Le fric aux médecins : il faut colmater la brèche

S’il est un article intéressant qui parle de la rémunération des toubibs du Québec, devenus les mieux payés au monde, c’est bien celui de Jean-Denis Garon, professeur à l’École des sciences de la gestion à l’UQÀM, qui préconise de repenser le débat sur leur rémunération. En effet, nous sommes les CONtribuables qui payons toujours la note pour des services qui sont de plus en plus longs à obtenir.

Il nous renseigne notamment sur les entourloupettes qui permettent aux médecins de bénéficier d’avantages fiscaux importants comme l‘incorporation, sans risques commerciaux.

Il faut définitivement colmater la brèche !

Parue dans les pages ARGENT du Journal de Montréal du 9 septembre dernier, c’est la lecture que je vous propose aujourd’hui.

REPENSER LE DÉBAT SUR LA RÉMUNÉRATION DES MÉDECINS Jean-Denis Garon

Depuis quelques années, les médecins ont perdu beaucoup de points dans l’opinion publique québécoise. C’est plutôt leur rémunération qui fait jaser.

C’est une chose tout à fait saine. En 2017-2018, nos quelque 22 000 médecins ont empoché plus de huit milliards de dollars. On parle donc de plus de 20% du budget de la santé et des services sociaux. Et de 10,4% de toutes les dépenses de programmes du gouvernement québécois.

RATTRAPAGE SALARIAL

Depuis le début des années 2000, la rémunération médicale fait l’objet d’un rattrapage salarial par rapport à la moyenne canadienne. Depuis le gouvernement Landry, seul celui de Pauline Marois s’est engagé à ralentir ce train en marche.

Le débat du rattrapage doit aujourd’hui se fermer. Une analyse statistique présentée par l’Institut du Québec vient de nous le confirmer. En tenant compte du coût de la vie, nos médecins sont les plus gâtés parmi les plus gâtés. Ils sont aussi parmi les mieux payés au monde.

ÉQUITÉ

Le débat doit aujourd’hui se tourner vers les autres aspects de cette rémunération. Parce qu’il n’est pas clair qu’elle soit équitable. Ni efficace, d’ailleurs.

Notre PIB par habitant est inférieur à celui du Canada.

Plusieurs provinces ont ainsi plus de marge de manœuvre que le Québec. Pourquoi utiliser le reste du Canada comme comparatif pour la rémunération de nos médecins ?

Il n’est pas clair que les écarts salariaux avec le reste du Canada ou les États-Unis les feront fuir. Les conditions de pratique aux États-Unis sont rebutantes et immorales pour plusieurs d’entre eux : risques de poursuites, coût des assurances, nature privée du système, la culture.

Pour les médecins francophones, il y a aussi la langue.

Les médecins bénéficient d’avantages fiscaux qui sont hors de portée pour le salarié ordinaire. On leur donne le droit de s’incorporer, ce qui leur procure une flexibilité fiscale normalement réservée aux entrepreneurs.

Connaissez-vous beaucoup d’entrepreneurs qui ne prennent pas de risque d’affaires ? Dont les revenus proviennent d’un client unique… le gouvernement ? Qui se regroupent en fédérations pour négocier leur rémunération avec l’État ?

EFFICACE ?

Les gouvernements des provinces canadiennes se comportent comme des rivaux.

Les provinces de l’Ouest rivalisent pour ne pas que leurs médecins, plus mobiles que les nôtres. Migrent d’une province à l’autre, ce qui faut augmenter la rémunération canadienne moyenne. Le Québec a décidé de suivre ce comportement, avec un peu trop d’ardeur.

En outre, les médecins jouissent d’une liberté professionnelle enviable qui, au moment de facturer la Régie de l’assurance maladie, peut s’avérer très rémunératrice… Le Collège des médecins du Québec n’a pas les ressources pour s’assurer de la pertinence de tous les actes médicaux. La rémunération à l’acte devrait être reconsidérée et mieux encadrée.

Finalement, il existe des disparités importantes entre les spécialités médicales. Ainsi, les mieux payés au Québec sont souvent les radiologistes ou les ophtalmologistes. Est-il possible que des rémunérations individuelles dépassant les 1,8 millions de dollars soient le reflet des problèmes d’incitatifs du système actuel ?

Une évidence de la raison d’être de la loi 21 sur la laïcité

La nouvelle année scolaire vient à peine de débuter, qu’une enseignante voilée de la CSDM décide de porter le signe religieux, faignant de ne pas être au courant de la loi. Elle la défie effrontément ! Derrière cette contestation, il y a définitivement des fanatiques religieux qui veulent mener le combat. Il faut que le gouvernement soit ferme sur l’application de la loi sur la laïcité.

L’histoire qui suit, racontée par Denise Bombardier récemment dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, démontre très bien les agissements insensés d’une classe d’immigrants musulmans fanatiques de leur religion et qui arrivent au pays non pas pour s’intégrer, mais pour s’imposer. On l’a vue récemment en Ontario, où des musulmans ont tenter de faire reconnaître la charia. Il n’en faut pas plus pour comprendre l’importance de la loi 21 et elle doit être appliquée sans réserve et avec fermeté.

UNE FACE SOMBRE DE L’IMMIGRATION Denise Bombardier

Une famille musulmane débarquée au Canada en 2016 et comprenant dix enfants avait décidé de marier une de ses filles âgées de 15 ans à un coreligionnaire. Dès 2018, la DPJ intervient à la suite de deux signalements pour abus physiques et psychologiques.

En 2019, l’adolescente fuit le domicile familial et se réfugie chez des voisins. Ses parents et son « fiancé » tentent de reprendre l’enfant, et la police doit intervenir dans la maison des voisins.

La jeune musulmane déclare aux autorités qu’elle refuse de se marier ave celui qu’elle n’aime pas et qui la manipule. Il lui interdit de se maquiller, décide de ses sorties, l’empêche de parler aux inconnus et l’oblige à porter le hijab. Tout cela avec l’assentiment de ses parents.

Mais nous sommes au Québec et ces nouveaux immigrants n’ont à l’évidence pas accepté les valeurs de leur société d’accueil.

NOUVELLE RÉALITÉ SOCIALE

L’adolescente apeurée, accusée par ses parents de déshonorer sa famille, demande à être hébergée en famille d’accueil. Ce à quoi consent le juge du tribunal de la jeunesse, qui ordonne son placement jusqu’à sa majorité. D’ailleurs, le juge n’a rien cru des témoignages des parents. Le tribunal retient que la jeune fille était forcée de se marier contre sa volonté, contre le respect de la loi et contre son droit à la liberté.

Ce triste événement fait partie de la nouvelle réalité sociale du Québec et met en lumière la nécessité de la loi sur la laïcité. Cette jeune musulmane, courageuse et téméraire, se serait-elle confiée à une enseignante voilée ? Aurait-elle eu confiance en une policière voilée ? Et aurait-elle accepté de témoigner devant une juge recouverte de ce signe ostentatoire ?

La laïcité définit notre identité. Elle est soutenue aussi par une majorité d’immigrants à qui elle permet de vivre une liberté nouvelle. Cette adolescente courageuse en est l’incarnation.

Et si on parlait sexe…

Le sexe, appareil génital comme tel, n’a pas de grosse différence anatomique à travers tout ce qui vit. Un pénis demeure un pénis, tout comme un vagin demeure un vagin.

Cependant, l’usage qu’on en fait ou son utilité varie énormément entre les peuples et tout ce qui vit et respire sur cette terre. Voici quelques découvertes…

JURISPRUDENCES ÉTONNANTES

Au Liban, les hommes peuvent, par la loi, avoir des rapports sexuels avec des animaux, du moment que ce sont des animaux femelles. Avoir des rapports sexuels avec des animaux mâles est un délit puni de mort.

Au Bahreïn, la loi autorise un médecin de sexe masculin à faire un examen gynécologique à une femme. Mais il ne peut regarder directement les organes génitaux de sa patiente. Il peut seulement les voir dans un miroir.

Il est interdit aux musulmans de regarder les parties génitales d’un cadavre, ce qui vaut également pour les croque-morts. Les organes sexuels des défunts doivent toujours être recouverts d’une brique ou d’un morceau de bois.

En Indonésie la masturbation est punie par la décapitation.

À Guam, une loi de cette île stipule qu’une vierge ne peut pas se marier. Il y a donc des hommes dont le travail à plein temps consiste à courir la campagne pour déflorer les jeunes vierges, qui paient le privilège de connaître un homme pour la première fois.

À Cali, en Colombie, une femme ne peut avoir des rapports sexuels qu’avec son mari. La première fois, cependant, la mère de la femme doit être présente dans la pièce.

MAINTENANT, QUELQUES INFOS POUR LE PLAISIR

L’orgasme d’un porc dure 30 minutes.

En se tapant la tête contre le mur on consomme 150 calories à l’heure.

Les êtres humains, les bonobos et les dauphins sont les seules espèces qui pratiquent le sexe pour en tirer du plaisir.

Le muscle le plus fort de l’organisme est la langue !

Certains lions s’accouplent plus de 50 fois par jour.

Chez le papillon le sens du goût se trouve dans les pattes.

L’œil de l’autruche est plus grand que son cerveau.

Les étoiles de mer n’ont pas de cerveau.

Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

C’est aujourd’hui la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, et pour l’occasion, j’ai pensé publier le texte qui suit pour s’arrêter un instant et réfléchir à cette triste réalité qui nous tue comme un feu de braises. La connaître un peu mieux parce que personne n’est à l’abri de cette calamité. Vous avez un proche, un parent, un ami, une connaissance qui en souffre, ayons une pensée pour lui, pour elle, en cette journée spéciale.

LES CAUSES DE L’ALZHEIMER

L’Alzheimer est un genre de démence. Le terme « Alzheimer » est souvent confondu avec un type plus général de démence, mais ce n’est pas exact. Avec la maladie d’Alzheimer, il y a effectivement de la démence, mais toutes les personnes atteintes de démences ne souffrent pas de la maladie d’Alzheimer. La maladie d’Alzheimer est un syndrome qui est de nature dégénérative, ce qui signifie qu’il empire avec le temps. Il y a un déclin continu des fonctions cérébrales.

Certaines protéines appelées plaques et nœuds se déposent dans le cerveau. Ces protéines empêchent la communication entre les cellules nerveuses, qui peuvent affecter la mémoire. Il n’existe pas de preuve scientifique reconnaissant que ces protéines engendrent la maladie d’Alzheimer. Cependant, avec l’ensemble d’une pression artérielle élevée et un fort taux de cholestérol, les risques de développement de cette maladie augmentent. La cause exacte de cette maladie reste encore inconnue.

SYMPTÔMES

Un aspect important de cette maladie est qu’elle démarre lentement et empire avec le temps. Il existe plusieurs symptômes qui vous aideront à reconnaître la maladie d’Alzheimer :

Perte de mémoire : C’est le symptôme le plus courant. Les gens commencent à avoir du mal à retenir de nouvelles informations. Ils commencent à oublier des choses concernant des évènements récents, des conversations, par exemple. Des problèmes de lecture, pour parler, écrire et compter commencent à surgir également.

Fonctions cognitives : La capacité de penser, juger/décider et comprendre est lentement perdue. Prendre des initiatives et agir indépendamment commence à devenir difficile. Les compétences sociales commencent à dégénérer et les personnes commencent à être déboussolées à propos du temps et/ou des lieux.

Perdre le sens des réalités : Les patients d’Alzheimer peuvent commencer à devenir méfiants ou paranoïaques. La moitié de tous les patients ont des illusions : des croyances qui ne correspondent pas à la réalité. À cause de la paranoïa et des suspicions, les patients peuvent penser qu’on les a volés ou que leurs soignants ou partenaires leur mentent. Les hallucinations sont aussi un symptôme commun.

Problèmes avec les activités de la vie quotidienne : Les activités qui ont été des choses tout à fait naturelles sont désormais réalisées avec difficulté et maladresse. En même temps, les relations sociales communes peuvent rester intactes pendant une longue période. C’est pourquoi, le monde extérieur pourrait penser que tout va bien.

TRAITEMENT

Il n’existe encore aucun traitement contre la maladie d’Alzheimer, mais il existe certains médicaments et thérapies qui peuvent aider à simplifier un peu plus la vie des patients. Il existe des traitements qui inhibent une maladie d’Alzheimer prématurée, mais les opinions sur ces derniers sont divisées. Plusieurs médecins affirment que les effets secondaires de ces médicaments sont plus importants que l’effet inhibitoire sur cette maladie cérébrale.

La thérapie est principalement axée sur le soutien et l’orientation, et sur la question : « Comment s’assurer que le patient se sent à l’aise et en sécurité ? » L’objectif est de s’assurer que les patients peuvent vivre chez eux le plus longtemps possible. Il est dit que les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer vivent mieux lorsqu’elles restent chez elles.

Les vapoteurs : mise en garde

Des produits achetés dans la rue seraient dangereux.

AFP | Les autorités sanitaires ont appelé les Américains, en particulier les jeunes, à ne pas utiliser d’ingrédients achetés dans la rue, à commencer par du cannabis, dans les cigarettes électroniques, en raison de mystérieuses maladies pulmonaires apparemment liées au vapotage.

Le nombre de personnes souffrant de ces maladies pulmonaires graves à atteint 215, réparties dans 25 États aux États-Unis, ont annoncé les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Un décès a même été constaté, fin août.

Les enquêteurs n’ont ni identifié de marque ni de produit spécifique ayant causé ces maladies, qui se manifestent en toux, essoufflement, douleurs de poitrine, parfois vomissements et diarrhées.

ATTENTION DANGER

Mais dans « de nombreux cas », des substances au cannabis avaient été utilisées par le malade.

Les vapoteurs sont appelés à ne pas acheter de recharges ou de liquides dans la rue, notamment au THC, la substance psychoactive du cannabis.

Ils « ne doivent pas modifier les produits de cigarettes électroniques ou leur ajouter des substances qui ne sont pas prévues par le fabricant », ont averti les CDC et la Food and Drug Administration (FDA) dans un communiqué.

« Indépendamment de l’enquête en cours, les produits de cigarettes électroniques ne doivent pas être utilisés par les jeunes, les jeunes adultes, les femmes enceintes et les adultes qui ne consomment actuellement pas de tabac », rappellent les autorités.

POLITIQUE FERME

Le vapotage consiste à inhaler des vapeurs créées par le chauffage à haute température d’un liquide à l’intérieur de la cigarette électronique. Si la nicotine est la norme, l’usage du cannabis se répand.

Les autorités américaines s’alarment en particulier de la popularité du vapotage chez les adolescents et ont engagé une politique de fermeté contre les fabricants pour faire respecter l’interdiction de vente aux moins de 18 ou 21 ans, selon les États.

Le leader du marché américain, Juul, est sous le coup d’une enquête de l’agence fédérale de protection des consommateurs pour ses pratiques marketing.

Une mascarade écologique

Visuellement menée par une jolie adolescente suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, le voyage qui l’a transporté en bateau de la suède jusqu’à New York, s’avère une grande mascarade écologique.

Comment à seize ans peut-on être aussi portée vers l’écologie non polluante, si ce n’est qu’être poussé par des adultes beaucoup plus connaissant de la chose mais avec un pouvoir de séduction et de promotion moins évident. Quand on prend connaissance des à-côtés de l’expédition, on est loin de l’écologie pure et l’avion demeure un incontournable. Ça ressemble étrangement à une opération de relations publiques.

Mario Dumont y allait de son opinion arrêtée le 30 août dernier dans les pages du Journal de Montréal. Une opinion qui justement met bien en évidence toute l’organisation qui s’agite autour de Greta. Ce qu’on ne voit pas et surtout qu’on n’ébruite pas trop… c’est justement l’avion entre autres. Il va sans dire que je seconde entièrement cet article que je partage avec vous aujourd’hui.

GRETA ET NOUS… MENÉS EN BATEAU Mario Dumont

La jeune militante écologiste Greta Thunberg est arrivée par voilier à New York hier, après une traversée de l’Atlantique « sans émission de carbone ». Elle vient sur notre continent pour participer au sommet mondial de l’ONU sur le climat, à la fin septembre.

On ne peut reprocher à une jeune fille d’être conscientisée aux enjeux de société et encore moins lui reprocher d’être une militante engagée. On peut même fermer les yeux sur certaines contradictions dans le discours de celle qui semble porter candidement la voix de sa génération.

SAUF QUE…

Sauf que je mets un cran d’arrêt à une opération immense de relations publiques, qui dépasse la jeune fille et qui semble destinée à nous prendre pour des nonos.

Greta est arrivée en voilier. Quelques médias ont relayé sans nuance qu’elle a fait un voyage « zéro émission de carbone ».

Soyons sérieux : ce voilier de course a été construit avec des matériaux ultra polluants. Pas pour apporter des denrées aux populations pauvres, mais pour pratiquer une forme de course de voiliers qui s’adresse aux multimillionnaires. Les navigateurs qui accompagnaient Greta retournent en avion et un autre équipage va arriver à New York en avion pour prendre en charge le voyage de retour.

Plus loufoque, la jeune militante affirme ne pas savoir par quel moyen de transport elle va retourner chez elle en Suède. Jouons aux devinettes ! En oui ! Je pense qu’elle va rentrer à la maison en avion.

Elle ne le dit pas maintenant. Son père le sait. Ses responsables des relations publiques le savent. Est-ce qu’elle sait et ment pour préserver son image ? Ou on la garde dans l’ignorance elle-même ? Dans un cas ou dans l’autre, ÉNORME malaise.

TOUS LES AUTRES EN AVION

Tout est absurde dans cette histoire de voilier. D’abord, l’opération totale aura généré plus de déplacements en avion que si elle avait fait un simple aller-retour avec son père dans un siège en classe économique.

Ensuite, elle vient participer à un sommet où les centaines de participants de partout au monde se seront tous déplacés en avion. Pour pousser sa logique au boycottage de l’avion polluant, il aurait fallu réclamer la fin de ces rencontres internationales et proposer qu’elle se tiennent par vidéoconférence.

Aussi sincère que soit son militantisme, Greta est prisonnière de la logique en cul-de-sac. Pour faire son voyage en voilier, elle a dû s’associer à la richissime famille de la princesse Caroline de Monaco. Eux aussi profitent de son image, à grands frais. Cette solution n’est d’aucune façon accessible au commun des mortels.

Greta amplifie le problème qui est au cœur des changements climatiques. Politiciens, compagnies, organismes, tout le monde joue à fond la carte des changements climatiques pour améliorer son image. Pendant ce temps, on offre peu de solutions concrètes et applicables pour les gens ordinaires.

J’ai hâte de voir le nombre de médias qui seront à l’aéroport le jour de son vol de retour…

La leçon de français (60)

LE PRÉSENT DU CONDITIONNEL : VERBES DU 3E GROUPE

Règles

Au présent du conditionnel, pour les verbes du 3e groupe, les modifications du radical sont les mêmes que pour le futur simple. Quant aux terminaisons, elles sont identiques à celles des verbes des autres groupes.

VOULOIR je voudrais

DORMIR tu dormirais

COURIR elle courrait

CUEILLIR Nous cueillerions

VENIR vous viendriez

TENIR ils tiendraient

FAIRE je ferais

ACQUÉRIR tu acquerrais

VOIR elle verrait

POUVOIR nous pourrions

DEVOIR vous devriez

SAVOIR ils sauraient

Astuce ! Pour les verbes qui doublent le « r » au présent du conditionnel, il ne faut pas confondre l’imparfait de l’indicatif et le présent du conditionnel.

Dans sa jeunesse, M. Diagana courait vite. (Imparfait)

S’il s’entraînait, Christophe courrait plus vite. (Conditionnel présent)

Attention ! Bien que du 1er groupe, les verbes envoyer et renvoyer modifient leur radical au conditionnel : j’enverrais un signal.

Exercices

1- Quel verbe complète cette phrase ?

Pascal pense qu’il … que les vacances soient plus longues.

A) fallu – B) faudrait – C) faux – D) faille

2- Complétez avec la forme verbale qui convient.

Qu’…-il des éléphants s’ils n’étaient pas protégés ?

A) adviendrait – B) advenait – C) adviendraient – D) advenaient

3- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Il se murmure que ce savant détiendrait une formule secrète.

A) présent du conditionnel / futur simple

B) présent de l’indicatif / futur simple

C) présent de l’indicatif / imparfait de l’indicatif

D) présent de l’indicatif / présent du conditionnel

4- Complétez la phrase avec la seule proposition qui convient.

Si vous lisiez mieux la question, … .

A) vous pouvez répondre – B) vous pourriez répondre

C) vous pourrez répondre – D) vous pouviez répondre

5- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

Si tu … le fin mot de l’histoire, tu … surprise.

A) savait / serait – B) savais / serai – C) sait / sera – D) savais / serais

6- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

Les délégués de classe … que le principal les … dans la matinée.

A) crurent / recevras – B) croyait / recevraient

C) croyaient / recevrait – D) crurent / reçut

7- Quels verbes complètent cette phrase ?

Même si je … la fin de l’histoire, je ne te … rien.

A) connaissais / dirais – B) connaissait / dirait

C) connais / disent – D) connus / dit

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) A* – 3) D – 4) B** – 5) D*** – 6) C**** – 7) A*****
* Le verbe doit être conjugué à la 3e personne du singulier du présent du conditionnel.
**Comme le verbe de la subordonnée est à l’imparfait, le verbe de la principale est au conditionnel.
*** Les deux verbes doivent être conjugués à la 2e personne du singulier.
**** Le premier verbe doit être conjugué à la 3e personne du pluriel et le second à la 3e personne du singulier.
***** Les deux verbes doivent être conjugués à la 1re personne du singulier

Des batteries recyclables pour les voitures électriques

Enfin, on pourra recycler les vieilles batteries des autos électriques, ici même au Québec. On pourra probablement vivre une baisse des prix pour renouveler sa vieille batterie. Lorsqu’on discute avec des sceptiques, c’est une question qui revient constamment : la batterie !

Il ne faut pas oublier que lorsque le moteur d’une automobile qui fonctionne à l’essence rend l’âme, on a deux choix, envoyer sa bagnole à la ferraille et s’en acheter une autre, ou on achète un moteur neuf. Dans les deux cas, le déboursé est assez important pour se comparer à la batterie d’un véhicule électrique. Quoi qu’il en soit, c’est un pas important qui rehausse et incite l’achat d’un véhicule électrique.

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LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.

SEUL MON COMMENTAIRE, EN PRÉAMBULE ET S’IL Y A LIEU, A ÉTÉ CONSERVÉ.

VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.

L’avenir sombre de feu Air Transat

L’acceptation de la transaction d’Air Canada qui a avalé Air Transat sera une simple formalité. On dit que le temps arrange les choses et c’est ce qui va se passer au terme de plusieurs mois de tergiversations… les jours sombres pour les consommateurs vont apparaître. Quand j’ai appris que la FTQ et la Caisse de dépôts et placements du Québec, avaient voté pour la transaction, j’ai eu des nausées.

Tout ce que je pense des lendemains de cette transaction qui n’a fait que des actionnaires millionnaires, Yves Boisvert l’a écrit dans son article du 24 août dernier dans La Presse+, et c’est ce que je veux partager avec vous.

LES PROMESSES EN L’AIR D’AIR CANADA Yves Boisvert

Air Canada avale un de ses rares concurrents, mais que les passagers et les employés se rassurent et que les économistes récrivent leurs théories : le consommateur va triompher et on va même créer des emplois !

C’est ce qui était écrit dans le communiqué du transporteur hier, après le vote des actionnaires d’Air Transat favorable à la vente du transporteur québécois.

« Nous allons bâtir un regroupement supérieur à la somme de ses parties », a déclaré le président d’Air Canada, Calin Rovinescu. L’homme est d’une bonne humeur évidente devant ce résultat, mais peut-être aussi grâce à la vente d’une série d’options lui ayant rapporté 52 millions il y a deux semaines (l’action d’Air Canada s’est beaucoup appréciée depuis les rumeurs de transaction).

Les actionnaires d’Air Transat font une excellente affaire et ont sauté sur l’offre bonifiée. On n’ira pas les blâmer. Les temps étaient difficiles. Pour Air Canada, l’accès à une flotte d’appoint et la disparition d’un concurrent sont stratégiquement non négligeables. On n’est pas si cons, on a compris.

Là où je décroche tel un Boeing 737 MAX, c’est quand on nous promet des lendemains glorieux pour les consommateurs et pour les employés.

Évidemment que ce n’est pas vrai.

Oui, je parle de vous, le client de Rouge. Celui qui a encore une marque sur le bord de la tête laissée par le mauvais sandwich qu’il a eu l’imprudence de commander et qu’on lui a garroché. Vous, la cliente qu’on a extirpée de son siège à l’aide de pinces de désincarcération.

Savez-vous quoi ? La même administration va s’occuper de Transat. Vous êtes contents ?

On nous annonce que la marque « Transat » sera conservée. Je pense bien ! Ça ne prend pas des génies du sondage et du focus group pour savoir quelle société a la meilleure réputation…

***

Non seulement des jours meilleurs attendent le voyageur québécois, d’après M. Rovinescu, mais cette transaction se fera « tout en procurant également une plus grande sécurité d’emploi aux salariés des deux sociétés grâce à des perspectives de croissance accrues ».

Je comprends qu’on aura besoin du même nombre de pilotes et d’agents de bord, à supposer qu’on conserve tous les vols (ça aussi, c’est à voir…).

Mais depuis quand fusionne-t-on des sociétés sans faire de compressions dans les sièges sociaux ?

Notez bien la rédaction : ce n’est pas la fusion qui créera la sécurité d’emploi. Ce sont les « perspectives de croissance accrues »…

***

Revenons aux clients.

« Les voyageurs, déclare M. Rovinescu, pourront profiter des moyens améliorés des sociétés sur le marché hautement concurrentiel du voyage d’agrément à l’échelle mondiale, de l’accès à de nouvelles destinations, de correspondances accrues ainsi que de vols plus fréquents. »

Attendez un peu.

Les gens de Transat nous disent qu’ils peinent à dégager un profit sur plusieurs destinations, Sud ou Europe. Et là, Air Canada nous fait miroiter de nouvelles destinations ? Sans rien couper et sans augmenter les prix ?

Il est trop fort, le Calin.

M. Rovinescu continue : « Les consommateurs et l’économie québécoise bénéficieront grandement de la présence à Montréal d’un champion mondial axé sur la croissance dans le domaine de l’aviation, le secteur le plus international du monde, le tout créant des emplois et accentuant la réputation de la métropole en tant que centre d’aviation mondial de premier plan. »

Oh, ma gang de chanceux de Québécois, vous autres ! Pensez un peu : le secteur… le plus international… du monde ! De toute, toute, toute le monde ! Chez nous à Montréal !

Suis ému.

***

Les communiqués des sociétés cotées en Bourse finissent comme les publicités américaines de médicaments.

Vous savez, quand on vous dit : achetez tel médicament contre le mal de tête pendant 21 secondes ? Et que les neuf secondes suivantes, l’annonceur parle moins fort et très, très vite pour énumérer tous les dangers du médicament pour les gens qui ont mal aux genoux, les gauchers, les cyclistes, ceux qui éternuent sans raison, les chauves, les ébénistes, pour qui ce médicament entraîne des risques d’insomnie et parfois la mort au terme d’atroces douleurs ?

Eh bien, les communiqués de sociétés « publiques », c’est pareil. Elles sont obligées de faire ce type de mise en garde qui défont toutes les belles phrases que vous venez de lire au sujet des lendemains glorieux.

Ainsi, après les citations mirobolantes de M. Rovinescu, on peut lire ces phrases très honnêtes : « Le présent communiqué contient des énoncés prospectifs au sens de la législation applicable sur les valeurs mobilières. Comme, de par leur nature, les énoncés prospectifs partent d’hypothèses, y compris celles décrites ci-dessous, ils sont sujets à d’importants risques et incertitudes. Les énoncés prospectifs ne sont donc pas entièrement assurés, en raison, notamment, d’éventuels événements externes et de l’incertitude générale qui caractérise le secteur. Les résultats réels peuvent donc différer sensiblement des résultats évoqués dans ces énoncés prospectifs du fait de divers facteurs. »

Ah, les sacrés événements externes ! L’incertitude générale qui caractérise le secteur ! Tellement vrai, tout ça.

C’est à se demander comment le Calin a pu nous faire toutes ces belles promesses. Promesses, j’allais dire en l’air, à la lumière de la mise en garde suivante : « Air Canada n’a ni l’intention ni l’obligation d’actualiser ou de réviser ces énoncés à la lumière de nouveaux éléments d’information ou d’événements futurs ou pour quelque autre motif, sauf si elle y est tenue par la réglementation en valeurs mobilières applicable. »

Bon voyage, tout le monde.

50 ans de pur plaisir musical

C’est un secret de Polichinelle, mon amour de la musique. Tous mes instants de loisirs sont consacrés à cette activité en solo et avec mon groupe Boomerang. On joue de tout, pour s’amuser, faire danser, se rappeler et rejouer les grands succès des années 40 à ce jour. Dieu sait combien cette époque regorge de succès millionnaires.

Un groupe fêtait en août, son cinquantième anniversaire d’existence et c’est le groupe SANTANA, du nom de son soliste Carlos Santana. Cédric Bélanger en a fait le sujet de son article dans les pages du cahier Weekend du Journal de Montréal du 24 août dernier. Étant amateur de ce groupe musical avec ses grands succès comme Black Magic Woman, Oye Como Va et Evil Ways entre autres, je voulais le partager avec vous qui êtes peut-être aussi des adeptes du son particulier de Carlos Santana. Le voici.

LE MOIS HALLUCINANT DE SANTANA
Cédric Bélanger

Il y a cinquante ans, le guitariste américano-mexicain Carlos Santana connaissait un gros mois d’août. Après une prestation mémorable à Woodstock, le 16, il présentait le premier album du groupe qui porte son nom, le 30. La carrière d’un des plus redoutables guitaristes de l’histoire du rock and roll était lancée.

Si on veut y aller d’un clin d’œil facile, mais ô combien de circonstance, on peut même parler d’un mois d’août hallucinant pour Santana.

Pourquoi hallucinant ? Parce que le guitariste, a-t-il relaté récemment dans une entrevue accordée au New York Times, a donné son célèbre concert à Woodstock sous l’effet de la mescaline que lui avait offerte Jerry Garcia, des Grateful Dead, à son arrivée sur le site, au début de l’après-midi.

Croyant que son groupe allait jouer durant la nuit suivante et que l’effet de la drogue se serait évanoui, Santana a ingurgité la mescaline pour apprendre ensuite qu’il devait monter sur scène deux heures plus tard.

« J’hallucinais sur la scène. Mon langage corporel le prouve. Je luttais avec ma guitare. Pas de manière conflictuelle, mais comme un surfer, je luttais pour maintenir un équilibre. »

DES SOUVENIRS MERVEILLEUX

Dopé ou pas, Santana avait quand même profité au maximum de cette vitrine exceptionnelle. Encore aujourd’hui, la prestation de son groupe, le seul débarqué à Woodstock sans avoir fait paraître au préalable au moins un album, est considérée comme une des plus marquantes du célèbre rassemblement musical.

Santana en avait profité pour déballer sept des neuf titres de ce fameux premier album finalement lancé deux semaines plus tard. L’interprétation vers la fin de sa prestation, alors qu’il avait réussi à dompter l’effet de la drogue, de Soul Sacrifice avait particulièrement marqué les esprits. En quelques minutes, Santana était devenu un grand nom du rock.

De cette journée, le vétéran musicien préfère se rappeler l’ambiance qui régnait sur le site.

« C’était une chose merveilleuse et je vais m’en souvenir jusqu’à ce que je quitte cette planète. Comment les gens peuvent se rassembler dans l’unité et l’harmonie, j’en ai été témoin avec mes yeux et mon cœur. Pas de bagarres. À partager du granola ou une couverture. J’ai vu que les humains peuvent coexister dans la bienveillance. »

EVIL WAYS, LE FEU DE LANCE

Malgré l’élan donné au groupe par leur concert à Woodstock, le premier extrait de son album, Jingo, n’a pas obtenu le succès escompté. Il a fallu attendre le second single Evil Ways, sorti en décembre 1969, pour que Santana se hisse pour la première fois dans le top dix aux États-Unis.

Originaire de San Francisco, le sextuor avait concocté un son unique en son genre, pour l’époque, en insérant dans son blues-rock d’évidentes influences jazz, latines et même des rythmes africains.

Santana a cimenté son statut de star du rock dès l’album suivant. Sorti en septembre 1970, Abraxas comprenait alors des reprises de Black Magic Woman et Oye Como Va qui allaient devenir des classiques de son répertoire.

Un grand chapitre de la riche histoire du rock était en train de s’écrire.

Le groupe Santana a lancé son vingt-cinquième album, Africa Speaks, en juin. La formation est actuellement au cœur d’une tournée qui souligne les vingt ans de la sortie de son album qui lui a valu son plus grand succès commercial, Supernatural.

Un autre exemple de la folie religieuse

La folie religieuse peut nous mener directement à la mort, dans des souffrances atroces.

Voici l’histoire sordide, racontée par Francine Laplante, accompagnatrice, et publiée dans La Presse+ du 22 août dernier.

SOUFFRIR AU NOM DE DIEU Francine Laplante

« J’ai vu dans ses yeux l’espoir : le désir de déjouer le verdict et l’amour de la vie », confie Francine Laplante.

À ce jour, j’ai accompagné plus de 40 enfants et jeunes adultes jusqu’à leur dernier souffle. Plusieurs sont morts dans mes bras. Croyez-moi, ce n’est pas une donnée qui honore mon implication. Chaque mort revêt un immense sentiment d’échec.

À la fin du mois de juillet dernier, j’ai perdu mon amie des Antilles. Une belle grande jeune fille qui était entrée dans ma vie il y a deux mois à peine. Elle était condamnée, un maudit cancer avait pris le contrôle de son corps deux ans plus tôt.

Dès notre première rencontre, je suis tombée amoureuse de ma nouvelle protégée, qui n’était pas encore hospitalisée. La chimie a opéré immédiatement entre nous deux. J’ai vu dans ses yeux l’espoir : le désir de déjouer le verdict et l’amour de la vie.

J’ai embarqué tête première dans cette nouvelle histoire d’amour en connaissant très bien la fin, même si personne ne connaissait le moment exact. J’ai pleinement vécu avec elle tous les instants en portant mon attention sur le moment présent.

MOMENTS DE COMPLICITÉ

Car il y avait ce besoin de s’imprégner de bonheur, de sagesse et de résilience. Je me suis consacrée à faire briller ses yeux et faire battre son cœur chaque jour un peu plus fort. Puisque son état s’est détérioré, il y a alors eu une hospitalisation. Mes visites étaient presque quotidiennes. J’entrais dans sa chambre, elle me tendait la main et nous passions de longs moments en silence dans cette complicité.

Pendant cette courte période, j’ai développé une très belle relation avec sa maman et sa fratrie. Dieu était évoqué régulièrement, mais rien de choquant ni de troublant. Je voyais également à quel point la communauté chrétienne était présente dans le quotidien de la famille ; cependant, mon amie semblait sereine et heureuse.

Et il y a eu ce tournant lorsque les médecins ont annoncé à la famille qu’ils ne pouvaient plus rien pour elle. Le sort de ma douce amie était remis entre les mains de Dieu…

Cela signifiait que la famille serait désormais très réticente à ce que les médecins la soulagent adéquatement. Même si j’avais la conviction que la famille se trompait et que nul n’avait le droit de la faire souffrir, je n’avais aucun droit de contester.

Quand mon amie, sa mère et moi nous trouvions seules dans la chambre de l’hôpital, tout allait bien. Inversement, dès que la communauté entrait dans le décor, rien n’allait. Malheureusement, c’était le jour et la nuit. La communauté religieuse régnait sur la maman et mon amie. Elles étaient dominées.

Au cours de la dernière journée de vie de mon amie, je suis restée avec elle; sa maman était partie.

Puis, une dame est entrée dans la chambre. Elle était très élégante, c’était une amie de la communauté. Elle s’est penchée vers mon amie et lui a demandé si elle voulait qu’elle lui « fasse la lecture ».

Mon amie n’avait même plus la force de répondre tellement elle était faible et souffrante, mais la dame a interprété ses moindres balbutiements comme un « oui ». Elle a sorti un livre noir de son sac à main ; c’était la Bible. Elle a lu des dizaines de passages à voix haute en insistant sur le fait que Dieu est le seul à décider, qu’il est le seul à avoir le pouvoir de faire un miracle et soulager ses souffrances.

Mon amie avait peine à respirer, mais la dame persistait pour qu’elle réagisse et fasse signe de la tête en guise d’accord. J’étais complètement déconcertée et surtout terriblement impuissante.

Lorsqu’elle a terminé sa lecture, je lui ai demandé quelle était sa profession… elle m’a dit qu’elle travaillait dans deux grands hôpitaux de Montréal et qu’elle était en charge de la formation. Je me rappelle m’être dit que cette femme était un vrai danger public.

Elle a quitté la chambre et je suis restée seule avec la grand-mère maternelle. Durant tout l’après-midi, je l’ai entendue répéter haut et fort au-dessus de mon amie : « Dieu est plus puissant que les médicaments, n’est-ce pas, ma fille ? Dieu voit tout, n’est-ce pas, ma fille ? Dieu sait tout, n’est-ce pas, ma fille ? Le Seigneur peut faire des miracles, n’est-ce pas, ma fille ? C’est lui qui a le dernier mot, n’est-ce pas, ma fille ? »

Durant ce temps, mon amie était à l’agonie et la maman était absente.

L’équipe médicale et moi avons insisté auprès de la mère par téléphone pour qu’elle donne son consentement à une injection de médicament pouvant la soulager. Elle a finalement dit oui ! La grand-mère était outrée et elle a appelé le pasteur.

Je n’ai rien compris de la conversation, puisqu’ils parlaient une langue que je ne maîtrise pas. Ma protégée s’agitait dans son lit, c’était insoutenable.

La maman est revenue, je suis sortie de la chambre pour la laisser seule avec sa fille et sa mère et j’ai entendu : « Médecins veulent donner médicaments, mais Dieu est plus fort. » Puis, un peu moins de 15 minutes plus tard, ma douce amie est morte dans la souffrance.

INDIGNÉE

Les jours suivant sa mort, j’ai exprimé mon indignation à l’un des membres de l’équipe médicale : « Le système, je dirais même la société avait laissé tomber cette enfant en la laissant entre les mains de cette communauté chrétienne. » Le système a laissé un vide que le fanatisme a investi.

J’ai assisté aux funérailles. J’étais la seule Blanche parmi 350 personnes et je me sentais étrangère, non pas par la différence ethnique, mais par le culte du religieux délirant. Puis, le pasteur a prononcé les prétendues dernières paroles de ma belle amie. Elle avait supposément dit juste avant de mourir : « Ah, maman, maman ! Je vois Dieu qui vient me chercher ! »

J’étais outrée. « Mais ce ne sont que des mensonges », me suis-je dit ! Elle ne pouvait plus prononcer un seul mot ! Elle n’était que souffrance !

C’était la première fois que j’étais confrontée à tant de fanatisme dans le cadre de mes accompagnements. J’ai été déstabilisée et profondément choquée. En lisant le reportage « Dieu guérira ton cancer », j’ai senti le sang glacé dans mes veines. Je ne veux pour rien au monde qu’un enfant puisse terminer ses jours dans la souffrance au nom de Dieu !

Salmigondis

LE G7 ENFIN TERMINÉ

Cette réunion bidon qui coûte des millions $ s’est terminée le mois dernier en France. Ces rassemblements de bouffons, principalement Donald Trump et son air de beu hautain, sont de moins en moins crédibles.

Robert, un ami musicien, m’a fait parvenir une statistique éloquente sur le PIB moyen des 7 pays concernés, qui ne cesse de décliner depuis les 30 dernières années :

1989 : 51 %

1999 : 44 %

2009 : 35 %

2019 : 29 %

Une preuve évidente de tenir une telle rencontre qui ne sert qu’à dépenser de l’argent qui devrait être mieux dépensé dans ce qui en vaut vraiment la peine.

LE TEXAS REVIENT À L’ÉPOQUE DU FAR-WEST

Donald Trump l’a dit; « Ce ne sont pas les armes qui posent problèmes au États-Unis, ce sont les maladies mentales qui sont responsables de ces tueries de masse. » Brillant comme réflexion mais ces mêmes malades mentaux peuvent acquérir ces armes aussi facilement que faire son épicerie.

La dernière tuerie au Texas a déjà fait 7 morts et 22 blessés. Pour contrer ce fléau, CNN rapportait la nouvelle qu’en date du 1er septembre, les lois sur les armes à feux sont plus souples et les citoyens du Texas peuvent désormais; apporter une arme à l’école, tant qu’elle demeure dans leur voiture; entreposer des armes en maison d’accueil; garder une arme dans leur logement, malgré l’opposition de leur propriétaire; aller à l’église ou dans tout autre lieu de culte avec leur arme et se déplacer avec une arme à feu lors de désastre ou de catastrophe naturelle, même sans permis. Édifiant !

Alors si vous tenez à la vie, évitez le Texas qui revient au temps des cowboys !

WALMART, LA DOUCE

Ainsi donc, après les dernières tueries au Texas qui ont fait près de 30 décès, les Walmart de cet État, ne vendront plus de munitions pour les armes semi-automatiques. Wow ! Tout un changement ! Et personne n’a pensé interdire la vente d’armes à feu, et tout ce qui tire des balles. Non, c’est beaucoup trop !

Walmart la douce a, et je cite, « demandé à ses clients de s’abstenir de déambuler dans ses enseignes avec des armes à feu à la vue de tous, dans les États où il est autorisé de les porter de manière visible. Évidemment, la National Rifle Association (NRA) a réagi à cette décision en disant regretter que Walmart « succombe à la pression des élites anti-armes ». Définitivement, c’est l’anarchie.

EMBAUCHE : EXCELLENTE INITIATIVE D’UN PATRON DE BAR

Le patron d’un bar de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent, fait appel à ses clients pour trouver de la main d’œuvre. Il offre un incitatif financier à celui ou celle qui lui trouvera des serveuses. « Je leur dis : – si vous me présentez quelqu’un qui pourrait travailler au Pub et qui fait un minimum de six mois, je vais remettre 300 $ en argent à la personne », a fait savoir Gaétan Landry, copropriétaire du bar Pub Le St-Alex.

La nouvelle s’est répandue et la méthode a déjà mené à l’embauche d’au moins une serveuse, recommandée par une autre employée. Aussitôt qu’elle aura complétée ses six mois de travail, celle qui l’a recommandée recevra les 300 $ promis, car le programme s’adresse aussi aux autres serveuses.

L’entreprise emploie de cinq à six personnes qui travaillent de façon régulière ou sporadique. Pour aider à l’embauche, M. Landry a aussi augmenté les salaires de 2 $ de l’heure et fera des rénovations pour améliorer la zone de travail des serveuses.

Stéphanie Gendron, JdeM

AIDE MÉDICALE À MOURIR : BELLE VICTOIRE

Enfin, les malades n’auront pas à attendre leurs derniers jours ou leurs dernières heures pour obtenir l’aide médicale à mourir. Il était temps ! Nicole Gladu et Jean Truchon qui contestaient l’ancienne version de la loi, viennent d’obtenir gain de cause en Cour supérieure où a juge Christine Baudouin leur a donné raison. Les gouvernements devront revoir la loi afin de tenir compte de ce jugement.

Une maladie mortelle et incurable, sera une raison valable pour demander l’aide médicale à mourir selon les volontés du ou de la patiente. Il ne sera plus nécessaire d’attendre d’être en fin de vie pour la recevoir. Le patient pourra choisir son moment, en autant que leur mort soit raisonnablement prévisible, et pas nécessairement à court terme.

Les gouvernements ont 6 mois pour contester ou en appeler de cette loi. On verra bien ce qu’il en adviendra. Entretemps, c’est une belle victoire très attendue.