Plus tu es riche et plus tu t’enrichis

Oups, une petite surprise. Tu as oublié de vérifier ton solde de compte courant à la banque. Étant sûr que tu as les fonds nécessaires, tu fais un chèque sans te soucier du reste.

Au moment de prendre connaissance de ton état de compte à la fin du mois, tu remarques qu’un intérêt de quelques dollars et une pénalité substantielle pour ce manque de fonds, te sont amputés sur le même compte bancaire.

Sans préavis autre que ton contrat te liant à cette banque (écrit en tout petit caractères à la page 21 de ton contrat qui en contient 52), tu dois l’accepter. C’est sans compter que ton dossier comporte maintenant une vilaine tache. Ta réputation vient d’en prendre un coup.

Si tu as la chance d’être le PDG de cette même banque, ah là, c’est différent. Les goussets sont grands ouverts et sans limites. C’est aussi comme ça dans les grandes entreprises multi millionnaires et milliardaires.

Voici donc l’histoire racontée par Gilles Proulx, le 4 mars dernier, dans les pages d’opinion du Journal de Montréal : l’exemple de la Banque Laurentienne… une corne d’abondance pour ses administrateurs.

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Les banquiers sont-ils des voleurs ? J’ai presque envie de crier oui.

La sévérité sans miséricorde dévolue aux petits épargnants, qui peinent à boucler leurs fins de mois, n’a aucune commune mesure avec la générosité débridée consentie aux dirigeants d’institutions bancaires.

Notre Robin des Banques, Yves Michaud – vous souvenez-vous de lui ? –, ne nous a jamais tant manqué !

Hier, dans ce Journal, nous apprenions qu’au sommet de la Banque Laurentienne, les millions valsent pour récompenser untel, pour consoler tel autre ou encore pour accueillir une nouvelle patronne unilingue anglophone de Toronto.

MÉDIOCRITÉ PAYANTE

Malgré ses contre-performances, la Banque Laurentienne a dit adieu à son ancien patron, M. François Desjardins, qui a pris sa retraite à l’âge vénérable de 49 ans, avec une paye de 1,7 million, plus 1,3 million de bonifications à son régime de retraite. Pour la mauvaise année de 2020, M. Desjardins a gagné en tout 5,2 millions.

Sa remplaçante, Rania Llewellyn, de Toronto, qui ne parle pas davantage le français que Carey Price, a reçu 700 000 $ avant même de poser son postérieur sur le siège à haut dossier. Et Mme Llewellyn a eu droit à un salaire de 3 millions pour l’exercice de 2020 même si, arrivée le 30 octobre dernier, elle était en poste seulement deux mois pendant ladite année.

MILLIONS DE CONSOLATIONS

Même si les profits ont spectaculairement baissé en 2020, d’autres anciens dirigeants sont partis avec des millions en « consolation » et un porte-parole de la Banque Laurentienne, Fabrice Tremblay, nous explique que c’est normal de compenser les gens qui partent ou ceux qui arrivent.

C’est pour financer ces largesses que les centaines de milliers de clients sont tenus de ne pas manquer leurs échéances de remboursements de dettes ou d’hypothèque. N’oubliez pas vos paiements, chers lecteurs !

Voilà un temple dont les marchands abusent et qui aurait besoin d’un bon coup de balai !

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