La langue française écope encore

Encore et toujours, notre gouvernement nous fait reculer dans le maintien et dans la sauvegarde de la langue française au Québec. François Legault recule. Un fait unique au Canada.

Mathieu Bock-Côté en a fait le sujet de son article dans le Journal de Montréal du 24 septembre dernier. Une opinion que je partage amplement et que je veux partager avec vous aujourd’hui.

UNE TRAHISON LINGUISTIQUE

Collège Dawson

Il y a quelques semaines encore, la CAQ passait pour un parti nationaliste. Cette illusion vient de se dissiper.

La CAQ, avec le nouveau projet de loi 61, vient de classer l’agrandissement de Dawson comme un projet prioritaire.

En gros, le gouvernement de François Legault décide d’accélérer l’anglicisation du système collégial à Montréal, qui travaille déjà à notre assimilation.

ANGLICISATION

Le gouvernement connaît les chiffres. Il sait que la croissance de Dawson repose essentiellement sur le transfert des Québécois francophones et des immigrés dans le système anglophone.

Pourtant, il fait ce choix.

On ne s’attendait évidemment pas à ce que la CAQ impose la loi 101 au collégial. On lui demandait simplement de ne pas mimer le PLQ. Mais ne pas faire de mal était trop demander.

C’est consciemment qu’elle finance l’anglicisation de notre peuple à même les fonds publics. Son aile affairiste et fédéraliste triomphe.

Comment ne pas y voir une humiliation pour Simon Jolin-Barrette, transformé en ministre junior d’un gouvernement qui ne veut plus entendre parler d’identité ? Il ne méritait pas ce sort. Les grandes phrases sur une prochaine loi 101 deviennent d’un coup, ridicules.

Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire, on peut dire que François Legault réserve à l’excellent Simon Jolin-Barrette le sort que Jean-Jacques Bertrand avait réservé à Jean-Guy Cardinal au moment du bill 63, en 1969.

Il faut ajouter que la CAQ a décidé de financer aussi l’agrandissement de McGill sur le site du Royal Victoria. Un projet de 700 millions de dollars. Au diable la dépense !

McGill se prend pour une université de classe mondiale perdue dans une province de ploucs et nous lui reconnaissons ce rôle. Pendant ce temps, le réseau universitaire francophone se prolétarisera.

Dès qu’il est question des grandes infrastructures façonnant les paramètres institutionnels de Montréal, la CAQ se couche à la manière d’un gouvernement provincial docile, prenant son trou pour ne pas vexer la bourgeoisie anglaise et les soumis colonisés rêvant de l’intégrer.

Il faut aussi ajouter qu’elle avait déjà renoncé à baisser les seuils d’immigration tout récemment. C’était aussi une décision anglicisante absolument irresponsable.

La CAQ croit masquer sa capitulation en finançant avec sa petite monnaie l’embauche d’inspecteurs pour l’OLFQ, qui pourront constater qu’en effet, Montréal s’anglicise. Elle enquêtera sur les conséquences funestes de ses propres politiques. Ajoutons que même ces mesurettes nous valent l’hostilité d’une partie de la bourgeoisie anglo à la Mitch Garber, qui retrouve son réflexe colonial.

SOS !

Petit détour par le PLQ. Hier, Dominique Anglade faisait son mot d’ouverture en bilingue à l’Assemblée nationale. Elle ne fait même plus semblant de respecter le principe du français comme langue officielle et s’étonne qu’on le lui fasse remarquer, Les fédéralistes québécois ne font même plus semblant de croire à la loi 101.

Y a-t-il encore des hommes et des femmes politiques pour défendre notre peuple ?

Les Québécois qui ne veulent pas mourir comme peuple appellent à l’aide.

S-O-C-I-A-L-I-S-A-T-I-O-N

Est-ce un mot si difficile à comprendre ? Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le message du gouvernement du Québec en temps de pandémie ?

Tous les jours, tant par les journalistes, commentateurs et Québécois, il se fait bombarder de questions stupides et inutiles ou de trouver la petite faille pour contrecarrer les décisions gouvernementales.

J’en ai une écœurantite aigue de voir tout ça !

Est-ce que notre société compte une proportion non négligeable d’idiots ? Oui, c’est ce que notre quotidien démontre et à commencer par ceux et celles qui manifestent contre le port du masque. Puis ceux et celles qui n’observent pas les consignes au quotidien. Des quotients intellectuels de bas de gamme.

Je trouve que la vice-première ministre Geneviève Guilbault, devrait enlever ses gants blancs et arrêter de dire que le premier geste du policier devrait en être un de sensibilisation à la loi. Excusez, mais ça fait six mois qu’elle sensibilise… et nos idiots n’ont encore rien compris. On agit sur le champ : contravention ! Si le contrevenant n’avait pas compris avant, c’est son problème. L’heure est à la répression !

Cette pandémie représente une calamité planétaire. Vous êtes-vous seulement demandé ce que vous feriez si vous étiez dans les souliers du trio qui convoque des conférences de presse quotidiennement ? Les frustrés n ‘ont pas de réponses mais dès que nos dirigeants imposent un décret, ils contestent subito presto.

LE TÉLÉMANDAT

Depuis le premier octobre, des pouvoirs accrus ont été donné aux policiers pour émettre des contraventions aux délinquants. Dès lors, on a vu des avocats affirmer sur différentes tribunes que ce geste était illégal. Donc aussi bien dire que les juges sont aussi des idiots. Je suis de ceux qui pensent que le gouvernement a fait ses devoirs avant d’imposer pareille outil et a consulté les juges avant d’agir.

SOCIALISER

Les gens ne comprennent pas encore que l’objectif du gouvernement pour diminuer la courbe de contamination, en fermant les bars et restaurants, est d’empêcher la SOCIALISATION. Ces endroits sont des lieux de rassemblements pour socialiser, rencontrer des amis et discuter. On ne va pas dans un restaurant ou un bar pour quelques minutes. On y passe des heures et des heures, représentant un haut facteur de contagion.

Pourquoi les idiots ne comprennent pas ça ? Qu’est-ce qui n’est pas clair dans cette décision ?

LES MANIFESTATIONS

Enfin, je salue la décision de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, d’interdire la prochaine manifestation des idiots opposés au port du masque. En conséquence, ils devront rester dans leur bulle familiale. Tous les maires du Québec devraient suivre cet exemple. Au fait, ces idiots ne font jamais d’épicerie ? Comment font-ils leur épicerie, alors que le masque est obligatoire ? Ça c’est une question pertinente et j’aimerais bien être un petit oiseau pour les suivre.

Ces milliers d’idiots, déconnectés de la société, sont dépassés et font beaucoup plus de torts que de bonne chose. Je me permets de citer Joseph Facal et sa déclaration choc à leur intention et à ceux qui sont contre le confinement et les décrets : « … je me suis souvenu de notre séjour à Sarajevo, ville martyre de Bosnie. D’avril 1992 à février 1996, pendant 3 ans, 8 mois et 9 jours, les habitants de Sarajevo, totalement encerclés par les milices serbes, incapables de fuir, bombardés sans pitié, reçurent en moyenne 329 obus par jour. J’ai parlé à ces gens. Je revois leurs visages. Et nous, on déchire notre chemise parce qu’on nous demande de porter un petit masque, d’éviter les partys et de faire attention aux autres ». Sans commentaire !

AIDE FINANCIÈRE

Le gouvernement a annoncé hier, qu’il fournira une aide financière allant jusqu’à 15 000 $ pour les restaurants et bar fermés pour les 28 prochains jours. Réponses de ces propriétaires : « C’est insuffisant ! » Allo… Vous savez que ce sont les CONtribuables qui vont payer pour ça, et de deux façons en plus. Celle-ci et lorsque vous réouvrirez vos commerces, vos prix vont augmenter.

Probablement que l’ami Justin, va rajouter quelques centaines de dollars supplémentaires. Il est « lousse » avec notre fric, depuis 6 mois et est sur une lancée.

Ygreck, et ses perles de septembre

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles de septembre.

L’Académie des Étoiles

Certains diront que le mot STAR est dans le dictionnaire français. Certes, mais ça demeure un anglicisme.

L’autre matin, pendant que je prenais ma marche matinale, à l’aube d’un automne ensoleillé, l’autobus officiel de « STAR ACADÉMIE » est passé devant moi. J’ai immédiatement eu cette réflexion : STAR, c’est anglais et ACADÉMIE c’est français, du moins dans cette typographie ? Alors pourquoi il en est ainsi au pays du Québec ? Une émission à très forte cote d’écoute. On a perdu une chance de se révéler, comme nation, de s’affirmer pleinement.

Pourquoi on ne francise pas nos émissions ? Pourquoi ne sommes-nous pas capables de donner un caractère français à ce qu’on développe ou ce qu’on importe ?

Personnellement, j’aurais très bien vu « L’ACADÉMIE DES ÉTOILES ». Ce titre nous aurait très bien défini comme société francophone. Il aurait démontré notre différence dans cette jungle anglophone que sont les Amériques.

Aux États-Unis, il y a une émission qui en est à sa 15e saison : « AMERICA’S GOT TALENT ». Ça vous dit quelque chose ?

Vous connaissez ?

Cette émission qu’on diffuse au Québec depuis longtemps, prend le nom de « DU TALENT À REVENDRE ». C’est pas beau ça ? Le même divertissement mais dans notre langue à nous.

Pourquoi c’est si difficile d’appliquer la même rigueur pour d’autres projets et réalisations dès qu’on veut en faire la diffusion au Québec.

Les gouvernements se tuent à affirmer que nous sommes une société distincte alors agissons de la sorte en faisant ressortir cette distinction. Les marques de commerces doivent se franciser dès qu’elles traversent nos frontières. C’est clair, c’est net, c’est français, comme dirait Séraphin.

Des exemples, il y en a plein. Est-ce qu’on veut devenir une société anglophone ? Si c’est le cas, c’est comme un feu de camp : ça évolue lentement pour devenir un brasier. C’est malheureusement ce qui nous arrive. Veut-on faire comme la France qui s’anglicise à la vitesse grand V. C’est pathétique.

Je ne peux pas croire qu’avec toute l’intelligence et l’ingéniosité de nos concepteurs, on puisse passer outre à notre différence comme peuple. C’est immensément triste !

Consommer le concombre pour ses bienfaits

Fruit de la famille des Cucurbitacées et originaire de l’Himalaya, le concombre est accessible à toutes les bourses, peu calorique, et facile à préparer sous ses différentes formes.

Sa richesse en eau et en fibres lui permet de stimuler le transit intestinal, ce qui en fait un allié de premier choix pour perdre du poids.

Le mieux est de le consommer cru et avec la pelure afin de profiter au maximum de ses multiples propriétés.

Le concombre, en un allié minceur essentiel

L’un des principaux bienfaits de ce légume réside dans sa faible teneur en calories. Parce qu’il est majoritairement composé d’eau, il ne compte qu’une dizaine de calories aux 100 grammes, ce qui en fait un allié de premier choix pour les personnes souhaitant limiter leur consommation de calories.

Une source importante de vitamines

Lorsqu’il est consommé à jeun et cru, le concombre possède des propriétés dépuratives, drainantes et diurétiques. Son importante teneur en fibres lui permet par ailleurs de mieux faire fonctionner le transit. Quant à ses vitamines, elles agissent en tant qu’anti-stress naturel.

Un garant de l’haleine fraîche

S’il ne remplace évidemment pas le brossage des dents, le concombre contribue toutefois à une bonne hygiène bucco-dentaire en éliminant les bactéries buccales responsables de la mauvaise haleine. Il faut pour cela poser une tranche de concombre sur le palais chaque jour pendant une minute.

Côté beauté

Autre façon de profiter des nombreux avantages du concombre pour la santé : l’appliquer sur la peau. Posé en tranches sur les yeux ou transformé en lotion, le concombre possède des propriétés astringentes, assainissantes, hydratantes et cicatrisantes. Il est idéal pour lutter contre les démangeaisons, les rougeurs et même les rides en le transformant en antirides naturel pour redonner à la peau tout son éclat.

Côté maison.

Frotté contre une vitre ou un miroir après une douche ou un bain, le concombre permet d’éliminer la buée dans la salle de bains.

Ses contre-indications :

Même si les vertus du concombre sont nombreuses, il existe un risque lié à la consommation de ce fruit : le syndrome d’allergie orale. Certaines personnes allergiques au pollen sont en effet sujettes à l’apparition de sensations de brûlures et de démangeaisons dans la bouche et la gorge après avoir consommé du concombre.

Bien choisir le concombre

Pour profiter des vertus du concombre, mieux vaut savoir le choisir correctement. Ses deux extrémités doivent être fermes, et sa pelure doit être verte et lisse pour assurer un maximum de fraîcheur. Plus votre concombre sera petit, plus ses saveurs seront concentrées.

Le saviez-vous ?

Pendant de nombreuses années, le concombre était utilisé pour ses vertus médicinales. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on le retrouve fréquemment dans les cosmétiques.

Source : Pleine vie

Cancer du sein

UNE CRISE CARDIAQUE AUGMENTE LE RISQUE DE RÉCIDIVE

Une étude récente rapporte que les survivantes d’un cancer du sein qui subissent un infarctus du myocarde après leur traitement sont à plus haut risque de récidive et de décéder de leur cancer.

Le cancer et les maladies cardiovasculaires représentent à eux seuls plus de la moitié des décès qui surviennent au Canada chaque année (34 % pour le cancer et 18 % pour les maladies cardiovasculaires).

Ces deux maladies semblent à première vue très différentes l’une de l’autre : alors que le cancer est causé par la croissance incontrôlée des cellules, les maladies cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde et l’AVC sont plutôt dues à un blocage de la circulation sanguine vers le cœur et le cerveau

PROBLÈMES DE COAGULATION

Malgré ces différences, plusieurs observations cliniques montrent pourtant l’existence d’un lien étroit entre le cancer et les maladies cardiovasculaires.

Le mieux caractérisé est le très haut risque des patients cancéreux de développer des problèmes de coagulation, les thromboses veineuses (phlébites) en particulier.

Ces caillots peuvent également se former au niveau des artères qui irriguent le cœur et le cerveau, menant à une hausse importante du risque d’infarctus et d’AVC.

Ces désordres de la coagulation touchant tant les veines que les artères sont tellement fréquents que leur apparition, que ce soit sous forme de phlébites ou d’accidents cardiovasculaires, peut être un signe annonciateur de la présence d’un cancer non diagnostiqué.

INFARCTUS PROCANCÉREUX

Une étude récemment parue dans le prestigieux Nature Medicine suggère que l’inverse est aussi vrai, c’est-à-dire qu’un accident cardiovasculaire pourrait aussi accélérer le développement du cancer.

Les chercheurs ont observé chez des modèles génétiquement prédisposés
à développer un cancer du sein qu’un infarctus du myocarde (provoqué par l’occlusion d’une artère coronaire) était associé à une hausse marquée de la croissance des tumeurs mammaires.

Non seulement ces tumeurs contiennent des cellules cancéreuses qui prolifèrent plus rapidement, mais elles sont en plus infiltrées par une classe de globules blancs (les monocytes) qui possèdent une forte activité immunosuppressive.

Il semble qu’à la suite de l’infarctus, les précurseurs des monocytes présents au niveau de la moelle osseuse modifient l’expression de certains gènes pour devenir immunosuppresseurs et migrent par la suite vers les tumeurs où elles empêchent les lymphocytes T tueurs (CD8) d’éliminer les cellules cancéreuses.

Autrement dit, l’infarctus du myocarde reprogramme la réponse immunitaire
et crée un climat immunosuppresseur qui protège les cellules cancéreuses et favorise la croissance tumorale.

HAUSSE DES RÉCIDIVES

Une analyse rétrospective d’études réalisées auprès de femmes atteintes d’un cancer du sein suggère que ce lien entre infarctus du myocarde et cancer observé chez les modèles animaux existe aussi chez les patients cancéreux.

Les données recueillies dans deux cohortes différentes indiquent en effet qu’un accident cardiovasculaire était associé avec une hausse de 60 % du risque de récidive du cancer du sein et de 60 % du risque de mortalité associé à ce cancer. Pour éviter les récidives, les survivantes d’un cancer du sein doivent donc porter une attention particulière à leur santé cardiovasculaire et demeurer très attentives à tout symptôme typique d’une atteinte cardiaque.

Cette relation étroite entre le cancer et les maladies cardiovasculaires fait aussi en sorte qu’il est primordial d’adopter une approche préventive globale pour réduire simultanément le risque de ces deux maladies.

Ce qui est tout à fait possible, car malgré leurs différences, ces deux maladies ont en commun d’être toutes les deux étroitement liées au mode de vie : plusieurs études ont en effet montré que l’absence de tabagisme, le maintien d’un poids corporel normal, une activité physique régulière, et une alimentation principalement basée sur un apport élevé en végétaux peuvent diminuer considérablement le risque de développer un cancer et une maladie cardiovasculaire.

Adopter ces habitudes de vie permet donc de faire d’une pierre deux coups et d’augmenter considérablement les probabilités de vivre longtemps et en bonne santé.

Source : Richard Béliveau, pages Santé, JdeM 21 septembre 2020

Un chaos social appréhendé

Les élections présidentielles américaines de novembre n’augurent rien de bon. Trump sera-t-il défait ? Sera-t-il reporté au pouvoir ? Peu importe le résultat, les experts prédisent un prochain mandat tumultueux allant même jusqu’à provoquer un climat social destructeur.

Avec un fou comme Trump, les Américains ne sont pas sortis du bois. Qu’on le veuille ou non, les États-Unis sont nos voisins et on pourrait en ressentir les effets.

Je vous propose aujourd’hui l’excellent article de Normand Lester, dans le Journal de Montréal du 19 septembre dernier. Spécialiste de la politique américaine, il expose sa vision de l’élection présidentielle 2020. Selon lui, la suite sera sans précédent.

VERS UNE PRÉSIDENTIELLE DE TOUS LES DANGERS

Une période extrêmement sombre de l’histoire des États-Unis s’ouvre devant nous. Leur Constitution est bafouée et leur démocratie menacée par un président mentalement troublé dans sa quête de pouvoir absolu.

Les élections de novembre se dérouleront dans un environnement juridique et politique sans précédent. Quoi qu’il arrive, Quels en soient les résultats, Trump est déterminé à rester au pouvoir.

S’il perd, il avertit déjà qu’il va refuser de concéder sa défaite alléguant une fraude massive dans le vote par correspondance.

Les graves dysfonctionnements qui fissurent le système politique américain le rendent particulièrement vulnérable à un effondrement catastrophique en 2020. Les causes du chaos qui menace les États-Unis sont plus profondes que Trump. Il en est simplement le symptôme le plus flagrant et le plus immédiat.

L’écart est grandissant entre la ploutocratie blanche et les pauvres, où dominent les Noirs et les Hispaniques. Ces derniers n’ont aucune perspective de voir leur situation s’améliorer dans un avenir prévisible. Au contraire, elle va s’aggraver avec la dégradation du contexte économique engendré par la pandémie et l’incompétence de Trump à la gérer.

TURBULENCES

Les confrontations armées, entre la police et des Noirs, avec les bavures inévitables que cela va produire, ne peuvent que s’amplifier.

De graves désordres sociaux et politiques sont à craindre. Ces turbulences vont se poursuivre et peut-être même prendre de l’ampleur une fois les résultats du vote connus. La police aura peine à les contenir, ce qui ouvrira la voie aux milices d’extrême droite et aux partisans armés de Trump, qui menace déjà de faire appel à l’armée sous prétexte d’une insurrection appréhendée. Comme Trudeau en 1970.

VERS UNE DYNASTIE ?

Vraiment extraordinaire : on redoute aux États-Unis des troubles comme ceux qui se déroulent à l’heure actuelle en Biélorussie. Qui aurait cru ?

Une victoire de Biden, encore incertaine, sauvera, temporairement, la démocratie aux États-Unis. Elle ne fera pas disparaître les dysfonctionnements qui affligent la société et le système politique dans son ensemble.

Trump rêve d’être un nouveau Poutine, d’un amendement à la Constitution lui permettant de se présenter de nouveau en 2024. Et qui sait ? De lancer sa dynastie avec sa fille Ivanka.

Ce qu’il faut aux États-Unis, c’est une révision – hautement improbable – de leur Constitution, une refondation, une deuxième république. La France en est à sa cinquième.

Trump, trumpettes, trumperies, coronavirus, réchauffement planétaire : nous vivons une époque intéressante, dans le sens de l’antique malédiction chinoise.

Frapper avec des mouchoirs

C’est loufoque et surtout désolant d’entendre le gouvernement de la CAQ dans l’interminable dossier de la pandémie.

En écoutant la vice-premier ministre Geneviève Guilbault récemment, et en prenant pour acquis que les partys privés sont une des principales causes de l’éclosion du virus dans cette deuxième vague, elle propose un coup de mouchoir en guise de répression envers les contrevenants.

« Dans les maisons privées, affirme-t-elle on ne veut pas plus de 6 personnes, de deux adresses maximums, dans les zones orange sinon… » trois violents coups de mouchoirs des policiers, et la job est faite !

C’est de la bouillie pour les chats. Il faut un mandat pour pénétrer chez les gens.

Alors contournons le problème.

LE CONSTAT

Voilà une arme de « destruction massive », à utiliser partout et en autant qu’on s’en serve, sans faire semblant.

Le policier arrive devant un domicile où 8 voitures sont stationnées. Déjà, il y a anguille sous roche. Il regarde par les fenêtres et 15 personnes sont parfaitement visibles. Il prend une photo pour la preuve.

Mieux encore, la distanciation physique n’est pas respectée. Deux infractions !

L’agent rédige un constat, à l’extérieur, puis frappe à la porte pour le signifier au propriétaire des lieux. Le propriétaire ne répond pas ? il laisse le constat dans la boîte aux lettres sans oublier de prendre une photo de son geste, toujours pour la preuve. Il est mentionné sur le constat, que le contrevenant doit se présenter à la cour, pour la suite des procédures et plaider sa cause.

Sur le constat, il n’y a pas d’amende puisque ce sera au juge de l’imposer, selon une plage monétaire décidée par le gouvernement, mettons entre 400 $ et 6 000 $. Assez dissuasif merci et qui fait beaucoup plus mal qu’un coup de mouchoir.

Le beau dans tout ça, c’est que le policier n’a pas à entrer « illégalement » dans le domicile du contrevenant.

Ça c’est de la répression. Un coup direct au portefeuille des imbéciles qui ne comprennent toujours rien et qui se croient invincibles.

Mais, malheureusement, c’est trop simple…

Au volant, qu’est-ce qui est permis ?

Les cellulaires et GPS, peuvent être des éléments de distraction au volant. Qu’est-ce qu’on peut faire avec ces bidules en conduisant, sans enfreindre la Loi ? Éducaloi rend cette question plus claire…

DU GPS AU « HAUT-PARLEUR », QU’EST-CE QUI EST PERMIS ?

Chacun sait que le cellulaire au volant est interdit.

Mais que signifie « cellulaire au volant » ? Appels et messages textes, commande vocale, application GPS… alors que les pratiques évoluent, des jugements viennent progressivement préciser les usages permis ou non. On fait le point.

TOUCHER, MAIS COMMENT ?

Si vous voulez consulter un écran ou manipuler votre cellulaire alors que vous êtes au volant, vous devez respecter certaines conditions :

– Votre téléphone doit être installé sur un support fixé à l’auto.

– L’écran ne doit pas vous empêcher de conduire ou de voir la route.

– Le téléphone doit afficher uniquement les informations pertinentes à la conduite.

– Vous devez pouvoir le consulter et le faire fonctionner sans que ça gêne votre conduite.

Programmer le GPS de votre téléphone est-il considéré comme un usage qui respecte ces exigences ? Pour le moment, un jugement conclut que c’est permis alors qu’un autre conclut que ce ne l’est pas.

Cet été, un jugement a conclu que le geste de brancher son cellulaire pour le recharger n’est pas permis, même si le téléphone est éteint !

Dans le doute, mieux vaut être complètement stationné pour effectuer ces manœuvres.

ET LE « HAUT-PARLEUR » ?

Au volant, les dispositifs mains libres sont autorisés.

Pour que la fonction « haut-parleur » de votre téléphone soit considérée comme un dispositif mains libres, vous devez pouvoir faire fonctionner votre téléphone cellulaire par une commande vocale ou une commande manuelle simple que vous pouvez actionner sans distraire votre conduite.

Dans ce cas, votre téléphone n’a pas besoin d’être installé sur un support fixé à l’auto. Par exemple, votre passager peut tenir le téléphone pendant que vous avez une conversation téléphonique.

Notez que ces règles ne s’appliquent pas si vous devez passer un appel aux services d’urgence.

Source : JdeM 18 septembre 2020, P28.

Incroyable ! Les jeunes riches demandent à être taxés davantage

Depuis le temps qu’on en parle, Claire Trottier, une riche montréalaise, fait partie du groupe Ressources en Mouvement, explique son point de vue à Brigitte Bureau, journaliste d’enquête nationale à Ottawa pour Radio-Canada.

Madame Trottier est de ceux qui réclament de payer plus d’impôts sur leurs richesses. Un article plus qu’intéressant et que je veux partager avec vous.

LES RICHES DOIVENT PAYER PLUS D’IMPÔTS

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on entend une telle proposition. Mais ce qui surprend, c’est que cette fois ce sont de jeunes riches eux-mêmes qui le réclament.

« Qu’on me prive d’une part de mon héritage, il n’y a personne qui va verser une larme pour moi. Moi, je ne verserai pas de larmes pour mes pairs qui sont dans la même situation que moi », a déclaré la Montréalaise Claire Trottier en entrevue à Radio-Canada.

Elle compte parmi les quelque 200 milléniaux fortunés qui font partie du groupe Ressources en mouvement (en anglais : Resource Movement) qui compte des sections locales à Montréal et à Toronto et deux en chantier à Ottawa et à Vancouver.

Ma vie ne changera aucunement avec des impôts sur la richesse. Alors pourquoi pas ?
Claire Trottier

TAXEZ MON HÉRITAGE. TAXEZ MA FORTUNE

Claire Trottier vient d’une famille riche.

Son père, Lorne Trottier, est devenu millionnaire après avoir cofondé Matrox, une société de haute technologie. Il était classé au 38e rang des Canadiens les plus riches à la fin des années 90, quand elle était au secondaire. Je savais que j’étais très, très chanceuse, explique Claire Trottier en parlant de l’école privée qu’elle a fréquentée et des voyages qu’elle a faits.

Je n’ai jamais eu besoin de m’inquiéter. Si j’avais de la misère à payer mon loyer, par exemple, j’avais toujours un coussin de sécurité pour m’aider. Ça m’a permis de faire des choix de vie qui sont difficiles pour d’autres personnes, raconte celle qui est aujourd’hui professeure à l’Université McGill au Département de microbiologie et d’immunologie.

Des jeunes tiennent des pancartes sur lesquelles sont écrits en anglais divers slogans réclamant une plus grande taxation des riches.

En février 2020, Ressources en Mouvement a lancé une campagne pour inciter le gouvernement fédéral à hausser les impôts des mieux nantis.
Photo : Twitter

Les membres de Ressources en mouvement, âgés de 18 à 40 ans, se sont donné comme mandat de réduire les inégalités entre les mieux nantis – comme eux – et le reste de la population.

Le groupe a été fondé en 2015. Mais c’est en prévision du budget fédéral de mars 2020 – annulé en raison de la pandémie – que Ressources en mouvement a préparé une campagne qui cible le système fiscal.

Ces milléniaux revendiquent la création de deux nouveaux impôts qui viseraient directement leur propre compte en banque et celui de leurs parents :

– Un impôt sur la fortune – soit l’ensemble des actifs financiers et des biens – des 10 % des Canadiens les plus riches, et

– Un impôt sur les 10 % des successions les plus élevées

La pandémie a rendu ces mesures plus nécessaires que jamais, estime le groupe.

« En tant que personnes issues de la richesse, nous savons qu’il y a une tonne de richesse dans ce pays à laquelle le gouvernement n’a pas accès en ce moment. Comme société, nous en avons besoin et nous pouvons l’utiliser de manière plus productive », soutient Daniel Hoyer, un membre de Ressources en mouvement dont le père était chef et propriétaire d’un restaurant à Toronto et la mère, comptable.

Ressources en mouvement estime qu’à lui seul l’impôt sur la fortune générerait 9 milliards de dollars par année et aiderait à financer, par exemple, des logements abordables et l’accès pour tous aux médicaments et aux soins dentaires.

À ceux qui seraient tentés de dire que les riches n’ont pas besoin d’attendre la permission du gouvernement pour signer des chèques, Claire Trottier répond que la philanthropie ne suffit pas.

Sa famille a créé, en 2000, une fondation de bienfaisance qui verse des dons tous les ans. La Fondation familiale Trottier a donné, par exemple, près de 10 millions de dollars pour des projets en environnement, en santé et en éducation en 2018, l’année la plus récente pour laquelle des chiffres sont disponibles.

« On est une famille qui fait le choix actif de donner de notre richesse à la société. Il y a plusieurs familles comme la nôtre qui ne font pas ce choix », note-t-elle.

La taxation sur la richesse, c’est une façon de s’assurer que tout le monde fait sa juste part.
Claire Trottier

Ressources en mouvement n’est pas le seul groupe à tenir un tel discours. C’est le cas également des Millionnaires pour l’humanité, un regroupement international dont Claire Trottier fait aussi partie.

POUR FAIRE PAYER DAVANTAGE LES RICHES

Ça paraît bien de dire : « On va taxer les riches ». Mais est-ce que c’est vraiment la manière la plus efficace? Patrick Leblond, professeur à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa, doute qu’un impôt sur la fortune génère les sommes espérées.

« Ça veut dire qu’il va falloir embaucher des gens au gouvernement pour essayer de mesurer tout ça, pour courir un peu partout à travers la planète, parce que, bien sûr, plus les gens sont riches, plus ils vont avoir la capacité de camoufler ou de cacher leurs avoirs. »

Selon lui, d’autres mesures seraient plus facilement applicables, comme celles de traiter tous les revenus de la même façon, à commencer par les gains en capital.

Présentement, si une personne vend des actions ou des propriétés, par exemple, la moitié seulement du profit – ce qu’on appelle un gain en capital – est imposable. En revanche, le salaire d’une personne, lui, est entièrement imposable.

Selon M. Leblond, le fait de taxer moins les gains en capital que les salaires, « c’est un avantage fiscal pour les gens plus riches ».

Pour Daniel Hoyer, de Ressources en mouvement, un impôt sur la fortune, c’est justement le moyen de récupérer l’argent qui échappe au fisc, en imposant l’ensemble de la richesse des mieux nantis, qu’il s’agisse de gains en capital, de propriétés ou autres.

CHRYSTIA FREELAND DÉNONCE LES INÉGALITÉS

Si les experts ne s’entendent pas sur les mesures à adopter, plusieurs reconnaissent qu’il y a un problème. C’est le cas de la nouvelle ministre fédérale des Finances.

En 2012, juste avant de se lancer en politique, Chrystia Freeland a publié Plutocrats, un livre fouillé sur les inégalités entre les super riches et le reste de la population.

La ministre Freeland n’a pas voulu se prononcer sur la création d’impôts sur la fortune et sur les successions des plus riches. Dans un courriel en réponse à nos questions, son bureau a rappelé que le gouvernement Trudeau a augmenté l’impôt sur le revenu des Canadiens les plus riches, diminué celui de la classe moyenne et créé l’Allocation canadienne pour enfants.

Pour Claire Trottier, de Ressources en mouvement, le prochain discours du Trône, prévu pour le 23 septembre 2020, est l’occasion pour le gouvernement Trudeau d’aller beaucoup plus loin. « Je pense que c’est devenu apparent pour plus de gens pendant la pandémie à quel point les inégalités sont présentes dans notre société », affirme-t-elle.

« Puis on se rend compte aussi des gens qui font le travail essentiel. On a des listes maintenant. C’est très clair, les gens qui font le travail essentiel », souligne Mme Trottier en référence à de nombreux travailleurs qui fournissent des services de première ligne souvent pour de maigres salaires.

LES DEUX IMPÔTS PROPOSÉS PAR RESSOURCES EN MOUVEMENT

– Impôt progressif sur la fortune des 10 % des Canadiens les plus riches. Un taux de 1 % qui augmenterait par palier jusqu’à 10 % pour chaque dollar de fortune au-dessus de 20 millions de dollars. Les résidences principales ne seraient pas touchées.

– Impôt progressif sur les successions les 10 % plus élevées. Un taux maximal de 55 % pour les successions au-dessus de 7,5 millions de dollars. Selon Ressources en mouvement, cet impôt générerait plus de revenus que la méthode actuelle de taxer les successions.

Statistiques effarantes sur le pays de l’Oncle Sam

Normand Lester, journaliste et spécialiste de la politique américaine, vient de publier un livre « Stupides et dangereux – Les États-Unis à l’ère de Trump » qui révèle des données intéressantes sur cette puissance mondiale qui perd de plus en plus de plumes.

Quand on affirme que c’est sûrement mieux chez le voisin, ce n’est pas toujours la vérité. En voilà quelques-unes :

– George Washington a été complice dans l’assassinat d’un Québécois de Verchères envoyé en ambassade auprès de lui.

– La moitié des délégués à la Convention constitutionnelle, qui proclame que « tous les hommes sont égaux », étaient propriétaires d’esclaves, dont Washington lui-même.

– Les États-Unis ont vendu à Saddam Hussein les précurseurs chimiques et les souches biologiques pour des armes utilisées contre les Iraniens et les Kurdes.

– Joan Quigley, l’astrologue de la Maison-Blanche devait déterminer quand Ronald Reagan allait prononcer des discours, faire des conférences de presse et voyager à l’étranger.

– Plus de citoyens aux États-Unis, 43 millions, souffrent de troubles mentaux que dans tous les autres pays du monde, et ce chiffre ne cesse d’augmenter.

– 80 % des opioïdes consommés dans le monde le sont aux États-Unis, qui ne représentent que 5 % de la population de la planète.

– Les Américains possèdent individuellement plus de 383 millions d’armes à feu. C’est 67 millions de plus que la population totale du pays.

– Symptôme de l’épidémie de désespoir qui frappe l’Amérique blanche, 82% des personnes décédées de surdoses d’opioïdes en 2015 sont blanches.

– Les États-Unis se classent au 26e rang en termes d’espérance de vie sur les 34 pays de l’OCDE.

– Le taux d’incarcération aux États-Unis est 5 à 10 fois plus élevé que dans les autres démocraties. Plus élevé même qu’en Chine et en Russie.

– Les États-Unis se comparent à l’Arabie saoudite quant au mariage des enfants. Des parents forcent des fillettes de 10,11 et 12 ans à se marier.

– 273 milices d’extrême droite comptant quelque 100 000 membres s’entraînent dans plus de 40 États américains. Aucun autre pays ne tolère de telles organisations paramilitaires privées.