Rouvrir les gymnases; à quel prix ?

Un article paru dans La Presse+ du 12 mars dernier, sous la plume d’Alice Girard-Bossé, jette la lumière sur le risque qu’engendre la réouverture des gymnases et des salles d’entraînement.

Évidemment, ces commerces ont toujours dénoncé ces fermetures, en affirmant que leurs établissements prenaient les mesures sanitaires pour éviter la contagion. Quand on sait que beaucoup d’asymptomatiques ont propagé le virus, on ne peut assurer un contrôle hors de tout doute.

Voici ce que les experts en pensent…

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QUELS SONT LES RISQUES ?

Les gymnases du Québec ont rouvert récemment en zone orange, mais demeurent fermés en zone rouge. Qu’est-ce qui justifie cette fermeture ? Quels sont les risques ? Quels sports sont plus problématiques ? Des spécialistes répondent à nos questions.

Le risque de la transmission du virus est-il plus élevé dans un centre de conditionnement physique que dans un autre établissement intérieur ?

Oui, affirme d’emblée Kristen Fiest, professeure de médecine de soins intensifs, de sciences de la santé communautaire et de psychiatrie à l’Université de Calgary, en Alberta. « Nous transmettons davantage de virus en faisant du sport parce que nous respirons plus fréquemment et respirons plus fort qu’au repos », dit-elle.

Une respiration lourde signifie que les personnes malades expulsent des gouttelettes plus infectieuses, renchérit Emily Smith, professeure au département de la santé mondiale et des sciences de l’exercice et de la nutrition de l’Université George Washington, aux États-Unis. « Parler fort, crier ou chanter entraîne également un risque plus élevé de transmission de virus », dit-elle.

Selon le Dr Michael Bretthauer, médecin à l’Hôpital universitaire d’Oslo, en Norvège, le risque de transmission du virus dépend toutefois principalement du respect des mesures de prévention dans les gymnases, bien qu’il y ait plus de transmissions de gouttelettes dans ces lieux.

Que démontrent les études à ce sujet ?

« De nombreuses enquêtes sur les épidémies publiées récemment ont identifié des éclosions généralisées chez les personnes assistant à des cours d’entraînement dans des gymnases », affirme la professeure Emily Smith.

C’est le cas notamment d’une étude publiée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis, qui détaille une éclosion de coronavirus liée aux infections dans un centre d’entraînement de Chicago. Le rapport indique que 55 des 81 participants aux cours d’activité physique pendant la semaine du 24 août au 1er septembre 2020, soit 68 %, ont été infectés par le coronavirus.

La plupart des participants (76 %) portaient rarement un masque, et certains se sont rendus au centre d’entraînement en ayant des symptômes. Les CDC recommandent    donc le port du masque en tout temps dans les gymnases, y compris pendant l’exercice.

Pouvons-nous transmettre le virus par la sueur ?

Non, répondent unanimement les spécialistes consultés. Tara Smith, professeure d’épidémiologie au Collège de santé publique de l’Université d’État de Kent, en Ohio, conseille tout de même de nettoyer tout équipement partagé entre les utilisateurs.

Certains sports sont-ils plus susceptibles de propager le virus ?

Tout ce qui implique une respiration lourde à l’intérieur est à haut risque, affirme la professeure Emily Smith. Elle implique que les cours d’entraînement à haute intensité présentent un risque particulièrement élevé, car de nombreuses personnes respirent fortement dans une pièce pendant une heure ou plus. « La course à pied est plus susceptible de propager le virus que le yoga ordinaire », illustre Mme Fiest.

« Les sports où l’on est seul ou dispersé sont probablement bien moins risqués que les sports qui nécessitent un contact étroit avec une respiration intense », résume la professeure Tara Smith. Tout ce qui peut être fait à l’extérieur est moins risqué, ajoute Emily Smith.

Est-ce une bonne idée de rouvrir les gymnases ?

« L’exercice est plus important que jamais pour garder notre esprit et notre corps en bonne santé, mais compte tenu des études, j’attendrais de rouvrir les gymnases jusqu’à ce que la transmission communautaire soit à des niveaux très bas », indique Emily Smith.

Si le nombre de cas, le taux de reproduction du virus, le nombre de variants et la positivité des tests sont élevés, ce ne serait pas une bonne idée de rouvrir beaucoup de choses, y compris les gymnases, ajoute Mme Fiest. L’épidémiologiste Tara Smith est du même avis. Elle ajoute toutefois que si les centre de conditionnement physique sont ouverts, ils doivent absolument exiger des mesures strictes.

Quelles sont les mesures de prévention les plus efficaces pour réduire le risque de transmission dans les centres de conditionnement physique ?

« Plusieurs mesures peuvent aider à réduire le risque de transmission », affirme la Dre I-Min Lee, professeure à l’École de médecine de l’Université Harvard. La première mesure à respecter est d’assurer une bonne ventilation en ouvrant les fenêtres et les portes de l’établissement, dit-elle.

Elle recommande aussi de ne pas surpeupler l’établissement. « Il faudrait peut-être garder le double de la norme de distance physique recommandée, donc 12 pieds de distance au lieu de 6 pieds (4 mètres plutôt que 2 mètres). » Elle soutient qu’il est primordial de porter un masque en tout temps, même si c’est moins confortable lors de l’exercice. « Et évidemment, les personnes présentant des symptômes ne devraient pas se rendre sur les lieux », conclut-elle.

Les activités à haute intensité doivent tout simplement être évitées, suggère à son tour Mme Fiest. « D’Autres mesures de prévention comme le nettoyage des surfaces ou le contrôle de la fièvre sont également appropriées, mais je les considèrerais comme secondaires après la ventilation et le port du masque », renchérit la professeure Emily Smith.

Des juges parfaitement bilingues, obligatoire au Québec

Est-ce que Simon Jolin-Barrette sortira enfin de son mutisme et nous servir sa vision et le fruit de son travail pour la protection espérée de la langue française au Québec; la loi 101.

Vous n’avez pas idée combien j’ai hâte qu’elle devienne réalité. Je suis comme l’enfant à la veille de déballer ses cadeaux de Noël. Et je souhaite que cette réforme ait les dents acérées d’un prédateur, et non édentée.

Gilles Proulx en a fait son texte dans les pages d’opinions du Journal de Montréal du 11 mars dernier. Opinion que je partage sans réserve.

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IL FAUT SAUVER LE SOLDAT JOLIN-BARRETTE

Pour défendre le français, comme langue d’usage au Québec, une question vitale, le d’Artagnan de la CAQ, Simon Jolin-Barrette, bataille souvent seul, fin seul, contre l’hydre fédéraliste. Aucun collègue-mousquetaire de son parti pseudo-nationaliste ne daigne sortir l’épée du fourreau pour lui prêter main-forte.

Récemment, la juge en chef de la Cour du Québec insiste pour imposer la maîtrise de l’anglais obligatoire pour les juges afin de respecter le sacro-saint droit d’avoir un procès en anglais qui devrait primer, bien sûr, celui d’avoir le français pour langue d’usage. « Que non ! », lui a dit Simon Jolin-Barrette.

Où sont les Pierre Fitzgibbon, les Nathalie Roy, les Caroline Proulx, les François Bonnardel et les Danielle McCann pour appuyer leur cadet qui se démène comme un poisson dans un bocal ?

ATTENTISME

Avec son audace initiale dans le dossier de la laïcité, le gouvernement de François Legault a su, d’un côté, bannir les signes religieux chez les représentants de l’État pendant leur service, et, d’un autre, retirer le fameux crucifix.

On se disait que le régime de la CAQ avait compris que les causes raisonnables, populaires et nécessaires l’emportent toujours sur les hurlements et les menaces vides des multiculturalistes; il suffit de les ignorer pour aller de l’avant.

Pourtant, dans le dossier de la langue, cette audace est disparue… sauf chez Simon Jolin-Barrette !

ANGLICISATION

Pensez-vous qu’en Colombie-Britannique ou en Saskatchewan, on exige des juges bilingues ? Bien sûr que non. Si un francophone est traduit en justice, il peut demander le service d’un interprète. Ça devrait être ça au Québec… et non pas une obligation totalement aberrante pour les juges du Québec de maîtriser l’anglais à la perfection ! Sur ce point, Jolin-Barrette a mille fois raison !

Je me pose la question : ce ministre fougueux est-il toujours à sa place au sein de la CAQ qui demeure la spectatrice passive de son combat ? Un pour tous et… tous croisent les bras ?

Encore de bons trucs

Madame chasse-taches revient en force pour nous donner d’autres trucs utiles au quotidien.

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NETTOYAGE EXPRESS DANS LA MAISON

Des gestes simples à adopter pour un intérieur net et frais au quotidien.

Marques de talon :
Enlevez-les rapidement sur le parquet avec du dentifrice et une éponge.

Téléviseur :
Oubliez le produit en aérosol dommageable pour l’écran. Utilisez plutôt un linge sec que vous vaporisez légèrement d’un produit conçu pour le nettoyage de l’écran.

Dégât dans le four :
Saupoudrez immédiatement du sel fin sur la nourriture qui a coulé su fond du four. Laissez refroidir et nettoyez avec un linge humide.

Lustre à pendeloques :
Enfilez une paire de gants de coton blanc. Vaporisez un produit nettoyant (du type Windex) sur le verre ou le cristal et servez-vous de vos mains pour tout faire reluire.

Matelas :
Lors du changement de la literie, rafraîchissez le matelas en le saupoudrant de bicarbonate de soude. Laissez agir une vingtaine de minutes avant de passer l’aspirateur sur toutes ses surfaces.

L’évier en inox :
L’eau claire et quelques gouttes de savon à vaisselle font un travail rapide et remarquable. Une fois l’évier nettoyé, faites-le briller en le polissant avec de l’huile pour bébé ou avec du vinaigre blanc.

Salle de bain :
Laissez couler l’eau chaude dans la douche avant le nettoyage de la salle de bain. La buée recouvrira rapidement les murs et les accessoires. En un tour de main, vous ferez reluire les murs, les miroirs et les comptoirs avec un chiffon sec ou légèrement imbibé
d’un produit nettoyant.

Bonne idée :
Profitez du départ de votre enfant pour la garderie pour offrir à ses peluches préférées un séjour de quelques heures au congélateur qui détruira les acariens. Saupoudrez le toutou de fécule de maïs et brossez-le délicatement

Source : Cahier CASA, Journal de Montréal, 6 mars 2021, p9

Crèmes solaires : cancérigènes

Une récente découverte sur les crèmes solaires et de soins anti-âge nous apprend qu’une composante pourrait causer un cancer de peau.

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OCTOCRYLÈNE : UN INGRÉDIENT CANCÉRIGÈNE DES CRÈMES SOLAIRES

L’octocrylène entre dans la composition de nombreux cosmétiques comme les crèmes solaires ou les soins anti-âge. Mais attention, selon des chercheurs franco-américains, ce filtre solaire se dégraderait, lorsque le produit vieillit, en un composé cancérigène pour l’Homme. C’est quoi ? Où le trouve-t-on ? Quelles précautions prendre ?

Un filtre solaire appelé octocrylène, présent dans de nombreuses crèmes solaires (notamment certains produits des marques Garnier, Uriage, La Roche-Posay, L’Oréal…) pourrait se transformer en un composé potentiellement cancérigène pour l’Homme, révèle une étude menée par des chercheurs franco-américains. Où cette substance est-elle présente ? Que sait-on des risques de cancer ? Explications et liste des produits qui en contiennent.

Définition : qu’est-ce que l’octocrylène ?

L’octocrylène est un composé organique (constitué de composés de carbone) utilisé comme filtre solaire dans de nombreux cosmétiques comme les crèmes solaires, les crèmes hydratantes, anti-âge, autobronzantes…

C’est un liquide visqueux, huileux et incolore, qui permet d’une part de résister à l’eau, mais aussi d’absorber les rayons UVB, les rayonnements responsables du bronzage, mais aussi du vieillissement de la peau, des coups de soleil, des brûlures, des cloques et de la plupart des cancers de la peau.

Cette substance figure dans la liste d’ingrédients sur le packaging des produits solaires commercialisés en France (écrit souvent en anglais « Octocrylen/Octocrylene »).

CETTE SUBSTANCE, SOUPÇONNÉE D’ÊTRE CANCÉRIGÈNE, EST FACILEMENT ABSORBÉE PAR LA PEAU.

Octocrylène et risque de cancer : que sait-on ?

Lorsque le produit cosmétique vieillit, l’octocrylène se transformerait et se dégraderait au sein même des flacons en benzophénone*, une substance soupçonnée d’être un perturbateur endocrinien cancérogène, en plus d’être très polluante pour l’environnement, en particulier pour le corail. C’est en tout cas le constat des chercheurs du Laboratoire de biodiversité et biotechnologies microbiennes de l’Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (Sorbonne Université/CNRS) et de leurs confrères américains.

Leurs travaux ont été publiés le 8 mars 2021 dans la revue de la Société américaine de chimie Chemical Research in Toxicology. Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe de chercheurs a analysé la composition et le vieillissement de 15 crèmes solaires et soins anti-âge vendus en France et aux États-Unis, à l’aide d’un spectromètre de masse de haute performance. « Au départ, il y a très peu de benzophénone dans les produits. Mais progressivement, avec le vieillissement du produit, il y a de plus en plus de benzophénone (…)

Des augmentations de benzophénone dépassant les 100% et même atteignant les 200% ont ainsi été observées » 6 semaines après l’ouverture du produit, indique à l’AFP le Pr Philippe Lebaron, co-auteur de l’étude. Autrement dit, la concentration de benzophénone dans le produit augmenterait avec le temps. Cette substance est d’autant plus problématique qu’elle est facilement absorbée par la peau.

Le Centre international de Recherche sur le Cancer de l’Organisation mondiale de la Santé a classé la benzophénone comme une « substance potentiellement cancérogène pour l’homme (Groupe 2B) », rappellent les chercheurs. Et de préciser que, chez l’animal, l’exposition à cette molécule induirait des cancers du foie et des lymphomes, mais aussi des problèmes dermatologiques.

Selon les scientifiques, l’innocuité de l’octocrylène dans les produits cosmétiques devrait être, suite à la publication de cette étude, rapidement examinée par les organismes de réglementation.

*Risques potentiels du benzophénome selon les chercheurs : Lymphomes, cancers du foie, problèmes dermatologiques.

Liste des produits : dans quoi trouve-t-on de l’octocrylène ?

L’octocrylène est présent dans de nombreux cosmétiques dont :

Certaines crèmes solaires.
Certains soins anti-âges.
Certaines crèmes hydratantes.
Certains autobronzants.
Certains shampooings.

Marques des crèmes solaires : parmi les produits contenant de l’octocrylène analysés par les chercheurs, il y avait :

Garnier Ambre Solaire FPS 50,
Bioderma Photoderm AR SPF 50+,
Uriage Age Protect SPF 30,
La Roche-Posay SPF 50,
Cosmia Sun BB Creme SPF 50,
L’Oreal Age Perfect FPS 20
Coppertone Kids Sport SPF 50 Spray
Banana Boat Clear UltraMist SPF 30 Spray
Neutrogena Beach Defense SPF 100 Spray

→ Voir la liste des produits et le tableau complet des résultats dans l’étude consultable en ligne.

Quelles précautions prendre ?

Les chercheurs de l’étude déconseillent l’utilisation des produits contenant de l’octocrylène. Pour savoir si votre produit en contient, vérifiez son étiquette. La présence d’octocrylène est obligatoirement mentionnée dans la liste des ingrédients au dos du flacon ou de l’emballage du produit.

Sources : Anaïs Thiébaux, Le Journal des Femmes.

Un franglais dégradant

De plus en plus de d’ex-joueurs de hockey deviennent analystes à la radio ou à la télévision et, par le fait même, dégradent la langue française avec une montagne d’anglicismes, résultat de leur carrière respective. Les back check, les fore check, stop and go, et j’en passe. Ils traînent avec eux un franglais désagréable qui, bien souvent, est incompréhensible.

Les plus vieux se souviendront de René Lecavalier, ce descripteur des parties du Canadiens de Montréal de jadis, qui a redonné ses lettres de noblesse en utilisant et même en enrichissant un vocabulaire francophone exemplaire. Un précurseur très peu imité.

Le plus bizarre dans tout ça, c’est que la jeune génération phonétique d’analystes sportifs utilise des anglicismes tellement compliqués, incompréhensibles par leurs définitions, qu’ils doivent les expliquer en français la seconde suivante. Je déteste quand on dit une expression anglaise en ajoutant « …comme on dit en bon français. »

C’est rabaisser la langue française. C’est hautain ! C’est prendre les francophones pour des colonisés. De plus, ce sont les idoles des jeunes.

Denise Bombardier a abordé le sujet plus général de la population, en parlant de maltraitance, un mot à la mode, dans le Journal de Montréal du 9 mars dernier que je veux partager avec vous aujourd’hui.

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LA LANGUE MALTRAITÉE

Je ne suis pas à la mode de notre époque. Je ne truffe pas mes conversations d’anglicismes. Je ne dis pas « salle à dîner » (dining room) pour « salle à manger » et le « Bon matin ! » (Good morning !) m’écorche les oreilles.

Autrement dit, je suis « baveuse », comme on dit, parce que je rétorque : « Vous voulez dire BONJOUR ? » « Ben, c’est pareil ! », me réplique-t-on souvent.

Eh bien, non. Parler un français calqué sur l’anglais, ce n’est pas parler français. La tendance à dire « çala », qu’on entend cent fois par jour, même dans la bouche de ceux qu’on désigne sous le nom d’élite, est généralisée. Le mot « çala » est devenu l’usage. Les linguistes qui n’échappent pas au discours idéologique rétorquent que l’usage généralisé d’un mot est une acquisition. Donc, la langue s’effiloche.

Est-ce normal que des professeurs d’université, qui possèdent plus de 17 ans de scolarité, massacrent le français pour faire « peuple » ? Où ont-ils réussi à traverser leur scolarité sans respecter les règles, sans connaître la grammaire et sans se soucier du vocabulaire indigent qui est le leur ?

RELÂCHEMENT

Comment peut-on accepter que des enseignants pratiquent devant leurs élèves une langue relâchée, triviale, voire grossière ? Cela existe et ne soulève souvent que des réactions catastrophées des professeurs de français qui incarnent le dernier bastion de défenseurs de la langue dans le système d’éducation.

Je sympathise avec ces résistants qui dans un dernier recours demandent aux journalistes que nous sommes de les soutenir. Je reçois des témoignages émouvants d’enseignants tentés d’abandonner le métier qu’ils ont choisi par amour de la langue, mais toujours guidés par la mission de transmettre le désir de culture et de dépassement intellectuel aux jeunes.

Nous ne cessons de vanter la qualité de nos séries télévisées, qui n’ont rien à envier à celles dont on nous inonde les écrans à travers les Netflix et autres plateformes, qui imposent d’autres valeurs culturelles à la terre entière.

Cependant, dans un grand nombre de séries québécoises, la langue subit tous les outrages. C’est souvent une langue intraduisible, une langue clanique, truffée d’expressions vulgaires, où la syntaxe est éclatée, une langue qui n’est plus le français. Ni le joual, d’ailleurs, une langue qui violente le français. C’est une langue qui, à l’évidence, ne fait pas faiblir les cotes d’écoute, ce qui est plus triste de l’affaire.

INDIFFÉRENCE

Non, le plus triste, c’est l’indifférence des Québécois à ce lent, mais inéluctable détachement collectif face à cet héritage des ancêtres venus du Nouveau Monde au dix-septième siècle.

Nous avons reçu du français, cette langue universelle, notre identité. Nous l’avons protégée des assauts des Anglais. Durant des siècles, c’est en français que nous avons bâti le pays, que nos écrivains et poètes ont raconté notre histoire, c’est en français que nous nous sommes aimés ou battus, que nous avons résisté, que nous avons prié, que nous nous sommes ouverts au monde.

Notre langue s’affaiblit. Peu de gens la chérissent de nos jours. En maltraitant le français en en réduisant le vocabulaire, c’est nous-mêmes que nous rapetissons. Et ainsi, nous nous condamnons à bafouiller notre avenir incertain.

Pause-café devinettes

Faites travailler vos neurones avec ces petites devinettes sans prétentions.

1- Qu’est-ce qui peut faire le tour du monde en restant toujours dans son coin ? Un timbre.

2- Qu’est-ce qu’un mouton sans pattes ? Un nuage.

3- Qu’est-ce qu’on pose sur une table, qu’on coupe, qu’on sert, mais qu’on ne mange pas ? Un jeu de cartes.

4- Où, un morceau de sucre amoureux d’une petite cuillère lui donne-t-il rendez-vous ? Un café.

5- Pourquoi mon livre de mathématiques est-il triste ? Parce qu’il a un problème.

6- Je suis une plaisanterie très utilisée en cuisine. Qui suis-je ? Une farce.

7- Quelle année Noël et le Jour de l’An ont-ils lieu la même année ? Tous les ans.

8- Que dit un hibou à sa femme le Jour de l’An ? Je te chouette une bonne année !

9- Que font les abeilles une fois mariées ? Elles partent en lune de miel.

10- Comment appelle-t-on un chat dans l’espace ? Un chatellite.

11- Quels sont les chiffres préférés de la poule ? 7-1-9.

12- Quelle ressemblance y-a-t-il entre Windows et un clou ? Aucune. Les deux sont destinés à se planter !

13- Comment appelle-t-on le frère de Oui-Oui ? Non-Non.

14- Qu’est-ce qui peut passer à travers la fenêtre sans la casser ? Un rayon de soleil.

Bonne journée !

Source : Kamdou.net

Plus tu es riche et plus tu t’enrichis

Oups, une petite surprise. Tu as oublié de vérifier ton solde de compte courant à la banque. Étant sûr que tu as les fonds nécessaires, tu fais un chèque sans te soucier du reste.

Au moment de prendre connaissance de ton état de compte à la fin du mois, tu remarques qu’un intérêt de quelques dollars et une pénalité substantielle pour ce manque de fonds, te sont amputés sur le même compte bancaire.

Sans préavis autre que ton contrat te liant à cette banque (écrit en tout petit caractères à la page 21 de ton contrat qui en contient 52), tu dois l’accepter. C’est sans compter que ton dossier comporte maintenant une vilaine tache. Ta réputation vient d’en prendre un coup.

Si tu as la chance d’être le PDG de cette même banque, ah là, c’est différent. Les goussets sont grands ouverts et sans limites. C’est aussi comme ça dans les grandes entreprises multi millionnaires et milliardaires.

Voici donc l’histoire racontée par Gilles Proulx, le 4 mars dernier, dans les pages d’opinion du Journal de Montréal : l’exemple de la Banque Laurentienne… une corne d’abondance pour ses administrateurs.

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Les banquiers sont-ils des voleurs ? J’ai presque envie de crier oui.

La sévérité sans miséricorde dévolue aux petits épargnants, qui peinent à boucler leurs fins de mois, n’a aucune commune mesure avec la générosité débridée consentie aux dirigeants d’institutions bancaires.

Notre Robin des Banques, Yves Michaud – vous souvenez-vous de lui ? –, ne nous a jamais tant manqué !

Hier, dans ce Journal, nous apprenions qu’au sommet de la Banque Laurentienne, les millions valsent pour récompenser untel, pour consoler tel autre ou encore pour accueillir une nouvelle patronne unilingue anglophone de Toronto.

MÉDIOCRITÉ PAYANTE

Malgré ses contre-performances, la Banque Laurentienne a dit adieu à son ancien patron, M. François Desjardins, qui a pris sa retraite à l’âge vénérable de 49 ans, avec une paye de 1,7 million, plus 1,3 million de bonifications à son régime de retraite. Pour la mauvaise année de 2020, M. Desjardins a gagné en tout 5,2 millions.

Sa remplaçante, Rania Llewellyn, de Toronto, qui ne parle pas davantage le français que Carey Price, a reçu 700 000 $ avant même de poser son postérieur sur le siège à haut dossier. Et Mme Llewellyn a eu droit à un salaire de 3 millions pour l’exercice de 2020 même si, arrivée le 30 octobre dernier, elle était en poste seulement deux mois pendant ladite année.

MILLIONS DE CONSOLATIONS

Même si les profits ont spectaculairement baissé en 2020, d’autres anciens dirigeants sont partis avec des millions en « consolation » et un porte-parole de la Banque Laurentienne, Fabrice Tremblay, nous explique que c’est normal de compenser les gens qui partent ou ceux qui arrivent.

C’est pour financer ces largesses que les centaines de milliers de clients sont tenus de ne pas manquer leurs échéances de remboursements de dettes ou d’hypothèque. N’oubliez pas vos paiements, chers lecteurs !

Voilà un temple dont les marchands abusent et qui aurait besoin d’un bon coup de balai !

17 questions-réponses sur votre santé

Je n’ai pas la réponse sur la véracité des conseils-santé qui suivent mais, avec un fond de vérité, ça peut toujours servir.

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Q-1 : Est-ce que l’huile d’olive peut prévenir les maladies cardiaques ?

R-1 : Oui. Les bienfaits de l’huile d’olive proviennent de la présence de polyphénols, antioxydants qui réduisent le risque de maladies cardiaques et cancers. Mais pour obtenir ces composés pour la santé, les consommateurs devraient acheter de l’huile fraîche et de bonne qualité, de l’huile d’olive extra-vierge, qui a la plus haute teneur en polyphénols.

La plupart des huiles d’olive disponibles dans le commerce ont des niveaux faibles de polyphénols associée à des méthodes de récolte médiocres, des mauvaises conditions de stockage et de traitement.

Q-2 : Est-ce que le sirop contre la toux fonctionne ?

R-2 : Non. En 2006, les médecins du pays ont reconnu que la majorité des médicaments en vente libre contre la toux ne fonctionne pas réellement. Ces sirops colorés contiennent généralement des doses de codéine et de dextrométhorphane qui sont trop petites pour être efficaces. Seuls les antitussifs contenant des antihistaminiques plus importants semblent soulager la toux. Cela inclut Bromphéniramine, un ingrédient actif de Dimetapp.

Q-3 : Les boissons gazeuses sucrées conduisent-elles au diabète ?

R-3 : Oui. La majorité de la recherche en santé est contre les liqueurs sucrées. Une grande étude en 2004, dans le Journal of the American Medical Association, a trouvé que les personnes qui ont bu une ou plusieurs boissons sucrées par jour, augmentent leur risque de développer un diabète de type 2 de 83 %, par rapport à celles qui consomment moins d’une boissons sucrées par mois.

Q-4 : Les noix font-elles engraisser ?

R-4 : Non. Plus de 75 % de la noix est grasse. Mais manger gras ne fait pas nécessairement engraisser. Le plus grand facteur conduisant au gain de poids est la taille de la portion. Heureusement, les noix sont chargées avec des graisses saines qui vous remplissent. Elles sont également une bonne source de protéines et de fibres. Une étude a même conclu que les amandes entières ont 20 % moins de calories car beaucoup de matière grasse est évacuée par le corps.

Q-5 : La marche est-elle aussi efficace que la course ?

R-5 : Oui. Des études ont montré que le temps à faire du sport — et donc le nombre de calories que vous brûlez — est plus important que la difficulté de l’exercice. La course est une forme plus efficace d’exercice, mais pas nécessairement mieux pour vous. Une étude de 6 ans publiée dans le journal, artériosclérose, thrombose et biologie vasculaire en avril, a constaté que la marche à un rythme modéré et la course produisent des avantages de santé similaires, aussi longtemps que la même quantité d’énergie a été dépensée.

Q-6 : Boire du jus de fruits est-il aussi bon pour vous que de manger des fruits ?

R-6 : Non. Calorie pour calorie, le fruit entier offre plus d’avantages nutritionnels que de boire le jus de ce fruit pur. C’est parce que quand vous liquéfiez les fruits, vous enlevez la pelure et la pulpe, qui contiennent beaucoup d’ingrédients comme fibres, calcium, vitamine C et autres antioxydants.

Q-7 : Les pains de blé sont-ils meilleurs que le pain blanc ?

R-7 : Non. Tous les pains de blé ne sont pas identiques. Les pains de blé qui contiennent toutes les pièces de l’amande du grain, y compris le germe riche en nutriments et la fibre dense, doivent être étiquetés « grains entiers » ou « blé entier ». Certains pains de blé sont juste du pain blanc avec un peu de caramel colorant pour faire paraître le pain plus sain.

Q-8 : Un bain chaud peut-il me rendre malade ?

R-8 : Oui. Les bains chauds — particulièrement ceux dans les spas, Les hôtels et les salles de sport — sont un nid de germes. L’eau n’est pas assez chaude pour tuer les bactéries, mais est à la bonne température pour faire croître les microbes encore plus vite. Même si des spas sont traités avec du chlore, la chaleur provoque la décomposition du désinfectant plus rapidement.

L’infection dans le bain chaud qui est la plus répandue est la folliculite pseudomonas, qui provoque des boutons rouges avec démangeaisons. Un effet secondaire plus dangereux de trempage dans un bain à remous sale est une forme de pneumonie appelée légionellose, infectant plus de 100 personnes à la Playboy Mansion en 2011.

Q-9 : Le café provoque-t-il le cancer ?

R-9 : Non. Le café a eu une mauvaise réputation dans les années 1980, quand une étude a lié consommation de café et cancer du pancréas. Le rapport préliminaire a été par la suite démystifié. Plus récemment, des études de santé sont en faveur de la boisson contenant de la caféine. Le café a été associé à un risque moindre de diabète de type 2, maladie de Parkinson, cancer du foie et même le suicide.

Q-10 : Les œufs font-ils monter le taux de cholestérol ?

R-10 : Non. Bien que les jaunes d’œufs soient une source importante de cholestérol — une substance cireuse qui ressemble à la graisse — les chercheurs ont appris que les graisses saturées ont plus d’impact sur le cholestérol dans votre sang que de manger des aliments qui contiennent des taux de cholestérol.

Les individus en bonne santé avec des taux normaux de cholestérol ne devraient pas hésiter de profiter des aliments comme les œufs dans leur régime alimentaire tous les jours, » le chercheur principal de l’étude d’une durée de 25 ans Étude de l’Université de l’Arizona sur le cholestérol a donné cette conclusion.

Q-11 : Peut-on boire trop d’eau ?

R-11 Oui. Il est très rare que quelqu’un meure de boire trop d’eau, mais ça peut arriver. Trop hydratant est plus fréquente chez les athlètes de haut niveau. Boire un excès d’eau, appelée intoxication à l’eau, dilue la concentration de sodium dans le sang, conduisant à une condition appelée hyponatrémie.

Les symptômes de l’hyponatrémie peuvent varier de nausées et de la confusion à des convulsions et même la mort dans les cas graves. Pour éviter cela, boire des liquides avec électrolytes lors d’événements extrêmes d’exercice.

Q-12 : Le yogourt peut-il faciliter les problèmes de digestion ?

R-12 : Oui. Notre tube digestif est rempli de micro-organismes bons et mauvais. Le yogourt contient des bactéries bénéfiques, génériquement appelés probiotiques, qui aident à maintenir un équilibre sain. Les probiotiques peuvent soulager plusieurs problèmes gastro-intestinaux, y compris la constipation et la diarrhée. Certaines marques de yaourts, Activa de Danone, sont commercialisées exclusivement pour les problèmes de ventre.

Q-13 : Les dentifrices blanchissants blanchissent-ils les dents plus que les dentifrices ordinaires ?

R-13 : Non. Les dentifrices blanchissants contiennent habituellement des peroxydes et autres abrasifs forts qui pourraient faire paraître les dents plus blanches en enlevant les taches. À la différence des gels qui contiennent l’eau de Javel, et les bandes de blanchiment à domicile ces dentifrices ne changent pas réellement la couleur de vos dents.

Q-14 : Est-il bon de faire chauffer la nourriture au micro-ondes dans des contenants en plastique ?

R-14 : Oui. Mais le récipient en plastique doit afficher la mention « micro-ondes ». Cela signifie que la « Food and Drug Administration » a testé le conteneur pour s’assurer qu’aucun produit chimique ne peut migrer du plastique vers les aliments pendant la cuisson aux micro-ondes. Si les produits chimiques entrent dans la nourriture, les quantités sont minuscules et ne sont pas dangereuses pour notre santé.

De manière générale, les sacs d’épicerie en plastique ainsi que les plats en plastique qui contiennent la margarine, yaourt, fromage à la crème, et condiments ne vont pas au micro-ondes. Je n’utilise plus les récipients en plastique, même avec la mention « micro-ondes » il y a déjà un bon moment. J’ai lu un article d’un médecin qui conseillait de ne pas utiliser le plastique, mais bien les verres, la porcelaine, terre cuite…

Le plastique, c’est le plastique !!! Les contenants de plastique vides vendus pour ranger des produits alimentaires ne font pas l’objet d’analyses de la part de Santé Canada et il n’existe aucune réglementation quant aux substances utilisées pour leur fabrication. Cependant, le Bureau de la sécurité des produits de consommation se penchera sur toute inquiétude soulevée par ce type de produit et demandera aux fabricants de retirer toute substance présentant un risque pour la santé.

Q-15 : Pouvez-vous ruiner votre vue à regarder la télévision ?

R-15 : Non. Regarder la télévision ne détruira pas vos bâtonnets et les cônes comme le mythe désuet le suggérait. Avant les années 1950, les télés à tubes cathodiques émettaient des rayons qui pouvaient augmenter le risque de problèmes oculaires si on les regardait trop. Les téléviseurs modernes ont un écran cathodique spécial qui bloque ces émissions nocives et d’ailleurs ce type d’écran est de moins en moins utilisé.

Q-16 : Le vin rouge est-il mieux que le vin blanc ?

R-16 : Oui. Le vin rouge contient beaucoup plus de resvératrol que le vin blanc, un antioxydant qui est dans la peau du raisin qui a été indiqué pour lutter contre les maladies associées au vieillissement.

Q-17 : L’eau en bouteille, est-elle meilleure pour vous que l’eau du robinet ?

R-17 : Non. L’eau embouteillée n’est pas plus sûre ou plus pure que l’eau du robinet, mais est nettement plus chère. Une étude récente de l’Université de Glasgow au Royaume-Uni a constaté que l’eau embouteillée est en fait plus. L’eau en bouteille et l’eau du robinet en général viennent des mêmes sources — sources naturelles, les lacs et les aquifères.

Alors que les approvisionnements publics en eau sont testés pour les contaminants tous les jours, alors que l’eau en bouteille n’est contrôlée, pour tester les principaux polluants, que chaque semaine, voire mois ou même année… En plus les bouteilles, majoritairement en plastique, ne sont pas toujours stockées dans de bonnes conditions…

Bonne santé !

Réflexion sur le chemin de la vie

Aujourd’hui, je vous propose un très beau texte, reçu d’une connaissance, écrit par Michel Rivard, sur le chemin de la vie.

Quand on avance en âge, on aime revisiter toute la mémoire et toute la richesse accumulées au fil des ans.

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Chers aîné(e)s,

Ça me fait tout drôle de m’adresser à vous de cette façon alors que je viens à peine de fêter mes soixante-neuf ans. Déjà quatre ans que j’ai passé le cap des petits chèques qui arrivent tous seuls dans mon compte, des réductions au cinéma, au café…

La première fois que j’ai utilisé mon rabais de soixante-cinq ans au cinéma, le film s’intitulait « Juste la fin du monde » … j’avais eu un petit frisson !

Par contre, quand j’ai mentionné mon soixante-cinq pour avoir mon rabais sur le café en grain, la vendeuse m’a dit :

– « Mais Monsieur Rivard, vous les faites pas ! »

Je lui ai tout de suite répondu :

– « Je les fais peut-être pas, là-là, mais ayez pas peur, je les ai faits ! »

Donc, j’ai soixante-neuf ans!

Qu’est-ce que ça fait de moi? Un presqu’aîné ? Un vieux jeune ? Un jeune vieux ? Ne jouons pas sur les mots, ni sur les chiffres. Nous avons l’âge que nous avons, les souvenirs qui viennent avec… et le corps qui les a vécus.

Nous avons, vous comme moi, le désir de vivre le mieux possible le temps que la vie nous accorde, et de le vivre avec le plus de santé possible, physiquement, mentalement et spirituellement.

Cependant nous sommes, vous comme moi, réalistes. J’ai déjà ma part de petits problèmes de santé, de petits bouts de mon corps qui fonctionnent un peu moins bien qu’avant, des fois même pas du tout ! Des moments où je demande à mon corps d’effectuer des opérations qui me semblent banales, mais où il me répond « hmmm… pas cette fois-ci ! ».

Ça nous arrive à tous, ça s’appelle « vieillir » et savez-vous quoi ? Malgré les ennuis connexes, j’haïs pas ça pantoute. J’aime le recul que ça me procure, le détachement par rapport à certaines futilités de l’existence auxquelles j’ai déjà accordé beaucoup d’importance et que je regarde maintenant de loin, sourire en coin, en me disant qu’il fallait être fou pour faire ça… ou pour m’en faire avec ça !

Mais voilà, je l’ai fait (ou je me le suis fait faire) et ça fait maintenant partie de mes souvenirs. J’aime vieillir quand je me retrouve avec mon petit-fils de deux ans et demi, quand je joue à quatre pattes (ouch!) avec cette petite boule de vie, deux générations plus loin que moi, et dans laquelle je me reconnais tellement.

Quel bonheur de sentir qu’on se prolonge ! Pas seulement dans nos enfants et nos petits-enfants, tout le monde n’a pas cette chance, mais aussi dans ce qu’on peut se transmettre, dans toute cette expérience que l’on peut et que l’on doit partager. C’est ça, vieillir en beauté. C’est aussi ce que notre société devrait comprendre mieux et accorder plus d’importance aux aînés dans la transmission des valeurs et des connaissances vécues.

Nous avons, vous comme moi, de belles histoires à raconter.

Parlant de souvenirs, de passé, de mémoire, j’ai appris beaucoup de ces simples mots: « pas de regrets, pas de remords ». C’est presque simpliste, mais tellement difficile à mettre en pratique. On a tous notre lot de « si j’avais su », de « j’aurais donc dû », même si nous savons tous au fin fond de nous-même qu’il n’y a pas de retour possible, que le passé est passé et que c’est ici et maintenant que ça se passe pour vrai.

Vivre ici et maintenant avec nous-mêmes tels que nous sommes, accepter et apprécier surtout le passage du temps, sans craindre l’avenir. On a tous un peu peur du lendemain alors qu’on ne sait rien de ce qui va arriver. Bien sûr, on en a une petite idée, on attend quelqu’un ou on a quelque chose à faire, on sait ce qu’on va manger pour souper, on s’est fait des plans… mais la vie, là, c’est tout ce qui nous arrive sans prévenir, pendant qu’on est occupés à se faire des plans, justement.

Une de mes blagues préférées:

– « Comment faire rire Le Bon Dieu ? »

– « Raconte-lui tes projets ! »

Comme je l’ai écrit dans ma chanson « Et on avance », « …demain n’est jamais celui qu’on pense », mais on peut et on doit rêver, c’est gratuit. À partir du moment où on s’accepte tel qu’on est, avec notre âge et nos bobos, et qu’on apprécie le temps qui passe, on a le droit de rêver les projets les plus fous. Le pire qui peut arriver, c’est qu’ils se réalisent.

J’aimerais vous laisser avec ma petite variation sur la prière des AA.

J’avais onze ans quand mon père s’est sorti de son alcoolisme. Il avait collé sur la porte du frigidaire une copie de la fameuse prière. Si on enlève le « Mon Dieu » du début et qu’on la met à la première personne du pluriel, ça donne:

– « Donnons-nous la Sérénité d’accepter les choses que nous ne pouvons changer, le Courage de changer celles que nous pouvons, et la Sagesse d’en connaître la différence… »

Je trouve que ça a ben de l’allure… et je vous souhaite une glorieuse journée !

Michel Rivard

Hommage aux femmes

En cette Journée internationale des femmes. Le texte qui suit vous rend un hommage bien mérité.

Veuillez accepter mesdames ces quelques mots comme un hommage.

À votre gente que j’admire, qui crée en chaque homme un orage.

Au cinéma ou dans la vie, vous êtes les plus beaux personnages et sans le vouloir vous tenez nos cœurs et nos pensées en otage.

Veuillez accepter mesdames cette déclaration comme une tentative honnête de réparation.

Face au profond machisme de nos coutumes, de nos cultures.

Dans nos grands livres des humains place au chapitre de la rupture.

Vous êtes infiniment plus subtiles, plus élégantes et plus classes que la gente masculine qui parle fort, prend toute la place.

Et si j’apprécie des deux yeux quand tu balances ton corps, j’applaudis aussi des deux mains quand tu balances ton porc.

Derrière chaque homme important se cache une femme qui l’inspire. Derrière chaque grand être humain précède une mère qui respire.

La femme est l’avenir de l’homme, écrivait le poète. Eh bien l’avenir s’est installé et depuis belle lurette.

Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices.

Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis.

Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs, vous êtes caissières, vous êtes docteures.

Vous êtes nos filles et puis nos femmes, nous on vacille pour votre flamme.

Comment ne pas être en admiration et sans commune mesure, pour celles qui portent et fabriquent pendant neuf mois notre futur.

Pour celles qui cumulent plusieurs emplois et ce sans sourciller. Celui qu’elles ont dans la journée et le plus grand, mère au foyer.

Veuillez accepter mesdames cette réelle admiration, de votre force, votre courage et votre détermination.

Veuillez accepter mesdames mon aimable faiblesse, face à votre fragilité, votre empathie, votre tendresse.

Veuillez accepter mesdames cette petite intro, car l’avenir appartient à celles qu’on aime trop.

Et pour ne pas être taxé de premier degré d’anthologie, veuillez accepter mesdames cette délicate démagogie.

Vous êtes uniques.

Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices.

Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Kamala Harris.

Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs, vous êtes caissières, vous êtes docteures.

Vous êtes nos filles et puis nos femmes, nous on vacille pour votre flamme.

Travail de méninges

Un exercice pour faire travailler vos méninges.

Le but est de trouver les bestioles et animaux qui se cachent dans les phrases suivantes, phonétiquement ou écrits.

Les réponses se retrouvent plus bas.

1- Dans le four mijote le rôti.

2- L’avocat nargue son collègue.

3- Aujourd’hui, Léo part en vacances.

4- Les sapins sont décorés pour Noël.

5- Les petits pois sont cuits.

6- Il mange de maigres nouilles frites

7- Elle va cheveux au vent.

8- C’est Simon qui l’a pincé.

9- Au Mali, on mange du riz.

10- Il cause bien du remous ton cousin.

11- Sous la table se cache Valmont.

12- Je suis allé voir le moine au monastère.

13- Oncle Picsou rit dans sa barbe.

14- Le chenapan termine sa sieste.

15- Armand chôme tout l’hiver.

16- Le petit grelotte dans son lit.

17- Le souper mondain dont il parle a eu lieu samedi dernier.

18- Nerveux, Lucas tortille son chapeau.

19- Débranche la bouilloire, l’eau y bout depuis 10 minutes.

20- Pierrot est gai parce qu’il a gagné.

21- Pascal marche sur la rive.

22- Il s’en sert pendant l’été.

23- M. Racicot a la rougeole.

24- Malgré son âge avancé, Pépé lit quand même le journal tous les jours.

25- Mon frère bougonne et ronchonne tout le temps

Réponses :

1-Fourmi. 2-Canard. 3-Léopard. 4-Pinson. 5-Poisson. 6-Grenouille. 7-Vache. 8-Lapin. 9-Lion. 10-Mouton. 11-Cheval. 12-Moineau. 13-Souris. 14-Panthère. 15-Manchot. 16-Tigre. 17-Dindon. 18-Castor. 19-Hibou. 20-Guépard. 21-Calmar. 22-Serpent. 23-Koala. 24-Pélican. 25-Héron.

Merci Gilles

Subtilités du français écrit

LE REDOUBLEMENT DES CONSONNES

UN OU DEUX « L » ?

Le balai ne prend qu’un seul « L » car il n’a qu’un manche, mais le ballet en prend deux, car il faut deux jambes pour danser !

Une hirondelle a besoin de ses deux « L » pour voler. Une enveloppe ne prend qu’un « L » puisqu’on envoie une seule lettre par enveloppe, mais deux « P » parce qu’elle est en PaPier !

On écrit « une balade » si c’est une promenade, mais une ballade lorsqu’il s’agit d’un poème.

Enfin, rendons hommage à la libellule qui, pour voler, possède quatre « L ».

UN OU DEUX « R » ?

Nourrir prend deux « R », car on s’alimente deux ou trois fois par jour… Alors que mourir n’en prend qu’un seul, puisqu’on ne meurt qu’une fois !

Courir aussi, car, essoufflé, on manque d’« R » !

Merci Lise