu’on en connaisse l’échéance. C’est abstrait et de toute façon, une fois trépassé, c’est la vie éternelle qui nous attend. Si on pouvait revenir de l’au-delà, on penserait probablement de cette façon.

Jean Doré l’a dit; -Je voudrais un scénario qui me permet de retarder l’échéance bien entendu, mais aussi d’avoir une qualité de vie et de pouvoir rester auprès des miens. Alors c’est pour ça qu’il faut vivre. Parce que notre temps nous est donné… mais jusqu’à quand?

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