Ainsi donc, novembre poursuit son chemin avec les mauvaises nouvelles. Quand ce ne sont pas les ponts qui continuent de s’effriter, ce sont des compagnies québécoises qui licencient leurs employés par dizaine et tout ça au profit de l’Asie.
La dernière en lice, l’usine Sports Maska de Reebok CCM à St-Jean-sur-Richelieu qui mettra à pied 85 travailleurs parce que la production d’équipement de hockey sera déménagée en Asie à moindre coût. Vive la mondialisation ! Le triste constat est que nos entreprises les plus florissantes se font littéralement bouffer par ce continent qui continu d’étendre ses tentacules sur toute la planète.
En bon québécois que nous sommes, nous allons racheter ces équipements aux mêmes prix, gonflant les profits de ces multinationales. Mieux, on achète de plus en plus asiatiques; des véhicules, appareils électroniques et toutes sortes de cochonneries. Pendant ce temps on s’inquiète de nos régimes de retraites qui sont dans le rouge et qui voient leurs cotisants prendre leur retraite, souvent forcée par des fermetures de la sorte. La masse de travailleurs pourvoyeurs s’amenuise et la mondialisation en est une des principales causes.
C’est évident qu’on ne peut rivaliser avec les asiatiques qui sont exploités et travaillent pour des pinottes. Toutes les batailles pour obtenir des salaires décents dans notre monde surtaxé ne donnent absolument rien, quand une compagnie décide de mettre la clé dans la porte. Si collectivement, on décidait d’acheter local ou, à tout le moins, des produits fabriqués ici, on ferait rouler notre économie, au lieu de faire vivre les étrangers. Mais ça c’est un vœu pieux, dans une société sans solidarité sociale et sans vision communautaire.
Ce matin, en feuilletant mon journal, j’ai bien failli m’étouffer en m’arrêtant sur une photo où on voyait un mur de brique érigé devant la porte des bureaux de la ministre et Présidente du Conseil du trésor Michèle Courchesne, en guise de protestation de la part des étudiants pour la hausse annoncée des frais de scolarité.
Qualifié d’acte de vandalisme pas la ministre de l’Éducation Line Beauchamp, elle en a rajouté en disant que de tels actes entraînent des dépenses de l’État à partir de l’argent des contribuables, qui sont loin d’être d’accord avec cela.
Tiens tiens…! Je ne savais pas que le gouvernement Charest avait un tel respect de la capacité de payer des CON-tribuables. Se sont-ils fait piquer par une mouche réveilleuse de conscience ? J’espère qu’elle n’a pas dit ça sans rire…
Je l’ai effectivement avalée de travers celle-là !
Une femme avait un amant qu’elle voyait le jour pendant que son mari était au travail. Un beau jour, elle est au lit avec lui lorsqu’elle entend l’auto de son mari arriver dans la cour.
– Vite, crie-t-elle à son amant, ramasse ton linge et sors par la fenêtre.
– Je ne peux pas faire ça, il pleut dehors, et je suis tout nu !
– Dépêches-toi, insiste la femme, si mon mari t’attrape ici, il va nous tuer tous les deux.
Alors, le gars ramasse ses vêtements en vitesse et sort dehors par la fenêtre, tout nu. Comble de malheur, il se retrouve au beau milieu d’un marathon ! Essayant de se fondre dans le groupe, il se met à courir. Le coureur à côté de lui le regarde et lui demande :
– Excuse-moi, est-ce que tu cours toujours tout nu ?
– Oui, répond le gars, j’adore sentir le vent sur ma peau nue. Ça me donne de l’énergie.
– Et tu apportes toujours tes vêtements dans tes mains ?
– Oui ! Comme ça, quand je finis la course, je peux m’habiller et rentrer chez moi.
– Et… est-ce que tu portes toujours un condom quand tu cours ?
– Seulement quand il pleut !
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Un groupe d’ingénieurs a pour tâche de mesurer la hauteur d’un mât. Ils sortent et se rendent au mât avec les échelles et les rubans à mesurer. Tour à tour, ils tombent de l’échelle où laissent tomber le ruban à mesurer. Un employé passe et voit ce qu’ils essaient de faire. Il tire le mât hors de terre, le met à plat, le mesure d’un bout à l’autre et donne la mesure à un des directeurs, puis il s’en va.
Une fois l’employé parti, un des ingénieurs se tourne vers les autres et dit en riant :
– Ça c’est ben un employé. Crisse qu’ils sont innocents. On cherche la hauteur et il nous donne la longueur.
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Georges, 90 ans, passe son test médical chez son médecin. Ce dernier le trouve en assez bonne forme physique et l’interroge sur son intellectuel et lui demande :
– Comment sont vos rapports avec Dieu ?
– Ah docteur…! Dieu est bon pour moi. Il sait que j’ai un problème de vision. Alors la nuit passée, lorsque je suis arrivé dans la salle de bain, Paf ! La lumière est apparue. Lorsque j’ai eu fini, Paf ! La lumière est disparue.
Dès que le bon vieux quitte le bureau, le médecin décide d’appeler la femme de Georges :
– Bonjour madame. Je viens de voir Georges. Il va bien physiquement mais il m’a dit que Dieu l’avait aidé la nuit dernière lorsqu’il est allé aux toilettes…
– Ah non ! Y’a encore pissé dans le frigidaire !!!
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C’est l’histoire d’un patient qui a peur de faire rire de lui. L’infirmière, voyant ce fait, lui dit simplement :
– C’est certain que je ne vais pas rire de vous, croyez-moi, je suis une professionnelle et je n’ai jamais ri d’un patient en 20 ans de carrière.
– Très bien alors, lui dit Fred.
Il baisse donc son pantalon, révélant le plus petit pénis que l’infirmière n’ait jamais vu. En longueur et en diamètre, ce n’était pas plus gros qu’une pile AAA. Incapable de se contrôler, l’infirmière se met à rire jusqu’à en tomber par terre, pliée en deux. Quelques minutes plus tard elle parvient à se relever et à reprendre son calme, Elle dit alors à Fred :
– Je suis vraiment désolée, je ne sais pas ce qui m’a pris. Sur mon honneur en tant qu’infirmière et une dame, je vous promets que cela ne se reproduira plus jamais. Maintenant c’est quoi le problème?
– C’est enflé ! Lui répond Fred.
L’infirmière se sauva de la pièce en courant !
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Un homme dans la soixantaine prend possession de sa toute nouvelle Corvette. En sortant du concessionnaire, il décide par le beau temps qu’il faisait, de faire un tour jusqu’à St-Sauveur. Il prend l’autoroute 15 direction nord et écrase un peu pour rouler à 130 km/h, afin de ressentir le plaisir du vent dans ses cheveux… Les quelques cheveux qu’il lui restait, quoi.
– Formidable ! Il se disait, quand tout à coup, il aperçut dans son rétroviseur une voiture patrouille de la SQ ayant ses gyrophares et sirène en marche. Il se dit :
– ‘Avec ma nouvelle bagnole, je peux le semer ! Il pèse sur le champignon… et roula jusqu’à 160 km/h. Soudainement il revient à la raison en pensant :
– Bon Dieu, mais qu’est-ce que je fais là ? Je suis trop vieux pour de telles folies. Il ralentit et finit par se tasser sur l’accotement pour attendre l’arrivée de l’auto-patrouille.
Le policier descend de sa voiture et marcha vers la Corvette. En approchant la fenêtre du conducteur, il remarque l’âge de l’homme puis regarde sa montre et dit :
– Hey le père ! C’est vendredi et je termine dans 30 minutes. Si tu me donnes une bonne raison pour expliquer pourquoi tu filais à une telle vitesse et si, en plus, c’ en est une que je n’ai jamais entendue auparavant, je te laisse aller sans contravention.
L’homme âgé pris un air très sombre et dit :
– Il y a plusieurs années, ma femme s’est enfuie avec un policier de la SQ. Je croyais que vous étiez en train de me la ramener !
– Bonne fin de semaine, monsieur, dit le policier en se retournant vers son auto-patrouille.
Par un matin de tempête et après être passé au CLSC pour des prélèvements sanguins, quoi de plus réconfortant qu’un délicieux déjeuner traditionnel. D’autant plus que nous étions à jeun Louise et moi, depuis minuit la veille. C’est dans cet esprit que nous nous sommes retrouvés, ce matin, sur une banquette du restaurant Œufs et Cie, du 8840 boulevard Leduc, à Brossard, en plein Quartier Dix30, alors que les déneigeuses s’affairaient à tout déblayer tout autour.
Ouvert depuis quelques mois, c’est un resto de style déjeuner-dîner, ouvert jusqu’à 15 heures. Sans cérémonie, sa décoration est sobre et confortable. En plus des tables, une section mi-fermée plus intime et quelques banquettes complètent l’ameublement. Avec ses grandes vitrines, l’espace est très bien éclairé et cette ambiance est propice à bien démarrer la journée.
Comme je le disais, nous avons opté pour un menu traditionnel composé de deux œufs avec fèves au lard, 4 belles tranches de bacon croustillantes avec des pommes de terre râpées de style hash brown frites juste à point et couronné d’une demi-tranche d’orange et de pamplemousse. S’ajoute à cela des rôties de pain brun campagnard agrémentées de contenants de confitures variés et de beurre d’arachide. Bref, de quoi vous soutenir quelques heures. Le café est à volonté et quel café… Le meilleur que j’ai goûté dans ce genre de restaurant et je dirais même plus dans d’autres également. La gentille et souriante serveuse nous a raconté que c’était un savoureux mélange de cafés Néo café.
Ce copieux déjeuner nous a coûté 5,95$ par portion, taxes en sus. Si les dîners sont à l’image des déjeuners, c’est de bon augure et invitant pour une autre fois. Le service est accueillant et rapide. Parfait pour ce genre de resto. Il vaut le détour et vous m’en direz des nouvelles.
Aimé :
Décoration
Ambiance
Prix
Service courtois et rapide
Nourriture excellente
Moins aimé :
Rien
Note globale :
9 / 10
Récemment, je faisais une recherche sur Internet afin de voir ce que le marché offrait en matière de couches pour incontinence, que principalement les personnes âgées utilisent. Après avoir fait le tour des pharmacies et super marchés du coin, je me suis rendu compte que le choix était restreint, probablement pour des raisons d’inventaires ou de demande me suis-je dis. Quoi qu’il en soit, je voulais savoir.
On s’imagine toujours que ces couches sont destinées uniquement aux personnes incontinentes. Qu’elles deviennent presqu’une nécessité, lorsqu’on atteint un âge vénérable et que le vieillissement fait son œuvre. Même si on blague beaucoup et qu’on taquine les gens du troisième âge à propos du manger mou, c’est une évidence que le cycle d’une vie passe par des étapes, de la naissance à la mort. Bien sûr, je parle d’une longue vie. On porte des couches à la naissance et on découvre la nourriture en purée graduellement pour finalement ingurgiter de la nourriture sous toutes ses formes. Le phénomène se reproduit à l’inverse en fin de vie.
Donc, cette recherche m’a amené sur le site AB Kingdom, un site de blogues notamment, où j’ai découvert un article datant de 2003, qui traite du sujet. Je suis resté très surpris de découvrir que les couches sont loin de ne servir qu’à l’incontinence. Des exemples d’utilités pleuvent et j’ajouterai même que c’est tendance. Qui aurait pu imaginer ! Par le biais des liens hypertextes, j’ai aussi trouvé un site sexy ou les modèles posent joyeusement dans des positions suggestives, la couche aux fesses. On aura tout vu !
Alors ceux et celles pour qui la simple idée de porter une couche répugnent, lisez le texte qui suit et vous verrez que quelquefois, ça devient l’accessoire indispensable dans certaines situations bien différentes de l’incontinence.
Le site américain The Diaper Super Store, proposant la vente en ligne de plusieurs marques de couches-culottes et autres accessoires, semble vouloir justifier son activité et réconforter ses clients. La principale raison est bien sûr l’incontinence. De nombreuses personnes naissent sans vessie ou avec des problèmes de fuites urinaires. Le Spina Bifida est une malformation de naissance répandue qui cause une incontinence urinaire et/ou fécale. Il y a aussi les accidents de voiture par exemple, les chutes dans les escaliers, etc., qui peuvent endommager les nerfs contrôlant les muscles de la vessie ou de l’anus, bien que cela ne puisse être qu’une perte partielle de contrôle. Comme toutes ces personnes ne contrôlent pas complètement leur urine ou leurs excréments, porter une couche leur permet d’avoir une vie normale.
Pour les amateurs de couches, il y a de nombreuses autres raisons :
Les joueurs de football portent des couches. Lorsqu’ils sont préparés pour une partie, c’est un gros problème et cela prend beaucoup de temps de se déshabiller pour aller juste uriner. Porter une couche rend les choses plus pratiques pour eux. Cela apporte aussi l’avantage de fournir un rembourrage supplémentaire.
Les astronautes en portent au décollage et à l’atterrissage lorsqu’ils doivent être attachés dans leur siège pour de longues périodes.
Les plongeurs en eau-profonde en portent car il n’y a pas de place pour urine une fois qu’ils sont complètement enfermés dans leur combinaison de plongée.
Les adolescents en portent parce que durant le processus de développement leur anatomie ne va pas au même rythme. Ils se réveillent dans un lit mouillé ou commencent soudainement à uriner en plein cours ou ailleurs. C’est quelque chose d’habituel à la puberté, mais terriblement effrayant lorsque vous réalisez que votre pantalon est trempé. Ils se réveillent également le matin ou dans la nuit pour réaliser que leurs rêves humides l’étaient pour vrai ! Ils commencent à porter des couches pour éviter les saletés et l’embarras.
Les adolescents en portent parce qu’ils se sentent alors comme des bébés, une époque qui était sans problèmes pour eux et sans responsabilités. De nombreux adultes continuent à en porter pour cette raison. Les gens qui portent des couches pour essayer de retrouver cette époque de liberté utilisent généralement d’autres objets pour essayer d’améliorer cette sensation, des tétines, des biberons, des vêtements enfantins et autres accessoires pour bébé, mais ils sont rares.
Les camionneurs en portent sur de longues distances. Ils peuvent passer plus de temps sur la route sans avoir à s’arrêter pour aller aux toilettes. Ils peuvent uriner dans leur couche plusieurs fois avant d’avoir à s’arrêter pour se changer. L’arrêt pour le change est beaucoup plus rapide que d’avoir à utiliser des toilettes publiques, et cela peut avoir lieu dans de nombreux endroits, incluant le bas-côté de la route.
Pour beaucoup c’est un avantage car au lieu d’avoir à arrêter ce qu’on est en train de faire ou de stopper une conversation, et de devoir aller jusqu’aux toilettes, uriner simplement dans une couche permet de continuer à travailler. On peut alors se changer pendant la pause. Utiliser une couche accroit la productivité. Lorsque le temps c’est de l’argent, une couche augmente votre disponibilité. Peu importe ce que vous faites, cela peut être une nuisance de devoir l’interrompre et d’aller uriner ou d’aller à la selle.
Pour beaucoup c’est le confort, la chaleur et la sensation d’avoir une couche autour de soi tout le temps. C’est comme avoir son meilleur ami en train de vous étreindre tout le temps. C’est comme avoir un ami qui vous dit que tout va bien. Peu importe si les choses vont mal dans le monde extérieur, avec cet ami qui partage tous vos sentiments intimes et vos émotions personnelles, qui est toujours là avec vous, qui est toujours là pour vous, et qui dévoue son existence à votre plaisir et votre confort.
Pour d’autres, c’est le plaisir qu’ils éprouvent quand ils sentent l’urine envahir leur entrejambe, autour de leurs parties génitales et dans la couche. Il y a aussi le plaisir de faire les magasins et d’uriner tout en faisant ses courses. Le frisson d’uriner en public sans que personne ne le sache est excitant. Le frisson que quelqu’un puisse découvrir ce grand secret est merveilleux !
Pour d’autres amateurs, porter une couche apporte une stimulation et une gratification sexuelle. Un homme qui a une large zone érogène recouverte par une couche ressentira une excitation sexuelle. Le fait de changer ou de faire changer sa couche est une opportunité de jouer avec vos parties génitales, de façon sexuelle ou non, qui vous laissera une agréable impression ensuite.
Mais comme dans toute chose, il y a aussi les mauvaises raisons :
Ce ne sont pas vraiment de mauvaises raisons, mais des raisons possibles pour lesquelles il ne faut pas porter de couches. Le port régulier de couches a prouvé que certaines personnes devenaient dépendantes d’elles. Certaines personnes peuvent aussi avoir des irritations, parfois douloureuses, mais cela ne devrait pas arriver avec un bon nettoyage à chaque change.
Il y a également l’odeur des couches usagées, que vous ayez uriné et/ou déféqué. Il existe plusieurs neutralisateurs d’odeurs qui permettent de dissimuler ou d’éliminer l’odeur. Contrairement à une opinion répandue, il n’y a rien d’illégal à acheter ou à porter des couches, et ce quelqu’en soit la raison. Les fuites peuvent être un problème. Mais avec l’expérience, on apprend à faire avec et à les contrôler.
Et dire que je voulais seulement savoir… J’ai su !
Dans un avenir rapproché, les pharmaciens du Québec verront leurs pouvoirs s’accroître en ce qui concerne le renouvellement de prescriptions. La loi 41 n’est pas encore en vigueur mais ce n’est qu’une question de temps. À prime abord je m’en réjouis mais cette nouvelle apportera d’autres problèmes ou en déplacera d’autres. En somme, on s’apprête à déshabiller Pierre pour habiller Jean.
Certes, cette loi aura pour effet de désengorger les cliniques et les salles d’urgence, mais ça créera du même coup, une transformation des comptoirs pharmaceutiques de prescriptions médicales. Croyez-vous que ça va se faire subito-presto ? Non ! Les pharmaciens sont des professionnels et en ce sens, ils prendront leurs précautions. Dans un premier temps, on assistera à des consultations plus longues avec les patients. Les lieux physiques devraient se transformer en salle d’attente plus vaste parce qu’il faudra attendre son tour. Bref, même constat, mais dans un environnement différent.
Tôt ou tard, les pharmaciens en viendront à réclamer des honoraires semblables aux praticiens pour des actions similaires. C’est comme ça que ça se passe au Québec. On rapatrie les pouvoirs d’abord, puis on réclame les coûts qui leur sont reliés. Il faudra attendre l’adoption de cette loi pour en connaître les tenants et aboutissants. Il reste que selon moi, on n’a pas solutionné un problème, on l’a simplement déplacé.
Excusez mon retard mais, vous ne me croirez pas ! Depuis notre retour du bref séjour en Floride, je n’ai pas eu une seule minute à moi pour rédiger un article sur le blogue. Les nouvelles n’étaient pas très bonnes lorsque j’ai appris que pendant cette période, ma mère et mon père ont été hospitalisés consécutivement pour des problèmes de santé. Ma mère est de retour à la maison, mais mon père est toujours à l’hôpital, à passer des examens, suite à des problèmes respiratoires. C’est toute une organisation.
Pour revenir sur notre escapade, tout s’est agréablement bien déroulé et terminé. Gilles, le beau-frère, a grandement apprécié l’expérience même si elle fut de courte durée. Du soleil mur à mur pendant 10 jours accompagnés de températures estivales. Comme premier voyage à l’étranger, dur de trouver mieux tout en vous donnant le goût de recommencer. En tout cas, son enthousiasme dénote une certaine envie de r’venez-y…!
Au moment de traverser la frontière canadienne de Lacolle, la triste réalité nous a frappés en plein visage… Adieu les routes lisses comme un tapis de billard de nos voisins américains, où un café déposé dans les porte-gobelets sur la console centrale ne frétille même pas. Nous sommes de retour au Québec avec son vaste réseau routier en décrépitude et avec plus de trous que l’ensemble des clubs de golf de la province. Vous avez aussi intérêt à siphonner votre café avec une longue paille insérée dans un solide couvert de gobelet sinon, prenez gare à vous ébouillanter le piziwizi !
Il faut cependant que la routine quotidienne reprenne sa place laissée vacante et, à ce niveau, c’était aussi désolant qu’avant le départ. Il faut être fait fort pour affronter les manchettes négatives de l’actualité, qui nous empoisonnent carrément l’existence avec leurs manque à gagner ici et là. Le mot « taxes » continu d’être sur toutes les lèvres de nos politiciens et gestionnaires sans vision. À voir et lire toutes ces horreurs, on a vraiment hâte d’arriver à la fin décembre pour se replonger dans l’ambiance de l’évasion sous toutes ses formes et fuir toute cette morosité. Le décompte est commencé !
Dans quelques jours, nos amis campeurs Linda et Benoît s’envoleront pour de belles journées sous le soleil afin de retaper leurs quartiers d’hiver et baigner dans cet univers. Je leur souhaite une escapade éclair aussi ensoleillée que la nôtre, sans souci et revigorante.
C’est de notre chambre de l’hôtel Howard Johnson de Newburgh, tout juste à l’entrée sud du New York State Thruway, que je rédige ce court billet.
Si le début de journée a été calme en traversant les Carolines, il en fut autrement lorsque nous avons traversé les grandes agglomérations de Baltimore, Washington et du New Jersey. Une circulation fluide mais dense à souhait. C’est fou comme il y a du mouvement sur ces grandes autoroutes. Par exemple, le New Jersey Turnpike, à 19 heures est aussi achalandé que Montréal et sa région en pleine heure de pointe. On parle ici d’une section d’autoroute à 8 voies de chaque côté.
En plus, le cellulaire au volant n’est pas interdit ici, quoi que ça se discute. J’ai doublé un type qui écoutait des vidéo en conduisant, le iPhone à l’horizontale et bien en évidence en plein centre du volant. Faut le faire !
Quoi qu’il en soit, une bonne nuit de sommeil s’annonce et dès les premières heures du jour, nous reprenons la route pour compléter cette escapade en après-midi.
Finalement, ce retour à la maison m’a permis de tester la consommation du camion, sans la caravane attelée, et je vous avoue que je suis très satisfait de sa performance. J’ai pu maintenir une consommation de 21 milles au gallon, en roulant entre 105 et 110 km/h, sur plus de 2 000 kilomètres. Pour un gros V8 de 6 litres, ça me semble très raisonnable.
Toute bonne chose doit nécessairement avoir une fin, ne serait-ce que pour être renouvelée. Ce dimanche marque le retour à la maison du sud vers le nord. Pour Gilles, le beau-frère qui nous accompagne, c’est la fin d’une belle aventure où l’émerveillement était présent. Ça fait toujours le même effet, la première fois qu’on expérimente les changements climatiques sur cette grande planète. Si les fuseaux horaires régissent les déplacements d’est en ouest, il en va tout autrement du nord au sud où la chaleur s’amplifie pour donner l’été presqu’à l’année.
Pour nous, ça nous aura permis de sortir de la routine quotidienne et de se payer quelques superbes journées remplies de chaude lumière du jour. Une bonne dose d’énergie vivifiante qui est bénéfique pour le moral. C’est le prélude à l’hiver qui s’en vient et qui nous permettra d’oublier la neige, qu’il faudra bien pelleter en attendant d’y retourner. On a retrouvé quelques snowbirds québécois qui affichent toujours un sourire radieux et qui ne changeraient pas leur hiver pour tout l’or du monde. On les reverra dans six petites semaines avec plaisir.
Pour le moment, c’est sur le coup de 8 heures que nous avons mis le cap au nord, sans la caravane. Ça nous permet d’emprunter d’autres routes et surtout, de ne pas se soucier des endroits restreints pour les manœuvres de stationnement et de plein d’essence. Nous pouvons aussi rouler plus vite, si bien qu’on devrait boucler le trajet avec une journée en moins. Francine et Jean-Guy s’étaient levés tôt pour assister à notre départ.
En faisant un arrêt pour dîner à Daytona Beach, j’en ai profité pour présenter à Gilles, la piste de course Daytona Speedway, de renommée internationale et où se déroule une tranche de la série Sprint en NASCAR. L’immensité des installations a ravi le beau-frère, d’autant plus que des essais s’y tenaient dans une symphonie typique du vrombissement des bolides en pistes. La photo qui accompagne cet article, n’est qu’un faible aperçu du gigantesque complexe.
Au moment de rédiger cet article, il est 21h00. Nous sommes logés au Best Western de Florence, Caroline du Sud, et installés confortablement pour la nuit. Cette première étape s’est déroulée sous un soleil de plomb et sans incident, après une ballade de près de 1 100 kilomètres. Présentement, le mercure est à 16°C. Gilles en profite pour faire rire Louise à s’en tordre les boyaux, en ayant de la difficulté à comprendre le mécanisme du robinet unique de la douche de l’hôtel. Avant qu’il la brise, je l’ai dépanné. Une bonne dose de rire avant le dodo.
On reprend la route demain matin, une fois le déjeuner englouti, gracieuseté de l’hôtel. Nous troquerons les culottes courtes pour le bon vieux jeans, plus chaud, pour affronter le climat nordique qui s’annonce. On s’en reparle…
Depuis quelque temps, vous avez probablement vu un commercial télévisé qui présente des vétérans de la défense canadienne qui ont servi et combattu, à un moment ou l’autre de leur vie. Je ne sais pas si vous avez pris la peine de le regarder, mais moi je l’ai fait. Je trouve que c’est un des plus beaux hommages à rendre à ces hommes et femmes qui se sont impliqués afin de rendre ce monde meilleur et à l’abri du despotisme, de l’anarchie et des dictatures. Je félicite les gens qui ont eu l’idée brillante de le diffuser.
Aujourd’hui, 11 novembre, comme à chaque année on se rappelle leurs exploits sans oublier ceux et celles qui y ont laissé leur vie. C’est jour d’Armistice et je veux vous faire partager l’histoire qui suit, que j’ai reçu par Internet, et que j’ai réservé pour ce grand jour; Le jour du Souvenir, pour qu’ils ne soient jamais oubliés…
J’ai mis mes bagages dans le compartiment à bagages dans l’avion et je me suis assis à ma place assignée. Cela allait être un long vol. Je suis content d’avoir un bon livre à lire. Peut-être aussi vais-je faire une courte sieste, pensai-je.
Juste avant le décollage, plusieurs soldats sont entrés dans l’allée et ont pris tous les sièges vacants autour de moi. J’ai décidé de commencer une conversation. J’ai demandé :
– Où allez-vous ?
– Petawawa, l’un d’eux me répondit-il. Nous allons être là pendant deux semaines pour une formation spéciale, et puis nous irons en déploiement en Afghanistan.
Après une heure de vol, une annonce a été faite que les déjeuners-sacs étaient disponibles pour cinq dollars. Comme le vol serait long, j’ai décidé qu’un déjeuner aiderait à passer le temps.
Comme je prenais mon portefeuille pour payer le déjeuner, j’ai entendu un soldat demander à son copain s’il avait prévu d’acheter le déjeuner.
– Non ça semble être beaucoup d’argent pour juste un déjeuner-sac. Je vais attendre que nous rentrions à la base.
Son ami était d’accord, et s’abstint lui-aussi.
J’ai regardé autour, pour voir la réaction des autres soldats. Aucun n’a commandé de déjeuner. J’ai marché à l’arrière de l’avion et remis au préposé du vol un billet de cinquante dollars.
– Donnez s.v.p. un déjeuner à chaque soldat.
Elle saisit mon bras et le serra fortement. Ses yeux mouillés de larmes, elle m’a remercié.
– Mon fils était un soldat en Afghanistan, c’est un peu comme vous le faisiez pour lui. Il y est mort d’un obus dissimulé le long de la route près de Beshawar.
Reprenant dix sacs, elle s’est dirigée dans l’allée à l’endroit où les soldats étaient assis. Elle s’arrêta à ma place et m’a demandé :
– Que préférez-vous ? Bœuf ou poulet ?
– Poulet, lui répondis-je, se demandant pourquoi elle m’a posé cette question. Elle se retourna et partit pour l’arrière de l’avion, pour revenir moins d’une minute plus tard avec une assiette de première classe.
– C’est mon merci, dit-elle.
Après avoir fini de manger, je suis allé de nouveau à l’arrière de l’avion, pour utiliser les toilettes. Un homme m’a arrêté.
– J’ai vu que vous avez fait. Je veux être de la partie. Tenez, prenez cela.
Il me tendit vingt-cinq dollars.
Peu de temps après, je retournai à ma place, au moment où le commandant de bord descendait l’allée, en regardant les numéros de banc en marchant. J’espérais qu’il ne me cherchait pas. J’ai alors remarqué qu’il regardait les numéros de mon côté de l’avion. Quand il est arrivé à ma hauteur, il s’arrêta, sourit, me tendit la main et dit :
– Je tiens à vous serrer la main.
J’ai rapidement détaché ma ceinture pour serrer la main du capitaine. Avec une voix de stentor, il dit :
– J’étais pilote militaire il y a quelques années. Une fois, quelqu’un m’a acheté un déjeuner. C’était un acte de bonté que je n’ai jamais oublié.
J’étais gêné lorsque les applaudissements se firent entendre de tous les passagers.
Plus tard, comme je marchais à l’avant de l’avion pour que je puisse me dégourdir les jambes. Un homme qui était assis à peu près six rangées en avant de moi, me tendit la main. Il a laissé un autre vingt-cinq dollars dans ma main.
Lorsque nous avons atterri, j’ai rassemblé mes affaires et tous ont commencé à débarquer. Juste à l’intérieur de la porte de l’avion il y avait un homme qui m’a arrêté pour me mettre quelque chose dans la poche de chemise, puis se retourna et s’éloigna sans dire un mot. Encore vingt-cinq dollars !
En entrant dans le terminal, j’ai vu les soldats se rassembler pour leur voyage vers la base de Petawawa, environ 2h30 heures au nord de Toronto. Je me suis dirigé vers eux et leur ai remis les soixante-quinze dollars. Il vous faudra un certain temps pour atteindre la base et vous prendrez sûrement un sandwich le long de la route.
– Dieu vous bénisse, me répondit l’un des soldats qui prit l’argent.
Comme je marchais vivement à ma voiture, je dis intérieurement une prière pour leur retour en toute sécurité. Ces soldats donnaient leur vie pour notre pays et notre protection. Je ne pouvais leur donner qu’un repas. Cela me semblait si peu.
Un ancien combattant est une personne qui, à un moment donné de sa vie, a écrit un chèque en blanc à l’ordre du Canada pour un montant allant jusqu’au prix de sa vie. C’est l’honneur, et il y a beaucoup trop de gens dans ce pays qui ne le comprenne pas.
Voici une suggestion de prière, pour ces héros de tous les jours :
Seigneur, protégez nos troupes en mission dans le monde. Protégez-les comme ils nous protègent tous à l’abri dans nos foyers. Bénissez-les ainsi que leur famille pour les actes désintéressés qu’ils accomplissent pour nous. Amen.
Certains se demandent pourquoi je ne donnais pas de nouvelles plus tôt. C’est que mon beau-frère Gilles nous accompagnait et je ne voulais pas vendre la mèche puisque c’était la surprise qu’on réservait à Francine et Jean-Guy à notre arrivée en Floride. Et quelle surprise Jean-Guy a eu ! Francine savait déjà ! Jamais il ne s’est douté que Gilles serait du voyage. Une escapade courte mais palpitante, qui lui permettra de visualiser dorénavant notre hibernation.
Dès dimanche dernier, six heures, nous quittions Brossard vers le camping KOA de Jonestown en Pennsylvanie. Entretemps, une double inspection nous attendait au poste frontalier de Lacolle. Probablement une formalité réservée aux véhicules récréatifs, puisque les trois unités qui nous précédaient ont subi le même sort. Rien de spécial et tout s’est déroulé promptement.
Gilles, notre invité, en était à une première visite au sud de Plattsburgh, au pays de l’Oncle Sam. Il n’avait pas assez de ses deux yeux pour admirer les montagnes des Adirondacks. Pour nous, c’était aussi une période nouvelle pour voyager avec la caravane. Habituellement, c’est à la fin décembre que nous parcourons le chemin du Sud. Avec le chaud soleil qui réchauffait l’habitacle du camion, c’est en petit chandail que j’ai égrené les kilomètres.
Lundi, c’était l’étape qui nous conduisait en Caroline du Nord, au RV Resort at Carolina Crossroads de Roanoke Rapids. Un départ sous le brouillard qui, une fois dissipé, faisait place au soleil, sous 19°C. En traversant la virginie occidentale, la Virginie et le Maryland, nous avons découvert l’automne et ses décors aux tons d’or, d’ocre et de toutes les nuances de rouge, identiques aux coloris automnaux québécois, mais en novembre. C’est aussi la saison des cervidés et deux bonnes douzaines jonchaient le sol de leurs carcasses. Je ne sais pas si les autorités font le nettoyage mais beaucoup de carcasses étaient laissées là, en pâture aux charognards de tout acabit.
Quoi qu’il en soit, Gilles a arrêté le décompte après une bonne vingtaine de cadavres. Par contre, il a trouvé les routes en excellente condition, non sans faire une constatation très différente de nos routes chez-nous. On en a aussi profité pour lui faire découvrir la cuisine des Cracker Barrel, ces country stores typiquement américains, qu’il a apprécié.
Mardi, troisième étape, toujours sous le soleil, nous traversons les deux Carolines pour terminer notre journée au Walkabout RV Resort. Chanceux comme je suis, j’avais réservé au préalable le site A-20, sans me douter que le réseau internet sans-fils ne se rendait pas jusque là. On ne m’y reprendra pas. Je sais maintenant quels terrains sont les mieux disposés à recevoir un signal fort du réseau. J’en ai pris bonne note.
Comme il y avait un match de hockey des Canadiens, Gilles et moi prenons place confortablement pour écouter le match. La scrap de Bell télé a fait des siennes après la première période. Plus de signal sur le répondeur 26. Malheureusement c’est celui de RDS. Définitivement Bell continue de me décevoir au plus haut point. Ce qui est enrageant, c’est que sa publicité n’en fait jamais mention. Louise a pu regarder ses émissions sur les autres canaux. Un bon dodo pour calmer ma frustration m’a fait grand bien. Je laisse une dernière chance cet hiver, à cette compagnie gérée de Toronto. Si ce n’est pas plus performant que ça, je passerai chez Shaw avec le plus grand des plaisirs.
Ce mercredi à 15h20, au terme de notre quatrième, nous avons foulé le sol du Pioneer Village de North Fort Myers et Francine nous attendait pas très loin de l’entrée principale. Une fois la caravane bien installée jusqu’au début d’avril prochain, nous nous sommes retrouvés chez Francine et Jean-Guy pour déboucher quelques frettes et déguster le délicieux repas qu’ils nous ont préparé.
Nous profiterons des trois prochains jours pour faire fonctionner le satellite, faire quelques courses et surtout, faire découvrir quelques endroits particuliers à Gilles, pour qu’il puisse faire provision de quelques souvenirs. Nous reprenons le chemin vers le Québec dès dimanche, mais n’ayez crainte, nous serons de retour en Floride, Louise et moi, pour célébrer le Nouvel An.
En terminant le kilométrage parcouru fut de 2846 kilomètres et nous avons payé l’essence entre 3,19$ et 3,75$ le gallon. En comparaison avec nos mesures métriques québécoises, l’équivalent se situait entre 0,84$ et 0,99$ chaque litre.
Bonjour Marcel. Deux ans déjà où tu fermais les yeux pour une dernière fois en nous quittant sans avertir, sans déranger. Dans la grisaille de novembre, je veux te dire que nous pensons à toi et que nous aimons nous rappeler les bons moments qu’on a partagés. Continu de veiller sur nous, de ton royaume jusqu’au moment des retrouvailles. Je te laisse sur cette phrase pleine de sens et de sérénité.
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.