Et pourquoi pas…

Vendredi dernier, je lisais l’article de Michel Beaudry dans les pages du Journal de Montréal, quand soudain, je me suis dit « Tiens, c’est original comme idée ». Je m’étais souvent posés les mêmes questions et observations alors je veux partager son article avec vous et n’hésitez pas à émettre des commentaires vous aussi. Il porte sur l’affichage dans le secteur de St-Bernard-de-Lacolle envers le tourisme qui nous visite.

RESTONS POLIS

Comme disait ma divine tante Germaine, il y a absence de bienséance. Après avoir juré au douanier que vous ne ramenez pas de palmier en entrant au Canada par le poste frontalier de Lacolle, vous verrez en bordure de la route une immense affiche sur laquelle on vous informe que les détecteurs de radar sont interdits chez nous. En français avec de grosses lettres et, en tout petit à côté, la traduction anglaise.

Côté dimension de la calligraphie, la logique serait l’inverse, Le message est surtout pour les Américains. Nous, on le sait que la SQ peut débâtir ton char si on te suspecte d’avoir un détecteur de radar. Eux, ils ne le savent pas. Mais ça, ça s’inscrit dans cette malepeur proverbiale que nous avons d’utiliser l’anglais. Chérir notre précieux français, une chasse scrupuleusement gardée, c’est parfait, mais pas sur ce point d’accueil pour des touristes et des gens d’affaires auxquels nous devrions montrer un peu plus de courtoisie, de gentillesse et même d’empressement.

BIENVENUS

Tout au long du parcours d’environ 40 minutes vers Montréal, pourquoi ne pas aligner des affiches aux 5 kilomètres sur lesquelles ils découvriraient qu’on est heureux de les recevoir. Leur expliquer que chez nous, ça se passe en français et en kilomètres. Leur apprendre quelques mots comme « bonjour », « merci », « pont », « toilette « et surtout « travaux ».

Ce ne sont pas des touristes, camionneurs et commerçants américains qui intimident notre français. Ils sont des visiteurs qui, avant d’entrer dans le seul sanctuaire francophone d’Amérique du Nord, pourraient être mieux accueillis par des clins d’œil d’affable transition. Et pourquoi pas un tableau digital les informant ponctuellement de l’immense valeur de leur dollar une fois qu’ils sont chez nous.

Amenez-en des billets verts…