L’idée que l’ordre et la précision de l’univers, dans ses aspects innombrables, serait le résultat d’un hasard aveugle, et aussi peu crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l’ordre d’un dictionnaire.
Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’univers, je n’ai pas encore acquis la certitude absolue.
C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu’il a reçu.
L’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.
Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois.
Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito.
Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.
La politique est éphémère mais une équation est éternelle.
La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.
Ne t’inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t’assurer que les miennes sont bien plus importantes !
Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible.
Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité.
Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres.
Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat.
La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.
La vraie valeur d’un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du moi.
La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !
Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas.
Je ne m’inquiète jamais de l’avenir. Il arrive bien assez tôt.
La joie de regarder et de comprendre est le plus beau cadeau de la nature.
Trois idéaux ont éclairé ma route et m’ont souvent redonné le courage d’affronter la vie avec optimisme : la bonté, la beauté et la vérité.
L’imagination est plus importante que le savoir.
L’ensemble de ce qui compte ne peut pas être compté, et l’ensemble de ce qui peut être compté ne compte pas.
Je ne dors pas longtemps, mais je dors vite.
Il faut toujours penser par soi-même. Ne rien apprendre par cœur, mais tout redécouvrir. Ne rien négliger de ce qui est concevable ou imaginable.
Comme baiser, le french kiss est sublime. C’est le summum du don de soi, l’extase. Vous souvenez-vous de votre premier ? Quand tu l’as expérimenté, tu en redemandes. C’est un incontournable dans une liaison amoureuse et il ne se démode jamais. Au contraire, il se redécouvre et s’expérimente.
Mais qu’en est-il de ce débat de… langues ?
LE FRENCH KISS : UN DÉBAT DE LANGUE
La langue française fascine pour sa poésie, son rythme, ses mots et ses baisers… Le French Kiss est universel, célébrissime surtout chez les Anglo-Saxons qui en ont même fait une expression « French kissed her ». Tout un imaginaire existe autour de ce baiser et des Français(es). Romantiques, poétiques, libertins et coquins, leur réputation dépasse les frontières et fait fantasmer. Mais quelles sont les origines du Frenck Kiss ? Pourqoi le French Kiss est-il si français en Amérique ?
D’abord, revenons à nos fondamentaux, qu’est-ce qu’un French Kiss ? Selon le Cambridge Dictionary, c’est « embrasser quelqu’un les lèvres ouvertes et avec la langue ».
Les origines du French Kiss sont vivement débattues. Certains disent que les baisers ont commencé il y a des millions d’années à la suite du bouche-à-bouche entre les animaux et leurs petits, ou comme un signe de soumission et de domination entre les singes.
Vaughn Bryant Jr., professeur et directeur du département d’anthropologie de la Texas A&M University et spécialiste de l’histoire du baiser, déclare que l’origine la plus probable du baiser est liée à l’odeur. En effet, les premiers humains se reconnaissent par l’odorat et développent une pratique connue sous le nom « sniff kiss » « baiser reniflé ».
Selon lui, les premières références aux baisers viennent de l’Inde où « baiser » et « renifler » sont désignés par le même mot. De nombreux textes indiens, y compris la Kama Sutra écrit au 5ième siècle avant J.C., font référence à plusieurs types de baisers.
Selon Sheril Kirshenbaum, auteur de l’ouvrage The Science of Kissing, la locution « French Kiss » a fait son apparition en 1923. En effet, un grand nombre de voyageurs et les soldats américains particulièrement se sont rendus en France à la fin du XIXe et XXe siècle. Ils sont surpris de voir des Français s’embrasser passionnément avec la langue. Ils donnent alors le nom de « French Kiss » à ce baiser le plus hot du monde. Sa pratique se démocratise de l’autre côté de l’océan une fois les soldats de retour en Amérique.
Il faut attendre 2014 pour que le dictionnaire français ajoute la définition du French Kiss à ses colonnes. La même année, le verbe « galocher » « v. tr. Familier, embrasser avec la langue » est également ajouté.
LA SCIENCE DU FRENCH KISS
Des scientifiques ont montré que si l’on s’embrasse avec la langue, c’est parce que cela nous permet de vérifier la compatibilité des systèmes immunitaires d’un point de vue génétique, et de s’assurer sa descendance. Le French Kiss transmet également des traces de testostérone qui font monter le taux et le désir de son ou sa partenaire.
Toujours du côté de la science, quand on s’embrasse, on partage plus de 40 000 parasites et 250 types de bactéries différentes. De quoi faire grimper son angoisse maintenant mais rassurez-vous, ces bactéries sont bonnes pour notre système immunitaire (dans la plupart des cas). Pour celles et ceux adeptes des régimes, le French Kiss ferait perdre 5 calories car plus de 34 muscles faciaux sont sollicités. À vos lèvres et vos langues… Perdre du poids grâce au vélo elliptique et autres machines de torture, ça c’était avant.
LA PRATIQUE DU FRENCH KISS
Le site de sorties et de rencontres Beweetch a réalisé un sondage en 2016 auprès de 1159 personnes résidentes en France métropolitaine. Que pensent-ils du baiser ? Sont-ils prêts à embrasser dès le premier rendez-vous ?
Pour 79 % des Français interrogés, embrasser quelqu’un n’engage à rien. 84 % d’entre eux roulent une pelle au premier rendez-vous. 78 % des Français estiment que l’homme doit toujours faire le premier pas.
Les plus férues du French Kiss ne sont pourtant pas les Européens, mais les habitants du Moyen-Orient et les Asiatiques. Les Américains quant à eux ne sont pas très adeptes des langues, qui l’eût cru ?
Source : French District.com
Imagine un moment si tu étais né en 1900.
Quand tu as 14 ans commence la Première Guerre Mondiale et celle-ci se termine quand tu as 18 ans avec un solde de 22 millions de morts.
Peu de temps après, une pandémie mondiale, la grippe espagnole, tue 50 millions de personnes. Tu en ressors vivant et indemne, tu as 20 ans.
Puis à 29 ans, tu survis à la crise économique mondiale qui a commencé avec l’effondrement de la bourse de New York, provoquant l’inflation, le chômage et la famine.
À 33 ans, les Nazis arrivent au pouvoir.
Tu as 39 ans quand commence la Seconde Guerre Mondiale et elle se termine quand tu as 45 ans. Pendant l’Holocauste, 6 millions de Juifs meurent. Il y aura plus de 60 millions de morts au total.
Quand tu as 52 ans commence la guerre de Corée.
Quand tu as 64 ans, la guerre du Vietnam commence et se termine quand tu as 75 ans.
Un enfant né en 1985 pense que ses grands-parents n’ont aucune idée à quel point la vie est difficile, mais ils ont survécu à plusieurs guerres et catastrophes.
Un enfant né en 1995 et aujourd’hui âgé de 25 ans pense que c’est la fin du monde quand son colis Amazon prend plus de trois jours à arriver ou quand il n’obtient pas plus de 15 « likes » pour sa photo publiée sur Facebook ou Instagram …
En 2020, beaucoup d’entre nous vivons dans le confort, avons accès à plusieurs sources de divertissement à la maison, et pouvons grâce aux aides gouvernementales survivre paisiblement à une nouvelle pandémie.
Mais les gens se plaignent parce que pendant plusieurs semaines ils doivent rester confinés chez eux. Ils ont pourtant de l’électricité, le téléphone, de la nourriture, de l’eau chaude et un toit sur la tête.
Rien de tout cela n’existait autrefois. Mais l’humanité a survécu à des circonstances beaucoup plus graves et n’a jamais perdu leur joie de vivre.
Et depuis des jours, nous nous plaignons parce que nous devons porter des masques pour entrer dans les supermarchés, faire les boutiques, prendre le transport en commun …
Il serait peut-être temps d’être moins égoïste, d’arrêter de se plaindre et de chialer.
«Auteur inconnu »
Vous connaissez Coluche ? Cet humoriste et comédien français prolifique, mort prématurément dans un accident de la circulation en 1986 à l’âge de 41 ans. Même après toutes ces années, ses capsules humoristiques sont encore publiées.
Partout, dans les colonies françaises, on peut toujours lire ses pensées pleines de sens et de sous-entendus. Je vous propose celles qui suivent.
Pour éviter d’avoir des fils ou des filles, faites l’amour avec votre belle-sœur, vous n’aurez que des neveux.
Tous les champignons sont comestibles, certains une fois seulement.
Soyez gentils avec vos enfants, car c’est eux qui choisiront votre hospice !
Les amis vont et viennent, les ennemis s’accumulent.
Si l’amour est aveugle, il faut palper.
Si la femme était bonne, Dieu en aurait une. Si elle était de confiance, le diable n’aurait pas de corne.
Certains hommes aiment tellement leur femme que, pour ne pas l’user, ils se servent de celle des autres.
Pire qu’une pierre dans la chaussure est un grain de sable dans la capote !
Si un jour tu te sens inutile et déprimé, souviens-toi : un jour tu étais le spermatozoïde le plus rapide de tous.
Les chefs sont comme les nuages, quand ils disparaissent, il fait un temps magnifique !
La hiérarchie c’est comme une étagère, plus c’est haut, plus c’est inutile.
Ton futur dépend des tes rêves. Ne perds pas de temps, va te coucher.
L’Amour, c’est comme la grippe, on l’attrape dans la rue, on la résout au lit.
Les hommes mentiraient moins si les femmes posaient moins de questions.
À la télé, ils disent tous les jours : « Il y a trois millions de personnes qui veulent du travail ». C’est pas vrai, de l’argent leur suffirait.
Pour qu’un écologiste soit élu président, il faudrait que les arbres votent.
Si voter changeait quelque chose, il y aurait longtemps que ça serait interdit.
J’ai l’esprit large et je n’admets pas qu’on dise le contraire.
Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison.
Le travail c’est bien une maladie, puisqu’il y a une médecine du travail.
La Droite vend des promesses et ne les tient pas, la Gauche vend de l’espoir et le brise.
S’il y avait un impôt sur la connerie, l’État s’autofinancerait.
La grande différence qu’il y a entre les oiseaux et les hommes politiques, c’est que, de temps en temps, les oiseaux s’arrêtent de voler !
La seule chose qu’on puisse croire dans un journal, c’est la date.
De ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent.
Tous les étrangers seraient bien mieux dans leur pays… la preuve : nous on y va bien en vacances.
On ne peut pas dire la vérité à la télé. Il y a trop de gens qui regardent.
Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu’on peut se moquer de la politique, alors que, dans l’ensemble, c’est surtout la politique qui se moque de nous.
C’est pas dur la politique comme métier ! Tu fais cinq ans de droit et tout le reste c’est de travers.
Je suis capable du meilleur et du pire. Mais dans le pire, c’est moi le meilleur.
Toujours un rappel à l’ordre pour ceux et celles qui n’ont pas encore compris. Et, de plus, c’est dans l’appareil gouvernemental fédéral.
DUR LE FRANÇAIS CHEZ PÊCHES ET OCÉANS CANADA
OTTAWA | Pêches et Océans Canada ne semble pas avoir mis en œuvre une recommandation du Commissariat aux langues officielles, deux ans après avoir reçu un blâme pour ne pas avoir fourni des documents en français.
C’est ce qu’on apprend dans la version préliminaire d’un rapport de suivi du bureau du commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, dont l’Agence QMI a obtenu copie.
« On est loin de l’égalité réelle du français et de l’anglais », a déploré Chantal Carey, de Tracadie, au Nouveau-Brunswick, qui s’est plainte.
Au terme d’une enquête du commissariat, le ministère a reçu en juillet 2018 la recommandation de mettre en place un mécanisme assurant la publication de documents sur ses appels d’offres et autres processus d’approvisionnement en français et en anglais.
Or, cet avis n’a pas été respecté si l’on se fie aux renseignements fournis au bureau de M. Théberge, qui a fait le suivi entre février et juin 2020. Pêches et Océans disposait de six mois pour s’y conformer, rappelle-t-on.
DES CHANCES ÉGALES
Mme Carey, qui a déjà travaillé avec l’ex-député Yvon Godin (NPD), s’est plainte au sujet de deux processus d’approvisionnement dans lesquels tous les documents n’avaient pas été systématiquement publiés en français.
Le ministère a argué que certains documents techniques n’ont à être traduits dans une langue officielle ou l’autre que si la demande en est faite.
« Ça signifie que dans bien des cas, les francophones ne pourront pas consulter immédiatement l’entièreté des appels d’offres du gouvernement en français », a réagi Mme Carey, hier.
Le bureau de la ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, a rappelé que « tous les Canadiens, francophones et anglophones, doivent avoir des chances égales dans le processus de soumission ».
Source : Émilie Bergeron, Agence QMI
Vous craignez les CHSLD ? Voici une solution pour vous…
Ce matin, j’ai dit à ma femme :
– Pas de résidence de personnes âgées pour nous ! Chérie, nous irons à l’hôtel ! Avec des frais moyens dans une résidence avec soins de 188.00 $ par jour, il y a un meilleur moyen lorsque nous serons trop vieux et trop faibles. J’ai déjà vérifié une réservation à l’hôtel du coin. Avec le rabais combiné de réservation de plusieurs jours et celui pour personnes âgées, le prix est de 59,23 $ par soir.
Le déjeuner est inclus et à certains hôtels, il y a le Happy hour en après- midi qui est inclus. Donc, il reste 128,77 $ par jour pour le dîner, le souper dans un restaurant de notre choix, service à la chambre, nettoyeur et autres dépenses comme la location de film.
De plus, il y a un spa, une piscine, une chambre d’exercice, un bar et une laveuse-sécheuse, etc. Il y a des chambres non-fumeur, avec literie, fauteuils, tapis frais. La majorité ont la pâte à dent et le rasoir gratuits, ils ont tous le shampoing et le savon gratuits.
Avec 5 $ de pourboire par jour vous avez le personnel à vos pieds pour tout autre petit service. Vous êtes traité comme un client et non un patient. Il y a souvent un service d’autobus en avant ou sur le coin de la rue et pour les personnes âgées c’est gratuit.
Si vous êtes bon acteur (boiter un peu !) un autobus d’handicapé viendra vous chercher gratuitement et vous mener où vous voulez.
Si vous voulez des amis, rendez vous à l’église, le dimanche. Pour un décor de paysage différent, prenez la navette pour l’aéroport et vous verrez beaucoup de monde et de nouveaux restaurants et boutiques.
Tout en étant à l’aéroport, prenez l’avion et allez faire un petit voyage. Sinon, votre argent va s’accumuler trop vite et vous devrez payer trop d’impôt.
Cela prend des mois avant d’avoir une place dans une résidence, pourtant dans un hôtel vous avez une réservation, aujourd’hui même. De plus, vous n’êtes pas garé dans le même endroit pour tout le temps qu’il vous reste – vous pouvez aller d’hôtel en hôtel et même de ville en ville.
Vous voulez voir Hawaii ? Il y a des hôtels là aussi. TV brisée ? Globe de lumière à changer ? Besoin de faire remplacer le matelas (trop dur ou trop mou)? Pas de problème. Ils réparent tout, et s’excusent de l’inconvénient.
L’hôtel a un gardien de nuit et un service de chambre journalier. La femme de chambre prend le temps de vous demander si tout va bien. S’il y a quelque chose, elle appelle l’ambulance, ou au pire, le croque-mort.
Si vous tombez et vous vous cassez une hanche, l’assurance de l’hôtel va payer et de plus, ils vont vous offrir une chambre de meilleure qualité pour tous vos prochains séjours dans leurs hôtels, pour le reste de votre vie.
Pas de problèmes pour la visite de votre famille: ils seront toujours heureux de vous trouver tout en prenant une chambre pour une journée ou deux en petite vacance.
Les enfants pourront utiliser la piscine, le spa. Que vouloir de plus ? Donc, lorsque je serai rendu là, je dirai :
– Chérie, nous allons à l’hôtel !
C’est une idée de génie !
Lentement mais sûrement la route de l’assimilation continue de se tracer. Les raisons sociales sont de plus en plus présentes dans notre environnement. Même dans les commerciaux télévisée, la langue anglaise est omniprésente et les annonceurs en abusent. Pourquoi ? Parce que les raisons sociales et les marques de commerce sont exclues de la loi 101. Les annonceurs en profitent abusivement, sans résistance aucune, en s’en donnant à cœur joie.
Prenez le simple exemple suivant; le dentifrice Crest, 3D White. Le 3D White est enregistré comme une marque de commerce exemptée de la loi 101. Portez attentivement attention aux nombreux commerciaux télévisés et vous verrez par vous-même la prolifération des expressions, prononciation et marques de commerce dans la langue de Shakespeare.
Gilles Proulx, cet ardent défenseur de la langue française, tout comme moi, qualifie cet envahissement de pandémie, tout comme celle de la COVID. Les deux sont mortelles mais, malheureusement, une seule exige des consignes, suivies à 95 %.
Voici son article récemment publié dans les pages d’opinions du Journal de Montréal.
L’AUTRE PANDÉMIE
Il va sans dire, si une nation se refuse à laisser sa langue et son identité embrasser le cours normal de son évolution, elle se condamne elle-même à s’écrouler comme un vieil arbre sous le poids du vent des grands changements. Toutefois, il serait rigoureusement faux de prétendre qu’évolution rime avec assimilation et disparition.
RESPONSABILITÉ MUNICIPALE
Le gouvernement nous répète ad nauseam que l’on doit continuer de se protéger. Aussi louable et nécessaire que ce soit cet appel à l’effort collectif, il passe cependant, outre le fait qu’une autre pandémie nous traverse et nous menace : celle de l’anglicisation galopante du grand ensemble du territoire du Québec, où nos petits vendeurs du temple se persuadent qu’ils perdront leur emprise sur les jeunes générations sans l’appât d’une raison sociale anglaise.
C’est ainsi que, depuis bien avant l’avènement de la COVID-19, le Québec distinct s’est vu frappé de plein fouet par cet autre virus qui nous a fait céder au plancher « All the way », qui envoie promener nos chiens chez MarioDogs et nous envoie siroter un verre au Verdun Beach Guinguette, avec nos livres achetés chez Drawn & Quarterly, avant de terminer par un petit tatouage au Tattoo shop du coin. Maintenant, pourquoi nos villes n’ont-elles pas le pouvoir d’intervenir face à la prolifération de ces commerçants qui nous font courir à notre perte ?
ACTION FRANCHE
Il revient à la CAQ d’agir face à ce phénomène de détérioration, en faisant de la restauration de la loi 101 une priorité. Sans quoi, je crains que leur prétention au titre de parti nationaliste soit dangereusement compromise. À ce propos, où en est donc leur comité de révision rassemblant des membres de toute tendance politique ? Il m’apparait limpide que seule une action franche et sans louvoiement pourra constituer le masque dont a désespérément besoin le Québec pour se protéger face à cette autre pandémie.
Le gouvernement du Québec demande à ses citoyens d’acheter des produits locaux. Il semble que Costco ne comprenne pas ce que cela veut dire.
Vendre local, ça ne veut pas dire de vendre à vos voisins. Ça veut dire d’acheter des produits locaux, pas à 14 000 kilomètres, pour la revente.
Alors que les pommes du Québec sont parmi les meilleurs de la planète, voilà que ce géant achète des pommes de Nouvelle-Zélande. C’est de la pure provocation envers nos producteurs, ici, au Québec, tout à côté, qui méritent amplement mieux.
La balle est maintenant dans notre camp. À nous tous de boycotter largement ces pommes. Qu’elle pourrissent sur les étalages pour donner à Costco l’envie de ne pas répéter l’expérience.
APPEL AU BOYCOTT
Voilà ce qui se produit quand tu as le monopole des entrepôts au Québec. Le magasin qui vend de tout pour écraser la concurrence. Immédiatement, je les compare à Canadian Tire et Walmart entre autres, qui ont profité de la pandémie pour laisser la porte ouverte à leurs clients en vendant des produits non-essentiels, alors que les marchands locaux devaient fermer leurs portes.
J’appelle ça de l’abus, de la compétition déloyale.
Alors il nous faut faire preuve de solidarité et de ne pas acheter ces pommes du bout du monde, et encourager unilatéralement nos producteurs locaux.
Voilà l’occasion de montrer votre solidarité et de faire en sorte que la volonté d’acheter des produits conserve tout son sens et demeure notre priorité, lorsque produits ou fabriqués ici. Il y va de la survie de nos artisans de la pomme et de tous nos entrepreneurs.
La musique existe depuis que l’homme est au monde; mais les animaux, les atomes et les étoiles créent eux aussi de la musique. Karlheinz Stockhausen
Le véritable roi des animaux est l’homme parce que sa brutalité dépasse celle de tous les autres. Leonard De Vinci
Pour fabriquer un manteau de fourrure il faut 50 animaux, mais un seul animal est déjà satisfait de sa propre fourrure.
L’amour pour toutes les créatures vivantes est la qualité la plus noble de l’homme. Charles Darwin
Les enfants et les animaux, sont ceux qui comprennent le mieux ma musique. Igor Strawinsky
Je ne savais pas qu’on pouvait tant aimer un animal jusqu’à ce que j’en ai eu un. La plus belle des choses que j’ai apprises, c’est celle de l’amour inconditionnel.
La compassion, c’est toujours la même chose que vous ressentez, que ce soit pour un animal, pour un humain ou pour un arbre. Tolstoy
Si votre compassion n’inclut pas tous les êtres vivants, alors il vous sera impossible de trouver la paix en vous-même. Albert Schweitzer (Prix Nobel 1952)
Tant que vous n’avez pas aimé un animal, une partie de votre âme sera toujours sans éclats, endormie. Anatole France
L’homme a transformé la Terre
en un enfer pour animaux. Arthur Schopenhauer
Quand un homme tue un tigre, on parle de jeu de chasse. Quand un tigre tue un homme on parle de sauvagerie.
Il y a deux choses qui m’ont toujours surprises : l’intelligence des animaux et la bestialité des hommes. Flora Tristan
Les animaux sont de très bons amis. Ils ne posent pas de questions et ils ne donnent pas de critiques. George Elliot
De tous les animaux de la création, l’homme est le seul qui boit sans avoir soif, qui mange sans avoir faim et qui parle sans avoir quelque chose à dire. John Steinbeck
L’homme, fragile être de la nature, était doté de deux choses qui feraient de lui le plus fort des animaux : la Raison et la Sociabilité. Lucio Anneo Séneca
Le côté « civilisé » d’un pays peut se juger à la manière dont le pays traite ses animaux. Mahatma Gandhi
Le jour viendra où des hommes comme vous et moi considéreront l’assassinat d’un animal de la même manière qu’ils considèrent aujourd’hui l’assassinat d’un homme. Leonard De Vinci
Il est incroyable et honteux que, ni ceux qui endoctrinent, ni ceux qui moralisent, lèvent leur voix contre la maltraitance envers les animaux. Voltaire
Ce n’est que quand l’homme aura de la compassion pour tous les êtres vivants, qu’il pourra se dire noble. Bouddha
La planète est à nous et à eux. Partageons-la !
LA LÉGENDE DES DEUX CAILLOUX
… ou la différence entre la pensée logique et la pensée élargie.
Il y avait une fois, dans un village, un fermier sans le sou qui devait rembourser une importante somme d’argent à la maison du fermier, un vieil homme très laid…
Comme le fermier avait une fille fort jolie qui plaisait beaucoup au vieux prêteur, ce dernier proposa un marché : Il promit d’effacer la dette du fermier si ce dernier acceptait qu’il épousât sa fille. Le fermier et sa fille furent tous deux horrifiés par cette proposition.
Le vieux prêteur, pas très ragoûtant, suggéra alors que le hasard détermine l’issue de la proposition. Il proposa de mettre un caillou blanc et un caillou noir dans un sac d’argent et que la jeune fille pige à l’aveuglette…
Si elle pige le caillou noir, elle devient son épouse et la dette de son père est effacée… Si elle pige le caillou blanc, elle n’a pas à l’épouser et la dette du père est également annulée…Mais au cas où elle refuserait de piger un caillou, son père serait jeté en prison !
Tout en continuant de parler, le vieux monsieur laid se pencha pour ramasser les deux cailloux.
Cette discussion avait lieu devant la maison du fermier et le sol était couvert de cailloux à cet endroit-là. Tandis qu’il les ramassait, la jeune fille, qui avait l’œil vif, remarqua qu’il avait ramassé deux cailloux noirs et qu’il les avait mis dans le sac. Mais elle ne dit rien !
Après quoi, le vieux prêteur demanda à la jeune fille de piger dans le sac.
Qu’auriez-vous conseillé à la jeune fille ?
Et vous, qu’auriez-vous fait à sa place ?
Si on analyse bien, il y a 3 possibilités :
1) Elle pourrait refuser de piger un caillou, ce qui enverrait son père en prison.
2) Elle pourrait sortir les deux cailloux noirs du sac pour montrer que le vieux a triché, mais la dette demeurerait.
3) Elle pourrait piger l’un des deux cailloux noirs et se sacrifier en épousant le vieux pour épargner l’emprisonnement à son père.
Prenez un moment pour réfléchir à cette situation.
Cette histoire a pour but de vous faire apprécier la différence entre la pensée logique et la pensée « élargie ».
Le dilemme posé à la jeune fille ne peut pas être résolu de façon équitable… par la pensée logique traditionnelle.
Pensez aux conséquences des trois options possibles…
Alors, qu’auriez-vous fait ?
Eh bien, voici ce que fit la jeune fille :
Allez, réfléchissez encore un peu avant de regarder la solution…
Elle pigea dans le sac, et sortit un caillou qu’elle laissa habilement échapper de ses mains. Aussitôt, il se fondit au milieu de la multitude de cailloux noirs et blancs jonchant le sol sans qu’on puisse le distinguer davantage.
– Ah, ce que je peux être maladroite, s’exclama la jeune fille !
Mais Qu’importe, puisqu’en sortant du sac le caillou qui reste, on saura lequel j’avais pigé en premier, n’est-ce pas ? Le caillou restant était noir. Le premier caillou pigé ne pouvait donc qu’être blanc !
Et comme le vieux prêteur n’osa pas avouer sa malhonnêteté, la jeune fille transforma une situation qui semblait impossible, en un dénouement fort avantageux !
La morale de cette histoire : Il existe une solution pour la plupart des problèmes complexes. C’est juste parce qu’on ne sait pas toujours regarder les choses sous le bon angle !
Puisse votre semaine être remplie de pensées positives et de sages décisions !
Le mouvement pour définancer la police (MDP) voudrait définancer la police actuelle pour remettre ces budgets à la communauté et ainsi réduire la pauvreté et la criminalité. Foutaise ! Ça ne tient pas la route et l’expérience prouve le contraire. La criminalité serait pire que présentement.
Dans La Presse+, récemment, Marc Ouimet, professeur titulaire à l’École de criminologie de l’UdeM et chercheur au Centre international de criminologie comparée, traitait abondamment de ce sujet et je partage entièrement son opinion sur le sujet.
C’est d’ailleurs le texte que je vous propose aujourd’hui.
DÉFINANCER LA POLICE ?
À la suite de protestations récentes contre la violence policière, le mouvement pour le définancement de la police a pris de l’ampleur. Or, ce mouvement est essentiellement politique et n’est basé sur aucune science. Le mouvement MDP150 ne présente aucune étude et lance des phrases comme les suivantes : « La police a été établie pour protéger les intérêts des gens riches », « La police ne peut être réformée », « La police criminalise les gens à la peau foncée et les envoient en prison pour s’assurer que les Blancs préservent leurs privilèges ».
L’idée défendue par les partisans
du définancement est que plusieurs tâches policières pourraient être effectuées par d’autres types d’employés qui seraient peut-être plus qualifiés, notamment dans le domaine de l’intervention en matière de santé mentale, d’itinérance et de toxicomanie.
Si envoyer un travailleur social répondre à un appel au 911 pour une violence conjugale serait totalement irresponsable et dangereux, tant pour l’intervenant que pour la victime de violence conjugale (il faut parfois agir vite et défoncer une porte puisqu’une personne peut être en danger imminent), certaines initiatives
récentes effectuées dans divers services de police au Québec montrent des résultats encourageants. Par exemple, avoir des équipes d’intervention psychosociales disponibles pour intervenir une fois que les policiers ont sécurisé une situation. Bref, la police peut être réformée et améliorée.
Des formations sur l’intervention dans des milieux ethniques, sur l’intervention en situation de crise ou sur d’autres questions doivent être poussées. On pourrait aussi diversifier l’embauche des policiers pour qu’ils représentent un plus grand pan de la société.
Définancer en réduisant les budgets des services de police aurait nécessairement pour conséquence une baisse des services rendus à la population avec une hausse du temps de réponse aux appels urgents, une présence moins grande dans nos communautés, moins d’enquêtes et moins d’études sur les phénomènes criminels. Le mouvement de définancement indique que les sommes économisées aideront à réduire la pauvreté et ainsi réduire la criminalité. Cela reste à être prouvé puisque les études criminologiques ne montrent pas qu’injecter de l’argent dans les services sociaux fera baisser le crime. On pourrait donner 100 millions de dollars de plus pour du logement social, pour des services de santé mentale, mais il restera toujours un grand nombre d’hommes et de femmes qui conduisent leur véhicule en état d’ébriété, qui fraudent, consomment des drogues dures, volent, violent et tuent.
On cite souvent l’exemple de la ville de Camden, au New Jersey, qui a connu une baisse de sa criminalité lorsque le service de police a été réduit de moitié par manque de ressources fiscales. Or, Camden est un très mauvais exemple, puisque c’est presque une zone de guerre. Avec une population de 77 000 personnes (Brossard a une population de 87 000 et Drummondville, de 75 000 personnes), Camden a eu 67 homicides en 2012 et 25 l’an dernier. Brossard et Drummondville sont plus proches du 0 homicides par an.
Il n’existe à ce jour aucun exemple de définancement de la police qui soit concluant. Mais il existe de nombreux exemples où une neutralisation de la police est liée à une explosion de la criminalité, soit lors de catastrophes naturelles, d’émeutes ou de conflits armés.
L’histoire de l’humanité montre que c’est l’appesantissement de l’État de l’instauration d’un système de justice qui ont permis de faire reculer la violence dans les sociétés. Il existe encore aujourd’hui des pays et endroits où la police n’est pas présente ou trop corrompue pour agir, et ces endroits montrent des taux de violence extrêmement élevés (El Salvador, Haïti, Mali, etc.). Sans police, c’est le chaos. Thomas Hobbes disait que dans l’état de nature l’homme vivait une vie « solitary, poor, nasty, brutish ans short ».
Diminuer les ressources policières amènerait une baisse des risques qu’encourent les criminels et ce seraient les secteurs défavorisés des villes qui encaisseraient le coup. Les secteurs des villes où on retrouve davantage d’immigrants récents seraient davantage touchés par une baisse de présence policière. Or, ne pas assurer à tous les Canadiens, peu importe leur origine ethnique ou leur statut social, un même niveau de protection face à la criminalité équivaudrait à soutenir un système de justice raciste.
Avant de limiter la présence policière dans les quartiers défavorisé, il faudrait peut-être demander aux résidents des quartiers ce qu’ils en pensent ?
Au Canada, nous avons systématiquement sous-financé les services de police des milieux autochtones et avons mis la pédale douce sur la répression de la criminalité des membres des Premières Nations. Depuis la cause Gladue (1999), les juges doivent tenir compte des circonstances de désavantage structurel des autochtones et proposer des peines moins lourdes. Or, la faible attention policière et les décisions molles des agences judiciaires font en sorte que l’impunité règne dans certaines communautés et il en résulte des niveaux élevés de violence physique et sexuelle contre les femmes et les enfants. Cette violence entretient ces communautés dans une pauvreté permanente. Pour aider les communautés autochtones à sortir de la pauvreté, il faudrait d’abord enrayer la violence. Si nous sommes habitués de penser que la pauvreté cause la violence, il faut aussi réaliser que la violence cause la pauvreté.
Nous vivons actuellement dans une société qui n’a jamais été aussi sûre. Nos grandes villes ont vu reculer énormément la violence depuis les 40 dernières années. Les baisses s’expliquent par différents facteurs démographiques et économiques, par l’amélioration des technologies (caméras, ADN), mais aussi par une police plus efficace. On peut se promener dans nos villes, partout et à toute heure de la journée, sans trop craindre de se faire attaquer. Le niveau de sécurité exceptionnel de nos grandes villes est un atout important que nous avons dans la création de la richesse collective. La sécurité de nos villes permet d’attirer des étudiants internationaux, des migrants prêts à travailler, des touristes. Alors, on prend le risque de revenir en arrière ?
Qu’en pensez-vous ?