Le travailleur et le politicien: Deux réalités différentes

 

Dupuis Jacques Dupuis quitte volontairement la politique après vingt ans de loyaux services. Afin de noyer sa peine et profiter d’un ressourcement en attendant les offres de travail qui arriveront rapidement, il pourra se consoler avec une belle prime de transition de 150 000$. C’est pas beau ça ?

Si on transpose le même scénario au travailleur ordinaire, non seulement il quittera sans le sou, mais il Fourniersera pénalisé de six semaines avant de pouvoir retirer une partie de son salaire sur une base bi-mensuelle. Il lui faudra aussi remplir une  multitudes de demandes d’emplois, pour essayer de se trouver un nouveau travail.

Deux réalités bien différentes, lorsque vient le choix de tirer sa révérence. Mais la farce dans tout ça, c’est le retour de Jean-Marc Fournier qui, il y a moins de deux ans, quittait lui aussi la politique avec une généreuse prime de transition. Après cela, on s’interrogera sur l’impopularité des politiciens… Des profiteurs du système.

Une soirée du tonnerre

 

40503_425051829893_602699893_4565099_2889418_n La caravane est bien installée au ranch et vendredi midi, nous sommes arrivés pour y passer la fin de semaine. Fidèle à notre habitude, le temps était gris et une petite averse est venue gâcher encore ce séjour en camping. Nul besoin de préciser que pas plus tard que jeudi, le soleil et uniquement le soleil était sur toutes les lèvres des météorologues jusqu’à dimanche inclusivement. Même si un front froid nous laissait un mercure légèrement au dessus des 20 degrés, avec un sursaut à 26 pour dimanche, ça s’annonçait tout de même bien.

C’était d’autant plus encourageant que nous étions en spectacle, samedi soir, au Camping de l’Estrie pour la journée country. Nous étions prêt à donner notre maximum. Il ne restait que le public à jouer le jeu et entrer dans la danse. Dès 17 heures, et malgré une température un peu frisquette, d’odorants arômes de bœuf et de porc braisés, ouvrait l’appétit des quelques 170 convives. Et c’était parti ! À mesure que les gens prenaient place au tables, ils créaient cette ambiance festive à chacune des pièces que nous jouions. Une soirée du tonnerre qui s’est poursuivie jusqu’à 23h45. Le plancher de danse était bondé et les danseurs vraiment déchaînés.

Bravo à Sonia, la charmante propriétaire et tout son personnel, spécialement son conjoint qui ont été d’une gentillesse à notre égard, pour cette magnifique soirée. Nous espérons bien être au programme pour la saison 2011. Nous avons tout remballé le matériel audio, dans la fraîcheur de la nuit. Nous sommes en août et déjà les vitres d’autos sont toutes embuées. On commence à sortir les petites laines.

Grâce à Pierrette et Clément, on a pu continuer la tradition et décompresser au Tim Horton de Bromont devant une soupe chaude et un sandwich, à la faveur de la nuit. Nous avons hébergé Hélène, notre chanteuse pour une nuit de sommeil bien méritée dans notre caravane.

Ce dimanche matin n’annonçait rien de très réjouissant, lorsqu’on osait regarder à l’extérieur. Toujours ce temps maussade qui démoralise. Nous avions pensé prendre le petit déjeuner à l’extérieur mais devant cette grisaille, autant profiter du confort à l’intérieur. Lise se joint à nous, puis Mariette et Jean-Claude s’amènent en voiture pour nous saluer. Ils campent pas très loin d’ici nous font l’honneur de cette visite. Finalement, de retour du travail, Sylvain complète la maisonnée.

Les hommes se risquent à s’assoir à l’extérieur, lorsque quelques gouttelettes font leur apparition. Nul besoin de vous dire que le phénomène m’a passé sur le dos. Décidément, je commence à croire que j’attire la pluie et le mauvais temps. C’est devenu une phobie. Après le souper chez Lise et Sylvain, Nous reprenons la route vers Brossard… sous une pluie torrentielle tout au long de la randonnée. Qu’est-ce qu’on a donc fait, pour mériter pareille calamité ? La météo est en train de nous rendre dingues.

Prendre le temps de regarder

 

Vidéoclip J’ai reçu ce matin, un vidéoclip produit par la BBC, sur toute la beauté de cette planète sur laquelle nous vivons. La trame sonore qui accompagne le document est aussi très belle et si vous pouvez lire les paroles, qui sont en anglais, ça nous porte à réfléchir sur l’effort commun à conserver le plus naturellement possible notre environnement. Ça nous fait aussi découvrir toute la splendeur, la richesse et la beauté de notre monde.

Le clip dure plus de 6 minutes. Prenez la peine de le visionner entièrement et relaxez.

Merci à Michel et Mona.

La première chute

 

Chute à cheval Comme le Christ, j’ai fait ma première chute hier. Lui, c’était en portant la croix alors que moi, c’était en montant à cheval. Et oui ! J’en étais hier à mon deuxième cours d’équitation et il fallait bien que je vive cette expérience un jour ou l’autre.

Rien de cassé cependant. J’en ai été quitte pour quelques courbatures et une douleur du côté de la hanche gauche, qui m’indisposait à marcher quelques heures après, mais dès ce matin, la douleur était moins vive et c’est sur la bonne voie. L’incident est survenu alors que j’apprenais le trot. Au moment de faire la manœuvre, je n’ai pu garder convenablement mon équilibre sur la selle tout en tirant les rennes vers la droite. Jack, ma monture, a effectivement viré à droite alors que moi je me suis déporté à gauche. J’ai très bien senti que j’allais chuter et j’ai comme pris la décision, instinctivement, d’atterrir sur la terre battue, sur le côté. Jack s’est arrêté net à quelques pas de moi, alors que Sarah, mon instructrice s’approchait pour s’assurer de mon état. Isabelle, ma nièce qui n’était pas loin est aussi accourue en quatrième vitesse.

Sarah m’a dit que ma chute était très bien réussie, selon les circonstances et en douceur. Peut être 9 sur 10 pour blaguer un peu. Toujours selon elle, le cheval a très bien réagi également en s’arrêtant net, près de moi. C’est déjà ça, si on veut en tirer un peu de positif. Je me suis relevé, pour reprendre mes esprits et m’assurer que tous mes membres étaient à leur place, pour remonter en selle. Après coup, on s’est aperçu que la sangle de la selle s’était relâchée quelque peu. C’est probablement le manque d’expérience, jumelé à la selle mal ajustée et le synchronisme des mouvements qui a causé tout ça. Par la suite, j’ai pris cela un peu plus mollo et le trot s’est fait sur de plus courtes distances, histoire de bien me tenir en selle.

Quoi qu’il en soit, il paraît que ça fait partie de l’apprentissage. Il ne faut pas bruler les étapes et y aller à son rythme. J’ai au moins appris cela. Mais contrairement au Christ, qui a chuté trois fois, j’espère bien que celle-ci sera la dernière. Loin de moi l’idée de m’avouer vaincu, je reprends les cours lundi prochain.

C’est chiant !

 

Orages Avez-vous remarqué la belle fin de semaine ensoleillée qui vient de se terminer ? Une température agréable pour les activités à l’extérieur, confortable à souhait et sans humidité. C’est normal, on n’avait pas de sortie de camping de prévue. On avait plutôt la corvée du lavage des fenêtres de la maison qu’on a pu mener à terme.

On est à quelques jours de déplacer la caravane au Ranch Kaymas de mon frère à Shefford. En fait, en regardant la météo de vendredi dernier, le soleil resplendissant était attendu au moins jusqu’à mardi. Pas de problème me suis-je dit; on lave la caravane dimanche, on remplit le réservoir d’eau potable et mardi, on prend la direction de l’Estrie On stationne le condo sur roues à l’endroit choisi sur l’emplacement fraîchement nivelé et le tour est joué. On s’installe dans nos chaises avec la satisfaction du devoir accompli, tout en débouchant une bonne petite frette.

C’est pas comme ça que ça va se passer. Dame Nature a eu vent du projet et fera passer une dépression dans le coin avec de gros orages, justement mardi et mercredi. Elle nous en veut ! J’ai beau la supplier de retarder les averses d’une journée, on dirait qu’elle me défie. C’est chiant en simonac. C’est rendu que personne ne veut venir en camping avec nous. On attire la pluie à ce qui paraît.

Ça m’écœure rien que de penser que je devrai me déplacer sous la pluie, avec la caravane toute propre. J’ai hâte qu’elle change de pays ou de province parce qu’au train ou ça va, c’est loin d’être drôle, Samedi prochain, on se produit en spectacle au camping de l’Estrie. Je vous parie qu’il ne fera pas beau… Je ne veux pas jouer les prophètes de malheur mais je veux seulement préciser que ce ne sera pas de ma faute et que je n’y suis pour rien.

La témérité des cyclistes

 

Cyclistes Hier à Laval, une altercation entre un chauffeur d’autobus et deux cyclistes de compétition a viré au vinaigre suite à un accrochage. Selon les versions, l’autobus les aurait accroché avec son miroir alors que les cyclistes roulaient côte à côte la voie publique. Ne doit-on pas rouler à la file indienne ? À qui la faute réelle ?

Le Code de la sécurité routière existe aussi pour les cyclistes. Devant sa non-application par les autorités policières, leur témérité prend le dessus. Nous sommes témoins tous les jours, de gestes audacieux et dangereux provoqués par ces adeptes, sans aucune sanction.

Les arrêts obligatoires et même les feux rouges ne sont pas respectés. Ils roulent du mauvais côté de la voie même lorsqu’il y a une piste cyclable. L’autre jour, en pleine rue résidentielle, j’ai croisé deux cyclistes qui roulaient en parallèle dont un était carrément en plein centre de la chaussée. J’ai dû bifurqué pour ne pas le frapper. Il m’a très bien vu et ne s’est jamais tasser. Même dans les pistes cyclables, les compétiteurs à vélo s’en donnent à coeur joie avec de la vitesse excessive. Il y a quelques années, on leur a interdit le circuit Gilles-Villeneuve, parce qu’ils roulaient à des vitesses folles.

Il est temps qu’on s’occupe de ces dangers publics à deux roues par de la répression. Je veux bien partager la route, mais à la base, le partage se fait à deux.

Histoire d’agrumes

 

Agrumes Une petite clémentine, rentrant tard le soir, s’adresse à maman orange :

– Je suis sortie avec un joli citron. Comme j’étais pressée, il a eu un zeste déplacé… et maintenant j’ai peur d’avoir des pépins. Mais j’espère que sa mère ne lui a pas dit :

– Orange toi avec tes troubles !

– Et  pourquoi pas… ananas pour longtemps avec ses pépins; faudra qu’elle consulte un avocat afin de ne pas passer pour une poire…

– Y  melon dit ! ! !

Retrouvailles au Lac des Pins

 

2010-07-25 019Depuis quelques années, on a l’habitude de faire au moins une sortie de camping avec Carole, amie et ex-compagne de travail. C’était devenu comme une tradition. Dès les premiers jours du printemps, on avait planifié la sortie qui s’est déroulé cette fin de semaine. On avait choisi le camping du Lac des Pins, à Franklin en Montérégie.

C’est un endroit qui nous est familier puisque nous y séjournons annuellement. Plus encore depuis que ma soeur cadette Josée possède une roulotte en permanence. Elle a déjà travaillé avec Carole, alors pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable en ajoutant quelques autres confrères et consœurs de travail pour des retrouvailles. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés 16 personnes. Plusieurs en tente, en tente-caravane et Louise et moi avec la caravane à sellette. On a hébergé tante Mireille pour la nuit du samedi afin de lui offrir un peu plus de confort pour ménager son vieux dos.

2010-07-25 012 Fidèle à notre habitude et pour la cinquième fois en autant de sorties, la pluie et la bruine sont venues assombrir le vendredi. Heureusement, les manœuvres d’installation se sont déroulées au sec… Enfin presque, puisque Julie et sa famille ont reçu quelques gouttes. Si on pouvait être aussi chanceux à la loterie qu’a notre moyenne de pluie, on serait riche. Mais ce n’est pas le cas.

Toujours est-il que cette bruine n’allait pas gâcher notre rencontre et quelques bouteilles de vin ont tôt fait de nous faire oublier cette température exécrable. Sans plus de préambule, laisser moi vous présenter les acteurs qui ont meublé cet événement sans vouloir les désigner sur 2010-07-25 013 chacune des photos de ce billet; Il y avait Carole dans son petit condo de toile, la célibataire du groupe (avis aux intéressés), puis Mireille, aussi célibataire pour qui l’avis précédent s’applique aussi. Ensuite Véro et Judith, avec leur minuscule-petite-et-très-petite-tente qui laisse dépasser quelques orteils en dormant, Annie et ses yeux à faire rêver, avec son conjoint Yannick et le petit Julien dans une confortable tente-caravane. Aussi Julie, son conjoint Nicolas et leur progéniture Simon et Thomas, bien installés dans leur tente de quatre appartements. Finalement, nos hôtes Josée la girouette et Dave le cuisinier et chauffeur de “taxi”, et leur fille Shelbie. Évidemment Louise et moi on était là sinon, comment pourrais-je vous raconter.

2010-07-25 014Samedi matin au lever le temps était lourd, nuageux et d’une humidité, écrasante. Si certains ont préféré la baignade, d’autres faisaient du magasinage au marché aux puces de l’endroit. Il y avait beaucoup de monde et il fallait avoir des yeux tout le tour de la tête pour ne pas heurter quelqu’un. C’est probablement un des campings qui devrait revoir son accueil. C’est trop petit pour les manœuvres des gros véhicules récréatifs. Si on tient compte de la grande quantité de voiturettes électriques, de vélos, d’automobiles de piétons et de tout l’achalandage concentré autour du poste d’accueil, je suis d’avis qu’un réaménagement s’impose. Le jour n’est pas loin où un accident grave va s’y produire. Pourquoi attendre ?

2010-07-25 015 Pour l’occasion, Josée et Dave avaient savamment réaménagé leur terrain en installant un abri et en déplaçant le stationnement en haut du terrain. Ça permettait plus d’espace pour le regroupement et pour le super tournoi de poche-babette, remporté par l’équipe de Yannick et Julie. Ils ont mis la main sur l’imposante cagnotte de 15$, à diviser en deux évidemment. Yannick a un peu joué au dessus de sa tête mais bon ! Que voulez-vous, ça fait partie de la compétition.

Pour le souper, Dave nous avait concocté de délicieuses nouilles au bœuf, une recette de son cru. Fin cuistot, il a rassasié tous les convives dont certains en ont redemandé. Il s’est aussi fait de nouveaux amis pour la vie en promenant les enfants avec la voiturette électrique à travers le camping. Parlez-en au petit Julien, 2 ans. Il n’avait qu’à dire le mot “cart” que toute la ribambelle d’enfants prenait place dans le bolide pour le tour de chauffe.

En soirée, Judith s’est amenée avec son jeu de mimes qui en a déridé quelques-unes, dont Josée qui ne pouvait s’empêcher de rire à en avoir mal au ventre devant tant de talents d’acteurs. De temps à autre, quelques gouttes de pluie éparses venaient nous rappeler qu’elles veillaient au grain, sans plus, pendant que le brasier du foyer tout près s’en moquait éperdument.

Dimanche, tous étaient unanimes à dire que le weekend était passé trop vite. Qu’on n’avait pas eu le temps de faire toutes les activités prévues. Le slogan du Village Vacances Valcartier devenait populaire et s’appliquait largement… Une journée, c’est pas assez ! Quoi qu’il en soit, c’était plaisant de se retrouver en pays de connaissance et c’était une bonne idée. D’autant plus que le site de Josée et Dave s’y prêtait à merveille. Dans ce camping immensément peuplé, c’était le seul endroit vaste et dégagé, qui 2010-07-25 018nous permettait de sentir un peu de liberté. Merci à tout le monde. C’est gravé pour longtemps.

Oh j’oubliais. Pour mes lecteurs assidus, j’ai une petite confidence à vous faire. Vous connaissez mes déboires avec l’antenne satellite. Et bien figurez-vous que nous nous sommes procurés une antenne portative VuQube. Une pure merveille. Après l’avoir déposé sur une des rallonges escamotables de la caravane, je me suis calé dans le fauteuil avec la télécommande et j’ai manœuvré la coupole à distance, puis capté le signal en un temps record de 34 secondes. Wow ! Plus joyeux que ça, tu meurs… Demandez à Louise. Fini les frustrations. Le monde télévisuel nous appartient.

Une lumière dans la nuit

 

En cette période de vacances, il ne se passe pas grand chose de significatif. Même les journaux sont plus minces en été, signe du désintéressement des lecteurs et des annonceurs qui prennent une pause du quotidien pour profiter pleinement de leurs vacances et casser la routine. Par le fait même, les sujets de discussions pour le blogue sont plus difficiles à pondre mais j’ai toujours en réserve de belles histoires qui racontent ce qu’il y a de plus beau dans la vie.

Entraide Il y a un vieux dicton qui dit UN BIENFAIT N’EST JAMAIS PERDU, les mains ouvertes finissent par attraper quelque chose. Ne nous lassons jamais de faire du bien, non jamais. C’est dans cet esprit que je veux vous faire partager la belle histoire que voici. Est-elle fictive ? Je n’en sait rien. Le message qu’elle livre cependant, est bien réel.

Bryan roulait sur une route quasi déserte lorsqu’il vit une Mercedes en panne sur le côté de la route. Malgré la faible lumière du jour, il aperçut la conductrice, une vieille dame qui avait l’air complètement affolée. Il s’arrêta devant la Mercedes, sortit de sa vieille Pontiac et se dirigea vers la pauvre dame désespérée. Malgré le sourire qui se dessinait sur son visage, il sentit combien elle était effrayée. Depuis le temps qu’elle attendait, personne ne s’était arrêté. Est- ce que ce jeune homme allait lui faire du mal ?

Il pouvait voir qu’elle était effrayée, debout dans le froid, près de sa voiture. Elle grelottait. La peur tout autant que le froid lui donnaient la chair de poule. Bryan perçut sa peur.

– Je vais vous aider Madame, dit-il, allez-vous asseoir dans la voiture où il fait un peu plus chaud. Mon nom est Bryan Anderson.

Il constata qu’elle avait une crevaison; mais en raison de son âge avancé, elle ne pouvait rien faire toute seule.

Bryan s’accroupit, regarda sous la voiture pour voir comment placer le cric, frotta ses mains pour se réchauffer les doigts et se mit au travail. Elle vit qu’en remplaçant le pneu, il s’était sali et blessé à une main. Pendant qu’il resserrait les écrous, elle abaissa sa vitre et commença à lui adresser la parole. Elle lui expliqua qu’elle était de St Louis et était juste de passage. Elle ne pouvait pas assez le remercier pour son aide.

Bryan souriait en refermant le coffre. La dame lui demanda combien elle lui devait. Elle lui dit que son prix n’avait pas d’importance tellement elle avait eu peur, s’étant imaginée des choses affreuses auxquelles elle aurait été exposée s’il ne s’était pas arrêté.

Bryan lui répondit qu’il n’avait pas à être payé. Ceci n’était pas un travail pour lui. Il n’avait fait qu’aider quelqu’un dans le besoin. Dieu seul savait combien de fois des gens l’avaient aidé dans le passé. Il menait son existence de cette manière et il ne lui venait pas à l’ esprit d’agir autrement. Il lui dit que si elle voulait vraiment le payer de retour, la prochaine fois qu’elle verrait quelqu’un dans le besoin, elle devrait donner à cette personne l’assistance nécessaire; et il conclut :

– Souvenez-vous de moi.

Il attendit qu’elle démarrât son véhicule pour s’en aller. C’était une belle journée froide, la vie n’était pas facile pour lui en ce moment, mais il se sentait bien en prenant le chemin de la maison.

A quelques kilomètres de là, la vieille dame trouva un restaurant. Elle y entra pour se réchauffer et prendre une bouchée avant de continuer sa route. C’était un restaurant modeste devant lequel se trouvaient deux vieilles pompes à essence. La serveuse l’accueillit et lui offrit une serviette propre pour assécher ses cheveux mouillés. Elle avait un gentil sourire malgré le fait qu’elle était debout toute la journée. La vieille dame remarqua que la serveuse était enceinte d’environ huit mois mais que ni l’effort ni le travail ne lui enlevaient sa bonne humeur. La vieille se demanda comment une personne avec si peu pouvait être si généreuse envers une étrangère.

Aussitôt, elle se souvint de Bryan. Quand elle finit son repas, elle paya avec un billet de 100$. La serveuse alla vite chercher la monnaie. Mais la dame se faufila dehors, quittant avant que la serveuse ne soit de retour. Lorsque la serveuse revint, elle se demanda où la cliente pouvait bien se trouver. Elle remarqua alors une note sur la serviette de table. Des larmes coulèrent de ses yeux quand elle lut ce que la vieille lui avait écrit :

– Vous ne me devez rien. Je suis aussi passée par là. Quelqu’un m’a aidée à m’en sortir comme je le fais pour vous. Si vous voulez réellement me payer de retour, voici ce qu’il faut faire : ne permettez pas à cette chaîne d’amour de prendre fin avec vous.

Et sous la serviette de table, il y avait quatre autres billets de 100$. Hé bien ! Même s’il y avait des tables à nettoyer, des boîtes de sucre à remplir, la serveuse décida de le faire un autre jour. Elle rentra chez elle et en se mettant au lit, elle pensa à l’argent et à ce que la vieille lui avait écrit. Comment la dame aurait-elle pu savoir qu’elle et son mari en avaient besoin ? Avec un bébé le mois suivant, cela s’annonçait très dur. Elle savait combien son mari était inquiet et en se glissant près de lui, elle lui donna un doux baiser et chuchota doucement à son oreille :

– Tout ira bien. Je t’aime, Bryan Anderson…

Une fin de semaine pétaradante

 

2010-07-18 004 Comme le titre l’indique bien, une fin de semaine pétaradante nous attendait en ce milieu de juillet. Les feux d’artifices des États-Unis sont à l’honneur dans le cadre des feux Loto-Québec, à La Ronde et de violents orages ont meublé la journée du samedi.

Pour cette traditionnelle sortie, Carole et Marcel nous accompagnaient avec leur unité, pour camper à la halte de VR Réal Bouvier, en bordure du Saint-Laurent à Longueuil. Ce n’est pas que nous sommes des maniaques de cet événement, mais disons que c’est à proximité et l’endroit est agréable avec l’électricité incluse, tout en ayant la possibilité de voir les feux de plus près. Si on fait exception de 2008, nous répétons l’expérience depuis 2002.

2010-07-18 007 Est-ce que ce serait notre première sortie de la présente saison sans pluie ? Voyons donc, c’est utopique ! Le ciel nous est tombé encore sur la tête samedi. Un ciel menaçant et très noir nous a fait craindre le pire. Et ça s’est reproduit à plusieurs reprises. Même pendant les feux, une averse de 6 ou 7 minutes s’est permis de perturber le spectacle au découragement des milliers de spectateurs attentifs, mais armés de leur parapluie.

Depuis notre arrivée, j’essayais d’installer l’antenne satellite sans y arriver, après plus de 2 heures d’intensif gossage. Découragé, j’ai laissé ça de côté jusqu’au lendemain et nous nous sommes résignés à écouter la télé analogique avec une image enneigée et exécrable.

Samedi matin, à l’aide de Marcel et après avoir observé les antennes paraboliques des alentours, je décide de retenter l’impossible; En quelques petites minutes le miracle se produit. Enfin connecté ! Impossible cependant de bien la retenir au sol avec un élastique bungee parce que c’est du roc. L’image est superbe et ça me soulage de voir l’écran haute définition, tant espéré.

2010-07-18 005 Carole et Marcel en sont à leur première visite à cet endroit, et nous faisons une promenade pour leur présenter le port de plaisance tout à côté. On ne s’est pas éternisé trop longtemps, parce que la pluie forte s’est mise à tomber et nous forcer à rejoindre notre unité. Heureusement, un bon film était présenté à la télé et on s’est assis confortablement pour le regarder.

Arrive le premier orage violent accompagné de rafales de vent. Paf ! La coupole et le trépied sont sur le dos. Plus d’image. On revient à l’écran enneigée. L’orage passé et le calme revenu, j’enfile mes bottes à vache pour marcher dans la boue et replacer l’antenne. Deuxième miracle ! En seulement quelque secondes, je retombe pile sur le satellite. Je commence à avoir le doigté. Cependant, je n’arrive toujours pas à l’encrer convenablement.

Une heure plus tard, le deuxième orage, encore plus violent, s’amène. La rafale frappe de nouveau et re-paf ! Encore la coupole sur le dos. Même remède et ça fonctionne de nouveau. Cette fois, je réussi à bien l’ancrer et j’ajoute trois grosses pierres pour la stabiliser. Une vraie forteresse digne de l’époque médiévale… et ça marche. Mais les orages étant présents à tout bout de champ, on perd le signal de façon intermittente le reste de la journée. Chaque fois l’image bleue apparaît à l’écran avec une petite phrase idiote Signal satellite perdu, merci de votre patience. La mienne commençait à atteindre ses limites. Brusquement, peu après minuit, le calme étant revenu, le récepteur se déprogramme tout seul. Plus aucun de mes postes n’est accessible. Avant de piquer une crise, autant aller me coucher pour me replacer les esprits.

Une journée à oublier. Des terrains inondés, du tonnerre, des éclairs et la maudite pluie. C’est assez ! Les tomates vont goûter l’eau simonac ! C’est notre quatrième sortie cette année et nous gardons toujours espoir d’en connaître une avec du soleil mur à mur du début à la fin. C’est devenu presque plus difficile que de gagner à la loterie.

Ce dimanche matin, il fait un soleil splendide et je suis de bonne humeur. Je loge un appel au soutien technique de Bell et je tombe sur une adorable technicienne, qui m’explique clairement comment régler mon problème lorsque ça surviendra de nouveau. Parce que voyez-vous, étant donné que je me sers du système sporadiquement, il se déprogramme tout seul à un certain moment donné et il faut refaire quelques manœuvres pour corriger tout ça. Maintenant je sais ! Grâce à cette gentille personne j’ai retrouvé ma belle télé et son image claire et nette en plus de mon sourire. Je suis néophyte avec cette technologie, mais j’apprends vite. Ce n’est sûrement pas l’antenne qui va gagner. Prenez-en ma parole !

Pour revenir à notre escapade, maintenant, lorsque vous séjournez à cette halte, l’heure du départ est repoussée à 18 heures les dimanches. Une politique très appréciée et populaire pour profiter plus longuement de notre séjour, surtout par beau temps. C’est donc à l’extérieur, qu’on a égrené la matinée de ce dimanche. Vers 14 heures cependant, les gros nuages sombres et le vent nous ont forcés à tout remballer subito presto et quitter les lieux bien au sec. Il ne faut pas trop tenter Dame Nature. Elle est capable du pire. Et c’était tout frais à notre mémoire.

Une fête en famille

 

Fete Elizabeth 010 Hier, c’était la fête d’Élizabeth Corinne Desponts-Aubin à Vaudreuil et, comme le veut la coutume, une première année de vie doit se célébrer de belle façon. Nous nous sommes donc retrouvés, les Aubin, Desponts et Geoffrion chez Francine et Gaston, sous les érables et les pommiers pour souligner l’événement.

La mignonne américano-canadienne a réussi à rassembler une quarantaine de personnes pour sa fête. Bien qu’elle en ait manqué un bon bout pour un dodo bien mérité, les nombreux photographes sur place, sauront bien agrémenter l’album de famille qui lui sera accessible au moment venu de comprendre ce qui s’est passé.

Fete Elizabeth 011 La température idéalement chaude était au rendez-vous et mis à part le placotage, on a pu grignoter quelques amuses-gueule en attendant le blé d’inde, les hot-dogs, hamburgers, salades et pizzas. Même s’il nous a fallu user de patience pour se rendre à Vaudreuil à travers la circulation infernale de l’autoroute Décarie, le déplacement en valait la peine, pour renouer avec des gens qu’on ne voit pas souvent malheureusement. San Diego, c’est loin et on a profité des rares visites de Luc et Caroline en sol québécois pour voir cette nouvelle famille. Oh! On a bien quelques photos via Internet que Caroline mets en ligne depuis la naissance de la petite, mais les voir en chair et en os, ça n’a pas de prix.

Vous connaissez ma légendaire maladresse à me cogner partout et bien cette fois, c’est une bonne dose de café bouillant que je me suis versé sur l’abdomen, par mégarde. Une Fete Elizabeth 009expérience assez douloureuse qui a laissé deux bonnes cloques d’eau. N’ayez crainte je survivrai et le beau-frère n’aura pas de poursuite de ma part. Disons que quelques convives se sont occupés des premiers soins.

Pour une des rares fois, j’avais oublié ma caméra à la maison. Merci à Francine pour les photos. Après avoir goûté le traditionnel gâteau aux allures de Californie – palmiers, sable, ballons, mer et planches de surf en guise de décorations – le crépuscule s’est amené et il était temps de rentrer à la maison, au grand désespoir des milliers de maringouins qui se promettaient un immense festin de chair fraîche et de sang chaud.

Le panier de crabes

 

Bolduc Grande nouvelle aujourd’hui en santé, annoncée par le ministre Bolduc; la gratuité des traitements de procréation assistée pour les couples infertiles. Certains crient victoire alors que d’autres sont totalement contre le fait que la population au grand complet ait à payer pour de tels services dont bénéficieront certaines personnes. J’en fait partie.

Je ne suis pas contre la fécondation in vitro. Si des couples infertiles ont un problème, ça relève de la nature et la décision d’avoir un enfant d’une autre façon leur appartient. Ça doit demeurer une décision personnelle et ils doivent en assumer les coûts, au même titre que ceux et celles qui préconisent l’adoption.

In vitro Au moment où la société québécoise croule sous le fardeau de plus en plus grand du financement en santé, le gouvernement en rajoute en offrant cette gratuité. En 2012, chaque citoyen devra cotiser 200$ sur sa déclaration d’impôt pour justement financer les services de santé. Au lieu de freiner les coûts toujours grandissants, on en rajoute. Et c’est pas donné, la fécondation in vitro.

Le Collège des médecins hésite et s’inquiète des lendemains de ces subventions. Est-ce les ressources seront suffisantes ? Déjà le personnel est à bout de souffle et suffit à peine à la tâche. Qu’adviendra-t’il du suivi de ces interventions médicales ? Autant de questions qui ne trouvent pas de réponses.

On vient d’ouvrir un gros panier de crabes. Maintenant que la subvention est acquise, le lobby des parents adoptifs va réclamer aussi l’aide gouvernementale. Même les femmes enceintes naturellement, vont demander leur part du gâteau. Tant qu’à y être, aussi bien subventionner les frais dentaires qui coûtent une fortune, puis le traitement des yeux au laser. En santé, la liste s’allonge facilement. Et on n’a même pas réglé le bordel que créera la diminution des médicaments génériques.

Quand je vous dis un panier de crabes…