Salmigondis

CANCER DU SEIN : LA RÉALITÉ TOUTE CRUE

Vous avez vu le documentaire Mont Tétons d’Anik Lemay sur le cancer du sein ? Non ? Vous avez manqué quelque chose de bouleversant. La réalité toute crue portée à l’écran. L’horreur physique que cette maladie puisse porter à ces femmes qui ont accepté de montrer les atrocités de leur poitrine ravagée, sans gêne et avec une authenticité déconcertante. Toutes, à des stades différents, on a pu assister à leur bataille.

De tous les cancers, je crois que celui du sein est le pire, physiquement parlant, parce qu’il détruit ce qu’il y a de plus beau, le plus attirant chez la femme… ses seins ! Pire encore que de perdre sa chevelure, les seins amènent la confiance, l’attirance, le pouvoir de séduction. On a pu voir la chimiothérapie, la radiothérapie et même la reconstruction mammaire. Il restera toujours des marques, cicatrices, mais sous un vêtement, la femme retrouve tous ses attraits et sa beauté toute féminine.

C’est la première fois où on pouvait voir toute l’atrocité de cette partie du corps qu’on adule. Voir la réalité en face de ces femmes dans la quarantaine était quelque chose d’impressionnant. En tout cas, ce reportage m’aura fait comprendre la nécessité de s’impliquer monétairement pour en arriver à vaincre cette terrible maladie. J’ai beaucoup aimé ce reportage parce qu’on a pu voir tout ce que cette maladie peut représenter de force, de douleurs et de sacrifices tout au long de son processus de guérison. Merci à Anik Lemay et toute son équipe, pour cet excellent reportage.

COMMENT NE PAS ÊTRE MÊLÉS

Les beyond meat et autres mélanges végans peuvent se rhabiller… la viande rouge ne serait pas si néfaste. Et vlan ! dans les dents ! C’est ce qu’un réexamen de dizaines d’études a conclu récemment et créant une tempête scientifique : le risque pour la santé de consommer de la viande rouge est faible. Les chercheurs conseillent aux adultes de consommer quatre portions de viande rouge par semaine. Même constat pour la charcuterie, dans un article paru dans la revue Annals of Internal Medicine, de l’American College of Physicians.

De plus, cette consommation de viande rouge pourrait abaisser le taux de mortalité par cancer et même, de réduire faiblement les risques de cancer, maladies cardiaques et le diabète. Après tout ça et la promotion des végétaux, comment ne pas être mêlés ?

DES AMENDES SALÉES POUR LES DÉLINQUANTS

Encore des ouvriers victimes des malades de vitesse sur les chantiers de construction. Ça vous surprend ? Pas moi, à voir aller les pressés du volant rien ne me surprend. Le seul moyen de les mettre au pas, c’est d’installer sur chaque chantier les redoutables radar photos. Dès que tu dépasses la vitesse fixée, ne serait-ce que d’un seul kilomètre, paf ! tu es fait comme un rat ! Et l’amende serait très salée. Évidemment il faudra des milliers de radars photos, de par le nombre de chantiers, mais ils vont se payer très rapidement. C’est le seul moyen de mettre au pas ces débiles qui ne comprennent rien, sauf si tu fouilles dans leurs poches.

UN GESTE QUI L’HONORE

Rendons à César ce qui appartient à César. Comme le soulignait Rémi Nadeau dans sa remise de bulletins dans le Journal de Montréal, envers l’ex-co-chef de Québec solidaire Amir Khadir, qu’au moment de quitter la vie politique pour redevenir médecin, l’ancien élu de Mercier avait affirmé qu’il n’avait pas besoin de son allocation de 90 000 $ et qu’il comptait la distribuer à des organismes du comté. Les sommes sont remises comme promis. Que ceux qui ont déjà renoncé à un tel montant d’argent qui leur revenait de plein droit lèvent la main…

CELA AURA PRIS TROIS ANS

On le disait dès son acquisition par Lowe’s que l’enseigne RONA allait définitivement disparaître du paysage québécois. Fermeture de 27 magasins Lowe’s en Ontario, et on parle en coulisse du changement de bannière de RONA à Lowe’s. Pourtant, au moment de l’achat en 2016, il n’en était aucunement question. Ceux qui nous prenaient pour des valises sont des menteurs hypocrites. Avec des ventes de 7 milliards $ au Québec annuellement chez les quincaillers, c’est un autre fleuron québécois qui disparaît et on cessera bientôt de les compter.

Récemment, on apprenait que « Foodtastic », une raison sociale anglophone, achetait les Rôtisseries Benny, implantées au Québec depuis près de 60 ans. Vraiment, une triste période pour le Québec. Et c’est pas fini…

La fluctuation du prix à la pompe; un désagréable irritant

Vivement la voiture électrique et ce, principalement au Québec qui sommes riches en énergie propre. Récemment, Stéphane Desjardins, spécialiste en consommation y allait de son analyse sur la hausse des prix de l’essence à la pompe dans les pages du Journal de Montréal. À la suite des récents événements terroristes en Arabie saoudite sur les installations pétrolières, nous assisterons probablement à une hausse importante du prix du pétrole dans les jours, semaines et mois à venir. Et l’hiver qui approche…

On ne contrôle pas le pétrole, mais l’électricité…? Ça oui ! Pensez-y sérieusement à l’achat de votre prochain véhicule. Quoi qu’il en soit, son constat est intéressant et c’est ce papier que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LES HAUSSES DU PRIX DE L’ESSENCE PLOMBENT LE PORTEFEUILLE Stéphane Desjardins

Outre la forte hausse d’hier à la pompe, l’essence gruge depuis des mois les finances des consommateurs.

Depuis Janvier, la hausse moyenne du prix de l’essence à Montréal et à Québec éclipse l’inflation. On parle de centaines de dollars de moins dans les poches des consommateurs.

Pour vérifier, j’ai calculé cette part bien avant l’attaque récente en Arabie saoudite, qui a fait exploser le prix du brut sur les marchés.

Selon Georges Iny, directeur de l’Association pour la protection des automobilistes (APA), et d’autres experts que j’ai consultés, l’automobiliste québécois consomme 40 litres d’essence en moyenne par semaine (50 litres pour un VUS).

Ainsi, entre le 1er janvier et le 17 septembre, un automobiliste a dépensé en moyenne 1912,30 $ pour une berline et 2390,40 $ pour un VUS dans la région de Montréal, et 1819,40 pour une voiture et 2274,30 pour une VUS dans la région de Québec.

Je me suis basé sur les prix moyens à la pompe colligés par la Régie de l’énergie du Québec pour chaque mois depuis janvier, et j’ai tenu compte de la fluctuation mensuelle (les prix grimpent au printemps et à l’été, et ils baissent en août).

FORTES HAUSSES

L’augmentation du prix de l’essence se situe à 12,5 % pour la région de Montréal et à 11 % pour la région de Québec. Pour une consommation de 40 litres, on parle de 197,60 $ de plus pour une voiture et de 247 $ pour une VUS à Montréal, puis 182,40 $ pour une berline et 228 $ pour un VUS à Québec. Et 2019 n’est pas terminée…

J’ai calculé la différence en tenant compte de la consommation moyenne sur 38 semaines, comme si les prix moyens à la pompe n’avaient Pas changé depuis janvier, à 112,7 cents dans la région de Montréal et à 107,1 cents dans la région de Québec. Mardi, le prix à la pompe moyen dans la région de Montréal se situait à 116,9 cents, lundi et à 113,8 cents dans la région de Québec, avant la hausse liée aux attaques en Arabie saoudite.

Après le logement (30 %), le transport est la dépense la plus importante des ménages canadiens (20 % de leur budget). L’alimentation suit (13,4 %). Les dépenses moyennes annuelles totales pour le transport privé des Canadiens (achat/location et utilisation/entretien de leur véhicule) totalisaient 11 433 $ par ménage en 2017, selon Statistique Canada. Le Québec a importé 5,4 milliards de dollars de pétrole brut en 2018, selon l’Institut de la statistique du Québec.

CONSEILS POUR ÉCONOMISER

Roulez en douceur (accélérations et freinages brusques augmentent la consommation de 39 %), à 100 km/h sur l’autoroute et à vitesse constante.

Faites appel aux chauffe-sièges au lieu de la chaufferette. Utilisez la climatisation sur l’autoroute, mais roulez avec les fenêtres baissées en ville.

Privilégiez les cartes de fidélité offrant des rabais sur l’essence.

Enlevez tout objet inutile. Utilisez un chauffe-moteur. Choisissez l’essence ordinaire.

Partez 30 à 45 minutes plus tôt pour éviter les bouchons.

Optez pour un modèle économique, hybride ou 100 % électrique, quitte à louer un véhicule pour vos voyages.

Si possible, covoiturez, pédalez, marchez ou prenez le transport en commun pour aller travailler.

5 bons conseils pour grignoter sans culpabiliser

Comment grignoter sans se culpabiliser. Voilà un titre éloquent quand vient le temps de courir à l’épicerie, faire ses emplètes, et qui pique notre curiosité.

Un bon moyen de ne pas résister à la tentation, sauf si on a pas pris certaines mesures pour bien se conditionner à ne pas faire d’excès

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LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.

SEUL MON COMMENTAIRE, EN PRÉAMBULE ET S’IL Y A LIEU, A ÉTÉ CONSERVÉ.

VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.

Drôlerie animale

Le français une langue animale…

« Myope comme une taupe »,

« Rusé comme un renard »

« Serrés comme des sardines »…

Les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout. La preuve :

Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud lapin, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.

Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là, pas un chat !

Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin.

Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié : cette poule a du chien, une vraie panthère !

C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive.

Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu’une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi !

Et vous, vous êtes fait comme un rat. Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe.

Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le cafard, l’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon).

Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre.

Ce n’est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce.

Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d’ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie. Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence.

Après tout, revenons à nos moutons : vous avez maintenant une faim de loup, l’envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d’autres chats à fouetter.

Jean d’Ormesson

La Leçon de français (62)

LE PRÉSENT DE L’IMPÉRATIF

Règles

Le présent de l’impératif se conjugue à trois personnes, sans sujets exprimés.

À la 2e personne du singulier :

Les verbes du 1er groupe (et quelques verbes du 3e groupe : cueillir, ouvrir, offrir, souffrir, savoir…) se terminent en « e ».

Ne crie pas. Ouvre la fenêtre. Sache te retenir.

– Les autres verbes (sauf le verbe aller) se terminent tous en « s ».

Attends-moi. Réfléchis bien. Écris mieux.

Aux deux personnes du pluriel, tous les verbes ont les mêmes terminaisons : « -ons » et « -ez ».

Respirons l’air pur. Suivons les indications. Sortons sans tarder.

Ne bavardez pas. Courez plus vite. Dormez bien.

Pour certains verbes, il y a des modifications du radical.

Nettoie la tache. Achète du pain. Relève-toi.

Tiens-toi droit. Résolvons le problème. Apprenons nos leçons.

Réfléchissez un peu. Faites un détour. Éteignez la lumière.

Attention ! Pour que la liaison soit agréable à entendre, on place un « s » à la 2e personne du singulier, même pour les verbes du 1er groupe et aller, quand ils sont suivis de « en » ou « y ».

Voilà du lait; verses-en dans ton bol. / La cloche sonne, vas-y vite !

Exercices

1- Quel verbe complète cette phrase ?

Pour votre prochaine sortie en mer, … des cirés !

A) prévoyiez – B) prévoyez – C) prévoies – D) prévoient

2- Complétez cette phrase avec le seul verbe conjugué au présent de l’impératif.

Pour éviter de marcher dans la boue, … un détour.

A) faisiez – B) ferons – C) faites – D) fait

3- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

… de l’imagination et … nos rêves !

A) Aie / réalises – B) Ayons / réalisons – C) Aies / réalisez

4- À quels modes et quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Purge le carburateur de ton scooter, et il démarrera au quart de tour.

A) présent de l’indicatif / futur simple de l’indicatif

B) présent du subjonctif / présent du conditionnel

C) présent de l’impératif / futur simple de l’indicatif

5- Quel verbe en gras n’est pas conjugué au présent de l’impératif ?

« Va, coure, vole et nous venge », disait Don Diègue à son fils.

A) Va – B) coure – C) vole – D) venge

6- Une seule forme verbale convient pour compléter la phrase : laquelle ?

Comme vous attirez les insectes, … vite la lumière.

A) éteignes – B) éteint – C) éteignez – D) éteigniez

7- Quels verbes complètent cette phrase ?

… persévérant, … du courage et ne … pas sur ta décision.

A) Soit / ait / revient – B) Sois / aie / reviens

C) Soyons / ayons / revenons – D) Sois / aies / reviens

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C – 3) B** – 4) C – 5) B*** – 6) C**** – 7) D*****
* L’examen du déterminant possessif indique un verbe à la 2e personne du pluriel.
** L’examen du déterminant possessif indique des verbes à la 1re personne du pluriel.
*** La forme correcte est : « cours ».
**** Une seule forme correcte à la 2e personne du pluriel.
***** L’examen du déterminant possessif « ta » indique des verbes à la 2e personne du singulier.

Ygreck, et ses perles de septembre

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles de septembre.

Faudrait pas capoter

Greta Thunberg vous impressionne ? Pas moi ! Je reconnais la raison de son périple mais c’est dans la méthode que j’en ai. C’est une adolescente qui n’a aucun pouvoir autre que d’entraîner dans son action d’autres ados. Point final ! Elle ne décide de rien et on ne sait même pas ce que sera son avenir.

La planète existe depuis des millions d’années et durant cette période elle s’est transformée. La progression de ses habitants fait en sorte qu’elle évolue plus rapidement. Qu’on soit plus écologique pour freiner ce vieillissement c’est une excellente chose mais ça ne se fera pas du jour au lendemain. Et le discours alarmiste, vengeur et violent de Greta envers les décideurs actuels est loin d’être la bonne méthode à prendre. Dans 50 ans, on verra bien de quelle façon, et avec quel résultat, les jeunes d’aujourd’hui auront sauvé cette terre.

Dans l’édition du 27 septembre du Journal de Montréal, jour de la marche mondiale, Denise Bombardier a très bien analysé le nouveau phénomène Greta et a rejoint mon opinion sur cette nouvelle idole trop perturbée à mon goût. C’est ce texte que je partage avec vous aujourd’hui.

VISION D’APOCALYPSE Denise Bombardier

Depuis la nuit des temps, il existe une fascination pour l’idée de la fin du monde. L’annonce du cataclysme universel est aussi une façon d’exprimer l’impuissance à contrôler des forces qui dépassent l’homme et le renvoient à sa condition de grain de sel ou de fétu de paille.

La jeune Greta Thunberg qui marche dans les rues de Montréal aujourd’hui est habitée par l’apocalypse, pourrait-on dire. La violence de l’angoisse personnelle de cette jeune fille qui, à 10 ans, a plongé dans une grande dépression est douloureuse à observer. Son intervention rageuse à l’ONU, lundi dernier, a créé un malaise.

L’acuité de la perception de cette adolescente quant à la crise écologique s’explique en partie par le fait qu’on lui a diagnostiqué à 11 ans un syndrome d’Asperger, un trouble obsessionnel compulsif et un déficit d’attention. L’on trouve ces informations dans sa récente biographie, écrite par ses parents, sa sœur et elle-même.

URGENCE IMMÉDIATE

Il ne s’agit pas de discréditer la cause que cette jeune fille incarne, mais de comprendre que les tourments qui l’habitent portent peu d’espoir. Car aucune solution réelle ne peut être à court terme. Or, Greta et ses jeunes amis sont dans l’urgence immédiate.

En effet, c’est à la mort de la planète, donc de l’humanité, que mène cette vision d’apocalypse. D’ailleurs, nombre de disciples de Greta lancent désormais un appel pour qu’on cesse de mettre des enfants au monde.

Des centaines de milliers de Québécois qui défilent aujourd’hui dans les rues de Montréal, plusieurs avec leurs enfants, doivent éviter de surdramatiser la situation. Car l’écoanxiété s’est emparée des très jeunes, on le sait. D’ailleurs, à partir de quel âge doit-on exposer de jeunes enfants à des préoccupations auxquelles seuls les adultes peuvent trouver des réponses ? La question est légitime à une époque où trop d’adultes entraînent les enfants dans des situations émotionnelles qui les perturberont pour la vie.

Et à cet égard, les jeunes ne seraient-ils pas plus à l’abri dans leurs salles de classe avec des enseignants qui les sensibilisent avec réserve et intelligence à ces fléaux réels que dans la rue ?

DÉGRADATION DE LA PLANÈTE

Nous sommes tous dans le même bateau, les pollueurs criminels qui s’enrichissent comme ceux qui respectent l’environnement. C’est la seule véritable justice devant cette dégradation de la planète. Nous sommes tous des victimes des conséquences dramatiques de la violation de la terre.

L’outrance, les délires, les faussetés qualifiées de scientifiques ou les vérités scientifiques dénoncées par les climatosceptiques doivent céder la place à la pensée humaine lumineuse et clairvoyante. C’est avec la raison que nous avons réussi à conjurer tant de malheurs passés pour en arriver à nous libérer, relativement certes, afin de vivre mieux, plus longtemps, dans une forme de progrès.

Un discours de haine et de rage envers les générations d’adultes est une façon pour les jeunes de se tuer eux-mêmes. Psychologiquement et moralement. Et faire l’éloge de l’infertilité ne fera pas pousser les feuilles aux arbres et fleurir les champs.

Salmigondis

LA FIN DES COMMISSIONS SCOLAIRES AU QUÉBEC

Enfin une bonne nouvelle et il était temps. Des commissaires élus par leur parents et amis, ça fait république de bananes. Après la laïcité, c’est le temps de réformer entièrement la gouvernance des commissions scolaires au Québec. Le party achève, qu’on se le tienne pour dit. J’ai bien hâte de voir ce qui va ressortir de cette restructuration qui aurait dû survenir depuis très longtemps. Enfin un gouvernement qui met ses culottes comme tout bon gouvernement nationaliste.

AUTRES CONSÉQUENCES DE LA LIBRE CIRCULATION DES ARMES À FEU AU TEXAS

WASHINGTON | (AFP) Cinq enfants ont été tués ou blessés par des armes à feu un weekend récent au Texas, dont un garçon de 4 ans abattu par son frère de 5 ans, selon des sources policières et les médias américains. Dimanche, le 15 septembre dernier, en milieu de journée, le garçon de cinq ans a trouvé une arme dans sa maison de Fort Worth, à l’ouest de Dallas, et a tiré un coup fatal sur son frère, a déclaré la police locale.

Quelques heures plus tard, un garçon de six ans a été grièvement blessé dans la ville voisine d’Arlington, lui aussi probablement touché par un de ses frères. Blessé à la tête, le jeune garçon est dans un état critique. Toujours à Arlington, une fillette de huit ans a été touchée aux fesses, le même jour, par le tir d’une arme semi-automatique qui avait été volée, rapporte encore le Dallas Morning News.

DES SNOWBIRDS QUI PARTENT TROP TÔT

AGENCE QMI | Dans l’espoir de stimuler l’économie locale, des élus de la Floride ont présenté un projet de loi afin de permettre aux résidents canadiens qui fuient le froid de demeurer plus longtemps.

Baptisé le « Canadian Snowbirds Act », le projet de loi annoncé hier par le sénateur Marco Rubio et le gouverneur Rick Scott doit permettre aux Canadiens âgés de 50 ans et plus, qui possèdent ou louent une résidence aux États-Unis, de demeurer jusqu’à 8 mois en sol américain, soit deux mois de plus que la situation actuelle.

Le sénateur Rubio insiste sur l’importance de l’apport économique des snowbirds pour l’État.

« Le tourisme représente une part cruciale de la croissance économique de la Floride et permet de créer et de conserver des milliers d’emplois à travers l’État. Cette loi offrira un immense soutien à notre économie en permettant aux millions de snowbirds canadiens qui visitent chaque année la Floride d’y rester deux mois de plus. »

Chaque année, ce sont environ 3,5 millions de Canadiens qui se rendent en Floride, selon le site VISIT Florida. Et d’après les données de l’ambassade canadienne, les snowbirds contribuent à l’économie locale à hauteur de plus de 6,5 milliards $ US chaque année.

LES LARMES DE CROCODILE DE GRETA

C’est sûr que quelques larmes aident à la portée d’un discours, surtout envers un auditoire qui s’émeut à la moindre occasion. La jolie Greta est encore venue nous faire la morale facile à émouvoir. Elle a du talent la petite. Se dirige-t-elle vers une carrière artistique, une comédienne hors pair c’est indéniable. Avec son groupe de scénaristes aristocrates derrière elle, ils font une excellente équipe.

Son second numéro mondial est survenu aux États-Unis, le plus gros pollueur de CO2, et presqu’à égalité avec la Chine, l’Inde et il y en a beaucoup d’autres. Est-ce que la petite continuera son périple dans ces pays ?

Une chose est certaine, elle sera maintenant épiée pour le reste de sa vie. Elle sera obligée à l’excellence sans possibilité d’erreur. Sera-t-elle à la tête d’un pays pour changer les lois, les habitudes ? Elle devrait.

Ici, en occident, et principalement au Canada les efforts sont là et vont continuer. Cependant, lorsqu’on regarde ce qui se fait dans le monde pour la cause, soit à peu près rien, et le résultat de ces rencontres sociales bidons comme à l’ONU, nous sommes en droit de se demander si nous sommes les seuls à vouloir coopérer et faire sa part. Ça fait plus de 40 ans qu’on en parle et ça continue de se détériorer. Le message ne passe pas parce que les incitatifs tardent à s’imposer.

LES MÉDECINS SPÉCIALISTES DU QUÉBEC, LES MIEUX PAYÉS AU PAYS

Sans tambour ni trompette, les médecins spécialistes du Québec ont vu leur rémunération MOYENNE bondir de 80 000 $. Ils sont maintenant mieux rémunérés que ceux de l’Ontario. On parle maintenant d’un salaire MOYEN de 428 941 $. Moyen voulant dire que certains gagnent moins, mais d’autres plus. Ça fait 1 175 $ chacun des jours de l’année… à des années lumières du salaire minimum. Tout ça gracieuseté de l’ancien ministre Barrette.

L’actuel gouvernement a bien l’intention de sabrer dans les salaires de ces fortunée toubibs mais l’action tarde à se manifester. Et au bout du compte est-ce que la santé s’est améliorée au Québec ? Non ! Tout est à l’étude depuis des temps immémoriaux. On en parle… on en parle…

Samedi de rigoler

Ah, enfin samedi. Quel beau jour pour relaxer et prendre son temps de savourer son premier café… Alors pour vous faire débuter votre journée par un sourire, quoi de mieux que quelques blagues… Bonne journée et souriez !

Un homme décide de joindre un monastère et de devenir moine. L’abbé lui dit :

– Notre ordre valorise le silence avant tout. Vous n’aurez le droit de parler qu’une fois à tous les quinze ans.

L’homme répond :

– D’accord !

Et se prête aux formalités nécessaires pour joindre le monastère.

15 ans plus tard, l’abbé vient le voir et lui dit :

– 15 ans ont passé. Qu’avez-vous envie de dire ?

L’homme répond :

– La soupe manque de sel.

L’abbé fait « oui » de la tête et s’éloigne. 15 autres années passent. L’abbé revient voir l’homme et lui dit :

– 15 ans ont passé à nouveau. Qu’avez-vous envie de dire ?

L’homme répond :

– Les matelas sont un peu trop durs.

Encore une fois, l’abbé hoche la tête et continue son chemin. 15 ans plus tard, l’abbé revient voir l’homme. Il dit :

– 15 ans ont passé, encore une fois. Qu’avez-vous envie de dire ?

L’homme dit :

– En fait, je crois que je vais quitter le monastère. Ça ne me convient pas, ce style de vie.

L’abbé répond :

– Je dois dire que je ne suis pas surpris. Vous n’avez pas cessé de vous plaindre depuis votre arrivée…

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Un guérisseur a un petit bureau en ville où il reçoit des patients. Une affiche à la fenêtre dit :

« Traitement 20 $ – Obtenez 100 $ si vous n’êtes pas guéri. »

Un avocat qui passe par là voit tout de suite une occasion de gagner 100 $. Il entre dans le bureau et dit :

– J’ai perdu le sens du goût.

Le guérisseur dit :

– Infirmière! Allez me chercher le médicament qui se trouve dans la boîte 22, et versez-lui-en trois gouttes sur la langue.

L’avocat recrache le médicament et dit :

– Beurk. Ce n’est pas un médicament, c’est de l’huile à moteur !

Le guérisseur dit :

– Bravo, vous avez retrouvé votre sens du goût. Ça fera 20 $.

L’avocat, irrité, lui donne son argent et part. Il revient quelques jours plus tard, déterminer à gagner 100 $.

– Je suis amnésique, dit-il. Je ne me rappelle plus de rien.

Le guérisseur dit :

– Infirmière! Allez me chercher le médicament qui se trouve dans la boîte 22, et versez-lui-en trois gouttes sur la langue.

L’avocat répond :

– Ah non ! Je n’en veux pas. C’est de l’huile à moteur. Vous m’en avez donné la dernière fois.

Le guérisseur dit :

– Vous avez retrouvé la mémoire. Ça fera 20 $.

Rouge de honte et de colère, l’avocat lui donne son argent et s’en va. Il revient une semaine plus tard, convaincu que cette fois, il obtiendra les 100 $.

– Je suis devenu aveugle, dit-il. Je ne vois plus rien.

Le guérisseur répond :

– Je suis désolé, je n’ai pas de cure pour cela. Voici 100 $.

L’avocat dit :

– C’est un billet de 20 $ ça, pas de 100 $.

Le guérisseur répond :

– Excellent, vous avez retrouvé la vue. Ça fera 20 $…

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Un éleveur de poulets entre dans un bar, s’assoit à côté d’une femme et commande un verre de champagne. La femme sursaute et dit :

– Parle-moi de ça ! Moi aussi je viens de demander un verre de champagne !

– Quelle coïncidence, dit l’éleveur, c’est un jour très spécial pour moi que je veux célébrer.

– C’est très spécial pour moi aussi, et moi aussi je célèbre cette occasion, dit la femme.

– Non mais, quelle coïncidence, dit l’homme.

Comme ils cognent leurs verres ensemble, l’éleveur demande, et que célébrez-vous ?

– Mon mari et moi avons essayé pendant des années pour avoir des enfants, et aujourd’hui mon gynécologue m’a annoncé que j’étais enceinte !

– Quelle coïncidence, dit l’homme, je suis éleveur de poulets et pendant des années mes poules ont été infertiles, mais aujourd’hui finalement, elles se sont mises à pondre des œufs.

– Formidable ! dit la femme et comment vos poules sont-elles devenues fertiles ?

– J’ai utilisé un coq différent, répliqua-t-il…

La femme sourit et dit :

– Quelle coïncidence…

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Le professeur a donné un travail à ses élèves d’une classe de cinquième :

– Demandez à vos parents de vous raconter une histoire avec une morale à la fin.

Le lendemain, les enfants reviennent et, un par un, commencent à raconter leurs histoires. Il y avait toutes sortes d’histoires… du lait renversé au dollar sauvé. Seul Pierre n’avait rien raconté.

– Pierre, as-tu une histoire à partager avec nous ?

– Oui madame! Mon papa m’a raconté une histoire au sujet de ma maman. Elle était pilote de guerre et son avion a été touché. Elle a dû s’éjecter au-dessus du territoire ennemi, et tout ce qu’elle avait, c’était une bouteille de whisky, un pistolet et un couteau de survie. Elle a bu le whisky en descendant afin que la bouteille ne se brise pas, et puis son parachute la déposa au milieu de 20 rebelles irakiens. Elle en a abattu 12 avec son pistolet, jusqu’à ce qu’elle manque de balles. Puis, elle en a tué 4 de plus avec son couteau, jusqu’à ce que la lame se brise. Enfin, elle a tué les 4 derniers avec ses mains nues.

– Seigneur ! dit le professeur horrifié. Qu’est-ce que ton papa t’a dit au sujet de la morale de cette histoire horrible ?

– Qu’il ne faut pas faire chier maman quand elle a bu !

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Une jolie blonde va voir son père et lui demande :

– Papa, je n’ai pas compris. Mon copain m’a dit que j’avais un joli châssis, de beaux amortisseurs et un magnifique pare-chocs. Qu’est-ce que cela veut dire ?

– Ce n’est rien, ce sont des termes de mécanique souvent employés par des hommes… Tu diras à ton copain de ma part, que s’il ouvre le capot pour mettre de l’huile dans le moteur, je lui arrache son levier de vitesse.

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Un gars roule dans la campagne en Beauce lorsqu’il voit une affiche « CHIEN PARLANT À VENDRE » sur la devanture d’une vieille maison délabrée. Il sonne à la porte et le propriétaire lui dit que le chien est dans la cour. Rendu dans la cour, le gars voit un beau Labrador noir.

– Tu parles ? demande-t-il ?

– Yep, lui répond le Labrador.

Estomaqué, le gars dit :

– Raconte-moi ton histoire ?

– OK, dit le Labrador, quand je me suis aperçu jeune que je pouvais parler, j’ai décidé d’aider le gouvernement, et la GRC m’a recruté. On m’expédia à travers le monde auprès de nos ambassades dans plusieurs pays pour espionner les chefs d’état étrangers. Je fus l’un de leurs espions le plus efficace au cours des huit années suivantes.

Mais, le décalage horaire m’a usé, et comme je prenais de l’âge, j’ai décidé de ralentir mes activités. J’ai accepté une petite jobine à l’aéroport Pierre E. Trudeau comme agent de sécurité. À force de renifler des personnages à l’aspect louche et prêtant l’oreille aux chuchotements, j’ai découvert un tas des transactions illicites, et je fus décoré de nombreuses médailles. Et un jour je me suis marié, j’ai eu une trâlée de chiots, et maintenant je suis retraité.

Le gars n’en croit pas ses yeux. Il retourne vers le propriétaire et lui demande combien il veut pour son chien.

– Dix piastres, lui dit le propriétaire.

– Hein ? Dix dollars ? Ce chien est incroyable ! Pourquoi diable le vendez-vous si peu cher ?

– Parce que c’t’un péteux de broue, jamais sorti d’la cour.

Et Gilles a parfaitement raison

Il faut se réjouir de l’arrivée du ministre Simon Jolin-Barrette dans le dossier de la langue au Québec. Quand on l’a vu travailler avec la loi 21 sur la laïcité au Québec, c’est définitivement l’homme de la situation. Celui qui pourrait faire en sorte de renforcir la langue française au Québec qui a grandement besoin de muscle.

Récemment, alors que j’observais les raisons sociales dans mon patelin à La Prairie, je suis tombé sur deux raisons sociales voisines et anglicisées, sur le Chemin de St-Jean.

La première, l’académie préscolaire Kreative Kidz et, la seconde, toute à côté, LEMELZHOUSE
Barbier. C’est devenu la mode et le phénomène prend de l’expansion.

Gilles Proulx, ardent défenseur de la langue française, traite de la question avec son article paru dans le Journal de Montréal d’hier, et qui me rejoint profondément. Évidemment, je ne peux faire autrement que le partager avec vous. Le voici !

NOS PURES LAINES ANGLICISÉES Gilles Proulx

Quoi de plus urgent que la francisation des immigrants ? La refrancisation des pures laines ! Un nombre aberrant de Québécois donnent des raisons sociales à consonnance anglo-américaine à leurs commerces et anglicisent notre visage.

En voyant le ministre Simon Jolin-Barrette prendre le dossier linguistique mal en point, le gouvernement Legault nous a donné l’impression que la ministre responsable de la loi 101, Nathalie Roy, avait été « tassée ».

Après les funérailles du regretté Pierre Nadeau, j’ai parlé à ladite ministre qui ne semblait pas du tout K.-O. Au contraire, elle débordait d’enthousiasme. « Cette fois, on va vous offrir du concret, M. Proulx, malgré toutes les critiques que vous avez pu m’adresser », m’a-t-elle promis, en substance.

INTROSPECTION

J’applaudis l’arrivée de Simon Jolin-Barrette dans le dossier linguistique. Je redoute néanmoins qu’avec lui, on se concentre trop sur la francisation des immigrants et pas assez sur les problèmes ataviques des non-immigrants.

Qui a nommé son bar à Hochelaga le Blind Pig ? Ou son marché gastronomique le Time Out Market ? Pensons aussi au Royalmount qui va « Dix30iser » notre île pas encore assez quétaine. Sortons de Montréal : souvenons-nous que les Sorelois ont choisi de rebaptiser leur Festival de la Gibelotte le… Gib Fest !

On voit bien que les pires ennemis de la francisation, ce sont encore des Québécois.

LA PAILLE ET LA POUTRE

« Je veux bien qu’on parle de francisation des immigrants, ai-je répondu à la ministre Roy. Mais si nos nouveaux venus baignent dans des villes aux vitrines anglicisées, à quoi bon essayer ? »

Toute promotion vigoureuse du français auprès des immigrants doit aussi viser nos « zozos » locaux qui dépersonnalisent et anglicisent nos villes. « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans le tien ? » disait à ce sujet un certain Jésus, du moins si j’en crois un de ses évangélistes.

Un patriote parti trop tôt

Pierre Falardeau nous quittait en 2009. Dix années sont déjà passées et encore aujourd’hui il n’est toujours pas oublié. Ce grand Québécois qui n’avait pas peur des mots aura laissé un héritage culturel hors de prix à toute une communauté fière d’être ce qu’elle est.

Grande amie de Pierre Falardeau, Josée Legault lui a rendu un vibrant hommage, hier, dans sa chronique du Journal de Montréal. Un texte très touchant que je veux partager avec vous aujourd’hui.

PIERRE FALARDEAU, L’HOMME AU GRAND CŒUR Josée Legault

Il y a dix ans aujourd’hui même, Pierre Falardeau nous quittait. À 62 ans, le cancer l’avait emporté loin des siens. Grand cinéaste, brillant auteur et redoutable polémiste, il brassait toutes les cages. Derrière son personnage de « grande gueule » se cachait un esprit fin, un courage d’irréductible et un très grand cœur.

Des Québécois de toutes origines l’aimaient parce qu’il était vrai. Sa soif d’indépendance, pour son peuple et les gagne-petit, suintait d’une intense sincérité. Sa liberté de dire et de créer lui était précieuse. Dans une société bardée de chartres des droits, toute sa vie il a pourtant dû se battre pour la sienne.

Pierre était un homme droit, cultivé, curieux, drôle, passionné et bon. D’où l’entièreté de son œuvre et de ses combats épiques pour l’indépendance, ou encore contre les poltrons de Téléfilms Canada entêtés à tout faire pour l’empêcher de tourner ses films trop « dérangeants ».

CONVERSATIONS ANIMÉES

Pierre, pour moi, c’était l’homme des longues conversations animées. Que ce soit sur l’avenue Mont-Royal – auquel cas, plein de gens se joignaient à la discussion parce que Pierre, c’était Pierre –, ou dans des soupers amicaux chez ses potes.

Pierre, c’est celui qui, apprenant mon diagnostic de cancer, m’avait appelé pour me dire : « Écoute, Josée, tu vas être fatiguée pendant tes traitements. Faque, si tu as besoin que je vienne laver tes planchers, tes fenêtres, n’importe quoi, je vais le faire ! » Pierre, toujours le cœur prêt, toujours terre-à-terre.

Pierre était l’homme de toutes les audaces, même les plus discrètes. Un exemple parmi d’autres. Une fois par semaine, j’allais prendre un martini au Ritz avec un ami. Un moment donné, j’invite Pierre à venir prendre le thé au Ritz. « Es-tu folle ? », qu’il m’a lancé. Après quelques minutes, il s’est ravisé : « Ok ! On va aller manger des p’tits sandwichs pas de croûtes aux concombres. »

NOTRE APRÈS-MIDI AU RITZ

Ce que nous fîmes. Je ne vous dis pas l’effet bœuf de son entrée dans le chic salon du Ritz. Les serveurs nous ont offert la meilleure table. Et vous savez quoi ? Parmi eux se trouvait de grands fans de Pierre. Eh oui, au Ritz. Ils nous ont apporté un superbe service de thé, y compris de délicieux petits sandwichs aux concombres.

On a mangé. On a refait le monde. Sur notre départ, deux dames se sont avancées vers nous : « Êtes-vous Pierre Falardeau ? « Une fois la chose confirmée, elles lui ont dit toute leur admiration et demandé son autographe. Peu après, interloqué par toute l’expérience, Pierre m’a demandé : « Coudonc, as-tu arrangé tout ça avec le gars des vues ? » « Eh non, que je lui ai dit, le monde t’aime. C’est tout. » Pas besoin de vous dire qu’on en a reparlé souvent.

Pour ses funérailles, on m’avait demandé d’être analyste pour la cérémonie diffusée sur LCN. La journée fut éprouvante. Je pensais à ses enfants, ses amis, son amour et complice de toujours, Manon, de même qu’à mes moments privilégiés avec Pierre.

Depuis, le relire, revoir ses films et ses documentaires, c’est le garder vivant pour mieux s’abreuver de son courage. Bonne éternité, cher Pierre.

La leçon de français (61)

LE PRÉSENT DU SUBJONCTIF : ÊTRE AVOIR – VERBES DES 1ER ET 2E GROUPES

Règles

Le subjonctif exprime un doute, un désir, un souhait, un ordre, un regret, un conseil, une supposition… Les verbes au subjonctif sont généralement inclus dans une proposition subordonnée introduite par « que ».

Les verbes être et avoir ont des formes particulières.

Il faut que j’aie de la patience et que je sois attentif.

Il faut que tu aies de la patience et que tu sois attentif.

Il faut qu’elle ait de la patience et qu’elle soit attentive.

Il faut que nous ayons de la patience et que nous soyons attentifs.

Il faut que vous ayez de la patience et que vous soyez attentifs.

Il fait qu’ils aient de la patience et qu’ils soient attentifs.

Pour tous les autres verbes, les terminaisons sont identiques. Au 1er groupe, elles s’ajoutent au radical, au 2e groupe on intercale l’élément « -iss » entre le radical et les terminaisons.

Il faut que j’écoute les consignes et que j’obéisse.

Il faut que tu écoutes les consignes et que tu obéisses.

Il faut qu’elle écoute les consignes et qu’elle obéisse.

Il faut que nous écoutions les consignes et que nous obéissions.

Il faut que vous écoutiez les consignes et que vous obéissiez.

Il faut qu’ils écoutent les consignes et qu’ils obéissent.

Exercices

1- Quels pronoms personnels complètent cette phrase ?

… croyais que … m’appelleriez dans l’après-midi; … n’en fut rien.

A) Tu / nous / elle – B) Il / vous / il – C) Je / vous / il – D) Elle / vous / il

2- Complétez la phrase avec le seul verbe conjugué au présent du subjonctif.

Il serait fâcheux que vous … alors que vous êtes presque arrivées

A) faiblissiez – B) faiblissez – C) faiblirez – D) faibliriez

3- Complétez la phrase avec la forme verbale qui convient.

Je vous quitte car j’… un rendez-vous urgent.

A) ait – B) ai – C) aies – D) aie

4- Quelle proposition complète cette phrase ?

Il est dommage que Kévin …

A) … ne réfléchit pas avant de répondre.

B) … ne réfléchisses pas avant de répondre.

C) … ne réfléchisse pas avant de répondre.

D) … ne réfléchira pas avant de répondre.

5- Quelle est la terminaison correcte du verbe en gras ?

Il est possible que ce chemin about… au bord de la falaise; faites attention.

A) isses – B) isse – C) iras – D) it

6- Quels verbes complètent cette phrase ?

Je … que ce chien n’… pas faim, mais qu’il … soif.

A) pense / a / aies – B) pensait / ait / ait – C) pense / ait / a – D) pense / a / a

7- Quelle est la seule forme verbale en gras qui n’appartient pas à un verbe du 1er groupe ?

A) Il arrive que nous graissions la chaîne de notre vélo.

B) Il arrive que vous disparaissiez.

C) Il arrive que nous laissions notre sac au collège.

D) Il arrive que vous vous baissiez trop vite.

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C – 2) A* – 3) B** – 4) C – 5) B – 6) D*** – 7) B
* On notera que la forme de la 2e personne du pluriel du présent du subjonctif est identique à celle de l’imparfait de l’indicatif.
** On peut opérer une substitution avec un verbe du 3e groupe : « Je vous quitte car j’attends un rendez-vous. » Le verbe est au présent de l’indicatif.
*** Avec le verbe « croire » dans la principale, le verbe de la subordonnée est à l’indicatif.