Dès leur jeune âge, des élèves surdoués et perspicaces y vont de réflexions savoureuses. En voici quelques-unes…

Une petite fille parlait à son professeur des baleines.
L’enseignant a dit qu’il était physiquement impossible pour une baleine d’avaler un humain parce que même s’il s’agissait d’un très gros mammifère, sa gorge était très petite.
La petite fille a déclaré que Jonas avait été avalé par une baleine.
Irrité, le professeur a réitéré qu’une baleine ne pouvait pas avaler un humain; c’était physiquement impossible. La petite fille a dit :
– Quand j’arriverai au paradis, je demanderai à Jonas.
Le professeur a demandé :
– Et si Jonas allait en enfer ?
La petite fille a répondu :
– Alors tu lui demanderas.
Une enseignante de la maternelle observait sa classe d’enfants pendant qu’ils dessinaient. Elle se promenait occasionnellement pour voir le travail de chaque enfant.
En rencontrant une petite fille qui travaillait avec diligence, elle a demandé quel était le dessin.
La fille a répondu :
– Je dessine Dieu.
Le professeur a fait une pause et a dit :
– Mais personne ne sait à quoi ressemble Dieu.
Sans manquer un battement, ni lever les yeux de son dessin, la fille a répondu :
– Ils le sauront dans une minute.
Une enseignante de l’école du dimanche discutait des dix commandements avec ses enfants de cinq et six ans. Après avoir expliqué le commandement d’honorer votre Père et votre Mère, elle a demandé :
– Y a-t-il un commandement qui nous enseigne comment traiter nos frères et sœurs ?
De l’arrière, un petit garçon, aîné d’une famille, a répondu :
– Tu ne tueras pas.
Les enfants avaient tous été photographiés et l’enseignante essayait de les persuader chacun d’acheter une copie de la photo de groupe.
– Pensez simplement à quel point ce sera agréable de le regarder quand vous serez tous adultes et de dire :
– Voilà Jennifer, c’est une avocate, ou, c’est Michael, c’est un médecin.
Une petite voix au fond de la pièce retentit :
– Et voici la professeure, elle est morte.
Un enseignant donnait une leçon sur la circulation du sang. Essayant de clarifier les choses, il a dit :
– Maintenant, les enfants, si je me tenais sur ma tête, le sang, comme vous le savez, y coulerait et j’aurais le visage rouge.
– Oui, répond la classe, en choeur.
– Alors pourquoi est-ce que pendant que je me tiens debout dans les positions ordinaires, le sang ne coule pas dans mes pieds ? Un petit garçon a crié :
– Parce que vos pieds ne sont pas vides.

La Fédération québécoise de camping caravaning vient de publier, dans son numéro de mai de sa revue Camping Caravaning, un article exhaustif de Gilles Courcelles, sur les téléphones cellulaires. Étant moi-même membre de cette fédération, je me permets de reproduire cet article pour votre information.
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TÉLÉPHONES INTELLIGENTS – DÉCOUVREZ ET UTILISEZ TOUT LEUR POTENTIEL
Le téléphone intelligent est devenu outil indispensable en voyage, presque au même titre que le passeport. Voici quelques conseils à lire avant d’acheter un nouveau modèle.
Le téléphone intelligent est l’appareil dont on ne peut se passer, celui qui fait tout dans notre quotidien. Il en existe tant de styles de formats et de fonctionnalités qu’il est facile de s’y perdre. Que doit-on prendre en considération afin de choisir l’outil parfait à glisser dans sa poche avant de prendre la route des vacances ? Essentiellement, les caractéristiques suivantes.
Le système d’exploitation
Android et iOS sont les systèmes d’exploitation les plus populaires. Android offre une expérience utilisateur plus personnalisable et davantage de choix en matière de style d’appareils, de taille d’écran et de prix. Quant à iOS, propriété d’Apple, il se gère plus étroitement et offre ainsi une expérience utilisateur plus universelle, avec accès privilégié aux applications les plus récentes et aux mises à jour de logiciels les plus rapides. Les deux plateformes ayant leurs avantages, le choix revient donc à l’utilisateur selon ses préférences.
L’écran
Les téléphones dotés d’un écran plus grand conviennent davantage pour le divertissement (jeux vidéo, films) et le GPS. Par contre, les téléphones dont le format se rapproche de celui d’une tablette (5,7 po et plus) peuvent sembler moins pratiques lorsque vient le temps de prendre un appel ou de les transporter dans une poche. Si vous pensez vous servir de votre téléphone uniquement pour parler, texter et surfer occasionnellement sur le web, choisissez un appareil avec un écran plus petit (moins de 5 po) que vous pourrez tenir confortablement dans une main. Ces téléphones sont également plus légers, ce qui en facilite le transport. Puisque l’écran constitue la fenêtre sur votre appareil, la qualité d’affichage est également un facteur important. Les principaux points à considérer sont la qualité des couleurs, les angles de visionnement et la résolution – 720p étant la plus faible, suivie de la HD intégrale 1080p, puis la résolution la plus claire sur le marché, la QHD.
Le processeur
Le processeur est le cerveau de votre téléphone, au même titre qu’il l’est pour votre ordinateur personnel. C’est grâce à lui que l’utilisateur peut lire ses courriels, regarder des vidéos. Jouer à des jeux, écouter de la musique, naviguer sur le web, utiliser le GPS, etc. Le nombre de cœurs compris dans le processeur détermine essentiellement la rapidité avec laquelle le téléphone peut gérer ces tâches simultanément. La plupart des téléphones d’aujourd’hui ont des processeurs à deux, quatre ou huit cœurs.
Pour la plupart des opérations effectuées sur un téléphone intelligent, un processeur quadricœur suffit à la tâche, surtout avec les téléphones qui utilisent le calcul hétérogène (HMP). Certains modèles iOS et Android récents permettent de créer facilement des vidéos d’apparence professionnelle. Par ailleurs, lorsque vient le temps de rassembler tout le monde pour une grande photo de groupe ou de photographier un joli paysage, un téléphone intelligent doté d’un objectif grand-angle de 135 degrés est préférable.
La mémoire vive
La mémoire vive est la mémoire utilisée pour stocker les programmes ouverts (applications) afin de permettre au processeur d’y accéder facilement. Plus la mémoire vive de l’appareil est grande, plus le téléphone a d’espace pour exécuter plusieurs programmes en même temps. Les applications sont donc chargées plus rapidement et les vidéos sont plus régulières. Recherchez un téléphone intelligent qui a au moins 2 Go de mémoire vive, ce qui est la norme pour les appareils de milieu de gamme.
Le stockage interne
Votre téléphone intelligent se retrouvera rapidement surchargé de photos, de vidéos, de musique et d’applications. Il vaut donc la peine d’investir dans un appareil offrant beaucoup d’espace de stockage. Le stockage minimum sur la plupart des appareils est de 16 Go, ce qui convient pour les utilisateurs légers, mais pour la majorité des gens prenant des vidéos en HD intégrale et téléchargeant des applications de 1 Go et plus, 16 Go ne suffiront pas. Heureusement, les téléphones plus récents offrent 32 Go de base. Certains modèles iOS (iPhone) offrent actuellement une capacité de stockage intégrée allant de 16 Go à 512 Go, non extensible. Une autre option est de se procurer un téléphone offrant une mémoire extensible. Certains appareils Android, par exemple, vous permettent d’ajouter de la mémoire au besoin avec une carte MicroSD.
Vidéos, musique, livres et jeux
Tous les téléphones intelligents vous permettent d’écouter de la musique, de regarder des films et des séries sur Netflix et de lire des livres hors ligne. Assurez-vous simplement de les télécharger sur votre téléphone avant de partir de la maison ou du dernier endroit où vous aurez accès à internet.
Les voyages à l’extérieur du Canada
Il est relativement facile d’avoir accès à toutes les fonctionnalités de son téléphone intelligent aux États-Unis, au Mexique et même partout dans le monde. Il est même possible de garder son numéro de téléphone et de ne pas avoir à changer son appareil. Pour ce faire, il suffit de communiquer avec son fournisseur de téléphone mobile avant le départ afin de s’informer des forfaits offerts aux voyageurs. Vous en trouverez sûrement un répondant à vos besoins.
La protection des renseignements personnels
Vos appareils vous permettent de stocker facilement des renseignements personnels afin que ces derniers soient accessibles en tout temps. Mais un accès aussi facile comporte des risques si vous ne protégez pas votre appareil. Même si plusieurs mesures de sécurité sont en place, il n’en demeure pas moins que le propriétaire de l’appareil constitue la première ligne de défense contre la fraude et joue un rôle essentiel pour protéger ses renseignements bancaires et autres informations confidentielles de son téléphone ou de sa tablette. Des gestes simples permettent d’élever quelques barricades :
1- Ne jamais laisser son téléphone trainer dans un endroit public.
2- Le conserver sur soi plutôt que dans un sac à main, plus facile à subtiliser.
3- Activer le déverrouillage à l’aide d’un code numérique ou d’un élément biométrique (empreinte ou iris).
4- Être vigilant afin de déjouer les tentatives d’hameçonnage par téléphone, courriel ou texto, car les banques et les compagnies de cartes de crédit n’utilisent jamais ces moyens pour vérifier les informations personnelles de leurs clients.
5- Éviter d’enregistrer automatiquement ses mots de passe ouvrant les comptes bancaires.
6- Évaluer la pertinence d’enregistrer des cartes de crédit dans son appareil, ce qui rend plus vulnérable si le téléphone devait tomber en de mauvaises mains.
Accessoires et câbles
Plusieurs accessoires existent pour chacun des téléphones intelligents sur le marché. Il existe également plusieurs modèles de piles externes. Celles-ci vous permettent de recharger la pile de votre téléphone sans avoir accès à une prise de courant.
Si votre téléphone a une entrée pour une carte SD, procurez-vous-en une qui est compatible avec votre téléphone et de la plus grande capacité possible. De cette manière, vous ne manquerez jamais de place pour vos vidéos, vos photos et votre musique. Plusieurs types de câbles sont offerts afin de brancher l’appareil sur un téléviseur qui dispose d’une entrée HDMI. Regarder un film ou une émission de télé est beaucoup plus agréable sur un grand écran que sur un écran de 5 po. Un marchand de téléphones ou d’équipement électronique saura vous conseiller.
LES FONCTIONS
Faire de la photo avec son appareil
Lorsque les téléphones intelligents ont commencé à prendre des photos, les résultats étaient souvent médiocres, pour ne pas dire mauvais, en comparaison avec les
véritables appareils photo numériques. Rater une photo de nos jours est assez difficile à cause des puissants processeurs et du traitement d’image numérique, même sous une faible lumière et sans flash. Il suffit de bien cadrer et le tour est joué.
L’utilisation du wifi
Il est possible de brancher votre appareil intelligent et votre tablette à internet de deux façons : par un réseau mobile et par un réseau wifi. Ce dernier est l’extension sans fil d’un réseau filaire classique. Il permet la diffusion de bande passante provenant du réseau filaire dans un certain territoire et à un certain nombre d’appareils simultanément. Ce type de connexion peut être privé ou public, sécurisé ou non. La consommation de données à partir de ce type de réseau ne sera aucunement compté ni facturé dans votre forfait.
L’internet
Où que vous soyez, vous pouvez en tout temps :
1- Naviguer sur le web partout dans le monde (informations, météo, réseaux sociaux, etc.).
2- Clavarder avec vos proches.
3- Accéder à des sites multimédias comme YouTube.
4- Écouter vos émissions de radio préférées.
5- Rester en contact avec les membres de vos communautés (par exemple : Facebook, Twitter).
6- Lancer des recherches sur Google, Yahoo ou autres outils de recherche.
L’importance des mots de passe
Vos mots de passe sont autant de gardes qui se dressent entre vos renseignements personnels et les fraudeurs et voleurs potentiels. Variez vos combinaisons de noms d’utilisateur et de mots de passe pour vos différents comptes et évitez de les noter sur papier. Pour compliquer vos mots de passe, utilisez des lettres, des chiffres et des caractères spéciaux et changez vos mots de passe régulièrement. Si vous créez des mots de passe avec des combinaisons distinctes de lettres et de chiffres pour chacun de vos comptes en ligne, il sera plus difficile pour quelqu’un d’accéder à votre identité, et vous contribuerez à protéger votre information.
Les événements de Minneapolis, aux États-Unis ont donné mauvaise presse aux policiers en général, même si, chez nous, la situation est toute autre. Ne devient pas policier qui veut parce que le travail est ardu psychologiquement. On n’appelle pas la police parce que ça va bien. C’est pour régler souvent une situation explosive.
Hier, dans l’édition du Journal de Montréal, Richard Martineau a écrit un article fantastique et empreint de vérité sur le travail des policiers qui sont avant tout des humains, souvent avec des familles. C’est le texte que je vois propose aujourd’hui.

Depuis le meurtre horrible de George Floyd (un événement scandaleux qui s’est déroulé aux États-Unis et non au Québec), un certain discours antipolicier a le vent dans les voiles.
À entendre certains militants crinqués, les policiers seraient agressifs, racistes, prompts à sortir leur flingue et à tirer dans le tas. Bref, des brutes entraînées pour « protéger le capitalisme patriarcal blanc ».
Il faudrait désarmer les corps policiers, leur couper les vivres ou, tout simplement, les abolir, comme certains militants du NPD l’ont récemment proposé.
LE COEUR REMPLI DE LARMES
À tous ceux qui aiment véhiculer cette image éculée du « RoboCop dépourvu d’émotions » ou du « policier Rambo », un conseil: lisez les témoignages émouvants qu’ont livrés les policiers Catherine Harel, Maxime Mathieu et Yannérick Litalien-Forest au procès de Benoît Cardinal, accusé d’avoir sauvagement tué sa conjointe, Jaël Cantin.
Vous m’en donnerez des nouvelles.
Trouver un cadavre ensanglanté. Aller chez les parents de la victime pour leur annoncer la mort de leur fille. Prendre soin d’un groupe d’enfants en panique. Répondre à leurs questions (« Avez-vous arrêté le méchant ? »).
D’écrire ma collègue Claudia Berthiaume, dans son compte rendu du témoignage de l’agent Litalien-Forest :
« Retenant ses larmes, l’agent a dit que cette tâche, qui a duré deux heures et demie, n’était pas facile pour lui.
J’avais les yeux pleins d’eau et je devais m’essuyer les yeux dans le coin. On faisait comme si de rien n’était avec les enfants, comme j’aurais fait avec les miens. »
LA MORT DANS L’ÂME
C’est ça, être policier.
Confronter la misère et la détresse jour après jour.
Voir ce qu’aucun être humain ne devrait voir.
Tu arrives chez toi, tu prends tes enfants dans tes bras, et quand ils vont se coucher, t’ouvres une bouteille de vin pour faire disparaître les images qui tournent dans ta tête, tu te fermes comme une huître et, surtout, tu te gardes de raconter ta journée à la personne qui partage ta vie, pour la protéger.
Pourquoi les policiers se tiennent surtout avec d’autres policiers ?
Parce que les « civils », comme ils nous appellent, ne peuvent pas comprendre ce qu’ils vivent.
Ça vous tente de vivre ça ?
Vous vous rappelez Patrick Bigras, le policier qui a découvert les cadavres des enfants de Guy Turcotte ?
Il s’est donné la mort. Dix ans après les faits.
Pendant dix ans, il a vécu avec ces images qui lui bouffait littéralement l’âme.
Nous, on mène notre petite vie tranquille. Les policiers, eux, voient toute la merde, toute la rage, toute la violence qui grouillent en coulisses.
DES BRUTES ?
Désolé, mais, au risque de passer pour un méchant fasciste, moi, les policiers, je les admire.
Quand j’en croise un, je le salue.
Et quand l’un d’entre eux me donne une contravention pour excès de vitesse, je sacre, bien sûr (à l’intérieur !), mais je me dis qu’il fait son boulot et que j’avais juste à respecter la loi…
Des brutes, les policiers ? Des monstres ? Des « soldats du capitalisme patriarcal blanc », comme disent niaiseusement les wokes ?
Non.
Des gars et des filles aussi essentiels, courageux et respectables que nos « anges gardiens ».
Des pommes pourries, il y en a dans tous les vergers…

Dimanche dernier, à Tout le monde en parle, à Radio-Canada, je me suis prêté à un petit jeu. Étant une émission d’affaires publiques, donc de placotages, je m’interrogeais sur le nombre d’anglicisme que j’allais découvrir à travers tous ces échanges.
J’en ai trouvé 24 ! Facilement !
Mis à part un seul bloc, où un français impeccable et simple s’exprimait, tous les autres intervenants ne se sont pas gênés pour sortir leur franglais… Et ça venait tout seul, tout naturellement. Les voici :
« remake », « caster », « dealer de drogue », « ça fittait », « cool », « casting », « show », « dark web », « porn star », « coaché », « un guess », « page turner », « trooper », « the rest is history », « tough », « big brother célébrité », « challenge », « game », « survivor », « weird », « kit », « fun », « tape » et « best of ».
J’y ajouterai aussi les « criss et hosti » de l’animateur. Inacceptable ! Peu importe le contexte.
C’est quoi le plaisir de massacrer la langue française de la sorte ? C’est à la mode ? Je ne suis pas sûr que l’anglicisme soit toujours compris des téléspectateurs, mais bon. Il faut vivre avec, semble-t-il.
C’est partout la même chose. Le commercial télévisé où Julie Bélanger vante la Côte-Nord comme endroit de villégiature et de vacances, et qui nous propose un road trip.
Luc Ferrandez, au 98,5 chez Paul Arcand, dans le cadre de la Commission Normandeau-Ferrandez, parlait de meat packer. Est-ce nécessaire ?
Et les exemples pleuvent au point d’en écrire un livre.
Un fait demeure; on parle comme on marche… tout croche, et on ne veut pas faire l’effort de s’en tenir à l’expression française. Quand on est rendu à utiliser des anglicismes à outrance, soit qu’on veut renier notre langue ou que notre vocabulaire francophone est très restreint, voire moins qu’élémentaire.
La langue française est riche, pleine de nuances, respectueuse, et c’est ce qui fait l’immense différence avec la langue de Shakespeare.
Mais ça demande un effort… pour soigner son langage.

Le printemps est là et vous souhaitez vous procurer un nouveau vélo.
Savez-vous que votre achat n’est pas protégé de la même façon selon que vous achetez avec un commerçant ou avec un particulier?
ACHETER AVEC UN COMMERÇANT
La loi sur la protection du consommateur prévoit des règles particulières lorsque vous achetez un vélo avec un commerçant. Un commerçant peut être une petite boutique ou une grande surface.
Dans ce cas, une garantie légale s’applique automatiquement à votre achat, même pour un vélo usagé. La garantie légale est une protection minimale prévue dans la loi. Le commerçant doit donc vous vendre un vélo de qualité, durable, sécuritaire et conforme aux attentes créées dans sa promotion ou par ses représentations. La garantie légale vous protège aussi contre les défauts cachés.
Le commerçant et le fabricant sont obligés de respecter la garantie légale et ne peuvent pas l’exclure.
ACHETER AVEC UN PARTICULIER
Même lorsque vous achetez un vélo d’un particulier, une garantie légale s’applique automatiquement. Le vendeur doit donc vous vendre un vélo de qualité, compte tenu de l’âge du vélo, sans défaut caché.
Toutefois, contrairement au commerçant, le particulier peut exclure la garantie légale, ou réduire ses responsabilités. Portez attention aux mots utilisés dans l’offre du vendeur. S’il est écrit « sans garantie » ou « aux risques et périls de l’acheteur », le vélo que vous achetez n’est pas garantie par le vendeur.
Le vendeur n’a pas non plus à garantir un défaut apparent que vous auriez dû constater. Soyez prudent et inspectez le vélo avant de l’acheter.
Vérifiez aussi que le vendeur est bien le propriétaire du vélo : vous pourriez être responsable d’un acte criminel si vous possédez un vélo volé.
Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 22 avril 2021, p22

Ce message lancé par ce premier ministre revendicateur du début des années 60 prend tout son sens avec le énième échec des lois québécoises qui se font massacrées par des juges. La dernière en lice, le loi 21 sur la laïcité. Au lieu de rendre des décisions justes et équitables pour le Québec, ils sèment la discorde en charcutant les lois votées par un gouvernement d’État démocratiquement élu.
Je l’appréhendais ! Contestée en majeure partie par le reste du Canada, Ils ont gagné. Le Québec est plus divisé que jamais et seule l’indépendance nous donnera les pleins pouvoirs.
Les Québécois, majoritairement francophones, sont soumis à cette loi, sauf pour la minorité anglophone qui en est dispensée. Et attendez la loi 101… elle va passer, elle aussi, au moulin à viande des acharnés.
Mathieu Bock-Côté a écrit l’excellent article qui suit, sur cette question, paru hier dans les pages du Journal de Montréal.
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LA LOI 21 ATTAQUÉE PAR LE GOUVERNEMENT DES JUGES
Il fallait s’y attendre : la Cour supérieure a entrepris le démantèlement de la loi 21.
Contrairement à ce qu’on a pu lire ici et là, elle n’a pas été maintenue.
Le juge Marc-André Blanchard a décidé de soumettre le Québec au régime de la partition ethnique.
Il s’agit désormais de découvrir le Québec en communautés rivales et de créer deux catégories de citoyens.
PARTITION
D’un côté, une majorité francophone sont on doit se méfier, de l’autre, des communautés minoritaires qui peuvent désormais s’affranchir au nom du droit des règles québécoises.
Le multiculturalisme canadien, au cœur de la Constitution de 1982, impose toutes ses conséquences.
En gros, les lois votées par l’Assemblée nationale sont bonnes pour les francophones, mais n’engagent pas la communauté anglophone, désormais placée explicitement sous la protection d’Ottawa, transformé en autorité gardienne des minorités.
Peut-on imaginer un seul instant les effets à court terme d’une telle décision pour la cohésion sociale dans une société où la majorité historique francophone est de plus en plus ouvertement méprisée par une mouvance multiculturaliste qui la traite comme un vieux résidu de peuple appelé à s’effacer au nom de la diversité ?
Blanchard normalise juridiquement le fantasme ulstérien de la frange la plus radicale de la communauté anglophone. Autrement dit, elle trouve le moyen de se séparer de la nation québécoise sur son propre territoire. Ne doutons pas que ses représentants trouveront le moyen de nous dire que ce sont les Québécois francophones qui ont décidé de les exclure.
Une partie de notre intelligentsia, véritable bois mort intellectuel et journalistique, célébrera probablement la subtile décision du juge.
Dans les faits, la Cour supérieure vient de montrer à quel point même lorsqu’il se contente d’un nationalisme minimaliste, le Québec est contraint, dans l’ordre fédéral canadien, aux demi-mesures. Elles seront de toute façon piétinées par un gouvernement des juges qui cherche à se faire passer pour l’expression la plus convaincante de l’État de droit.
Comment réagira le gouvernement du Québec ? Telle est la question.
Politisera-t-il cette décision en cessant de faire semblant que ce tribunal, dans les circonstances, est légitime ?
Osera-t-il dire que cette décision est fondamentalement inacceptable ?
Aura-t-il le courage de poser la question constitutionnelle ?
Nous savons que le gouvernement Legault n’est pas souverainiste. C’est son droit. Nous savons toutefois qu’il se veut nationaliste. C’est d’ailleurs son devoir.
NATIONALISME
Dans les circonstances, il ne doit d’aucune manière entrer dans une logique bonententiste où il laisserait entendre qu’il se contentera de demi-mesures et des miettes d’autonomie consenties par Ottawa.
Tous les autres partis politiques doivent se positionner, et ne peuvent se contenter de se réfugier derrière un respect empesé de tribunaux qui, dans les circonstances, servent d’instruments politiques.
Il est insensé qu’une loi fondée sur une décennie de délibérations collectives soit ainsi abolie par un juge capricieux dont l’autorité repose sur une Constitution dont le Québec n’est toujours pas signataire.
Un cycle politique essentiel vient de s’ouvrir. Nous verrons comment chacun s’y positionnera.

Dès les premières belles journées du printemps, on désire s’attaquer au lavage des fenêtres salies par la neige et la pluie.
Comment venir à bout de cette tâche rapidement tout en évitant les erreurs qui nous obligeraient à recommencer le travail.
Choisissez une journée non ensoleillée, car le lavage des vitres sous le soleil accélère le séchage et assure les bariolages.
Nettoyez le cadrage des fenêtres avec un aspirateur. Pour bien atteindre les rainures, utilisez une brosse à dents et une eau savonneuse.
Frottez les vitres à la verticale à l’extérieur et à l’horizontale à l’intérieur. Vous pourrez repérer rapidement les rayures à éliminer.
MES MEILLEURES RECETTES POUR LES VITRES
1- La recette la plus populaire demeure le mélange eau et vinaigre. (175 ml de vinaigre dans un litre d’eau). Lavez les vitres avec un t-shirt de coton recyclé, une éponge ou un chiffon en microfibre. Vous éliminerez les taches de calcaire plus résistantes avec un chiffon imbibé de vinaigre pur.
2- Mélanger 5 ml (1 c. à thé) d’assouplissant textile et 5 ml (1 c. à thé) de fécule de maïs dans 1 litre d’eau. Verser dans une bouteille avec vaporisateur.
3- Ajouter un bouchon ou 1 c. à table de bain moussant, de shampoing ou de savon liquide pour la vaisselle dans un sceau d’eau tiède.
4- Après le lavage, pour éclaircir les fenêtres, utilisez du papier journal, un chiffon sec ou un chamois.
Source : Madame chasse-taches, cahier CASA, Journal de Montréal, 17 avril 2021, p12

C’est souvent quand ils sont partis qu’on peut mesurer le degré de satisfaction et d’amour qu’on donne à nos vedettes.
On en a eu un émotif constat suite au décès récent de Michel Louvain. De partout : radio, télévision, lignes ouvertes, commentaires et histoires racontées sur les médias sociaux, on pouvait découvrir sa grandeur, son aura.
Michel Louvain avait au Québec l’envergure d’un Dean Martin, d’un Frank Sinatra et de tous les autres chanteurs de charmes qui nous ont fait rêver tout au long de leur formidable carrière. La sienne aura durés 63 ans.
Dans tous les reportages et entrevues qu’on a diffusé, son sourire contagieux, son élégance, sa grâce et sa simplicité lui donnait une notoriété incommensurable. Émotif et expressif, il savait toucher le cœur des gens.
Il faisait partie d’une classe de chanteurs dont les mots ne sont pas enterrés par une musique trop forte et des artifices pour agrémenter ses spectacles. Lorsqu’il chantait, on avait le goût de l’accompagner. D’ailleurs il prenait plaisir d’arrêter de feutrer sa voix pour donner à son public, l’occasion de le combler. Tout le monde connaît ses chansons par cœur.
Au chapitre des émissions qui ont souligné sa carrière, on ne peut passer sous silence la magistrale performance de l’équipe de France Beaudoin et de son équipe de professionnels à son émission spéciale En direct de l’univers, samedi dernier.
En moins de 48 heures, préparer un spectacle d’une telle envergure, sans faille, relève incontestablement d’un tour de force. Des prestations qui ont fait couler les larmes pour se rendre compte de l’immense talent de ce chanteur, tiré à quatre épingles, et qu’on regrette déjà. Il aurait laissé un immense trou dans nos cœurs.
Sans surprise, tous les participants à cette belle soirée étaient parés de leurs plus beaux atours. Élégants et chics, ils représentaient à merveille l’image du chanteur, parmi les plus authentiques.
La colonie artistique de cette époque se voit décimée d’année en année. Je pense aux Ginette Reno, Dominique Michel et autres de ma génération à qui il faut souligner leur carrière de leur vivant. Ils ont aussi droit à cette merveilleuse dose d’amour, bien avant qu’ils nous quittent.
Comme le chantait Frédéric François « Il faut dire je t’aime, à tous ceux qu’on aime, tant qu’ils sont vivants, vivants. Il faut dire je t’aime tant qu’il est temps, encore temps. »
On peut imaginer les impressions et les quelques larmes qu’il a dû verser, sur son nuage. Il a dû être comblé et ému de cette formidable dose d’amour, Parti pour l’éternité, son œuvre continuera d’être chanté par tous ceux et celles qui l’ont aimé.
La Dame en Bleu, fut, selon ses dires, LE succès de sa prolifique carrière. Le caricaturiste Ygreck l’a admirablement bien dessiné avec la caricature qui meuble cet article.
Michel Louvain 1937-2021. Tu ne seras jamais oublié et tu fais maintenant parti des immortels.

Parmi les différentes mesures prises pour lutter contre l’épidémie du coronavirus, il est demandé de ne pas se serrer la main. Cependant, il est possible – et c’est même recommandé – de se serrer les coudes. Il ne faut donc plus tendre la main, ne plus faire des pieds et des mains, seulement des appels du pied afin de garder les mains libres.
Si vous êtes à la tête d’une association et que vous vouliez vous retirer, impossible de passer la main ; certes, il reste la solution de vous faire sortir à coups de pied dans l’arrière-train mais ce n’est pas très élégant et l’on peut très vite en venir aux mains.
Pour les amoureux qui ont le cœur sur la main il est illusoire de le donner, ni même de le partager : les mariages vont tomber en désuétude car plus personne ne fera une démarche pour demander la main de l’être aimé.
Autre conséquence grave pour la démocratie : désormais la politique de la main tendue est vouée à l’échec, être pris la main dans le sac sera moins grave que de donner un coup de main.
Bien sûr, la main gauche doit ignorer ce que fait la main droite mais si elle a donné de l’argent de la main à la main, il sera nécessaire de lui passer un savon.
C’est dans la tribulation qu’il convient d’être fort, l’épidémie génère un sentiment de peur ; la solution ? – S’en laver les mains et prendre son courage à deux mains, surtout en mains propres.
Au revoir et à 2 mains
Un vrai bonheur cette langue française !

Immensément tristes les événements incluant des policiers lors d’interventions. Des personnes ont perdu la vie, alors que facilement, un tel dénouement aurait pu être évité.
Prenez les deux cas au États-Unis, à Minneapolis. En mai 2020. George Floyd est décédé sous le genou du policiers Derek Chauvin. Ce policier dans cette affaire, subit présentement son procès et est passible d’une peine d’emprisonnement de 40 ans, s’il est trouvé coupable.
L’autre cas, récemment dans cette même région et avec quelques similitudes, à la suite d’un contrôle de police lié à des plaques d’immatriculation non-valides. Le jeune conducteur Noir de 20 ans qui a résisté et voulu s’enfuir avec sa voiture, a été abattu par une policière. Celle-ci avait confondu son arme de service, croyant que c’était son pistolet à impulsion électrique. Elle a remis sa démission et devra faire face à la justice.
Évidemment, on connait la suite; manifestations violentes de la communauté Noire principalement, et saccages partout, forçant le couvre-feu. Des escalades de violence qui sont monnaie courante.
Plus près de nous, il y a quelques jours à peine, à Longueuil, dans le secteur LeMoyne, un forcené incontrôlable et en pleine crise, menaçait l’entourage en pleine rue, armé de couteaux. Il a finalement été arrêté, sans effusion de sang, après que la sergente eue tiré à quatre reprises vers le suspect, sans l’atteindre.
Chaque fois qu’un policier use d’une certaine force, la population le condamne d’avance :
« On sait bien, c’est un Noir, les policiers sont des racistes. »
« Pourquoi le policier ne lui a pas tiré dans les jambes ? »
« Pourquoi le policier ne s’est pas servi de son pistolet à impulsion électrique ? »
Et beaucoup d’autres questions visant toujours les policiers. Dans ces moment, l’action-réaction doit être rapide.
FORMATION
On ne naît pas policier. Ce n’est pas un travail qui convient à tout le monde. De plus, le policier reçoit une formation de plusieurs mois pour le préparer à son futur quotidien, à pouvoir régler toutes sortes d’événements.
Aujourd’hui, on en demande beaucoup à ces agents de l’ordre; ils doivent user de psychologie, être des travailleurs sociaux et toutes les professions qui traitent de maladies mentales. On téléphone à la police quand ça va mal, pas quand ça va bien.
Dans les cas impliquent des armes, il se doit d’agir rapidement, sans avoir droit à l’erreur qui est souvent fatale.
Promptement, il doit prévoir l’imprévisible et son temps de réaction est immensément court.
Plusieurs ne font pas plus de cinq ans et décident de changer d’emploi.
AUX ÉTATS-UNIS
C’est encore pire chez nos voisins du Sud, où les armes abondent. Pour revenir aux cas mentionnés précédemment, un aspect de ces interventions n’a pas été analysé, ou du moins, est souvent passé sous silence. Parce que c’est de ça qu’on parle… de l’analyse de l’événement. On prend des heures, des jours voire des semaines à trouver si le policier a bien agi. Le policier lui, n’avait que quelques secondes pour intervenir et étouffer la menace.
Pourquoi on ne parle jamais de l’attitude de la personne qui se fait interceptée ? De sa réaction à résister à son arrestation ? À la lumière des vidéos tournés dans les événements tragiques de Minneapolis, George Floyd était un colosse qui a résisté à son arrestation. Même réaction pour le jeune de 20 ans; au moment de se faire passer les menottes, il est revenu dans son auto pour s’enfuir.
Ce sont deux situations où, si la personne obtempère sans opposer de résistance, la possibilité qu’il soit abattu est nulle.
Quelle serait votre réaction devant cette agressivité injustifiée ?
Il y a quelques années, au Tribunal de la jeunesse, j’ai été témoin d’un adolescent de quinze ans, de taille normale pour son âge, qui refusait la sentence qu’on venait de lui imposer. Il a réagi si violemment que les intervenants se sont mis à 6 personnes, dont un pesait certainement plus de 300 livres, pour le maîtriser après de très longues minutes agressives. Un incident que je me rappellerai toute ma vie.
Avec toutes les interventions policières, que ce soit pour une infraction au Code de sécurité routière ou autre raison, la personne interceptée n’est pas en position de force et doit collaborer de façon civilisée. Rarement, un comportement exemplaire n’incitera à la violence. C’est vrai ici et aux États-Unis. Par contre une résistance déclenche une action-réaction rapide des policiers et, par le fait même, tourner l’intervention en tragédie. On ne fuit pas sans raison.
LONGUEUIL
L’événement de Longueuil a suscité aussi des commentaires douteux sur les lignes ouvertes. On questionnait le travail de la policière :
« Quatre balles et elle n’a même pas réussi à l’atteindre… »
« Une balle perdue aurait pu tuer quelqu’un d’autre. »
« Pourquoi n’a-t-elle n’a pas visé les jambes ? »
« Pourquoi n’ pas avoir utilisé son pistolet à impulsion électrique ? »
Fermez les yeux, placez vous dans la peau de cette policière à ce moment précis et imaginez le scénario dans votre tête, avec les conséquences possibles, en vous demandant ce que vous auriez fait, vous, dans les mêmes circonstances… ?
Moi, au contraire, je dis que cette policière a agi avec professionnalisme, un courage admirable et un sens du devoir exemplaire. Un travail sans bavure à souligner et à féliciter.
Quand un forcené, en crise, fonce vers vous, votre temps de réaction doit se compter en secondes et même en fraction de secondes.
SERVIR ET PROTÉGER
C’est la devise première d’un policier. Lors d’une arrestation ou d’une interception, vous devez agir de façon civilisée. Votre agressivité et votre résistance peut vous coûter très cher. Vous éveillez alors des soupçons. Au Québec, nous pouvons être fiers de notre force policière dans son ensemble. Loin d’être raciste, leur travail nous permet de se promener dans la rue sans crainte de recevoir une balle, comme on le voit trop souvent chez nos voisins du Sud.

Une vérité vraie pour les décennies à venir, et pas des tonnes. À l’intérieur d’une vingtaine d’années, le français aura régressé. Mercredi dernier, Sophie Durocher en a fait le sujet de son article dans les pages du Journal de Montréal. J’endosse tellement son propos que c’est la lecture que je vous propose aujourd’hui. Une triste évidence qui ne ment pas.
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LA SWITCH EST A BITCHE
Le 19 mars, Facebook a supprimé la page d’une petite ville française de 5000 habitants parce qu’elle était « en violation des conditions applicables ». C’est que, voyez-vous, cette ville de la Moselle s’appelle Bitche et qu’en anglais, « bitche » c’est un mot très vilain qui consiste à traiter quelqu’un de chienne.
Sous la pression, Facebook s’est rendu compte de son erreur et hier, la page était restaurée.
Le plus drôle, c’est que le maire de la ville a invité Mark Zuckerberg à visiter sa petite municipalité. Il a aussi rappelé que la ville avait été libérée par des Américains, en 1945, et que ces soldats s’étaient eux-mêmes appelés « Sons of Bitche ».
Je sais, c’est anecdotique. Mais je vois dans cette histoire le signe que de plus en plus, sur les réseaux sociaux, c’est l’anglais qui mène.
JE BITCHE, TU BITCHES
Ici au Québec, où on parle de plus en plus franglais, combien de personnes se traitent de bitche ? On conjugue même le verbe bitcher à tous les temps.
Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que je suis tombée sur une série de publicités de la Fondation pour la langue française qui m’ont vraiment fait réfléchir à la présence de plus en plus insidieuse de l’anglais dans notre vocabulaire.
Dans le cadre de sa campagne Ne perds pas ton français, cette Fondation diffuse sur les médias sociaux une série de capsules qui montrent l’évolution de notre « vocabulaire » au fil des décennies…
Premier exemple : « 2000 : Ça m’a déplu. 2010 : Ça m’a turné off. 2020 : Ça m’a turn off. 2030 : Ça turned me off. 2040 : That turned me off .»
Voici un deuxième exemple de publicité de la Fondation.
« 2000 : J’ai échappé mon téléphone. 2010 : J’ai dropé mon téléphone. 2020 : J’ai drop mon phone. 2030 : J’ai drop my phone. 2040 : I dropped my phone. »
On doit tous reconnaître qu’on se laisse aller à un relâchement. Ça commence par un mot, par-ci, par-là. Un titre d’émission de télé. Un animateur qui parle de « show » au lieu de « spectacle ». On s’habitue. Notre oreille s’y fait.
On entend une animatrice parler de « tattoo » au lieu de « tatouage ». On s’y fait. On s’habitue.
Je ne jette pas la pierre aux autres. Je m’inclus dans ce ramollissement collectif.
Mais c’est pour ça que je trouve la petite pub de 15 secondes de la Fondation pour la langue française aussi percutante. On se rappelle tous l’époque pas si lointaine où on faisait des phrases complètes en français sans recourir à la béquille de l’anglais.
Mais avec les médias sociaux, l’influence de l’anglais est décuplée.
C’est une chanteuse hyper connue qui écrit sur Instagram : « Le printemps à Montréal is upon us !»
C’est une chroniqueuse d’un journal montréalais qui se décrit sur Instagram comme « Business columnist, Serious foodista, wannabe fashionista, unapologetic feminista » (pas un mot en francista).
C’est une animatrice qui écrit : « Smiling inside and out ! Bon dimanche tout l’monde ! Full chixée, 1 fois par semaine ».
Je ne veux bitcher personne, mais si on continue comme ça, en 2040, we’ll all be speaking la langue de Sugar Sammy.