L’histoire de Bruno et Alice (2e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

Vous prendrez bien un petit verre?

Un bon conseil : si un homme vous intéresse et que vous souhaitez qu’il s’intéresse aussi à vous, évitez d’empoisonner sa descendance.

C’est ce que j’ai appris l’été dernier, quand un homme du voisinage est passé près de chez moi en compagnie de ses deux arrière-petits-enfants. L’homme ne m’était pas inconnu : nous partagions souvent le même banc, dans le jardin des statues, mais nous ne nous étions jamais vraiment parlé. En fait, la dernière fois que je l’avais vu, je lui avais demandé s’il allait bien et il m’avait répondu assez brusquement.

Mais aujourd’hui il était là, en face de mon appartement du rez-de-chaussée, avec deux magnifiques bambins, et
j’ai décidé d’essayer à nouveau de lui montrer qu’il m’intéressait. Je lui ai fait signe de la main et lui ai demandé si les enfants voulaient un bon verre de jus. Il s’est approché en se présentant enfin. Il s’appelait Bruno.

J’ai servi du jus aux petits et les ai installés à la table de la cuisine. Les laissant déguster leur jus, Bruno s’est aventuré dans le salon et a été impressionné d’y trouver un mur complet tapissé de livres. Bruno et moi nous sommes découvert plusieurs intérêts communs et, au bout de quelques minutes, étions plongés dans une discussion sur la littérature, l’art et la musique, sortant livre après livre des rayons de ma bibliothèque. Soudainement, Bruno a pris conscience du silence suspect qui flottait dans la cuisine et s’y est précipité pour voir si tout allait bien. Je l’ai suivi et suis arrivée juste au moment où le plus jeune, ayant ouvert l’armoire sous l’évier, portait la bouteille de nettoyant à sa bouche.

Quel cauchemar! Le petit était sauf, mais il aurait pu se faire grand mal, et je me sentais terriblement coupable. J’ai bégayé une excuse piteuse où il était question de vieillesse et du besoin de garder tous les produits de nettoyage à portée de main. Il ne m’était jamais venu à l’idée, à 80 ans, d’aménager mon appartement afin qu’il soit sans danger pour les enfants!

Rien de grave ne s’était produit mais l’incident était tout de même gênant. Quand Bruno est parti avec les enfants, j’étais certaine de ne jamais le revoir.

Source : Agence de la Santé publique du Canada

Vous en pensez quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s