Bombardier congédie 2500 employés… problèmes financiers. Le plus tragique dans ces mises à la porte c’est que ce sont toujours les travailleurs qui paient la facture. Dans les bulletins de nouvelles, aucune mention que les dirigeants fassent leur part en proposant des diminutions de salaires. Rien ! Niet !
Et pendant ce temps, les gouvernements ne ferment pas la porte à leur venir en aide. Toujours la même rengaine, toujours pour sauver des emplois. Et ces dirigeants, ils pensent à ça, au moment de faire le ménage dans leurs travailleurs. EXIGEZ DE FORTES ET IMPORTANTES GARANTIES, ASSORTIES DE RESPONSABILITÉS.
LE MASQUE ? QU’OSSÉ ÇA ?
Hier, alors que je circulais dans les rues du Quartier Dix30, au moins 80% des personnes dans les files d’attente, ne portaient pas de masques. Dans le Walmart, c’était la même chose. Il faut croire que malgré les trois principales consignes faciles à retenir, les gens s’en fout. Ça dérange les bronzages ? C’est fatigant ? On ne peut pas respirer ? Toutes les raisons semblent bonnes.
Et si, par le plus grand des malheurs, nous étions victimes d’une deuxième vague, ils en seront responsables. Malheureusement, ceux et celles qui ont respectés les consignes, en paieront le prix eux aussi.
LES POLICIERS, DES BOUCS ÉMISSAIRES
Malheureusement, l’opinion publique tient les policiers responsables de tous les péchés du monde. Un policier débile décide de tuer involontairement un Noir et voilà qu’on accuse partout les policiers de brutalité et de racisme. Des pommes pourries, il y en a dans tous les métiers et professions. Sans discernement, on ne reconnaît pas les bienfaits que les policiers amènent à une population par leurs interventions pacifiques.
Combien de policiers font preuve de jugement et de compassion envers des victimes, dans leur quotidien. Et voilà qu’un inqualifiable événement les met tous dans le même bateau. Et si, l’espace d’une journée, un se mettait dans leur culotte ? On pourrait mieux évaluer leur travail et peut-être que celui-ci ne nous intéresserait plus. J’aimerais bien voir ces personnes qui critiquent aveuglément, être victimes d’une agression au fond d’une ruelle. L’arrivée soudaine de policiers pour intervenir serait hautement appréciée.
Respectons nos policiers. S’ils n’étaient pas là, ce serait l’anarchie. Les plus vieux se rappelleront la grève des policiers de Montréal du 7 octobre 1969… le bordel était pogné et les criminels s’en étaient donner à cœur joie. Un caporal de la SQ, manifestant, y avait trouvé la mort par balle. Un crime toujours non résolu.
ENCORE UNE RAISON SOCIALE ANGLAISE
Bien triste de constater qu’une entreprise québécoise de Sainte-Croix-de-Lotbinière et Coaticook, porte le nom de Meubles South Shore. Meubles Rive-Sud, fait moins tendance ? Ça fait plus international ? C’est bizarre mais les Québécois achètent des produits américains qui portent un nom anglais, alors pourquoi pas le contraire.
Une fois, j’ai acheté un produit fabriqué en Chine. Tout ce qu’il y avait sur le contenant était écrit en chinois. Pourquoi ce qui est bon pour pitou n’est pas bon pour minou. Un autre triste constat que la langue française s’en va chez le diable. Et personne ne fait rien pour dénoncer pareille situation. Il ne reste que Gilles Proulx et moi pour dénoncer.
MONTRÉAL, UNE VILLE AMÉRICAINE
C’est bien malheureux, mais il faut se rendre à l’évidence. Montréal est devenu comme New York, Washington, Los Angeles, Chicago, et même Toronto. Plus rien ne nous distingue en Amérique. Si vous avez visionné les reportages de la manifestation de dimanche dans les rues de Montréal et partout aux États-Unis, c’est en anglais que ça se passe. Et personne n’en a soufflé un seul mot !
Chez nous, au Québec, à Montréal, 95 % des pancartes qui affichaient des slogans, opinions et expressions étaient dans la langue de Shakespeare. Sherbrooke aussi, même phénomène. Pourquoi ? Pour faire international ? Pour montrer aux Américains qu’on fait comme eux ? Pour qu’ils puissent comprendre nos messages ? Rien de cela n’est nécessaire.
La participation massive en fait foi. Le français disparu de la métropole, lui fait perdre son cachet européen qui la rendait si attrayante. C’est la triste réalité. Pire encore, la criminaliste Marie-Livia Beaugé, a qualifié cette manifestation d’un safe place où les agresseurs (les policiers) ne sont pas les bienvenus. Espace sécuritaire n’aurait pas fait l’affaire ? En plus de mettre tous les policiers dans le même bateau, faut avoir du culot !
Je suis tellement connu que la porte du supermarché s’ouvre quand j’arrive !
À celle qui te dit que les hommes sont tous pareils, réponds-lui : « Fallait pas tous les essayer ! »
La différence entre un homme et un enfant, c’est que l’enfant, on peut le laisser tout seul avec la gardienne !
Je suis jaloux de mes parents, car je n’aurai jamais un enfant aussi génial que le leur !
On dit des chiens qu’il ne leur manque que la parole. Par contre, je connais un paquet de gens à qui il ne manque que la muselière !
Être populaire sur Facebook, c’est comme être riche au Monopoly !
Des boulets, y en a partout. C’est les canons qui se font rares !
À force de tomber sur des gens bizarres, quand on rencontre des gens normaux, on finit par trouver ça bizarre !
On dit qu’un miracle ne se produit jamais deux fois. La preuve : je suis unique !
Deux ans durant, il est resté fou amoureux de moi, sans que le susse. (Imparfait du subjonctif).
Il paraît que la connerie, ça se cultive. Ben, j’en connais un bon paquet qui ont la main verte !
Les hommes tombent amoureux de ce qu’ils voient et les femmes de ce qu’elles entendent. C’est pourquoi les uns mentent et les autres se maquillent.
Quand tu arriveras à la cheville, tu pourras faire mes lacets.
Une femme sans courbes, c’est comme un pantalon sans poches : tu ne sais pas où mettre les mains !
Si le con ne change pas souvent d’idée, c’est parce qu’il n’en a pas des masses. Pierre Perret
J’aime bien le Kama sous toi.
On se veut, on s’enlace. Puis on s’en lasse, et on s’en veut. (Sacha Guitry)
Tout le monde est con. Ben oui, criez « espèce de con » dans la rue, et tout le monde se retourne.
Celles qui se vantent d’êtres courues par beaucoup d’hommes ne devraient pas oublier que ce sont souvent les produits à bas prix qui attirent plus de clients.
Ne rien faire est difficile. On ne sait jamais si on a vraiment fini.
L’âge mûr de l’homme s’apparente à celui des poires. Dans les deux cas, c’est la queue qui lâche.
Aujourd’hui, pendant notre rapport sexuel, ma copine a dévoilé sa note : je suis passé d’un triple « AH » à un simple « OH ».
Lorsqu’une femme te dit : « Quoi ? » ce n’est pas qu’elle n’a pas entendu, mais qu’elle te donne une seconde chance de modifier ce que tu as dit…
Les hommes sont comme les chiottes : Occupés ou dégueulasses !
Lorsqu’un homme demande la main d’une femme, c’est qu’il n’a plus envie d’utiliser la sienne.
Ils sont tellement bourrés en Bretagne qu’ils entendent le loup, le renard et la belette chanter !
Je viens d’apprendre que les efforts sont payants. Déjà que je n’avais pas trop envie de faire…
L’argent n’a pas d’odeur, mais quand on n’en a pas, ça sent la merde…
Il faut beaucoup d’intelligence pour répondre à un con avec des mots qu’il puisse comprendre.
Demain (adverbe) : endroit merveilleux où l’on case tous les trucs qu’on n’a pas envie de faire.
Les gens qui se plaignent constamment, vivent leurs malheurs deux fois. Jean Dutour
Certains ont un effet levure sur mon système nerveux : En deux minutes, ils me gonflent !
Est-ce qu’il y en a encore qui doute des bienfaits des masques, de la distanciation sociale et du lavage minutieux des mains ? Le déconfinement progressif n’autorise pas de laisser ces consignes prendre le bord. On peut observer un certain relâchement, par des éclosions dans une deux écoles entre autres. Je crois sincèrement que le masque devrait être toujours porté par une personne atteinte au minimum d’influenza.
À cet égard, Dominique Lelièvre, du Journal de Québec, a publié un article intéressant, principalement sur cette distanciation physique, à la suite d’une étude sur la question. En voici la teneur.
UNE ÉTUDE CONFIRME L’IMPORTANCE DE LA DISTANCIATION PHYSIQUE
LE RISQUE DE TRANSMISSION CHUTE DE 80 % À UN MÈTRE DE DISTANCE.
Le risque d’attraper la COVID-19 diminue de 80n% lorsque l’on est à au moins un mètre de distance des autres et baisse encore de moitié lorsque l’on respecte une distance de deux mètres, d’après une importante étude canadienne.
Selon cette enquête publiée lundi dans la revue The Lancet et financée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le risque d’être contaminé est en moyenne de 12,8 % à proximité d’une personne infectée par la COVID-19 si l’on ne respecte pas les règles de distanciation sociale.
En respectant une distance d’un mètre ou plus, ce risque chute à 2,6 %, soit une baisse relative de 80 %. De plus, pour chaque mètre d’éloignement supplémentaire, le risque de transmission réduirait de moitié.
Ces résultats ont été obtenus à la suite d’une importante recension scientifique qui a permis de repérer 172 études provenant de 16 pays, publiées depuis plusieurs années à propos de trois infections respiratoires : la COVID-19, mais aussi le SRAS et le MERS, ces deux derniers étant plus anciens et donc mieux documentés.
« LARGE PROTECTION »
Cette méta-analyse a aussi permis de constater que le port du masque et de protections oculaires réduit grandement le risque de transmission du virus.
Dans cette mer de données, neuf études ont servi aux résultats concernant la distanciation physique.
« Notre principal constat est qu’une distanciation physique d’environ un mètre ou plus procure probablement une large protection contre une infection », indique l’auteur principal de l’article et professeur à l’université ontarienne McMaster, Holger Schünemann, en entrevue avec Le Journal.
Ces résultats alimentent le débat concernant la distanciation physique dans les endroits du monde où
elle est de deux mètres (sauf entre les membres d’un même foyer), comme c’est le cas au Québec.
Plusieurs pays et l’OSM se contentent pourtant de recommander une distance d’au moins un mètre.
M. Schünemann ne veut pas trancher ce débat, mais ses travaux ne contredisent pas la règle des deux mètres. Au contraire, « les preuves disponibles suggèrent que deux mètres pourraient être plus efficaces qu’un mètre », dit-il.
QUESTION DE CONTEXTE
Le scientifique
martèle aussi que tout est une question de contexte et qu’il ne faut pas croire que les estimations de son équipe s’appliquent à toutes les situations.
Des facteurs comme le lieu (ouvert ou fermé), la durée d’exposition ou encore la charge virale reçue font énormément varier le risque de contracter la COVID-19 d’une autre personne.
Invitée à commenter cette étude, l’épidémiologiste québécoise Caroline Quach-Thanh est d’avis qu’il faut continuer de prôner les deux mètres au Québec. « Quand on dit deux mètres, on sait très bien que les gens sous-évaluent tout le temps, alors on a tendance à se ramasser à un mètre, un mètre et demi. Le but de viser deux mètres est que le risque s’avère effectivement deux fois moins grand », fait-elle remarquer.
Un homme rentre de son labo électronique avec un nouveau robot détecteur de mensonges. Son fils de 12 ans rentre avec 2 heures de retard de l’école.
– Où étais-tu tout ce temps ? demande le père.
– J’étais à la bibliothèque pour préparer un devoir !
Le robot se dirige vers le fils et lui assène une claque… Le père explique :
– Mon fils, ce robot est un détecteur de mensonges, tu ferais mieux de dire la vérité…
– OK… J’étais chez un copain et nous avons regardé un film :
– Quel film ? Demande le père.
– Les 10 Commandements. Répond le fils.
Et paf ! Le robot assène de nouveau une claque au fils…
– Aïe ! Bah oui ! En fait, c’était un film porno…
Le père :
– J’ai honte de toi ! À ton âge, je ne mentais jamais à mes parents !
Et paf ! Le robot assène une baffe au père… La mère se marre :
– Décidément, c’est bien ton fils.
Et paf! Une baffe à la mère !
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Une dame téléphone au poste de police :
– Je vous ai appelé hier au sujet de la disparition de mon mari, je souhaite que vous interrompiez les recherches.
– Vous l’avez retrouvé ?
– Non, j’ai réfléchi !
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Un homme ivre se fait arrêter au volant par un policier.
– Monsieur, vous sentez l’alcool à plein nez.
– Monsieur l’agent, ouvrez le bouchon de mon réservoir. Ça sent l’essence à plein nez mais on ne peut pas dire qu’il est plein.
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Dans l’immeuble, une maman et son petit garçon croisent leur jolie voisine.
– Dis bonjour à la dame et fais-lui un bisou.
– NON!
– Allons, pourquoi ne veux-tu pas embrasser la dame ?
– Papa a essayé hier et il a reçu une paire de gifles.
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Le professeur a donné un travail à ses élèves d’une classe de cinquième. « Demandez à vos parents de vous raconter une histoire avec une morale à la fin. »
Le lendemain, les enfants sont revenus et, un par un, ont commencé à raconter leurs histoires. Il y en avait de toutes sortes; du lait renversé aux dollars économisés. Mais le professeur a réalisé, à sa grande consternation, que seul Ti-Pierre n’avait rien raconté.
– Ti-Pierre, as-tu une histoire à partager avec nous ?
– Oui Madame. Mon papa m’a raconté une histoire au sujet de ma maman. Elle était pilote de chasse et son avion a été touché. Elle a dû s’éjecter de l’avion au-dessus du territoire ennemi, et tout ce qu’elle avait était un flacon de whisky, un pistolet et un couteau de survie. Elle a bu le whisky en descendant afin que la bouteille ne se brise pas, et puis son parachute se posa au milieu de 20 soldats. Elle en a abattu 12 avec son pistolet, jusqu’à ce qu’elle manque de balles, puis en a tué 4 de plus avec son couteau, jusqu’à ce que la lame ne se brise, et puis elle a tué les 4 dernière avec ses mains nues.
– Seigneur, dit le professeur horrifié. Et qu’est-ce que ton papa t’a dit au sujet de la morale de cette histoire horrible ?
– Qu’il ne faut pas faire choquer maman quand elle a bu…
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Un gars sort du bar en titubant. Un véritable désastre ! Il lui faut 5 bonnes minutes pour retrouver sa voiture, 5 autres pour trouver la clé, non sans avoir tombé 2 ou 3 fois. Au bout du parking, des policiers regardent la scène, médusés.
Il faut encore un bon moment pour que les gars réussissent à faire démarrer le moteur qui s’éteint tout de suite après. Pendant tout ce temps, ses amis sortent du bar, cognent à sa vitre et lui souhaite bonne nuit. Ça ne va pas bien pour lui, mais il chante quand même, affalé à sa portière, la fenêtre ouverte!
Enfin, au bout d’une bonne demi-heure, il réussit à relancer le moteur, et il commence à rouler. Immédiatement, les policiers allument leur gyrophare, le bloquent avec leur voiture, et lui montrent un état d’arrestation. Ils lui demandent alors de souffler dans le ballon, et là, surprise : zéro! Rien de rien … Pas une goutte d’alcool! RIEN !!! Niet !
– Mais pourquoi aviez-vous tant de difficulté à trouver vos clés, de monter dans la voiture et de démarrer?
– Ah ça … ce soir, c’était mon tour de faire semblant, le temps que les autres puissent partir tranquillement!
Une fable de Jean de la Fontaine
La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
Après le café la Folie proposa :
– On joue à cache-cache ?
– Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
– Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter… je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.
Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
– 1, 2, 3… La Folie commença à compter.
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
CENT ! cria la Folie, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.
En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
– Où est l’Amour ?
Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…
Lentement le déconfinement se déroule comme annoncé par l’équipe Legault, à petit pas. Ils analysent la situation avec la Santé publique et déconfinent à petite goutte. Mais nous, comme citoyen, nous devons observer certaines règles propres à nos actions, nos déplacements. Est-ce que ce sera la même chose pour tous les citoyens ? Si ton voisin outrepasse les consignes, tu fais quoi ? Tu dénonces aux autorités ? Tout un dilemme à affronter.
Ça crie de partout : « à quand mon tour ? ». On le constate avec les campings. Celui, immense, de St-Jean-Baptiste-de-Rouville, a décidé de reporter son ouverture de quelques jours, afin de mieux se préparer. Il n’avait pas prévu le coup… ? Pas trop fort ! Et ça crie encore plus fort. C’est tenter le diable, augmenter la grogne. Est-ce que cette décision fera en sorte que les campeurs seront moins portés à observer les règles ?
Quoi qu’il en soit, Joseph Facal en a fait son analyse, publiée dans son article au Journal de Montréal du 26 mai dernier. En voici la teneur.
RENTRE PAS DANS MA BULLE, OK ?
Vous pensez que le plus dur est fait ? Non.
Nous entrons dans la phase la plus délicate.
Dire aux gens de rester chez eux était simple à dire et simple à comprendre.
Le plus débile comprend : « Enwèye à maison et sors pas tant qu’on te le dise pas, OK ?! »
RESPECT
On entre maintenant dans la phase où l’on dit : « Tu peux sortir, mais à condition de faire comme ceci, comme cela, et encore ceci et encore cela… »
Avant, on demandait le respect d’une consigne simple et claire, qui n’exigeait pas un gros effort intellectuel ou beaucoup de jugement.
Tu restes chez vous, t’allumes la télé, t’ouvres un livre, tu fais de la sauce à spaghetti.
Maintenant, on demande de suivre un protocole délicat et complexe.
Tu sors, mais tu te sers de ta tête et de ton jugement.
Tu restes concentré… même si t’as bu cinq bières, que l’herbe est douce et le soleil chaud, et que t’as pas serré tes chums dans tes bras depuis trois mois.
Et tu fais attention en tout temps… parce qu’un geste, un seul, peut avoir des conséquences graves.
Pas mal plus compliqué à comprendre, pas mal plus compliqué à faire respecter.
C’est triste à dire, mais quand il faut miser sur l’intelligence, le jugement, le bon sens, le respect, le civisme, ça donne ce qu’on voit…
Beaucoup de gens font de beaux efforts, mais…
Mais des commerces rouvrent, manquent de main-d’œuvre à cause d’une PCU qui rend plus intéressant de rester à la maison, doivent improviser, trouvent que les masques et le Purell, ça coûte cher… alors ça donne ce que ça donne.
Il m’arrive ces jours-ci de m’approcher d’un magasin et, quand je vois par la fenêtre ce qui s’y passe, je tourne les talons et j’en cherche un autre.
Et par-dessus le marché, les idiots, les épais, les « le-monde-capote-pour-un-p’tit-rhume », les « y-a-rien-là », les vrais caves… sortent eux aussi.
Là aussi, ça donne ce que ça donne. Ne me dites pas que vous ne le voyez pas.
Le premier ministre de l’Ontario a dû improviser une conférence de presse pour sermonner son monde tellement les règles n’étaient pas respectées dans les parcs.
Le maire de Toronto a dû s’excuser de ses jasettes à deux pieds du monde et sans masque.
RAPPEL
J’ose deux questions.
Nous rouvrons en même temps que les Européens… alors que la pandémie a frappé là-bas un mois plus tôt.
Notre performance jusqu’ici justifie-t-elle une telle audace ? Hmm…
Les régions éloignées ont été globalement épargnées. Elles seront maintenant visitées par les Montréalais.
Sont-elles prêtes ? Hmm…
Je ne sais pas vous, mais moi, qu’il s’agisse de collègues, d’amis, de copains de mes enfants, d’employés ou de clients dans les magasins, je suis d’avis qu’il ne faudra pas hésiter à faire des rappels à l’ordre, quitte à passer pour une face de « beu ».
Ah, mais c’est vrai, j’oubliais, au Québec, on n’aime pas la « chicane », on est « ben fins « .
Dès la réouverture récente des magasins, la masse de monde s’est précipitée aux portes de ces commerces pour jouer au sport national des Québécois; le magasinage. Beaucoup, beaucoup jeunes dont certains avaient un beau 1250$ à dépenser pour ce premier mois de cadeau… il y en aura trois autres. Pourquoi travailler quand on peut magasiner les poches pleines. Hein ?
Toujours est-il que c’était la folie furieuse au Quartier Dix30 de Brossard. Des files imposantes un peu partout pour trouver l’aubaine du siècle. En fait, le bordel comme au temps du boxing day. Une marée humaine, debout comme des piquets, en attente de leur tour. Et les masques ?
Et la distanciation sociale ? Quossé ça ? Les invincibles n’en portaient pas et ne s’éloignaient pas.
Pour magasiner en temps de pandémie, il faut être maso. Moi, je déteste. Pourtant, dans mon ancienne vie, j’adorais, mais pas au point de se faire espionner. C’est enrageant, comme le soulignait Denise Bombardier dans le texte qui suit, paru récemment dans le Journal de Montréal, et que je veux partager avec vous.
J’ENRAGE !
Si mon époux anglais flegmatique ne m’avait pas déconseillé d’écrire tout ce qui m’horripile dans la crise actuelle, les masques, par exemple, représentant le drapeau du Canada, celui du Québec ou des Canadiens de Montréal, qui provoquent des réactions négatives chez les uns et les autres, je l’aurais écrit.
Non, ça ne va pas bien, comme l’a dit Martin Petit à TLMEP. Eh oui, il m’arrive d’être d’accord avec des humoristes qui ont réellement le sens de l’humour.
Je tonitrue devant ces « pas de tête » qui envahissent nos parcs et nos rues sans respecter les règles de distanciation sociale et qui, ivres au sens propre comme au figuré, réclament le droit d’exercer sans entraves leur liberté.
DISTANCE RÉGLEMENTAIRE
Je fulmine en lisant une consigne de la SAQ alors que je fais la queue à la distance réglementaire, mon masque collé à la figure à cause de la chaleur, « Il est fortement déconseillé aux personnes de 70 ans d’entrer dans le magasin. »
Je bous, intérieurement, lorsqu’un métrosexuel sans masque, qui se croit fringant, me double dans l’allée du supermarché en roulant en sens contraire de la flèche. Il heurte le côté de mon chariot sans s’en excuser. Devant mon regard courroucé, il lance, « C’est quoi, ton problème ? »
Je perds mon sang-froid en écoutant la nouvelle pub du gouvernement du Québec, qui nous prescrit de réserver pour chaque résident d’un domicile des assiettes et couverts dont il aura l’usage exclusif.
J’écume de rage devant de jeunes spécialistes de la rectitude politique dans les médias qui font semblant de s’intéresser aux vieux et à leurs vertus lorsqu’ils en parlent. Des jeunes qui derrière leur mièvrerie ont inventé le slogan, « Tasse-toé, mononcle ! ».
Je regrette de porter le nom de Bombardier dont j’étais si fière lorsqu’à travers le monde des douaniers, en particulier, s’informaient de mon lien de parenté. La plupart du temps, je disais que j’étais de la même famille pour ne pas décevoir mes interlocuteurs.
Je crains que le nom du joyau québécois soit entaché pour toujours par des gens sans morale et assoiffés d’argent. De l’argent qui vient en partie des poches des contribuables québécois. Bombardier, à l’évidence, ne peut plus être un espoir pour l’avenir économique d’un Québec abîmé par les retombées de la pandémie.
DÉSOLANT
Je me désole que des prophètes d’une modernité technologique discutable annoncent un avenir culturel révolutionnaire, qui ferait fi de tous les créateurs qui, à ce jour, ont permis au Québec de réaliser de grandes œuvres. Je suis triste pour les artistes et les artisans qui croient encore que l’émotion s’exprime par la rencontre de l’art avec son public dans l’intimité physique. Car la technologie peut être un piège, un gadget si le créateur ne lui insuffle pas son âme propre.
Je me refuse à croire que l’enseignement à distance est l’instrument privilégié de transmission des connaissances. Rien ne peut remplacer un être humain passionné, enfiévré qui inscrit les jeunes dans la continuité historique, intellectuelle et spirituelle des civilisations.
J’enrage de ne pouvoir enlacer tous les humains de ma race, comme chante bellement Vigneault.
Un policier a abusé de son pouvoir en tuant « involontairement » un homme de race noire qu’il venait d’arrêter et de maîtriser. S’ensuivit des émeutes partout à travers du pays. Mêlé à des casseurs qui s’exécutent pour mettre le trouble et à un port d’arme à feu toléré, voire accepté dans différents États, il n’en fallait pas plus pour faire des victimes.
Le racisme aux États-Unis est toujours omniprésent. Dans certaines régions, c’est même palpable et ça dure depuis des temps immémoriaux. Dans son édition du Journal de Montréal de samedi dernier, Loïc Tassé, un spécialiste de l’actualité internationale, y allait d’une analyse intéressante, en cinq questions, des différences sociales entre les communautés noires et blanche aux États-Unis.
C’est ce texte que je veux partager avec vous aujourd’hui, afin de mieux comprendre les raisons profondes des malheureux événements qui se déroulent chez nos voisins du Sud.
UNE SOCIÉTÉ MALADE
Mélangez du racisme, des masses d’armes à feu en circulation libre, des écarts de richesse extrêmes, du fondamentalisme religieux, des systèmes d’éducation et de santé minables, sauf pour les riches, et vous obtiendrez les émeutes qui se propagent un peu partout aux États-Unis.
Le comportement meurtrier de la police de Minneapolis dans l’arrestation de George Floyd, mort pour avoir présenté à un marchand un faux billet de 20 $, a mis le feu aux poudres.
1- LE RACISME AUGMENTE-T-IL AUX ÉTATS-UNIS ?
Selon le Pew Research Center, 56 % des Américains estiment que les relations raciales se sont détériorées sous Trump. Le plus triste est que les minorités américaines ont intégré le racisme dans leur identité minoritaire. Ainsi, 15 % des personnes de peau blanche disent que pour elles, la race ou ethnicité est très ou extrêmement importante dans leur identité. Mais ces taux montent à 74 % chez ceux dont la peau est noire, à 59 % chez les Hispaniques et à 56 % chez les Asiatiques.
Cette identité raciste est nourrie par le rejet. Elle est aussi entretenue de toutes sortes de façons. Par exemple, il semble normal aux États-Unis de demander la couleur de la peau à quelqu’un qui remplit un formulaire. De même, des universités offrent des programmes « d’études noires », comme si la connaissance et la couleur de la peau étaient liées.
2- QUELS SONT LES ÉCARTS DE RICHESSE ?
Les écarts de richesse augmentent sans cesse. Selon les chiffres les plus récents, entre 1983 et 2016, la part de la richesse globale des 10 % des Américains les plus riches est passée de 60 % à 79 %, tandis que la part des classes moyennes chutait de 32 % à 17 % et que celle des plus pauvres tombait de 7 % à 4 %. Gageons que sous Donald Trump les écarts ont empiré. Ces écarts de distribution de richesse sont les pires de tous les pays industrialisés.
3- EN QUOI LE SYSTÈME D’ÉDUCATION LÈSE-T-IL LES MINORITÉS NOIRES ?
Les écoles aux États-Unis sont de qualité très variable. Deux critères principaux définissent leur qualité : la composition ethnique de leurs élèves et la richesse des parents, l’une étant souvent liée à l’autre. Plus de 90 % des Américains de 25 ans et plus ont terminé leur 12e année. Chez les Noirs américains, la proportion est de 25 %. Chez les Hispaniques américains, elle atteint 59 %.
4- COMMENT LE SYSTÈME DE SANTÉ AFFECTE-T-IL LES AFRO-AMÉRICAINS ?
Les soins de santé sont difficilement accessibles ou médiocres pour 50 % de la population. C’est probablement une des raisons qui expliquent que le taux de mortalité chez les Américains noirs atteint de la COVID-19 est trois fois plus élevé que dans le reste de la population.
5- QUE VEULENT LES ÉMEUTIERS ?
Il est facile de concevoir la colère de beaucoup d’Américains devant la vidéo insoutenable d’un policier qui tue un citoyen avec nonchalance. Pour un Afro-Américain, la vidéo est encore pire, puisque généralement ce dernier s’identifie à la couleur de sa peau et que la victime est noire.
La colère augmente quand cet Américain noir constate qu’il est de plus en plus pauvre, tandis qu’une minorité est de plus en plus riche. Quand il voit que la COVID-19 touche davantage les Afro-Américains, parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de cesser de travailler ou parce qu’ils n’ont pas vraiment accès au système de santé. Les émeutes ne sont pas que celles des minorités. Elles marquent le désespoir d’Américains qui se sentent trahis par leur pays.

Définitivement, la présente pandémie forcera les autorités à revoir complètement le réseau de CHSLD, à commencer par sa nationalisation. Ensuite, il faudra réorganiser la construction des nouveaux bâtiments et pour terminer, rénover les actuelles résidences.
Sur ce sujet, Antoine Robitaille à publier un article sur la question récemment dans le Journal de Montréal. Je suis d’accord avec son point de vue et j’espère que le gouvernement en prendra bonne note et ainsi être mieux préparé pour faire face à un nouveau fléau. C’est le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.
SOINS AUX AÎNÉS : IL FAUT PENSER PETIT
On évoque de plus en plus la création éventuelle d’une enquête sur la gestion de la pandémie.
Dès le 20 avril, François Legault déclarait : « On aura probablement, comme à la suite du SRAS, une commission d’enquête. »
Ça semble tomber sous le sens. Surtout pour comprendre ce qui nous a conduits à manquer à notre devoir de protection envers ces êtres vulnérables que sont les personnes âgées hébergées en résidences.
TROP
La première difficulté, lorsqu’on envisage un tel exercice, est de définir le mandat. Il peut être extrêmement large et aboutir, après quelques années de fastidieux et coûteux travaux, à un rapport aux 1001 recommandations qui effraiera le gouvernement.
Autre risque : empiler les investigations. Prenons l’hécatombe au CHSLD Herron, où les morts se sont additionnés à une vitesse folle après la désertion des employés.
« Il y a trois enquêtes qui ont lieu, notait François Legault le 13 avril, une […] de la santé publique, une [autre] de police, puis [celle] du coroner. »
BON SENS
Difficile évidemment d’être contre la recherche de la vérité. Mais pour tirer les leçons de cette période covidienne, sur certains aspects précis, une autre grand-messe ne semble pas impérative.
Où nos vieux ont-ils été les mieux protégés ?
Une recension effectuée par notre Bureau d’enquête a identifié quatre CHSLD de l’île de Montréal où il n’y a eu jusqu’à maintenant aucun cas d’infection.
Les caractéristiques communes de ces endroits : de petites résidences privées où il y a peu de personnes âgées, une cinquantaine ou moins.
Le directeur général du CHSLD Angus, Frédéric Asselin, a tout résumé de manière efficace : « Étant donné que nous sommes un petit milieu, on a eu de la facilité à intervenir rapidement. »
PENSER PETIT
Autrement dit, en matière de soins aux aînés, Small is beautiful, selon le titre du célèbre livre de l’économiste anglais Ernst Friedrich Schumacher, publié en 1973.
Son sous-titre ? A Study People Of Economics As If People Mattered. Tout le contraire de ce qu’on a fait dans les trente dernières années.
Dans les petites résidences, les gestionnaires sont présents, ont tendance à connaître employés et résidents. N’attendent pas les ordres venant de la stratosphère de quelques CISSS ou CIUSSS.
Les initiatives y sont plus possibles : dès le début de la pandémie, la DG du CHSLD Bussey s’est précipitée à la quincaillerie pour y acheter des masques.
En pleine crise, ces petits lieux furent en mesure de faire une gestion du personnel sécuritaire : pas de navette d’une résidence à une autre. Pas d’agence de placement. Ceux qui travaillaient à plus d’un endroit furent sommés de choisir.
Bonne nouvelle : le gouvernement promet de construire des « Maisons des aînés » dont une des caractéristiques sera l’échelle humaine (unités de 12 résidents).
Sauf qu’à l’automne, Québec prévoyait que d’ici 2022, seules 2600 personnes âgées pourraient y habiter.
Actuellement, le réseau des CHSLD en accueille 40 000.
Nul besoin d’une commission pour comprendre que ce ne sera qu’une goutte dans l’océan du vieillissement.
Six Irlandais à la retraite jouaient au poker dans l’appartement d’O’Leary lorsque Paddy Murphy perd 500 $ sur une seule main, se serre la poitrine et tombe mort à table. Montrant du respect pour leur frère décédé, les cinq autres continuent de jouer debout. Michael O’Connor regarde autour de lui et demande :
– Oh, moi les gars, quelqu’un doit en parler à la femme de Paddy. Qui cela sera ?
Ils tirent des pailles. John Gallagher choisit le court. Ils lui disent d’être discret, doux, de ne pas aggraver une mauvaise situation.
– Discret ??? Je suis l’irlandais le plus discret que vous rencontrerez. La discrétion est mon deuxième prénom. Laisse-le-moi.
Gallagher se rend chez Murphy et frappe à la porte. Mme Murphy répond et demande ce qu’il veut. Gallagher déclare :
– Votre mari vient de perdre 500 $ et a peur de rentrer à la maison.
– Dites-lui que j’aime mieux le voir mort que de rentrer ici, dit la femme de Murphy…
– Je vais lui dire. dit Gallagher.
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Dans un pub de Belfast, Paddy Murphy semble avoir été renversé par un train. Son bras est en écharpe, son nez est cassé, son visage est coupé et meurtri, et il marche en boitant.
– Ce qui vous est arrivé ? demande Sean, le barman.
– Micheal O’Connor et moi nous sommes disputés, explique Paddy.
– Ce petit O’Connor, dit Sean, il ne pouvait pas te faire ça, il devait avoir quelque chose en main.
– Ce qu’il a fait, dit Paddy, une pelle est ce qu’il avait, et un terrible léchage qu’il m’a donné avec.
– Eh bien, dit Sean, tu aurais dû te défendre. N’avais-tu pas quelque chose en main ?
– Oui j’avais les seins de sa femme, Mme ‘O’Connor, mais c’est inutile dans un combat.
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Un Irlandais qui avait un peu trop bu rentre chez lui en voiture un soir et, bien sûr, sa voiture roule violemment partout sur la route. Un flic l’arrête :
– Alors, dit le flic au chauffeur, où étais-tu ?
– Eh bien, je suis allé au pub bien sûr, insulte l’ivrogne.
– Eh bien, dit le flic, on dirait que vous en avez bu beaucoup ce soir.
– J’ai bien bu, dit l’ivrogne avec un sourire.
– Saviez-vous, dit le flic en se tenant droit et en croisant les bras sur sa poitrine, qu’à quelques intersections en arrière, votre femme est tombée de votre voiture ?
– Oh, Dieu merci, soupire l’ivrogne. Pendant une minute, j’ai cru que j’étais devenu sourd.
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Un ivrogne titube dans une église catholique, entre dans une cabine confessionnelle, s’assoit, mais ne dit rien. Le prêtre tousse plusieurs fois pour attirer son attention, mais l’ivrogne continue de rester assis là. Enfin, le prêtre frappe trois fois sur le mur. L’ivrogne marmonne :
– Ce n’est pas la peine de frapper, il n’y a pas de papier de ce côté non plus.
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Mary Clancy monte vers le père O’Grady après son service du dimanche matin, et elle est en larmes. Il dit :
– Alors qu’est-ce qui vous dérange, Mary ma chère ?
Elle dit :
– Oh, mon père, j’ai de terribles nouvelles. Mon mari est décédé la nuit dernière.
Le prêtre dit :
– Oh, Mary, c’est terrible. Dis-moi, Mary, avait-il une dernière demande ?
Elle dit :
– Oui mon Père.
Le prêtre dit :
– Qu’est-ce qu’il a demandé, Marie ?
Il a dit :
– S’il te plaît, Mary, pose ce putain de revolver.
Qu’elle mouche a piqué Valérie « sœur sourire » Plante au sujet du français. Dorénavant, à la Ville de Montréal, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin dans les écrits.
La langue française, y a rien là ! On peut la massacrer comme on veut. Et c’est ce que Madame a décidé : écouter l’idée de la mairesse d’arrondissement Émilie Thuillier, sans autres questions.
Madame sourire, c’est elle qui a déjà fait un discours exclusivement en anglais… elle avait oublié la version française ! Avez-vous circulé à Montréal depuis les 5 dernières années ? C’est le bordel ! Des cônes, des cônes et encore des cônes. De la construction partout. Ça c’est une priorité Madame Plante. Pas le fait que le masculin l’emporte sur le féminin depuis que la langue française existe.
Ce n’est pas du sexisme ou de l’abus sur les femmes, ou de la violence conjugale. Ce sont des règles de français. Êtes-vous au courant qu’on vit une pandémie planétaire ? Des morts en quantité industrielle. Ça c’est une autre priorité, une vraie !
Les mots n’ont plus de sens avec votre règlement à la con. Vous avez été élue pour gouverner la ville, ses infrastructures, son administration et surtout l’écoute de ses citoyens. Pas s’attaquer à la langue française. C’est comme votre aversion pour les voitures. Vous êtes en train de changer la vocation des rues pour les rendre piétonnières. Avez-vous souper avec Luc Ferrandez ?
À tout événement, chers lecteurs et lecteures (parce que lectrice, ça fait pas in), je vous propose le super article de Sophie Durocher sur le sujet, paru récemment dans le Journal de Montréal. Jugez par vous-même, comment on gouverne quand nos priorités deviennent idiotes.
FEMMAGE AUX FEMMES
Je voudrais ici rendre femmage à Valérie Plante. Oui femmage, parce que dans le mot hommage il y a « homme », c’est trop masculin, patriarcal, dominant, ark, beurk.
Je voudrais rendre femmage à Valérie Plante parce qu’en pleine pandémie, alors que Mtl est l’épicentre des morts, elle sait garder son sens des responsabilités…
Radio-Canada nous apprend qu’aujourd’hui, « le comité exécutif recommandera que la Ville adopte désormais un mode de communication épicène », donc qu’il s’attaque « à la suprématie du masculin sur le féminin en français ».
Des gens meurent à la poche dans les CHSLD mais… on va consacrer nos énergies à écrire « la police » au lieu de « les policiers ».
Mais pourquoi s’arrêter là ? Féminisons tout(e), rajoutons des « e » partout, entre moie et voues, appelons la ville Montréale !
DIVERS TYPES DE GENRE HUMAIN
Si vous avez envie de rire, le reportage d’Émilie Dubreuil sur le site de Radio-Canada va vous mettre une banane dans le visage : on a l’impression que c’est tiré d’un compte satirique.
On y apprend que la mairesse d’arrondissement Emilie Thuillier, qui est derrière cette idée, pense qu’il y a urgence d’agir contre le fléau du masculin.
« À partir du mois de juin, malgré la pandémie, on va commencer les formations ».
Et en quoi vont consister ces formations ? À réapprendre aux employés de la Ville à parler français.
« Au lieu de dire, par exemple : La Ville cherche un responsable de la communication non genrée, il faudrait dire ou écrire : La Ville cherche responsable de la communication non genrée ». Il faudra apprendre à dire « Le ou la juriste ».
Comme on peut le lire dans le document : « Au 21e siècle, il est temps de revoir notre façon de s’exprimer pour assurer l’inclusion des divers types de genre humain ».
Je lisais ça en fin de semaine, et je me suis dit que rendu là, rendu à ce niveau de sottise, la Ville devrait donner un coup de fil à l’artiste française Typhaine D.
Cette féministe végane (c’est elle qui le précise, pas moi) qui est aussi « professeuse », qui se bat pour que le féminin l’emporte sur le masculin. En fait, elle ne dit plus « le féminin », elle dit « la féminine ».
Selon Typhaine D, il faudrait dire « Elle était une fois » et rajouter des « e » partout.
Elle écrit donc « moie », « noues », « voues », elle dit « jamaise » et « toujoures », « c’est belle » au lieu de « C’est beau ! », parle de « commatriotes » au lieu de « compatriotes ».
Je suggère donc tout de suite à Montréal de contacter Typhaine D pour qu’elle devienne « professeuse » auprès des Montréalais, pour leur montrer à baragouiner ce dialecte qu’on appelle « épicure épicène ».
C’EST SI BELLE
Quand elle faisait campagne pour devenir mairesse de Montréal, Valérie Plante a inondé la ville d’affiches avec le slogan percutant : L’homme de la situation.
J’espère qu’elle ne ferait pas la même chose aujourd’hui.
Homme, c’est tellement patriarcal, sexiste, synonyme de masculinité toxique.
Aujourd’hui, son affiche devrait proclamer : « L’individue.e humain.e non-genré.e non binaire de la situation ».