Maudit frette

Froid4On prend l’habitude assez rapidement des chaudes températures du sud. En descendant de l’avion, hier à Montréal, la triste réalité des pays nordiques nous est tombée en plein visage; -35 degrés Celsius! L’histoire se répète! Lors de notre dernière interruption de voyage en 2010, pour les mêmes raisons, le froid cinglant nous attendait.

Lorsqu’on quitte la Floride par avion pour atterrir quelques heures plus tard au Québec, le contraste est trop frappant et radical. On est comme pas habitué à ce brusque changement de température. C’est précisément là que le mot frette prend toute sa signification.

Toujours est-il que nous avons quitté Fort Myers au lever du jour hier pour rejoindre notre destination finale après une courte escale à Atlanta. Si les deux envolées se sont très bien déroulées j’ai toutefois noté quelques observations, que considère comme des invraisemblances. Voyez-vous, au cours d’un vol, on a le temps d’observer et de penser à toutes sortes de choses, notamment l’avion. On est bien placé puisqu’on est dedans et on est à même de découvrir des choses qui me semblent paradoxales.

D’abord ce moyen de transport qui, à moins de voyager en classe affaire, est loin d’être de tout confort. Peu de dégagements latéraux ainsi que pour les jambes. On ankylose rapidement à vouloir se contracter pour ne pas déranger son voisin. Alors je me disais que les américains sont considérés comme un peuple ayant une réputation de démesure; des formats géants, des espaces de stationnements extra-larges, des citoyens obèses en grande proportion, de grands espaces et j’en passe. C’est un des pays où on prend le plus soin des handicapés en leur simplifiant les tâches par des moyens de déplacements et de transport adaptés ainsi que des aires de stationnement facile et adéquates. Dans les avions, rien de tout ça! Place aux sardines! L’exiguïté devient la norme. C’est tout de même assez bizarre vous ne trouvez pas? Moi c’est ce qui m’a frappé!

Ceci étant dit, nous sommes ici jusqu’à vendredi et il fait bon revoir nos proches. Les circonstances sont spéciales mais bon! L’important c’est de retrouver cette chaleur humaine le temps de notre séjour. En arpentant les rues de notre patelin ce matin, ça me faisait tout drôle de rouler dans un décor de neige. Celle-ci craque littéralement sous nos pas et le froid intense nous glace. En faisant le plein d’essence, j’ai dû changer de main à quelques reprises durant l’opération pour arriver à tenir le coup.

Savez-vous combien de temps il faut à une peau nue pour geler…? Quelques secondes et croyez-moi, c’est véridique! Une pellicule blanche recouvre les routes au point où on ne voit plus les lignes sur la chaussée. Toutes les autos sont blanches de calcium et de fondants. Les lave-auto en arrachent!

Mais nous les nordais, on est fait fort et on va s’en sortir. Candidement, la Floride nous manque en simoniac, comme dirait notre amie Carole. Tiens, le vent se lève et la poudrerie aussi… Vite dans l’iglou!

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