Fred et Mary se marient mais ils n’ont pas les moyens de s’offrir une lune de miel, alors ils retournent chez les parents de Fred pour leur première nuit ensemble. Le matin, Johnny, le petit frère de Fred se lève et prend son petit déjeuner. Il est prêt à partir pour l’école et il demande à sa maman si Fred et Mary sont déjà levés. Elle répond :
– Non !
Johnny demande :
– Tu sais ce que je pense ?
Sa maman répond :
– Je ne veux pas entendre à quoi tu penses ! Allez, file à l’école !
Johnny revient à la maison pour le déjeuner et demande à sa maman :
– Fred et Mary sont déjà debout ?
Elle répond :
– Non !
Johnny demande :
– Tu sais ce que je pense ?
Elle répond :
– Je m’en fous de ce que tu penses ! Finis ton déjeuner et retourne à l’école.
Après l’école, Johnny revient à la maison et demande encore une fois :
– Fred et Mary sont déjà debout ?
Elle répond :
– Non !
Il demande :
– Tu sais ce que je pense ?
Sa maman répond :
– BON ! alors, dis-moi à quoi tu penses ?
Il dit :
– La nuit dernière, Fred est venu dans ma chambre pour prendre de la vaseline et je pense que… je lui ai donné la colle pour mes maquettes d’avion.
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Le corps d’un homme récemment décédé arrive chez l’entrepreneur de pompes funèbres. Il est vêtu d’un chic habit noir, bien taillé qui doit valoir une petite fortune. La directrice du salon, une jeune blonde, s’informe auprès de la veuve de la tenue vestimentaire qu’elle voudrait pour le décédé, tout en faisant remarquer que le défunt paraît très bien dans le costume qu’il porte déjà. La veuve lui répond que son mari a toujours été à son meilleur quand il portait du bleu, et qu’elle désirait l’enterrer dans un habit bleu. Elle remet donc à la directrice un chèque en blanc, lui disant :
– Peu importe ce que cela pourra coûter, je veux que mon mari soit exposé dans un habit bleu.
La veuve retourne au salon le lendemain. À sa grande satisfaction, elle trouve son mari dans un chic habit bleu avec de petites rayures. L’habit lui va parfaitement… Elle dit à la directrice :
– Peu importe le coût, je suis très satisfaite. Vous avez fait un bon travail et je vous en remercie. Combien avez-vous dépensé ?
À sa grande surprise, la jolie blonde lui remit le chèque en blanc !!!
– Il n’y a aucun frais ? lui dit la blonde.
– Non, vraiment, je dois vous compenser pour ce qu’a pu coûter cet élégant costume bleu, dit la dame.
– Honnêtement, madame, dit la directrice, il ne m’a rien coûté. Hier, quelques minutes après votre départ, un autre cadavre nous est arrivé, et le défunt était à peu près de la même taille que votre défunt mari, et il portait un magnifique costume bleu. J’ai demandé à son épouse si elle voyait une objection à ce que son mari soit porté en terre avec un costume noir… Elle me répondit qu’elle n’y voyait aucun problème s’il paraissait aussi bien. Je n’ai finalement eu qu’à inter changer les têtes et tout était réglé.
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Un médecin africain dit à son collaborateur Mamadou :
– Écoute, Mamadou, demain, je vais à la chasse, mais je ne veux pas fermer la clinique, alors tu t’occuperas des patients qui viendront.
– D’accord, docteur, répond Mamadou.
Le docteur va à la chasse et le lendemain, il demande à son assistant :
– Alors, comment s’est passée ta journée?
Mamadou explique qu’il a eu 3 patients.
– Le premier avait une migraine et je lui ai donné de l’aspirine.
– Très bien, Mamadou, et le 2ème ?
– Le deuxième avait des brûlures d’estomac, je lui ai donné du Maalox, Monsieur.
– Bravo! Bravo, tu es un vrai pro, Mamadou. Et, le troisième ?
– Bien, j’étais assis et d’un coup sec la porte s’est ouverte. Une femme est entrée comme une furie. Elle s’est déshabillée complètement, elle s’est couchée sur la table d’examen et elle m’a crié :
– Aidez-moi ! Cela fait 5 ans que je n’ai pas vu un homme !
Plutôt inquiet, le médecin demande :
_ Et, qu’est-ce que tu as fait, Mamadou ?
– Je lui ai mis des gouttes dans les yeux.
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Ça se passe aux U.S.A…
Un soldat se précipite sur une religieuse et, à bout de souffle, lui demande :
– S’il vous plaît, puis-je me cacher sous votre jupe ? Je vous expliquerai dans un instant pourquoi».
La religieuse accepte de le faire et une minute plus tard deux policiers militaires se précipitent et demandent :
– Ma Sœur, avez-vous vu un soldat ?.
La religieuse leur répond :
– Il est parti dans cette direction.
Une fois les deux policiers militaires partis, le soldat sort en rampant de sa jupe et dit :
– Ma sœur, je ne vous remercierai jamais assez. Voyez-vous, je n’ai pas envie d’aller en Irak.
La religieuse lui dit :
– Je vous comprends tout-à-fait.
Le soldat ajoute :
– J’espère que vous ne me trouverez pas grossier, mais vous avez une belle paire de jambes !
La religieuse répond :
– Si vous aviez regardé un peu plus haut, vous auriez vu une belle paire de couilles. Je n’ai pas envie d’aller en Irak non plus.
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Un p’tit vieux s’en va dans un bordel pour s’offrir un p’tit plaisir. La matrone le conduit vers une jeune fille appétissante et prête à tout. Sûre d’elle, la fille lui dit :
– Mon vieux, déshabille-toi et passons aux choses sérieuses !
Le p’tit vieux se déshabille en vitesse, mais la fille lui prend tous ses vêtements et les jette par la fenêtre.
– Qu’est-ce que tu fais là, espèce de folle ! dit le vieux monsieur fâché.
– Fais toé z’en pas pépé, on va faire l’amour toute la nuit, et demain matin tes vêtements vont être trop grands pour toi !
La fille se déshabille à son tour. À son tour, le p’tit vieux prend les vêtements de la madame et les jette à la fenêtre.
– Qu’est-ce que tu fais là, le malade ? Es-tu en train d’essayer de te venger ?
– Pas du tout ma belle… mais le temps que ça va prendre pour que j’aie une érection, la mode va sûrement avoir changé !
On est attentif à la météo du Québec de ce temps-ci. Si les riverains de la Montérégie s’inquiètent de la crue des eaux, nous c’est plutôt la bonne épaisseur de neige qui recouvre l’entrée du camping où nous demeurons au Québec, qui nous préoccupe. Nos espions Linda et Benoît y ont fait un saut à leur arrivée au Québec ce dernier dimanche et, photo à l’appui dans cet article, le spectacle était désolant; une bonne épaisseur de neige rendait la tâche impossible de mettre le pied sur le terrain. Nul besoin de découvrir l’état de nos emplacements en cette fin d’hiver. On se serait encore cru en plein mois de janvier.
C’est assez contrastant avec le printemps 2013, alors que la direction du camping nous annonçait joyeusement par courriel dès la fin mars, l’ouverture du camping pour le 6 avril. Les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. On n’y peut rien contre Dame Nature. Nous sommes impuissants ! Mais il faudrait bien qu’elle prenne les choses en main parce que nous prévoyons retrouver notre caravane le 14 avril prochain. Au moins, qu’on puisse s’y rendre et mettre en route les systèmes d’égout, d’eau potable et de chauffage. Allez, s’il-vous-plaît Dame Nature ?
Alors, nous sommes toujours dans l’attente de ce courriel salutaire qui pourrait nous permettre de rentrer à la maison. C’est sûr qu’il y a des alternatives, mais rien de mieux que de retrouver notre chez-soi. À la mi-avril, la pelouse, même jaunie par l’hiver, a pleinement le droit de reprendre sa place au soleil. J’ai parlé à Benoît qui est rentré dimanche et je l’ai senti dépressif, peut-être la larme à l’œil devant son vélo qui ne demandait qu’à sortir et rouler quelques kilomètres, histoire de se dérouiller.
J’ai aussi discuté avec Marcel, victime encore une fois d’un roulement à billes défectueux, et forcé de camper une trentaine d’heures, dans une cour de garage. Mais il en faut beaucoup plus à l’ami Marcel, pour le dissuader de reprendre la route à nouveau, l’hiver venu, afin de poursuivre avec sa douce, leur aventure de Snowbirds. Ici à Pioneer Village, les volets des petites maisons se referment graduellement et les espaces délaissées par les véhicules récréatifs, dévoilent leur pelouse en broussaille.
Mais pour ceux qui occupent toujours leur maison au Québec, c’est plus acceptable que pour nous, de revenir à la neige, alors c’est pour ça qu’il faut que ça fonde… Lentement, mais régulièrement ! Il me semble que ce ne soit pas trop demandé. On se croise les doigts et mon petit auriculaire me dit que notre vœux sera exaucé. Espérons qu’il a vu juste.
Quelle belle fin de semaine de baseball les partisans ont eu au Stade olympique vendredi et samedi dernier. J’aurais aimé être là ! Près de 100 000 personnes ont remplis les gradins, pour le plus grand plaisir des organisateurs et surtout des partisans qui n’ont pas oublié la façon cavalière dont les Expos ont quitté Montréal pour Washington, dans l’incompréhension.
Dix ans auparavant, nous avions la meilleure équipe, au jour du déclenchement d’une grève générale, qui allait marquer le début de la fin d’une grande équipe. Sans faille, ce groupe de jeunes vedettes affichait un dossier de 74 victoires et 40 défaites au milieu d’août. Les propriétaires de l’époque, sans vision et avec le souci de récupérer quelques unes de leurs billes, se sont écrasés. Qui sait où, le brillant avenir qui se dessinait aurait pu nous mener.
Mais Warren Cromartie et son groupe, jumelés à Evenko ont ravivé la flamme et l’espoir de retrouver Nos Amours dans un avenir rapproché. Avec cette démonstration de conviction et d’amour, le baseball majeur doit maintenant en tenir compte au moment de déménager une concession actuelle moribonde qui traînerait de la patte.
Pour ma part, je partage à part entière le souhait de Felipe Alou à l’effet que le prochain club de baseball à Montréal, conserve le nom des Expos, et que leur histoire se poursuivent pour longtemps. En regardant les images de ces deux matchs à la télé, je n’ai pu m’empêcher de ne remémorer les belles soirées passées au stade avec mon fils Pascal, nos gants de baseball et ma feuille de marqueur, un exercice que j’adorais.
J’ai aussi revu et imagé le kiosque à pizza où on se payait deux délicieuses pointes à moitié prix, pour écouler ce qui restait sur le comptoir. Victoire ou défaite, c’était un happening à tout coup.
Revoir quelques membres vieillissants de l’équipe de rêve qu’on avait dans notre cour en 1994, était une bonne idée tout comme ce vibrant hommage au regretté Gary Carter, un kid qui était l’âme de cette équipe. Oui, définitivement une belle fête du baseball qui a ressassé tellement de souvenirs, qu’il faut tout mettre en oeuvre pour ramener enfin Nos Amours et effacer l’erreur de 2004.
On dit que toute bonne chose a une fin et c’est précisément dans l’état où nous sommes, à l’approche de notre migration nordique. Hier, c’était le farewell dinner, un souper d’adieu pour couronner une autre belle saison au pays des gougounes. Notre groupe a quelque peu diminué, comme vous pouvez le constater sur cette photo, parce que les amis Carole et Marcel, de même que Linda et Benoît, sont déjà en route pour notre beau Québec blanc, depuis vendredi matin, laissant un peu de nostalgie dans l’air. C’est le moment des accolades et embrassades tout en souhaitant se retrouver déjà l’automne prochain. C’est viral !
Justement, des nouvelles d’eux on en a; Carole et Marcel faisaient halte au Carolina Crossroads de Roanoke Rapids en Caroline du Nord, la nuit dernière, après avoir précédemment séjourné, vendredi soir, au Walkabout de Woodbine en Géorgie. Si leur première journée s’est déroulée sous le soleil, la seconde était arrosée d’une pluie continue, comme d’ailleurs tout l’est des États-Unis. Espérons que le caca blanc qui sévit dans les Adirondacks présentement, ne les ralentira pas trop. Et Carole qui aurait préféré l’avion…
Justement, Linda et Benoît eux, sont pris en plein dedans, étant séquestrés dans leur chambre d’hôtel de Glenn Falls, au cœur de cette chaîne de montagnes au terme d’une journée excécrable. Dépourvus de pneus d’hiver, ils attendent que la neige, la poudrerie et l’épandage de fondants soient terminés avant de reprendre la route. Une petite conférence vidéo sur Facetime ce matin confirme que le moral est bon même si Benoît tempête, c’est le cas de le dire, devant la mauvaise humeur de Dame Nature. Comme pour les préparer au pire, la photo de droite nous montre un aperçu du temps qu’il faisait, ce matin, à Boisbriand, gracieuseté d’un membre de leur famille ! Une p’tite Valium les amis !!! Stay calm and cool !
C’est évident qu’un retour au Québec à la fin mars, amène ce flot d’incertitudes dans ce pays où l’hiver tarde à laisser toute la place au printemps, comme pour nous narguer. On connaît ça, Louise et moi, pour l’avoir vécu pendant huit ans. Aujourd’hui, tous deux à la retraite, on apprécie rentrer au bercail à la mi-avril, où le risque est moins présent. Quoi qu’il en soit, dans quelques semaines, le soleil fleurira les bourgeons et nous serons à l’aube de notre belle saison d’été, avec notre famille qui nous a physiquement manqué. Mais avec l’incontournable Facetime, on réussit facilement à passer au travers. C’est comme s’ils étaient avec nous. Ah, la technologie, quand tu nous tiens !
Ce matin, le soleil est présent à Pioneer Village, après une semaine d’instabilité météorologique. Lundi, des tonnes de pluie nous sont tombées sur la tête au point où il nous a été impossible de jouer notre ronde de golf hebdomadaire de mardi, devant la fragilité du parcours fortement gonflé d’eau. Et pour terminer cette semaine en beauté, une autre pluie diluvienne s’est abattue sur la région en après-midi et en soirée hier, laissant des marres d’eau de près de deux pouces un peu partout sur le terrain, notamment autour de la salle communautaire. Je comprends qu’il en faut pour arroser la végétation, mais quand même… Consolez-vous les amis qui sont sur la route, cette dépression couvre tout l’est du continent, jusque chez-nous au Québec. Mais pour vous rassurer, retenez bien ceci; -Après la pluie, vient le beau temps !
Étant membre de cette association, je désire partager avec vous la dernière correspondance que je viens de recevoir, en regard des séjours prolongés aux États-Unis.
Le 4 février 2011, les gouvernements du Canada et des États-Unis publiaient une déclaration intitulée «Par-delà la frontière : une vision commune de la sécurité du périmètre et de la compétitivité économique.» Le programme qui en découle a pour but de renforcer la sécurité et d’accélérer la circulation légitime des personnes, des biens et des services.
D’ici le 30 juin 2014, dans le cadre de l’initiative «Par-delà la frontière entre nos deux pays», le programme sera élargi et comprendra l’échange de renseignements sur les entrées et sorties des citoyens canadiens et américains. Ainsi, une fiche d’entrée dans un pays pourra servir à établir une fiche de sortie de l’autre pays.
Vu ce changement, les voyageurs devront être plus vigilants dans le calcul de la durée de leur séjour aux États-Unis. Mais cela n’affectera en rien la réglementation à laquelle les citoyens canadiens sont déjà assujettis. En d’autres termes, cet échange de renseignements n’aura aucun effet sur la façon dont les deux pays déterminent votre résidence : les politiques d’immigration du Canada et des États-Unis restent inchangées.
Les États-Unis permettent généralement aux citoyens canadiens admissibles de séjourner pendant une période de « six mois moins un jour ». Le calcul se fait dans toute période de 12 mois.
Du point de vue des impôts, règle générale, si vous séjournez régulièrement quatre mois ou plus aux États-Unis chaque année, vous devriez remplir et soumettre le formulaire 8840 de l’IRS, afin d’éviter de devoir payer l’impôt sur le revenu américain.
Bonjour Tante Berthe. Trois ans se sont écoulés depuis ton départ. Aujourd’hui, nous te rendons un hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.
La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie.
J’ai pris cette analogie pour imager notre dernier repas entre amis et pour éviter une redondance avec mes écrits sur le sujet. Je veux évidemment parler de notre migration vers le Nord. Comme le Christ, on a partagé la table, hier au restaurant Cimini’s de North Fort Myers, afin de perpétuer une habitude à la veille de quitter notre paradis hivernal pour rentrer à la maison, la tête pleine de souvenirs.
Je vous présente donc cette belle brochette de snowbirds, en partant de la gauche pour faire le tour de la table vers la droite; Francine, Louiselle, Danielle, Suzanne, Carole R, Carole P, Louise, Linda, Benoît, Marcel, Mario, Jacques, Romuald, Jean-Noël, Jean-Guy, puis finalement votre humble chroniqueur invisible parce que debout, à z’yeuter derrière la caméra, pour immortaliser ce précieux moment.
Un bel amalgame de personnes qui en aura long à raconter lors du retour au pays. Certains migrent dès vendredi, d’autres la semaine prochaine, la peau bronzée pour faire l’envie des proches qui eux, se sont fait des biceps d’haltérophiles durant l’hiver, avec toute cette neige à pelleter. Mais bon ! Je disais ça comme ça, en passant.
Après s’être bourrés de pizzas et autres plats italiens, nous nous sommes retrouvés chez Benoît et Linda pour une compétition de dés. Envahis par la frénésie et l’émotion de la compétition, on se comptait chanceux de ne pas voir débarquer la police pour nous faire taire, dans cette nuit fraîche de mars. Une vraie parodie de Douze hommes en colère.
Imaginez, le mercure est descendu à 11°C la nuit dernière et les prochains jours seront frais et venteux, avec des gouttelettes. Les météorologues locaux vont jusqu’à dire que le blâme revient au québécois jaloux, qui soufflent intensément leur neige vers le sud pour s’en débarrasser. Moi je ne le crois pas, mais j’entends des murmures…
Alors à tous ces snowbirds qui prendront la route du nord dans les jours à venir, mettez une bonne dose de soleil dans le coffre de l’auto, et qu’il vous accompagne sur les belles routes du pays de l’Oncle Sam, pour un retour au pays du Québec en toute quiétude, parmi les vôtres. Louise et moi, on vous imitera au matin du 14 avril.
C’est fait ! Nos bulletins de vote sont en route pour le bureau du Directeur Général des Élections du Québec depuis cet après-midi. C’est la toute première fois qu’on vote à distance, ou hors Québec si vous préférez. À en croire le commis qui m’a reçu, je n’étais pas le premier à me présenter avec une telle enveloppe et j’ai dû le mettre au courant que nous étions en mode électoral, chez-nous. Ça prouve que nos snowbirds s’intéressent à la chose politique, notre sport national après le hockey, il va s’en dire.
Toujours est-il que cette action me donne le droit de critiquer toute politique qui sera mise de l’avant par ceux et celles que le peuple aura choisi. Croyez-moi, j’ai bien l’intention de garder mes bonnes habitudes de commenter autant ce qui est bien, que ce qui ne l’est pas ou carrément loufoque, comme les discours qu’on entend depuis le lancement de cette campagne.
Les épouvantails à moineaux sont sortis, depuis que le mot referendum a refait surface. Faut pas trop être brillant pour se surprendre que le Parti Québécois soit indépendantiste. Depuis sa fondation, à la fin des années soixante, c’est sa raison d’exister. Les croyez-vous assez idiots pour ne pas attendre les conditions gagnantes pour tenir le troisième rendez-vous souverain ?
On assiste présentement à une campagne de bitchage de part et d’autre, mais pour les solutions afin de régler les problèmes de société on repassera, parce qu’on nous donne absolument rien à se mettre sous la dent. Même le poodle s’est pointé le nez sans rien dire et, en le regardant, c’est bizarre mais le souvenir de la perte de 40 milliard de nos beaux dollars de la Caisse de dépôt m’est revenu en mémoire. Vous vous souvenez –Débarrassez-nous des libéraux-aux-aux…
Il reste encore deux semaines à endurer cette comédie humaine et après, on verra ce que le peuple désire… Enfin. la partie du bon peuple qui prendra la peine d’aller voter. Après quoi, on devrait passer aux vraies affaires, à moins qu’un gouvernement minoritaire s’installe encore pour quelques mois, conséquence des girouettes que nous sommes. Ça ne me surprendrait guère.
Et que penser des étudiants ontariens qui ne veulent que notre bien et nous aiment à la folie, mais qui retourneront chez eux, une fois leurs études terminées. Il ne manque que les autobus et les petits drapeaux pour revivre 1995. Tout un cirque !
Gestes et occasions qui se répètent, l’heure est aux regroupements avant le retour au Québec. Le temps est propice à une dernière rencontre et on veut se rappeler les bons moments qu’on vient de passer ensemble, depuis les dernières semaines ou derniers mois. Donc, hier, nos amis Carole et Mario conviait notre cercle d’amis à une épluchette de blé d’inde, pour rester fidèle à la tradition des dernières années. Mal leur en prit devant la rareté, voire l’impossibilité, de trouver les dorés épis bien sucrés. Niet ! Rien ! Mais c’était très mal les connaître et ils se sont vite créé un plan B avec quelques mijoteuses, des rôtis de bœuf bien juteux et leurs légumes d’accompagnement. Juste à temps pour l’apéro, Une odeur enivrante embaumait la terrasse pour stimuler les appétits qui commençaient à se creuser.
Le soleil était de la partie avec ses quelques nuages et sa température chaude, pour l’apéro dans le capharnaüm des discussions animées. Et non, on ne pouvait entendre une mouche voler. Nos hôtes avaient disposé, dans la screen room, des chaises et tables joliment décorées de centres de table sortis tout droit de l’imagination fertile de Carole, pour qui la décoration n’a plus de secret, ayant tombé dedans dans sa jeunesse. À partir de rien, elle fait des merveilles. L’ami Mario lui, s’occupait grandement à satisfaire tout son monde, distribuant croustilles de toutes sortes et rafraîchissements. Simone, la voisine acadienne d’en face, s’amenait avec Gérard et la parenté pour compléter le groupe, avec son assiette d’amuse-gueules à la chair de crabes, de son cru. La fête était lancée.
Au moment de passer à table pour déguster le délicieux festin, des nuages menaçants se sont assombris pour cracher sa pluie, nous laissant juste le temps de retourner vivement à nos unités, fermer les fenêtres et hublots laissés ouverts. Heureusement, l’ondée fut de courte durée et la soirée s’est poursuivie jusqu’à 22h45, au son de ma musique que les gens fredonnaient en cœur. L’ami Gérard, guitariste chevronné, a troqué sa guitare pour le micro et chanter énergiquement quelques mélodies.
Une soirée toute simple, agréable et qui a comblé tout le monde. Une soirée entre amis comme je les aime et que, fort heureusement, on a pu vivre quelques fois cette saison grâce à l’amour de la musique et de la bonne compagnie de nos hôtes qui en redemandent.
Signe que la saison des snowbirds tire à sa fin, le dernier tournoi de pétanque s’est joué hier sous un beau soleil et une chaleur difficile à supporter à certains moments. Initialement prévu pour lundi dernier, Dame Nature en avait décidé autrement avec ses rafales de vent et son temps incertain qui menaçait de nous arroser copieusement. Devant ce fait, il a fallu reporter l’activité à hier, non sans avoir perdu quelques féroces compétiteurs en cours de route, retenus ailleurs.
Vingt-deux équipes se sont livrés une chaude lutte amicale et au bout de deux heures trente de compétition intensive, les organisateurs couronnaient les champions de cette dernière confrontation.
En troisième position, médaillés de bronze :
Jean-Claude St-Arnaud (Capitaine)
Daniel Boutin
Richard Latour
En deuxième position, médaillés d’argent :
Charles-Arthur Morier (Capitaine)
Jean Lavoie
Marcel Pelletier
En première position, médaillés d’or :
Sandy Thom (Capitaine)
Jean-Marie Aubé
Félicien Bonneau
En plus des honneurs incontestables, nos champions mettent la main sur le précieux trophée emblématique jusqu’à la prochaine saison. Comme la coupe Stanley, ils devront le manipuler avec des gants blancs et voir à le garder intact et toujours reluisant. Une corvée que seuls des champions ont droit. En quelque sorte, c’est la rançon de la gloire.
Trêve de plaisanteries, après la panoplie de tirages, toute cette jolie bande de pétanqueux a festoyé autour des bons hotdogs cuisinés par la formidable équipe de Rosaire dans laquelle il manquait malheureusement Claude Landriault et sa conjointe, retenus au lit par une sévère grippe d’homme. Selon les derniers potins, ils devraient se remettre sur pied rapidement.
Un dernier merci également à toute l’organisation, qui se démène sans compter pour faire de cette activité très courue, un immense succès qui ne se dément pas, saison après saison. On reprendra où on a laissé l’an prochain. Promesse de notre Jean Rafa national, si Dieu le veut, et comme il se plaît à répéter… –Ben, c’est ça !
Croyez-vous qu’on puisse recevoir à souper, douze personnes adultes, dans une caravane à sellette de 33 pieds ? Vous n’êtes pas certains ? Je peux vous affirmer que c’est possible et c’est l’exploit que nos amis Carole et Marcel ont réalisé hier soir. L’ami Marcel avait bien pris soin de mesurer les places et de figurer la disposition des tables et chaises pour que tout le monde soit à l’aise. Comme vous pouvez le constater sur la photo. On peut dire que c’est une réussite.
Par les temps qui courent, un genre de petites mouches ou volatiles noirs virevoltent un peu partout, surtout par temps chaud, avant de d’atterrir lentement sur n’importe quelle surface, incapables de redécoller. Mis à part de déranger tout le monde, je me demande bien à quoi elles peuvent servir. C’est donc la raison qui a poussé nos hôtes à faire envahir leur caravane pour le délicieux repas qu’ils nous ont offert. Curieusement, je ne me sentais même pas à l’étroit. Après ce tour de force, gare à ceux qui donneront comme excuse que leur gros véhicule récréatif ne peut recevoir beaucoup de monde pour partager un festin entre amis. Merci Carole et Marcel pour votre hospitalité et votre sens de la planification et de l’organisation.
Par ailleurs, la migration vers le nord va bon train et les jours et semaines qui viennent voient défiler les snowbirds qui rentrent lentement à la maison. Comme le temps passe vite, mais comme c’est plutôt nous qui traversons le temps, autant en profiter pleinement. On voit quelques sites déserts et les activités se font plus rares. Dans une dizaine de jour nous en serons au souper de l’au revoir à la salle communautaire qui marquera la fin des activités pour la saison. Tous les prétextes sont bons pour se retrouver au restaurant pour souligner des anniversaires, comme celui de Roseline, dimanche dernier. Un plaisir qu’on renouvelle depuis quelques années.
On voit aussi de nouveaux visages se porter acquéreurs de maisons de parc en vente. C’est la période propice à ce genre de transactions en prévision de la prochaine saison, l’automne prochain. C’est le cas de nos amis Linda et Benoît qui ont vendu leur chaumière en un temps record. Ils reviendront dans leur nouvelle caravane qui, heureusement pour nous, peut aussi convenir à inviter douze amis à souper (un message en passant).
Les oiseaux des neiges en Floride c’est un peu ça; on jouit de ça quelques années, quand la santé le permet puis, un jour, on doit y renoncer. C’est la vie mais malgré tout, elle vaut la peine d’être vécue de cette manière parce qu’elle regorge de souvenirs indélébiles, loin du froid sibérien de notre beau Québec enneigé mais qu’on aime retrouver avec l’arrivée du printemps qui sera là demain, en fin de matinée.
Dévoilé au grand jour, les paramédics sont en détresse, même que le taux de suicide y est alarmant. Une bien triste manchette. Comme les policiers, pompiers, médecins légistes et tous les intervenants qui côtoient la mort dans leur quotidien eux aussi sont exposés. Ce n’est pas tout le monde qui peut faire ce boulot et éviter les séquelles. Il faut se faire une carapace et vite, puis faire le vide une fois le travail terminé. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, beaucoup y parviennent. La mort fait partie de la vie et ce n’est jamais facile d’y faire face, encore plus quand la ou les victimes correspondent à notre profil familial.
Généralement grassement rémunérés, ces emplois sont recherchés souvent pour ces raisons et pour le reste, il faut se demander s’ils les candidats choisis sont vraiment faits pour ce travail. Certains s’accrochent au péril de leur vie et de leur santé. Il est peut-être là, le problème. C’est vrai que ce travail n’accepte pas la faiblesse de dire qu’on est vulnérable et fragile. L’orgueil prime, de peur de passer pour une mauviette, ces personnes ravalent et se ferment comme une huître. J’ai connu des policiers qui ont décroché après cinq ans de patrouille, pour réorienter leur carrière ailleurs et découvrir que leur boulot ne leur convenait pas. Souvent c’est la solution pour quitter la tête haute.
Comme les policiers, les paramédics interviennent souvent dans des situations dramatiques, stressantes et où le temps compte. Il faut alors bien gérer son stress et bien évacuer une fois l’assignation terminée. C’est primordial et dans ces moments et les émotions fortes soient exprimées dans un debriefing, comme on dit dans le jargon. Je ne sais pas quelle est l’approche des employeurs en ce sens mais évaluer son personnel régulièrement, un peu à la manière des pilotes de lignes, serait peut-être la solution pour détecter la détresse psychologique de ces hommes et femmes qui s’acquittent de leurs tâches avec dévouement.
Quand on peut faire la part des choses dans le feu de l’action et décrocher une fois le travail accompli, on a un grand pas de fait. Un bon moyen serait d’en parler et d’exprimer ses émotions. Hélas, dans ces métiers de machos, il faut montrer un contrôle absolu, même si en dedans, ça brasse et ça bouillonne. Une chose est certaine; il faut définitivement s’attaquer à ce fléau et tout mettre en œuvre pour éradiquer cette triste statistique.