Une lettre dont plusieurs devraient s’inspirer

La Une

Dans un Québec français, il y a des gens qui veulent préserver cette belle langue, d’autres qui l’habitent depuis toujours et qui vivent dans la langue de Shakespeare, sans la moindre gêne et sans connaître un seul mot dans la langue de Molière.

Et il y a les étrangers qui viennent s’installer chez nous, qui apprennent le français et en découvrent toute sa richesse. Ils s’imprègnent de cette nouvelle culture au point de l’aimer profondément.

La lettre ouverte qui suit, publiée dans le Journal de Montréal, est un bel exemple d’intégration. Tania Lorena Riviera vit au Québec depuis plus de 35 ans. Voici son récit.


LETTRE D’AMOUR AU QUÉBEC FRANÇAIS

« Votre fille, regarde-t-elle beaucoup de télévision en espagnol ? » demanda ma professeur de première année à ma mère.

Ma mère me jeta un regard désapprobateur. Je baissai les yeux et sentis mes joues rougir.

« Une peu, porque ? » demanda à son tour ma mère dans un français cassé.

« J’ai remarqué qu’elle a encore une prononciation en espagnole pour des mots qu’elle veut dire en français. Par exemple, elle dit païs au lieu de pays. » répondit ma professeure.

Je n’avais que six ans, mais je me souviens de cette conversation comme si c’était hier, car ma mère limita grandement ma consommation d’émissions en espagnol après cette rencontre. Fini les jours où je m’assoyais à côté d’elle pour regarder Rosa Salvaje, une telenovela mexicaine populaire dans les années 80 et 90.

IMMERSION DANS LA CULTURE QUÉBÉCOISE

À partir de ce moment-là, ma mère s’assura que mon français, pour le moins parlé, soit impeccable. Elle m’acheta des livres et des films en français. Elle n’a jamais pris comme un affront à notre culture ou notre langue le fait que cette jeune professeure mentionne que mon français pouvait s’améliorer si l’on m’exposait plus à l’écoute de cette langue.

Ma mère a vite saisi qu’il fallait s’adapter et que cette adaptation devait inévitablement passer par l’immersion de ses enfants dans la langue de la culture d’ici.

Je n’ai jamais su ce qui est arrivé à la fin de la telenovela, mais j’ai découvert Les mystérieuses cités d’or. Je me suis assise devant Passe-Partout. J’ai commencé à dévorer les romans de La Courte Échelle et mon français s’est amélioré. À la fin de mon secondaire, on me décernait le prix d’excellence en français.

Mon beau-frère, né ici, a vécu quelque chose de semblable à l’école. Sa professeure aborda aussi sa mère pour lui dire qu’on devait l’encourager à communiquer en français. Sa famille également n’a pas pris cela comme une offense, mais a pris un peu trop à cœur le conseil.

Mon beau-frère peine à communiquer en espagnol, mais comprend bien quand quelqu’un lui parle de la langue de Cervantes. Fier Québécois, il n’oublie pas pour autant ses origines honduriennes.

Durant toute mon éducation scolaire, j’ai pris un goût à cette langue belle, comme chantais Yves Duteil, à tel point que je la parle mieux que mon espagnol. Je n’ai qu’une connaissance rudimentaire de l’écrit de ma langue maternelle. Mais du français, j’en connais les rouages bien que je roule encore mes « r » quand je parle.

Comme des millions d’immigrants venus s’établir ici au Québec, ma mère fuyait une guerre et cherchait un avenir meilleur pour elle et ses enfants. C’est ici qu’en 1985, elle a décidé de venir s’installer. Ses deux enfants ont reçu une bonne éducation, savent parler trois langues, et habitent un pays sûr et fort économiquement.

Comment ne pas être reconnaissant envers cette terre et ces gens qui nous ont accueillis ? Pourquoi ne pas leur rendre hommage en apprenant leur langue, la langue d’ici ?

NDLR. : Merci, pour cette intégration. Vous êtes un exemple à suivre.


5 octobre 2021

On célèbre aujourd’hui…

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES ENSEIGNANTS DU MONDE


À la douce mémoire de…

Gabrielle Labrie-Michaud 1930-2020, famille.

Steve Jobs 1955-2011, cofondateur d’Apple.


Une année de plus sur le chemin de la vie pour…

Jean-François DespontsLorraine Poirier

Bon anniversaire !


On jase là…

Sur les lignes ouvertes, les journalistes ainsi que les politiciens d’opposition condamnent l’attitude de François Legault lorsque questionné à brûle-pourpoint sur la commémoration de la mort de Joyce Echaquan et du congé férié associé à cet événement. Vous… Oui vous… vous réagiriez comment dans une telle situation ? Ça prouve que notre premier ministre est d’abord un être humain comme nous tous et toutes et qu’il n’a pas une langue de bois.

On ne peut en dire autant de Justin qui, en cette journée qu’il a lui-même déclaré fériée, a décidé de se payer des vacances en Colombie-Britannique. Fidèle à son habitude, il s’est excusé !


Pensée et citation du jour

Hélas ! Seuls les rosiers ont cette merveilleuse faculté de récupérer leur jeunesse perdue.

J.-E. Larivière


Ça s’est passé un 5 octobre…

(1970) La crise d’octobre débute. L’attaché commercial du haut-commissariat de la Grande-Bretagne à Montréal, James Richard Cross est enlevé par la cellule Libération, du Front de Libération du Québec.

(1984) Marc Garneau est le premier Canadien à aller dans l’espace, alors que la navette Challenger ayant à son bord l’équipage le plus considérable à faire partie d’une seule expédition s’arrache de son pas de tir à Cap Canaveral.

(1996) Jocelyne Bourassa est intronisée au Temple de la renommée du golf canadien.


Merci de votre assiduité – Passez une excellente journée !

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