De quoi sera fait demain

Lentement le déconfinement se déroule comme annoncé par l’équipe Legault, à petit pas. Ils analysent la situation avec la Santé publique et déconfinent à petite goutte. Mais nous, comme citoyen, nous devons observer certaines règles propres à nos actions, nos déplacements. Est-ce que ce sera la même chose pour tous les citoyens ? Si ton voisin outrepasse les consignes, tu fais quoi ? Tu dénonces aux autorités ? Tout un dilemme à affronter.

Ça crie de partout : « à quand mon tour ? ». On le constate avec les campings. Celui, immense, de St-Jean-Baptiste-de-Rouville, a décidé de reporter son ouverture de quelques jours, afin de mieux se préparer. Il n’avait pas prévu le coup… ? Pas trop fort ! Et ça crie encore plus fort. C’est tenter le diable, augmenter la grogne. Est-ce que cette décision fera en sorte que les campeurs seront moins portés à observer les règles ?

Quoi qu’il en soit, Joseph Facal en a fait son analyse, publiée dans son article au Journal de Montréal du 26 mai dernier. En voici la teneur.

RENTRE PAS DANS MA BULLE, OK ?

Vous pensez que le plus dur est fait ? Non.

Nous entrons dans la phase la plus délicate.

Dire aux gens de rester chez eux était simple à dire et simple à comprendre.

Le plus débile comprend : « Enwèye à maison et sors pas tant qu’on te le dise pas, OK ?! »

RESPECT

On entre maintenant dans la phase où l’on dit : « Tu peux sortir, mais à condition de faire comme ceci, comme cela, et encore ceci et encore cela… »

Avant, on demandait le respect d’une consigne simple et claire, qui n’exigeait pas un gros effort intellectuel ou beaucoup de jugement.

Tu restes chez vous, t’allumes la télé, t’ouvres un livre, tu fais de la sauce à spaghetti.

Maintenant, on demande de suivre un protocole délicat et complexe.

Tu sors, mais tu te sers de ta tête et de ton jugement.

Tu restes concentré… même si t’as bu cinq bières, que l’herbe est douce et le soleil chaud, et que t’as pas serré tes chums dans tes bras depuis trois mois.

Et tu fais attention en tout temps… parce qu’un geste, un seul, peut avoir des conséquences graves.

Pas mal plus compliqué à comprendre, pas mal plus compliqué à faire respecter.

C’est triste à dire, mais quand il faut miser sur l’intelligence, le jugement, le bon sens, le respect, le civisme, ça donne ce qu’on voit…

Beaucoup de gens font de beaux efforts, mais…

Mais des commerces rouvrent, manquent de main-d’œuvre à cause d’une PCU qui rend plus intéressant de rester à la maison, doivent improviser, trouvent que les masques et le Purell, ça coûte cher… alors ça donne ce que ça donne.

Il m’arrive ces jours-ci de m’approcher d’un magasin et, quand je vois par la fenêtre ce qui s’y passe, je tourne les talons et j’en cherche un autre.

Et par-dessus le marché, les idiots, les épais, les « le-monde-capote-pour-un-p’tit-rhume », les « y-a-rien-là », les vrais caves… sortent eux aussi.

Là aussi, ça donne ce que ça donne. Ne me dites pas que vous ne le voyez pas.

Le premier ministre de l’Ontario a dû improviser une conférence de presse pour sermonner son monde tellement les règles n’étaient pas respectées dans les parcs.

Le maire de Toronto a dû s’excuser de ses jasettes à deux pieds du monde et sans masque.

RAPPEL

J’ose deux questions.

Nous rouvrons en même temps que les Européens… alors que la pandémie a frappé là-bas un mois plus tôt.

Notre performance jusqu’ici justifie-t-elle une telle audace ? Hmm…

Les régions éloignées ont été globalement épargnées. Elles seront maintenant visitées par les Montréalais.

Sont-elles prêtes ? Hmm…

Je ne sais pas vous, mais moi, qu’il s’agisse de collègues, d’amis, de copains de mes enfants, d’employés ou de clients dans les magasins, je suis d’avis qu’il ne faudra pas hésiter à faire des rappels à l’ordre, quitte à passer pour une face de « beu ».

Ah, mais c’est vrai, j’oubliais, au Québec, on n’aime pas la « chicane », on est « ben fins « .

La folie du magasinage

Dès la réouverture récente des magasins, la masse de monde s’est précipitée aux portes de ces commerces pour jouer au sport national des Québécois; le magasinage. Beaucoup, beaucoup jeunes dont certains avaient un beau 1250$ à dépenser pour ce premier mois de cadeau… il y en aura trois autres. Pourquoi travailler quand on peut magasiner les poches pleines. Hein ?

Toujours est-il que c’était la folie furieuse au Quartier Dix30 de Brossard. Des files imposantes un peu partout pour trouver l’aubaine du siècle. En fait, le bordel comme au temps du boxing day. Une marée humaine, debout comme des piquets, en attente de leur tour. Et les masques ?
Et la distanciation sociale ? Quossé ça ? Les invincibles n’en portaient pas et ne s’éloignaient pas.

Pour magasiner en temps de pandémie, il faut être maso. Moi, je déteste. Pourtant, dans mon ancienne vie, j’adorais, mais pas au point de se faire espionner. C’est enrageant, comme le soulignait Denise Bombardier dans le texte qui suit, paru récemment dans le Journal de Montréal, et que je veux partager avec vous.

J’ENRAGE !

Si mon époux anglais flegmatique ne m’avait pas déconseillé d’écrire tout ce qui m’horripile dans la crise actuelle, les masques, par exemple, représentant le drapeau du Canada, celui du Québec ou des Canadiens de Montréal, qui provoquent des réactions négatives chez les uns et les autres, je l’aurais écrit.

Non, ça ne va pas bien, comme l’a dit Martin Petit à TLMEP. Eh oui, il m’arrive d’être d’accord avec des humoristes qui ont réellement le sens de l’humour.

Je tonitrue devant ces « pas de tête » qui envahissent nos parcs et nos rues sans respecter les règles de distanciation sociale et qui, ivres au sens propre comme au figuré, réclament le droit d’exercer sans entraves leur liberté.

DISTANCE RÉGLEMENTAIRE

Je fulmine en lisant une consigne de la SAQ alors que je fais la queue à la distance réglementaire, mon masque collé à la figure à cause de la chaleur, « Il est fortement déconseillé aux personnes de 70 ans d’entrer dans le magasin. »

Je bous, intérieurement, lorsqu’un métrosexuel sans masque, qui se croit fringant, me double dans l’allée du supermarché en roulant en sens contraire de la flèche. Il heurte le côté de mon chariot sans s’en excuser. Devant mon regard courroucé, il lance, « C’est quoi, ton problème ? »

Je perds mon sang-froid en écoutant la nouvelle pub du gouvernement du Québec, qui nous prescrit de réserver pour chaque résident d’un domicile des assiettes et couverts dont il aura l’usage exclusif.

J’écume de rage devant de jeunes spécialistes de la rectitude politique dans les médias qui font semblant de s’intéresser aux vieux et à leurs vertus lorsqu’ils en parlent. Des jeunes qui derrière leur mièvrerie ont inventé le slogan, « Tasse-toé, mononcle ! ».

Je regrette de porter le nom de Bombardier dont j’étais si fière lorsqu’à travers le monde des douaniers, en particulier, s’informaient de mon lien de parenté. La plupart du temps, je disais que j’étais de la même famille pour ne pas décevoir mes interlocuteurs.

Je crains que le nom du joyau québécois soit entaché pour toujours par des gens sans morale et assoiffés d’argent. De l’argent qui vient en partie des poches des contribuables québécois. Bombardier, à l’évidence, ne peut plus être un espoir pour l’avenir économique d’un Québec abîmé par les retombées de la pandémie.

DÉSOLANT

Je me désole que des prophètes d’une modernité technologique discutable annoncent un avenir culturel révolutionnaire, qui ferait fi de tous les créateurs qui, à ce jour, ont permis au Québec de réaliser de grandes œuvres. Je suis triste pour les artistes et les artisans qui croient encore que l’émotion s’exprime par la rencontre de l’art avec son public dans l’intimité physique. Car la technologie peut être un piège, un gadget si le créateur ne lui insuffle pas son âme propre.

Je me refuse à croire que l’enseignement à distance est l’instrument privilégié de transmission des connaissances. Rien ne peut remplacer un être humain passionné, enfiévré qui inscrit les jeunes dans la continuité historique, intellectuelle et spirituelle des civilisations.

J’enrage de ne pouvoir enlacer tous les humains de ma race, comme chante bellement Vigneault.

Un pays raciste !

Un policier a abusé de son pouvoir en tuant « involontairement » un homme de race noire qu’il venait d’arrêter et de maîtriser. S’ensuivit des émeutes partout à travers du pays. Mêlé à des casseurs qui s’exécutent pour mettre le trouble et à un port d’arme à feu toléré, voire accepté dans différents États, il n’en fallait pas plus pour faire des victimes.

Le racisme aux États-Unis est toujours omniprésent. Dans certaines régions, c’est même palpable et ça dure depuis des temps immémoriaux. Dans son édition du Journal de Montréal de samedi dernier, Loïc Tassé, un spécialiste de l’actualité internationale, y allait d’une analyse intéressante, en cinq questions, des différences sociales entre les communautés noires et blanche aux États-Unis.

C’est ce texte que je veux partager avec vous aujourd’hui, afin de mieux comprendre les raisons profondes des malheureux événements qui se déroulent chez nos voisins du Sud.

UNE SOCIÉTÉ MALADE

Mélangez du racisme, des masses d’armes à feu en circulation libre, des écarts de richesse extrêmes, du fondamentalisme religieux, des systèmes d’éducation et de santé minables, sauf pour les riches, et vous obtiendrez les émeutes qui se propagent un peu partout aux États-Unis.

Le comportement meurtrier de la police de Minneapolis dans l’arrestation de George Floyd, mort pour avoir présenté à un marchand un faux billet de 20 $, a mis le feu aux poudres.

1- LE RACISME AUGMENTE-T-IL AUX ÉTATS-UNIS ?

Selon le Pew Research Center, 56 % des Américains estiment que les relations raciales se sont détériorées sous Trump. Le plus triste est que les minorités américaines ont intégré le racisme dans leur identité minoritaire. Ainsi, 15 % des personnes de peau blanche disent que pour elles, la race ou ethnicité est très ou extrêmement importante dans leur identité. Mais ces taux montent à 74 % chez ceux dont la peau est noire, à 59 % chez les Hispaniques et à 56 % chez les Asiatiques.

Cette identité raciste est nourrie par le rejet. Elle est aussi entretenue de toutes sortes de façons. Par exemple, il semble normal aux États-Unis de demander la couleur de la peau à quelqu’un qui remplit un formulaire. De même, des universités offrent des programmes « d’études noires », comme si la connaissance et la couleur de la peau étaient liées.

2- QUELS SONT LES ÉCARTS DE RICHESSE ?

Les écarts de richesse augmentent sans cesse. Selon les chiffres les plus récents, entre 1983 et 2016, la part de la richesse globale des 10 % des Américains les plus riches est passée de 60 % à 79 %, tandis que la part des classes moyennes chutait de 32 % à 17 % et que celle des plus pauvres tombait de 7 % à 4 %. Gageons que sous Donald Trump les écarts ont empiré. Ces écarts de distribution de richesse sont les pires de tous les pays industrialisés.

3- EN QUOI LE SYSTÈME D’ÉDUCATION LÈSE-T-IL LES MINORITÉS NOIRES ?

Les écoles aux États-Unis sont de qualité très variable. Deux critères principaux définissent leur qualité : la composition ethnique de leurs élèves et la richesse des parents, l’une étant souvent liée à l’autre. Plus de 90 % des Américains de 25 ans et plus ont terminé leur 12e année. Chez les Noirs américains, la proportion est de 25 %. Chez les Hispaniques américains, elle atteint 59 %.

4- COMMENT LE SYSTÈME DE SANTÉ AFFECTE-T-IL LES AFRO-AMÉRICAINS ?

Les soins de santé sont difficilement accessibles ou médiocres pour 50 % de la population. C’est probablement une des raisons qui expliquent que le taux de mortalité chez les Américains noirs atteint de la COVID-19 est trois fois plus élevé que dans le reste de la population.

5- QUE VEULENT LES ÉMEUTIERS ?

Il est facile de concevoir la colère de beaucoup d’Américains devant la vidéo insoutenable d’un policier qui tue un citoyen avec nonchalance. Pour un Afro-Américain, la vidéo est encore pire, puisque généralement ce dernier s’identifie à la couleur de sa peau et que la victime est noire.

La colère augmente quand cet Américain noir constate qu’il est de plus en plus pauvre, tandis qu’une minorité est de plus en plus riche. Quand il voit que la COVID-19 touche davantage les Afro-Américains, parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de cesser de travailler ou parce qu’ils n’ont pas vraiment accès au système de santé. Les émeutes ne sont pas que celles des minorités. Elles marquent le désespoir d’Américains qui se sentent trahis par leur pays.

Ygreck, et ses perles de mai

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles de mai.

Revoir le concept des CHSLD

Définitivement, la présente pandémie forcera les autorités à revoir complètement le réseau de CHSLD, à commencer par sa nationalisation. Ensuite, il faudra réorganiser la construction des nouveaux bâtiments et pour terminer, rénover les actuelles résidences.

Sur ce sujet, Antoine Robitaille à publier un article sur la question récemment dans le Journal de Montréal. Je suis d’accord avec son point de vue et j’espère que le gouvernement en prendra bonne note et ainsi être mieux préparé pour faire face à un nouveau fléau. C’est le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.

SOINS AUX AÎNÉS : IL FAUT PENSER PETIT

On évoque de plus en plus la création éventuelle d’une enquête sur la gestion de la pandémie.

Dès le 20 avril, François Legault déclarait : « On aura probablement, comme à la suite du SRAS, une commission d’enquête. »

Ça semble tomber sous le sens. Surtout pour comprendre ce qui nous a conduits à manquer à notre devoir de protection envers ces êtres vulnérables que sont les personnes âgées hébergées en résidences.

TROP

La première difficulté, lorsqu’on envisage un tel exercice, est de définir le mandat. Il peut être extrêmement large et aboutir, après quelques années de fastidieux et coûteux travaux, à un rapport aux 1001 recommandations qui effraiera le gouvernement.

Autre risque : empiler les investigations. Prenons l’hécatombe au CHSLD Herron, où les morts se sont additionnés à une vitesse folle après la désertion des employés.

« Il y a trois enquêtes qui ont lieu, notait François Legault le 13 avril, une […] de la santé publique, une [autre] de police, puis [celle] du coroner. »

BON SENS

Difficile évidemment d’être contre la recherche de la vérité. Mais pour tirer les leçons de cette période covidienne, sur certains aspects précis, une autre grand-messe ne semble pas impérative.

Où nos vieux ont-ils été les mieux protégés ?

Une recension effectuée par notre Bureau d’enquête a identifié quatre CHSLD de l’île de Montréal où il n’y a eu jusqu’à maintenant aucun cas d’infection.

Les caractéristiques communes de ces endroits : de petites résidences privées où il y a peu de personnes âgées, une cinquantaine ou moins.

Le directeur général du CHSLD Angus, Frédéric Asselin, a tout résumé de manière efficace : « Étant donné que nous sommes un petit milieu, on a eu de la facilité à intervenir rapidement. »

PENSER PETIT

Autrement dit, en matière de soins aux aînés, Small is beautiful, selon le titre du célèbre livre de l’économiste anglais Ernst Friedrich Schumacher, publié en 1973.

Son sous-titre ? A Study People Of Economics As If People Mattered. Tout le contraire de ce qu’on a fait dans les trente dernières années.

Dans les petites résidences, les gestionnaires sont présents, ont tendance à connaître employés et résidents. N’attendent pas les ordres venant de la stratosphère de quelques CISSS ou CIUSSS.

Les initiatives y sont plus possibles : dès le début de la pandémie, la DG du CHSLD Bussey s’est précipitée à la quincaillerie pour y acheter des masques.

En pleine crise, ces petits lieux furent en mesure de faire une gestion du personnel sécuritaire : pas de navette d’une résidence à une autre. Pas d’agence de placement. Ceux qui travaillaient à plus d’un endroit furent sommés de choisir.

Bonne nouvelle : le gouvernement promet de construire des « Maisons des aînés » dont une des caractéristiques sera l’échelle humaine (unités de 12 résidents).

Sauf qu’à l’automne, Québec prévoyait que d’ici 2022, seules 2600 personnes âgées pourraient y habiter.

Actuellement, le réseau des CHSLD en accueille 40 000.

Nul besoin d’une commission pour comprendre que ce ne sera qu’une goutte dans l’océan du vieillissement.

Ah, ces Irlandais…

Six Irlandais à la retraite jouaient au poker dans l’appartement d’O’Leary lorsque Paddy Murphy perd 500 $ sur une seule main, se serre la poitrine et tombe mort à table. Montrant du respect pour leur frère décédé, les cinq autres continuent de jouer debout. Michael O’Connor regarde autour de lui et demande :

– Oh, moi les gars, quelqu’un doit en parler à la femme de Paddy. Qui cela sera ?

Ils tirent des pailles. John Gallagher choisit le court. Ils lui disent d’être discret, doux, de ne pas aggraver une mauvaise situation.

– Discret ??? Je suis l’irlandais le plus discret que vous rencontrerez. La discrétion est mon deuxième prénom. Laisse-le-moi.

Gallagher se rend chez Murphy et frappe à la porte. Mme Murphy répond et demande ce qu’il veut. Gallagher déclare :

– Votre mari vient de perdre 500 $ et a peur de rentrer à la maison.

– Dites-lui que j’aime mieux le voir mort que de rentrer ici, dit la femme de Murphy…

– Je vais lui dire. dit Gallagher.

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Dans un pub de Belfast, Paddy Murphy semble avoir été renversé par un train. Son bras est en écharpe, son nez est cassé, son visage est coupé et meurtri, et il marche en boitant.

– Ce qui vous est arrivé ? demande Sean, le barman.

– Micheal O’Connor et moi nous sommes disputés, explique Paddy.

– Ce petit O’Connor, dit Sean, il ne pouvait pas te faire ça, il devait avoir quelque chose en main.

– Ce qu’il a fait, dit Paddy, une pelle est ce qu’il avait, et un terrible léchage qu’il m’a donné avec.

– Eh bien, dit Sean, tu aurais dû te défendre. N’avais-tu pas quelque chose en main ?

– Oui j’avais les seins de sa femme, Mme ‘O’Connor, mais c’est inutile dans un combat.

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Un Irlandais qui avait un peu trop bu rentre chez lui en voiture un soir et, bien sûr, sa voiture roule violemment partout sur la route. Un flic l’arrête :

– Alors, dit le flic au chauffeur, où étais-tu ?

– Eh bien, je suis allé au pub bien sûr, insulte l’ivrogne.

– Eh bien, dit le flic, on dirait que vous en avez bu beaucoup ce soir.

– J’ai bien bu, dit l’ivrogne avec un sourire.

– Saviez-vous, dit le flic en se tenant droit et en croisant les bras sur sa poitrine, qu’à quelques intersections en arrière, votre femme est tombée de votre voiture ?

– Oh, Dieu merci, soupire l’ivrogne. Pendant une minute, j’ai cru que j’étais devenu sourd.

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Un ivrogne titube dans une église catholique, entre dans une cabine confessionnelle, s’assoit, mais ne dit rien. Le prêtre tousse plusieurs fois pour attirer son attention, mais l’ivrogne continue de rester assis là. Enfin, le prêtre frappe trois fois sur le mur. L’ivrogne marmonne :

– Ce n’est pas la peine de frapper, il n’y a pas de papier de ce côté non plus.

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Mary Clancy monte vers le père O’Grady après son service du dimanche matin, et elle est en larmes. Il dit :

– Alors qu’est-ce qui vous dérange, Mary ma chère ?

Elle dit :

– Oh, mon père, j’ai de terribles nouvelles. Mon mari est décédé la nuit dernière.

Le prêtre dit :

– Oh, Mary, c’est terrible. Dis-moi, Mary, avait-il une dernière demande ?

Elle dit :

– Oui mon Père.

Le prêtre dit :

– Qu’est-ce qu’il a demandé, Marie ?

Il a dit :

– S’il te plaît, Mary, pose ce putain de revolver.

Le français, odieusement massacré !

Qu’elle mouche a piqué Valérie « sœur sourire » Plante au sujet du français. Dorénavant, à la Ville de Montréal, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin dans les écrits.

La langue française, y a rien là ! On peut la massacrer comme on veut. Et c’est ce que Madame a décidé : écouter l’idée de la mairesse d’arrondissement Émilie Thuillier, sans autres questions.

Madame sourire, c’est elle qui a déjà fait un discours exclusivement en anglais… elle avait oublié la version française ! Avez-vous circulé à Montréal depuis les 5 dernières années ? C’est le bordel ! Des cônes, des cônes et encore des cônes. De la construction partout. Ça c’est une priorité Madame Plante. Pas le fait que le masculin l’emporte sur le féminin depuis que la langue française existe.

Ce n’est pas du sexisme ou de l’abus sur les femmes, ou de la violence conjugale. Ce sont des règles de français. Êtes-vous au courant qu’on vit une pandémie planétaire ? Des morts en quantité industrielle. Ça c’est une autre priorité, une vraie !

Les mots n’ont plus de sens avec votre règlement à la con. Vous avez été élue pour gouverner la ville, ses infrastructures, son administration et surtout l’écoute de ses citoyens. Pas s’attaquer à la langue française. C’est comme votre aversion pour les voitures. Vous êtes en train de changer la vocation des rues pour les rendre piétonnières. Avez-vous souper avec Luc Ferrandez ?

À tout événement, chers lecteurs et lecteures (parce que lectrice, ça fait pas in), je vous propose le super article de Sophie Durocher sur le sujet, paru récemment dans le Journal de Montréal. Jugez par vous-même, comment on gouverne quand nos priorités deviennent idiotes.

FEMMAGE AUX FEMMES

Je voudrais ici rendre femmage à Valérie Plante. Oui femmage, parce que dans le mot hommage il y a « homme », c’est trop masculin, patriarcal, dominant, ark, beurk.

Je voudrais rendre femmage à Valérie Plante parce qu’en pleine pandémie, alors que Mtl est l’épicentre des morts, elle sait garder son sens des responsabilités…

Radio-Canada nous apprend qu’aujourd’hui, « le comité exécutif recommandera que la Ville adopte désormais un mode de communication épicène », donc qu’il s’attaque « à la suprématie du masculin sur le féminin en français ».

Des gens meurent à la poche dans les CHSLD mais… on va consacrer nos énergies à écrire « la police » au lieu de « les policiers ».

Mais pourquoi s’arrêter là ? Féminisons tout(e), rajoutons des « e » partout, entre moie et voues, appelons la ville Montréale !

DIVERS TYPES DE GENRE HUMAIN

Si vous avez envie de rire, le reportage d’Émilie Dubreuil sur le site de Radio-Canada va vous mettre une banane dans le visage : on a l’impression que c’est tiré d’un compte satirique.

On y apprend que la mairesse d’arrondissement Emilie Thuillier, qui est derrière cette idée, pense qu’il y a urgence d’agir contre le fléau du masculin.

« À partir du mois de juin, malgré la pandémie, on va commencer les formations ».

Et en quoi vont consister ces formations ? À réapprendre aux employés de la Ville à parler français.

« Au lieu de dire, par exemple : La Ville cherche un responsable de la communication non genrée, il faudrait dire ou écrire : La Ville cherche responsable de la communication non genrée ». Il faudra apprendre à dire « Le ou la juriste ».

Comme on peut le lire dans le document : « Au 21e siècle, il est temps de revoir notre façon de s’exprimer pour assurer l’inclusion des divers types de genre humain ».

Je lisais ça en fin de semaine, et je me suis dit que rendu là, rendu à ce niveau de sottise, la Ville devrait donner un coup de fil à l’artiste française Typhaine D.

Cette féministe végane (c’est elle qui le précise, pas moi) qui est aussi « professeuse », qui se bat pour que le féminin l’emporte sur le masculin. En fait, elle ne dit plus « le féminin », elle dit « la féminine ».

Selon Typhaine D, il faudrait dire « Elle était une fois » et rajouter des « e » partout.

Elle écrit donc « moie », « noues », « voues », elle dit « jamaise » et « toujoures », « c’est belle » au lieu de « C’est beau ! », parle de « commatriotes » au lieu de « compatriotes ».

Je suggère donc tout de suite à Montréal de contacter Typhaine D pour qu’elle devienne « professeuse » auprès des Montréalais, pour leur montrer à baragouiner ce dialecte qu’on appelle « épicure épicène ».

C’EST SI BELLE

Quand elle faisait campagne pour devenir mairesse de Montréal, Valérie Plante a inondé la ville d’affiches avec le slogan percutant : L’homme de la situation.

J’espère qu’elle ne ferait pas la même chose aujourd’hui.

Homme, c’est tellement patriarcal, sexiste, synonyme de masculinité toxique.

Aujourd’hui, son affiche devrait proclamer : « L’individue.e humain.e non-genré.e non binaire de la situation ».

Une belle journée dans un moment de tristesse

Voici une touchante histoire, et triste à la fois, que je vous propose aujourd’hui. Une histoire vraie, rédigée sous la plume de Mayssa Ferah, dans La Presse+ récemment.

25 PAPILLONS POUR UN DERNIER ANNIVERSAIRE MAGIQUE

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est papillon.jpgThérèse Morin fête ses 78 ans ce 25 mai. Cet anniversaire, c’est son dernier. Confinée chez elle avec son mari, elle sera bientôt transférée aux soins palliatifs. Pour ajouter de la beauté dans ce moment empreint de tristesse, sa fille lui a offert un après-midi mémorable.

La tragique nouvelle est tombée le 24 juin dernier. Cancer du pancréas. Les médecins ne lui donnaient même pas trois mois.

« Depuis le diagnostic, on fête les dernières fois. Le dernier Noël, la dernière fête de mon père… », explique sa fille José Larose. Au début de sa maladie, on ne pensait même pas qu’elle passerait le mois d’octobre. Elle s’est rendue jusqu’à Noël, puis à Pâques, puis aux fêtes de ses filles.

Pour le dernier anniversaire de sa mère, José Larose voulait marquer le coup, même si les restrictions sanitaires et la distanciation physique allaient rendre tout rassemblement moins chaleureux.

Depuis le début de sa maladie, sa mère a passé beaucoup de temps sur son balcon. Puis est venue la pandémie, qui a limité les visites. Comme elle était assise dehors, des papillons venaient la voir. Elle s’est donc prise d’affection pour ces élégantes bestioles aux ailes colorées et délicates.

Confinée, « elle disait qu’elle voulait être un papillon quand elle ne serait plus là », se remémore Mme Larose.

« J’ai décidé de la surprendre avec des papillons pour rendre cette journée spéciale, malgré les consignes sanitaires. »

— José Larose, fille de Thérèse Morin

Dimanche après-midi, 25 monarques se sont donc envolés pour célébrer sa mère.

Ainsi, famille, amis et anciens voisins se sont réunis – à bonne distance – pour l’ultime anniversaire de Thérèse Morin, devant son domicile de Saint-Basile-le-Grand.

Quand Thérèse Morin a découvert sa surprise, ce fut l’émerveillement total. Elle a même versé une petite larme en observant un papillon se poser sur sa main pendant quelques minutes, sous le regard affectueux de son mari Aimé Paré. « Elle est faite forte », a-t-il dit, visiblement ému.

Le balcon orné de ballons roses, les rires sonores des enfants pendant que tout le monde chantait « bonne fête » et le soleil radieux ont fait oublier, le temps d’un après-midi, le confinement, le virus, la pandémie et la maladie.

À plusieurs reprises, les automobilistes ont fait résonner leurs klaxons en criant « bonne fête », au grand bonheur de Mme Morin, qui adore recevoir de la visite.

« UNE GRANDE DAME »

« Ma mère aime faire des mauvais coups. Elle fait semblant de tomber en échappant sa marchette, pour nous faire une petite peur. C’est son humour. Elle n’a plus autant d’énergie, alors elle veut nous faire rire », raconte Mme Larose.

Malgré le confinement et les visites limitées, Mme Morin n’a jamais perdu sa joie de vivre. Elle affiche un sourire espiègle du matin au soir. « Elle reste dévouée, même dans la maladie », dit sa fille avec admiration.

C’est de sa grande générosité que ses enfants se souviendront le plus. Chaque Noël, elle achète des cadeaux pour les plus démunis. Elle multiplie les dons aux organismes de charité. Il y a 34 ans, elle a décidé d’ouvrir sa maison en tant que famille d’accueil à deux garçons vivant avec un handicap mental.

« Ma mère est fine. Tout le monde l’aime. Aujourd’hui, le fleuriste Ombelle, pas loin d’ici, était fermé, mais il a ouvert juste pour maman. Le personnel de soins du CLSC de Beloeil, qui fait un travail extraordinaire, s’est pris d’affection pour elle », explique sa fille.

« C’est vrai que j’aime faire des bonnes farces. Les médecins me disent que j’ai du caractère », a confirmé Mme Morin, en admirant son gâteau d’anniversaire.

Sa mère fait partie d’une génération qui n’a pas eu la vie facile, rappelle José Larose.

« C’est une grande dame. Tout ce que je suis, je le dois à ma mère. J’ai 56 ans, et elle a toujours été là pour moi. Je suis chanceuse de l’avoir eue. »

Mme Morin, elle, est plutôt fière de sa fille qui s’occupe d’elle au quotidien depuis plus d’un an et qui a pris le temps de planifier la petite fête. « C’est elle, au fond, mon ange gardien. »

Allez savoir pourquoi…

Il existe de ces comportements ou procédures questionnables… en voici quelques-unes.

SEULEMENT AU CANADA

Les pharmacies font marcher les gens malades jusqu’au fond pour avoir leur prescription quand les gens en santé peuvent acheter des cigarettes à l’avant.

Que les gens commandent un double cheeseburger, une grossse frites et un Coke Diet.

Que les banques laissent les portes ouvertes et enchaînent le stylo au comptoir.

Que les gens laissent leur voiture qui vaut plusieurs milliers de dollars dans l’entrée et mettent des trucs sans valeur dans le garage.

Que nous utilisons des afficheurs pour filtrer les appels et utilisons l’appel en attente pour ne pas rater l’appel que nous ne voulions pas avoir.

Que nous achetons des saucisses à hot dog en paquet de 10 et des pains à hot dog en paquet de 8.

Nous avons des distributeurs automatiques < service au volant > avec des inscriptions en Braille. 

QUESTIONNEMENT

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les femmes ne peuvent se mettre du mascara la bouche fermée ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le mot < abréviation > est si long ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le travail des docteurs est appelé < pratique > ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi est-ce que pour arrêter Windows on doit cliquer sur démarrer ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi est-ce que le jus de citron est fait de saveurs artificielles et le liquide à vaisselle est fait de vrais citrons ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de nourriture pour chat à saveur de souris ?

Vous êtes-vous déjà demandé quand on écrit que la nourriture pour chien est nouvelle avec un goût amélioré, qui la teste ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi est-ce qu’ils stérilisent l’aiguille qui sert à euthanasier ?

Vous connaissez ces boîtes noires indestructibles dans les avions ? Vous êtes-vous déjà demandé Pourquoi est-ce qu’ils ne fabriquent pas l’avion au complet dans ce matériau ?

Vous êtes-vous déjà demandé, si < con > est l’opposé de < pro >, est-ce que congrès est l’opposé de progrès ?

Vous êtes-vous déjà demandé si voler est si sécuritaire, pourquoi l’aéroport s’appelle le < terminal >

Ce texte vous a fait sourire ? Alors passez une belle journée.

Réflexion sur les vélos… et l’économie.

Oh la la, je ne me ferai pas d’amis avec le texte qui suit mais je me risque quand même. Il n’est pas de moi, comme vous pourrez le constater, mais c’est une réflexion sur la reprise de l’économie mondiale. On peut tout de même y réfléchir, parce qu’à certains endroits, les vélos sont aussi en service que les autos.

Le PDG d’Euro Exim Bank Ltd. a fait réfléchir les économistes lorsqu’il a déclaré :

« Un cycliste est un désastre pour l’économie du pays – Il n’achète pas de voiture et ne prend pas de prêt automobile – N’achète pas d’assurance automobile – N’achète pas de carburant – N’envoie pas sa voiture pour l’entretien et les réparations – N’utilise pas de parking payant – Ne cause pas d’accidents majeurs – Ne nécessite pas d’autoroutes à plusieurs voies – Ne devient pas obèse – Oui, et bien, bon sang ! Des gens en bonne santé ne sont pas nécessaires à l’économie. Ils n’achètent pas de médicaments. Ils ne vont pas dans les hôpitaux et les médecins. Ils n’ajoutent rien au PIB du pays. Au contraire, chaque nouveau point de vente McDonald crée au moins 30 emplois – 10 cardiologues, 10 dentistes, 10 experts en perte de poids en dehors des personnes travaillant dans le point de vente McDonald. Choisissez judicieusement : un cycliste ou un McDonald ?

Ça vaut le coup d’y réfléchir.

NB : La marche est encore pire. Ils n’achètent même pas de vélo.

Les aînés et l’amour

Qu’on le veuille ou non, les capacités sexuelles s’amenuisent avec l’âge. Même si le plaisir et l’envie de faire l’amour est toujours présent, il faut savoir se ménager.

La fringance des premières années laissant place aux espoirs de profiter des moments opportuns, il ne faut pas rater les occasions… tout d’un coup que ce serait la dernière.

Mais tout n’est pas perdu et à cet égard, voici 10 conseils aux aînés pour bien faire l’amour et surtout, être prêt.

1- Portez vos lunettes pour vous assurer que votre partenaire est bien dans le lit.

2- Réglez la minuterie à 3 minutes, pour ne pas vous assoupir au milieu de l’action.

3- Mettez de l’ambiance avec l’éclairage… (éteindre tout).

4- Assurez-vous que le 911 est programmé sur votre téléphone avant de commencer.

5- Écrivez le nom de votre partenaire dans votre main au cas où vous ne vous en souviendriez plus.

6- Utilisez un supplément de Polygrip pour que vos dents ne se retrouvent pas sous le lit.

7- Ayez du Tylenol prêt, au cas où vous réussirez à terminer effectivement la chose.

8- Faites tout le bruit que vous voulez… les voisins sont sourds eux aussi.

9- Si cela fonctionne, appelez tout le monde pour leur annoncer la bonne nouvelle !

10- Ne pensez même pas à essayer une deuxième fois.

N.B. : Ce message est en gros caractères afin que vous puissiez bien le lire.

Vous êtes constipés ? Voici un bon remède

Un remède qui ne s’ingurgite pas mais se lit. Jugez-en par vous-même. Vous avez sûrement entendu parler du congédiement faramineux d’Alain Bellemare, de Bombardier.

Je vous propose le portrait que Michel Girard en a fait, dans les pages ARGENT du Journal de Montréal du 19 mai dernier. Ce sont des situations du genre qui mettent le feu au c… du travailleur journalier qui, malgré un travail exemplaire et de qualité, peine a obtenir une augmentation salariale d’à peine 2 maigres pourcents.

Comment peut-on enrichir un administrateur de la sorte, avec les résultats qu’il a livré. Voici son pénible labeur qui l’a torturé 5 ans.

L’HOMME DE 86 MILLIONS DE DOLLARS CHEZ BOMBARDIER

Alors que Bombardier a dramatiquement périclité sous son règne, son ex-PDG, Alain Bellemare, a eu le temps de s’enrichir royalement.

En l’espace d’à peine cinq ans, soit du 13 février 2015 au 11 mars dernier, la multinationale de la famille Beaudoin-Bombardier lui a permis d’empocher 86 millions de dollars.

Cela comprend : 58,6 millions $ en rémunération; quelque 10,6 millions $ en gains sur options ; et 17 millions $ en indemnité de départ.

Alain Bellemare a ainsi encaissé un revenu annuel moyen de 17,2 millions de dollars… pour finalement aboutir au démantèlement de Bombardier, qui ne sera plus que l’ombre d’elle-même une fois que la transaction de vente de Bombardier Transport à la multinationale française Alstom sera conclue.

La question à 17 millions $ : qui est responsable d’avoir versé une telle faramineuse somme d’argent à Bellemare ? C’est le conseil d’administration de Bombardier laquelle société est contrôlée par la famille Beaudoin-Bombardier. Bellemare, lui, n’a fait qu’encaisser ce qu’il avait négocié dans son alléchant contrat.

Pour vous montrer à quel point le conseil d’administration de Bombardier déborde de « générosité » envers Bellemare, ce dernier s’est fait octroyer un paiement « spécial » de 4,9 millions $ pour la transaction de vente de Bombardier Transport à Alstom.

Ça n’a aucun bon sens de verser à Alain Bellemare un tel cadeau alors qu’il était déjà grassement payé pour effectuer sa job de PDG. Quelle gouvernance !

DÉCONFITURE BOURSIÈRE

Il est par ailleurs incroyablement frustrant pour les actionnaires de constater qu’on a versé 17 millions de dollars par année à ce PDG de Bombardier qui a vu sous son règne l’action chuter de 67 %.

Lorsqu’Alain Bellemare est entré en fonction, le 13 février 2015, le titre valait 2,63 $. Lors de sa mise à pied, le 11 mars dernier, l’action ne valait plus que 88 cents.

Et depuis, en raison de la COVID-19 sur les affaires de la compagnie, l’action a continué de péricliter, se négociant autour des 41 cents.

Ce n’est pas de la faute du nouveau PDG de Bombardier, Éric Martel. Ce qui n’aide pas la « cause » de Bombardier en cette période de pandémie, c’est de se retrouver aujourd’hui avec seulement une division d’avions d’affaires.

Cette division risque d’en arracher beaucoup plus que la division Transport, qui a été récemment cédée à Alstom en vertu d’une entente devant être conclue au cours des prochains mois.

« FAITS D’ARMES »

Sous sa férule, le volume d’affaires a baissé de 4,3 milliards $ US, pour atteindre 15,8 milliards U$ en 2019, à comparer à 20,1 milliards U$ en 2014. En cinq ans, Bellemare a enregistré quatre années déficitaires.

Ses « grands » faits d’armes ?

Il a convaincu le gouvernement de Philippe Couillard d’investir 1,3 milliards $ dans la C Series, pour ensuite donner gracieusement à Airbus le contrôle du super avion que Bombardier avait développé à un coût de 7 milliards $.

Il a « sauvé » Bombardier du précipice financier en convainquant la Caisse de dépôt et placement du Québec, en 2015, d’injecter 2 milliards $ dans Bombardier Transport. De plus, il a réussi à faire investir de la part de la Caisse un autre montant de 540 millions $ dans Bombardier Transport.

Et le clou de son règne : se faire accorder par Bombardier un « paiement spécial » de 4,9 millions $ pour vendre Bombardier Transport à Alstom. Quel PDG rusé !

LES 86 MILLIOND DE BELLEMARE

Rémunération de 58,4 millions $

2015 : 8,2 millions $

2016 : 12,6 millions $

2017 : 13,8 millions $

2018 : 13,7 millions $

2019 : 10,1 millions $

Liquidation d’options en 2018

10,6 millions $

Arrangement de départ en 2020 : 17 millions $

Indemnité de départ : 9,6 millions $

Paiement spécial (vente Bombardier Transport : 4,8 millions $

Prime pour objectifs de performance atteints : 2,6 millions $