Pas de semaine de relâche en 2016

Relâche18 000 élèves de la Montérégie n’auront pas droit à la semaine de relâche en 2016, suite à un conflit entre la Commission scolaire et ses 1 600 enseignants. Vous m’en voyez ravi et je me suis toujours interrogé sur la pertinence d’une telle semaine. Au fait, on ne se souvient même plus comment on en est arrivé à l’obtention de ce congé. Si je me rappelle bien, sauf erreur, cette semaine de relâche coïncidait avec une fin de période d’examens des étudiants universitaires. Au fils du temps, tout le monde en a bénéficié. Même quelques garderies se tapent ce congé également. Faut l’faire!

Avec des classes qui se terminent à 15 heures et des étudiants qui ont une foule de congés pédagogiques, un long congé dans la période des Fêtes, un congé de Pâques et de longues vacances qui dépassent deux mois chaque été, j’ai de la difficulté à comprendre qu’ils soient à bout de souffle. Ces jeunes débordent d’énergie au point où ils sont constamment impliqués dans toutes sortes d’activités sportives à l’extérieur de l’école. Il faudrait une meilleure raison pour justifier pareille pause.

Cette semaine de relâche amène son lot de difficultés pour les parents à s’organiser parce que, qu’on le veuille ou non, ça chamboule les habitudes. Ce congé permet surtout aux centres de ski et de divertissements, ainsi qu’aux attraits touristiques de générer de bonnes affaires. Donc, l’essoufflement ne tiens plus la route et il faudrait trouver autre chose de plus convaincant.

Quand un parent affirme qu’il donnera quand même congé à son enfant pour cette occasion, il fait preuve de désobéissance à l’égard de l’école et envoi un drôle de message à son enfant. Dans la ligne d’autorité, on retrouve l’enseignant puis l’élève, pas le contraire. Et au final, les élèves en sortiront gagnants avec des cours réguliers et sans interruption entre janvier et juin. De quoi réussir son année scolaire.

J’espère et je souhaite que les autres Commissions scolaires emboîtent le pas dans les années futures pour faire disparaître cette semaine de relâche absolument inutile, surtout quand on connaît un taux élevé de décrochage.

Crédit image : Municipalité Saint-Damien-de-Buckland

Le souper des départs

2015-03-28 003C’est ainsi qu’on peut traduire le farewell diner, dernier souper de la présente migration au pays des gougounes. Hier soir, pour cette occasion, la salle était complète. Sold Out comme on dit! D’une capacité de 473 personnes, 468 convives prenaient place dès 16 heures pour ce traditionnel dernier repas communautaire.

Il reste une autre activité, le Ice Cream Social Bingo en avril, mais par la suite les hordes de snowbirds reprendront la route du nord. Déjà, on peut voir quelques emplacements épars dégarnis, abandonnés jusqu’au prochain automne. Inlassablement, le premier jour d’avril marque le début du grand déplacement.

Contrairement à l’année dernière, notre groupe est toujours sur place. Personne n’a encore quitté pour le Québec, sauf Johanne et Claudio, qui ont mis le cap vers le Québec. À ce qu’on peut observer via facebook, leur retour à la maison semble très bien se dérouler et les dernières images nous provenaient de South Of The Border, à la frontière des deux Carolines.

Mais pour revenir à notre souper, c’était noir de monde. Imaginez, une généreuse portion de spaghetti avec de délicieuses boulettes de viandes un peu plus grosses qu’une balle de golf, précédé d’une salade en entrée et d’un dessert glacé vanille et 2015-03-28 005chocolat, pour la modique somme de 5$… Ça déplace du monde en simonac ça M’sieur Dame. Et s’ajoutait à cette aubaine, le duo Deb and Ray, mes préférés, pour la portion musicale endiablée, où le plancher de danse devenait soudainement trop étroit pour qui voulait se trémousser.

Il faut souligner également l’effort du comité social à permettre une traduction sans reproches et appréciée, du mot de bienvenue jusqu’aux tirages, en passant par les instructions et le bénédicité. Denis Brault, avec son amabilité proverbiale s’est investi complètement dans cette tâche et toujours avec son sourire habituel.

Une très belle soirée réussie pour couronner adéquatement une autre agréable saison, loin de la neige. Par les temps qui courent, les applications météo sont à la mode, chacun préparant son départ en fonction de Dame nature. Mais soyez sans crainte, c’est le printemps également au Québec, passé le 15 avril il ne restera plus de neige dans la grande région de Montréal et on ne pourra sortir en bedaine avant la mi-juin. Alors autant faire contre mauvaise fortune bon cœur et enlacer de gros câlins, nos proches qu’on sera anxieux de retrouver. Le temps qu’on leur raconte notre hiver, l’été sera enfin là!

Un budget bidon

Budget Québec 2015La mascarade des souliers neufs se poursuit. Pas trop fort le gouvernement Couillard sur le budget. Pour trouver l’équilibre, Leitao et Couillard reportent de deux à quatre ans l’abolition de la taxe santé, promise pour se faire élire. Encore une façon de berner les CONtribuables. Il prend les revenus tout de suite et retarde les bénéfices pour le CONtribuable jusqu’aux calandres grecques. Il n’impose pas d’augmentations de tarifs mais celles déjà annoncées demeureront, comme la modulation des tarifs des services de garde en fonction des revenus et la hausse des tarifs d’électricité de 2,9%, probablement pour donner un coup de pouce à Thierry Vandal pour qu’il profite pleinement de sa retraite blindée sans qu’il déprime. Des taxes déguisées!

Ces mêmes CONtribuables retraités de moins de 65 ans qui pouvaient économiser un peu d’impôt en fractionnant leurs revenus de pensions, constatent amèrement qu’au moment de remplir leur déclaration provinciale de 2014, ils n’y ont plus droit, tant qu’ils n’auront pas atteint cet âge vénérable. Et n’oublions pas que l’an prochain, ce sera autre chose parce que des politiciens ne savent que jouer sur les chiffres sans vraiment avoir une boule de cristal; Les imprévus… Voilà! De plus, sous prétexte de bannir leurs primes de départ, ils se voteront prochainement de substantielles, généreuses et faramineuses augmentations de salaires.

Personne n’a encore pensé à taxer les gains de loterie. Trop simple! Quand tu empoches un énorme magot, l’état insatiable pourrait en garder une part. Ça se fait ailleurs et personne ne s’en plaint. À compter de maintenant, on devrait commencer à dépenser moins. À se concentrer sur l’essentiel. De toute façon, c’est tout ce qu’on peut se permettre avant qu’on nous siphonne de nouveau.

Il faut garder en tête que ce budget soi-disant équilibré, ne diminuera pas la dette qui dépasse toujours les 274 milliards de dollars au moment où on se parle et selon l’Institut économique de Montréal. L’an prochain, on reparlera d’austérité et on trouvera encore toutes sortes de raisons pour VANDALiser les CONtribuables. C’est toujours le même scénario qui se déroule. À la veille des prochaines élections provinciales de 2018, le déficit et l’austérité ne tiendront plus, et l’abondance reviendra à la mode dans le seul but de se faire réélire et endormir pour un autre terme, celui qui paie… Le CONtribuable!

C’est un secret de Polichinelle qu’un politicien est d’abord en poste pour les avantages que ça lui procure, et faire des promesses pour demain, mais qu’il ne pourra réaliser avant longtemps. Il demeure le personnage, dans cette société, ayant le moins de crédibilité. Un mal nécessaire pour la démocratie mais difficile à cerner. Et comme le chantait si bien Félix Leclerc en 1962 dans Attend-moé ti-gars :

« La veille des élections il t’appelait son fiston, le lendemain comme de raison y’avait oublié ton nom ». C’est encore vrai!

In Memoriam – Marie-Berthe Riendeau – 4e anniversaire

CroixBonjour Tante Berthe. Quatre années se sont écoulées depuis ton départ. Aujourd’hui, tu meubleras nos pensées.

C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.

 

La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie.

Pour bien se porter, rions un brin

RireQuel est le point commun entre :

Une pizza brûlée,

Une bière congelée,

Une femme enceinte…?

Dans les trois cas, il y a un gars qui ne l’a pas sortie à temps!

————————————————————————————–

Un accoucheur s’occupe d’une femme qui attend des jumeaux. Le premier bébé sort, c’est un superbe garçon : une tape sur les fesses et il pousse un cri vigoureux.

Mais le deuxième bébé tarde à vouloir sortir. Une heure passe, deux heures… L’accoucheur dit à la sage-femme qu’il part manger et de l’appeler quand il y aura du nouveau.

Dès qu’il est parti, la sage-femme entend :

– Psssst psssssst!

Elle distingue une petite main qui passe entre les jambes de la patiente et qui lui fait signe de venir! Elle se rapproche de la femme et voit une petite tête qui pointe à l’orifice qui lui dit :

– Il est parti le monsieur qui donne les fessées?

————————————————————————————–

Une maîtresse d’école demande à ses élèves de faire une phrase dans laquelle il y a l’expression «je présume». Une petite fille dit :

– Hier, maman lavait la vaisselle à la main, je présume que le lave-vaisselle était en panne.

– Très bien, dit la maîtresse.

Un autre dit :

– Ce matin, papa est sorti du garage avec la Volkswagen, je présume que la BMW ne voulait pas démarrer.

– Bravo!

Un p’tit gars au fond de la classe lève la main et dit :

– Hier, j’ai vu grand père sortir de la maison et se diriger vers le bois avec le journal sous le bras, je présume que…

– Je t’arrête, dit la maîtresse parce que là, tu ne savais pas du tout ce que ton grand père allait faire et tu ne peux rien présumer.

– Maîtresse, laissez-moi terminer ma phrase, dit le petits gars.

– Très bien, vas-y, dit-elle.

– Donc, comme je viens de vous le dire, j’ai vu mon grand-père sortir de la maison et se diriger vers le bois avec le journal sous son bras… Je présume qu’il allait chier car il ne sait pas lire!

—————————————————————————————-

Un brave garçon est venu faire la connaissance des parents de sa fiancée. Le repas tire à sa fin lorsque la jeune fille se plaint de migraine. Le jeune homme l’accompagne jusqu’à sa chambre… et ne redescend qu’une heure plus tard. Le papa de la jeune fille lit son journal dans le salon. En voyant revenir le fiancé, il s’informe :

– Vous êtes restés bien longtemps auprès d’elle, mon garçon?

– Oui! Elle n’était pas bien. Je lui ai donné un petit médicament.

Alors, le père observe le jeune homme, sceptique, puis lui lance :

– Bien, bien! Maintenant que c’est fait, refermez donc votre armoire à pharmacie!

—————————————————————————————-

Un gars ben saoul dans un bar dit à son voisin de tabouret :

– Calice, ma femme va me tuer en arrivant quand elle va voir que j’ai vomi sur ma chemise neuve!

Son chum y répond:

– Mets 20$ dans ta poche de chemise et dis-lui que c’est un autre gars qui t’a vomi dessus et qu’il t’a donné 20$ pour le nettoyage!

– Oui, oui, pas fou ça!

Le gars arrive chez lui et sa femme voit sa chemise :

– Gros porc, t’es pas capable de boire comme du monde, il faut que tu te vomisses dessus!

Le gars répond :

– Non chérie c’est un autre gars qui m’a vomi dessus, fouille dans ma poche, il m’a donné 20$ pour le nettoyeur.

Sa femme fouille dans la poche de chemise :

– Hey, t’as 40$ dans tes poches!!!

– Oui je sais chérie… c’est parce que le gars a aussi chié dans mes culottes!!!

Un hommage bien mérité

2015-03-24 001Il y a de ces personnes qui s’impliquent dans leur communauté discrètement, sans faire de bruit, tout en étant efficaces. Ils ne recherchent pas les honneurs, sont souvent effacés, mais toujours passionnés. Ici à Pioneer Village, on a la chance de côtoyer une telle personne; Rosaire Desaulniers.

Depuis plusieurs années, c’est lui qui négocie les droits de jeux avec deux terrains de golf locaux, pour une joyeuse bande de golfeurs qui, semaine après semaine, consultent la liste de leurs départs respectifs. Il pense à tout ce Rosaire. Voyant que son prénom se prononçait mal en anglais, il a trouvé l’idée de se nommer Henry. Pourquoi pas! Après tout, les américains sont familiers avec ce prénom. À mes débuts dans le groupe, je ne voyais jamais son nom parmi les quatuors et ça m’intriguait. Mais quand on m’a informé de l’astuce, j’ai trouvé l’idée assez géniale.

Alors depuis quelque temps, Claude Gagnon et Pierre Turmel décidaient de prendre les choses en main, pour lui rendre hommage. Une reconnaissance pleinement méritée que Rosaire n’a jamais vu venir. Tous les golfeurs se sont rassemblés au Tiki Hut, pour réserver un chaleureux accueil à celui qui les a traités aux petits oignons. Dans une brève envolée oratoire, Pierre introduisait les spectateurs sur la raison de cet attroupement et Henry découvrait la raison de sa présence; Claude lui remettait une bourse contenant la contribution des golfeurs, en reconnaissance de son implication et de son travail pour tous ces mardis de golf.

Une belle dose d’amour que Rosaire a reçu émotivement tout en remerciant ses fans. Merci Rosaire, ou Henry, et comme l’a si bien souligné Pierre; derrière un grand homme il y a toujours une grande femme et indirectement, l’hommage revient également à Micheline. Pour immortaliser ce moment, Christian était là avec son appareil photo toujours prêt, pour prendre quelques clichés, dont ceux agrémentant cet article.2015-03-24 003

Trois gouttes de lumière…

ÂgeÂgé ou vieux?

Est-ce que vous êtes âgé ou vieux? Cette simple question existentielle nous porte à se demander comment on se décrit alors qu’on avance en âge. J’ai choisi de partager avec vous le texte qui suit, afin de prendre un moment de réflexion et de se poser LA question; Comment se fait-il qu’avec la retraite, certains deviennent simplement âgés, alors que d’autres deviennent vieux? Parce qu’être âgé, c’est tellement différent que d’être vieux. À preuve…

– Alors que la personne âgée pratique le sport, la découverte, les voyages, le vieux se repose.

– Alors que la personne âgée a de l’amour à donner, le vieux accumule les jalousies et les rancœurs.

– Alors que la personne âgée fait des plans pour son futur, le vieux n’a que la nostalgie du passé.

– Alors que l’agenda de la personne âgée comprend surtout des lendemains, le calendrier du vieux ne contient que des hiers.

– Alors que la personne âgée apprécie les jours à venir, le vieux souffre du peu de jours qui lui restent.

– Alors que la personne âgée en dormant fait des rêves, le vieux fait des cauchemars.

Il n’est pas question pour moi, d’être vieux! Âgé peut-être et encore… Mais pas vieux!

Car nous avons tant de rêves, tant de choses à faire, ne trouvez-vous pas? Le plus sérieusement du monde, je vous pose la question suivante;

En toute honnêteté… Êtes-vous âgé ou vieux?

Malaise et déception

BilinguismeÉtant un ardent défenseur de la langue française sous toutes ses formes, je déteste qu’on ridiculise ma langue, qu’on n’y attache aucune importance ou qu’on la traite de façon dérisoire. C’est le malaise que j’ai ressenti pour une seconde fois jeudi soir dernier, lors de l’assemblée des propriétaires de maisons, à Pioneer Village. La première fois, lors de la soirée Bingo-Crème glacée, j’avais ressenti le même dérangement. Des traductions inexistantes, voire boiteuses, qui sont de mauvaise foi et de très mauvais goût. On a l’impression que ça devient une corvée tout en étant un irritant pour les anglophones qui ont le plein contrôle des activités. C’est décevant, pathétique et gênant.

Depuis un an, les francophones ont demandé une traduction de certains documents légaux qu’ils doivent signer avec l’administration du parc. Une demande légitime lorsqu’on constate que nous représentons plus de 40% de la clientèle. Ils ont aussi demandé qu’une traduction des explications et consignes soit donnée lors d’activités culturelles ou regroupant les deux communautés, du moins pour une meilleure compréhension des francophones qui ne maîtrisent pas nécessairement la langue.

Si l’administration a accepté de fournir les documents dans les deux langues, c’était un grand pas en avant et probablement que le côté pécuniaire a aidé. Mais pour le reste, soit le comité social et l’association des propriétaires de maisons, il en est tout autre. C’est comme tenter de décrocher la lune. Je ne fais pas partie d’aucun comité et l’opinion que je livre ici, n’implique que moi.

À la lumière de ce qui se passe, il m’apparaît clair que les deux communautés peuvent cohabiter sans problème, en autant que les francophones ne tirent pas la couverture de leur côté. Je perçois des tensions. Les cultures sont différentes, les coutumes également. Ce n’est un secret pour personne que les francophones d’Amérique sont inondés dans une mer d’anglophones et les tensions, si minimes soient-elles entre ces deux communautés, perdurent depuis des siècles. Nous sommes en Floride, aux États-Unis, et la langue officielle est l’anglais, point à la ligne. À nous de s’y conformer!

Alors, pourquoi insister à vouloir avoir des accommodements en français? Pourtant, chez-nous on connaît ça des accommodements raisonnables. Pourquoi mettre des énergies à bilinguiser? On a beau vouloir assigner du personnel bilingue, pour la traduction, rien n’y fait! On regarde les anglophones dans la salle et c’est comme si on tombait de nulle part comme des martiens. Ça les irrite et certains ne comprennent pas. J’ai même entendu quelqu’un dire – In english please, lorsque quelqu’un osait traduire. Et on ne demandera certainement pas aux américains d’apprendre le français. Nous sommes chez eux!

Moi, je n’y crois plus! Au moins, on aura essayé! Je me questionne même sur l’édition anglophone du Village, quand je constate que l’effort ne se fait que d’une seule part et sans que l’ouverture culturelle ne se fasse. Je suis d’avis que les activités organisées par la communauté anglophone devraient se dérouler uniquement en anglais, comme il en a toujours été ainsi. De toute façon et de toute évidence, la majorité francophone comprend très bien la langue de Shakespeare. Par contre, lors d’activités francophones approuvées par le comité social, celles-ci devraient se dérouler uniquement en français. D’ailleurs, la pétanque en est un bel exemple. Ça ne changerait rien, puisque les anglophones en très grande majorité, exception faite du Variety Show, ont boudé tous les autres événements culturels francophones.

Voyez-vous, pour revenir aux deux événements du début, le Ice cream bingo du 5 mars a été un fiasco de traduction et la réunion du HOA de jeudi dernier l’a été tout autant. Guy Martin s’est vu interdire son droit de traduire parce qu’il n’était pas propriétaire d’une maison. C’était n’importe quoi! Je ne sais pas mais j’ai eu l’impression qu’il était persona non grata. Par contre, Pierre Marcotte a impeccablement traduit les derniers instants de l’assemblée, mais hélas, c’était trop peu trop tard et, du côté du président, ça sentait l’improvisation.

En définitive, tant qu’à galvauder la langue française et la traiter sans respect, autant se conformer à la langue du pays et oublier toutes les tentatives qui ont été amorcées depuis l’hiver dernier. C’est un coup d’épée dans l’eau, parce qu’il n’y a aucune volonté des comités de régler la question. Pour conserver l’harmonie, concentrons-nous sur la francophonie entre nous! Je suis ici en vacances et pour oublier les rigueurs de l’hiver québécois et me divertir. C’est connu; les français se regroupent ensemble, les anglophones font de même et c’est la même chose dans toutes les communautés linguistiques mondiales. On n’a pas inventé la roue!

Une association qui travaille pour nous

CSAEn cette journée internationale de la francophonie, l’occasion est belle de vous parler des snowbirds qui hibernent sous des températures plus clémentes que seuls les états du sud peuvent offrir. Mardi dernier, dans le cadre des activités francophones, James Leroux, Directeur de la francophonie pour l’Association Canadienne des Snowbirds (ACS), était invité par notre comité des représentants de la communauté franco du parc pour nous entretenir sur les lois et règlements qui régissent ceux et celles qui passe la frontière étatsunienne pour de longs séjours.

Cette conférence arrivait à point afin d’enlever toute ambiguïté sur nos droits et nos obligations au Pays de l’Oncle Sam, et apporter des réponses aux nombreuses questions et affirmations véhiculées ici et là au fil des conversations.

Né de parents irlandais et québécois, ce directeur bilingue est en poste depuis 4 ans à l’ACS et une de ses occupations est justement de renseigner les oiseaux des neiges sur les sujets qui nous préoccupent et nous informer de l’évolution des dossiers pilotés par cette association. Cet organisme sans buts lucratifs, a pour mission la promotion des droits des canadiens à l’étranger et est en constante relation avec les gouvernements provinciaux et canadien, sans oublier les états américains et leur gouvernement central.

Depuis sa création en 1992, elle est intervenue dans plusieurs provinces canadiennes pour augmenter la couverture des régimes d’assurances médicaments jusqu’à 7 mois pour les canadiens à l’étranger. Son intervention a aussi permis à l’État de la Floride d’abroger sa loi sur l’obligation du permis de conduire international pour les 885 000 québécois séjournant dans cet état annuellement. Elle est responsable des améliorations aux remboursements de médicaments, de transfert de devises à taux avantageux et d’une couverture d’assurance médicale de premier plan.

Avec une pointe d’humour, Monsieur Leroux a déridé l’assistance plus d’une fois par ses anecdotes. Il a beaucoup été question du formulaire 8840, lequel a suscité de nombreuses interrogations sur son application et la façon de faire le calcul des jours passés à l’étranger et surtout, sur l’obligation de remplir ce formulaire dès que l’absence dure 4 mois et plus, chaque année.

Petite primeur en passant, notre conférencier nous affirmait qu’après discussions avec la Georgie, l’obligation de détenir un permis international obligatoire pour les québécois ne serait pas appliquée. Par contre en respectant les limites de vitesses, nous mettons toutes les chances de notre côté pour rester invisible, voire attirer l’attention, en traversant cet état. De fait, ce conseil demeure valide partout et principalement à l’étranger.

Monsieur Leroux nous informait également qu’un projet de créer un Visa des Retraités Canadiens était en pourparlers avec les autorités compétentes, à l’attention des retraités canadiens de 55 ans et plus, séjournant aux États-Unis jusqu’à 8 mois. Ce visa serait gratuit et valide pour 2 ans et pourrait voir le jour en 2017.

Finalement, l’ACS s’est enrichi de nouveaux membres qui ont profité de cette conférence pour joindre leurs rangs. Étant moi-même membre depuis trois ans, je peux vous confirmer l’implication de l’association et, à l’intention des francophones, que toute correspondance et la revue officielle sont produits dans les deux langues, dont le français qui est d’une qualité irréprochable. Une belle soirée pour les snowbirds, des trucs et conseils à appliquer et un gros merci aux organisateurs.

Dernier tournoi de pétanque 2015

2015-03-18 036Sous un très chaud soleil, 72 compétiteurs se sont disputés les honneurs dans le dernier tournoi de la saison. Heureusement, quelques nuages accompagnés d’une légère brise occasionnelle nous auront permis de se rafraîchir quelque peu. Les bouteilles d’eau étaient à la mode et les coins d’ombre recherchés.

Comme le hasard fait souvent bien les choses, on a pu remarquer que le tirage au sort a curieusement bien réparti les forces en présence. Une seule équipe a complété le tournoi avec une fiche parfaite de trois victoires et l’écart entre les positions demeurait assez serré. Après trois heures de franche compétition, les médaillés paradaient triomphalement dans le cercle des vainqueurs dans l’ordre suivant;

Troisième position et médaillés de bronze : L’équipe formée de Diane Châteauneuf, Daniel Boutin et du capitaine Jean-Pierre Galego.

Deuxième position et médaillés d’argent : L’équipe du capitaine Jean-Noël Quimper, flanqué de son épouse Louiselle et de Jean-Pierre Banville.

Première position et médaillés d’or : La puissante machine toute masculine du capitaine Guy Martin, accompagné de Richard Latour et de Jean Lavoie.

Ces derniers seront reconnus au temple de la renommée de la pétanque de Pioneer Village, puisque leurs noms iront rejoindre leurs prédécesseurs sur le précieux trophée emblématique.

Encore une fois cette saison qui se termine aura permis à toute la communauté francophone de s’amuser dans la bonne humeur. Il ne peut en être autrement avec cette adorable équipe d’organisateurs et de bénévoles acharnés, toujours présents et enthousiasmes, qui donnent leur temps et leur belle énergie pour la réussite de ces rencontres amicales. Chaque fois, c’est une fête qui se poursuit. Autant les joueurs que toute l’organisation, vous êtes la raison de cette réussite par votre présence et votre implication. Croyez-moi, on entend parler partout de cette belle camaraderie qui règne à Pioneer Village et ce n’est certainement pas une réputation surfaite.

Si le rideau tombe sur cette belle saison de pétanque 2015, c’est pour mieux revenir l’hiver prochain. Voici les dates à réserver à votre agenda de retraités occupés pour 2016; 11 janvier, 1er février, 22 février et 14 mars. Par ailleurs, le Tournoi des champions reviendra pour une deuxième année consécutive, et la date retenue vous sera divulguée l’automne prochain. Comme le dit si bien Charles, qui a ses entrées dans la LNH, il fera déplacer la partie des Canadiens à Tampa, pour une journée où il n’y aura pas de pétanque. D’ici là passez un bel été au Québec. En terminant, vous pouvez visionner les photos de l’évènement ainsi que les résultats officiels, en cliquant ce lien.

Une belle sortie… malgré la défaite

2015-03-16 005(CL)Une tradition se doit d’être perpétuée et c’est ce que je me suis appliqué à faire en cette journée splendide hier, à Tampa Bay; organiser un groupe pour encourager nos Canadiens de Montréal à la victoire contre le Lightning de l’endroit. Malheureusement, nous avons subi la défaite par la marque de 4-2. Manque d’intensité et match à oublier.

Pourtant, la journée avait bien débuté sur le coup de midi, alors que nous quittions Pioneer Village dans la bonne humeur, pour atteindre notre destination deux heures plus tard. 27 autres partisans de la Sainte-Flanelle m’accompagnaient pour assister à ce match important qui avait pour enjeu l’exclusivité du premier rang dans l’association de l’est de la LNH.

Évidemment, qui dit voyage à Tampa, dit halte au Hooters de l’endroit pour l’avant-match. Quatre heures autour de quelques pichets de bière en fût, servis par tout ce qu’il y a de plus belles comme jeunes créatures. C’est notre petit côté voyeur et en toute franchise, regarder n’est pas acheter et c’est tellement agréable.

Pendant ce temps, quelques dames de notre groupe en ont profité pour explorer les environs. Il faut dire que pour une première fois, les dames nous accompagnaient dans ce pèlerinage annuel. Et en galants machos, nous sommes pour l’égalité des sexes.

À dix-huit heures, Christian prend le cliché qui accompagne cet article, pour immortaliser le moment et nous voilà sur les trottoirs en direction du Amalie Arena, temple du puissant Lightning de Tampa Bay. Gonflé à bloc, tous les espoirs étaient permis et les astres alignés pour que nos Glorieux prennent leur douce revanche chez ces adversaires qui nous avaient déjà infligé trois revers d’affilé. Tellement confiant que j’y allais d’une prédiction de victoire par trois buts. J’aurais été mieux de calmer mes ardeurs et me la fermer. On me l’a rappelé rapidement.

Hormis la piètre performance de nos préférés et la défaite difficile à avaler, l’événement a été magnifique et on peut dire mission accomplie. À une heure du matin, nous revenions à la maison où tout respirait le calme. Un temps propice à se glisser sous les draps et profiter du sommeil du juste. Au moment de rédiger cet article, nos Canadiens viennent de l’emporter sur les Panthers de la Floride dans un quatrième match en six soirs. Mince consolation, mais consolation quand même. On reprend ça la saison prochaine.

Une virée dans l’est

2015-03-12 003Dans mon article précédent, à travers nos activités, j’avais omis de vous entretenir de notre virée dans l’est de jeudi dernier et je veux parler bien sûr de la côte est de la Floride et plus précisément à Homestead, au Boardwalk, où nos voisins, Lucie et Robert du camping La Clé des Champs, ont leurs quartiers d’hiver. En fait, début novembre 2014, ils ont séjourné à Pioneer Village pour une quinzaine de jours et on avait promis de leur rendre visite à notre tour.

Homestead se situe à 55 kilomètres au sud de Miami et 40 kilomètres au nord de Key Largo. Cette ville a été fortement dévastée en 1992, lors du passage de l’ouragan Andrew. Dix années ont été nécessaires à la reconstruction de la ville et les chantiers routiers sont toujours omniprésents. D’ailleurs, en 2005 ils ont de nouveau frôlé la catastrophe, les ouragans Katrina et Wilma ayant passé tout près. Le camping de nos amis est érigé en pleine ville, et de North Fort Myers, il faut compter 2h45 pour s’y rendre en empruntant les grands axes routiers et en traversant le tronçon de l’Interstate 75 qui porte le nom d’Alligator Alley, pour son sanctuaire d’alligators, long de 160 kilomètres, dans cette vaste zone marécageuse qu’on appelle les Everglades.

La journée était ensoleillée avec une légère brise; un moment idéal pour une bonne balade. En atteignant la côte est, c’est la densité de la circulation qui nous frappe le plus. Beaucoup d’achalandage et des autoroutes avec des zones de 6 voies de large. L’indiscipline de certains conducteurs nous oblige à surveiller constamment nos rétroviseurs. Comme chez-nous, il y a des téméraires pour qui la route ne se partage pas. Une rutilante Ferrari nous a doublée par la droite comme une flèche pour prendre la première sortie à proximité. Bref, on se serait cru dans un épisode de Rapide et Dangereux.

Ceci étant dit, nous atteignons notre destination vers 11h15 et après quelques difficultés à traverser la barrière contrôlée, un bon samaritain nous fignole un code quelconque et nous voilà investi. J’apprendrai par la suite que notre bon samaritain était une connaissance de Robert et qu’il devinait le but de notre visite. Tellement, qu’il m’a dit «première à droite jusqu’au bout, puis à gauche et vous allez voir sa moto». Et vlan! On était rendu!

Nos hôtes avaient préparé un savoureux dîner après les accolades et quelques bières. On avait des choses à se raconter et ça passe vite dans ces moments-là. C’était agréable de les retrouver dans un autre décor. Ils sont bien installés avec leur grande caravane. Et dans un camping à forte majorité francophone, quoi demander de mieux. En après-midi, nous avons marché à travers les rues et on se serait cru en plein camping québécois par une chaude journée d’été.

C’était la seconde fois que nous visitions ce camping et on en a profité pour visiter Armande et Marc-André Arsenault, des vieilles connaissances gaspésiennes qu’il faudrait bien visiter dans la péninsule dans un avenir qu’on souhaite rapproché. Marc-André m’a promis une balade en bateau pour pêcher la morue qu’on fera griller à la mode gaspésienne. J’en ai l’eau à la bouche.

Notre promenade nous a fait passer à la piscine où se tenait un Beach party, comme on les appelle, avec une belle ambiance de fête. À deux pas, on y trouve la buanderie, la salle communautaire et tous les accommodements modernes dont les snowbirds sont familiers.

Vers la fin de l’après-midi, alors que nous allions repartir, nos hôtes nous ont proposé de partager un dernier repas au Boston Market du coin. Pourquoi pas, c’est un nouveau resto qu’on va découvrir et on est partant. Nous ayant vanté leur pâté au poulet maison, c’est ce qu’on a commandé et il était délicieux accompagné de purée de pommes de terre avec bacon. Le restaurant est convivial avec les commerces de restauration rapide, d’ambiance agréable avec des prix très abordables. Je crois en avoir vu un près de notre camping et je vais vérifier si j’ai rêvé ou non. Ce sera à notre tour de le faire connaître. Vers 18h30, nous reprenions notre route vers la maison, très heureux de notre journée et avec le plaisir de se revoir au Québec.