LE PRÉSENT DU CONDITIONNEL : être – avoir – VERBES DES 1ER ET 2E GROUPES
Au présent du conditionnel, pour les verbes du 1er et du 2e groupe, on ajoute simplement les terminaisons à l’infinitif.
Pour les verbes être et avoir, si les terminaisons sont les mêmes que pour les autres verbes, le radical est différent de celui de l’infinitif.
AVOIR : J’aurais soif. Tu aurais soif. Elle aurait soif. Nous aurions soif. Vous auriez soif. Ils auraient soif.
ÊTRE : Je serais prêt. Tu serais prêt. Elle serait prête. Nous serions prêts. Vous seriez prêts. Ils seraient prêts.
CUISINER : Je cuisinerais. Tu cuisinerais. Elle cuisinerait. Nous cuisinerions. Vous cuisineriez. Ils cuisineraient.
AGIR : J’agirais. Tu agirais. Elle agirait. Nous agirions. Vous agiriez. Ils agiraient.
Astuce ! Pour ne pas confondre la 1re personne du singulier du futur et du présent du conditionnel, il faut penser à la personne correspondante du pluriel.
– futur : Je n’hésiterai pas. Nous n’hésiterons pas.
– conditionnel : J’hésiterais peut-être. Nous hésiterions peut-être.
Attention ! Le verbe d’une proposition subordonnée introduite par la conjonction « si » n’est jamais au conditionnel. On doit toujours dire et écrire : Si j’avais le temps, je regarderais ce film.
Exercices
1- Un seul verbe n’est pas conjugué au présent du conditionnel : lequel ?
A) Tu aimerais voyager. – B) Elle aimerait voyager.
C) Vous aimeriez voyager. – D) Nous aimerons voyager.
2- Quelle forme verbale complète la phrase ?
Si elle était laissée trop longtemps à l’air libre, cette ferraille … .
A) rouillerai – B) rouillerait – C) rouilleras
3- À quel temps le verbe en gras est-il conjugué ? ?
Quand l’obscurité s’installera, on allumera les projecteurs.
A) présent de l’indicatif – B) futur simple de l’indicatif
C) imparfait de l’indicatif – D) présent du conditionnel
4- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?
Si je lui présentais l’ordonnance, le pharmacien me délivrerait les médicaments.
A) présent de l’indicatif / imparfait de l’indicatif
B) imparfait de l’indicatif / présent du conditionnel
C) imparfait de l’indicatif / futur simple de l’indicatif
5- Quelle forme verbale complète cette phrase ?
Si Géraldine … un baladeur, elle écouterait de la musique en se promenant.
A) aurait – B) avait – C) avaient
6- Une seule forme verbale convient pour compléter la phrase : laquelle ?
Des volets roulants … certainement le confort de cet appartement.
A) améliorerons – B) améliorait – C) amélioreraient
7- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?
Si les biches s’approchent de l’étang, surtout ne bougez pas; elles détecteraient votre présence à coup sûr.
A) présent de l’indicatif / présent de l’impératif / présent du conditionnel
B) présent du conditionnel / présent de l’indicatif / imparfait de l’indicatif
C) présent de l’indicatif / présent du conditionnel / futur simple de l’indicatif
Réponses à la fin de l’article.
Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) D* – 2) B** – 3) B – 4) B – 5) B – 6) C – 7) A***
* le 4e verbe est conjugué au futur simple.
** Lorsque le verbe de la subordonnée de condition introduite par « si » est à l’imparfait, le verbe de la principale doit être au présent du conditionnel.
*** Nous sommes en présence du présent de l’impératif après une subordonnée de condition. Le présent du conditionnel figure dans une proposition indépendante.
Évidemment, lorsqu’on voyage, il y a toujours quelques pépins qui surviennent. Et souvent, c’est lorsqu’on se déplace que ça se produit. Au cours de notre dernier périple, j’ai été à même d’en noter quelques-unes et ça touche principalement les hôtels.
D’abord, je dois vous avouer que je n’aime pas les motels avec porte sur l’extérieur. Je préfère de loin les hôtels et principalement ceux de la chaîne Holiday Inn. Le service est toujours à la hauteur et j’ai constaté que depuis trois ans, ils en ont construit des nouveaux et rénovés ceux qui devaient l’être. Je possède leur carte de fidélité et l’accumulation de points me permet une nuitée à prix dérisoire de temps en temps.
Alors, va pour le positif, Maintenant, passons aux irritants qui sont survenus au retour. Si tous les hôtels visités étaient propres et confortable pour dormir, il y a tout de même des manquements. À Memphis, nous étions à l’hôtel La Quinta, près de Graceland. L’édifice fait six étages et ils ne disposent que d’un seul (j’ai demandé) chariot à bagages. Eh oui, un seul ! J’ai dû descendre nos bagages à bras, comme on dit.
De plus, ils avaient perdu notre réservation, confirmée en novembre, et j’ai dû appeler Expédia pour rétablir la situation, avec l’oreille en chou-fleur, pendant 70 minutes au téléphone. Finalement, l’Internet était lamentable. Au moment d’ajouter deux photos sur une de mes publications du blogue, il m’a fallu tenter l’expérience à huit reprises avant d’aboutir. Normalement, c’est une question de secondes.
À Nashville, au Alexis Inn, pas grand-chose à dire si ce n’est qu’il y avait qu’un seul élévateur pour tout l’hôtel. Wifi excellent et propreté à souligner.
Mais le summum du confort c’est au Holiday Inn de Medina en Ohio qu’on l’a découvert et apprécié. Un hôtel moderne, construit en 2016, et conçu pour les réalités et besoins technologiques de l’heure. Internet ultra rapide et des postes informatiques dans un coin du hall d’entrée.
Autre détail qui m’a plu, l’énorme quantité de bornes USB et électriques dans la chambre. J’avais cinq branchements à faire avant d’aller au lit; iPhones, iPads, montre, et ordinateur. Il en restait encore de disponibles. Un réveil pour brancher son téléphone intelligent… bref ! Si je repasse dans le coin, je vais m’y arrêter.
Alors qu’on prenait nos petits déjeuners gratuits à l’hôtel, j’observais les alentours et je me suis demandé pourquoi les gens descendent déjeuner pieds-nus, en pantoufles et en pyjama. Une nouvelle mode ? C’est tendance ? Allez savoir ! Personnellement je trouve cela déplacé et inadéquat. Surtout dans l’accueil d’un hôtel. Et ce n’était pas l’exception.
Autre réalité agaçante, c’est sur les routes et surtout l’État de New York. J’ai roulé dans plusieurs États aux États-Unis, mais New York est le seul État qui ne tient pas compte du millage exact pour numéroter ses sorties d’Interstates. En lieu et place, ils indiquent la distance entre chaque sortie. Je ne comprends pas cette logique si on peut la qualifier ainsi.
Pour les automobilistes, c’est beaucoup plus simple de les numéroter comme on fait partout; le numéro de sortie correspond au millage exact de cette autoroute. Très simple, elle nous permet d’avoir une meilleure idée du chemin à parcourir. L’influence de Trump ?
D’ailleurs, chez les Amerloques, le système métrique n’est pas pour demain. Aussi, pour terminer, les Thruway, sont loin d’être économiques. À regarder l’état de la chaussée qui se détériore d’année en année, on se demande bien ce qu’ils font de tout ce fric. Ne devait-il pas à justement entretenir ce réseau ? Il me semble que celui-ci est en constante décrépitude. Au Québec, les bornes sont à l’honneur alors qu’au sud ce sont les annonces avancées de construction, qui meublent les décors routiers.
Alors voilà mon tour d’horizon des petits choses qui ont attiré mon attention. Quand on s’arrête pour se reposer ou qu’on use ses pneus sur des kilomètres, on a le temps de penser, de réfléchir et d’observer. C’est ce que je viens de vous livrer.
Non mais, « on est-tu bien chez nous ? » Les vacances, c’est bien beau mais toute bonne chose a une fin et c’est à cette étape que nous destinions notre dernière journée en sol américain, hier. Revenir chez soi, c’est comme remettre ses bonnes vieilles chaussettes, même défraîchies, mais combien confortables, qu’on garde et qu’on ne veut pas se départir. C’est aussi comme ce délicieux café chaud au réveil et qui nous réconforte. Des habitudes douillettes.
Parce que je dois vous dire que Garmin s’est très bien acquitté de sa tache de nous indiquer les bonnes directions et croyez-moi, c’était le bordel sur les routes hier. Je vous avais dit, dans mon article d’hier, toute la cochonnerie que Dame nature avait décidé de nous envoyer. On l’a eu ! Du réveil à 6h00 jusqu’à notre arrivée à 18h00. Des pluies diluviennes où la visibilité ne dépassait pas 200 pieds.
Et que dire du mercure… entre 3 et 5°C avec des vents froids comme l’hiver. J’ai jeté un coup d’œil au calendrier pour vérifier si c’était bien le printemps qui était arrivé depuis le 21 mars… presqu’un mois ! Ce n’est pas des farces. On a tout de même roulé 1013 kilomètres dans cet enfer.
Nous sommes rentrés au Canada par le poste frontalier des Milles-Iles et saluer nos zamis ontariens. Les affiches sont bilingues, et dans ce coin de l’Ontario, jusqu’au Québec, la concentration de francophones est tout de même importante. Donc, je décide de causer avec le douanier de faction en français.
Dès qu’il voit nos passeports en français et que je lui adresse la parole également en français, il devient muet, appuis sur quelques boutons (probablement pour avertir son compagnon de travail plus bilingue que lui) afin de pouvoir le démerder dans la langue de Molière. C’est effectivement ce qui s’est produit. Il a laissé son fauteuil et j’ai pu converser avec le bilingue. Fin de l’histoire ! Je préfère, et de loin, traverser à Lacolle… plus convivial !
Finalement, avant de rentrer au condo, c’est au restaurant des jardiniers maraîchers de La Prairie, qu’on a pris notre premier repas en sol québécois. Du bon poulet, parce que c’est aujourd’hui qu’on fera provision de victuailles. Une grosse commande !
Mais pour les friands de statistiques, notre retour à la maison nous aura fait parcourir 3 805 kilomètres, soit 1100 de plus que notre retour habituel. Mais l’expérience en valait le coup. Découvrir Memphis et Nashville et s’imprégner de cette culture unique qui a meublé notre jeunesse, c’est quelque chose de fantastique et que je vous souhaite avant de mourir, parce que lorsque vous arriverez au ciel, vous pourrez au moins partager votre expérience avec ces vedettes et qui sait, obtenir un autographe pour l’éternité.
Demain, je vous proposerai quelques notes que j’ai retenues de ce périple et surtout au niveau des hôtels et de certaines manies des amerloques, qui m’agacent beaucoup. C’est bon d’en parler parce que ça évite les ulcères.
D’ici là, en dénouement, et devant le refus de ma caméra de sortir de son étui par un temps pareil, j’ai pensé vous offrir une photo millionnaire, que j’ai pris aux Sun Studios de Memphis et qui date des années 50. Un cliché de ces immortels, dont on nous vante leurs talents et qu’on parle beaucoup à Memphis comme à Nashville.
De gauche à droite vous voyez Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, Elvis Presley et Johnny Cash. Vous vous souvenez sûrement ? Eh bien, on a foulé leurs traces et confirmé leur charisme.
Voilà !
Au départ de Nashville hier matin, la pluie était au rendez-vous et le mercure indiquait 17°C. Pas si mal pour l’endroit où nous étions. On a mis notre adresse au Québec dans les entrailles de notre co-pilote Garmin en lui faisant la plus grande des confiances et hop ! Nous voilà en route pour la maison.
C’est la première fois qu’on traverse cette région et on se fie sur la technologie. Mais je suis tout de même rusé. J’avais vérifié au préalable avec Google Maps. Les deux guides semblent être sur la même longueur d’onde. Alors qu’on traversait les grandes agglomérations américaines et même lorsqu’on s’est rendu à Memphis et Nashville, on se disait que les GPS, de qualité, rendent de très grands services.
Avez-vous seulement imaginé s’y retrouver au cœur d’une grande ville, avec ses nombreux détours sans utiliser ces bidules devenus indispensable. C’est beaucoup plus rapide qu’une carte et aujourd’hui, ils connaissent les entraves à la circulation en proposant des alternatives, souvent miraculeuses. Une belle manière d’éviter des accidents.
Alors pour en revenir à nos moutons, tôt après le dîner, le soleil est apparu pour ne plus nous quitter de la journée. 21°C en après-midi et retour à l’heure avancée de l’Est. Tout à tour, nous avons traversé le Tennessee, le Kentucky et l’Ohio, avec leurs arbres fleuris de rose et de blanc en ce printemps bien installé… Pour le Québec, c’est sur la bonne voie.
Beaucoup de zones sont en construction mais on pouvait rouler à vitesse maximale. En traversant les grandes villes de Cincinnati et Columbus, on se serait cru à Montréal, tant la chaussée était dans un piètre état.
Après avoir parcouru plus de 800 kilomètres et que Garmin planifiait notre arrivée au Québec pour 4 heures du matin aujourd’hui, notre sagesse est devenue bonne conseillère et notre choix d’hôtel s’est arrêté sur le Holiday Inn de Médina, en Ohio, sur l’Interstate 71. Il était 18h45 ! Pour vous situer, nous sommes dans la région du Lac Érié.
Un bel hôtel tout neuf, à peine 3 ans, qui sentait le « neuf ». Vous voyez ce que je veux dire. On n’allait pas rater pareille occasion d’y faire de beaux rêves. Pour la suite des choses on comptait bien reprendre la route à 8h00 ce matin, après un bon déjeuner pour affronter Dame nature. En effet, en écoutant les dernières nouvelles météo à la belle grande télé de notre chambre… oui oui, une grande télé. Je vous l’ai dit que l’hôtel était neuf, vous vous souvenez ? Le progrès, le modernisme, la mode !
Alors les forts orages accompagnés de vents devaient arriver ici en milieu de nuit et suivre la même trajectoire que nous. Alors on redouble de prudence en se disant que tous les américains sont à la messe, le dimanche matin, et qu’on aura le champ libre. Dame nature a décidé de nous accompagner pour s’épivarder du côté du Québec. Regardez vos prévisions météo des prochains jours… de la pluie ! Voilà !
On se reparle demain pour l’épilogue de notre aventure, avec quelques notes de voyages. Allez Garmin, tu nous traces la route…
Et ce n’est pas peu dire. Il fallait circuler sur la rue Broadway, en plein centre-ville, en après-midi, pour être témoin d’un capharnaüm indescriptible, alors que dans la vitrine de chaque bar et resto-bar, un orchestre donnait son spectacle.
C’était la fête en ville en ce vendredi soir, témoin de notre dernière journée passée dans cette formidable ville.
Tellement formidable que j’y retournerai un jour. En fait, une bonne semaine pour prendre le temps de respirer avec elle, de voir en détail tout ce qu’elle a à offrir. On n’a pas eu le temps de visiter tous les musées et expositions dédiés à la musique. Mais ce qu’on a fait, on l’a fait intensément.
COUNTRY MUSIC HALL OF FAME & MUSEUM
Sans hésiter, notre premier arrêt fut la visite du musée du temple de la renommée de la musique country, ou, officiellement, le Country Music Hall of Fame & Museum. Un incontournable pour bien s’imprégner de cette culture. De découvrir ses artisans et vedettes qui ont atteint ou atteindront l’immortalité.
Qu’on parle de Johnny Cash, de Chet Atkins, Patsy Cline et Willie Nelson, entre autres, leur carrière y est magistralement déployée. J’ai été agréablement surpris d’apprendre que Kris Kristofferson, que j’ai connu comme acteur au cinéma, était un chanteur et compositeur. C’est lui qui a composé les paroles de Help Me Make It Trough The Night, Me And Bobby McGee ainsi que For The Good Times. Dans ce musée, on peut y voir la copie originale manuscrite de Help Me Make It Trough The Night et dont Claude Valade avait popularisé la version française au Québec; Aide-Moi À Passer La Nuit.
Évidemment, la culture country étant récente au Québec, beaucoup des artistes intronisés me sont inconnus mais malgré tout, les découvrir élargissait mes connaissances de cette musique, où le décorum et les beaux habits flamboyants vont de pair. Lorsqu’on atteint la reconnaissance de cette industrie et qu’on obtient ce statut sélect, chacun et chacune reçoit sa plaque commémorative relatant les faits saillants et étapes remarquables de sa carrière, avec dates de naissance, d’intronisation et de décès, ce qui incite au recueillement.
STUDIO B – RCA VICTOR
Associé à cette visite, nous avions décidé de visiter le studio B de RCA Victor, à quelques milles de là. L’un n’allait pas sans l’autre et notre guide, avec beaucoup d’aplomb, nous révélait les secrets de ces artistes. Les plus grands y sont passés dans ce studio établi depuis 1950 et qui est toujours fonctionnel presque 70 ans plus tard. Les murs de la salle d’enregistrements sont toujours les mêmes et aussi performants qu’à l’époque. Là encore, les grands noms de la musique ont enregistré leurs plus grands succès.
Le narrateur nous a raconté que le piano à queue Steinway, qui trône dans cette salle, date du début du studio et qu’Elvis y a joué ses succès. Il nous a relaté le moment ou il a enregistré Are You Lonesome Tonight, dans la noirceur totale à 4 heures du matin une certaine nuit. Il n’en a fait qu’une seule prise… mais quelle prise !
Quand on connaît la suite, c’était dans le mille. On a même eu droit d’entendre cette version. Frissons assurés quand on imagine la scène.
Elvis, jusqu’à sa mort, y a enregistré 230 chansons, dont Little Sister et It’s Now Or Never. Plus près de nous, en 2018, notre chanteuse québécoise Brigitte Boisjoli y enregistra des succès des chanteuses country américaine Tammy Wynette, Patti Page, Connie Francis, Loretta Lynn et Brenda Lee, pour son nouvel album et son retour au country.
J’ai adoré cette visite. Beaucoup de contenu, mais combien intéressant et enrichissant.
LA RUE BROADWAY
Cette rue, c’est l’effervescence de Nashville. Des bars avec orchestres à tous les cent pieds, bondés dès 16h00, et ça grouille de monde. À certains endroits, des chanteurs solistes s’accompagnent avec des trames musicales préparées. Le bruit est tellement intense que nos oreilles bourdonnent.
Mis à part certains festivals, je n’ai jamais vu autant d’artistes performer en même temps. La bière coule à flot et les jeunes et moins jeunes font la fête. D’autres se regroupent sur des voiturettes à pédales et sillonnent les rues du quadrilatère en festoyant bruyamment. Tout le monde est de bonne humeur.
Des anciens autobus scolaires, dont on a découpé la partie centrale du toit, servent aussi de terrasses à des groupes de fêtards. Vous n’avez qu’à leur montrer votre caméra pour qu’ils gesticulent fortement, levant victorieusement leur consommation avec leurs plus beaux sourires. L’ambiance est là, sans conteste. Juste à côté, c’est le Bridgestone Arena, domicile des Prédators de Nashville dans la LNH, et de l’ami P.K. Subban, bien connu à Montréal. Ils sont présentement en séries éliminatoires et j’ose à peine imaginer l’ambiance festive qui y régnera, ce soir, alors qu’ils reçoivent les Stars de Dallas dans leur deuxième match des séries éliminatoires. À voir le nombre de toilettes portatives dans le parc adjacent, Ce doit être une vraie fiesta.
Autre fait intéressant, en plus des trottinettes qu’on peut louer une dizaine de minutes à l’aide d’une application sur téléphone intelligent et qui circulent beaucoup au centre-ville, le transport par autobus électrique est gratuit. Une belle initiative pour les fêtards éméchés. Et Dieu sait qu’il doit y en avoir.
En début de soirée, nous sommes retournés chez Lise et Serge, avec Janine et Réjean pour le dernier café avant de mettre le cap sur le Québec. Dès 9h00 ce matin, le signal du départ était donné. Fini les culottes courtes, les pantalons et vêtement plus chauds sont de mise pour mieux affronter la réalité moins clémente au Nord. Mais la dernière semaine aura été superbe, Dame nature y ayant contribué avec des températures clémentes et inespérées. Grand bien nous fasse.
On a mis un peu moins de cinq heures hier, pour se rendre à Nashville, capitale du Tennessee et aussi la ville de P.K. Subban, défenseur des Prédateurs de l’endroit. Sans vouloir narguer nos Québécois restés au pays ou rentrés trop tôt du pays des gougounes, je dois vous avouer qu’en fin de matinée, le mercure est monté à 30°C sous un soleil radieux. Mieux encore, il faisait toujours 27°C à 20h30. Jamais je n’aurais pensé une seule minute que Dame nature pouvait être aussi généreuse en cette période de l’année, au Tennessee.
Le premier coup d’œil en se rendant à notre hôtel, c’était le nombre d’édifices en hauteur et la densité de la circulation, un fort contraste avec Memphis. Pourtant, en y regardant de plus près, Memphis et ses 652 236 citoyens, au dernier recensement de 2017, n’est qu’à 40 000 citoyens de moins que Nashville qui en déclare 691 243 au même recensement. On a vivement l’impression d’une plus grande différence entre les deux villes au niveau de leur population respective.
Nous sommes allés à la rencontre de nos quatre compagnons de voyage au camping qu’ils avaient retenu pour leur séjour. Pour bien débuter notre visite de cette ville toute en musique, quoi de mieux qu’un repas suivi d’un spectacle. L’ami Serge, qui nous sert toujours de guide, nous l’avait proposé. Si le repas-buffet était assez ordinaire, il en fut tout autrement du spectacle. Là aussi, la musique règne en roi et maître, et fait dans le country, contrairement à Memphis, carrément Rock’n Roll, Blues et Soul. Les pianos honky-tonk et leur tonalité particulière, contrastent. Chaque genre musical ayant ses spécificités.
Le décorum country est aussi à la mode. La photo de cet article en témoigne, où on voit Serge, habillé comme un artiste country pour l’occasion, et entouré de deux vedettes du spectacle. Il n’y manque que sa guitare basse pour boucler la boucle.
La salle affichait complet et dès les premières notes jouées, les gens étaient conquis. Un spectacle continu de 90 minutes qui a exposé des talents extraordinaires. Quand on maîtrise son instrument de la sorte, les possibilités de performance frisent l’infini. Ils y mettent tellement de cœur et de dextérité que ça semble facile.
Aujourd’hui, on découvre les attractions au centre-ville pour toute la journée, en espérant que la météo sera clémente. On prévoit de la pluie à 90% pour les trois prochaines journées. Mais bon ! On est là, autant en profiter ! Dans ce royaume de Johnny Cash, comme celui de Memphis avec Elvis, cette ville vit et s’exprime en musique. Pour appuyer ces dires, alors qu’on circulait sur l’autoroute, un motard nous a doublé et sa guitare dans son étui, occupait la place du passager. Vous direz que ce n’est pas exceptionnel et vous avez parfaitement raison. Cependant, à la lumière de ce qu’on constate et qu’on vit au Tennessee, la guitare demeure une icône, de qui on produit les plus belles mélodies.
Hier, c’était notre dernière journée pour visiter Memphis. Les émotions des retrouvailles avec Elvis passées, on allait concentrer nos énergies au centre-ville de cette belle ville de musique.
La température est clémente avec un beau soleil, des nuits autour de 17°C et des après-midis à 27°C. Cependant, on allait marcher un peu plus, au point ou Louise ne s’est pas fait bercer à l’hôtel. Il parait que l’ami Serge avait également sa journée dans l’corps, comme on dit.
Justement, Sergio nous avait proposé quatre endroits incontournables; l’hôtel The Peabody et ses surprises, le studio d’enregistrement Sun Studio, le Memphis Rock’n Soul Museum et, la rue Beale, renommée pour ses bars et terrasses de blues, de soul et de Rock’n Roll.
L’HÔTEL PEABODY
Construit une première fois en 1869, il fut reconstruit à son emplacement actuel en 1925. Hôtel de luxe, de la catégorie des grands hôtels avec des boiseries riches et ses boutiques haut de gamme, c’est surtout leurs canards qui piquaient notre curiosité. Introduits en 1933, ces cinq canards mallard nord-américains sont les vedettes d’un rituel qui se répète depuis, chaque jour, sur le coup de onze heures.
Ces oiseaux palmipèdes, précédés d’un majordome, descendent du toit de
l’hôtel, par l’ascenseur, jusqu’au centre de l’immense hall d’entrée, et franchissent le tapis rouge jusqu’à la fontaine, où ils s’y baignent, sous les applaudissements des curieux, présents pour l’occasion. L’événement attire assurément les grands et aussi les petits, assis de chaque côté du tapis. Pour la suite, on a fait un peu de magasinage à travers les chemises jusqu’à 500 U$ dans la boutique où les grandes vedettes populaires s’habillaient et se vêtissent toujours. On pouvait admirer, un peut partout dans ce magasin, beaucoup de guitares ayant appartenu aux plus grands.
LE SUN STUDIO
Lieu mythique, s’il en est un, ce studio a enregistré Elvis, BB King, Johnny Cash, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis pour ne nommer que ceux-là. Un studio qui a été le témoin des plus grands moments de ces musiciens de renoms. Tout au long de notre de notre visite, on a pu visionner des documents originaux, équipements sonores de l’époque et beaucoup de photos pour compléter les explications des deux narrateurs.
C’est à cet endroit précis qu’Elvis enregistrait son premier succès My Happiness, alors qu’il n’avait que 18 ans.
Le studio a conservé son apparence et ses matériaux originaux de 1950, même qu’on peut voir, identifié par un « X », l’endroit précis où se tenait Elvis, lors de son premier enregistrement. Ah, si les murs pouvaient parler… on en aurait pour des heures à s’enivrer des paroles de ces grands, partis de rien, sauf de l’amour inconditionnel de la musique. Je n’ai pu résister d’acheter un chandail à l’effigie du studio.
MEMPHIS ROCK’N SOUL MUSEUM
C’est l’histoire du blues et du soul, popularisé par des travailleurs de coton, pauvres, et qui, après leur dure journée, grattaient la guitare et faisait parler leurs tripes. Des nouveaux styles musicaux qui allaient changer le monde de la musique à jamais et qui font toujours fureur aujourd’hui.
En se promenant à travers cet univers, on revoyait nos juke-boxes qui étaient tellement populaires dans l’après-guerre. La visite est accompagnée d’un lecteur de musique individuel et d’un manuel en français pour suivre, dans l’intimité, les explications des différents tableaux.
Partout, dans le musée, les titres des chansons étaient identifiés par un numéro. On n’avait qu’à l’écrire sur le petit bidule, et on entendait la musique dans nos écouteurs, comme au temps des juke-boxes. Ça m’a rappelé mes fréquentations avec ma douce, alors que pour 25 cents, on avait droit à trois chansons pendant qu’on dégustait notre club-sandwich à 1,50$, chez Rachel, à Longueuil. Lorsqu’on les réécoute, de merveilleux souvenirs refont surface et on se dit : « c’était le bon temps » !
Une belle visite enrichissante et indélébile pour le reste de nos jours.
LA RUE BEALE
Comparable à la rue Robson à Vancouver, c’est la rue des terrasses, la rue qui grouille, qui s’anime, qui vit, comme on en voit dans toutes les grandes villes. Après toute cette marche, on a repéré une terrasse où deux musiciens s’exécutaient sur un répertoire connu. C’était notre pause. On les regarde et ça semble tellement facile, qu’on se laisse bercer par les mélodies en sirotant notre petite bière. On voudrait s’attarder. À l’heure de notre passage, la rue s’animait beaucoup à cause d’un festival qui prenait l’affiche pour quelques jours.
La musique demeure le meilleur rassemblement peu importe l’âge. On regarde autour et on peut voir les paroles sur toutes les lèvres, parce qu’on les connaît toutes. On les a écoutés tellement de fois. On fait le vide dans ces moments et on apprécie l’instant.
Finalement, sur ces notes, se termine notre visite de Memphis. En reprenant la navette qui nous ramène chez-nous, on peut visionner sur son gros téléviseur placé au-dessus du chauffeur, le spectacle qu’Elvis donnait à Hawaï, quelques années avant sa mort. On est encore impressionné par le personnage, son énergie, sa gestuelle gracieuse et son éternelle beauté qui faisait chavirer tout ce qui était féminin. C’était le plus grand parmi les grands et même ceux qui le découvrent, 42 ans après sa mort, ne peuvent de l’admirer et l’apprécier à sa juste valeur.
On a aimé notre escapade à Memphis et ne ratez pas pareille occasion de la découvrir vous aussi. En revenant de la Floride pour votre retour printanier, ça vaut le détour. Nous, aujourd’hui, on met le cap vers Nashville. Une autre ville de musique qui nous réserve de belles surprises qu’on a hâte de découvrir. Restez à l’écoute pour la suite.
Graceland c’est grandiose et ça correspond parfaitement à la réputation et la vie d’Elvis Presley. Décédé à 42 ans, il aura mené une vie trépidante et, comme il le dit si bien lui-même; « J’étais un rêveur, et la vie m’a permis de réaliser mes rêves au centuple ».
En parcourant l’immense étendue de Graceland, hier midi, c’est cette phrase qui me revenait constamment en tête, devant l’étalage de tous les biens qu’il possédait; autos, motos, bateaux, un entrepôt complet les exposait. Les salles d’exposition sont au nombre de 15, incluant le majestueux manoir, décoré avec les meubles et accessoires de l’époque. Elvis l’avait acheté en 1957, alors qu’il avait 22 ans, pour s’y établir avec sa famille. Elvis était un gars de famille et il aimait s’entourer de ses amis avec qui il organisait des activités sportives et musicales. Il voulait tout avoir à portée de main, dans son manoir.
Écuries, terrain de raquetball, salle d’entraînement et de billard, lieux de méditations, Elvis, dès qu’une idée germait dans sa tête, s’empressait de la réaliser.
La visite de tout le complexe est guidée et dure quatre heures, sans que la langue ne soit un problème. L’histoire du manoir est racontée à l’aide d’une tablette iPad pour chacun des visiteurs, reliée à des écouteurs et dans la langue de chacun, tout au long que dure la visite. Le boulevard Elvis Presley, séparant les lieux d’expositions, une navette motorisée effectue les déplacements, 24 personnes à la fois.
Elvis adorait les autos, motos et tout ce qui permettait de se mouvoir. Il en possédait plus de 25 véhicules de tous genres, tous exposés dans un immense bâtiment. Chaque véhicule a son histoire. Même la petite Lisa Marie, avait sa voiturette à pédale.
Lorsqu’on visite ce sanctuaire de l’idole qu’était Elvis Presley, c’est difficile de trouver ce qui en ressort, nous frappe ! Il y a trop d’éléments pour en faire un choix précis. C’est l’ensemble de l’œuvre qui impressionne. Décédé en 1977 à l’âge de 42 ans, c’est phénoménal de constater tout le chemin parcouru. À Memphis, après 42 années à pleurer l’idole, ses icônes sont omniprésentes partout. Dans les restaurants, des panneaux grandeur nature à l’effigie du « King » sont bien en vue pour que les gens se prennent en selphie avec la vedette.
Le Heartbreak Hotel jadis juste à côté de Graceland, a été démoli pour faire place au Guest House at Graceland. Un immense hôtel de 430 chambres luxueuses, plus 20 chambres thématiques, décorées et imaginées par Priscilla Presley elle-même. Inspirée de l’hospitalité du Sud qu’Elvis démontrait envers ses invités, chaque caractéristique de ce nouvel hôtel reflète exactement le style personnel et le caractère unique de Graceland. Bénéficier du traitement royal, c’est ce qui plaisait et faisait la fierté du roi du Rock’n Roll.
Au retour du voyage, je mettrai en ligne une bonne partie de l’album-photos que vous pourrez visionner à votre guise. Graceland et Nashville en feront partie.
Une fois notre visite terminée, on s’est reposé à l’hôtel, jusqu’à ce que nos accompagnateurs Lise et Serge, Réjean et Jeannine, nous annoncent leur arrivée à Memphis. Nous avons partagé un délicieux repas, hier soir, au Marlowe’s Ribs & Restaurant, qui a la particularité d’envoyer un chauffeur nous chercher, puis nous ramener, au volant d’une limousine rose… comme celle d’Elvis, mais plus récente. Le coût d’une telle initiative ? un pourboire et c’est tout !
En entrant dans le resto, quelle ne fut pas notre surprise de voir des centaines de photos d’Elvis tapisser les murs, une boutique de souvenirs d’Elvis et finalement… devant la volubilité de l’ami Serge, quel était le sujet de conversation ? Je vous le donne en mille; ELVIS !
Aujourd’hui, on fait un tour de ville pour visiter des endroits pittoresques de cette ville de musique, dont le prestigieux Sun Records, studio d’enregistrement
symbolique et mythique, qui a propulsé au sommet les plus grandes vedettes de la chanson. Je vous en reparle.
En préambule, je vous dirais que la journée d’hier a été moche, côté température. Parti de Géorgie tôt en matinée, c’est sous les nuages et quelques taches bleues d’un ciel hypocrite que nous roulions en direction d’un lieu sacré qui a vu naître le « King » Elvis Presley. Pour s’y rendre, il nous a fallu traverser trois États; La Géorgie, l’Alabama (qui nous a fait reculer nos montres d’une heure, fuseau horaire oblige) et le Mississippi. Ce dernier État a célébré notre arrivée avec une pluie diluvienne, où la visibilité était réduite à 150 pieds maximum, jusqu’à Tupelo, lieu de naissance d’Elvis.
Depuis le temps qu’on attend le moment, nous y étions, hier à 13h00. Et même si la pluie était là, on n’allait pas rater l’occasion. Les photos qui meublent cet article vous donnent une idée de ce qu’était ce patelin en 1935, année de naissance du « King ». Surtout sa petite maison de 15 pieds sur 30 tout au plus, sans électricité ni eau courante. Vous voyez les deux
appartements qui la composaient; une chambre et une cuisine. Six, sept enjambées suffisaient à la traverser. La bécosse était à l’extérieur, comme c’était la mode à l’époque.
Vernon Presley, le père d’Elvis, avait construit cette maison avec l’aide de Jessie, son père, et Vester, son frère, en 1934 ainsi que les 180$ nécessaires à sa construction,
empruntés à son employeur. La famille Presley était pauvre. Cette maisonnette de deux pièces n’était éclairée que par une ampoule incandescente dans chacun des appartements et c’est là qu’Elvis Aaron Presley a vu le jour le 8 janvier 1935. Elvis était un des deux enfants de Vernon et Gladys. Son jumeau identique, Jessie Garon, était mort-né.
La ville de Tupelo a acheté la maison et refait son environnement en 1957, alors que les Presley étaient à Memphis. Elvis avait demandé un parc pour les jeunes du voisinage et il avait donné un concert bénéfice pour la cause, la même année. La propriété est toujours érigée à son endroit original et a été restaurée, décorée de meubles de l’époque et ouverte au public qui veulent la visiter.
C’est un endroit qui vaut le détour et on met 90 minutes pour le découvrir. Le site comporte un musée, un chemin de vie qui trace ses 42 ans, une statue de l’idole à 13 ans, une petite église de l’époque, déplacée et restaurée, où on y présente ses prestations de prières et des rassemblements dominicaux d’hier. De plus, plusieurs autres attractions retracent la vie de l’artiste. Bien sûr, une boutique cadeau offre toute une panoplie d’objets à des prix raisonnables.
Depuis le temps qu’on se le disait, nous y sommes passés. Et si Tupelo a été le théâtre de la naissance d’un grand artiste, on peut constater l’influence qu’il aura eu pour toute une génération. Plusieurs visitent Tupelo et Graceland sans même l’avoir connu et se rendent compte de la grandeur qu’il avait. Lorsqu’on circule dans ces lieux on peut sentir son esprit et son influence et on ne peut que se rappeler ce qu’il a fait pour la musique.
Aujourd’hui c’est Graceland qu’on visite et croyez-moi, je ne voudrais passer à côté pour rien au monde. Quand on voit ces lieux pour la première fois, beaucoup d’images meubles nos pensées. Elvis, c’était mon adolescence et mes premières années adultes. Avec Louise, au début de nos fréquentations, j’avais même dessiné Elvis pour lui offrir un portrait de son idole. Les disques et succès se répétaient de semaines en semaines. Beaucoup comme les Beatles, Elvis demeure un immortel de la musique populaire.
On s’en reparle parce qu’ici, à Memphis, au Tennessee, les trois prochaines journées seront imprégnées de la Vedette, d’Elvis, de l’Idole, du « King ». Restez à l’écoute.
Pour ceux et celles qui se demandent comment se déroule notre périple, on a roulé 779 kilomètres aujourd’hui (deux de moins qu’hier) sans embûches et entraves à la circulation. En prime, on n’a pas eu à se déplacer très loin pour souper. Voisin de l’hôtel, un excellent restaurant mexicain offre la cuisine du pays à prix dérisoire. J’avais demandé conseil au garçon d’hôtel qui me l’avait conseillé : excellent choix et délicieux.
Un conseil : au départ de Fort Myers, en Floride, deux journées sont amplement suffisantes pour se rendre ici à Memphis, au Tennessee. Rien de stressant. Cependant, l’Interstate 20, au Mississippi, est assez ennuyant. Remarquez que la pluie n’a rien amélioré, mais c’est tranquille… encore pire que les deux Carolines. Ayez avec vous un compagnon ou une compagne qui aime jaser sinon, de la bonne musique d’Elvis (pourquoi pas) fera très bien l’affaire. Si vous pensez à ceux qui se tapent Turcot, Champlain et Hippolyte-Lafontaine au Québec chaque jour, vous apprécierez !
Eh oui, vous avez bien lu; 34°C. C’est la température que le thermomètre extérieur de l’auto affichait entre midi et 15 heures hier après-midi. Partis à 9h45 très exactement, la traversée de la Floride s’est déroulée sous le soleil. Au moment de mettre les pieds, ou plutôt les roues, en Géorgie, les nuages étaient omniprésents mais rien de menaçant. On aurait dit des nuages pour nous faire mieux supporter cette chaleur. Heureusement que l’auto est climatisée…
Alors la roulotte est maintenant remisée comme il se doit et selon les règles de l’art. Carl, notre chauffeur qui s’occupe magnifiquement de cette tâche, n’en n’est pas à ses premières expériences. Vous devriez le vois manœuvrer… tout simplement hallucinant. Il devait être un serpent dans une autre vie, tant il contorsionnait les éléments avec dextérité.
Le petit déjeuner derrière la cravate, on prenait la direction Nord sur l’Interstate 75. Après Ocala. On a perdu près d’une heure à rouler autour de 10-15 kilomètres à l’heure. Des travaux majeurs occupent le secteur jusqu’à l’été qui vient. Saviez-vous que cette autoroute de la côte ouest floridienne atteint une longueur de près de 500 milles ? Vous voilà instruits.
Pour le reste, circulation fluide, jusqu’à notre première halte pour la nuit, au Holiday Inn de Byron en Géorgie, à 18h00, et avec 781 kilomètres au compteur. On a cassé la croûte juste à côté chez Pizza Hut. Louise rêvait d’un Olive Garden mais bon… ce sera peut-être pour demain.
À ce sujet, j’en ai une bonne à vous raconter à propos de ce Pizza Hut. Au moment de recevoir la pizza, on déroule la serviette qui renferme nos ustensiles et on constate qu’on dispose de deux fourchettes et un seul couteau. Surpris, je demande à la serveuse un second couteau, qui me dévoile alors, candidement, que c’est la politique du restaurant de ne fournir qu’un seul couteau par table. Je n’en suis pas encore revenu. J’ai regardé le calendrier, au cas où… eh oui, le poisson d’avril était bien terminé depuis 6 jours. On n’a pas fini de s’étonner.
Donc, on repart ce matin vers 7h00, destination Tupelo, au Mississippi, pour voir en personne, la boîte de sardines où est né Elvis. On l’a bien vu en photo mais, était-ce un trucage ? Alors, comme le disait le capitaine Bonhomme du temps de mon enfance; « C’est ce qu’on sera peut-être demain, les amis ! »
Notre séjour en Floride se termine aujourd’hui. Notre dernière activité, le Poker Texas Hold-Em de vendredi dernier, a couronné notre championne 2018-19 en la personne de Carole Rhéaume, au classement général de la saison avec une fiche de cinq premières positions et une deuxième place. Elle succède à Jean-Eudes Arsenault qui s’était mérité pareil honneur l’année précédente.
Ici, lentement, le complexe retrouve sa tranquillité. Les sites désertés respirent le calme. On voit un peu partout les traces laissées sur les pelouses par les tapis. Lorsqu’on reviendra, l’automne prochain, rien n’y paraîtra, et on pourra reprendre nos rituels. Comme on dit; « mieux vaut partir, si on veut revenir », n’est-ce pas ?
Quoi qu’il en soit, au moment où vous lirez ces lignes, nous en serons aux dernières corvées avec la caravane; arrêt des systèmes d’égout, coupure d’alimentation en électricité et en eau et fermeture des rallonges escamotables avant le remisage de la caravane à sellette en entrepôt, ici, à proximité. Avec les habiletés reconnues de Carl Smith, qui sait parfaitement manœuvrer ces maisons roulantes et les déposer à leur lieu de repos, c’est tiguidou !
Une fois terminé, on prend le traditionnel petit déjeuner de départ chez McDonald’s, voisin du complexe, avant de prendre la route vers le Nord, sous le plus beau des soleils avec un mercure qui approche déjà les 28°C et nous ne sommes qu’en matinée. Un beau dimanche !
Mais, cette année, on s’attarde. Nous rejoignons nos amis Lise et Serge à Memphis, dans le Tennessee pour quelques jours. Puis, on mettra le cap vers Nashville, à trois heures de route au nord-est, une autre ville de musique qu’on nous a beaucoup vanté. Alors si vous voulez partager notre périple vers la maison, nous accompagner virtuellement, venir faire un tour sur le blogue deviendra votre discipline quotidienne à appliquer. N’oubliez pas que vous êtes ici chez-vous. C’est un rendez-vous…
Et si on donnait l’immortalité à nos vedettes, nos idoles, nos contemporains, ceux et celles qu’on a aimé et qui sont disparus. Partout au Québec, on pourrait procéder à des changements de rues, d’artères, de grands boulevards, d’autoroutes, de places publiques… plein d’endroit ou on pourrait facilement se rappeler.
Michel Beaudry en a fait le sujet de son article, paru dans le Journal de Montréal d’hier, et que j’endosse à 150%. C’est une merveilleuse idée, et que nos comités de toponymie s’y mettent sérieusement pour immortaliser ceux et celles qui ont fait une différence, qui se sont investis envers la communauté, qui ont laissé leur marque. C’est le texte, cette merveilleuse idée, que je veux partager avec vous.
AU NOM DE… Michel Beaudry
Enrico Ciccone est maintenant député, Denis Coderre devient boxeur et Jean Lapierre sera une autoroute. Faut pas avoir peur du changement. Il ne faut surtout pas avoir peur d’honorer ceux qu’on a aimés.
Le tronçon de l’A-10 au nom de Jean, c’est un naturel sympathique. Comme il faut immortaliser Bernard Landry dans le coin de Verchères, qui lui était si chère. Et Lise Payette ? Charles Aznavour, dont le Québec était un maillon d’amour depuis les années 1950.
Gilles Pelletier, Albert Millaire, Paul-Gérin-Lajoie, Carmen Campagne, Pierre Lalonde, et mettez-en. Madame Sutto, Tex, Patrick Bourgeois, René Angélil, Leonard Cohen, et pourquoi pas Johnny Hallyday. J’en oublie, j’en passe.
Il y a des noms de rues qui ne demande qu’à être changés. Parmi ceux-là, il y a celle de notre grand ami Sir John Coape Sherbrooke, né et mort en Angleterre, qui a été gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique pendant deux petites années au début du 19e siècle, et qui a pourtant sa ville, sa très grande rue et sa station de métro. C’est beaucoup, non ?
ET LES SAINTS ?
Si on enlève les crucifix pour effacer les signes religieux, est-ce qu’on enlève les saints aux noms de rues, au nom de villages, aux noms de villes?
Pis, allez-vous cueillir des bleuets au lac Jean, cette année ? Ou êtes-vous plus du genre qui se tient dans le nord, genre Jérôme, Sauveur, Agathe ou Jovite ? Moi, j’aime bien aller prendre un café sur la Denis près de la Catherine.
Salut les laïques !