Après sa séparation, ma mère s’est délestée de son rôle parental. Je venais tout juste de terminer mon secondaire quand elle m’a demandé de ne plus l’appeler « maman ».
Quand j’étais enfant, ma mère était très présente pour mon frère et moi. Elle jouait avec nous, elle sculptait des bonshommes de neige, elle nous emmenait voir des expositions, elle nous écoutait avec sincérité et compassion… Elle était fabuleuse !
Notre adolescence a changé la donne. Quand la relation entre mes parents a commencé à battre de l’aile, je suis devenue sa confidente. Je crois même avoir su avant mon père qu’elle voulait divorcer.
Après mon secondaire, elle s’est séparée de mon père. On aurait dit qu’elle vivait une deuxième adolescence. Un jour, je l’ai vue partir sur une moto avec un homme; elle portait mes jeans. Ça été une sorte de choc.
Nos conversations n’étaient plus complices. Ma vie ne l’intéressait plus. Pour s’émanciper, elle avait besoin de se décharger de son rôle de mère, alors qu’elle avait été tellement fusionnelle avec nous pendant notre enfance !
À 25 ans, j’ai perdu ma meilleure amie de l’époque. Mon premier réflexe a été d’appeler ma mère. Elle la connaissait aussi et j’avais besoin de son soutien. Elle a promis de me rappeler le lendemain, pour finalement se décommander. Elle n’était pas présente pour moi, même quand je n’allais pas bien. Je l’ai vécu difficilement.
« Le processus de deuil du parent parfois est un passage obligé. » Julie Roussin, psychologue.
Pendant 10 ans, elle est restée avec un homme manipulateur. Quand ils se sont séparés, elle a tout perdu. Elle n’avait plus de travail, plus de maison. Elle a dû rebâtir sa vie à partir de zéro, alors qu’elle était dans la cinquantaine. Elle a finalement retrouvé un emploi, un appartement, mais n’a pas renoué avec son rôle de mère.
Elle ne s’est présentée ni au mariage de mon frère ni au mien. Elle est venue voir mon bébé les trois premiers jours après sa naissance, puis elle s’est éloignée de nouveau. Pour moi, qui pensais que ma grossesse nous rapprocherait, ça été un déclic.
Un jour, je lui ai tout déballé, je pleurais au téléphone. Elle me répondait qu’elle était désolée de ne pas pouvoir me donner ce que je voulais. J’ai alors réalisé qu’elle ne serait plus jamais la mère dévoue qu’elle avait été pendant mon enfance. Cette version d’elle n’existait plus. L’idée a fait son chemin en moi et, au bout de deux ans de thérapie, j’ai fini par accepter notre relation telle qu’elle était. « Lorsque les enfants deviennent eux-mêmes parents et qu’ils comprennent la différence d’être à la hauteur de leurs idéaux dans ce nouveau rôle, il peut y avoir une attitude d’empathie envers leurs parents et de pardon à l’égard des rancœurs entretenues », explique Julie Roussin, psychologue.
Ma mère est incapable de m’accueillir dans mes peines, elle n’en a pas la force. C’est trop dur pour elle de devoir consoler sa fille qui souffre. Un genou écorché, c’était gérable. Mais mes épreuves d’adulte, c’est trop pour elle.
En revanche, elle est de bon conseil et elle ne nous fait jamais de reproche. Elle n’est pas du tout dans le jugement ou la manipulation. Je sens qu’elle nous respecte.
« À l’âge adulte, il y a certains renoncements qu’il faut absolument faire pour être heureux, affirme la psychologue. Il faut accepter l’imperfection dans notre vie, dans notre personnalité, dans notre couple, et aussi chez nos parents. Si l’on garde des attentes idéalisées envers notre mère, on entre automatiquement dans une déception constante. La solution, c’est d’entamer un processus de deuil du parent parfait. C’est un passage obligé, bien que chacun le vive à sa façon. Par contre, accepter l’imperfection ne signifie pas qu’il faille endurer des relations toxiques au prix de notre bien-être ou de notre santé mentale. »
Je suis contente de m’être débarrassée de ma colère, de ma tristesse et de mes déceptions. Quand on se voit à Noël, je sens qu’elle n’est pas complètement détendue, mais je me concentre sur le fait qu’elle se soit déplacée pour être avec nous.
Depuis que j’ai fait le deuil de la mère idéale, notre relation est plus saine. Je ne lui demande plus de me donner ce qu’elle ne peut pas offrir. Il reste juste de la place pour de l’amour.
« Annabelle (prénom fictif), 35 ans, et sa mère se parlent maintenant au téléphone une fois par semaine environ. »
Source : Revue Coup de Pouce, Mai 2020. Propos recueillis par Julie Champagne. Illustration : Marie-Ève Tremblay/Colagene.com/c
« Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens ». Vous vous souvenez de ce proverbe ? Dans cette crise du coronavirus, il reprend de la vigueur. Son sens : Tous les métiers sont dignes d’être pratiqués. Seuls les gens qui refusent de pratiquer certains métiers sont blâmables. Voilà !
C’est mon préambule à l’histoire humaine qui suit, rapportée récemment dans l’hebdomadaire Le Reflet sur la Rive-Sud de Montréal, sous la plume de son chef de nouvelle Hélène Gingras. Elle souligne l’implication sans réserve d’un homme, imité par plusieurs, qui y met le meilleur de sa personne pour venir en aide à la clientèle vulnérable d’un CHSLD du coin.
JUSQU’OÙ VA VOTRE SENS DES RESPONSABILITÉS ?
Daniel s’est enrôlé volontairement. Il n’est pas question pour lui de quitter le navire. Autant mourir que d’abandonner son équipage. Il a trop le sens du devoir. Et du sacrifice. Des gènes de famille sans doute.
Que fait Daniel ? Il est chef de la maintenance dans un CHSLD de la Montérégie. Il enligne les quarts de travail de 12 heures depuis six semaines. Sept jours sur sept. Il n’a pris aucune journée de congé. Aucune.
« Je suis incapable de laisser mes filles », justifie-t-il à sa femme pour expliquer son acharnement.
« Dan, c’est un passionné. J’ai beaucoup de respect pour lui parce que ce n’est pas un milieu facile », répond-elle en retour.
Ses filles, ce sont ses employées. La poignée qui reste. Parce que plusieurs sont parties. De peur d’attraper la COVID-19. En manque de personnel, ils n’arrivent pas.
La vie de l’homme de 61 ans se résume à aller travailler, à manger et à dormir. C’est lui qui s’occupe de désinfecter la chambre d’une patiente positive en isolement depuis presque deux semaines. Personne dans son équipe n’a voulu y aller.
Deux fois par jour, il s’habille comme un astronaute avant d’entrer dans la pièce où elle se trouve. Il nettoie méticuleusement. Respecte les consignes sanitaires à la lettre.
Daniel n’est pas peureux. Même s’il sait qu’il court des risques. Pas question de les faire courir à ses proches. C’est sa décision. Il dort désormais dans la roulotte. Il y mange. Il s’y lave. Il y vit. Il s’est isolé de ses proches. De sa femme. Il prend malgré tout 1000 précautions.
« Ça faisait une semaine qu’il me préparait », confie cette dernière au Reflet.
Leur vie à deux se résume désormais à échanger une assiette pleine vidée de sa nourriture. À remplacer la poche de lavage sale par des vêtements propres. Ils ne s’approchent plus l’un de l’autre.
Chaque avant-midi, son épouse désinfecte les moindres recoins de la roulotte une fois Daniel parti. Elle ouvre les fenêtres. Change parfois ses draps. Afin d’offrir un peu de confort à son mari.
Des Daniel qui s’oublient pour les autres en ce moment, il s’en compte des centaines au Québec. Dans toutes les sphères d’activités des services essentiels. Heureusement. Et ils méritent toute notre admiration.
La pandémie actuelle révèle toutes sortes de lacunes dans nos systèmes sociaux. D’une journée à l’autre on découvre des anomalies qui traînent depuis des années et qui n’ont pas été prises au sérieux. Je suis d’accord avec ceux qui préconisent une enquête spéciale sur tout le système des CHSLD pour enfin faire la lumière sur ce qu’on y découvre. Tout a été écrit et malgré tout, on en apprend encore.
Mais cette enquête devra déboucher sur du concret, immédiatement. Si nos gouvernements ont pu débloquer des sommes faramineuses pour leurs citoyens dépourvus de revenus, durant cette crise, pour subvenir à leurs plus élémentaires besoins, ils devront faire de même pour la réforme urgente des CHSLD. Le temps des promesses est terminé. Il faut passer à l’action coûte que coûte. Il faut foutre dehors les administrations sans scrupules et en prendre le contrôle absolu et public.
Richard Martineau ironisait à peine dans son article qu’il publiait le 18 avril dernier, dans les pages du Journal de Montréal. Et le titre de son texte était assez évocateur de cette situation trop longtemps tolérée. Un texte cru et sans détour. C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui.
DEVENIR RICHE GRÂCE AUX VIEUX
Tu veux faire un coup d’argent, mon ami ?
Tu veux t’en mettre plein les poches ?
Eh bien, suis mon conseil : ouvre des maisons pour vieux.
Tu ne le regretteras pas.
UNE RESSOURCE RENOUVELABLE
D’abord, comme les démographes le répètent depuis des années, la population du Québec vieillit à la vitesse grand V.
Des vieux, en veux-tu, en v’la !
C’est la manne, mon ami ! Oublie le vent et le soleil : la meilleure ressource naturelle renouvelable du Québec, c’est les vieux.
Pour chaque vieux qui meurt, il y a trois baby-boomers qui se font poser un dentier !
Non seulement tu ne manqueras jamais de clients, mon chum, mais tu devras ouvrir d’autres maisons de vieux pour répondre à la demande !
Surtout qu’au Québec, les vieux on ne les garde pas à la maison, nooooon.
On les parque ! Dans des maisons pour vieux !
Regarde les chiffres, mon ami : le Québec détient le record national du parcage de vieux ! Aucune autre province ne parque autant ses vieux que le Québec !
On se dit « solidaire », au Québec, on se pète les bretelles avec nos belles valeurs, mais tout ça, c’est de la frime.
Dès que tu comptes 80 chandelles sur ton gâteau, viens pépé, prends ta valise, on va faire un tour de machine !
DU BON MANGER TEXTURÉ
Et sais-tu ce qui est génial avec les vieux ?
Ils ne se plaignent pas !
D’abord, la moitié sont Alzheimer, ils ne savent même pas où ils sont.
Et l’autre moitié se contente de rien.
Un café filtre, un biscuit en forme de feuille d’érable, et ils sont heureux !
Pas besoin de leur servir de la grande gastronomie.
Tu te souviens du docteur Barrette, qui avait invité les journalistes à une dégustation de manger mou à Québec ?
Une pelotée blanche, une pelotée brune, et tout le monde est content !
Je te le dis, mon chum, ça coûte plus cher nourrir des chiens !
Pour ce qui est du divertissement, tu as sûrement un beau-frère ou un cousin qui joue de l’orgue. Tu lui refiles un 50 en dessous de la table, pis tes clients vont avoir l’impression d’être allés à la Place des Arts !
Tu peux pas perdre, mon ami, c’est un sure thing, je te dis !
J’ai sept maisons de vieux, pis le cash n’arrête pas de rentrer !
Quoi ? Tu as peur que la visite remarque que tes clients ne sont pas bien traités ?
Voyons, Joe, allume !
Personne ne va les visiter ! C’est ça, la beauté de la chose !
Tu peux faire ce que tu veux, personne ne va le savoir ! De toute façon, après deux ans, ils meurent, fa que…
UN BEAU CHÈQUE
Tu te demandes comment avoir des permis pour exploiter tes maisons ?
Voyons… T’as pas regardé la Commission Charbonneau ? « Un chum, c’t’un chum », ça ne te dit rien ?
T’as juste à envoyer des chèques au bon parti, c’est tout !
C’est comme ça que ça se règle, au Québec ! Tu peux avoir un casier judiciaire long comme le bras, personne ne va te mettre des bâtons dans les roues !
Ah non, mon ami, crois-moi : les maisons de vieux, c’est l’avenir !
Grâce à l’argent que ça me rapporte, je vais pouvoir vieillir à l’extérieur du Québec.
NDLR : Vite l’enquête publique, ça presse !
Très criant de vérité que l’article de Denise Bombardier, paru dans l’édition du Journal de Montréal du 17 avril dernier.
On a beau crier sur tous les toits que c’est horrible ce qui se passe dans les CHSLD et que nos vieux n’obtiennent pas les services auxquels ils ont droit, mais il y a aussi des réalités troublantes qu’on ne peut passer sous silence; les conditions médicales des résidents dont l’Alzheimer et le fait que seulement 10 % de ces mêmes résidents, reçoivent la visite de leurs proches.
C’est la lecture que je vous propose aujourd’hui, parce que l’essentiel de cet article rejoint grandement mon opinion.
DES CHSLD TRANSFORMÉS EN MOUROIRS
Lorsque des médecins des CHSLD en sont rendus, comme a écrit Yves Boisvert dans La Presse, à qualifier de génocide gériatrique ce qui se passe actuellement dans certains de ces mouroirs, c’est humainement dévastateur pour tout le Québec.
Les CHSLD sont des lieux pour des personnes en fin de vie. La majorité y décède à l’intérieur de deux ans.
La compassion devrait donc être une priorité humanitaire permanente pour ceux qui nous gouvernent. Or, depuis des décennies, ces résidences sont les parents pauvres du système hospitalier. Le manque de ressources et du personnel est flagrant. La pandémie fait éclater cette vérité.
Rien ne préparait la majorité des Québécois à ces scènes d’horreur qui se passent derrière les murs de ces lieux de souffrance. Les personnes en fin de vie sont vulnérables, angoissées et dociles.
Plusieurs souffrent d’Alzheimer ou sont atteintes de problèmes cognitifs divers. Elles sont aussi abandonnées par leur famille, car 10 % seulement des résidents sont visités par leurs proches.
MAL-AIMÉS
Les aînés, expression que l’essayiste Christian Dufour qualifie d’appellation infantilisante, sont des mal-aimés, contrairement au discours lénifiant sur nos vieux.
À quoi a-t-on pensé lorsque dans le but de soigner des patients atteints de la COVID-19 on a vidé les hôpitaux des personnes âgées malades pour les transférer dans les CHSLD ? Beaucoup ont été contaminées et sont mortes dans la solitude par décret gouvernemental.
Rétrospectivement, on peut dire que le trio lyrique, comme je l’ai qualifié dans une chronique, a fait preuve d’un optimiste contagieux. Les Québécois se sont crus à l’abri.
Le Dr Arruda et la ministre de la Santé ont donné des ailes au premier ministre Legault, qui a réussi à imposer sans effort un confinement général. Mais les milliers de lits d’hôpitaux vidés et le nombre alarmant de chirurgies reportées pour faire place à des malades dont le nombre – et c’est tant mieux – est bien moindre que ce que l’on craignait sont des mesures qui ont eu des conséquences sur les CHSLD où sont mortes la plupart des victimes de la COVID-19.
VALEURS
Le Québec ne sortira pas de cette pandémie sans traumatisme et sans remettre en question le bien-fondé de certaines valeurs associées à notre culture.
Il est faux de crier sur les toits que nous aimons les vieux. Il existe un clash générationnel qui s’est accentué avec l’éclatement de la cellule familiale traditionnelle.
Bien des enfants qui ont subi le divorce de leurs parents divorcent à leur tour de leurs parents en quelque sorte. Et ils fréquentent peu leurs grands-parents.
La frénésie de vivre le présent chez nombre de jeunes, coupés de la mémoire collective, cette vieillerie non recyclable, est inscrite désormais dans les mœurs et l’organisation sociale.
Dans certains CHSLD actuellement, les vieux n’ont plus le temps de mourir à leur rythme. Ou ils supplient qu’on les laisse mourir.
Demandez aux soignants épuisés et terrifiés qui les côtoient de témoigner pour que cela se sache.
Pour que l’on se souvienne de cet hiver 2020, le plus terrible dans toute l’histoire du Québec.
Voulez-vous bien me dire pourquoi on se donne tout ce mal pour donner la parole à Gaétan Barrette. À la radio, c’est rendu un incontournable absolument inutile. Il y va de son arrogance pour donner son avis sur l’actuelle pandémie. Cessez de lui donner du temps d’antenne. Il ne le mérite pas.
Quand on sait, qu’avec l’aide de ses sbires Couillard et Bolduc, ils sont directement responsables du capharnaüm en santé alors qu’ils gouvernaient le Québec. Trois médecins qui ont tout donné à leurs confrères en mettant tout le système de santé, et principalement les CHSLD, dans la merde. Et aujourd’hui, on devrait prendre les interventions de Barrette pour des vérités. Très mal placé le monsieur.
Le texte qui suit est de Christian Bolduc, Historien, prof. et rédacteur. M.A. en histoire des relations internationales au XXe siècle. Patriote québécois, républicain, laïc et indépendantiste. Il résume assez bien comment Barrette, Couillard et Cie., ont contribué largement au bordel en santé qu’on connaît présentement. Un genre de procès public. Ils ont reçu leur sentence en leur montrant la porte de sortie sans équivoque en 2018. C’est trop peu. Mais on reste avec l’hécatombe, leurs ruines.
TA YEULE BARRETTE, TA YEULE…
Depuis quelques jours, il se pavane dans les médias pour donner son avis d’expert à propos de la pandémie à la COVID-19 qui touche le Québec et le monde entier.
Ce radiologiste de formation qui a, durant son mandat de quatre ans à la tête du ministère de la Santé (2014-2018), gavé financièrement ses amis médecins au détriment des travailleurs de la santé et des patients, est pourtant le principal vecteur de l’effondrement actuel de la structure de soins qui prévaut dans le réseau de la santé au Québec.
Une structure de soins au sous-financement chronique qui croule littéralement sous la pression du coronavirus et du manque d’effectifs. Pourtant, on savait depuis 2006 que les CHSLD, notamment, étaient à risque d’implosion…
Retour sur un massacre à la tronçonneuse….
ABOLITION DU COMMISSARIAT À LA SANTÉ ET AU BIEN-ÊTRE
Mais revenons un peu dans le passé, si vous le voulez bien. En mars 2016 pour être plus précis. C’est l’heure du budget pour le gouvernement Couillard.
Dans un coin caché du volumineux document, on décide d’abolir le poste de Commissaire à la santé et au bien-être créé dix ans plus tôt par… le ministre de la santé d’alors, un certain Philippe Couillard. Ce chien de garde du ministère de la santé, composé d’une dizaine de chercheurs, avait pour seul mandat d’évaluer l’efficacité et la pertinence des programmes mis en œuvre par le ministre.
Dorénavant, le ministre Barrette pourra agir sans filet et sans surveillance. Ce qu’il fera sans vergogne.
C’est que le ministre est autoritaire, autocrate, narcissique, colérique, « loner » et buté. Il accumule les décisions à l’emporte-pièce, souvent contre l’avis d’experts.
Sa réforme en santé, la suppression de 2000 postes et d’organismes voués à la santé, le surfinancement des médecins, lequel a été fait sur le dos des infirmières, préposées aux bénéficiaires et des patients, etc. sont autant d’exemples flagrants d’un corporatisme de classe aussi méprisant que méprisable.
S’il y a, évidemment, l’histoire des patates en poudre servies aux bénéficiaires et l’horrible traitement des patients qui n’ont droit qu’à un bain par semaine dans les CHSLD – une réalité qui ne semble pas affecter le ministre outre mesure – c’est la détérioration générale du réseau de la santé sous l’autorité du bon docteur Barrette qui retient l’attention.
L’imposition, entre 2014 et 2016, d’un programme sauvage d’austérité dans les services qui a permis de générer, à l’approche d’élections générales, des surplus budgétaires de l’ordre de 2,2$ milliards. Lesquels ont ensuite permis au gouvernement Couillard de distribuer ses cadeaux aux seuls médecins, car les usagers et autres citoyens ont eu droit, eux, à des reculs nets en salaires et en qualité de soin.
Essayez maintenant d’imaginer ce qu’on aurait pu faire avec tout cet argent aujourd’hui…
Pourtant, le Québec possède déjà un des systèmes de santé les plus performants au Canada. Mais ça, c’était avant le saccage de la réforme Barrette qui a modifié en profondeur les structures…
UNE CATASTROPHE PRÉVUE, RÉELLE ET DÉNONCÉE
Pourtant, ce ne sont pas les lanceurs d’alertes qui ont manqué durant cette triste période pendant laquelle Barrette a été ministre. L’avocat Jean-Pierre Ménard, qui lutte depuis trois décennies pour protéger les droits des patients québécois, disait en 2016 que la réforme Barrette faisait reculer les soins à un niveau inégalé
« On est à la limite de la maltraitance dans certains CHSLD à l’égard des besoins de base », pourfend Me Jean-Pierre Ménard, qui qualifie la réforme Barrette « d’échec total ».
Un manque à gagner de un milliard de dollars par année qui amène son lot de problèmes d’hygiène, de nourriture, d’activité, de soins adéquats, etc. Un recul net que cet avocat explique par le manque de financement et de soutien aux soins. Un nivellement par le bas qui entraîne, en CHSLD, un allongement des listes d’attentes et une dégradation des soins par un manque de personnel qualifié, suffisant en nombre et bien rémunéré.
Sans oublier l’ancien ministre libéral Claude Castonguay, le père de l’assurance-maladie, qui est allé d’une charge à fond de train contre la réforme Barrette. Que ce soit pour la rémunération excessive des médecins ou les nominations de médecins aux postes de direction des centres hospitaliers, Castonguay ne mâche pas ses mots pour décrire l’incompétence et le mépris du ministre :
« Nous avons eu l’occasion d’apprécier cette courte vue du docteur Barrette dans le cas de la procréation assistée, alors que des milliers de couples québécois seront abandonnés à eux-mêmes avec plus ou moins de moyens pour concrétiser leurs rêves de fonder une famille. Il en a rajouté sur la récente décision du Conseil du statut de la femme quant à son ouverture au recours à une mère porteuse dans la mesure où elle ne reçoit pas une rémunération. Il répétait, tels les autres perroquets de la volière, que le corps de la femme ne doit pas être considéré comme une marchandise. La remarque est incongrue lorsqu’elle vient d’un interlocuteur qui n’a jamais lésiné pour s’en mettre plein les poches dans ses fonctions précédentes et qui compte naïvement sur l’altruisme des mères porteuses. Si on paye la gardienne d’enfants, il ne devrait pas y avoir problème à payer celles qui les gardent en leur sein. »
Il y a, enfin, le site SantéInc. qui pose un regard sans complaisance sur la centralisation administrative de la réforme Barrette à l’heure du bilan santé du gouvernement Couillard. La centralisation du réseau entre les mains du ministre de la santé fait, entre autres, l’objet d’une critique acerbe quant à la méthode « one man show » du ministre Barrette :
« Centralisation » est un mot qui revient souvent lors des discussions avec les différents acteurs du réseau. Pour diriger les nouveaux établissements, Gaétan Barrette a choisi et nommé 34 présidents-directeurs généraux, avec des revenus et des responsabilités qui ont augmenté. Les cadres affirment qu’on les considère maintenant comme des exécutants des PDG, qui prennent leurs directives auprès du ministre, » disait la présidente-directrice générale de l’AGESSS Montréal (l’Association des gestionnaires des établissements de santé et de services sociaux), Chantal Marchand, lors du déclenchement des élections provinciales de 2018.
Mais qu’importent les faits, Barrette détient la vérité et l’annonce à qui veut bien l’entendre. Il est le grand responsable du bordel ambiant, de l’attitude méprisante des médecins (spécialistes) qui ont demandé, pas plus tard qu’aujourd’hui, jusqu’à 2 500$ par jour pour aller donner un coup de mains dans les CHSLD, du personnel insuffisant, épuisé, méprisé et surchargé ainsi que du manque flagrant de ressources dans un réseau qui fait pourtant notre fierté collective.
Et ça, Barrette, c’est de ta faute. J’aurais préféré que tu fasses acte de contrition, que tu témoignes d’un peu d’empathie pour les travailleurs sacrifiés et les patients, et que tu adoptes un profil bas pour tout ce bordel que ton absence d’humanité a largement contribué à alimenter.
Mais c’est mal te connaître, je sais… « faque » ta yeule Barrette. Ta yeule.
Impressionnant et étonnant ! Oui, on en apprend tous les jours. Vous vous direz certainement, à la lecture de ces évidences, « Je ne savais pas ça »! Des informations extrêmement intéressantes.
ÉTATS-UNIS
Le système routier inter-étatique Eisenhower exige qu’à tous les cinq milles de route, un mille soit en droite ligne. Ces sections de route en ligne droite permettraient aux aéronefs d’y atterrir en temps de guerre ou en situation d’urgence.
ALASKA
Plus de la moitié des côtes océaniques des États-Unis se trouve en Alaska.
AMAZONIE
Les forêts pluvieuses de l’Amazonie produisent plus de 20 % de toute l’oxygène du monde entier. Le fleuve Amazone déverse une telle quantité d’eau dans l’océan Atlantique qu’à cent milles de l’embouchure, on peut puiser de l’eau douce. Le volume d’eau de l’Amazone est plus considérable que celui des huit plus grands fleuves du monde combiné à ceux de tous les cours d’eau des États-Unis.
ANTARCTIQUE
L’Antarctique est le seul territoire de la planète qui n’appartient à aucun pays. Il est recouvert par quatre-vingt-dix pour cent de toute la glace du monde. Cette glace représente soixante-dix pour cent de toute l’eau douce de la planète. Aussi étrange que cela paraisse, l’Antarctique est essentiellement un désert; il y tombe annuellement deux pouces d’eau. Bien que recouverte de glace (sauf 0,4 % de sa surface), l’Antarctique est l’endroit le plus sec de la terre, avec un degré d’humidité absolu plus faible que celui du désert du Gobi.
BRÉSIL
Le Brésil tient son nom de la noix et non le contraire.
CANADA
Il y a au Canada plus de lacs que dans l’ensemble du reste du monde. Canada est un mot indien signifiant « Gros Village ».
CHICAGO
Après Varsovie, c’est à Chicago que l’on trouve la plus grande population de Polonais du monde.
DÉTROIT
L’avenue Woodward à Détroit au Michigan, est aussi connue sous le nom de M-1, du fait qu’il s’agit de la première route revêtue du monde.
DAMAS, SYRIE
Damas en Syrie était une cité florissante deux ou trois mille ans avant la fondation de Rome en 753 avant notre ère, la faisant ainsi la plus vieille ville habitée encore existante.
ISTANBUL, TURQUIE
Istanbul en Turquie est la seule ville du monde située sur deux continents.
LOS ANGELES
Le nom complet de la ville de Los Angeles est : El Pueblo de Nuestra Senora la Reina de Los Angeles de Porciuncula et peut être abrégé à 3,63 % de sa longueur : L.A.
VILLE DE NEW YORK
Le terme « Big Apple » fut donné à New York par les musiciens de jazz en tournée dans les années 30; ils avaient l’habitude d’utiliser l’expression slang « apple » pour toutes les villes. Il y a davantage d’Irlandais à New York qu’à Dublin en Irlande; plus d’Italiens qu’à Rome et plus de Juifs qu’à Tel Aviv, Israël.
OHIO
Il n’y a aucun lac naturel dans l’état d’Ohio… ils ont tous été creusés.
ÎLE PITCAIRN
L’île la plus petite et portant le statut de pays est Pitcairn en Polynésie, mesurant seulement 1,75 mille carrés, soit 4,53 km carrés.
ROME
La première ville à atteindre un million de population est Rome, en Italie (en 133 av. J.-C.). Sur chaque continent on trouve une ville dénommée Rome.
SIBÉRIE
La Sibérie contient plus de 25 % des forêts mondiales.
O.S.M.M.
L’Ordre Souverain Militaire de Malte est présentement le plus petit état souverain du monde. Il est situé dans la ville de Rome en Italie et, a la surface de deux courts de tennis. En 2001, sa population était de 80 habitants, soit 20 de moins que la Cité du Vatican. Il s’agit d’une entité souveraine en vertu de la loi internationale, tout comme le Vatican.
DÉSERT DU SAHARA
Dans le désert du Sahara en Algérie, il existe une ville nommée Tidikelt qui n’a pas reçu une goutte de pluie depuis 10 ans. Techniquement cependant, l’endroit le plus sec de la terre est dans les vallées de l’Antarctique près de l’île de Ross. Aucune pluie n’y est tombée depuis deux millions d’années.
ESPAGNE
Espagne signifie littéralement « Terre des lapins ».
ST-PAUL, MINNESOTA
À l’origine, St-Paul, Minnesota, était appelé Pig’s Eye (oeil de porc) d’après le nom de Pierre « Pig’s Eye » Parrant qui fonda la première entreprise commerciale de la ville.
ROUTES
Les risques de rouler sur une route sans recouvrement sont de : 1 % aux États-Unis et de 75 % au Canada.
RUSSIE
Le trou le plus profond jamais foré par l’homme est le Kola Super Deep Borehole en Russie. Il atteint une profondeur de 12,2 km, soit 7,62 milles. Il a été foré dans un but scientifique et on y a fait des découvertes inattendues, dont un immense gisement d’hydrogène. Un dépôt si massif que la boue qui en jaillissait était brûlante.
CHUTES
Les chutes Angel (les plus hautes du monde) situées au Venezuela ont une hauteur de 3 212 pieds (979 mètres). Elles sont 15 fois plus hautes que les chutes Niagara.
Ma femme est morte d’un cancer foudroyant alors que notre fils avait six ans et notre fille, seulement cinq mois. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé seul avec mon chagrin, mes doutes et deux petits êtres que j’aimais plus que tout.
Quand je suis devenu veuf, à 43 ans, j’avais tout à apprendre. Je n’avais jamais cuisiné ou fait le lavage. J’ai appelé ma mère en panique, le bébé dans les bras, parce que je ne savais pas quoi faire. À l’épicerie, j’installais Nicholas et Audrey dans le panier et je questionnais les autres clients pour savoir comment faire cuire les différentes pièces de viande.
Je suis retourné sur la route comme représentant pour assurer la sécurité financière de notre famille, et j’ai engagé une nounou. J’ai été chanceux, nous n’avons jamais manqué de rien.
Nicholas et Audrey m’accompagnaient partout. Dans les soirées entre amis, si les enfants n’étaient pas bienvenus, je déclinais l’invitation. C’était avec eux ou pas du tout. Je les emmenais en voyage d’affaires à travers le pays. Je les ai élevés en anglais, pour qu’ils puissent échanger avec les autres et qu’ils ne s’ennuient pas lors de ces voyages.
Le plus difficile, c’était les commentaires de la famille et de la belle-famille. On me répétait que c’était impossible qu’un homme élève seul deux jeunes enfants. Il y a 22 ans, quand il y avait un divorce, la garde des enfants revenait systématiquement à la mère. Mon défi leur semblait insurmontable. On ne se gênait pas pour remettre en question chacune de mes décisions, même pour des trucs aussi banals que les vêtements que j’avais choisis pour ma fille d’un an. J’ai exclu certaines personnes de ma vie. Je ne voulais pas de cette négativité.
Des années plus tard, j’ai laissé mes adolescents profiter des vacances. On me disait qu’ils n’apprendraient jamais à travailler, alors que, pour moi, il était plus important de voyager, de passer de bons moments en famille. J’ai élevé mes enfants de manière qu’ils soient débrouillards et indépendants. Aujourd’hui, ce sont de jeunes adultes merveilleux, et je suis si fier d’eux ! Les gens parlent de leur belle maison, de leur dernier voyage dans le Sud, de leur voiture neuve. Pour moi, la plus belle chose dans la vie, ce sont nos enfants. J’ai eu la chance de voir les miens grandir et s’épanouir.
Ce qui me remplit de bonheur ? Peu importe les obligations, je parle tous les jours à mes enfants, même si c’est juste par texto pour se dire qu’on s’aime.
« Fier papa de Nicholas et Audrey, Michel a de nouveau rencontré l’amour et sera bientôt grand-père par sa belle-fille. »
Source : Revue Coup de Pouce, Avril 2020. Propos recueillis par Julie Champagne. Illustration : Anne Villeneuve/c.
Quoi de plus édifiant qu’une photo. Celle qui agrémente cet article évoque très bien ce qui se passe en Chine et plus précisément à Wuhan, lieu présumé où la présente pandémie a pris naissance.
L’image elle-même « sent » l’insalubrité. Ces marchands continuent toujours de vendre leurs cochonneries dans un environnement toujours insalubre. Ils n’ont rien compris ou n’ont rien d’autre à offrir. En bon québécois, ce sont des cochons.
La photo est tirée du Journal de Montréal de vendredi dernier. En l’agrandissant, on peut voir combien les paniers sont crasseux et dans un environnement tout aussi dégoûtant. Imaginez l’intérieur. De plus, les tiges de métal qu’ils utilisent pour brasser leur « marchandise » sont rouillées. Autre détail saisissant, un des « vendeurs » porte son masque en laissant son nez à découvert.
Est-ce que cette image vous inspire confiance ? Moi non ! Et j’apprécie que la photo ne puisse produire des odeurs parce qu’elle serait sans doute nauséabonde.
La Chine… très peu pour moi. Ça ne m’attire pas du tout. Récemment, quelqu’un m’a envoyé une vidéo où on peut voir un marché à ciel ouvert, dans une rue en fait, où les étalages sont par terre, alignés de façon à ce que les voitures et camions puissent circuler par-dessus en les chevauchant ! Une fois passés, la vie continue sans autre formalité. Et ça marche !
Et après, on s’interroge sur les pandémies. Quand des cochons humains vendent leurs détritus à d’autres cochons humains, ça donne ce qui arrive. Une fois la pandémie résorbée, ils recommencent comme si de rien n’était.
En ces temps de confinements, les poignées de mains sont à éviter, les accolades aussi. Les câlins sont à proscrire, et les baisers… c’est pour les proches, proches, proches. Mais le rire, il faut s’en gaver. Alors voici de quoi vous esclaffer un bon coup !
Un homme part au travail. Il voit une fille avec des jambes superbes. Il se dit :
« Dommage que ma femme n’ait pas les mêmes ».
Puis, au bureau, il voit une jeune femme avec de magnifiques yeux bleus :
« Ah, si seulement ma femme avait les mêmes ».
En rentrant, il croise encore une jolie femme avec une poitrine de rêve :
« Ah, pourquoi ma femme n’a-t-elle pas une poitrine semblable ? »
Le soir, il rentre chez lui et dit à sa femme :
– Chérie, toute la journée, j’ai pensé à toi.
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Une femme arrive chez son médecin, elle a des dents cassées, le nez en sang, et le visage tuméfié.
– Qui vous a fait ça ? demande le médecin.
– C’est mon mari !
– Hein ? Mais je croyais qu’il était en voyage d’affaires ?
– Moi aussi…!
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Le mari :
– Chaque matin quand je me rase, j’ai l’impression de rajeunir de 10 ans.
Sa femme lui répond :
– Tu devrais te raser avant de te coucher !
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Un monsieur est dans un lit à l’hôpital avec la tête enveloppée d’un solide pansement. L’infirmière lui dit :
– Mon pauvre monsieur, votre femme doit vous manquer ?
L’homme répond :
– D’habitude oui, mais cette fois-ci, elle m’a eu.
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Gérard revient au bureau après 15 jours d’arrêt maladie.
– Alors tu vas mieux ? demande un confrère.
– Oui et ça a été pour moi une expérience magnifique !
– La grippe, une expérience magnifique ?
– Oui, parce que j’ai compris à quel point ma femme m’aimait !
– Comment ça ?
– Ben à chaque fois que le facteur sonnait, elle ne pouvait s’empêcher de crier sa joie :
– Mon mari est à la maison! Mon mari est à la maison !!!
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Un curé qui se promène dans la nature est pris dans les sables mouvants. Alors qu’il s’enfonce jusqu’au aux chevilles, un camion de pompiers passe par là :
– Vous avez besoin d’aide ?
– Ce n’est pas nécessaire, le seigneur me viendra en aide !
Alors que le curé s’enfonce jusqu’à la ceinture, le camion repasse et les pompiers lui reposent la question.
– Vous avez besoin d’aide ?
– Ce n’est pas nécessaire, le seigneur me viendra en aide !
Lorsque le curé n’a plus que la tête hors du sable, les pompiers passent une troisième fois.
– Vous n’avez toujours pas besoin d’aide ?
– Ce n’est pas nécessaire, le seigneur me viendra en aide.
Alors le curé s’enfonce complètement et lorsqu’il arrive au paradis, il dit au seigneur :
– Je suis vraiment déçu, je pensais vraiment que vous me viendriez rapidement en aide !
Et le seigneur lui répond :
– Je t’ai envoyé trois fois les pompiers, je ne vois pas ce que je peux faire de plus.
Un jour, on sortira définitivement de cette pandémie. Nous aura-t-elle changé ? Cette COVID-19 aura-t-elle modifié la façon nouvelle de faire face à notre vie ? Nous aura-t-elle forcé à revoir nos valeurs, nos priorités ?
Quoi qu’il en soit, les énoncés suivants sont et seront des réalités qu’il nous faudra affronter mais surtout accepter, pour le bien-être de toute la communauté.
On va en sortir avec les cheveux plus longs et plus blancs;
Avec les mains et les maisons propres;
Avec la peur et l’envie d’être dehors;
Avec la peur et l’envie de rencontrer quelqu’un;
On va en sortir avec les poches vides;
Et les garde-manger pleins;
Nous saurons faire du pain et de la pizza, et surtout ne pas gaspiller la nourriture qui reste.
Nous aurons en mémoire :
Qu’un médecin ou un infirmier devrait être applaudi plus qu’un athlète de sport professionnel;
Que le travail d’un bon professeur ne peut être remplacé par un écran;
Que de coudre des masques, à certains moments, c’est plus important que de faire de la haute couture;
Que la technologie soit très importante, voir vitale, quand elle est bien utilisée, mais qu’elle peut être néfaste si quelqu’un veut l’utiliser à ses propres fins;
Qu’il n’est pas toujours indispensable de monter dans la voiture et de fuir qui sait où;
On en sortira plus seul, mais avec l’envie d’être ensemble;
Nous comprendrons que la vie est belle parce qu’on la vit;
Nous ne sommes que des gouttes d’une seule mer;
Que ce n’est qu’ensemble, qu’on se sortira de certaines situations;
Que parfois le bien ou le mal t’arrive de qui tu t’y attends le moins, et on se regardera dans le miroir;
On décidera que peut-être les cheveux blancs, c’est pas si mal;
Que la vie en famille, nous aimons ça, et pétrir du pain pour eux, nous fait sentir importants;
Nous apprendrons à écouter nos respirations, les coups de toux, et à nous regarder dans les yeux, pour protéger ceux que nous aimons;
Nous apprendrons à respecter certaines règles de base de cohabitation;
Mais ce matin, en un jour de printemps avec le soleil qui brille, ou le sol tout blanc, je veux espérer que tout soit possible et que l’on puisse changer pour le mieux.
En 1921, une des plus grandes découvertes de l’histoire de la médecine était faite : celle de l’insuline par une équipe de chercheurs à l’Université de Toronto. Cent ans plus tard, nous rendons hommage à : Frederick Banting, Charles Herbert Best, James Bertram Collip et John James Rickard Macleod.
L’IDÉE OU POURQUOI UN CALEPIN DE NOTES EST TOUJOURS UTILE DURANT LES NUITS D’INSOMNIE
Le chirurgien, Frederick Banting, arrive à Toronto quelques mois après son service militaire durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Il travaille dans deux hôpitaux pendant quelques mois avant de quitter la ville pour s’installer à London (en 1920), une ville dans le sud-ouest de l’Ontario.
Il se rapproche de sa fiancée et souhaite commencer à recevoir et traiter des patients dans son nouveau cabinet. Mais les débuts sont beaucoup plus difficiles qu’il ne l’anticipait. Pour arrondir ses fins de mois, Banting accepte de travailler à temps partiel (pour un salaire de 8 à 10 $ par semaine) comme prosecteur de chirurgie et d’anatomie à la faculté de médecine de la Western University d’Ontario en octobre 1920. Ce travail consiste à préparer les cadavres pour les cours donnés par le Dr F. R. Miller, son patron. Il lui arrive même de l’assister durant quelques cours.
À la demande du professeur Miller, Banting doit donner une conférence sur le métabolisme des glucides aux étudiants en médecine. C’est un sujet avec lequel il est moins familier et, pour se préparer, il emprunte donc quelques articles et livres sur le sujet avant de retourner chez lui. Une fois la préparation terminée, Banting apporte dans sa chambre le numéro de novembre de la revue Surgery, Gynecology and Obstretrics comme lecture avant de s’endormir.
L’article principal est signé par Moses Barron, un pathologiste américain, et s’intitule Les liens entre les îlots de Langerhans et le diabète : le cas de lithiase pancréatique.
Il était loin de d’imaginer et de mesurer l’impact que cette lecture allait avoir.
La nuit du 31 octobre est l’une de ces nuits sans sommeil. Les soucis d’argent, les débuts difficiles de sa pratique médicale et la conférence à faire le tiennent éveillé. Le Dr Banting le racontera dans The story of the discovery of insulin :
« C’était un de ces soirs où j’étais agité et où je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Je repensais à mon cours et à l’article; je ressassais mes difficultés, tout en songeant à quel point j’aurais aimé ne plus avoir de dettes et être libre de tout souci.
Finalement, vers deux heures du matin, alors que mon cours et l’article se bousculaient dans mon esprit depuis déjà un long moment, l’idée me vint que si on ligaturait à titre expérimental le canal de Wirsung, il y aurait dégénérescence d’une partie du pancréas et on pourrait ainsi isoler la sécrétion interne de la sécrétion externe. Je me levai, notai cette idée et passai presque tout le reste de la nuit à y réfléchir. »
Cette idée s’écrit en 25 mots (29 en français). Des mots qui vont changer sa vie (et celles de millions de personnes) à jamais :
DIABÈTE
Ligaturer canaux pancréatiques de chiens. Garder chiens en vie jusqu’à dégénérescence des acineuses et libération des insulaires. Essayer d’isoler la sécrétion interne de celles-ci pour soulager la glycosurie.
DIABETUS
Ligate pancreatic ducts of dogs. Keep dogs alive till acini degenerate leaving islets. Try to isolate the internal secretion of these to relieve glycosuria.
La maison où résidait Banting et où il recevait ses patients est maintenant un lieu historique national. Les visiteurs peuvent se promener dans la maison et s’asseoir sur le lit qu’occupait Banting la nuit du 31 octobre 1920. Dans cette chambre, on trouve un bureau sur lequel est posé une pile de fiches blanches où il est possible de laisser un message. Il y a même une boîte de papiers-mouchoirs mise à la disposition des visiteurs. Elle est d’ailleurs changée fréquemment.
LE LIEU DE NAISSANCE DE L’INSULINE : LA MAISON BANTING
Le lieu de naissance de l’insuline, la maison Banting, a été désignée comme site historique national le 23 novembre 1997 après plusieurs décennies de travail. C’est dans la chambre à l’étage que Banting a eu l’idée qui l’a mené vers la découverte de l’insuline en 1921.
Le Dr Frederick Banting, achète la maison en juillet 1920 pour 7 800 $. Il y installe son bureau au rez-de-chaussée et sa chambre en haut. Il vendra la maison à la fin de l’année 1921 alors qu’il réside à Toronto depuis le début de ses recherches au printemps.
La maison se transforme en musée entre 1984 et 1989. Les pièces sont aménagées en galerie où les visiteurs découvrent tous les aspects de la vie du Cr Frederick Banting : le médecin, le chercheur, le militaire et l’artiste. Le musée possède une réplique officielle du prix Nobel de physiologie attribué à Banting et Macleod en 1923 pour la découverte de l’insuline.
À côté de la maison se trouve une place publique aménagée au fil du temps qui abrite un jardin et trois œuvres : une statue de Banting, un globe et la Flamme de l’espoir. C’est à cet endroit qu’est célébrée chaque année la Journée mondiale du diabète
LA FLAMME DE L’ESPOIR
La Flamme de l’espoir, allumée le 7 juillet 1989 par Sa Majesté la reine mère, Elizabeth Bowes-Lyon, rend hommage à tous ceux et celles qui vivent avec le diabète dans le monde. Elle sert également de symbole rappelant que le remède pour guérir cette maladie n’existe pas. La vasque de la flamme est déposée sur un énorme bloc de granite et d’onyx de plus de deux mètres de haut. Le monument a été conçu pour résister aux intempéries (vent, neige, pluie) et aux pluies acides.
La flamme sera éteinte par les chercheurs qui découvriront le remède pour guérir le diabète.
Source : Revue Plein Soleil, hiver 2020