On a flirté avec la majorité

Opinion

Tel est le verdict des urnes : la population a distribué ses votes presque comme je l’avais prévu — mais sans offrir de majorité. Une demi‑victoire, une demi‑confiance. Bref, un mandat sous surveillance.

Pour le nouveau parti au pouvoir, on verra bien comment Paul St‑Pierre Plamondon manœuvrera dans ce terrain glissant. Dans son discours victorieux, il a tendu la main aux autres partis. Reste à voir si c’était une vraie ouverture… ou un simple exercice de politesse politique.

Dans mon comté, j’ai perdu. Mais j’ai gagné avec le Parti Québécois. Comme quoi, la carte électorale a parfois le sens de l’humour.

On répète qu’un gouvernement minoritaire finit presque toujours par retourner en élection dans les 12 à 18 mois. Avec une cohorte de nouveaux députés qui devront apprendre leur métier en accéléré, on verra si l’adaptation se fait… ou si ça dérape. Avec un minimum de coopération, ça peut tenir. Sans coopération, ça casse.

LONGUEUR

Les discours des chefs ? Trop longs, trop répétitifs, mais de bons tons. Quant à Charles Milliard, il était franchement « drabe ». Il lui manque encore quelques millimètres de cuir politique pour prétendre rassembler qui que ce soit.

Évidemment, parti-pris oblige, celui de PSPP était à la hauteur, en picossant candidement le référendum à venir. Il ne lâche pas le morceau le jeune, et reste déterminé.

Ce qui m’a le plus agacé : voir le nouveau premier ministre parler avant Charles Milliard. L’ordre protocolaire est pourtant clair : on commence par le dernier chef, on termine par le premier ministre élu. Là, on a inversé les rôles. Qui a eu cette idée ? Mystère. Mais ça manquait de rigueur, et ça se voyait.

L’important, c’est que l’avenir commence aujourd’hui — espérons qu’il débutera du bon pied.

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