Vous savez comme les enfants peuvent être perspicaces parfois. Sans comprendre vraiment le comportement des grands, ils les observent et décrivent dans leurs mots et avec leur compréhension, ce qu’ils ressentent. Le résultat souvent nous fait sourire, comme dans l’histoire qui suit. Pour vous mettre en contexte, après le congé de Noël, une maîtresse de maternelle a demandé à ses élèves comment ils avaient passé leurs vacances. Sans hésiter, un petit garçon leva la main et raconta…
« Autrefois, on passait Noël chez les grands-parents qui demeuraient ici, dans une grande maison de briques rouges. Mais grand-père a été retraité et ils sont déménagés en Floride. Ils demeurent dans un endroit où se trouvent beaucoup de gens retraités. Ils habitent tous dans des maisons de tôles. Beaucoup se promènent dans des chaises qui roulent, car ils sont trop fatigués pour marcher. Ils jouent des jeux et font des exercices, mais ils ne jouent pas très bien.
Autrefois, mon grand-père avait des chevaux. Je crois qu’il s’en ennuie, car il joue avec les pattes des chevaux. Il appelle cela des fers. S’il réussit à le lancer dans un poteau, lui et un autre retraité sautent les bras en l’air et crient. Les deux autres retraités ne rient pas. Je crois qu’ils boudent. Ma grand-mère joue avec une petite boule rouge qu’elle lance, et les autres retraités lancent une grosse balle dessus pour essayer de la frapper. Ma grand-mère dit que, si elle réussit, elle gagne 25 sous. Pauvre grand-mère, je vais lui envoyer les sous que j’ai dans ma banque. Près du centre de loisirs, il y a une piscine où les retraités se tiennent debout, chapeau sur la tête comme des statues. Je suppose qu’ils ne savent pas nager.
Autrefois, grand-mère faisait toujours des tartes et des gâteaux quand on allait la visiter, mais plus maintenant. Je crois qu’elle a oublié comment faire, car personne ne cuisine là-bas. Tout le monde mange au casse-croûte. À l’entrée du parc, il y a une petite maison dans laquelle se tient un garde. Il surveille jour et nuit afin que personne ne puisse sortir sans qu’il ne le sache. Tout le monde porte des macarons sur lesquels est inscrit leur nom. Ma grand-mère m’a dit qu’il y a des retraités qui oublient parfois leur nom. Avec cela, ils ne sont pas obligés de dire leur nom.
Grand-mère dit que grand-père a travaillé très fort toute sa vie afin d’être retraité. J’aimerais bien qu’ils reviennent habiter ici, mais je suppose que le garde ne les laissera jamais partir. Alors, j’ai décidé que je ne travaillerais pas fort dans ma vie! Oh! Non! Car je ne veux pas devenir retraité. »
Il semblerait que ce récit soit celui d’une histoire vraie. À tout événement, force est d’admettre qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences et surtout, porter un jugement complètement hors de la réalité.
Une femme prend le vol Seattle – San Francisco. Suite à un incident en cours de route, l’avion est détourné vers Sacramento. Le commandant de bord explique qu’il y aura un arrêt, et si des passagers voulaient descendre de l’avion, ils pourront remonter à bord dans 50 minutes… Tout le monde descend de l’avion, sauf une dame qui est aveugle. Un des pilotes l’avait remarquée parce que son chien-guide se reposait tranquillement sous le siège en face d’elle pendant tout le vol. Le pilote s’approcha d’elle, et l’appelant par son prénom, lui demanda :
– Kathy, nous sommes à Sacramento pendant presque une heure. Voulez-vous descendre et vous dégourdir les jambes ???
La dame aveugle répondit :
– Non merci! Mais peut-être que Fido voudrait se dégourdir les pattes.
Imaginez le tableau : Toutes les personnes dans la zone d’embarquement s’arrêtèrent subitement quand, en tournant la tête, ils virent le pilote sortir de l’avion avec un chien-guide d’aveugle… Le pire, le pilote portait des lunettes de soleil!
Les passagers se sont éparpillés. Certains ont essayé de changer d’avion, d’autres de compagnie aérienne…
Il y a de ces décisions prises par les administrateurs de certaines sociétés d’état et sur lesquelles on peut s’interroger. La dernière en lice, la Société des alcools du Québec (SAQ) qui a décidé de déplacer le drapeau du Québec à l’intérieur de ses établissements, sous prétexte que l’entretien en serait simplifié. La directrice des Affaires publiques de la SAQ, Anne-Sophie Hamel-Longtin, explique que le climat québécois endommage « très rapidement » les drapeaux. « Pour les conserver intacts, nous préférons ne plus les exposer aux éléments météorologiques ». Par contre, elle est incapable de chiffrer les économies réalisables. Plus absurde que ça, tu meurs. La SAQ et son monopole, fait assez de profits pour entretenir ses drapeaux.
Pourtant, le drapeau est un signe de fierté qui doit être vu partout et de loin. Il permet d’identifier sans équivoque, un service gouvernemental. Mieux encore, selon la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec, le drapeau doit être déployé sur les édifices des organismes dont l’Assemblée nationale nomme les membres et sur les édifices des personnes nommées par celle-ci. Pourquoi on cache toujours nos symboles? C’est devenu une maladie contagieuse? Tantôt c’était le crucifix, maintenant c’est le drapeau, pour faire des supposées économies de bout de chandelle.
Voyez-vous, c’est tout le contraire qui se passe aux États-Unis. Tous les citoyens, et pas seulement les édifices gouvernementaux, se font une immense fierté d’exhiber le drapeau américain. On le vénère, on l’adore. On en voit partout; sur les autos, voiturettes de golf, maisons, et de toutes les dimensions. J’en ai vu un, l’autre jour, flotter en plein milieu d’un terrain du commerce Camping World, pour ne pas le nommer, un immense drapeau qui devait faire 20 pieds par 60. Il était visible à des milles à la ronde. Le jour de l’Armistice, les Américains se prosternent devant leur drapeau. C’est la fierté d’un peuple qui s’exprime. C’est toute l’histoire affichée dans un symbole puissant d’identité collective. Vous n’en trouverez aucun effiloché.
Finalement et en boutade, la température hivernale au nord-est des États-Unis est certainement comparable avec celle du Québec. Et les drapeaux y sont bien en évidence et très bien entretenus. Notre gouvernement se doit de rappeler la SAQ à l’ordre, jeter au panier cette stupide décision et d’imposer le respect de sa loi.
Dans la cuisine du vieux chalet.
Un ravioli, au fond d’un petit poêlon, réchauffe. Et il dore sous une couche de gruyère râpé. Le vieux chalet est bien tranquille. Pour le dîner, tout sera grillé, appétissant, fondant! Le fromage est posé sur un plat ravissant. Sans doute, et d’une bouchée, il sera avalé! Le saucisson, gras et bien tendre, sera coupé en rondelles. Et, servi sur un plateau, le chocolat bout, le verser sera délicat et dangereux! D’un seul coup, il écume et gorge le chalet d’un bon et tranquille parfum.
Le petit Benoît a bien écouté. Il a écrit exactement ce qu’il a entendu. Pourtant, le résultat est inattendu!
Une dictée, 100 fautes !
Dans la cuisine du vieux chat laid.
Un rat vi au lit, au fond d’un petit poêle long. Réchauffé, il dort sous une couche de gruyère râpé. Le vieux chat laid est bien tranquille: pour le dîner, tout ce rat, gris et appétissant, fond dans le fromage. Et posé sur un plat, ravi, sans s’en douter, d’une bouchée, il sera avalé! Le sot, si son gras est bien tendre, sera coupé en rondelles et servi sur un plat. Oh! le choc! holà! Bouleversé ce rat délicat est dangereux! D’un seul coup, il écume, égorge le chat laid d’un bond et tranquille, part. Fin.
Vous êtes sûrement au courant de la construction et de l’ouverture de la super prison de luxe de Sept-Îles au Québec. Un établissement qui peut loger très confortablement une cinquantaine de détenus; téléviseurs plasma, nouveau décor, bref, tout le contraire des chambres vétustes d’un CHSLD. Tout cela évidemment payé à même nos impôts.
C’est tellement ridicule que Richard Martineau s’est surpassé, aujourd’hui dans les pages du Journal de Montréal, et en a fait une ironique parodie qui m’a fait bien rigoler, même si l’analogie avec les CHSLD est stupéfiante, c’est pas parce qu’on rit que c’est drôle. Si vous ne l’avez pas lu, voici ce que vous avez manqué.
Crime et châtiment
La scène se déroule au palais de justice
– Accusé, levez-vous!
Un homme mal rasé d’une quarantaine d’années se lève.
– Monsieur, vous avez été reconnu coupable du meurtre au second degré de votre partenaire d’affaire. Non seulement avez-vous commis un crime particulièrement crapuleux, qui a choqué la population, mais vous n’avez jamais manifesté le moindre remords. Je vous condamne donc à passer les 20 prochaines années dans un CHSLD.
Livide, visiblement sonné, l’homme se met à crier à pleins poumons…
– Nooooon!
– Qu’on amène l’accusé!
L’avocat du condamné se lève, furieux.
– Monsieur le juge, malgré tout le respect que je vous dois, il est totalement inadmissible que vous envoyiez mon client dans un endroit aussi sinistre. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en 1984 le Canada a signé une convention internationale contre la torture. Même s’ils ont commis des crimes graves, les prisonniers ont droit à la dignité et au respect de leur personne. La Convention des droits de l’homme interdit les traitements inhumains et dégradants, même pour les détenus. Et en 1988, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies a adopté un ensemble de principes concernant la protection des personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement. Or, les CHSLD violent plusieurs de ces principes!
– Désolé, maître, mais j’ai décidé de donner une peine exemplaire…
– Mais ils n’ont droit qu’à un bain par semaine, monsieur le juge! Ils n’ont pas de télé plasma! Ils n’ont pas de gym, de bibliothèque ou d’écouteurs high-tech branchés à leurs sièges! Quand ils font pipi, on les laisse macérer dans leur pisse pendant des heures! On les attache à leur lit la nuit! Ils n’ont jamais de visites! Et… et… (la voix de l’avocat se brise) ILS MANGENT DU MANGER MOU! À L’ANNÉE! C’est inhumain, c’est cruel! Je vais porter plainte aux Nations unies, à Human Rights Watch, à Amnistie internationale, je vais écrire à la Croix-Rouge, je vais organiser des manifestations, des sit-in! Ces établissements ont été créés pour des vieux et des malades, pas pour des détenus en santé qui ont toute la vie devant eux! Vous devriez avoir honte, monsieur le juge!
UNE BONNE NOUVELLE
Pendant ce temps, à 100 kilomètres de là, dans la petite cuisine d’un petit appartement, un homme d’une cinquantaine d’années parle à sa vieille mère…
– Maman, j’ai une bonne nouvelle! Tu ne devineras jamais ce que j’ai réussi à faire…
– Quoi?
L’homme regarde sa mère avec un grand sourire.
– J’ai trouvé une place à la nouvelle prison de Sept-Îles!
La mère pousse un cri de joie.
– Pas vrai! Mais, mais… c’est fantastique!
L’homme sort un dépliant de son sac.
– Regarde les photos, maman, comme c’est beau! C’est propre, frais peint il y a de belles couleurs sur les murs! Tu devrais voir la cafétéria, une splendeur! Et les cellules sont super chouettes! Tu peux même suivre toutes sortes de cours! Es-tu contente?
– C’est la plus belle journée de ma vie! Tu es vraiment le meilleur fils du monde.
Quand vous pensez à l’orthophonie, vous pensez probablement aux enfants qui reçoivent de l’aide pour un sigmatisme ou pour un délai langagier. On vous a peut-être emmené voir un(e) orthophoniste quand vous étiez enfant, pour faire traiter des défis de langage ou de parole. Certes, beaucoup d’enfants bénéficient de l’orthophonie, mais savez-vous que l’orthophonie peut également aider les adultes?
Souvent, les adultes atteints de démence et leurs aidants ignorent que l’orthophonie peut les aider, car la démence ne provoque pas toujours des problèmes de parole. Elle provoque des problèmes de mémoire et d’autres problèmes cognitifs qui peuvent nuire à la communication. Une forme particulière, l’aphasie progressive primaire, a un impact direct sur le langage, et surtout sur l’évocation lexicale (l’habileté à trouver les mots).. Il traite l’attention
L’orthophoniste est un spécialiste de la communication. Il traite l’attention, la mémoire, la résolution de problèmes, et les difficultés langagières. Il enseigne des stratégies pour gérer ces difficultés, et il aide les personnes atteintes de la démence à participer à la vie. Il sait développer des systèmes d’aide externe pour aider l’individu à se souvenir des renseignements qui lui sont importants, et il apprend à l’individu et à ceux qui interagissent avec lui à employer des aides externes. Il enseigne aux proches à communiquer de façon efficace avec l’individu atteint de démence.
La démence est une maladie neurodégénérative, ce qui signifie que la mémoire et la cognition s’empirent à travers le temps. Si l’orthophonie est incapable de récupérer les habiletés perdues, il peut néanmoins aider les individus à participer pleinement à la vie, en assurant que leur cerveau reste stimulé aussi longtemps que possible.
Aidons les individus atteints de troubles cognitifs à continuer à communiquer!
Source : Stephanie Harvey, orthophoniste, MedicAlert vous informe, février 2017
Enfin, les Canadiens de Montréal ont décidé de se grossir et c’est une très bonne nouvelle au lendemain de la dernière journée des transactions Dans la LNH. Des gaillards entre 6 pieds et 6 pieds et cinq pouces, 200 à 230 livres, iront remplacer les effectifs de moindre envergure. Depuis le temps que j’en rêvais, j’espère que ça fera boule de neige.
Marc Bergevin a bougé sans toutefois affaiblir ses effectifs. Le noyau est toujours intact. Fini le temps où cette équipe se faisait brasser dès qu’elle affrontait des équipes plus costaudes. On se rappelle leurs difficultés contre les équipes de l’ouest et ce sera un pas dans la bonne direction pour les années futures. C’est vers ces gros gabarits qu’il faut chercher les vedettes de demain. Ils sont imposants et si, en plus, ils ont du talent, on est en voiture.
Quand on connaît la méfiance que peuvent inspirer les colosses le long des rampes, les adversaires devront porter la tête bien haute. Ce ne sont pas des super vedettes qui s’amènent mais il faut un début à tout et personnellement j’étais fatigué de voir nos Canadiens en arracher, principalement lorsque la vitesse fait défaut. Espérons que la Direction de l’équipe continuera à repêcher les futurs joueurs en tenant compte de cet élément entre autres. Le côté triste était cependant de voir partir David Desharnais pour Edmonton. Tatoué du CH, c’est la loi du hockey et on lui souhaite la meilleure des chances avec sa nouvelle équipe. En bon vétéran, il saura inculquer son expérience à la talentueuse jeunesse des Oilers.
Le retour de P.K.
Montréal a vraiment su montrer une grande classe pour souligner le retour de P.K. Subban au Centre Bell jeudi dernier, mais dans l’uniforme des Predators. Une courte présentation vidéo qui l’a ému aux larmes avec ces faits d’armes dans le chandail tricolore ainsi que son implication auprès des enfants de la communauté. Des PK il n’y en aura toujours qu’un seul et on a pu admirer ses feintes et son énergie électrisante durant les quelques saisons qu’il a joué ici. L’échange avec Shea Weber durant la saison morte a fait couler beaucoup d’encre et avec cette présentation, la page a été définitivement tournée.
Comme Nashville l’avait fait envers Weber lors de sa première visite des Canadiens, Montréal a montré tout autant de classe envers Subban. Les amateurs lui ont démontré une belle vague d’amour avec des applaudissements nourris pendant cinq bonnes minutes.
Les séries
Avec cinq nouveaux joueurs, le meilleur gardien au monde, un nouvel instructeur, de la détermination et le couteau entre les dents, l’approche des séries capte toute l’attention. Seront-ils du défi? Une fois cette deuxième saison en marche, tout est possible. Je leur souhaite de faire un bon bout de chemin et qui sait… une parade en ville sous le soleil printanier? Pourquoi pas!
Sans rancune pour toutes les femmes dévouées, et pour tous les hommes qui sauront rire d’eux-mêmes…
Un jour, le mari décide de laver son chandail de hockey. Quelques secondes après être entré dans la salle de lavage, il demande à sa femme :
– Quel cycle j’utilise pour la machine?
– Ça dépend, qu’elle lui répond, qu’est-ce qui est écrit sur ton chandail?
Il crie :
– Boston!
Et après ils diront qu’il n’y a que les blondes…
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Un matin, Madame décide de mettre une brassée de lavage en route avant de partir travailler et dit à son mari :
– Tu seras mignon de mettre le linge à sécher quand ce sera terminé.
En cours de matinée elle se souvient soudainement qu’elle avait oublié de mettre la laveuse en marche.
Et lorsqu’elle est rentrée le soir, le linge était étendu, sec et sale! Elle ne pouvait plus m’arrêter de rire. Consciencieusement son homme lui avait obéi, trouvant quand même que la machine essorait bien, mais qu’elle ne lavait pas parfaitement.
Non, non, rassurez-vous, il n’est pas blond non plus.
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Ayant remarqué la braguette ouverte de son patron, la secrétaire embarrassée lui dit :
– La porte du garage est restée ouverte.
Le directeur perplexe ne comprend pas, jusqu’à ce qu’elle lui montre. Il remonte rapidement la fermeture et lui dit :
– J’espère que vous n’avez pas aperçu ma super Cadillac de luxe.
– Non, dit-elle, juste une vieille Volkswagen rose avec deux pneus crevés.
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Un jour, un homme rentre du travail pour trouver le chaos qui règne à la maison. Ses enfants, encore en pyjama, jouent dans la boue du jardin. Sur le gazon, tout autour de la maison, il y a des cartons de repas congelés et des boîtes de jus de fruits par terre. Quand il entre dans la maison, c’est encore pire; la vaisselle sale est éparpillée dans toute la cuisine, le repas du chien est renversé sur le sol, et il y a du sable par terre, sur la table de la cuisine et les meubles.
Dans la salle de séjour, il trouve des jouets, des vêtements et une lampe renversée. À ce moment, l’homme a très peur qu’un malheur ait touché sa femme. Il se précipite au second étage et là, stupéfait, il trouve sa femme encore en pyjama assise dans le lit en train de lire un livre. Elle se retourne en souriant et lui demande :
– Comment était ta journée?
– Mais que s’est-t-il passé ici aujourd’hui?
Souriante, elle réplique…
– Tu sais, chaque jour en rentrant, tu me demandes ce que j’ai fait durant la journée et quand je réponds que je me suis occupée de la maison et des enfants… Tu me dis :
– C’est tout?
– Eh bien, aujourd’hui, je n’ai rien fait!
Vous est-il arrivé de subir de la sollicitation téléphonique à outrance et au point d’en être très dérangeant? Ici, aux États-Unis, c’est le bordel. Je me fais solliciter au minimum 4 à 5 fois par jour.
Au Canada, on a une loi qui limite cette sollicitation, sauf pour les organismes de charité qui poussent comme des champignons. Le texte qui suit vous trempe dans ce contexte… sauf que cette fois, les rôles sont inversés. Pour cet exemple, le solliciteur est Bell, un maître dans cet art parasitaire, et qui peut être facilement remplacé par tous les solliciteurs de tout acabit. Vous allez rigoler, surtout si ça vous rappelle des souvenirs…
Appel de Bell (à l’heure du souper évidemment)
En italique : l’opératrice de Bell
En gras : un utilisateur exemplaire
– Allo. Bonjour, vous êtes l’abonné et titulaire du compte?
– Oui, c’est moi!
– Vous pouvez me rappeler votre nom s’il vous plaît?
– Jean Dupont.
– Monsieur Jean Dupont, je vous appelle depuis Bell pour vous offrir une promotion consistant en l’installation d’une ligne additionnelle chez vous, ainsi vous aurez doit à …
– Excusez-moi de vous interrompre Mademoiselle, mais, exactement, qui êtes-vous?
– Mon nom est Martine Durand, de Bell Canada et nous vous appelions pour …
– Martine, excusez-moi, mais par mesure de sécurité, j’aimerais vérifier vos données avant de continuer la conversation, cela ne vous gêne pas?
– Aucun problème Monsieur.
– Depuis quelle ligne m’appelez-vous? Sur mon écran s’inscrit «NUMÉRO PRIVÉ».
– Mon numéro est le 1004.
– Pour quel département de Bell, travaillez-vous?
– Le télémarketing actif.
– Pouvez-vous me donner votre numéro de poste de travail?
– Monsieur, excusez-moi, mais je ne crois pas que cette information soit nécessaire …
– Alors je regrette je dois couper, car je n’ai pas la certitude de parler avec une employée de Bell.
– Mais je peux vous garantir …
– Voyez, Mademoiselle, chaque fois que j’appelle chez Bell, avant de pouvoir commencer une démarche, je suis obligé de donner mes références à toute une légion d’employés…!
– D’accord Monsieur, mon numéro est le 34591212
– Un moment, pendant que je vérifie, ne coupez pas Mademoiselle …
(Deux minutes)
– Un moment s’il vous plaît, toutes les personnes de la maison sont occupées …
(Cinq minutes)
– Monsieur?
– Un moment s’il vous plaît, toutes les personnes de la maison sont occupées …
– Mais vous m’entendez Monsieur…!
(Aucune réponse….)
– Oui Mademoiselle, merci d’attendre, notre système est un peu lent aujourd’hui… Quel était le sujet de votre appel?
– Je vous appelle depuis Bell Canada, pour vous offrir notre promotion «Ligne additionnelle», avec laquelle vous avez droit à une autre ligne pour un prix modique. Êtes-vous intéressée?
– Mademoiselle, je vais communiquer votre proposition à ma femme, c’est elle qui gère les acquisitions de produits techniques et technologiques de la maison; s’il vous plaît, ne coupez pas.
(Il pose le téléphone devant un lecteur de CD (Varibean Mix 2004 avec répétiteur).
(Après deux minutes, la femme de l’utilisateur prend le téléphone.
– Excusez-nous de vous avoir fait attendre, vous pouvez me dire votre numéro de téléphone car sur l’écran du mien, c’est écrit «NUMÉRO PRIVÉ».
– Le 1004.
– Merci, à qui ais-je l’honneur de parler?
– Avec Martine.
– Martine qui?
– Martine Durand (Au son de sa voix, elle semble un peu énervée).
– Quel est votre numéro d’employée?
– 35491212 (Encore plus énervée).
– Merci pour l’information Mademoiselle. En quoi puis-je vous être utile?
– Je vous appelle de chez Bell Canada, pour vous offrir notre promotion «Ligne additionnelle», avec laquelle vous avez le droit à une seconde ligne pour un prix modique. Cela vous intéresse?
– Je vais consulter notre budget mensuel, le comparer avec le budget annuel et dans quelques jours, je vous contacterai. Vous pouvez prendre note du jour où je vous appellerai?…
– Allo? Allo?
– Bip…bip…bip…bip…
Un ami m’a fait parvenir le texte qui suit, une poésie de la Marquise de Grignan, fille de Madame de Sévigné. Apparemment, cet écrit daterait de l’an 1660. Vrai ou faux? Je ne saurais dire et je n’ai pas poussé mes recherches sur son existence. Quoi qu’il en soit, je l’ai trouvé très joli pour l’époque. Il est grivois certes, mais de bon ton. Oreilles chastes, s’abstenir…
À quoi nous passons le temps
Avec mon cousin Eugène?
Sachez que ce phénomène
Nous a inventé un jeu
Auquel nous jouons tous les deux.
Il m’emmène dans le bois
Et me dit: «déshabille-toi».
Quand je suis nue tout entière,
Il me fait coucher par terre,
Et de peur que je n’aie froid
Il vient se coucher sur moi.
Puis il me dit d’un ton doux :
«Écarte bien tes genoux»
Et la chose va vous faire rire
Il embrasse ma tirelire
Oh! vous conviendrez Maman
Qu’il a des idées vraiment!
Puis il sort, je ne sais d’où
Un petit animal très doux,
Une espèce de rat sans pattes
Qu’il me donne et que je flatte.
Oh! le joli petit rat!
D’ailleurs, il vous le montrera.
Et c’est juste à ce moment
Que le jeu commence vraiment.
Eugène prend sa petite bête
Et la fourre dans une cachette
Qu’il a trouvée, le farceur,
Où vous situez mon honneur.
Mais ce petit rat curieux,
Très souvent devient furieux.
Voilà qu’il sort et qu’il rentre
Et qu’il me court dans le ventre.
Mon cousin a bien du mal
A calmer son animal.
Complètement essoufflé,
Il essaye de le rattraper.
Moi je ris à perdre haleine
Devant les efforts d’Eugène.
Si vous étiez là, Maman
Vous ririez pareillement.
Au bout de quelques instants
Le petit rat sort en pleurant.
Alors Eugène qui a la tremblote
Le remet dans sa redingote.
Et puis tous deux, nous rentrons
Sagement à la maison.
Mon cousin est merveilleux
Il connaît des tas de jeux
Demain soir, sur la carpette
Il doit m’apprendre la levrette
Si vraiment c’est amusant
Je vous l’apprendrai en rentrant.
Voici ma chère Maman
Comment je passe mon temps.
Vous voyez je suis très sage.
Je fuis tous les bavardages
Et j’écoute vos leçons :
Je ne parle pas aux garçons.
Les empreintes
Une nuit, un homme eût un rêve. Il rêva qu’il se promenait sur la plage en compagnie du Seigneur. À travers le ciel se déroulaient les scènes de sa vie. Il s’aperçut que dans chaque scène il y avait deux séries d’empreintes sur le sable; l’une étant la sienne et l’autre celle du Seigneur.
Quand la dernière scène se déroula devant ses yeux, il se retourna pour voir les empreintes sur le sable. À ce moment-là il s’aperçut que, bien des fois, au cours de sa vie, il n’y avait qu’une seule série d’empreintes. Aussi, il se rendit compte que cela n’avait lieu que pendant les moments les plus sombres et les plus tristes de sa vie.
Puisque cela l’agaçait énormément, il questionna le Seigneur ainsi : « Mon Seigneur, vous m’aviez assuré que vous seriez toujours à mes côtés une fois que j’aurais décidé de vous suivre. Or, je m’aperçois que pendant les moments les plus durs et les plus amers de ma vie il n’y a qu’une seule série d’empreintes. Je ne comprends pas pourquoi vous m’avez abandonné quand j’avais le plus pressant besoin de vous. »
Le Seigneur lui répondit : « Mon précieux, mon très précieux enfant, je vous aime et je ne vous abandonnerai jamais. Au cours de vos souffrances, pendant vos moments de trouble et de tristesse, quand vous ne voyez qu’une seule série d’empreintes, c’est que je vous avais dans mes bras. »
Les immigrants et l’apprentissage de la langue française; décevant.
Selon le rapport annuel de gestion 2014-2015 du ministère québécois de l’immigration, de la Diversité et de l’inclusion, sur les 13 455 immigrants reçus qui déclaraient ne pas connaître le français en 2012, seulement 3 689 s’étaient inscrits à un cours de français dans les deux ans qui ont suivi leur arrivée, soit un pourcentage de 27,4%.
Si l’on tient compte du fait que les cours offerts par le ministère de l’Immigration ne représentent que les deux tiers de l’offre de tous les cours de français gouvernementaux aux nouveaux arrivants (l’autre tiers est le fait du ministère du Travail et de l’Emploi), il s’agit donc de seulement un peu plus de 40% de immigrants anglophones ou allophones qui jugent bon d’apprendre le français formellement.
Travailler en français, Bulletin de la FTQ
La casquette rouge du SPVM
Pour enchaîner sur la langue française, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que les policiers du la Ville de Montréal ont trouvé un nouveau moyen de pression pour protester contre leur employeur. À la manière de Donald Trump et son slogan « MAKE AMERICA GREAT AGAIN », ils portent une casquette d’un rouge vif arborant les mots « MAKE SPVM GREAT AGAIN ». Pas beau ça? Une imagination certes fertile, mais qui aurait pu être écrite en français. Ils auraient au moins pu se donner la peine. Nous sommes à Montréal au Québec, pas aux États-Unis.
Des médecins exemplaires
Quelle belle nouvelle de trouver, en feuilletant le Journal de Montréal de samedi, des médecins dignes de porter ce nom. Des toubibs qui ont à cœur leur profession et leur serment de servir le peuple en étant le plus disponible possible. En lisant ces reportages, je trouvais les vertus que j’ai toujours recherché chez un médecin. J’ai connu les médecins de famille qui se déplaçaient pour visiter leurs patients et j’ai déploré leur disparition. Ces trois « super docteurs » suivent jusqu’à trois fois plus de patients que la cible exigée. Il y en a sûrement plus, mais le journal racontait la pratique des trois médecins.
Le Dr Marcel Guilbault, 56 ans, du Groupe de médecine de famille de Gatineau, ayant à cœur de contribuer à améliorer l’accès au réseau, prend en charge un nombre impressionnant de patients : 3 576 Québécois. Il leur garantit un rendez-vous d’urgence en 24 heures à sa clinique. La clé pour suivre autant de patients? L’organisation. Au GMF de Gatineau, plusieurs professionnels soutiennent les 10 médecins de famille. « Au lieu de voir un patient diabétique pour un suivi, l’infirmière le voit. J’essaie de déléguer à la travailleuse sociale ou au psychologue et souvent, ils règlent le problème. Pendant ce temps-là, je peux voir trois ou quatre autres patients ».
Vient ensuite la Dre Hélène Laporte, 58 ans, de Joliette, suit 2 594 patients. Passionnée par la médecine considère sa carrière hors norme et ne veut pas être une référence pour la nouvelle génération de médecins de famille. « Je suis passionnée et jamais je ne suis entrée au bureau sans avoir le goût de travailler », ajoute la Docteure. Elle suit les traces de son père, médecin de famille lui aussi, qui travaillait de longues heures (encore plus qu’elle). Elle voit 35-40 patients quotidiennement. En échange, elle reçoit beaucoup de reconnaissance et la colonne des positifs est plus longue.
Finalement, le Dr Samer Daher, 48 ans, est Directeur médical à la Clinique de Westmount. Il suit 3 350 patients et a implanté un système qui oblige tous les patients à voir une infirmière auxiliaire avant et après chaque rendez-vous, ce qui augmente l’efficacité. À l’arrivée de chaque personne, l’infirmière a huit minutes pour prendre notamment son poids, sa pression et sa taille. Il affirme ; « Je suis le gars le plus capitaliste au monde. Mais, pour le système de santé, je suis le plus socialiste. Les gens paient assez d’impôts et de taxes. Ils méritent un service cinq étoiles comme s’ils étaient au privé ». Il termine en disant : « Je ne connais jamais l’heure de la fin. Je sais quand je commence mais jamais quand je finis ».
J’espère que l’attitude, la détermination et le dévouement de ces super médecins deviendront aussi contagieux que la pire des maladies contagieuses. Notre système de santé ne s’en portera que mieux. Merci de votre implication. Et vous chers lecteurs, si vous pouvez mettre la main sur l’édition du Journal de Montréal de samedi dernier, je vous invite à lire avec intérêt les pages 37, 38 et 39.