Une autre entrave dans une décision douteuse

Encore une fois, la décision d’un juge de déclarer coupable un policier dans l’exercice de ses fonctions laisse planer un doute sur l’impartialité du juge dans le dossier de l’agent Patrick Ouellet, impliqué dans un accident de la circulation, lors d’une filature le 13 février 2014, qui a coûté la vie à un jeune garçon de 5 ans à Longueuil.

C’est connu, le policier doit prendre des décisions très rapidement dans des situations exceptionnelles, alors que la cour met une éternité à analyser l’action. Deux mondes bien différents. Sans vouloir affirmer que les policiers doivent être au-dessus de tout soupçon, il y en a des bons et des moins bons comme dans la magistrature. Étant familier avec ce milieu, j’ai souvent constaté de visu, l’incompétence et la partialité de certains.

Je n’ai pas assisté aux audiences de ce procès mais ce que j’en ai lu, me ramène à un accident triste certes, mais bête et dans des circonstances exceptionnelles. Quand on parle d’une zone résidentielle, cette intersection est un boulevard à trois voies de circulation, séparé par un terre-plein. On ne parle pas d’une simple rue.

Autre élément qui ne sort pas du jugement et celui du témoignage du père, alors conducteur du véhicule, qui affirma voir le véhicule du policier s’amener à toute vitesse tout en jugeant qu’il avait le temps d’effectuer son virage à gauche. Il a donc pris un risque qui s’est soldé par l’accident et la mort de son fils. Quant à moi, les responsabilités sont partagées et le policier n’avait pas à être déclaré coupable.

La défense ira en appel et c’était le choix à faire devant cette décision qui ajoute une autre entrave au travail policier.