La publicité des résidences pour personnes âgées insiste sur la sécurité de ces résidents. Aux mensualités que ces personnes âgées paient, c’est la moindre des choses que leur sécurité soit assurée. Alors pourquoi, malgré les nouvelles technologies, des résidents meurent d’avoir été oubliées à l’extérieur ?
Les caméras de surveillance ne sont là que pour créer un faux sentiment de sécurité ? Nous sommes supposés appendre de nos erreurs… ça prend du temps à aboutir, pendant que des personnes vulnérables en paient le prix de leur sacrifice.
Richard Martineau en a fait le sujet de son article, qui suit, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, suite au récent décès de monsieur Jean-Guy Pronovost, trouvé mort gelé, à l’extérieur de sa résidence pour personnes âgées de Saint-Jean-sur Richelieu.
Une phrase a retenue toute mon attention, parce qu’elle est criante de vérité : « On juge du degré de civilisation d’une société à la façon dont elle prend soin de ses plus vulnérables… ». Il serait temps qu’on s’y attarde.
ENCORE ? Richard Martineau
Quand la mère de Gilles Duceppe, madame Hélène Rowley Hotte Duceppe, est morte à 93 ans le 20 janvier dernier après avoir agonisé pendant six heures dans un froid sibérien, on s’est dit qu’au moins, son décès nous aura sensibilisés à l’importance de mieux surveiller les allées et venues des locataires des résidences pour personnes âgées.
« Sa mort, bien que tragique, aura servi à quelque chose… »
Or, 11 mois plus tard, la même chose s’est passée – cette fois, dans une résidence de Saint-Jean-sur-Richelieu.
DES GENS VULNÉRABLES
Cette fois, c’est un homme de 88 ans souffrant d’Alzheimer, monsieur Jean-Guy Pronovost, qui serait demeuré à l’extérieur pendant quatre heures, alors que le mercure était à -25 Celsius.
Pour l’instant, on ne sait pas trop comment cet homme s’est retrouvé seul dehors dans un tel froid, pendant aussi longtemps.
Mais on est en droit de se poser des questions…
À quoi ça sert d’avoir des caméras de surveillance si personne ne les regarde ?
Le rôle de ces résidences n’est pas seulement d’offrir un environnement confortable et stimulant à leurs résidents.
C’est aussi d’assurer leur sécurité.
On parle ici d’une clientèle hyper vulnérable. Beaucoup de ces résidents éprouvent des problèmes de mémoire ou n’ont pas toute leur tête…
Comment certains peuvent-ils se retrouver dehors, sans que personne ne le sache ?
Accepterait-on qu’un enfant de cinq ans échappe à la surveillance des éducateurs d’un CPE et se retrouve tout seul dans la rue ?
Voyons !
C’est bien beau, permettre aux vieux de mourir dans la dignité.
Mais peut-on aussi faire en sorte qu’ils vivent dans la dignité ?
CASSER MAISON
En 1977, un film à sketches italien est sorti en salles : Les nouveaux monstres.
Dans un des sketches (intitulé « Comme une reine »), un homme qui vit avec sa vieille mère propose à celle-ci de faire une balade en auto avec lui.
Après une heure de route, il l’amène « visiter » une jolie maison.
« Oh, regarde maman, toutes les personnes âgées qui vivent ici ! Regarde comme c’est beau ! Tu pourrais te faire plein d’amies, ici ! Justement, j’ai apporté des vêtements dans une valise ! »
On se rend compte que le bonhomme a décidé de « placer » sa vieille mère, car sa femme ne peut plus la supporter.
À la fin du sketch, l’homme dit à sa mère qu’il viendra la voir « peut-être la semaine prochaine », puis il retourne dans son auto en pleurant…
La décision de « placer » un de ses parents est l’une des plus difficiles et des plus déchirantes qu’une personne peut prendre dans sa vie.
On sent qu’on abandonne la personne qui nous a donné la vie, qui a pris soin de nous…
Mais on se dit que c’est pour son bien, pour sa sécurité.
Elle sera prise en charge, surveillée.
Traitée, justement, comme une reine, comme un roi.
DES MORTS ATROCES
Vous imaginez la peine qu’une personne peut ressentir lorsqu’elle apprend que sa mère ou son père a perdu la vie dans des conditions atroces, à cause d’un manque de surveillance ?
On juge du degré de civilisation d’ne société à la façon dont elle prend soin de ses plus vulnérables…
Le temps des Fêtes n’est plus, les décorations ont disparu, voilà que la vraie haute saison touristique débute en Floride, du moins à Pioneer Village.
Et nous, on a remplacé notre auvent qui en avait vraiment besoin après onze années de loyaux services. Vous pouvez apprécier le changement radical, sur la photo qui accompagne cet article. Nous sommes passés du gris au bourgogne. Un travail de pro entre Jacques, Marcel et moi.
Les nouveaux venus s’intègrent rapidement aux différentes activités et ça grouille de mouvements. Les tournois de pétanque s’amorceront ce lundi avec la première de quatre compétitions amicales bien sûr. Le complexe affiche complet et on voit bien que la fermeture de certains terrains de camping sur la côte est a provoqué une migration qui tente sa chance à l’ouest.
Et il y a aussi l’effort collectif pour ajouter à notre confort. La machine à popcorn a rendu l’âme au bingo ? Pas de problème, on a organisé une vente de desserts lors du repas communautaire d’hier, dont les recettes serviront à se doter d’une nouvelle machine. Il est à souhaiter qu’elle produise du popcorn à la mesure de l’ancienne. Parole de l’expert que je suis, c’était le meilleur mais soufflé que j’ai eu à me mettre sous la dent. C’est pas compliqué, l’objectif toujours atteint était de vider le sac. Mission accomplie !
On veut s’équiper d’un grand téléviseur pour la salle communautaire, un monstre de 80 pouces. Devant servir à plusieurs activités ? Qu’à cela ne tienne… mardi prochain, le 14 janvier, place à la musique rétro à la salle communautaire pour une autre levée de fonds afin d’acquérir le « monstre ». Les coûts seront partagés entre les instances du complexe, tant administratives que sociales. Ce ne sont pas les initiatives qui manquent ici. La volonté et l’action sont là… pas de niaisage !
Je vous annonçais que le premier tournoi de pétanque se tiendra demain… seulement à voir les allées, on se doute bien que quelque chose de grandiose se prépare. Les fanatiques amateurs se pratiquent et on croirait que tout le parc est à la pétanque. D’autres y seront pour déguster les succulents hotdogs, à la québécoise, pour bien terminer l’activité. Ah, si Jean Rafa était encore de ce monde… il en jouirait assurément. C’est populaire la pétanque à Pioneer Village. C’est même une religion, comme le poker Texas Hold-Em… la nouvelle folie furieuse ! On s’en reparlera.
Le volet musical est très populaire également. Le tiki s’anime tous le mercredis après-midi et nous avons une belle brochette de danseurs et de spectateurs qui nous soutiennent. J’arrive avec mon clavier dès 12h30 pour m’installer et mes comparses musiciens suivent pour y mettre toute notre énergie à ce divertissement populaire. Madame Rose et son support à saveur de houblon n’en manque pas une. Cette octogénaire adore ces mercredis et ne se gêne pas pour en faire la promotion. C’est notre « fan » numéro un !
Même phénomène pour les soirées dansantes. Le 25 janvier, c’est le Luau Party, le 6 février c’est le Potluck canadien, sans oublier la fête du beau-frère Jean-Guy au resto le 26 janvier. Il vieillit le beau-frère mais son appétit n’a pas perdu de sa vigueur. Fettucine-crevettes mon Jean-Guy ? Mets-en !
C’est ça le Pioneer Village de North Fort Myers… Ça grouille comme une « canne » de vers bien dodus… parole de pêcheurs ! Le cholestérol est à son plus bas. Si on s’ennuie, c’est qu’on le désire !
On s’en recause…
Gagner à la loterie ! C’est le souhait de tout le monde. On a qu’à regarder la folie qui s’est emparée des Québécois pour mettre la main sur le gros lot du Lotto Max évalué à 70 millions $ ainsi que 25 maxmillions. Ça change une vie ! Une chance sur 33 millions ! Vous imaginez ? Surtout, et contrairement à d’autres endroits sur la planète, on sait qu’ici, les gagnants doivent consentir à ce que leur photo soit publiée et leur nom connu.
Certains se contenteraient d’une cagnotte moins importante, disons 200 000 $. La publicité l’a déjà dit : gagner à la loterie, « ça change pas le monde, sauf que… »
C’est justement sur ce « sauf que… » que s’est penchée Stéphanie Grammond, dans La Presse+ du 7 janvier dernier et que je partage avec vous aujourd’hui.
L’ENVERS DU GROS LOT
Il y a des hasards comme ça dans la vie… Alors qu’on s’apprête à tirer le plus gros lot de toute l’histoire du Canada, je suis tombée sur la comédienne Marie-Chantal Perron qui a porté sur les planches du Théâtre du Rideau Vert le roman La liste de mes envies que j’avais vu en 2016.
La pièce montre l’envers du gros lot. Elle met en lumière tout ce qu’on risque de perdre lorsqu’on a la chance de gagner une somme astronomique… comme le présent lot record de 70 millions du Lotto Max, qui est assorti d’au moins 25 Maxmillions.
LES GAINS LES PLUS IMPORTANTS AU LOTTO MAX AU QUÉBEC
65 millions : juin 2019
60 millions : 6 janvier, 10 février et 22 décembre 2017 et 8 juin 2018
55 millions : 17 juillet 2015, 21 avril et 2 juin 2017
Source : Loto-Québec
La pièce ne pourrait pas être plus d’actualité. « C’est une belle fable sur notre société qui prône que l’argent règle tout », explique Marie-Chantal Perron, qui est tombée amoureuse du personnage principal du roman de Grégoire Delacourt.
Comme elle, la Jocelyne du roman se passionne pour les textiles, les boutons, les vêtements uniques faits à la main. Jocelyne mène une petite vie heureuse dans sa boutique. Pour la première fois de sa vie, elle achète un billet de loterie, mais seulement pour faire plaisir à ses copines qui passent leur vie à gratter des billets en dressant la liste de tout ce qu’elles désirent.
Mais ce que Jocelyne désire ne s’achète pas. Elle voudrait redonner vie à sa mère dont elle s’ennuie tellement. Elle voudrait ramener la mémoire de son père qui est atteint d’Alzheimer. Elle voudrait se trouver belle.
Alors, quand elle remporte le gros lot de 18 millions d’euros, elle n’en parle à personne et cache son chèque sans l’encaisser. Oubliez ça chez nous. Loto-Québec diffuse systématiquement le nom et la photo des grands gagnants, par souci de transparence envers le grand public. Mais cette soudaine notoriété peut transformer les relations interpersonnelles. Certains amis s’éloignent par jalousie. D’autres s’attendent à des cadeaux.
Or, dans la pièce de théâtre, Jocelyne reste anonyme. Elle craint que la manne ne bouleverse son petit bonheur calme. Sa vie n’est pas grandiose, mais elle est authentique. Avec le prix, elle se demande : « Est-ce que les gens vont m’aimer pour moi ou pour ce que je peux leur apporter ? », demande Marie-Chantal Perron.
Et Jocelyne a raison de s’en faire. Sautez les prochaines lignes si vous souhaitez lire le roman, mais l’amoureux de Jocelyne finira par découvrir le chèque et s’enfuir avec la cagnotte.
Un vrai gâchis.
Vous croyez que c’est tiré par les cheveux ? Pas tant que ça. Parfois, la réalité dépasse la fiction.
Pensez seulement à la célèbre histoire des Lavigueur qui ont remporté plus de 7 millions en 1986.
L’affaire a marqué la culture populaire parce que le billet non signé qui avait été perdu par le père lui a été rapporté par un étranger.
Puis, une de ses filles qui n’avait pas participé à l’achat du billet gagnant, contrairement à son habitude, l’a poursuivi pour obtenir sa part du gâteau. Elle est finalement morte à 22 ans d’insuffisance cardiaque. D’autres membres de la famille sont aussi décédés, dont un qui s’est pendu.
Bref, l’exemple parfait d’un gros lot qui vire au cauchemar.
Et que dire du Dr Joseph Roncaioli qui a été condamné à sept ans de prison en 2008 pour avoir empoisonné sa femme ? La dame avait gagné 5 millions de dollars en 1991. Mais il ne restait presque plus rien au couple qui menait la grande vie dans une maison avec piscine intérieure. Il faut dire que la femme qui tenait les cordons de la bourse avait secrètement donné 2 millions à un enfant d’un premier mariage, au grand dam de ses deux autres enfants.
Ce drame quasi shakespearien a de quoi vous décourager des jeux de hasard qui sont ni plus ni moins qu’une forme de taxe volontaire. Il me semble qu’on paie déjà assez d’impôts au Québec. Pas besoin d’en ajouter !
Si vous avez quelques dollars à perdre à la loterie chaque semaine, il vaudrait mieux utiliser cet argent pour de l’épargne systématique. Voilà une façon de s’enrichir à coup sûr. Par exemple, si vous investissez 20 $ par semaine, vous accumulerez plus de 130 000 $ après 40 ans, avec un rendement annuel de 5 %. Qui dit mieux ?
Bien sûr, ça ne fait pas rêver autant. Mais vos chances de gagner 70 millions sont presque aussi minces que celles de vous faire croquer le gros orteil par un requin en prenant votre bain.
Et si vous gagnez à la loterie, la vie ne sera pas nécessairement plus simple. Il n’est pas aisé de gérer une grosse somme d’argent qui tombe du ciel. Le nouveau millionnaire n’a pas eu l’occasion de bâtir, petit à petit, une relation de confiance avec un conseiller financier. Il n’a pas pu faire ses armes en commençant par de petites sommes.
La richesse lui tombe dessus sans avertissement. Les gros chiffres peuvent être étourdissants. Mais l’argent s’évapore plus vite qu’on pense.
En 2020, il n’y a pas de quoi crier « Bye Bye Boss » quand on remporte 1 million de dollars. Une telle somme vous permettra de rembourser vos dettes, de vous payer quelques douceurs et d’arrêter de vous soucier de votre retraite. Pour vous donner une idée, une somme de 1 million permettrait à un homme de 65 ans de recevoir une rente d’environ 58 000 $ par année jusqu’à la fin de ses jours.
Si vous ne gagnez pas le million, commencez tout de suite à économiser.
Scientifiquement parlant, qu’est-ce que la dernière décennie a apporté à l’univers en termes de découvertes. Dans un passé pas si lointain, on nous prédisait que bientôt, l’homme ne mourrait plus de maladie, qu’il pourrait vivre encore plus vieux avec les avancées scientifiques que la recherche soutenue inlassablement pourrait nous faire découvrir.
Dans son édition du 4 janvier dernier, Philippe Mercure de La Presse+, publiait un article très intéressant sur le sujet et c’est ce texte captivant et prometteur que je veux partager avec vous aujourd’hui, d’autant plus qu’un Québécois y a largement contribué.
Une révolution génétique. Des robots qui se posent sur une comète et sur un astéroïde. Une prédiction du grand Albert Einstein vérifiée un siècle plus tard. La décennie 2010 fut tout sauf ennuyeuse en science. Voici 10 moments forts choisis par La Presse, de concert avec le journaliste scientifique à la retraite Yanick Villedieu et le rédacteur en chef de l’Agence Science-Presse, Pascal Lapointe.
1- CRISPR-Cas9
Ce nom, CRISPR-Cas9, aux allures de code secret cache une véritable révolution. Ce sont des « ciseaux moléculaires » capables de repérer et de couper une séquence d’ADN dans une longue chaîne et de la remplacer par une autre. C’est l’équivalent des fonctions « couper » et « coller » d’un traitement de texte, mais appliqué au code de la vie. Le mécanisme a été découvert chez des bactéries dans un laboratoire de l’Université Laval (voir onglet suivant), mais a rapidement été repris par les généticiens pour manipuler le vivant avec une précision inégalée.
On commence à utiliser CRISPR pour retirer des portions d’ADN problématiques chez les malades et les remplacer par des portions saines. Les chercheurs rêvent aussi de s’en servir pour produire de nouvelles variétés agricoles et même pour ressusciter le mammouth. Les défis éthiques sont à la mesure des promesses : en 2018, une équipe chinoise a utilisé CRISPR pour faire naître des bébés génétiquement modifiés, soulevant un scandale.
2- MESURE DES ONDES GRAVITATIONNELLES
Albert Einstein l’avait prédit en 1916 : des évènements cosmiques d’une grande puissance peuvent faire onduler l’espace-temps comme un caillou lancé dans un lac produit des ronds dans l’eau. Il aura fallu un siècle et le budget le plus colossal jamais attribué par la National Science Foundation américaine. Mais en 2016, des scientifiques ont annoncé avoir détecté ces fameuses ondes gravitationnelles, obtenant le prix Nobel de physique l’année suivante.
La prouesse a été réalisée avec des machines ressemblant à des boomerangs géants installées en Louisiane et dans l’État de Washington. Elles ont pu détecter des contractions de l’espace un milliard de fois plus petites que la taille d’un atome, provoquées par le passage d’une onde gravitationnelle à travers la Terre. Cette onde avait été générée par la collision de deux trous noirs il y a 1,3 milliard d’années à l’autre bout du cosmos.
3- LE BOSON DE HIGGS
La chasse a duré 50 ans. Mais en 2012, des chercheurs ont annoncé avoir détecté le boson de Higgs, surnommée « la particule de Dieu ». Prédite en 1964, cette particule est la pierre angulaire du modèle standard, qui explique de quoi est faite la matière. Sans boson de Higgs, il est impossible d’expliquer pourquoi les particules comme les électrons ont une masse. Mais cette particule se désintègre rapidement et échappait obstinément aux observations expérimentales.
Dans le Grand collisionneur de hadrons, un immense accélérateur de particules enfoui sous la frontière de la France et de la Suisse, les scientifiques ont créé des collisions entre des particules circulant à très haute vitesse afin d’en créer de nouvelles. Ils ont fini par y voir apparaître le furtif boson, ce qui a ouvert la voie au prix Nobel de physique 2013 des théoriciens François Englert et Peter Higgs, qui avaient prédit son existence.
4- IMMUNOTHÉRAPIE CONTRE LE CANCER
Et si les meilleures armes contre le cancer étaient déjà présentes dans notre corps ? C’est l’idée derrière l’immunothérapie, qui vise à stimuler ou modifier le système immunitaire pour qu’il combatte les cellules cancéreuses. Cette approche révolutionnaire est en plein boom : en février dernier, la Food and Drug Administration américaine avait déjà approuvé 43 immunothérapies contre à peu près tous les types de cancer, et plus de 1900 études cliniques sont actuellement en cours ou en voie d’être entreprises.
La technique a déjà permis de multiplier l’espérance de vie des patients atteints de certains cancers, par exemple pour le mélanome métastatique. En 2018, l’Américain James P. Allison et le Japonais Tasuku Honjo ont reçu le prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur le sujet. Mais modifier le puissant système immunitaire n’est pas sans risque, et les recherches se poursuivent pour limiter les effets secondaires de ces thérapies.
5- CONQUÉRIR UNE COMÈTE… ET UN ASTÉROÏDE
« C’est comme atteindre une balle de fusil avec une autre balle de fusil. » Voilà comment les scientifiques ont décrit l’exploit d’avoir fait atterrir le robot Philae sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko (selon la graphie en français), le 12 novembre 2014. L’engin avait quitté la Terre 10 ans plus tôt, accroché à la sonde Rosetta de l’Agence spatiale européenne. Philae a connu un atterrissage difficile sur la comète : son système de harpon n’a pas fonctionné, l’amenant à rouler jusqu’à ce qu’il aille se loger dans une fissure.
Il a tout de même transmis de précieuses informations aux scientifiques. Rosetta, qui a tourné autour de la comète, y a même détecté des composés organiques, soutenant l’hypothèse que la vie ait pu être apportée sur Terre par une comète. L’exploit rappelle celui de la sonde OSIRIS-REx, qui a rejoint l’astéroïde Bennu (on trouve aussi la graphie Bénou) en décembre 2018. La NASA veut maintenant prélever un morceau de l’astéroïde et le ramener sur Terre.
6- NOTRE ARBRE GÉNÉALOGIQUE CHAMBOULÉ
La décennie 2010 a amené les Homo sapiens que nous sommes à découvrir que notre arbre généalogique est beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait. En 2010, l’analyse génétique d’une simple phalange retrouvée dans la grotte de Denisova, en Russie, a révélé l’existence d’une espèce d’hominidés jusqu’alors inconnue, baptisée « homme de Denisova ». On a ensuite découvert avec stupéfaction que ces Dénisoviens sont réellement nos ancêtres : des traces de leur ADN se retrouvent aujourd’hui dans les populations d’Asie et d’Océanie.
Autre révélation : l’homme de Néandertal, qui a dominé le monde avant de s’éteindre il y a 30 000 ans, fait aussi partie de la famille. Il a frayé avec nos ancêtres, si bien que les humains d’origine européenne et asiatique comptent entre 1 et 3 % de gènes néandertaliens. D’autres découvertes, notamment celle d’Homo naledi en 2015, ont chamboulé nos connaissances. Nouvelle espèce ? Variante d’Homo erectus ? Les anthropologues ne s’entendent plus.
7- LE MICROBIOTE
Les grandes découvertes ne se font pas toutes aux confins du cosmos. Les années 2010 sont celles où les scientifiques ont braqué les projecteurs sur nos propres entrailles. Ce qui les intéresse là : le microbiote, soit l’ensemble des micro-organismes qui vivent dans notre tube digestif. Ces bactéries, virus et autres organismes minuscules ne font pas que nous aider à digérer. Qualifié de « deuxième cerveau », notre système digestif compte aussi 100 millions de cellules nerveuses. Il libère des hormones dans notre sang, influençant nos émotions.
En 2018, on a même découvert qu’il communique directement avec le cerveau par des circuits neuronaux. De nombreuses études ont aussi montré que le microbiote fait partie intégrante de notre système immunitaire. En 2013, la première étude clinique a démontré l’efficacité des greffes fécales (oui, il s’agit bien de greffer les excréments d’une personne à une autre) contre les infections à C. difficile.
8- INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Les travaux théoriques mijotent dans les laboratoires depuis les années 50, mais c’est vraiment dans les années 2010 que l’intelligence artificielle a livré ses premières véritables applications pratiques. Aujourd’hui, on peut parler à l’assistant vocal de son téléphone (Siri est apparu en 2011) ou à des haut-parleurs « intelligents » comme Google Home (commercialisé en 2016).
Les voitures qui se conduisent seules ne relèvent plus de la science-fiction, l’apprentissage profond aide les médecins à repérer des tumeurs cancéreuses sur des images médicales et les algorithmes d’intelligence artificielle sont utilisés en commerce électronique pour personnaliser les produits qui nous sont proposés. Avec des chercheurs de calibre mondial comme Yoshua Bengio et Joëlle Pineau, des laboratoires autant universitaires que privés et des entreprises locales comme Element AI, le Québec est à l’avant-scène de cette révolution qui promet de se poursuivre pendant la prochaine décennie.
9- TRAPPIST-1
Sept planètes d’une taille similaire celle de la Terre, dont trois situées dans la zone habitable, qui tournent autour de la même étoile. En 2015 et 2016, la description de TRAPPIST-1, un véritable système planétaire situé à 40 années-lumière de la Terre, a enflammé l’imagination. On a plus tard confirmé que ces planètes sont rocheuses et pourraient contenir de l’eau, ce qui laisse croire aux scientifiques que la vie y est possible.
La découverte illustre à quel point la découverte des exoplanètes a explosé au cours de la dernière décennie. Alors que la première confirmation de la détection d’une exoplanète est survenue en 1995, on connaît aujourd’hui plus de 4000 de ces objets. On sait que les étoiles qui comptent des planètes ne sont pas l’exception, mais bien la règle. À l’Université de Montréal, l’Institut de recherche sur les exoplanètes joue un rôle de premier plan dans ces recherches. Prochain défi : scruter l’atmosphère de ces mondes éloignés pour y trouver des signes de vie.
10- UN BÉBÉ À TROIS PARENTS
Un papa…et deux mamans. En 2016, on a appris l’existence d’un petit garçon à l’arbre généalogique bien particulier. Ses « vrais parents », un couple de Jordaniens, avaient déjà eu deux enfants morts en bas âge. La mère avait un problème avec ses mitochondries, les centrales énergétiques des cellules, qu’elle transmettait à sa descendance. Le médecin John Zhang, du centre de fertilité New Hope, à New York, a contourné le problème en utilisant l’ovule d’une donneuse dans lequel il a transféré le noyau de la « vraie » maman. Il a ensuite fertilité cet ovule hybride avec un spermatozoïde du père.
L’exploit technique a soulevé un tollé, les bioéthiciens soulignant les effets inconnus de telles manipulations et le fait qu’elles aient été faites au Mexique pour échapper à la loi américaine. La percée montre que les avancées dans les nouvelles techniques de reproduction se font parfois plus rapidement que les réflexions éthiques sur leur pertinence.
SYLVAIN MOINEAU : LE QUÉBÉCOIS DERRIÈRE CRISPR
Déclencher une révolution génétique en scrutant… un fromage. C’est ce qui est arrivé au Québécois Sylvain Moineau, qui a décrit le mécanisme CRISPR-Cas9 avant qu’il soit utilisé pour remodeler l’ADN des êtres vivants. Entretien avec un homme qui admet ne pas avoir vu venir les bouleversements qu’il allait entraîner… mais qui n’a aucun regret.
À l’Université Harvard, le généticien George Church veut utiliser CRISPR-Cas9 pour ressusciter le mammouth. En Chine, une équipe a fait naître des jumelles génétiquement modifiées grâce à cette technique, soulevant un tollé. Partout dans le monde, des chercheurs manipulent cet outil pour tenter d’enrayer le cancer, le VIH et la malaria.
« C’est incroyable, ce qui se passe ! On est loin du fromage, je vais vous le dire ! », lance Sylvain Moineau, professeur de biochimie à l’Université Laval.
Parce que tout a commencé avec du fromage (et un peu de yogourt). Au milieu des années 2000, Sylvain Moineau travaille sur la biochimie des aliments. Il sait que les bactéries qu’on ajoute au lait pour en faire du fromage ou du yogourt sont souvent attaquées par des bactériophages – des virus qui s’en prennent aux bactéries.
Mais certaines bactéries, comme les Gaulois du village d’Astérix, résistent à ces attaquants naturellement présents dans le lait. Sylvain Moineau est intrigué. « On a isolé ces bactéries résistantes et on les a étudiées. Et on a réalisé que ce qu’elles faisaient ne correspondait à aucun mécanisme connu », raconte le microbiologiste.
QUAND LES BACTÉRIES CONTRE-ATTAQUENT
Les chercheurs finissent par percer leur secret. Et il est ahurissant. Les bactéries résistantes aux bactériophages ne font pas que se protéger contre leurs ennemis : elles contre-attaquent, et de façon particulièrement habile. Quand un virus tente d’infecter une telle bactérie, cette dernière coupe un morceau d’ADN de son assaillant. Le virus en meurt, mais la bactérie ne s’arrête pas là. Elle intègre ensuite le bout d’ADN de son ennemi dans son propre génome, où il sert à reconnaître les futurs agresseurs.
Le bout d’ADN est emmagasiné dans une partie du génome de la bactérie appelé CRISPR – un acronyme anglais qui signifie Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats, ou « courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées ». On peut voir CRISPR comme une commode munie de tiroirs dans lesquels la bactérie range les bouts d’ADN arrachés à ses ennemis.
La bactérie utilise ensuite le contenu de cette commode pour produire deux choses : des molécules d’ARN qui servent de GPS et une protéine, appelée Cas9, qui sert de ciseaux. Quand un nouveau virus se présente, l’ARN repère la séquence d’ADN à couper, et Cas9 la sectionne.
« Je suis encore émerveillé par ça, raconte Sylvain Moineau. Je dis parfois aux jeunes : je ne sais pas pourquoi vous êtes en science, mais regardez ça. Une bactérie qui va chercher un morceau d’un virus qui l’infecte, qui rentre ça dans son CRISPR, qui produit une protéine… Wow ! L’émerveillement par rapport à la science, si tu ne le vois pas dans ça, change de job ! »
Ce mécanisme complexe est décrit dans deux articles publiés par Sylvain Moineau et ses collaborateurs dans les deux revues les plus prestigieuses du monde scientifique. Le premier paraît dans Science en 2007 ; le deuxième, dans Nature en 2010.
LA RÉVOLUTION
Dire que les publications de Sylvain Moineau font du bruit est un euphémisme. Dès 2011, des chercheurs montrent que la technique CRISPR-Cas9 peut être transférée dans d’autres types de bactéries. On découvre ensuite qu’il est possible de remplacer les bouts d’ADN coupés par d’autres séquences, ce qui ouvre la porte à un véritable système de « couper-coller ». Savoir qui sont les premiers à proposer de l’utiliser pour éditer le génome fait l’objet d’une bataille épique entre l’Université Berkeley et l’Université Harvard, qui se battent en cour depuis des années sur des questions de propriété intellectuelle.
Sylvain Moineau, de son côté, avoue ne pas avoir venu venir les choses.
« On savait que c’était super intéressant. Mais penser à ce qu’on voit aujourd’hui, c’est à un autre niveau. On n’avait jamais pensé ça. »
— Sylvain Moineau, professeur de biochimie à l’Université Laval
« En 2010, quand on a commencé à comprendre que ça coupait l’ADN, c’est sûr qu’on commençait à penser à des applications, continue le chercheur. Mais le côté portable de la technologie – penser qu’on pouvait mettre ça dans les cellules humaines, dans les plantes, dans les levures, dans les insectes… Ça, honnêtement, je ne pensais pas que ça pouvait se faire aussi facilement. »
N’allez pas croire que Sylvain Moineau s’en veut d’avoir lancé une révolution qui a été reprise par d’autres.
« Je n’ai pas de regrets. Je dors très bien la nuit ! lance-t-il. C’est ça, la recherche fondamentale. Tu ne peux jamais prévoir ce que vont amener tes découvertes. Il y a des gens qui ont pris une portion de ce qu’on avait fait, ils en ont fait un outil incroyable, puis d’autres l’ont repris et l’ont confirmé… »
Sylvain Moineau figure aujourd’hui sur la liste des scientifiques les plus cités de la planète. Il est notamment officier de l’Ordre national du Québec et du Canada. Il a reçu le prix Marie-Victorin et la médaille Flavelle de la Société royale du Canada. Considérant la révolution qu’il a contribué à lancer, croit-il avoir obtenu toute la reconnaissance qu’il mérite par rapport à des scientifiques comme Jennifer Doudna, Emmanuelle Charpentier ou Feng Zhang, dont les noms sont invariablement associés à CRISPR ?
« Ouf… je pense que je ne suis pas trop à l’aise de parler de ça. On ne fait pas ça pour ça. Moi, l’important, c’est d’avoir du plaisir et d’aimer ce que je fais. Ça fait plus de 20 ans que je suis à l’Université Laval et je peux vous garantir que je tripe toujours autant », répond-il, insistant très fort pour qu’on écrive que toute son équipe participe aux recherches.
Sylvain Moineau continue de se pencher sur la guerre que se livrent les virus et les bactéries. Il a découvert récemment que les virus peuvent produire des protéines capables de bloquer les protéines Cas9 des bactéries – un genre de bouclier anti-CRISPR. Le microbiologiste pense qu’on pourrait les utiliser pour régler l’un des principaux problèmes de CRISPR-Cas9 : il arrive que le système coupe l’ADN au mauvais endroit, créant toutes sortes de problèmes.
« On peut penser à un interrupteur qui dirait : là, je veux que tu coupes, et là, je veux que tu arrêtes. Et cette fois, on a protégé la propriété intellectuelle. On a appris un peu, quand même ! », lance le chercheur.
Entre-temps, il utilise lui-même CRISPR-Cas9 comme outil de laboratoire pour manipuler les virus et les bactéries. Et regarde les progrès faits par la technique avec optimisme, malgré les problèmes éthiques qu’elle soulève. Il souligne que He Jiankui, le chercheur chinois qui a utilisé CRISPR-Cas9 pour faire naître des jumelles supposément immunisées contre le VIH, a soulevé un tollé bien mérité.
« Ç’a été décrié par tout le monde, la carrière scientifique du chercheur est finie, souligne Sylvain Moineau. Je suis très rassuré par cette réaction. Des terroristes scientifiques, je ne dis pas qu’il ne peut pas y en avoir, mais les gens ne peuvent pas faire ça dans leur garage non plus. Ça prend des outils, des connaissances, des moyens. De mon côté, je suis positif de nature. CRISPR ne me fait pas peur. »
LES MOINS DE 60 ANS EN SOUFFRENT DE PLUS EN PLUS
RELEXNEWS | Une recherche américaine met en garde sur la hausse des cas de cancer de l’estomac survenant chez les patients âgés de moins de 60 ans.
Selon les auteurs de l’étude, cette nouvelle forme d’apparition précoce se propage plus rapidement et résiste mieux aux traitements de chimiothérapie traditionnels.
« Généralement, on diagnostique un cancer de l’estomac chez les patients âgés de 70 ans et plus, mais de plus en plus, le diagnostic concerne les patients âgés de 30 à 50 ans », souligne Travis Grotz, chirurgien-oncologiste à la Mayo Clinic qui a supervisé l’étude.
Publiée dans Surgery, cette recherche avance qu’une maladie « génétique et cliniquement distincte » pourrait être à l’origine de 30 % des cas de cancer de l’estomac observés chez les patients de moins de 60 ans. Cette forme de maladie s’avère particulièrement préoccupante dans la mesure où elle semble mieux résister aux traitements par chimiothérapie, indique l’étude.
DOULEURS ET PERTE DE POIDS
L’équipe de recherche a étudié 75 225 cas provenant de plusieurs bases de données sur le cancer et a examiné les statistiques sur celui de l’estomac de 1973 à 1995, puis a augmenté de 1,5 % jusqu’en 2013.
« La proportion de cas de cancer gastrique précoce a doublé, passant de 18 % pour tous es cas en 1995 à plus de 30 % pour tous les cas de cancer gastrique. »
« Les patients plus jeunes qui se sentent pleins avant de terminer un repas, ou qui souffrent de reflux, de douleurs abdominales, qui observent une perte de poids involontaire et qui ont de la difficulté à manger devraient consulter leur professionnel de la santé », recommande le Dr Grotz.
L’ACCORD DU VERBE : CAS PARTICULIERS
Après « plus d’un », le verbe se met au singulier; après « moins de », le verbe se met au pluriel.
Plus d’un boxeur a défié le champion du monde.
Moins de trois boxeurs ont défié le champion du monde.
Quand le sujet du verbe est un adverbe de quantité (beaucoup, trop, peu, etc.), le verbe s’accorde avec le complément de cet adverbe.
Peu de trains circulent en ce jour férié.
Quand le verbe a pour sujet un pronom comme « tout » ou « rien », qui prend plusieurs noms, il s’accorde avec ce pronom.
La musique, le cinéma, le théâtre, tout me plaît.
Lorsque le sujet du verbe est un collectif (la plupart, une foule, la majorité de, etc.), suivi de son complément, le verbe peut s’accorder au singulier ou au pluriel.
La majorité des collégiens possède(nt) une tablette.
Astuce ! Il arrive que deux sujets soient de personnes différentes. Dans ce cas :
– la 1re personne l’emporte sur la 2e et sur la 3e : Toi et moi sommes à l’heure.
– la 2e personne l’emporte sur la 3e : Sandy et toi êtes à l’heure.
Exercices
1- Quel est le sujet du verbe de cette phrase ?
Le bureau des réclamations se trouve au fond du couloir du premier étage.
A) étage – B) bureau – C) réclamations – D) couloir
2- Quel sujet complète cette phrase ?
… n’intéresse guère Benjamin.
A) Parler politique – B) Les problèmes économiques
C) Les discussions stériles – D) Le bridge et le tarot
3- Quels sujets complètent cette phrase ?
… et … participerons au prochain concours de jeux vidéo.
A) Samir et toi – B) Fabien et Grégory
C) Gaëlle et moi – D) Mes frères et toi
4- Avec quel mot le verbe en gras s’accorde-t-il ?
Dans ce supermarché, un lot de huit tablettes de chocolat ne vaut que dix euros.
A) lot – B) tablettes – C) euros – D) supermarché
5- Quels verbes complètent cette phrase ?
Justin et toi … le rugby au football : vos amis ne le … pas.
A) préfère / comprenne – B) préfèrent / comprennent
C) préférez / comprennent – D) préfèrent / comprenez
6- Quels verbes complètent cette phrase ?
Moins de deux tentatives … pour que la mongolfière … .
A) suffit / s’envole – B) suffira / s’envolera
C) suffirent / s’envole – D) suffisait / s’envoles
7- Complétez la phrase comme il convient.
Chaque année, les bibliothèques du monastère … de précieux manuscrits que … les moines.
A) s’enrichissent / copies – B) s’enrichirons / copiaient
C) s’enrichissaient / copiaient – D) s’enrichissait / copiait
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) B – 2) A* – 3) C** – 4) A – 5) C – 6) C*** – 7) C
* RAPPEL : Lorsque le sujet est un verbe à l’infinitif, le verbe s’accorde toujours à la 3e personne du singulier.
** RAPPEL : Si l’on a deux sujets de personnes différentes, la 1re l’emporte sur la 2e et 3e.
*** RAPPEL : après « moins de », le verbe se met au pluriel.
Le texte qui suit ne vous est probablement pas inconnu, puisqu’il circule sur Internet depuis des lunes. Cependant, il faut avouer qu’il est très drôle et c’est la raison de mon partage avec vous et ainsi, démarrer votre journée avec un sourire.
Un jeune curé, angoissé après avoir été incapable de prononcer un seul mot le jour de son premier sermon, demande conseil à l’Archevêque, afin d’être à la hauteur le dimanche suivant. Le vénérable homme d’Église lui conseille de se verser quelques gouttes de vodka dans un grand verre d’eau pour se détendre.
Le dimanche suivant, le jeune prêtre se sent si bien qu’il pourrait parler n’importe où de n’importe quoi. De retour à la sacristie, il trouve cette lettre ainsi rédigée par l’Archevêque:
« Mon fils, la prochaine fois, mettez quelques gouttes de vodka dans un grand verre d’eau et non quelques gouttes d’eau dans la vodka. Ensuite, je vous fais part de mes observations pour que ne se reproduise pas ce que j’ai vu aujourd’hui :
1 – Il n’est nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du calice.
2 – Évitez de vous appuyer sur la statue de la Sainte Vierge et, surtout, évitez de la serrer dans vos bras et de l’embrasser.
3 – Je vous rappelle qu’il y a 10 commandements, et non 12.
4 – Les apôtres étaient 12, et pas 7, et aucun n’était nain.
5 – Nous ne parlons pas de Jésus-Christ et ses apôtres en les appelants « J.-C. & Co. ».
6 – Nous ne nous référons pas à Judas en disant « cet enfant de chienne ».
7 – Vous ne devez pas parler du Pape en disant « le Parrain ».
8 – Ben Laden n’a rien à voir avec la mort de Jésus.
9 – L’eau bénite est faite pour bénir, et non pour se rafraîchir la nuque.
10 – Ne célébrez jamais la messe assis sur les marches de l’autel.
11 – Les hosties ne sont pas des hors-d’œuvre à consommer avec le vin de messe.
12 – L’initiative d’appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas celle de faire la chenille dans toute l’église.
Finalement l’homme assis près de l’autel et auquel vous vous êtes référencé; comme « le travelo en jupe », c’était moi.
Sincèrement, L’Archevêque.
P.S.: Jésus n’a pas été fusillé. »
Les catastrophes internationales causées par les changements climatiques sont de plus en plus fréquentes. Que faut-il de plus pour se rendre à l’évidence ?
Présentement, c’est en Australie que ça se passe mais aucun pays ou territoire n’est à l’abris de ces menaces climatiques. Le 4 janvier dernier, Ariane Lacoursière y allait d’un article intéressant dans La Presse +, que je veux partager avec vous aujourd’hui.
LA FAUTE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
« Tempête parfaite », « cercle vicieux » : alors que le mercure s’affole dans le sud de l’Australie, des scientifiques dénoncent l’effet aggravant des changements climatiques sur les feux de brousse.
Des milliers de personnes évacuées, plus de 1300 résidences ravagées par les flammes, quelque 3,6 millions d’hectares brûlés, au moins une vingtaine de morts… Le bilan de cette saison des incendies dévastatrice continue de s’alourdir. Et la situation risque d’empirer encore au terme de ce samedi d’été austral où le mercure promettait de dépasser les 40 °C.
« La table était mise pour que cette saison soit une tempête parfaite », résume Nerilie Abram, professeure à l’Australian National University à Canberra, et auteure principale chargée de la coordination d’un récent rapport spécial du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).
Le climat australien s’est réchauffé de plus de 1 °C depuis un siècle. Et cette année, un facteur supplémentaire est venu noircir ce tableau déjà sombre : le dipôle de l’océan Indien. Surnommé l’El Niño indien dans sa phase positive, ce phénomène a notamment pour effet de réduire les précipitations dans le sud de l’Australie.
« Les endroits qui brûlent en ce moment souffrent de sécheresse sévère depuis trois ans. »
— Nerilie Abram, professeure à l’Australian National University
« Par-dessus le marché, nous avons eu un dipôle de l’océan Indien positif très fort cette année, qui a réduit l’humidité qui se serait normalement rendue dans ces zones et a rendu le terrain propice aux incendies », explique la professeure Abram.
CERCLE VICIEUX
Pour Joe Fontaine, chercheur en écologie des feux et chargé de cours à l’Université Murdoch, à Perth, il s’agit d’un véritable cercle vicieux. « Avec l’assèchement du climat, certaines des plantes génèrent moins de la moitié des semences qu’elles produisaient dans les années 90, et en même temps, la fréquence des incendies augmente, de sorte que les plantes sont coincées entre les deux. Quand elles ont moins de semences, elles ont besoin de plus de temps, mais malheureusement, elles en ont moins », explique M. Fontaine.
Et comme plusieurs de ses collègues qui étudient les impacts des incendies de forêt et l’état des arbres dans les années subséquentes, il craint que certaines des forêts ravagées cette saison ne s’en remettent jamais complètement.
HAUSSE DE TEMPÉRATURE
L’Australie a l’habitude des incendies de forêt et de broussaille. Mais pour les deux chercheurs australiens, ça ne fait pas de doute : s’ils sont si étendus et si intenses cette saison-ci, c’est à cause de la hausse de température liée aux changements climatiques.
« Quand vous avez une sécheresse plus chaude, vous avez plus de feux de brousse et des trucs qui, normalement, ne brûleraient pas. Alors vous avez des incendies plus intenses, sur de plus grandes zones, qui sont beaucoup plus difficiles à éteindre », dit M. Fontaine.
« À cause de la sécheresse qui dure depuis plusieurs années, la forêt tropicale, un écosystème normalement très humide, est devenue inhabituellement sèche, alors le feu s’est étendu à des zones qui n’auraient jamais brûlé », indique Mme Abram.
Ce qui se passe en Australie nous fournit un exemple concret de ce qu’est le changement climatique, souligne-t-elle. « Nous essayons de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 ou 2 °C, et si nous n’y parvenons pas, nous aurons peut-être 3 ou 4 °C. Ces chiffres paraissent tous très petits, mais l’exemple australien montre que cela fait une énorme différence. On voit ce qui arrive avec seulement un degré de réchauffement. »
AUTRES INQUIÉTUDES
Les scientifiques ne sont pas les seuls à tirer la sonnette d’alarme en Australie. Une vingtaine d’anciens responsables de services d’incendies et des mesures d’urgence ont interpellé le premier ministre, Scott Morrison, au printemps dernier. « La politique climatique du gouvernement fédéral a mené à une augmentation de la pollution par les gaz à effet de serre au cours des quatre dernières années, mettant à risque la vie d’Australiens », lit-on dans la déclaration conjointe signée, notamment, par l’ex-patronne des services d’urgence de l’État de Victoria, particulièrement éprouvé cette année. Les spécialistes s’inquiètent également de voir la saison des incendies s’allonger, aussi bien en Australie que dans l’hémisphère Nord. L’augmentation des chevauchements entre les différentes régions de l’Australie, ainsi qu’avec les États-Unis et le Canada, va limiter les possibilités d’entraide et d’échange de ressources vitales comme les bombardiers d’eau, les camions et les pompiers, disent-ils.
DES DIZAINES DE MILLIERS DE PERSONNES ÉVACUÉES
Des dizaines de milliers d’Australiens ont évacué samedi leur domicile, alors que les conditions météo du week-end risquent d’aggraver encore les catastrophiques incendies de forêt, transformant en villes fantômes des stations touristiques habituellement animées en cette saison. L’état d’urgence a été décrété dans le sud-est de l’île-continent, la région la plus peuplée, et ordre a été donné vendredi à plus de 100 000 personnes d’évacuer dans trois États. « Aujourd’hui, il s’agit de sauver des vies », a averti la première ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, Gladys Berejiklian. « Nous avons littéralement vu partir des dizaines de milliers de personnes », a témoigné le chef des pompiers de l’État, Shane Fitzsimmons. « Notre message était de vous assurer de partir [vendredi]. Partir [samedi], c’est prendre un risque, attendre une demi-heure de plus, c’est prendre un risque plus grand », a-t-il dit. Les températures caniculaires attendues samedi, dépassant les 40 °C, s’accompagneront de vents violents qui risquent d’attiser les centaines d’incendies de brousse brûlant dans le pays depuis quatre mois, dont la plupart sont hors de contrôle. — Agence France-Presse
Les épreuves de la vie sont parfois très cruelles. Perdre des êtres chers en est une, mais quand on perd tragiquement deux de ses enfants, sortis de ses entrailles, comment s’en relever ? Comment trouver la force de poursuivre sa propre vie et se prenant en main ? Ça demande décidément une force de caractère inouïe.
L’histoire qui suit est touchante parce que c’est une mère qui a vécu les décès de ses deux garçons en 14 ans. Aujourd’hui, députée de la CAQ dans Bellechasse, Stéphanie Lachance s’est confiée à Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec, qui a publié son récit dans les pages du Journal de Montréal du 30 décembre dernier. C’est l’histoire que je veux partager avec vous aujourd’hui.
LA FORCE D’UNE MÈRE Rémi Nadeau
Québec | Après avoir surmonté la mort de ses deux garçons, la députée caquiste de Bellechasse Stéphanie Lachance a réalisé un de ses rêves en siégeant à l’Assemblée nationale. Elle a choisi la vie en serrant les rangs avec les autres membres de la famille.
Impliquée depuis les débuts de la CAQ, Stéphanie Lachance avait mordu la poussière en 2014, avant de tenter le coup à nouveau à la dernière élection générale. Plusieurs savaient qu’elle avait perdu son fils de 20 ans, Raphaël, assassiné le 26 novembre 2016 alors qu’il se trouvait en Colombie-Britannique.
Peu de gens savent que c’est la deuxième tragédie qu’elle a dû traverser. Le 22 mai 2002, elle a connu l’horreur une première fois lorsque son bambin de 19 mois, Louis-Étienne, s’est noyé dans la piscine familiale.
« On avait travaillé dehors toute la journée, on est descendu au sous-sol et, dans les travaux, il y a une porte de cave qui était restée ouverte et on ne s’en était pas rendu compte », raconte l’élue, acceptant de revenir sur le drame pour une première fois.
« Au moment où on l’a trouvé, tu appelles le 911 et tu es encore dans l’espoir, mais l’ambulance a été très longue à arriver, un bon 20 minutes. Ils l’ont ranimé au CHUL, mais il avait manqué d’oxygène au cerveau. »
Quatre jours plus tard, le décès a été constaté.
« C’est tellement gros que tu peux pas croire ce qui se passe. C’est comme si t’étais parachuté, mais en même temps, tu as mal au ventre, tu deviens agressif, c’est un tourbillon. Puis, te dire la colère que tu ressens… »
RECOMMENCER MALGRÉ LA PEINE
Après avoir pris un temps d’arrêt dans le bois pour absorber le choc, elle a senti qu’elle devait recommencer à bouger pour ne pas perdre la raison.
À son retour au travail, les choses n’étaient plus comme avant.
« Les gens ne savent plus comment entrer en relation avec toi. Ils ne sourient plus parce qu’ils n’osent pas. Ils n’en parlent pas parce qu’ils n’osent pas. »
La famille, qui ne comptait plus que le jeune Raphaël, s’est vite agrandie. Il y a eu Delphine, Florence et Camille, âgées aujourd’hui de 10, 12 et 16 ans.
UNE GROSSE FAMILLE
« Quand j’étais au cégep, j’avais écrit mes objectifs de vie sur une feuille et sur la première ligne j’avais mis avoir une grosse famille et la 2e ligne c’était la politique. »
Pendant que la mère de famille commençait son implication à la CAQ, en siégeant au comité exécutif national, son grand Raphaël, l’aîné devenu adolescent, avait pris l’habitude de passer ses étés dans l’Ouest.
Le garçon au tempérament doux, tellement talentueux à l’école, avait sauté deux années au primaire. Au secondaire, désireux de jouer au football, il avait compensé son petit gabarit par une grande détermination.
Mais le soir du 26 novembre 2016, Stéphanie Lachance a été alertée sur Messenger. Un accident grave s’était produit. Elle s’est rendue de toute urgence à Victoria où elle a découvert le drame. Son Raphaël avait été poignardé à la gorge par un itinérant au lourd passé criminel, qui était en libération conditionnelle depuis seulement 48 heures.
« Je l’ai vu dans son lit et je savais. L’agression a fait en sorte qu’il a manqué d’oxygène au cerveau comme Louis-Étienne dans son état de noyade. Je voyais exactement ce qui s’en venait, je voyais l’enflure au visage », raconte-t-elle, toujours bouleversée.
Son grand garçon a été débranché deux jours après que son père, Nicolas, fut arrivé à son chevet.
FAMILLE ANÉANTIE
Brisés une deuxième fois, elle et son conjoint ont dû revenir au Québec en un temps record pour annoncer la triste nouvelle à leurs filles avant qu’elle ne soit ébruitée dans les médias.
« Je ne pouvais pas ne pas être là avec mes enfants quand ils l’apprendraient, Florence s’est écroulée et a pleuré pendant une douzaine d’heures. »
Personnellement, Mme Lachance avait du mal à croire qu’une telle tragédie la frappait à nouveau.
« Quand j’ai vécu ça, avec Louis-Étienne, je me rappelle, je m’étais dit pour me remonter, « la bonne nouvelle, c’est que je n’aurai plus jamais autant de peine de ma vie ». Et là, c’était pire, parce que t’as tellement de souvenirs avec un enfant de 20 ans, avec qui tu as partagé tant de choses », poursuit-elle, avec aplomb.
Elle dit être « tombé en mode urgence », avec son conjoint, notamment pour leurs filles, qui avaient autant de peine qu’eux. « J’avais pas le choix de vivre », résume-t-elle.
Le drame étant survenu à l’approche des festivités de Noël, la blessure était encore plus vive,
« On a passé un temps des Fêtes dans un monde parallèle. »
Celle qui affiche une force et une détermination impressionnante soutient qu’elle a pu se remettre en marche, graduellement.
Elle ne savait pas si elle aurait la force de faire campagne en 2018, Le chef François Legault n’a pas cherché à l’influencer. « Il disait comment tu te sens ? Si t’as besoin, on va t’aider plus, si t’es pas prête on va attendre. »
Elle est heureuse aujourd’hui d’avoir atteint un de ses objectifs professionnels en devenant députée.
MARQUÉE À JAMAIS
Mais, lucide, elle est consciente qu’une rechute est possible.
« Trouver ton enfant sous la toile solaire te hante longtemps. Je peux encore voir l’image claire dans ma tête comme si c’était hier. Même chose pour Raphaël. (elle a vu des images de l’agression captées par une caméra de surveillance). Les cauchemars sont fréquents encore, pour les deux évènements, c’est un choc post-traumatique. Je vais le porter toute ma vie, il faut que j’apprenne à vivre avec. »
Même si le partage de ces souvenirs brise le cœur, elle se tient droite comme un chêne.
Et elle reste humble lorsqu’on salue son courage exceptionnel, qu’elle dit partager avec son conjoint.
« Continuer, ça veut dire avancer, profiter des moments qui sont agréables… Chaque bon moment tu le savoures tellement. »
Durant l’entrevue, elle se remémore quelque chose que son fils lui disait souvent en observant le rythme effréné de sa mère.
« Il disait, la beauté du temps c’est de savoir le prendre. Alors, je me dis ça, des fois, il faut que je prenne le temps. »
CONTENT POUR ELLE
Et d’après elle, que pense son Raphaël, où qu’il soit aujourd’hui, lorsqu’il la regarde, représentant ses milliers de concitoyens de Bellechasse au Salon bleu, en dépit de tout ce qui est arrivé ?
« Il était lui-même un fonceur. Le coach lui avait dit à son arrivée au secondaire, « Si tu veux vraiment et tu persévères, je peux te garder dans l’équipe de football, mais tu vas peut-être être porteur d’eau » – il avait répondu : « Pas de problème ». Il a toujours bien fini avec les Faucons après trois ans. Ça vient de quelque part, on est bâti comme ça et on est chanceux. Probablement qu’il est content et qu’il ne s’attend pas à moins de moi », imagine-t-elle.
Un beau matin une petite vieille dame répond lorsqu’on frappe à sa porte. Elle y découvre un jeune homme, bien habillé avec un aspirateur à la main.
– Bonjour madame, dit le jeune homme. Si vous avez une minute je vais vous montrer ce nouvel aspirateur, haute technologie, qui aspire sans comparaison !
– Allez-vous en, lui dit-elle, je suis fauchée.
Et elle tente de refermer la porte.
Aussi rapide qu’un éclair, le jeune homme met son pied pour coincer la porte ouverte. Il rouvre la porte et s’exclame :
– Pas si rapidement, madame, pas avant que je vous ai fait ma démonstration.
Sur ce, il vide un sac plein de crottin de cheval sur le tapis.
– Maintenant, madame, si mon aspirateur ne nettoie pas la totalité de ce tas de fumier, je m’engage à manger ce qui en restera !
La vieille dame recule et lui dit :
– Je vais vous chercher une fourchette, monsieur. Ils ont coupé mon électricité ce matin parce que je n’ai pas payé ma facture.
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Un homme rentre de voyage d’affaires, un jour plus tôt. Il est tard et il prend un taxi. Près de la maison, il demande au chauffeur s’il veut être témoin parce qu’il pense que sa femme le trompe et qu’elle est en ce moment avec son amant. Ce dernier accepte, contre 150 $.
Ils entrent sans bruit, ouvrent doucement la porte de la chambre, le mari allume la lumière et enlève la couverture du lit. Il découvre sa femme avec l’amant. Hors de lui, il sort le pistolet et le braque contre la tête de l’amant. Sa femme hurle :
– Ne tire pas, ne tire pas ! Je t’ai menti ! Je n’ai pas hérité l’argent de ma tante… C’est lui qui a acheté la Ferrari que je t’ai offerte, notre yacht aussi, la maison au bord du lac et tous les billets des grands matchs auxquels tu assistes ! Il paye même nos impôts !
Le mari, désemparé, baisse le pistolet et se tourne vers le chauffeur de taxi:
– Tu ferais quoi à ma place ?
– Moi ? Je remettrais la couverture pour qu’il ne prenne pas froid !
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L’aumônier d’un pensionnat de jeunes filles reçoit en confession une nouvelle pensionnaire.
– Dites-moi, mon enfant, êtes-vous parfois troublée par des pensées impures ?
– Oh non, mon père !
– Vous arrive-t-il, le soir, de promener vos mains sur votre corps ?
– Oh non, mon père ?
– Manquez-vous, parfois, la messe du dimanche ?
– Non, mon père, jamais !
– Alors, ma fille, vous vivez en sainte.
– Oui, mon père, de quatre mois.
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Une femme d’âge mûr qui a constaté une excroissance anormale sur le ventre de sa fille emmène celle-ci chez le médecin pour un examen. Le généraliste n’y va pas par quatre chemins :
– Écoutez madame c’est facile à comprendre, votre fille est enceinte !
– C’est impossible, ma fille est une enfant très bien élevée et jamais elle ne compromettrait sa réputation avec un garçon.
Le docteur se lève, se retourne et regarde l’horizon par la fenêtre de son cabinet. Ça dure plusieurs minutes, ce qui a le don d’énerver la mère. Furieuse, elle agresse littéralement le médecin :
– Mais enfin, allez-vous arrêter de regarder par cette fenêtre et vous occuper un peu de nous ?
Le médecin se retourne vers elle calmement :
– Mais je m’occupe de vous! La dernière fois qu’une chose pareille s’est produite, une étoile est apparue dans le ciel et trois rois mages sont venus pour tout expliquer. Je guette leur arrivée…
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Une petite vieille dame se retrouve devant la cour d’assises :
– Quel est votre âge Madame ?
– J’ai 86 ans Monsieur Le Juge.
– Racontez-nous, avec vos propres mots, ce qui vous est arrivé à la date du 1er avril l’an dernier.
– J’étais assise sur la balancelle de mon balcon, c’était en fin d’après-midi, il faisait bon et doux. Un jeune homme est venu s’assoir près de moi.
– Vous le connaissiez ?
– Non, mais il était très amical
– Que s’est-il passé ensuite ?
– Après une petite conversation délicieuse, il a commencé à me caresser la cuisse.
– Vous l’en avez empêché ?
– Non !
– Pourquoi ?
– C’était agréable, plus personne ne m’avait fait ça depuis que mon Albert est mort, il y a 30 ans…
– Que s’est-il passé ensuite ?
– Il a continué et a commencé à me caresser les seins.
– Vous l’en avez empêché alors ?
– Bien sûr que non !
– Pourquoi ?
– Et bien Monsieur Le Juge, que pouvait faire une femme aussi chaude que la braise, devant un jeune homme avide d’amour ? Nous étions seuls, écartant mes jambes en douceur, je lui ai dit :
– Prends-moi maintenant !
– Et il vous a prise ?
– Non, il a crié : « POISSON D’AVRILLLLLLLLLLLLLLLL » ! Et c’est là que j’ai pris le vieux fusil de mon Albert et que je lui ai tiré dessus à cet enfoiré!
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NDLR : POUR ADULTES AVERTIS
C’est un gars qui veut se faire tatouer une Ferrari sur sa quéquette, et rentre donc dans le salon de tatouage :
– Bonjour Monsieur, Je viens me faire tatouer une Ferrari sur la quéquette.
– Ok pas de soucis, vous la voulez rouge ?
– Oui rouge.
Le tatoueur commence le tatouage. Au bout de 2 minutes, le tatoueur dit au client :
– Dites donc, c’est votre femme qui va être contente ! Avec une si belle cylindrée qui va rentrer dans son garage…
– Je n’ai pas de femme, je suis gai.
– Ah ! Le tatoueur reprend son travail.
Au bout de 2 minutes, il dit au client :
– Quand j’aurai fini la Ferrari, je vous ferais un tracteur sur vos roupettes
Le client surpris demande :
– Euh pourquoi un tracteur sur mes roupettes ?
– Bah quand la Ferrari sera dans la merde, il faudra bien la sortir.
LES ACCORDS DANS LE GROUPE NOMINAL
Un groupe nominal est constitué d’un nom (ou d’un pronom) principal. C’est lui qui entraîne l’accord, en genre et en nombre, des déterminants, des adjectifs qualificatifs ou des participes passés employés comme épithètes.
Alex porte une nouvelle veste bariolée.
Le complément du nom est un mot, ou un groupe de mots, qui apporte une précision sur le nom (ou le pronom). Il est introduit par une préposition et placé après le nom, avec lequel il ne s’accorde pas.
Alex porte une veste de sport bariolée. (de sport = complément du nom « veste »)
La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif qui a pour antécédent le nom principal; il en porte donc le genre et le nombre.
Alex porte une veste qui attire tout de suite l’attention.
L’adverbe, invariable, modifie le sens d’un adjectif à l’intérieur du groupe nominal : Alex porte une veste de sport plutôt bariolée.
Attention ! Les adjectifs qualificatifs et les participes passés peuvent être mis en apposition, c’est-à-dire être séparés du nom par une ou des virgules.
Plutôt bariolée, la nouvelle veste de Thomas attire l’attention.
Exercices
1- Quel nom complète le premier groupe nominal de cette phrase ?
Les … d’Auvergne ne sont plus en activité depuis des milliers d’années.
A) ferme – B) montagnes – C) volcans – D) lacs
2- Quelle proposition subordonnée complète le groupe nominal en gras ?
M. Lamy a acheté une nouvelle voiture … .
A) dont il est très fier.
B) dans lequel on est bien installé.
C) sur lesquels on a fixé une galerie.
D) pour lesquelles il a dépensé toutes ses économies.
3- Dans quelle réponse le nom principal du groupe nominal a-t-il été mis au pluriel ?
On redoute la terrible conséquence de la dernière éruption du volcan.
A) la terrible conséquence des dernières éruptions des volcans.
B) les terribles conséquences de la dernière éruption du volcan.
C) la terrible conséquence de la dernière éruption des volcans.
4- Quelle est la nature grammaticale du mot en gras dans ce groupe nominal ?
Voici un livre plutôt amusant qui vous plaira sûrement.
A) pronom relatif – B) adjectif – C) adverbe – D) déterminant
5- Quelle proposition subordonnée complète le groupe nominal en gras ?
Mes meilleures amies … me répondent immédiatement.
A) à laquelle j’envoie des SMS
B) auxquels j’envoie des SMS
C) auquel j’envoie des SMS
D) auxquelles j’envoie des SMS
6- Quels sont les noms principaux des deux groupes nominaux de cette phrase ?
La grue du chantier de construction soulève des charges de plus de cinq tonnes.
A) chantier / charges – B) grue / charges
C) construction / tonnes – D) chantier /tonnes
7- Quels noms complètent les deux groupes nominaux de cette phrase ?
Un énorme … chargé de fruits et de légumes emprunte … du Soleil.
A) camion / l’autoroute – B) camions / le sentier
C) camionnette / la route – D) poids lourds / les autoroutes
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) C – 2) A* – 3) B – 4) C – 5) D** – 6) B*** – 7) A
* RAPPEL : les pronoms relatifs composés s’accordent en genre et en nombre avec leur antécédent. Ici, aucun d’eux n’est accordé au féminin singulier; il n’y a donc qu’une seule réponse.
** Le pronom relatif composé doit être accordé avec son antécédent « amies », féminin pluriel.
*** Phrase minimale : « La grue soulève des charges. »