PDG d’une grande compagnie, ou l’art d’assurer son avenir financier

Image with Audi and Volkswagen

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Ce n’est même plus la performance positive qui est bonifiée lorsqu’on est PDG d’une grande compagnie. Que vous soyez bon, médiocre ou incompétent, ça n’a aucune espèce d’importance, pourvu que vous sachiez négocier au point d’assurer votre avenir financier personnel en vous en mettant plein les poches. Et nul besoin de faire carrière. Vous déguerpissez dans la tourmente après moins de 10 ans – souvent cinq – et vous allez voir ailleurs, sans que vos acquis en souffrent. On vous donne des millions et des avantages comme aucune autre, sans en exiger de résultats pour les justifier.

Si votre incompétence ou des décisions douteuses, voire criminelles, vous incombent, aucun problème; on vous fait démissionner sans toucher à votre pactole, et ils iront même jusqu’à en rajouter pour que vous ne tombiez pas dans la misère. Les conséquences? Oubliez ça!

Un exemple…? Ce petit texte, en coin de page, paru dans la section actualité de l’édition d’hier du Journal de Montréal, concernant l’ex-pdg de Volkswagen et de son généreux revenu de retraite de 4300$ par jour, illustre très bien ce propos. Juste de le lire, me fait rager. Le voici;

« L’ex-pdg de Volkswagen, qui a dû démissionner à cause du scandale des moteurs truqués, touche environ 4300$ chaque jour, selon le quotidien allemand Bild. Martin Winterkorn était à la tête du premier constructeur automobile européen pendant près de neuf ans. Il a démissionné en septembre 2015 en assumant la responsabilité du scandale sur le trucage des tests antipollution des voitures diesel de Volkswagen et Audi.

Hier, le journal allemand rapportait que l’homme de 69 ans a obtenu une pension annuelle de retraite d’entreprise de 1,1 million d’euros qui correspond à environ 70% du salaire qu’il touchait en tant que pdg du groupe. Par ailleurs, il va bénéficier d’une voiture de fonction à vie, selon le journal français spécialisé en économie Les Échos. En additionnant pension et indemnité, l’agence Bloomberg estimait le pactole de M. Winterkorn à 61,8 millions d’euros, soit plus de 91 millions $. »

Ce petit monsieur a fraudé des millions d’acheteurs d’automobiles et voilà comment il s’en tire. Avouez qu’on est à des années-lumière de la prison, de la déchéance et de la sécurité sociale. C’est fou comme la richesse est mal partagée en ce bas monde.

Une réflexion au sujet de « PDG d’une grande compagnie, ou l’art d’assurer son avenir financier »

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