Urgent ! Laissez passer les bûcherons ! Ils ont coupé les plus beaux sapins de la forêt, Quand les arbres sont bien alignés dans l’entrepôt, les hommes rentrent chez eux.
Tout est calme à présent dans le hangar. Mais soudain, une petite voix résonne dans le noir. C’est un minuscule sapin qui se dresse sur son tronc.
« Je serai le plus joli, c’est sûr. On me garnira de boules dorées et de guirlandes, et on accrochera une belle étoile à mon sommet.
– N’importe quoi, répond une grosse voix bourrue.
C’est moi le plus beau, je mesure presque deux mètres ! »
Bientôt, chacun s’égosille. Seul un épicéa maigrichon ne dit rien.
Une larme de sève coule le long de son tronc.
« Et toi, lui dit son voisin en le poussant de la branche, tu es muet ?
– Non, répond-il en reniflant. Mais je suis un peu tordu, là, sur le côté, et mes branches ne sont pas très fournies.
– Ne t’inquiètes pas, tu n’es pas si tordu. Et toi aussi, tu seras choisi par quelqu’un qui te trouvera joli. »
Alors, le petit arbre se redresse. Il pense à la famille qui l’accueillera.
Quand tous les autres sapins sont endormis, il se concentre pour faire pousser, un peu partout sur ses branches, de très jolies pommes de pin, presque dorées.
Le lendemain matin, le chef des bûcherons vient choisir un sapin avec son fils. L’enfant se précipite sur le petit épicéa en criant :
« Oh, papa ! Regarde celui-ci ! C’est le plus joli ! Je peux le prendre pour notre maison ? »
Et tous les autres sapins, un peu vexés, font comme s’ils n’avaient rien entendu.
Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011
LES PARONYMES – LES BARBARISMES
Certains mots ont des formes écrites et des prononciations proches : on dit que ce sont des paronymes.
Pour choisir le terme correct, il faut bien examiner le sens de la phrase.
Je ne voudrais pas être importun, mais je dois entrer dans cette salle.
– « importun » : qui déplaît, qui gêne par sa présence.
Pascal est arrivé au moment opportun.
– « opportun » : qui convient, qui se produit fort à propos.
Quand on déforme un mot, on commet un barbarisme.
Les employés de cette entreprise sont bien rémunérés.
Et non :
Les employés de cette entreprise sont bien rénumérés.
Remarque ! Dans la Grèce antique, un barbare était un étranger qui déformait la langue de la cité lorsqu’il s’exprimait.
Les humoristes utilisent parfois des paronymes pour nous faire sourire.
Mon voisin a gagné une somme gastronomique au loto ! (au lieu de somme astronomique)
Exercices
1- Quel nom complète cette phrase ?
… à cette association sportive est gratuite.
A) L’adhérence – B) L’adhésion – C) L’adhésif – D) L’addiction
2- Quel verbe complète cette phrase ?
Je ne … pas bien tous les détails de cette gravure.
A) discerne – B) décerne – C) disjoins – D) disgracie
3- Quel nom complète cette phrase ?
La mairie envisage … du boulevard Garibaldi.
A) le prolonge – B) la prolongation
C) le prolongement – D) le prolongateur
4- Quel est le nom correspondant à cette définition :
Proposition faite à quelqu’un.
A) une sujétion – B) une suspicion
C) une suggestion – D) une suggestibilité
5- Quels noms complètent cette phrase ?
En France, le … de l’argent est une opération totalement … .
A) blanchiment / illégale – B) blanchissage / illégitime
C) blanchiment / illégitime – D) blanchissage / illégale
6- Quel nom correspondant à cette définition :
Erreur qui fait prendre l’apparence pour la réalité.
A) une allusion – B) une illusion – C) une allocation – D) une allocution
7- Quel est le nom correspondant à cette définition :
Épuisement par défaut de nourriture.
A) l’inaptitude – B) l’inanité – C) L’inaliénation – D) l’inanition
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) B – 2) A* – 3) C** – 4) C – 5) A*** – 6) B – 7) D
* « Décerner », c’est attribuer une récompense ou une distinction (la Légion d’honneur par exemple).
** ATTENTION : ne pas confondre « la prolongation », action de prolonger dans le temps, et « le prolongement », action de prolonger dans l’espace.
*** ATTENTION : ne pas confondre « illégale », qui n’est pas conforme à la loi, et « illégitime », qui n’est pas conforme à la morale, même si une action illégale peut également être illégitime.
« Super ! La météo annonce du brouillard pour la nuit de Noël ! » se réjouit Rudolf.
C’est le seul renne du monde à avoir le nez rouge. Rouge comme un coquelicot, rouge comme une cerise, rouge comme un lumignon.
Sa maman trouvait que cette tache de couleur sur son museau lui donnait plutôt bonne mine. Mais ses petits camarades se moquaient de lui.
« Rudolf a un nez de clown !
– Rudolf a mangé des spaghettis à la sauce tomate ! »
Alors le jeune renne avait essayé de tricher. Il s’était barbouillé le museau avec du charbon, mais le résultat avait été affreux.
Avec de la farine, cela n’avait pas été beaucoup mieux.
Sa maman lui disait de ne pas s’énerver : tous les rennes sont différents. Personne n’est parfait, d’ailleurs, c’est très bien comme ça.
Puis Rudolf a grandi et a été embauché par le père Noël.
Et son nez s’est révélé être un fabuleux atout.
Une année, à cause d’un épais brouillard, on ne voyait pas à dix mètres devant soi. 
Le père Noël était très embêté.
Heureusement, le nez de Rudolf, en tête de l’attelage, était tellement brillant qu’il permit de trouver le chemin sans problème.
Quand le traîneau rentra à la maison, tout le monde le félicita.
On lui dit qu’il était le meilleur, le plus beau, le plus fort.
Personne ne se moqua plus jamais de lui !
Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011
Pas besoin d’aller voir des spectacles d’humoristes pour faire bonne provision de drôleries. On a qu’à regarder les débats à l’Assemblée nationale du Québec pour rire à gorge déployée. Le gouvernement de la CAQ vient d’adopter sa loi 34, sur les augmentations des tarifs d’Hydro-Québec pour les prochaines années, sous bâillon, et pour une troisième fois depuis son élection.
Et les partis d’opposition sont frustrés et hypocrites en invoquant l’odieux de la chose. C’est ça qui me fait rire au lieu de pleurer. Quand s’opposer pour la forme devient une perte de temps, je trouve que les énergies sont mal dépensées.
La CAQ est majoritaire avec ses 76 députés élus et profite amplement de ce pouvoir. Croyez-vous que les partis d’opposition procéderaient différemment s’ils étaient eux-mêmes au pouvoir avec une telle représentation ? Poser la question c’est y répondre… NON ! Ils feraient exactement la même chose. Libéraux et péquistes s’en sont donnés à cœur joie à maintes reprises par le passé. C’est ce que j’appelle la comédie humaine.
ABATTUS SANS AUTRE FORME DE PROCÈS
La police indienne n’entend pas à rire suite à la découverte du corps calciné d’une vétérinaire de 27 ans. Quatre individus l’ont sauvagement violé, puis aspergée d’essence avant d’être brûlée sous un pont.
La police a arrêté les suspects qui, au moment de la reconstitution du crime, ont tenté de s’emparer le l’arme des agents. Ils ont été abattus sur le champ. Ce viol avait soulevé l’ire de la population qui demandait aux autorités de punir sévèrement les coupables. On peut dire que leur procès fut assez expéditif.
MIKE WARD : HUMORISTE DE L’ANNÉE
Ainsi donc, Mike Ward est sorti du gala des Oliviers avec 4 statuettes. Ben coudonc…! On n’est pas à une surprise près sur le droit de dire n’importe quoi. C’est regrettable qu’il obtienne ces Oliviers quand on connaît l’humoriste Olivier Guimond de qui on donne le nom à cette statuette. Il a dû se retourner dans sa tombe, le maître Olivier.
S’attaquer aux handicapés pour faire des blagues de mauvais goût n’a pas sa place dans notre société. C’est un manque total de respect envers des personnes qui n’ont pas demandé de vivre avec un handicap. La cour a eu raison de le trouver coupable, le contraire aurait été révoltant.
Ce sont pour des raisons du genre que je boycotte les galas de l’ADISQ et des OLIVIERS depuis des lunes. Ça sent la magouille à plein nez et j’ai l’impression que les lauréats sont choisis d’avance. Si certains artistes le méritent, il en va tout autrement pour d’autres.
Et finalement, rendre hommage aux grands comme Jean Lapointe en dehors du gala pour des raisons de longueur abusive de diffusion, c’est assez idiot comme raisonnement.
LE MONDE À L’ENVERS
On vit vraiment dans un monde où les valeurs ne suivent pas la courbe des responsabilités; est-ce normal qu’un recteur d’université gagne le triple du salaire du premier ministre du Québec. Non ! On ne les voit jamais, ils sont dans l’ombre et n’ont surtout pas la responsabilité de celui qui dirige tout le Québec.
Le vrai monde à l’envers. Certains diront que le sport professionnel est encore plus insensé au niveau salarial de ses vedettes et vous avez parfaitement raison. Mais une carrière sportive dure rarement plus de 15 ans avec des revenus faramineux, alors qu’un recteur d’université peut bénéficier de son statut 30 à 40 ans minimum. Définitivement, la richesse est très mal partagée.
ILS TRAVAILLENT D’ABORD POUR EUX
La vie est belle et sans contraintes pour le président du Conseil du trésor Christian Dubé; son salaire de député et ministre ainsi qu’une pension généreuse de 57 000 $ annuellement après seulement 4 années comme VP à la Caisse de dépôt, font en sorte que demain, financièrement parlant, sera toujours d’un bleu azur.
Finalement, avec tous ces bénéfices personnels, croyez-vous qu’ils travaillent vraiment pour nous ces politiciens ? J’en doute ! Quand il est question de crédits d’impôts, d’avantages pour les CONtribuables, c’est toujours échelonné sur de longues périodes, voire des années, à très petites doses. Cependant, quand c’est pour leurs poches, c’est subito presto. 57 000 $ de pension de retraite après seulement 4 ans, c’est assez rapide, merci.
Définitivement, quand tu fais de la politique c’est pour TOI que tu travailles, pour t’assurer un avenir sans tracas. Le CONtribuable, une fois qu’il a voté pour toi, tombe dans l’oubli jusqu’à la prochaine élection.
Quoi ? Mais ça n’est pas possible ! Le père Noël ne peut pas tomber malade en ce moment ! Hélas, depuis hier, atchoum ! Il éternue si fort qu’il fait trembler les murs.
Les lutins sont très inquiets.
« Nous devons lui faire boire du thé chaud avec du miel et du citron : ça tue les microbes ! affirme Yvain.
– Pas du tout ! Il faut lui faire manger de la soupe de légumes, rétorque Wilfried. C’est plein de vitamines qui donnent des forces, »
Le père Noël pointe le bout de son nez rouge par la porte de l’atelier.
Mais les lutins le renvoient au lit illico. Il doit se reposer. Le père Noël n’insiste pas. Il retourne vers sa chambre en reniflant dans son grand mouchoir à carreaux.
Mais dans son lit, le père Noël s’ennuie. Il ronchonne. C’est alors qu’on toque à sa porte. Yvain lui apporte un thé chaud avec du miel et du citron.
« Merci, dit le père Noël. Pose-le sur la table de chevet, je le boirai tout à l’heure. »
Le lutin sort sur la pointe des pieds. Cinq minutes plus tard, toc-toc ! Wilfried entre à son tour dans la chambre.
« Je vous ai préparé une bonne soupe de légumes, annonce-t-il tout fier.
– Merci, dit le père Noël. Pose-la sur la table de chevet.
– Je vais boire ce thé, dit le lutin. Vous, vous mangerez mon potage. »
Wilfried déguste alors le thé, et, comme le père Noël s’est endormi, sort sur la pointe des pieds.
Quand Xaverus vient dire bonne nuit à son chef, il ne peut pas résister : il mange la soupe de légumes.
Après une bonne nuit de sommeil, le père Noël est guéri, et chaque lutin pensera que c’est grâce à lui !
Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011
Mes oreilles me sifflent que vous désirez des nouvelles de notre escapade hivernale. Deux semaines déjà d’écoulées dans notre vie de Snowbirds et toujours heureux de ne pas recevoir de flocons. Plus jeune, loin dans ma jeunesse en fait, j’adorais les flocons… mais plus maintenant. Certes, les belles images de Noël dans un décor floconneux sont encore envoûtantes et féériques, mais tant que ça demeure des images, c’est agréable à regarder.
Nous avons quitté La Prairie en hiver et deux jours et demi plus tard, c’était juillet en décembre. Ouf !
Dès notre arrivée, ici, la grosse besogne nous attendait. La caravane était tellement sale qu’on se demandait ce qui avait bien pu se passer l’été dernier. Il faut dire que le parc extérieur, où sont entreposés les véhicules récréatifs, étant sur fond sablonneux, jumelé à de fortes pluies estivales, ont tôt fait de salir abondamment la caravane. Même l’intérieur était poussiéreux. On a mis une grosse semaine à tout nettoyer, assemblé la petite remise, les installations sanitaires, la lessiveuse de ma douce, pour enfin séjourner dans un environnement propre et invitant.
Et là, mais seulement là, on relaxe !
Il faut dire que nos amis, arrivés depuis plusieurs semaines avaient pris soin de bien « ouvrir » la caravane en installant les branchements électriques et sanitaires, puis réussir à déployer une des rallonges qui restait coincée. L’expérience ça ne s’achète pas, comme on dit. Et en prime, on a eu droit à l’hospitalité d’un succulent repas de bienvenue. Quoi demander de mieux ?
Dès lors, les séances à l’épicerie furent de mise parce qu’on manquait de tout. Vous savez, les deux premières semaines sont nécessaires pour bien débuter notre hibernation au soleil. Après quoi, les activités peuvent débuter.
Partout, sur le complexe, on peut apprécier les jolies décorations illuminées pour la période de Noël et de la nouvelle année. On peut facilement compter les sites qui ne participent pas. C’est là que la neige ajouterait cette dose de féérie. Mais bon ! On s’en contente. Il faut dire que contrairement aux Québécois, les Américains sont assez rapides pour démanteler leurs décorations au lendemain de Noël.
Des groupes se forment pour la grande soirée du réveillon à la salle communautaire réservée aux Québécois principalement. Plus de 300 personnes y prendront part. Il faut ajouter que la proportion de francophones dépasse les 60 % entre décembre et avril.
Louise a débuté ses bingos et séances de poker Texas Hold-Em. Ses premiers gains viennent de rentrer. Rien pour planifier de grandes dépenses mais bon… elle adore ! Quant à moi, j’ai commencé mes mercredis musicaux sous le Tiki avec le groupe de musiciens. Ghislain et Lise m’accompagnent pour qu’on forme un trio, sans oublier Robert, Raymond, Mike, Richard et les autres. On a beaucoup de plaisirs et les curieux se mêlent à nous pour chanter et danser. Trois heures de pur plaisir chaque mercredi après-midi.
Pour le reste, ce blogue occupe une partie de mon temps pour donner à mes lectrices et lecteurs du contenu intéressant, divertissant et de qualité. Mais le summum c’est que nous sommes en petit chandail et culottes courtes à longueur de journée. Pour des « sénateurs » comme nous, c’est d’une valeur inestimable.
Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes le jeudi 12 décembre et ce sont nos premières pluies depuis notre arrivée le 1er décembre. Des températures d’été; 24-29°C. Un peu de pluie, il en faut… ne serait-ce que pour alimenter les végétaux qui ne demandent pas mieux, de temps à autre.
L’été tout l’hiver… c’est pas merveilleux pour la santé et le moral ? On garde le contact…
Chaque nuit, quand la neige tombait à gros flocons sur la devanture du magasin de jouets, cela rendait heureux les vieux jouets de la vitrine illuminée.
Dans cette vitrine, le vendeur y exposait ses vieux jouets de son enfance pour les vendre à d’autres. Pinpin était un casse-noisette qui rêvait d’être libre et de pouvoir sortir de cet endroit pour observer la magnifique neige qui tombait à tous les hivers.
Les soirs, aux fermetures, il essayait toujours de briser la vitre ou le cadenas. Tous les mercredis, le magasin Boréale Express fermait à 20h. La vieille poupée de bois essaya de s’évader ce soir-là en mettant toute sa détermination dans ses idées.
Pinpin n’avait qu’une seule idée en tête, sortir de cette prison de verre. Celui-ci était tellement impatient de voir les flocons, qu’il commença à pousser la vitre. Malheureusement, c’est plus difficile qu’il le pensait. Le nounours d’à côté, lui, avait déjà abandonné tout espoir de sortir de là.
Le casse-noisette vit une ampoule s’allumer dans sa tête de bois. Il pourrait tenter d’ouvrir le cadenas avec une canne de noël. Il prit la longue canne sucrée dans ses bras rouillés et la rentra dans la serrure. Il la bougea dans tous les sens. Mince! La canne rouge restait coincée dans la serrure.
Le jouet réfléchit encore et trouva une idée très intelligente. Il demanda à son ami le train Tchou de l’aider à briser la vitre pour sortir. Tchou était très gentil, il accepta de l’aider à condition qui le laisse dormir après. Pinpin était heureux.
Alors il monta sur le dessus du jouet et Tchou démarra. « Tchou tchou », faisait le train. Arrivé devant la vitre Tchou s’arrêta d’un coup sec. Le casse-noisette s’envola jusque dans la vitre. Malheureusement, la vitre était intacte, alors Pinpin ne pourra plus demander à Tchou de l’aider.
Pinpin prit le dernier moyen de sortir de cette prison. La guirlande de lumières qui était dans la vitrine. Ce dernier la décrocha et l’accrocha au cadenas, puis tira de toutes ses forces. Soudain, le fil céda d’un coup et Pinpin revola dans le coin de la boîte.
Aucune autre idée pour sortir, il décida d’attendre qu’une idée arrive.
Le temps passa et c’était déjà le matin. Le Boréale Express ouvrit et les gens commencèrent à rentrer, en ignorant la vitrine. Pinpin était découragé, il se dit qu’il ne pourra plus jamais revoir la neige tomber près d’une fenêtre, d’une maison, comme il le faisait avant d’être enfermé.
Alors qu’il commença à abandonner, une jeune fille s’arrêta enfin devant la vitrine. La jeune fillette s’approcha et observa le casse-noisette. Elle se dirigea vers le vendeur et lui demanda si elle pouvait acheter le vieux casse-noisette.
Le vendeur lui expliqua que c’était un vieux jouet qu’il mettait toujours devant sa fenêtre de sa chambre et qu’il lui parlait de temps en temps avant de dormir. Il lui avait même donné un nom « Pinpin ».
La jeune fille lui dit qu’elle adorait les casse-noisettes et qu’elle en collectionnait plein. Le vendeur lui demanda son nom. La fille lui répondit comme un ange, « Je m’appelle Amanda ». Le vendeur sourit et prit les clés qui ouvraient le cadenas de la vitrine. Amanda prit le vieux jouet dans ses bras et le serra doucement. Pinpin était heureux, il pourra enfin revoir les beaux flocons.
Une fois la fillette rentrée chez elle. Elle courut jusque dans sa chambre, à l’étage, et le mit sur la table de chevet, à côté de la fenêtre. Pinpin sourit, il vit tout pleins de flocons tomber tout doucement sur le bord de la fenêtre.
Lorsqu’on est sur le point d’abandonner, il faut quand même garder un peu d’espoir, pour réaliser nos rêves. Pinpin nous fait comprendre que ce n’est pas mauvais de recevoir de l’aide de quelqu’un.
Un joli conte de Jasmine Mailloux, ma petite-fille de 12 ans. Merci ma belle Jasmine pour ton immense talent.
Sais-tu pourquoi les grenouilles ont toujours les fesses dans l’eau ?
Pour qu’elles aient la raie nette ! (rainette)
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Pourquoi vaut-il mieux enlever ses lunettes lors d’un alcootest ?
Ça fait deux verres en moins !
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Savez-vous quel animal peut marcher sur la tête ?
Mais un pou, voyons !
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Comment s’appelle la femelle du hamster ?
Amsterdam.
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Pourquoi les abeilles ne piquent-elles pas les policiers ?
Parce qu’elles ne veulent pas se faire arrêter. (Piquer, c’est voler.)
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Pourquoi les vaches ne parlent-elles pas ?
Parce que sur la grange, c’est écrit La ferme !
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Pourquoi les souris n’aiment pas jouer aux devinettes ?
Parce qu’elles ont peur de donner leur langue au chat.
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Quel est le sport que les serpents détestent le plus ?
La course à pied.
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Savez-vous pourquoi j’ai des trous de mémoire?
Parce que je me creuse la tête.
« Mamma mia ! s’écrie le père Noël en se réveillant ce matin. C’est aujourd’hui que maman vient me rendre visite ! »
En effet, de temps en temps, madame Noël s’invite chez son fiston pour déjeuner. Il n’y a pas une seconde à perdre : la chambre est toute en désordre. Vite, il faut tout ranger !
Soudain le père Noël s’arrête net dans son élan. Sa chambre est un vrai bazar, c’est sûr, mais la cuisine et le salon aussi ! Sans parler de la salle de bains ! Par où commencer ?
Le père Noël se précipita dans l’atelier, où tous les lutins sont déjà au travail. Il lance, en montrant successivement du doigt Adalbert, Cosinus, Yvain et Wilfried :
« Toi, toi, toi et toi, vous êtes désignés volontaires pour une mission secrète. »
Quelques minutes plus tard, ils sont cinq à s’activer dans la maison.
Adalbert s’occupe du linge, Cosinus passe l’aspirateur, Yvain fait la vaisselle, pendant que Wilfried range la chambre.
Lorsque, ding-dong ! la sonnette retentit, le père Noël pousse vite les dernières piles de magazines sous son lit et va ouvrir, encore un peu essoufflé.
Sa maman entre. Elle regarde tout autour d’elle et s’exclame :
« Oh, mon petit, comme c’est bien propre et bien rangé chez toi ! Je voulais te proposer un peu d’aide, mais je vois que tu te débrouilles très bien tout seul ! »
Pendant ce temps, les lutins se faufilent vers la porte sans faire de bruit.
Mission accomplie !
Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011
LES MOTS D’ORIGINE ÉTRANGÈRE
En français, les emprunts à d’autres langues sont habituels. Peu à peu certains d’entre eux sont francisés et leur origine est parfois difficile à retrouver.
– origine arabe : une merguez – une razzia – un chiffre
– origine anglaise : un short – un tandem – kidnapper
– origine allemande : un bivouac – un képi – l’accordéon
– origine scandinave : un drakkar – un fjord – un édredon
– origine tchèque : un pistolet – une calèche – un robot
– origine néerlandaise : le vacarme – un boulevard – la bière
– origine italienne : un balcon – un pantalon – une caresse
– origine espagnole : un camarade – l’armada – la vanille
– origine russe : un mammouth – un cosaque – une isba
– origine japonaise : le karaté – un kamikaze – un tsunami
– origine africaine : un baobab – un chimpanzé – un zèbre
D’autres mots viennent des langues et dialectes du territoire français : la cigale (provençal) – le bocage (normand) – un bijou (breton) – le maquis (corse) – le mascaret (gascon) – la kermesse (flamand) – un coron (wallon), etc.
Astuce ! Ces noms peuvent garder le pluriel de leur langue, mais le pluriel français s’impose en général : un rugbyman, des rugbymen ou des rugbymans.
Il faut penser qu’il existe peut-être un mot français avant d’utiliser certains mots anglo-saxons : un entretien plutôt qu’une interview.
Exercices
1- Quel nom complète cette phrase ?
Un milliardaire a acheté un … polynésien inhabité : quelle idée !
A) azulejo – B) atoll – C) chorizo – D) blizzard
2- Quel nom français peut remplacer le nom en gras d’origine étrangère ?
Si un jour vous devez traverser le désert, prévoyez plusieurs jerricanes d’essence.
A) boîtes – B) enveloppes – C) bidons – D) carnets
3- Quel nom d’origine étrangère correspond à cette définition ?
Un engin de terrassement très puissant.
A) un polder – B) un hamac – C) un blocus – D) un bulldozer
4- Quel est le seul nom d’origine étrangère de cette liste ?
A) un dossard – B) un ski – C) une carre – D) une spatule
5- Quel nom français peut remplacer le nom en gras d’origine étrangère ?
Le stock de meubles se trouve à l’abri de l’humidité, dans un hangar chauffé.
A) la reprise – B) le fabricant – C) la réserve – D) le service
6- Quel nom d’origine étrangère correspond à cette définition ?
Grains de maïs éclatés à la chaleur, sucrés ou salés.
A) des corned-beefs – B) des chows-chows
C) des pop-corn – D) des tie-breaks
7- Par quel nom peut-on remplacer le nom en gras d’origine étrangère ?
Le dernier livre de cet écrivain est un vrai best-seller.
A) succès – B) roman – C) tableau – D) fascicule
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) B* – 2) C – 3) D** – 4) B*** – 5) C – 6) C**** – 7) A
* « L’azulejo » est un carreau de faïence émaillé; « le chorizo » est un saucisson espagnol très pimenté.
** « Un polder » est un marais asséché, mis en valeur surtout aux Pays-Bas.
*** Le mot « ski » est d’origine norvégienne.
**** « Le corned-beef » est une viande de bœuf en conserve; un « chow-chow » est un chien de compagnie; « un tie-breaks » est un terme de tennis pour désigner un jeu écourté lorsque les joueurs sont à égalité.
Klonk ! Un petit soldat de plomb donne un léger coup de sabre à une marionnette en porcelaine.
« Hé, toi ! Tu sais déjà chez quel enfant tu vas habiter ?
– Non, répond-elle. Mais je souhaite être offerte à quelqu’un de doux. J’espère que vous n’avez pas éraflé ma peinture avec vos manières de sauvage ! »
Le soldat est vexé. Il se tourne vers le parachutiste en plastique assis à sa droite,
« Et toi, tu sais où on va t’envoyer ?
– Non. Mais j’ai le vertige, et je n’ai pas du tout envie d’y aller…
Sauter en parachute, quelle horreur !
– Moi, dit le fantassin, j’ai été commandé par un garçon qui organise des batailles terribles sur le tapis de son salon.
– Comment pouvez-vous, Monsieur-je-sais-tout, connaître l’endroit où vous partirez en mission ? demande la marionnette d’un air pincé.
– Je l’ai rêvé l’autre nuit, affirme le soldat.
– Sornettes ! commente la marionnette.
– Vous avez envie de vous battre ? s’étonne une petite poupée.
– Affirmatif ! Pour l’honneur de mon armée ! Bataillon… marche !
– Vous êtes fou, soupire la marionnette.
– Réfléchissez un peu ! s’énerve le petit soldat, Les batailles se déroulent sur un tapis ! On ne se blesse pas quand on tombe ! On se relève et on recommence ! Zou ! »
Il fait alors un pas en avant… et dégringole de l’étagère.
Les jouets poussent un cri d’horreur, mais il se relève en s’exclamant :
« Quelle expérience formidable ! C’est encore plus grisant qu’une bataille !
– Vous n’êtes pas trop abîmé ? demande la marionnette.
– Pas du tout ! Et je crois que je vais proposer au petit gars sur l’étagère d’échanger son parachute contre mon sabre ! »
Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011
Une médaille a toujours son envers et très souvent caché ou gardé secret. C’est le cas chez la multinationale Amazon. On ne s’interroge pas sur la rapidité de son service, probablement parce que ça nous impressionne, mais il y a un prix humain pour une telle performance et ça s’appelle les accidents du travail.
L’article qui suit, lève le voile sur le sacrifice humain qu’impose une telle performance, au prix même d’y perdre son emploi.
ÉPIDÉMIE DE BLESSURES CHEZ LE GÉANT AMAZON
NEW YORK | (AFP) Le nombre d’accidents du travail dans les entrepôts d’Amazon aux États-Unis est deux fois plus élevé que la moyenne nationale, selon une enquête sur les conditions de travail chez le géant du commerce en ligne.
L’article au long cours, publié récemment par le projet Reveal du Center for Investigative Reporting, indique qu’en moyenne 9,6 accidents sérieux pour 100 employés à plein temps d’Amazon ont été signalés en 2018, alors que la moyenne aux États-Unis était de 4 pour 100 salariés dans le secteur de l’entreposage.
Réputé pour sa rapidité et son efficacité dans le traitement des commandes, Amazon a affirmé que ce chiffre montrait que le groupe était « agressif » pour signaler les accidents de travail aux autorités compétentes, notamment l’agence fédérale sur la sécurité et la santé au travail (OSHA).
L’enquête de Reveal, révèle la politique d’Amazon portant sur la rapidité à tout prix, et contraignant les salariés à accélérer leur rythme de travail s’ils ne veulent pas perdre leur emploi.
PIC LORS DES SOLDES
Plusieurs anciens employés ont confié avoir dû enfreindre des règles de sécurité pour maintenir la cadence, notamment en soulevant des objets lourds sans prendre les précautions d’usage.
Selon Reveal, le nombre d’accidents a grimpé en flèche au faîte des périodes d’achats les plus intenses comme « Cyber Monday », le lundi d’après l’Action de Grâce, et « Prime Day », l’opération annuelle de soldes d’Amazon en juillet.