L’histoire de Bruno et Alice (7e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

On se sent bien… non ?

Je crois que c’était au mois de février. Il faisait un froid de loup. Alice, la femme que je fréquentais depuis quelques mois, passait la soirée chez moi. J’ai préparé la cafetière, je l’ai branchée et je suis allé rejoindre Alice dans la salle de séjour. Nous venions de voir un film (le genre qu’elle adore, un film européen très déprimant) et discutions à savoir si le cinéma tenait plus de l’art ou de l’industrie. Dehors, le vent s’était mis à souffler férocement.

Quand est venu le temps de partir, Alice a jeté un coup d’œil dehors et a fait la grimace. Elle craignait de sortir, avait peur de glisser, de tomber. Elle m’a demandé si elle pouvait passer la nuit chez moi… spécifiant qu’elle dormirait sur le sofa, évidemment.

Pourquoi pas, après tout? J’ai plusieurs chambres libres.

Personne ne l’attendait chez elle. Il allait de soi qu’elle pouvait rester. Sauf que la soirée prenait soudainement une toute autre allure! Je me sentais comme un adolescent. Je ne savais pas jusqu’à quel point la décision d’Alice dépendait réellement de la mauvaise température. Je l’aimais comme un fou et j’étais convaincu que, quel que soit le dénouement de la soirée, nous ne le regretterions pas. Comme je me trompais!

J’étais en train de montrer à Alice la chambre où elle dormirait lorsque l’alarme a retenti — une sonnerie stridente qui nous glaça le sang. J’ai pensé à une alerte de raid aérien mais Alice, elle, avait compris ce qui se passait. Elle a crié : « C’est le détecteur de fumée! »

Chez moi, le détecteur de fumée est relié à un système de sécurité central et les pompiers sont arrivés presque tout de suite. Ils ont vite trouvé la source du problème. Ma cafetière! Je l’avais branchée mais j’avais oublié d’y placer le pot à café. Le café avait coulé sur l’élément chauffant, y avait cuit, bouilli, brûlé et avait finalement produit assez de fumée pour déclencher le détecteur. Il n’y avait pas de feu, mais quelle fumée!

Là, dans la cuisine, Alice et moi pouvions évidemment sentir l’odeur âcre du café brûlé. Nous étions tous les deux surpris, par contre, de constater que nous ne l’avions pas senti plus tôt. Il nous a bien fallu admettre qu’on ne peut se fier uniquement à nos sens pour garantir notre sécurité.

Source : Agence de Santé publique du Canada

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