L’immortalité

Et si on donnait l’immortalité à nos vedettes, nos idoles, nos contemporains, ceux et celles qu’on a aimé et qui sont disparus. Partout au Québec, on pourrait procéder à des changements de rues, d’artères, de grands boulevards, d’autoroutes, de places publiques… plein d’endroit ou on pourrait facilement se rappeler.

Michel Beaudry en a fait le sujet de son article, paru dans le Journal de Montréal d’hier, et que j’endosse à 150%. C’est une merveilleuse idée, et que nos comités de toponymie s’y mettent sérieusement pour immortaliser ceux et celles qui ont fait une différence, qui se sont investis envers la communauté, qui ont laissé leur marque. C’est le texte, cette merveilleuse idée, que je veux partager avec vous.

AU NOM DE… Michel Beaudry

Enrico Ciccone est maintenant député, Denis Coderre devient boxeur et Jean Lapierre sera une autoroute. Faut pas avoir peur du changement. Il ne faut surtout pas avoir peur d’honorer ceux qu’on a aimés.

Le tronçon de l’A-10 au nom de Jean, c’est un naturel sympathique. Comme il faut immortaliser Bernard Landry dans le coin de Verchères, qui lui était si chère. Et Lise Payette ? Charles Aznavour, dont le Québec était un maillon d’amour depuis les années 1950.

Gilles Pelletier, Albert Millaire, Paul-Gérin-Lajoie, Carmen Campagne, Pierre Lalonde, et mettez-en. Madame Sutto, Tex, Patrick Bourgeois, René Angélil, Leonard Cohen, et pourquoi pas Johnny Hallyday. J’en oublie, j’en passe.

Il y a des noms de rues qui ne demande qu’à être changés. Parmi ceux-là, il y a celle de notre grand ami Sir John Coape Sherbrooke, né et mort en Angleterre, qui a été gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique pendant deux petites années au début du 19e siècle, et qui a pourtant sa ville, sa très grande rue et sa station de métro. C’est beaucoup, non ?

ET LES SAINTS ?

Si on enlève les crucifix pour effacer les signes religieux, est-ce qu’on enlève les saints aux noms de rues, au nom de villages, aux noms de villes?

Pis, allez-vous cueillir des bleuets au lac Jean, cette année ? Ou êtes-vous plus du genre qui se tient dans le nord, genre Jérôme, Sauveur, Agathe ou Jovite ? Moi, j’aime bien aller prendre un café sur la Denis près de la Catherine.

Salut les laïques !

Les Noëls d’antan

Beaucoup axés sur les cadeaux de nos jours, les Noëls d’antan n’ont pas toujours été ainsi. Autrefois c’étaient les rassemblements familiaux qui étaient à la mode. Quelques objets ou friandises déposés dans des bas suspendus à la cheminée, faisaient l’affaire et rendait les enfants heureux.

Personnellement, étant né après la seconde Guerre Mondiale, l’époque du bas sur la cheminée m’était inconnue mais, en contrepartie, les retrouvailles en famille je les ai vécues chez mes grands-parents dont on faisait la tournée au Jour de l’An au travers des arômes des repas traditionnels qui ouvraient l’appétit, et le gros nuage de boucane (tout le monde fumait).

Cousins, cousines, oncles, tantes et tout ce qui s’appelait la parenté remplissaient la maison. Ça chantait, jouait aux cartes et les mousses s’amusaient avec les cadeaux reçus à Noël. C’était « LE party ».

Alors que je parcourais le numéro de décembre de la revue Coup de pouce, auquel ma conjointe est abonnée, je suis tombé sur la description des Noëls d’antan de trois sages de 88, 90 et 100 ans. C’est ce que je vous propose à l’approche des Fêtes pour se mettre dans l’ambiance du temps où ces réjouissances ne revêtaient pas leur caractère commercial et mercantile d’aujourd’hui. Autre temps, autre mœurs, n’empêche que c’était le bon temps, comme diraient certains… pour se rappeler le bon vieux temps.

3 SAGES SE RAPPELLENT Amélie Cournoyer

ARMAND PARADIS, 88 ANS

Armand se rappelle que la veille de Noël était tranquille quand il était enfant. Il passait la soirée en famille, avec son père, sa mère et sa sœur. Après le souper, sa sœur et lui allaient se coucher, ne dormant que d’un œil jusqu’à ce que leurs parents les réveillent pour la messe de minuit. « Je me souviens du sleigh que l’on prenait pour aller à l’église et du son des clochettes attachées aux chevaux, dit-il. L’église était tellement belle, toute décorée et illuminée pour l’occasion. »

Après la messe, la famille Paradis revenait à la maison et les enfants recevaient de petits cadeaux. « Je n’oublierai jamais le révolver-jouet avec les cartouches en bois qu’on m’a donnés, un Noël. Ils étaient accrochés à une ceinture que je pouvais mettre à ma taille. J’ai joué avec ça toute l’année ! », raconte Armand. Quant à ma sœur, elle recevait des « affaires de filles », comme des poupées.

Le 25 décembre sonnait le début des festivités chez les Paradis. « Chaque soir. À tour de rôle, une famille invitait le reste de la parenté. Entre mes tantes, il y avait même un petit concours à savoir qui ferait le meilleur dessert ou la meilleure tourtière », poursuit celui qui ne cache pas s’être régalé.

Reste que le plus gros rassemblement familial, c’était au Jour de l’An. « On partait en sleigh, emmitouflés dans d’épaisses couvertures, se souvient-il. Mon père mettait des briques chauffées sous nos pieds pour nous garder au chaud. Ça prenait seulement une demi-heure pour nous rendre chez mon grand-père, qui habitait dans le même village, mais je trouvais ça tellement long ! J’avais hâte d’arriver. » La maison du grand-père maternel était alors remplie d’invités, la table débordait de nourriture, tout le monde était heureux et s’amusait… Bref, Armand savait que la soirée finirait tard !

Son conseil de sage : « Aujourd’hui, la vie est différente qu’elle était à l’époque, mais c’est important de poursuivre les traditions, comme aller à l’église, à Noël, et de recevoir la famille, la parenté. Les rituels, ça fait du bien aux gens ! »

YOLANDE LAROCHE, 90 ANS

Celle qui a grandi au sein d’une famille de 14 enfants se rappelle que Noël demandait beaucoup de préparation… « À l’époque, le temps des Fêtes commençait au début du mois de décembre et se poursuivait jusqu’à l’Épiphanie. Noël et le Jour de l’An étaient les deux grandes fêtes au cœur de cette période de réjouissances », raconte Yolande.

Tout commençait début décembre avec l’abattage de quelques animaux de la ferme familiale par les hommes. On faisait ainsi des provisions de viande pour l’hiver et pour les repas du temps des Fêtes, bien sûr ! Ensuite, les femmes pouvaient entreprendre le grand ménage de la maison et cuisiner les rôtis, tourtières, cretons, tartes, gâteaux et tout ce qu’il fallait pour bien recevoir la visite. « Durant leurs moments de répit, le soir, les femmes tricotaient des vêtements ou faisaient de la broderie tandis que les hommes fabriquaient des jouets en bois. C’étaient leurs cadeaux aux enfants. Ils n’achetaient pratiquement rien dans les magasins », poursuit-elle.

Tout le mois de décembre, à l’école, l’enseignante préparait les enfants à la naissance du petit Jésus. Les sacrifices que faisaient Yolande et ses camarades de classe (travailler fort à l’école, aider les parents à la maison, rendre service, éviter la chicane) étaient écrits sur des bouts de papier. Ceux-ci devenaient les brins de paille dans la crèche : alors il en fallait beaucoup pour la rendre confortable et que le nouveau-né soit bien au chaud ! « Noël était une fête religieuse entièrement consacrée à l’arrivée de Jésus, souligne Yolande. Il n’était pas question de cadeaux. L’enfant qui avait fait des sacrifices pour faire plaisir à Jésus et qui assistait à la messe de minuit était comblé. »

Quant au Jour de l’An, ça swinguait fort dans la famille de Yolande ! « Il y avait plus de 100 personnes chez-nous, se souvient-elle. C’est à ce moment-là qu’on se donnait des cadeaux. On se gâtait, on mangeait, puis on chantait et on dansait durant une bonne partie de la nuit. »

Son conseil de sage : « Pendant le temps des Fêtes, oubliez les questions d’argent et prenez le temps de vous arrêter, afin de vous concentrer sur ce qui compte vraiment, soit les valeurs humaines, comme l’amour, l’amitié et l’entraide. »

MARIE-CLAIRE DANEAU, 100 ans

Dans la famille de Marie-Claire, le temps des Fêtes commençait par la messe de minuit. « C’était très solennel. Les gens étaient bien habillés. Il y avait une chorale spéciale qui interprétait les chants de Noël », dit-elle.

Après la messe, le domicile familial de Marie-Claire devenait le point de rassemblement de toute la parenté. Oncles, tantes, cousins, cousines… ils étaient une quarantaine en tout à s’échanger des vœux de Noël tout en dégustant des tourtières, des sandwichs de toutes sortes et une très grande quantité de beignes préparés par sa mère, ses sœurs et elle. Pour mettre de l’ambiance, un disque de chansons de Noël jouait en boucle, « mais pas trop fort pour ne pas déranger ».

Vers 2 heures du matin, les enfants recevaient leurs cadeaux. « La plupart du temps, on se donnait des gants, des tuques et des foulards que mes sœurs avaient tricotés », raconte Marie-Claire. Dans leur bas de Noël, c’est-à-dire un bas de laine accroché à leur lit, les enfants trouvaient des bonbons aux patates, un morceau de chocolat ou de sucre à la crème, puis un fruit, comme une pomme, une orange ou une banane.

Par la suite, tout le monde allait se coucher pour dormir une heure ou deux avant de se rendre à la messe de l’aurore du 25 décembre. « Mes sœurs et mon beau-frère faisaient partie de la chorale. Quand on les entendait chanter, on se sentait au ciel », se rappelle-t-elle.

Tout le temps des Fêtes, la parenté en profitait pour se visiter tous les jours, ce qui donnait lieu à des soirées dansantes. « Ma mère jouait du piano et mon père chantait. Le reste du monde dansait des valses et des sets carrés », poursuit Marie-Claire. Dans sa famille, les festivités se terminaient à la fête des Rois, le 6 janvier, par une soirée paroissiale où l’on jouait aux cartes entre voisins.

Son conseil de sage : « Concentrez-vous moins sur les cadeaux et plus sur les fêtes de famille. C’est important de vous réunir, de vous voir, d’échanger et de passer du bon temps ensemble tant que vous le pouvez, parce que personne n’est éternel. »

Et vous… ? Vous avez un souvenir à nous raconter ? Allez-y, on vous écoute…

Bouillon de culture

Le système nerveux

Quelles sont les différences:

Parasympathique: Se dit de la partie du système neurovégétatif qui comprend deux centres nerveux, aux deux extrémités de l’axe cérébrospinal.

Sympathique: Désigne le système nerveux qui commande les mouvements inconscients, incontrôlés comme ceux de l’oeil, du coeur, des poumons, etc.

Bouillon de culture…

FÉLIX LECLERC (1914-1988)

Hier soir, TVA présentait un reportage sur Félix Leclerc et je l’ai visionné avec beaucoup d’intérêt. Émotif par moment, ce documentaire était un bel hommage pour ce grand bonhomme qui avait à cœur la langue française. Je me souviens de ce personnage et principalement de ses chansons. Chez nous, mon père fredonnait tout le temps Le Petit Bonheur, pour endormir les enfants. Avec un timbre de voix qui s’approchait de celui de Félix, c’était magique à tout coup. J’adorais ce moment.

Les hommages qui lui ont été rendus depuis son décès sont nombreux et témoignent de la grandeur de cette personne. Il aura été un des très grands Québécois, au même titre que René Lévesque qui, de fait, ont très mal encaissé la défaite référendaire de 1980.

Après le reportage, j’ai eu envie d’en connaître plus, de partager avec vous, un résumé de sa biographie. Sans énumérer tous les honneurs qui lui ont été remis, je vous invite à poursuivre votre recherche et les découvrir. Fait inusité, il est décédé dans son sommeil, le 8 août 1988 à 8 heures.

Félix Leclerc (né Joseph Félix Eugène Leclerc le 2 août 1914 à La Tuque au Québec – décédé le 8 août 1988 à Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans au Québec) est un auteur-compositeur-interprète, poète, écrivain, animateur radiophonique, scénariste, metteur en scène et acteur québécois, et un homme engagé pour la souveraineté du Québec et pour la défense de la langue française.

Félix Leclerc est le sixième des onze enfants de Fabiola Parrot (1880-1946) et Léonidas Leclerc (1879-1965) (généralement connu sous le nom de Léo Leclerc). Il commence ses études à l’Université d’Ottawa, mais est obligé de les arrêter en raison de la Grande Dépression économique des années 1930.

Félix Leclerc occupe divers petits emplois avant de devenir animateur radiophonique à Québec de 1934 à 1937. En 1937, il écrit des scénarios pour le compte de Radio-Canada à Trois-Rivières, développant des pièces dramatiques à la radio, comme Je me souviens. Il y chante ses premières chansons. Il joue aussi dans les feuilletons radiophoniques Rue Principale, Vie de famille et Un homme et son péché. Il publie bon nombre de ses scénarios et fonde une compagnie théâtrale qui présente ses pièces à travers le Québec.

En 1950, l’imprésario parisien Jacques Canetti, de passage au Québec, entend un enregistrement du fantaisiste montréalais Jacques Normand de la chanson « Le Train du Nord ». Vivement impressionné, Jacques Canetti fait enregistrer à Félix Leclerc une douzaine de chansons aux studios de la station radiophonique montréalaise de CKVL, et l’invite à chanter en France, où il obtient beaucoup de succès. Il se produit au théâtre l’A.B.C. à Paris. Il signe ensuite un contrat d’enregistrement de disques de cinq ans avec la marque Polydor. Il revient au Québec en 1953. Le chétif, dont on se moquait gentiment hier, vient de conquérir le monde, sans rien changer à son allure, à ses textes ou à sa parlure, comme il se plaisait à le dire lui-même. D’un coup, la chanson québécoise vient de gagner ses lettres de noblesse.

Félix Leclerc enregistre en 1951 un premier album contenant notamment Moi, mes souliers, Le Train du Nord, Bozo et Le Petit Bonheur.

Félix Leclerc remporte le grand prix de l’Académie Charles-Cros en 1958 pour son deuxième album, Le Train du Nord.

Il continue à donner des spectacles, entre autres dans les cabarets montréalais, où on l’entend au Café Continental au début des années 1950. Il est aussi présentateur dans le cadre de différentes émissions télévisées culturelles, dont l’une sur les légendes du Québec pour Radio-Canada. Au cours de l’année 1958, Félix Leclerc conçoit avec le père Bernard de Brienne le projet pour l’année suivante de partir conjointement en grande tournée de concerts en Europe, notamment en France.

Félix Leclerc publie en 1961 un recueil de pensées, Le Calepin d’un flâneur. Il est rapidement reconnu comme un chanteur culte et un auteur francophone essentiel par les Québécois.

En 1962, Félix, son père et l’un de ses frères sortent miraculeusement indemnes d’un très grave accident automobile. Il retournera ensuite à Paris enregistrer la chanson Ton visage de Jean-Pierre Ferland.

Félix Leclerc divorce en 1968 et se remarie avec Gaëtane Morin, avec laquelle il aura un garçon (Francis Leclerc) et une fille (Nathalie), puis fait paraître le livre Chansons Pour Tes Yeux. En 1969, il est l’auteur de l’un de ses albums les plus populaires : J’Inviterai l’Enfance.

À la suite de graves événements politiques au Québec courant 1970-1971 (notamment assassinat du ministre Pierre Laporte le 17 octobre 1970), Félix Leclerc devient indépendantiste passionné et déclare :

« J’ai marché pendant trop longtemps dans les sentiers fleuris et embaumés. Il est plus que temps que j’emprunte des sentiers plus fréquentés, les chemins trop souvent piégés sur lesquels marchent six millions de mes frères ».

Il enregistrera à cette époque deux de ses plus célèbres chansons, L’alouette en colère et 100 000 façons de tuer un homme.

Le 13 août 1974, il participe, avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois, au spectacle de la Superfrancofête, sur les plaines d’Abraham à Québec, devant plus de 100 000 spectateurs. Cette prestation est immortalisée sur l’album J’ai vu le loup, le renard, le lion.

En 1976, Félix Leclerc célèbre à Paris la victoire du Parti québécois (PQ) aux élections de la Belle Province de Québec, en compagnie des chanteurs Raymond Lévesque et Pauline Julien et il refera une grande tournée en France en 1977.

Félix Leclerc crée en 1983 la Fondation Félix-Leclerc afin de promouvoir la culture francophone et il encourage aussi la composition et la création chez les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes et les jeunes poètes francophones.

Le 4 avril 1983, Félix Leclerc est invité au Printemps de Bourges pour une soirée d’hommage où se retrouvent plus d’une dizaine de musiciens, dont Maxime le Forestier et Yves Duteil.

Il meurt dans son sommeil, le 8 août 1988 à huit heures, sur l’île d’Orléans, près de Québec, où sont dispersées ses cendres. Une pierre tombale est érigée dans le cimetière de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, où des admirateurs viennent parfois déposer fleurs et souliers qui ont beaucoup voyagé.

Félix Leclerc a été à l’origine de la tradition des chansonniers québécois. Il fut aussi une voix puissante du nationalisme québécois.

Ami de Raymond Devos, il partageait avec lui un goût pour la langue française et le désir de défendre la création artistique de qualité. Félix Leclerc est le père de trois enfants : le photographe et cadreur (opérateur de prises de vues) Martin Leclerc, le réalisateur Francis Leclerc et Nathalie Leclerc, directrice générale et artistique de l’Espace Félix-Leclerc et vice-présidente de la Fondation Félix-Leclerc.

En hommage à Félix Leclerc, les récompenses de la chanson québécoise s’appellent désormais les Prix Félix.

Le fonds d’archives de Félix Leclerc est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Au Québec, à titre posthume, divers parcs, rues, écoles et autres endroits publics ont été nommés en son honneur.

Source : Wikipédia

Bouillon de culture

Le curé Labelle, vers 1860

Avec la série télévisée Les Pays d’en Haut, diffusée à Radio-Canada, on peut apprécier la volonté et la ténacité du curé Labelle.

Son ardeur à développer « le Nord » en fait de lui, un personnage généreux, important et marquant de la période de la colonisation. Voici un épisode de son histoire, alors qu’il venait en aide aux Montréalais…

LE CURÉ LABELLE, L’HOMME QUI A SAUVÉ MONTRÉAL DU FROID

Le curé Antoine Labelle est connu pour le rôle qu’il a joué dans la colonisation des Laurentides, au 19e siècle. Mais peu de gens savent qu’il a sauvé la population de Montréal en 1872, lors d’une pénurie de bois de chauffage.

« En janvier 1872, il fait particulièrement froid à Montréal », relate l’historien Jean-François Nadeau. La ville vit alors une récession économique, le chômage est à son plus fort et le bois se fait rare. Les pauvres, nombreux à cette époque, n’ont rien pour se chauffer et risquent de mourir de froid.

Dans les Laurentides, où se trouve le curé Labelle, ce ne sont pas les arbres qui manquent. Le 18 janvier 1872, le célèbre prêtre prend la tête d’un cortège de 80 traîneaux chargés de bois. Lorsqu’il arrive à Montréal, il est accueilli en véritable héros.

Une gravure représentant la distribution de bois de chauffage aux personnes démunies lors de la pénurie de 1872 à Montréal Photo : Musée McCord

Selon Jean-François Nadeau, ce sauvetage de Montréal a aussi pour but de convaincre les hommes d’affaires de construire un chemin de fer pour desservir le nord, un projet cher au curé Labelle.

Le curé Antoine Labelle, vers 1870 Photo : Fonds L’Action catholique/BAnQ

LE COLOSSE COLONISATEUR

Jean-François Nadeau décrit Antoine Labelle comme un personnage au physique particulier. D’abord, c’est un homme imposant : il mesure 1,80 mètre et pèse près de 135 kg.

Ensuite, son allure défraîchie, avec ses soutanes usées, contraste avec la prestance de l’Église catholique à l’époque. « Quelques personnes vont d’ailleurs lui donner des sous pour qu’il achète une nouvelle soutane, mais il s’empresse de donner cet argent à plus pauvre que lui », raconte l’historien.

Si le curé Labelle s’intéresse aux Laurentides, c’est parce qu’il y voit des terres vierges regorgeant de richesses forestières et minières. Il fera plus de 45 voyages, à pied et en canot, pour explorer la région.

Bien que personne ne veuille y mettre les pieds, hormis quelques bûcherons, ce territoire n’est pourtant pas vierge : des Autochtones l’habitent, et ils seront repoussés par l’arrivée des colons.

« POUR LE CURÉ LABELLE, LA COLONISATION, C’EST UN ACTE DE FOI, PRESQUE DE CIVILISATION. »

Antoine Labelle espère qu’en donnant de nouvelles terres aux Canadiens français, il freinera leur émigration massive aux États-Unis. Poussés par le chômage, ceux-ci sont nombreux à quitter leur patrie pour aller travailler dans les usines américaines.

Le prêtre colossal deviendra un véritable porte-parole de la colonisation. Il sera même envoyé en France pour encourager les Français à émigrer au Canada et à s’établir dans les Laurentides. Avec sa forte personnalité et son franc-parler, il n’a aucune difficulté à charmer les Européens. « Il est absolument adoré en France », affirme Jean-François Nadeau.

Alors que les Laurentides sont considérées comme un territoire impropre à la colonisation, le curé Labelle va réussir à changer cette perspective aux yeux de la population.

Néanmoins, la colonisation demeure un exercice éprouvant pour ceux qui la vivent, précise Jean-François Nadeau : « La soutane du curé Labelle est à l’image de ce que vont connaître les colons. Toute colonisation est un ouvrage absolument difficile. »

Le village de L’Annonciation, dans les Laurentides, vers 1890 Photo : Musée McCord

UN PRÊTRE HORS NORME

« Le curé Labelle, c’est quelqu’un dont la foi est assez chancelante », souligne l’historien. Il place la colonisation bien avant ses devoirs religieux, et cela ne plaît pas au clergé local, qui s’inquiète de le voir devenir de plus en plus puissant. On tente de lui retirer son territoire, la paroisse de Saint-Jérôme fraîchement créée à sa demande, mais le curé Labelle ira jusqu’à Rome pour plaider sa cause.

Il reproche de son côté au clergé canadien de ne pas faire son travail comme il le devrait.

Source : Radio-Canada.ca

C’est le temps de parler…

Ce n’est plus le temps de se taire
C’est le temps de parler
De dire ou de redire
Que nous sommes trahis

Par notre bourgeoisie
Et par nos vieux partis
Nous sommes menacés
De devenir demain
Une minorité

Nous sommes menacés
De parler notre langue
Qu’au sein de nos foyers
Nous sommes menacés
De devenir chez nous
Bientôt des étrangers
Tout notre patrimoine
Est vendu à bas prix
Aux grosses compagnies

Demain, nous ne serons plus
Qu’une race d’esclaves
Sans langue et sans patrie
Et puis sans liberté

Et quand nous essayerons
De relever la tête
Ils nous écraseront
À coup de militaires
Ce n’est plus le temps de se taire

C’est le temps de parler
Le temps de se lever
Car avant dix ans peut-être
Nous ne serons plus chez nous

Raymond Lévesque

Questions de l’esprit

Voici, pour vous, quelques questions simples avec des réponses songées. Avec un café et sa pause, vous en découvrirez les subtilités. À vous d’en juger.

Q1 : Quelle est la différence entre une pioche, un pull et une semaine?

R1 : La pioche (l’outil) a un manche, le pull a deux manches et la semaine a dimanche.

Q2 : Quelle est la différence entre un internaute et son épouse dépensière?

R2 : Pendant qu’il clique, elle claque.

Q3 : Quelle est la différence entre les oiseaux et les banquiers suisses?

R2 : Les oiseaux font leurs nids et les banquiers suisses nient leurs fonds.

Q4 : Quelle est la différence entre le temps et l’éternité?

R4 : Si je prenais le temps de te l’expliquer, il faudrait une éternité pour que tu la comprennes.

Q5 : Quelle est la différence entre Paris, un ours blanc et Virginie?

R5 : Paris est métropole, l’ours blanc est maître au pôle et Virginie aimait trop Paul…

Q6 : Quelle est la différence entre une girouette et un horloger?

R6 : La girouette montre les vents et l’horloger vend les montres.

Q7 : Quelle est la différence entre un enfant qui fait des bêtises et un sapin de Noël?

R7 : Aucune! Les deux se font enguirlander.

Q8 : Quelle est la différence entre un homme et une calculatrice?

R8 : On peut toujours compter sur une calculatrice.

Q9 : Quelle est la différence entre une poule et un chapon ?

R9 : Une poule, cha’pond ; un chapon, cha’pond pas…

Q10 : Quelle est la différence entre la lettre A et le clocher de l’église?

R10 : La lettre A, c’est la voyelle et le clocher, c’est là qu’on sonne.

Q11 : Quelle est la différence entre un cendrier et une théière?

R11 :  Le cendrier c’est pour des cendres, la théière c’est pour mon thé…

Réjouissons-nous car ce sont les meilleurs crus qui donnent les plus fortes cuites!

Une autre preuve que le français régresse au Québec

Oups! Petite faute dans le mot ORIGINIAL

Est-ce que vous visionnez de temps à autre les gags full ado Juste pour rire, à la télé? Moi si, et même si les attrapes sont de bon goût, un détail me dérange et me choque à chaque fois; l’affichage en anglais! Dans tous les gags, où il y a affichage, c’est toujours en anglais que ça se passe. J’ajouterais également que beaucoup d’échanges, lorsqu’on peut lire sur les lèvres, sont aussi en anglais. Pourtant, c’est produit à Montréal, au Québec.

Je veux bien comprendre que c’est pour faciliter l’exportation du produit mais, est- ce vraiment nécessaire? Une autre façon de faire qui fait régresser ma langue. D’autant plus que les échanges sont muets, mis à part quelques sons d’effets spéciaux. On nous prend vraiment pour des idiots. Pourtant, il n’est pas rare de visionner des documents télévisés étrangers où les affiches, le langage et les commentaires sont sous-titrés en français, pour la même raison; l’exportation.

Moi je dénonce cette façon de procéder chez nos producteurs québécois. Ce n’est pas parce qu’on baigne dans un océan anglophone qu’on doive ignorer notre langue. C’est une simple question de respect. Quand on dit que notre langue est menacée de disparaître, en voilà un bel exemple d’une mort à petit feu, à laquelle personne ne réagit ou n’ose lever le petit doigt. Quand des producteurs ne se donnent même pas la peine de sous-titrer leur ouvrage et principalement pour que celui-ci soit diffusé sur la planète entière, c’est qu’ils manquent totalement de respect envers la communauté locale et sa culture qui, même si elle est minoritaire dans le monde, demeure internationale. Vous n’avez qu’à en parler à Michaëlle Jean… elle connaît ça la francophonie.

Le plus désolant dans tout ça, c’est qu’ici, on ne réagit pas! Un signe éloquent que la majorité francophone du Québec a déjà abdiqué devant sa lente agonie annoncée. Ça m’a quand même fait grand bien de vous l’écrire.