Le Tournoi des Champions dans la bourrasque

2017-01-23-020
L’équipe championne: Ghislain Beaulé, Luc Blanchet et Alain Cloutier

C’est avec des vents violents à décorner un bœuf que s’est déroulé, hier après-midi, le Tournoi annuel de pétanque des Champions, ou si vous préférez, le Tournoi des équipes paquetées, ici, sur les allées du Pioneer Village. Entrecoupé de quelques subites averses de courte durée, 14 équipes de Maîtres se disputaient la victoire. Malgré la qualité des compétiteurs, une seule équipe a triomphé.

Il fallait être très prudent avec le « cochon » ultraléger, dans une telle rafale. Qu’à cela ne tienne, les braves s’exécutaient avec toute la concentration que demandait un tel événement qui, contrairement aux tournois réguliers, ne se terminait pas par un festin aux hot-dogs. Mais bon, ce sera pour une autre fois.

Donc, après trois heures à faire planer les boules de métal, cette féroce compétition couronnait ses champions 2017;

L’équipe du capitaine Marcel Tassé, pétanqueur chevronné qui a fait ses preuves, et ses partenaires Daniel Boutin et Gilles Rochefort s’emparait de la troisième place et du ruban blanc, avec deux victoires, dont une écrasante de 13-1, et une défaite par la peau des fesses 12-13.

Le deuxième rang, ruban rouge, est allé à l’équipe du capitaine Richard Hétu, flanqué de Louiselle Quimper et Gilles Cournoyer, et qui ont triomphé à trois reprises 13-10, 13-12 et 13-4, cette dernière étant à sens unique.

Finalement, le ruban bleu des vainqueurs a été attribué à l’équipe du capitaine Luc Blanchet et ses coéquipiers Alain Cloutier et Ghislain Beaulé avec trois gains; deux massacres et la partie médiane gagnée in-extremis 13-12. Ils mettaient également la main sur le trophée emblématique de cette troisième édition, qui allait les immortaliser et dont la photo accompagne cet article.

La journée s’est terminée par les tirages de la contribution volontaire, en beaux dollars américains, à trois chanceux qui pourront faire leur épicerie cette semaine. Les photos sont disponibles en cliquant ce lien. La compétition reprendra le 6 février prochain, alors que le deuxième tournoi régulier de la saison prendra l’affiche. Encore une fois, une organisation réussie grâce et une équipe statistique et logistique de qualité.

Bouillon de culture…

cyrille-duquetLes inventeurs québécois – Cyrille Duquet (1841-1922)

L’INVENTION DU COMBINÉ TÉLÉPHONIQUE

Cyrille Duquet, horloger, joaillier, inventeur et homme politique, né le 31 mars 1841 à Québec, fils de Joseph Duquet, journalier, et de Madeleine Therrien (Terrien) ; le 22 février 1865, il épousa à Québec Adélaïde Saint-Laurent, fille de Jean-Baptiste Saint-Laurent et d’Adélaïde Gazzo (Gazeau), et ils eurent 16 enfants ; décédé le 1er décembre 1922 au même endroit.

À l’âge de 13 ans, après des études chez les Frères des écoles chrétiennes, Cyrille Duquet entre comme apprenti chez l’orfèvre Joseph-Prudent Gendron de la rue Saint-Jean à Québec. Lorsque ce dernier décide de déménager en 1862, l’apprentissage du jeune Duquet s’achève. Sans hésiter, Duquet propose au propriétaire de s’établir à son compte au même endroit. L’affaire conclue, il partage pendant un certain temps ses locaux avec Simon Levy, vendeur en horlogerie et bijouterie.

Sans aucun doute, Duquet est un homme solide et travailleur. Il est aussi passionné par les sciences. Non satisfait d’assembler et d’installer des horloges, de fabriquer et de vendre des bijoux, il entreprend d’attirer l’attention en installant dans la vitrine de son magasin ses inventions et ses créations. Si Duquet aime surprendre, éblouir, étonner, émerveiller, il a aussi l’esprit pratique. En 1868–1869, avec le professeur François-Alexandre-Hubert La Rue, il conçoit un séparateur magnétique.

Autour de 1870, Duquet invente un instrument qui permet de contrôler l’heure exacte du passage des gardiens de télégraphes d’alarme aux divers points de leur ronde de surveillance. Le brevet est acheté l’année même, par la New Haven Clock Company des États-Unis. Il a également l’idée d’installer des horloges électriques dans les clochers et les tours des édifices.

C’est toutefois avec son combiné téléphonique que Duquet acquiert la notoriété. Contemporain d’Alexander Graham Bell, il aurait eu avec ce dernier un échange de correspondance – dont il ne reste pas de traces connues pour l’instant – sur l’évolution de leurs expériences respectives. Ce qui est cependant bien établi, c’est le brevet que Duquet obtient, le 1er février 1878, pour certaines modifications « facilitant la transmission du son et améliorant [les] propriétés acoustiques » et surtout pour la conception d’un nouvel appareil réunissant, sur une même planchette, l’émetteur et le récepteur.

Après quelques expériences entre son magasin de la rue de la Fabrique (là où débute la rue Saint-Jean) et un second magasin – qu’il possède avec Louis Dallaire – dans le quartier Saint-Roch, ou entre Ottawa et Montréal, il commence à établir quelques lignes téléphoniques régulières dont l’une avec Spencer Wood, où réside le lieutenant-gouverneur, et une autre avec le couvent Jésus-Marie de Sillery, où étudie une de ses filles.

Persuadé que Duquet utilise l’invention de Bell, Charles Fleetford Sise, vice-président de la Canadian Telephone Company, le met en demeure dans une lettre du 31 décembre 1880 « de cesser la fabrication de ces téléphones ». Piqué au vif, Duquet lui réplique dès le 7 janvier 1881 que « le brevet pour lequel vous faites tant de bruit est périmé et de nul effet ». « Veuillez en finir avec vos menaces de poursuite qui ne m’effrayent nullement, ajoute-t-il. Si vous désirez avoir un brevet inattaquable je vous conseille d’acheter le mien […] le plus tôt possible, conclut-il, car plus vous retarderez plus il vous faudra payer cher. »

Le 11 mai 1882, la Cour supérieure de la province de Québec tranche en faveur de la Canadian Telephone Company (intégrée cette année-là à la Compagnie canadienne de téléphone Bell). Des 5 000 $ qu’elle réclamait le 1er avril 1881, la compagnie a réduit « sa demande de dommages-intérêts à la somme de dix dollars », « convaincue que le défendeur Duquet agissait de bonne foi », explique le juge William Collis Meredith.

Pourquoi les demandeurs ont-ils ainsi réduit leurs réclamations? La vraie raison n’est pas la bonne foi de Duquet mais bien l’intérêt de la compagnie pour ses diverses améliorations. Dès le 15 mai 1882, Duquet cède en effet pour la somme de 2 100$ ses « titres, brevets, droits de brevet, licences, contrats, outils de production, appareils, biens meubles et fonds commercial » et renonce à tout projet dans le monde de la téléphonie. Sa célébrité lui ouvre cependant celui de la politique. François Langelier, avocat libéral bien connu, vient de faire son entrée sur la scène municipale. Comme conseiller municipal élu dans le quartier Saint-Louis, Duquet sera à ses côtés de 1884 à 1890.

Source : Wikipédia

In Memoriam – Nicole Geoffrion – 7e anniversaire

nicoleDéjà sept années que tes yeux se sont fermés pour toujours, par cette journée froide de janvier. Les années passent et tu demeures toujours présente dans nos cœurs.

Veille sur nous de ton petit nuage, accompagnée de ceux et celles qui t’ont rejoint.

Nous t’aimons très fort.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes. »

Le jour du Drapeau – 21 janvier

quebec6Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé prenait la place de l’Union Jack, drapeau britannique, au sommet de la tour centrale de l’Assemblée nationale. Par décret, le gouvernement du Québec lui avait accordé, le matin même, le statut de drapeau officiel du Québec. C’est pour souligner cette cérémonie que le 21 janvier a été décrété le jour du Drapeau.

Le drapeau représente l’un des plus puissants moyens de communication d’une nation. De tout temps et dans toutes les civilisations, il a été un élément d’identification permettant de reconnaître les siens, d’attirer l’attention, d’identifier une juridiction. Les gens sont sensibles et intéressés à tout ce qui touche leur drapeau, et c’est aussi vrai pour les Québécois.

À titre d’emblème national, le drapeau du Québec doit être déployé de façon officielle par une institution publique ou un établissement relevant de l’Administration gouvernementale afin de marquer son appartenance à cette dernière.

L’année 2017 correspond au 69ᵉ anniversaire du drapeau du Québec. Célébrons fièrement le jour du Drapeau.

Source : http://www.drapeau.gouv.qc.ca/

Trois gouttes de lumière…

LA VALEUR DU TEMPS

le-tempsPour connaître la valeur d’une année, demandez à l’étudiant qui a raté un examen.

Pour connaître la valeur d’un mois, demandez aux parents d’un bébé prématuré.

Pour connaître la valeur d’une semaine, demandez à l’éditeur d’un hebdo.

Pour connaître la valeur d’une heure, demandez aux amoureux qui attendent de se revoir.

Pour connaître la valeur d’une minute, demandez à celui qui a raté l’avion.

Pour connaître la valeur d’une seconde, demandez à celui qui a perdu quelqu’un dans un accident.

Pour connaître la valeur d’un millième de seconde, demandez à celui qui a gagné une médaille aux Jeux Olympiques.

Le temps n’attend personne. Au lieu de toujours courir après, profitons-en pendant qu’il passe afin qu’il soit de qualité pour nous et notre entourage.

Retour en arrière

mecanicienVous souvenez-vous des expressions anglaises pour décrire une réparation automobile dans les années 50-60? C’était assez hasardeux de comprendre ce langage. Il faut dire que la langue française en prenait pour son rhume. Avec les années, les expressions se sont raffinées même si certaines demeurent. Chez les adultes de cette époque révolue, plusieurs ont gardé le même vocabulaire pour se faire comprendre du mécanicien, surtout si ce dernier à grandi avec les mains dans le cambouis.

C’est presqu’un défi juste à essayer de lire le texte mais de ce que je me souvienne, ce sont vraiment les expressions que les mécaniciens employaient dans ces années-là. Alors pour vous rappeler la « belle » époque, imaginez un Français fraîchement débarqué ici et qui a un problème mécanique majeur. Il se trouve à la campagne, en plein hiver, dans le garage d’Eugène, où le joual est roi et maître, pour tenter de faire réparer sa bagnole. Eugène vérifie minutieusement l’auto et s’amène avec son verdict, en s’essuyant les mains tachées avec sa guenille…

« T’es pogné icitte pour une bonne escousse, mon gars. Mon chum pi moé, on a ouvert le hood pis on a tout tchéqué! Le trouble y vient d’la fan qu’est trop slack. À force de zigonner su’l’starter, t’as mis ta batterie à terre. C’est l’bouttte d’la marde…

M’a t’dire franchement, on va t’être forcés de changer l’shaft à c’t’heure. Y est pété, lui itou. A part de t’ça, j’sais pas si t’as vu, mais y a pas une ostie d’goutte d’anti-freeze dans le maudit bazou. Qui t’a loué c’te char-là? Y t’a fourré drette-là! Avec le frette qu’on a, c’est pas ben wise de runner un char d’même, on n’est pas su’a Côte d’Azur icitte.

En té cas, on peut dire que t’es bad-lucké en sacrament, mon homme! Y est toute fucké, c’te char-là. Ç’a pas d’allure, y ont même pas mis des tayeurs à neige. Ça doit skider en tabarnak su l’autoroute. Des plans pour se r’trouver dans l’fossa.

En té cas, à ta place, j’y rapporterais le bazou vite faite, pis j’y ferais manger ses bas à c’t’ostie de bouffon qui t’a fourré d’même ».

Pensez-vous que le Français a compris?

En y pensant bien…

penser1Aux prochaines élections, je voterai pour ma machine à laver… Elle, au moins, propose des programmes propres et honnêtes.

D’après une étude, les femmes avec un excès de poids vivent plus longtemps que les hommes qui le font remarquer.

Pour que le vin fasse du bien aux hommes, il faut que ce soit les femmes qui le boivent.

Je ne suis pas énervé, j’ai juste un caractère de merde.

Avez-vous remarqué que le nom des super-héros finit toujours par « man » comme; Batman, Superman, Spiderman et surtout Maman…

L’apéro c’est comme le sexe; si on se tape n’importe quoi, ça fait très mal au réveil.

Juste avant de mourir, je vais avaler un sac de grains de maïs pour mettre de l’ambiance au crématorium.

Ma pizza est brûlée, ma bière est congelée, ma femme est enceinte. Bref, je ne la sors jamais à temps.

Le top des 5 mots les plus difficiles à prononcer: 5- Prestidigitateur, 4-Inéligibilité, 3-Phénylalanine, 2-Désoxyribonucléique, 1-Pardon.

« Chérie, je bois un verre avec des copains. Si je ne suis pas rentré dans 30 minutes, relis ce message! »

Je vis la nuit car on m’a dit que j’allais mourir un jour.

Le marié veut divorcer, le célibataire veut se marier, le chômeur veut travailler, le travailleur en a marre de son travail, le pauvre veut devenir riche, le riche est prisonnier de sa richesse, le célèbre se cache, le frustré veut être vu. Le noir veut être blanc, le blanc cherche à bronzer… Acceptes ce que tu es et contentes toi de ce que tu as.

L’alcool ne résout pas les problèmes… Ceci dit, l’eau et le lait non plus!

Une soirée dans la vie d’une vieille Québécoise en CHSLD (3/3)

dame-chsldC’est tellement triste et pathétique, quelle sorte de société sommes-nous? Comment et de quel droit traitons-nous le quotidien de nos aînés, nos ancêtres, ceux et celles qui ont largement contribué à ce que nous sommes devenus, à notre prospérité?

Voici la troisième et dernière partie de ce récit troublant de Bianca Longpré anciennement infirmière en CHSLD, et impliquée auprès des personnes âgées. Son texte est criant de vérité et c’est pourquoi je veux le partager avec vous. Il est le dernier d’une série de trois, qui traite de la journée d’une vieille Québécoise qui vit son quotidien dans un Centre Hospitalier de Soins de Longue Durée (CHSLD).

Profitons de la vie maintenant les amis, parce que cette triste réalité de la vie, je ne la souhaite pas même à mon pire ennemi.

VOICI LA TROISIÈME PARTIE

15h. Je suis maintenant à me bercer face à la fenêtre et à fixer le parking. Les chars sont bien plus beaux que dans mon temps. J’aurais aimé ça, apprendre à conduire.

Môman?

Ma fille qui passe. Elle a l’air fatiguée et pressée. Comme chaque fois qu’elle vient. Pas de bisou à son arrivée, pas de caresse. Juste l’air d’être obligée de venir faire un tour. Je sais qu’elle n’aime pas cet endroit. Elle n’aime pas venir ici, mais elle m’y a placée. Le CHSLD est assez bien pour une vieille comme moi, mais pas pour que ma famille y passe plus que 30 minutes et pas plus de 15 minutes sans se plaindre.

– M’man, ça pue donc bien icitte aujourd’hui.

Ma chambre est à côté du bac de couches et de serviettes sales. Dans ma chambre, ça sent donc souvent la merde. Pas la mienne là, celle des autres. Ils changent le bac une fois par quart de travail. Alors la moitié de la journée, j’endure cette odeur.

– Ça sent comme d’habitude ma chérie.

– Il n’y a pas d’activité le samedi?

– Le samedi, il y a le baseball poche à 4h00, mais lancer une balle dans un bac, ça ne me tente pas. Il y avait le film pas de son ce matin. Puis demain, il y a la messe.

– Tu devrais participer au baseball poche.

– Vas-tu venir avec moi?

– Ben non môman, je n’ai pas le temps.

Évidemment, le temps. Il manque à tout le monde alors que nous autres, on en a trop. Qui aurait du temps à perdre pour lancer une balle dans un bac?

– As-tu retrouvé la belle veste que je t’avais apportée?

Ça fait deux fois que je lui dis que je me la suis faite voler, cette veste. Mes boucles d’oreilles à diamants aussi. Je le sais. Tout ce qui est beau ou cher disparaît. Il faudrait être habillé en guenilles et ne jamais porter de bijou pour ne rien se faire voler. Ici, on n’est pas vraiment chez-nous. Chez-nous, ce n’est pas où tout le monde peut rentrer, même quand je ne suis pas là.

– Ben non, je l’ai plus…

Silence. Ma fille regarde son téléphone. Je ne sais pas ce qu’elle et ma petite fille font tout le temps là-dessus. Ça doit être intéressant. J’en profite pour la regarder. J’aimerais la prendre dans mes bras. La retenir et lui embrasser le cou comme quand elle était petite. Je n’ose pas. Je sens mauvais. Mon bain, c’est demain. Mes ongles sont sales. Et je ne pense pas qu’elle en ait envie. Qui aurait envie de se coller sur moi? Mon Dieu, faites que ces doux souvenirs ne me quittent jamais.

– Je t’amènerais bien dehors, mais il fait un peu froid et il vente. T’es mieux en dedans.

Le vent. Le froid. J’aimerais les sentir sur ma peau. Sortir de cette bulle. Sentir ce que je vois de ma fenêtre. L’odeur du dehors. L’odeur du vent. Toucher un arbre. Avoir froid. Me sentir vivante. Mais il fait soit trop froid, soit trop chaud. L’été, on a peur que je me déshydrate au soleil et l’hiver que je gèle. Au printemps, il fait encore trop froid. Mieux vaut rester ici, bien à l’abri de tout ce qui pourrait me rendre malade. Parce que si je suis malade, je risquerais de ne pas pouvoir assister au prochain baseball poche ou manquer un film sans son. Pire, je pourrais mourir rapidement. Mieux vaut rester en dedans et être en santé pour attendre sans fin ma mort qui ne viendra jamais.

– J’comprends.

– Bon, je dois y aller. Faut que je prépare le souper pour les enfants. Même s’ils sont grands, je dois être là. La prochaine fois, ils vont venir te voir môman. Je sais que je dis ça tout le temps, mais là, je vais les forcer.

Les petits enfants… Des êtres si attachés à leur mamie quand ils sont jeunes et qui la délaissent dès qu’ils ont 10 ans. Ils étaient toujours sur moi. Ils se chicanaient pour savoir qui allait être assis sur mes genoux. Je les ai gardés, lavés, consolés, endormis… Je les ai tellement cajolés. Mais tranquillement, on dirait que je les oublie. Je ne les reconnais plus quand ils viennent me voir deux fois par an. Ils deviennent de jeunes adultes. Ils oublient leur vieille mamie.

– Bye ma chérie. Je t’aime.

– Bye maman. On se voit la semaine prochaine.

Bye maman, en regardant son téléphone. Même pas une heure. Des mots qui ne veulent rien dire. Une visite pour se déculpabiliser de placer sa vieille mère dans un endroit aussi misérable. Je suis fâchée. Je suis triste. Pourquoi j’existe? Pourquoi je suis ici? Pourquoi terminer ma vie dans cette place de merde? Je suis impuissante face à mon propre sort. Je n’y peux plus rien. Je peux seulement repasser en boucle de vieux souvenirs. Ma seule échappatoire. Mon corps ne veut pas mourir, mais je m’éteins par en dedans. Peut-on mourir de l’âme avant de mourir du corps? À quoi sert cette vieillesse? Cette attente? La rage de la mort qui ne vient pas.

– On va manger bientôt.

– Je m’en crisse.

– Pardon?

– Je m’en calisse qu’on mange tantôt, la bouffe est dégueulasse.

Elle s’approche.

– Touche-moi pas!

– Madame Labrie, SOYEZ POLIE!

Le coup est parti tout seul. Peut-être même deux. Dans sa face. De l’énergie que je ne me connaissais pas. La cloche qui sonne. Un code est lancé. Des préposés pour me tenir. Des cris. La douleur dans le dos. Le sol. Mon corps qui se débat. Laissez-moi tranquille!

Une piqûre. La tête qui tourne. Mes yeux se ferment. Mon corps se ramollit. Tranquillement, on me lâche. Je meurs. Il n’y a pas de lumière blanche. Elle est où la lumière blanche? Le film de ma vie? Ça y est, je vois mon mari. Je danse avec lui. Il m’embrasse. Mes enfants chantent et s’amusent sur la pelouse. Ils sont petits. Même notre chien est là. Je suis belle, dans la trentaine. La mort, c’est bien. Je suis dans la maison que je connais. Il fait soleil. Les oiseaux chantent et le vent est bon. La mort, c’est doux. La mort, ça dure combien de temps? Toute l’éternité? Je revois mon mariage en détail. Ma meilleure amie Marguerite. Je la sens me tenir la main. Je sens la paume douce de sa main qui me caresse le bras.

– Madame Labrie, Madame Labrie… C’est Patsy, votre préposée préférée. Est-ce que ça va mieux?

FIN

Merci à Bianca Longpré pour ces textes magnifiques.

Épilogue

Il faut se rappeler sans cesse cette misérable histoire, parce que personne ne connaît sa fin, son agonie. Il faut profiter de cette vie au maximum et exprimer clairement ses dernières volontés si on ne veut pas connaître le sort de Madame Labrie.

Nos aînés il faut en prendre un grand soin jaloux, les caresser et leur montrer clairement qu’on les aime. Mieux vaut partir dans un sentiment d’allégresse que de se sentir délaissé et oublié.

Ces personnes ont tout donné pour que leurs enfants me manquent de rien et c’est la moindre des choses en retour, de leur exprimer notre gratitude, les aimer, les écouter, les remercier et par-dessus tout leur offrir par notre présence, du temps de qualité, sans en compter sa durée.

Si ces textes ont pu vous sensibiliser positivement devant l’indifférence, la solitude et l’isolement des personnes âgées, il aura atteint son but.

Un après-midi dans la vie d’une vieille Québécoise en CHSLD (2/3)

dame-chsldC’est tellement triste et pathétique, quelle sorte de société sommes-nous? Comment et de quel droit traitons-nous le quotidien de nos aînés, nos ancêtres, ceux et celles qui ont largement contribué à ce que nous sommes devenus, à notre prospérité?

Voici la deuxième partie de ce récit troublant de Bianca Longpré anciennement infirmière en CHSLD, et impliquée auprès des personnes âgées. Son texte est criant de vérité et c’est pourquoi je veux le partager avec vous. Il est le second d’une série de trois, qui traite de la journée d’une vieille Québécoise qui vit son quotidien dans un Centre Hospitalier de Soins de Longue Durée (CHSLD).

Profitons de la vie maintenant les amis, parce que cette triste réalité de la vie, je ne la souhaite pas même à mon pire ennemi.

VOICI LA DEUXIÈME PARTIE

J’aime sentir sa main sur mon épaule. Dès que je la sens se déposer sur moi, je sais que c’est elle. Il y a bien longtemps qu’on ne me touche plus par plaisir. On me lave, on me lève, on me torche, mais on ne m’offre plus de caresse. Il n’y a qu’elle qui me touche doucement, qui passe sa main dans mes cheveux blancs en me disant que je suis belle. Sa couleur café et son accent haïtien me réconfortent. Sa paume caresse doucement mon avant-bras. Son regard est plein de soleil, son sourire éclatant.

– Ça va bien aujourd’hui?

– Oui, vous?

– Ça va bien. Il fait beau dehors, on met de la musique avant le dîner?

Elle met sa musique haïtienne au salon et ça me fait rêver. Il y a des infirmières qui chialent et disent que la musique les dérange. Entendre de la musique, moi, ça me garde en vie.

Elle prend mes mains et ferme les yeux en chantant. Je chante un peu n’importe quoi, mais ça fait tellement de bien. La vie est douce. Je me vois danser avec mon mari. Je revois notre mariage. Les enfants qui courent quand nous dansions dans la cuisine. Nos vacances en 1954. Son rire. Sa peau. Il me manque. Mes enfants aussi. La douceur de leurs cheveux et l’odeur de leur peau. Le temps a passé si vite les 80 premières années de ma vie et il s’éternise maintenant.

Patsy est une perle. C’est la préposée de jour. Elle arrive parfois en retard, elle nous fait parfois attendre, mais elle prend soin de nous, avec ses mains et avec son cœur. Je sais qu’elle aime être ici. Elle me traite comme un être humain. Elle prend le temps de nous parler. De me faire un câlin, avec ses gros seins qui m’écrasent pour me réconforter. Elle met de la joie dans la pièce quand elle fredonne des chansons. C’est de ça dont j’ai besoin. Sa bonne humeur est ma pilule pour l’âme. La seule vraiment efficace.

Mais le centre aimerait qu’elle fasse les choses plus rapidement. J’entends souvent la chef lui dire :

– Ici, ça doit rouler.

Pas le temps de donner du bonheur. Elle n’est pas payée pour ça. Mais elle résiste.

Le dîner arrive. On ferme la musique. On nous corde comme du bétail. On nous met une bavette. On dirait que je suis à la garderie. Nous sommes tous assis face à face en silence. On entend seulement l’infirmière qui insiste pour que Monsieur Lalonde mange, mais il n’a plus son dentier depuis deux mois. Il l’a perdu. Personne ne sait où. Deux mois sans dents. Deux mois sans que personne ne s’en occupe. Même s’il est chialeux, je suis triste pour lui. En plus, quand il boit son café, ça coule sur le côté de sa bouche et ça me lève le cœur.

Un morceau de dinde, des patates pilées et un morceau de brocoli… en purée. Je n’aime pas la purée, je n’aime pas la dinde sans sauce. Je voudrais manger comme avant. Je voudrais goûter. Je voudrais des chips. Des gâteaux. Croquer dans une carotte. Manger la lasagne que je faisais pour mes enfants. Le plaisir de manger n’existe plus. Manger pour survivre à une vie qui n’en finit plus de s’éterniser.

– Mangez!

Toujours des ordres : prenez vos pilules, mangez, levez-vous, buvez. On ne s’y habitue pas. Les mots pour nous diriger. Les mots pour drabes. Les mots qui ne veulent plus rien dire. Sauf quand Patsy chante.

J’ai juste picossé. Juste pour qu’on me sacre la paix.

13h30.

– C’est l’heure de la sieste.

La sieste. Comme si j’avais trois ans. Je me suis levée et je n’ai rien fait d’autre qu’attendre et là, on m’oblige à me coucher. À quoi bon rouspéter? Quand je me couche l’après-midi, je ne dors pas. J’écoute les infirmières qui parlent. J’écoute leurs histoires. Je vis un peu à travers ce que j’entends. J’essaie de comprendre l’actualité à travers les bribes de conversations. Parce qu’ici, personne ne me parle de ce qui se passe. On me parle du soleil et de la pluie.

Dans mon lit, les yeux ouverts, j’attends que la sieste passe. J’attends encore. Je pense au dentier perdu. À Patsy qui chante. À ma fille qui m’a sûrement oubliée ici. Je suis une attendeuse-penseuse.

À SUIVRE…

Un avant-midi dans la vie d’une vieille Québécoise en CHSLD (1/3)

dame-chsldC’est tellement triste et pathétique, quelle sorte de société sommes-nous? Comment et de quel droit traitons-nous le quotidien de nos aînés, nos ancêtres, ceux et celles qui ont largement contribué à ce que nous sommes devenus, à notre prospérité?

Un ami m’a fait parvenir le texte qui suit, avec comme seule référence, le nom de Bianca Longpré, anciennement infirmière en CHSLD, et impliquée auprès des personnes âgées. Je ne la connais pas, mais mes recherches mon amené sur un blogue qu’elle tient sur Le Huffington Post. Son texte est criant de vérité et c’est pourquoi je veux le partager avec vous. Il est le premier d’une série de trois, qui traite de la journée d’une vieille Québécoise qui vit son quotidien dans un Centre Hospitalier de Soins de Longue Durée (CHSLD).

Profitons de la vie maintenant les amis, parce que cette triste réalité de la vie, je ne la souhaite pas même à mon pire ennemi.

VOICI LA PREMIÈRE PARTIE

Il est 6h30. Je le sais parce que la garde vient de me le dire en ouvrant le store. Je n’ai aucune idée où je suis. La photo de ma fille, – c’est-tu bien ma fille? Je vois tellement mal sans mes lunettes – et mes vêtements qui traînent sur la chaise me donnent l’impression d’être à la même place qu’hier. Je connais cet endroit. Le monde dit que je suis chez-nous ici, mais ce n’est pas chez-nous, c’est là où on m’a laissée, là où on m’a placée.

6h32. On secoue mes couvertures, puis on regarde dans ma couche. «Un numéro 2»! Ça a l’air que j’ai encore chié dans mes culottes pendant la nuit. Personne n’appelle ça comme ça ici, mais moi, je le sais que c’est ça. À 87 ans, on ne fait plus «caca» dans ses culottes, on chie dans sa couche.

Je suis passée du stade «bien endormie» aux grosses lumières dans le visage, les fesses à l’air devant deux gars que je ne connais pas. Ils font comme si je n’existais pas. Ils parlent entre eux du hockey en me lavant l’entrejambes. J’ai honte! Personne, sauf mon mari, n’a vu cette partie de mon corps. Maintenant, chaque jour, on me met la «région» au grand jour. Je ne suis pas à une honte près. À chaque fois, je me réfugie dans ma tête. Je pense à mes noces, à la naissance de ma petite dernière, au temps où j’étais à la petite école, aux souvenirs qui me restent. Ça me fait du bien.

On me lave le dessous des bras, puis les yeux. C’est ça ma toilette du jour. Puis une fois par semaine, c’est mon bain. Mais pas un bain comme tu penses, là. Un bain en 10 minutes de l’entrée à la sortie avec deux personnes que je ne connais pas. Deux personnes avec des bottes de pluie qui se parlent entre elles en me passant un savon qui pue sur le corps. Toute nue, en dessous des gros néons, devant des inconnus. C’est mon pire moment de la semaine. On est bien loin du spa. Par chance, aujourd’hui, c’est juste à la débarbouillette. L’inconfort dure moins longtemps.

– Vous êtes propre M’dame Labrie. J’vais vous habiller asteure. Coudonc, vous ne dites jamais rien?

– Je n’ai pas mes dents.

Shit. Les v’la.

Il ne les a pas rincées. Hier non plus. Ils les font juste tremper. Je hais ça. Quand je pouvais je me les brosser trois fois par jour… Là, mes mains ne savent plus comment faire. Mes dents m’écœurent. Mais je n’y pense plus. J’y pense juste quand on me les installe.

– Merci.

– On va vous habiller asteure.

Il n’y a rien de pire qu’un homme qui te met une brassière. Je hais ça! Mes seins ne sont jamais bien placés. Mais lui au moins, il est gentil. Il y en a qui sont rough. Lui, quand il est tout seul, il ne me parle pas trop. Ça me permet de penser pour oublier ce bout-là.

– Voilà, vous êtes ben belle. On va venir vous porter votre déjeuner.

– OK!

Ma fille leur a bien dit que je ne mangeais pas dans ma chambre le matin, mais avec tout le monde dans la grande salle à manger… Ils ne l’écoutent pas, sauf les deux jours où elle risque de venir, là ils le font. Alors je reste de 6h45 à 8h00 toute seule dans ma chambre. Je pourrais marcher, mais ma marchette est loin. Je n’ose pas sonner de peur de les déranger dans leur routine. Malheur à celui qui demande quelque chose qui n’est pas dans leur plan de travail. Je fixe le vide. Je me réfugie encore dans mes pensées. Par chance, j’ai beaucoup de souvenirs qui viennent et partent. Ceux de ma jeunesse reviennent souvent. Le bon temps!

Le déjeuner arrive. Ils m’installent le cabaret devant moi. Je n’ai pas vraiment faim. Il fait soleil dehors. Je pense qu’on est au printemps. Je ne sais plus. Une toast molle avec de la confiture, un café puis une demie banane devant moi. J’ai de la misère avec mon café. Des fois, j’en échappe puis je me brûle avec, alors ils me donnent un café tiède. Je hais ça. J’aime mieux me brûler que de boire un café tiède. Mais je ne décide plus rien. Je ne sais même pas qui décide ce que je bois. Je ne pensais jamais ne pas décider comment boire mon café. Je suis rendue là.

Déjeuner toute seule, c’est plate. Même pas de TV ni de radio. Je vois le parking à travers la fenêtre. Il n’y a pas de neige, pas de feuilles. On doit être au printemps. En octobre peut-être. J’ai perdu le fil des saisons. J’ai envie de pisser. La cloche est loin. Je veux aller aux toilettes. Je hais cette couche. Je ne veux pas me pisser dessus. Je vais me retenir.

Une préposée entre.

– J’ai envie.

– Je reviens dans 5 minutes.

Je vais réussir. Je me concentre. Comment savoir combien de temps ça fait. Impossible de reprendre la notion des minutes. Le café ne peut pas m’aider, il est toujours froid de toute façon.

– J’AI ENVIE!

– Oui, oui, Madame Labrie, j’appelle un préposé, me dit la garde

Trop tard. Je me suis pissée dessus, encore.

– Bonjour.

– Trop tard, je m’excuse… Astie. Bon. Je n’ai pas le temps de vous changer tout de suite, continuez à manger, je reviens taleur.

Je ne peux pas manger au sec, imaginez pleine de pisse. On m’amène au salon… sans me changer. On m’assoit devant la TV.

– Pouvez-vous me changer?

– Après le film.

Il doit être 10h. C’est le film d’avant-midi. Ils mettent un film l’avant-midi. Un film mais pas le son, parce que ça énerve les infirmières. Juste des images. Alors je regarde les images. On est quel jour? Je ne reconnais pas la garde-malade. On doit être samedi. Le samedi, il y a souvent des nouveaux. J’ai soif. Je n’ai rien bu depuis le matin.

– Excusez-moi, est-ce que je peux avoir de l’eau?

On ne m’entend pas. Faire semblant de ne pas entendre un vieux qui demande quelque chose doit être un prérequis pour travailler ici. Je décide de me lever. Devant la machine à eau, je ne sais pas quoi faire. Il n’y a même pas de verre. J’ai vraiment soif.

– Assoyez-vous Madame Labrie, vous allez tomber.

– J’ai soif.

Enfin, un peu d’eau. J’adore l’eau glacée de cette machine. On m’en donne si peu souvent. J’aimerais pouvoir m’en servir seule.

– Retournez devant la TV, là.

Ça doit faire 20 ans que je suis assise ici. Le temps est long. C’est le temps le plus long de ma vie. Paraît qu’on vieillit ici. Je pense qu’on attend la mort. J’y pense souvent à la mort. Elle a dû m’oublier. Trop occupée avec les guerres et les pays du tiers monde, elle me laisse pourrir ici. Je vis pour les moments où ma famille vient me voir. J’attends. Je suis devenue une attendeuse. J’attends mes enfants, mes petits-enfants, qu’on me couche, qu’on me change, qu’on me lave, puis j’attends aussi ma mort. J’existe pour attendre.

Là, j’attends qu’on me change la couche et le dîner que je ne mangerai pas.

À SUIVRE…

Pour en finir avec le français au hockey junior

lhjmqAfin de donner suite à mes récents articles sur le français au hockey junior, je veux vous faire partager l’opinion de Réjean Parent, blogueur au Journal de Montréal, parue dans son édition de mercredi dernier et que j’endosse sans hésiter.

En attendant de disparaître

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, a déclaré aux 15-18 «j’ai incité les équipes à diriger les joueurs et les rencontres d’avant-match en anglais pour que les joueurs puissent se familiariser avec la langue». Selon lui, cela les aidera s’ils poursuivent avec un club professionnel.

Pourtant, les Russes, les Suédois, les Finlandais et les Tchèques jouent au hockey dans leur langue sans que cela ne les empêche d’accéder à la LNH. Ils y sont d’ailleurs plus nombreux que les joueurs issus de la LHJMQ.

CHUCHOTE EN FRANÇAIS

Cette déclaration du commissaire suivait celle de Julien Gauthier quant à «l’utilisation découragée du français entre joueurs francophones d’Équipe Canada au mondial junior». Il n’y a pas de discrimination, selon Monsieur Courteau, mais seulement une volonté que tous se comprendront avec une langue commune, en l’occurrence l’anglais. L’usage du français ne doit pas être dérangeant.

Le commissaire assure que la position de Hockey Canada sur le bilinguisme est très respectueuse, l’illustrant par le recours possible à la traduction simultanée dans les réunions du Conseil d’administration de l’organisme où la langue d’usage est presque exclusivement l’anglais. Il donne ainsi raison à Gilles Duceppe qui affirma un jour qu’il y avait deux langues officielles au Canada, l’anglais et la traduction simultanée.

FIERTÉ BIEN BASSE

C’est le même genre de raisonnement qu’utilise HEC-Montréal pour justifier la hausse de son offre de cours en anglais, sous prétexte que c’est la langue des affaires. Nous devrions être choqués de voir notre langue s’effacer aussi facilement devant l’anglais, mais notre ministre de la Francophonie, Jean-Marc Fournier, préfère croire que le français et le bilinguisme progressent.

Il s’offusque avec d’autres commentateurs que certains renâclent cette débâcle du français en arguant que nos jeunes sont ouverts sur le monde. Heureusement, Julien Gauthier leur rappelle qu’ils n’oublieront pas leur origine. Vivement une Équipe Québec dans les tournois internationaux.

Une pinte de bon sang

humour6Un catholique, un protestant, un musulman et un juif étaient en discussion pendant un dîner. Le catholique dit :

– J’ai une grande fortune et j’achèterais bien la Citibank!

Le protestant dit :

– Je suis très riche et j’achèterais bien la General Motors!

Le musulman dit :

– Je suis un prince fabuleusement riche. Je vais acheter Microsoft!

Ensuite, ils attendent tous que le juif parle… Celui-ci remue son café, place la cuillère proprement sur la table, prend une petite gorgée de café, les regarde et dit avec désinvolture :

– Je ne vends pas!

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– Allô… Urgence! Envoyez un policier! Un chat est entré dans la maison!

– Que voulez-vous dire par un chat?

-Un chat, merde!!! Un gros criss de chat méchant! Vous ne savez pas c’est quoi un chat? Il est entré dans la maison et il arrive vers moi vite il va me tuer!!!

– Attendez, je ne comprends pas. Vous voulez dire un voleur?

– Mais non! Un chat câlice!!! Un chat! Miaou! Miaou! Miaou!

– Mais qu’y a-t-il de dangereux avec un chat qui vient vers vous?

– Il va me tuer! 9-1-1! Et c’est vous les responsables de ma sécurité, bande de cons!!!

– Mais un chat… et d’abord qui est au téléphone?

– Je suis le perroquet!!!, allume ostie!

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Bill et Sam sont deux amis âgés. Ils se rencontrent au parc tous les jours pour nourrir les pigeons, regarder les écureuils et discuter de tout et de rien. Un jour, Bill ne s’est pas présenté. Sam ne s’en est pas fait et il a pensé qu’il souffrait d’une grippe ou quelque chose d’autre. Mais après que Bill ne se soit pas présenté pendant une semaine, Sam a commencé à s’inquiéter.

Mais, les seuls moments où ils étaient ensemble, étaient dans le parc. Sam ne savait pas où Bill demeurait, donc il ne pouvait pas savoir ce qui lui était arrivé. Un mois a passé et Sam pensa qu’il ne reverrait plus Bill. Mais un jour, Sam s’approcha du parc et voilà que Bill était assis. Sam était très heureux et lui dit :

– Pour l’amour du ciel, que t’est-il arrivé?

Bill a répondu qu’il avait séjourné en prison!

– En prison!!! s’est écrié Sam. Mais pourquoi donc?

– Bien, a dit Bill, tu connais Sue, cette jolie petite brunette qui est serveuse au café où je me rends tous les jours?

– Oui, dit Sam, je m’en souviens. Qu’y a-t-il avec elle?

– Bien, elle m’a accusé de l’avoir violée… J’ai 89 ans. J’étais tellement fier, que lorsque je suis arrivé en cour, j’ai plaidé coupable. Le maudit juge m’a donné 30 jours de prison pour parjure!

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Un conseil de votre banquier…

Vous ne savez que faire de votre argent? Voici la solution :

Messieurs, faites tatouer un signe de dollar sur votre pénis. Vous aurez ainsi Le plaisir d’avoir 5 avantages :

1) Vous verrez croître votre investissement.

2) Vous prendrez plaisir à toucher votre pognon.

3) Vous ne verrez plus d’un mauvais œil qu’une femme dévore vos économies.

4) Vous serez le seul à décider comment Le protéger.

5) Vous serez le seul à décider où Le placer.

Votre conseiller en investissements.

P.S. Mais dépêchez-vous avant que la bourse se mette à chuter…

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Le mariage, version 2017

Fille :

– P’pa, je viens te voir parce que je voudrais me marier. Imagine-toi que je suis tombée en amour avec un gars qui vit à New York et moi, je vis en Californie. Nous nous sommes rencontrés sur un site de rencontres, nous sommes devenus amis sur Facebook, nous avons beaucoup échangé sur Twitter et il m’a demandée en mariage sur Skype. J’aimerais que tu bénisses notre union et que tu m’offres de super grosses noces… Alors, sors ton carnet de chèques!

Père :

– Wow! Vraiment! Après avoir entendu ton histoire, je te suggère de te marier sur Facebook, de visiter Las Vegas sur YouTube, de jouer au Casino en ligne, d’acheter vos enfants sur Amazon et de payer avec PayPal. Et si jamais tu te tannes de ton chum, tu pourras toujours le vendre sur eBay!