Mon cher Michael, c’est à ton tour…

ApplebaumAinsi va la chanson, ainsi vont les largesses consenties à nos élus municipaux. Mon cher Michael, présumé criminel, tu pourras te la couler douce et te préparer pour ton prochain emploi en toute quiétude, parce des centaines de milliers de suckers, pris en otage et par un tour de passe-passe voté en catimini, t’ont donné ce pont d’or.

Contrairement au plus simple de tes CONtribuables qui doit subir une pénalité et une baisse de salaire au moment de son congédiement, tu n’auras pas à vivre cet affront. Tu pourras éviter la dépression et payer largement tes avocats, à moins que la Ville soit dans l’obligation de te défendre, puis te payer du bon temps. 268 000 $ plus une rente à vie confidentielle, tu n’en demandais pas tant, d’autant plus que ton court séjour hypocrite à titre de maire a fait augmenter la part des suckers à ton avantage.

C’est facile de démissionner quand on sait que le magot s’en vient. On se dit qu’on est chanceux et qu’on continuera quand même à manger notre pain quotidien, pendant que d’autres se contenteront des miettes. Tu es né sous la bonne étoile et l’avenir nous dévoilera peut être la façon tordue de ton cheminement de carrière. Tu pensais probablement faire ta marque en politique municipale mais, aux yeux des CONtribuables tu es un vulgaire profiteur. Tu laisses, au contraire, une plaie qui ne se cicatrisera jamais, à moins que la justice des hommes te trouve une place miteuse, derrière les barreaux, avec les tristes sires de ton acabit, tout en te dégommant de tes avoirs. J’ai des doutes sur une telle sentence mais elle serait le juste retour du balancier.

Profite de ta chance inouïe parce que j’espère que des irrégularités de la sorte à dilapider des fonds publics à tout vent, seront choses du passé dans un proche avenir et que quelqu’un, quelque part, remettra les pendules à l’heure pour le bien commun, la paix sociale, et mettre fin à ces cadeaux que le CONtribuable ne peut même pas se payer. Cette nouvelle, à la une du journal, est comme un coup de masse en plein front, une nouvelle révoltante, la goutte qui a fait déborder le vase. Une autre façon t’attiser la colère des payeurs de taxes qu’on surtaxe déjà à outrance. Vivement une RÉFORME en profondeur.

Chaleur et humidité accablante

canicule2Je ne sais pas pour vous, mais moi je déteste entendre ça de la bouche de Colette, ma Miss Météo. Pas la chaleur, mais l’humidité. La canicule, j’ai beaucoup de difficulté à la subir et par les temps qui courent, nous sommes en plein dedans. Notre gazébo, en plein soleil, indique 45°C à l’intérieur, même les fenêtres grandes ouvertes, en plein après-midi. Une vraie serre.

Vous me direz qu’avec le printemps pluvieux et froid qu’on vient de connaître il ne faut pas se plaindre et vous avez raison en partie. Cependant, seule la chaleur serait suffisante. L’humidité ? Pus capable ! C’est inconfortable et, même si les «braves» sportifs continuent de se défoncer à l’extrême malgré les messages de mises en garde, nous sommes condamnés à s’écraser sur une chaise longue, à l’ombre, en savourant une bonne frette, ou carrément plonger dans la piscine. Je préfère la première.

Comble de malchance, les derniers jours ont été assez éprouvants pour moi, en ce sens que samedi, mon groupe et moi, donnions un spectacle au Camping de l’Été à St-Hyacinthe, par une chaleur torride, d’où nous sommes sortis trempés de sueur, comme si on sortait d’une douche. Pas très agréable comme sensation. Le succès de la soirée nous aidait quand même à accepter cet inconfort. Puis lundi, j’étais invité par mon beau-frère Gaston, à jouer au golf, sur le parcours de Vaudreuil et en plus, à pied. Les deux derniers trous m’ont vidé totalement, au point de caler un gros pichet d’eau puis une frette en fût. Encore une fois, le retour à la maison m’a permis d’apprécier le bonheur suprême et combien rafraîchissant d’une bonne douche.

Quand je franchis la porte et que la bouffée de chaleur et d’humidité m’agresse comme si j’entrais dans un four à pain, c’est bizarre mais je pense aux flocons de neige. C’est assez con ça, surtout que je déteste la neige et je rêve d’un confortable 26-27 degrés, sec ! Mais, comme on dit, il y a pire; les gens qui travaillent sur les lieux de la tragédie du Lac-Mégantic, avec leurs costumes de pompiers, leurs masques et grosses bottes, qui fouillent les décombres sous un mercure qui dépasse largement les 50°C. Je les admire tout en me demandant comment ils font dans cet enfer. Alors je prend mon mal en patience en me disant que mon enfer à moi est bien secondaire et que de toute façon, ça ne durera pas. Je débouche une frette ou croque dans une glace aux fruits toute givrée et je relaxe confortablement à l’ombre.

Jardinière de légumes à la mijoteuse

JardinièreLa présente recette vient de ma mère, qui avait l’habitude de nous la servir régulièrement, pour profiter des bienfaits des légumes. Elle utilisait son chaudron habituel mais moi, je l’ai adapté à ma manière, dans une mijoteuse qui permet une cuisson lente, facile, sans souci et débordante de saveurs. J’ai toujours trouvé que cet outil culinaire mijotait des plats très réconfortants en plus de parfumer la cuisine d’une odeur à faire saliver. Il n’en faut pas plus pour partager cette délicieuse recette avec vous.

Ingrédients :
700 g de bœuf, porc et veau haché mélangés;
1 oignon haché;
5-6 pommes de terre grelots ou nouvelles coupées en rondelles;
2 carottes moyennes tranchées grossièrement en rondelles;
1 boîte (284 ml.) de petits pois tendres LeSieur;
1 boîte (398 ml.) de haricots jaunes coupés;
1 boîte (796 ml.) de tomates en dés avec épices italiennes Aylmer;
1 cuillère à table d’huile d’olives;
1 petite noisette de beure;
Sel et poivre au goût;
2 cuillères à table de fromage parmesan râpé.

Préparation :
Brunir les viandes dans un poêlon avec les oignons, l’huile d’olives et la petite noisette de beurre, en y ajoutant le sel et le poivre au goût;
Déposer avec son jus, dans la mijoteuse;
Ajouter tous les légumes et les tomates en dés, puis bien mélanger;
Saupoudrez le dessus du fromage parmesan râpé.

Cuisson :
Couvrir et cuire 8 heures à « LOW » ou 4 heures à « HIGH »;
Bien remuer, une fois la cuisson terminée.

Donne 4 à 6 portions

Note : La quantité de légumes peut différée selon vos préférences et en fonction de la capacité de votre mijoteuse. Bon appétit !

Une gestion de crise exemplaire

Marois Roy-LarocheDepuis maintenant sept jours, tout a été dit et écrit sur la tragédie évitable de Lac-Mégantic. Les quotidiens dont, Le Journal de Montréal et le Réseau TVA, transmettent et diffusent une information de qualité pour bien informer la population, au point ou on peut vivre toute l’émotion le désespoir et le courage des méganticois et méganticoises.

Par dessus tout, il faut souligner le travail admirable des différents intervenants qui gèrent cette crise de façon exemplaire. Si les premiers instants de l’hécatombe ont ébranler la super mairesse de l’endroit, cette dame de granite a pris vivement les choses en main, avec son équipe, pour se relever et guider sa population dans son sillage. Son action a été tellement efficace, qu’elle est devenue indispensable pour ses concitoyens qui la supplient de revenir sur sa décision de quitter la politique municipale lors du prochain scrutin de novembre. Colette Roy-Laroche est devenu une icône.

L’autre personnalité qui se démarque dans cette triste histoire est notre première ministre Pauline Marois. Notre Dame de fer à nous, qui a exercé un leadership remarquable qu’on n’avait pas vu depuis les actions quotidiennes de Lucien Bouchard dans la crise du verglas de 1998. Elle s’est déplacée et impliquée dès les premières heures pour rassurer la population sur l’avenir de leur patelin, sur leur survie, en les assurant d’un support absolu de son gouvernement. Souvent critiquée pour quelques épisodes échevelées depuis son élection, elle a relevé cette situation avec brio et efficacité. Elle a promis et livrée une aide sans précédent à cette population décimée pour se relever fièrement et faire revivre ce beau coin de pays. Un aide simple, sans embuches et règles d’admissions compliquées. Une action digne d’un grand chef d’état.

À tous les niveaux de cette crise, tant les pompiers, policiers, personnel médical, bénévoles et intervenants de toutes sortes, la Croix-Rouge et les nombreux bénévoles qui n’ont jamais comptés les heures et les efforts, c’est une machine d’orfèvre qui s’active dans cette municipalité de 6000 âmes. Une telle implication relève de l’exploit qu’une grande ville aurait eu de la difficulté à gérer. Mais quand une petite communauté décide de pousser du même côté, ce sont des petits miracles qui s’accomplissent à répétition. Que dire également de l’élan de générosité de tous les québécois qui ne cessent de contribuer aux différentes collectes de fonds, organisées à la sauvette. Une autre preuve qu’on est comme un grand peuple, comme le disait feu René Lévesque.

L’avenir s’annonce dur, éprouvant, long et ardu, mais avec la détermination dont ils font preuve, supportés par des gestionnaires dévoués et efficace. Une fois les morts enterrés et le deuil passé, c’est la prospérité qui les attend. J’ai toujours prétendu que les femmes ont leur place en politique et encore plus dans les postes de commande. Ce drame met en lumière et sans équivoque, la capacité qu’ont les femmes à gérer des crises majeures. C’est dans leurs gènes. Par analogie, n’est-il pas vrai que dans une famille, la maman est souvent la négociatrice la plus redoutable, celle qui est efficace, objective et diplomate ? Pauline Marois et Colette Roy-Laroche ont toute mon admiration dans cette catastrophe épouvantable, qu’elles ont réussi à apaiser d’une façon remarquable. Des femmes de cœur, des femmes de défis.

Réflexion philosophique sur la vie

tasse de café1Lorsque les choses dans votre vie semblent trop difficiles, lorsque 24 heures par jour n’est plus suffisant, rappelez-vous le pot de mayonnaise et les 2 tasses de café…

Avant son cours de philosophie, un professeur est debout en avant de la classe avec quelques objets devant lui. Lorsque le cours commence, il prend doucement un très grand pot de mayonnaise vide et commence à le remplir avec des balles de golf. Ensuite, il demande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d’accord pour dire que le pot est plein.

Le professeur prend alors une boîte de cailloux et les verse dans le pot. Il secoue le pot doucement. Les cailloux roulent dans les espaces laissés entre les balles de golf. Ensuite, il redemande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d’accord pour dire que le pot est plein.

Le professeur prend ensuite une boîte de sable et verse le sable dans le pot. Évidemment, le sable remplit tout l’espace restant. Il demande une autre fois si le pot est plein. Les étudiants répondent unanimement que le pot est plein.

Le professeur prend ensuite deux tasses de café cachées sous son bureau, et les verse complètement dans le pot et le café remplit tous les espaces laissés par le sable. Les étudiants rient.

– Maintenant ! dit le professeur lorsque les rires s’estompent. Je veux que vous imaginiez que ce pot représente votre vie. Les balles de golf représentent les choses importantes : votre famille, vos enfants, votre santé, vos ami(e)s et vos passions favorites. Les choses que, si vous perdez tout le reste sauf ces choses, votre vie restera remplie. Les cailloux représentent les autres choses importantes à vos yeux comme votre emploi, votre maison et votre auto. Le sable représente tout le reste les petites choses.

– Si vous placez le sable en premier dans le pot, continue le professeur, alors il n’y aura plus de place pour les cailloux ni pour les balles de golf. C’est la même chose dans la vie. Si vous dépensez toute votre énergie sur les petites choses, vous n’aurez jamais de place dans votre vie pour les choses que vous trouvez importantes.

Portez attention aux moments critiques de votre bonheur. Jouez avec vos enfants. Prenez le temps d’aller voir votre médecin pour votre examen général. Invitez votre amoureux (se) au restaurant. Jouez un autre 18 trous. Il sera toujours temps de nettoyer la maison et de réparer le broyeur. Prenez soin de vos balles de golf en premier. Les choses ayant vraiment de l’importance. Réévaluez vos priorités. Le reste étant seulement du sable.

Un des étudiants lève la main et demande qu’est-ce que le café représente. Le professeur répond en souriant ;

– Je suis heureux que vous me posiez la question. Le café est là seulement pour vous rappeler que peu importe comment votre vie semble remplie, il y a toujours de la place pour déguster deux bons cafés avec un(e) ami(e).

Les charognards s’activent

Lac-MéganticLe drame horrible que vivent les résidents de Lac-Mégantic fera l’histoire et la vie n’y sera plus jamais pareille lorsque le bilan final en perte de vies sera connu. Une communauté tissée serrée pour laquelle le reste de la province y va d’un formidable élan de générosité et d’un soutien sans équivoque.

C’est dans ces moments pénibles qu’on peut mesurer l’empathie et la compassion des québécois devant la fatalité. On en a un bel exemple avec tous les reportages qu’on nous présente, relatant les élans d’entraide. Mais il y a toujours un envers à une médaille et elle est cruelle, condamnable et répugnante au plus haut point; le pillage.

Comment, un esprit sain peut songer à voler les biens des gens qui vivent pareille situation. De braves personnes, des personnes sans histoire, qui soudainement et involontairement, deviennent des gens dans le besoin. La Sûreté du Québec se voit obligée d’assigner des effectifs à la surveillance de quartier où les charognards projettent de s’emparer criminellement du peu de bien qu’ils leur restent. Des individus sans scrupules qui profitent sauvagement de la vulnérabilité des sinistrés à leurs ignobles fins. C’est encore plus incompréhensible que l’événement lui-même.

Je souhaite que les ignobles individus, pris dans une violation du genre, soient punis sévèrement et de façon exemplaire, parce que comme geste négatif envers son prochain, il ne se fait rien de plus bas.

Mes pensées profondes de réconfort et de courage vous accompagnent, citoyens du Lac-Mégantic.

Déception, surprise et incompréhension

Vincent LecavalierCes trois mots résument bien mes états d’âme en regard au monde du hockey, depuis que la dernière saison vient à peine de prendre fin. La déception vient du refus de Vincent Lecavalier de se joindre aux Canadiens, après avoir été libéré par le Lightning de Tampa Bay. Après avoir avoué qu’il aimerait jouer pour nos Glorieux, c’est sa réalité économique qui a probablement eu le dessus sur sa sympathie.

Quand on vous libère avec un revenu assuré pour les quatorze prochaines années de près de 25 millions, rehaussé d’un boni de 8 millions réparti sur les trois prochaines années, en plus du salaire de 22,5 millions pour cinq ans que les Flyers de Philadelphie viennent de lui consentir pour les 5 années à venir, il est facile de faire un choix et d’éviter les taxes fiscales que le Québec peut imposer à ces millionnaires.

Je spécule en écrivant cela, mais comment ne pas le faire quand son agent refuse de spécifier les raisons de sa décision. Plus on a du fric, plus on en veut, tout le monde sait ça, alors il ne faut plus croire ces beaux-parleurs qui, hypocritement, nous baisent en public. À prendre connaissance des commentaires virulents, véhiculés sur les réseaux sociaux, il ne faudrait pas se surprendre d’entendre des huées, lorsqu’il touchera au disque sur la patinoire du Centre Bell, comme a déjà vécu Daniel Brière.

Daniel BrièreEt justement, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que ce même Daniel Brière jouera maintenant pour la Sainte-Flanelle au cours des deux prochaines saisons. Toute une nouvelle qui m’a jeté par terre. C’est bien la dernière rumeur à laquelle j’aurais cru. Il nous en a tellement fait baver au cours des six dernières saisons que le voilà dans notre cour. Jumelé à Gallagher er Galchenyuk, il devrait les aider dans leur progression, même si ses meilleures années sont derrière lui. Il lui reste encore du carburant et c’est sûrement mieux qu’avec certaines transactions douteuses des anciens dirigeants du tricolore.

116px-Logo_Coyotes_Phoenix_svgPour l’incompréhension, la palme revient aux Coyotes de Phoenix, qui demeureront à Glendale pour les cinq prochaines années, selon la volonté de mule du schtroumpf à Bettman. Le hockey en Arizona est voué à un échec cuisant, comme certaines concessions de la LNH, et ils continueront de creuser leur tombe. J’ai hâte de voir un commissaire qui comprendra que les équipes canadiennes sont les seules à rentabiliser les équipes américaines moribondes, qui s’installent dans des villes où le hockey tente de survivre avec des promotions plus loufoques les unes que les autres. Glendale n’a pas eu assez de couilles pour dire non. Mais encore là, comme ici, quand les administrations administrent avec l’argent des autres, donc des CONtribuables, sans imputabilité, on va de l’avant vers un gouffre de plus en plus profond, mais surtout prévisible et annoncé.

L’opinion et la poussée de boutons de Michel Bergeron à ce sujet, dans les pages sportives du Journal de Montréal de ce matin, était on ne peut plus juste et je la partage à 110%.

Ces machines diaboliques

Machine à sousLoin d’en faire une habitude, il nous arrive, Louise et moi, d’aller tenter la chance au Casino de Montréal en de très rares occasions. Hier, c’en était une. Depuis que la tirelire de l’Île Notre-Dame est ouverte, soit vingt ans, je crois que c’est la sixième ou septième fois que j’y mets les pieds sans l’intention d’y laisser toutes mes économies, déjà dures à gagner. Étant donné que c’est une soirée spéciale, on décide d’investir à perte, chacun 100$ avec l’impression qu’on en reverra pas la couleur. Mais bon… On peut bien se payer un tout petit plaisir. Tout d’un coup !

Toujours est-il que nous décidons de passer par l’Asie et d’emprunter le pont Champlain jusqu’à l’ile aux trésors. Première surprise, nous sommes toujours en Asie ! Les bridés sont partout ! À voir les stationnements archi pleins, y a personne en ville, ils sont tous ici.

Arrivés à l’ère de jeu, les machines diaboliques multicolores exercent une attraction maléfique, un aimant à billets. Et moi qui pensais qu’un aimant n’attirait que le métal… À moins qu’un caméléon ne soit caché dedans et qu’il gobe la face de la reine comme une vulgaire mouche ? Alors commence la possession. On risque quelques petites coupures pour constater que la machine a décidé de ne rien donner. On fait un peu de maraudage pour finalement dénicher une machine à 2 sous. Économique ? Non ! Le truc c’est que plus on multiplie le 2 cent par des crédits, ça devient des dollars. Pas fou le diable de programmeur, plus diabolique que sa machine.

Je débute ma folie et rapidement, j’augmente mes gains au point où je mise plus de crédits; plus tu en mets, plus ça rapporte gros. Une simple logique. L’impulsivité s’empare de moi sans que je puisse réagir. Je fais le vide autour de moi et je ne vois plus personne. Je me concentre. Je suis envouté par les jeux de sons et lumières, comme absorbé. Je suis euphorique et je monte mes gains à 200$ et c’est à ce moment précis qu’on devient irrationnel. On pense «fourrer» la machine alors que c’est tout le contraire qui se produit. Les bonis se font de moins en moins importants et la machine reprend tout le fric en un rien de temps, me laissant pantois, démoli.

La maudite machine m’a littéralement diabolisé. Je m’avoue vaincu après deux bonnes heures de pitonnage sur le gros bouton qui déclenche la machine à la vitesse de l’éclair. Mes poches sont vides et je m’assoit en retrait pour me réconcilier avec mon iPhone et prendre les dernières nouvelles du repêchage de la LNH, pendant que Louise poursuit sa bataille avec une machine de la même cuvée. Elle est rusée la Madame et sage en plus, puisqu’il lui reste quelques billets verts, refusant de se faire plumer.

Je suis déçu de m’être fait avoir. Dire que j’aurais pu arrêter et me vanter d’avoir soutiré des beaux dollars à cette diabolique machine en lui faisant une grimace dont elle se souviendra. Je me suis juré de le faire la prochaine fois. En quittant le casino, nous sommes retournés en Asie, chez Tim Hortons, savourer un délicieux café et quelques Timbits, avec le pognon que Louise avait conservé. Mais on a tout de même passé une excellente soirée. En rentrant à la maison, je réfléchissais aux joueurs compulsifs qui perdent de grosses sommes, pris dans cet enfer du jeu. Ce doit être insoutenable ? Non merci pour moi. Le jeu doit rester un jeu, un divertissement contrôlé et responsable.

Une chance qu’on s’a

ÉmeraudeComme le chantait Ferland, je trouve que c’est un beau titre pour célébrer notre amour. Ce quarantième anniversaire de mariage, représenté par l’émeraude, démontre bien combien tu es précieuse et indispensable pour moi. Je t’aime.

Aujourd’hui, célébrer ses quarante ans d’engagement ne relève pas seulement de l’exploit, mais du don de soi pour l’autre. Une aventure enrichissante et stimulante qu’on partage quotidiennement dans l’amour, le respect, la confiance, l’attention et la générosité, tout en nous donnant un fils, devenu grand et qui fait notre fierté quotidiennement. Je t’aime.

Je n’aurais jamais imaginé ma vie sans toi et je suis reconnaissant de cette rencontre fortuite d’un certain soir d’automne 1968, prélude à la vie qu’on s’est forgée ensemble et qui a tout déclenché. Avec le temps, la maturité s’installe. On se connaît, on se complète et on se surprend souvent à penser les mêmes choses aux mêmes moments. On n’a qu’à se regarder pour facilement deviner. Je t’aime.

Maintenant qu’on vit notre rêve et qu’on nage dans ce bonheur, ces paroles d’une jolie chanson de Nana Mouskouri tourne dans ma tête comme un credo; Quelle importance le temps qu’il nous reste, nous aurons la chance de vieillir ensemble…

C’est cette chance que je nous souhaite mon amour, ma Loulou, comme les vœux prononcés en 1973 devant l’autel; …Tant qu’il plaira à Dieu de nous laisser ensemble. Je t’aime.

Tirer le positif du négatif

Pluie1C’est un véritable tour de force par les temps qui courent, de répondre à cette affirmation. Il pleut sans arrêt et conséquemment, les potager et les récoltes souffrent de l’absence du soleil. Mes tomates en arrachent alors que les palmiers majestueux n’ont plus que le nom, à défaut de l’apparence. Il est écrit sur les instructions, qu’on doit arroser abondamment et laisser sécher profondément entre les arrosages. On est loin de la réalité actuelle, alors les rameaux jaunissent puis sèchent indéniablement. C’est dégueulasse au point où l’humeur de beaucoup de personnes est à la veille d’exploser.

Depuis quelques jours, l’écriture est plus discrète. Ce n’est pas que les sujets manquent mais entre les maires qui sont sur des sièges éjectables, la grève de la construction et les foutus travaux routiers, il n’y a pas beaucoup de positif. La météo reste le vox pop de l’heure et une chance que la belle Colette nous encourage à ne pas trop se fier aux prédictions à long terme. De ce temps là, elle doit faire des pirouettes pour nous convaincre.

Depuis mon retour de Floride, je n’ai pas touché encore aux bâtons de golf. Les journées ensoleillées sont trop humides et les autres sont dans la flotte. C’est difficile d’avoir un juste milieu. On bat des records de précipitations et je vous prédis qu’après ce déluge, on en sera quitte pour la sécheresse. Des semaines sans pluie qui nous obligera à investir dans la crème solaire. J’oubliais de vous parler des maringouins… Avec toute cette eau qui stagne, ils sont voraces et piquent tellement, qu’on est tous pognés de la danse de sainguy.

Loin de moi de sombrer dans la grosse dépression mais j’en tire du positif. Surprenant non ? Pensez-y, on économise sur la crème solaire, sur l’essence parce qu’on reste à la maison, sur la crème glacée, les costumes de bain, le chlore des piscines, la bière, le barbecue et ses grillades, les repas sur les terrasses, le golf. Bref, lorsque l’été reviendra, entre le 15 et le 17 juillet, on aura assez de pognon pour se payer la belle vie. Quelques jours après, nous aurons déjà oublié qu’on sort d’un printemps exécrable. Il nous restera les beautés avec leurs petits kits d’été aguichants et ça, ça ne coûte rien et ça fait vendre les verres fumés. Telle est la nature humaine. Au moment de rédiger cet article, il est près de minuit et la pluie vient de commencer à nous tomber sur la tête, drue et abondante !

Papillotes de pommes de terre et de bacon

Même si Dame nature a décidé de nous arroser plus souvent qu’à son tour, nous sommes en pleine saison du barbecue. Comme cette cuisine est la spécialité des mecs, j’ai retrouvé une recette à partager avec vous; des papillotes de pommes de terre au bacon, pour accompagner vos grillades. Facile à réaliser, elles feront sensation, à coup sûr et vous m’en donnerez des nouvelles. Cette recette provient des cuisines Kraft.

Alors les mecs, à vos barbecue et bon appétit !

Papillotes pommes de terre et baconIngrédients :
1/4 tasse de vinaigrette à l’huile d’olive extra vierge Pesto et parmesan Kraft;
2 gousses d’ail, finement hachées;
1 c. à thé de paprika;
1 lb (450 g) de pommes de terre nouvelles, coupées en deux moitiés;
1 petit oignon rouge, grossièrement haché;
3 tranches de bacon à faible teneur en sel, cuit et émietté.

Préparation :
Chauffer le barbecue à feu mi-vif.
Mélanger la vinaigrette, l’ail et le paprika dans un grand bol. Ajouter le reste des ingrédients; remuer pour enrober le tout uniformément.
Mettre le mélange sur 4 grandes feuilles de papier d’aluminium résistant; plier les feuilles pour faire 4 papillotes.

Cuisson :
Faire griller 35 min ou jusqu’à ce que les pommes de terre soient tendres. Pratiquer des fentes dans le papier d’aluminium pour permettre à la vapeur de s’échapper avant d’ouvrir les papillotes.

Donne 4 portions

Alors, ça donne quoi de fêter ?

Québec5En ce 24 juin, fête nationale des québécois, jadis la Saint-Jean-Baptiste, je n’ai pas vraiment le cœur à fêter le Québec. Dans un monde où la corruption est étalée au grand jour, où la pudeur n’a plus sa place et que la «crosse» est devenue une pratique répandue, il n’y a pas de quoi célébrer. Se faire enculer à l’année c’est déjà assez méprisant, sans en rajouter. Alors ça donne quoi de fêter ? Fêter le laxisme ?

Dans un monde absent de grands projets, je m’ennuie des bâtisseurs de jadis, qui avaient une vision prospère pour le Québec; les Drapeau, Lévesque, Lesage, ces chefs de file, ces visionnaires qui permettaient au Québec français de s’ouvrir sur le monde. Je ne veux pas revenir sur le passé mais, force est d’admettre qu’on avait des ambitions de grandeur et ces missionnaires étaient là pour nous faire grandir. Hélas, ils n’ont jamais été remplacés. Alors ça donne quoi de fêter ? Fêter l’indifférence ?

Aujourd’hui, le Québec perd lentement son identité francophone, à petit feu et sans douleur, comme hypnotisé. On voit les politiciens se chamailler comme des gamins sans que rien n’avance. La confiance n’y est plus. On change de gouvernement comme on change de chemise, sans leur donner la chance de nous faire évoluer. On remet en cause tout et rien. Alors ça donne quoi de fêter ? Fêter l’inertie ?

L’immigration nous envahie au point où c’est devenu incontrôlable. On bafoue la langue française impunément et de toute part. Jadis, les spectacles de la Saint-Jean-Baptiste étaient réservés à nos artistes francophones et voilà que maintenant, c’est la vitrine de toutes les cultures au point où on en a remplacé sa désignation par la Fête Nationale en 1977. Encore un symbole religieux enterré alors qu’on permet aux autres religions de se montrer. Au fait, St-Jean-Baptiste était le patron des canadiens-français. Combien le savent ? Je dis était, parce questionnez autour de vous sur qui était ce prophète et vous obtiendrez des réponses aussi stupides qu’ignorantes. Notre devise Je Me Souviens n’orne plus que les plaques d’immatriculation. Alors ça donne quoi de fêter ? Fêter l’assimilation ?

Ce qu’on retient de cette célébration, c’est la journée de congé férié qu’elle procure, point à la ligne et là s’arrête toute ressemblance avec le passé. Si celui-ci est garant de l’avenir, ce qui nous arrive présentement est la conséquence d’un laisser-aller généralisé qui nous conduira directement vers l’assimilation et la mise en terre d’une histoire qui finit mal et qu’on n’enseigne plus à la petite école depuis belle lurette, d’ailleurs. C’est dur d’aller vers l’avenir quand on ne sait pas d’où on vient. On a déjà manqué deux rendez-vous avec l’histoire, parce que des bons québécois ont mis des bâtons dans les roues d’un peuple qui agonise, d’un bon petit peuple de colonisés, dont on se plait encore à nous dire. Alors ça donne quoi de fêter ? Fêter le déclin ?

Le Québec décline démographiquement et perd ses racines. C’est assez pour ne pas avoir envie de fêter. Fêter quoi, mis à part une immense beuverie à ciel ouvert ? On fête le pays des accommodements raisonnables en tout. Alors ça donne quoi de fêter ? Fêter l’aplaventrisme ?